Européens et Américains serrent les rangs derrière l’Ukraine face à la Russie

Les Européens ont affiché un front uni mardi à Paris, s’engageant à fournir des garanties de sécurité “robustes” à l’Ukraine, dont le déploiement dans le pays d’une “force multinationale” soutenue par les Etats-Unis, dans l’hypothèse encore lointaine d’un cessez-le-feu conclu avec la Russie.La “Coalition des volontaires”, qui regroupe les dirigeants de la quasi-totalité des pays européens, du Canada, de l’Otan et de l’UE, s’est réunie dans la capitale française en présence des deux émissaires de Donald Trump sur l’Ukraine, Steve Witkoff et Jared Kushner.Cette trentaine de dirigeants a abouti à la signature d’une déclaration d’intention conjointe sur “le déploiement d’une force multinationale après un cessez-le-feu” en Ukraine. Cette force, formée par les pays volontaires de la coalition, sera menée par les Européens et “soutenue” par les Etats-Unis, selon la déclaration finale publiée par la présidence française.Ce déploiement devra apporter “une forme de réassurance, le jour d’après le cessez-le-feu”, a détaillé Emmanuel Macron, saluant une “avancée considérable”. Cette déclaration “reconnaît pour la première fois” une “convergence opérationnelle” entre cette coalition, l’Ukraine et les Etats-Unis, avec des garanties de sécurité “robustes”.Cette déclaration commune, signée près de quatre ans après le début de l’invasion russe en février 2022, intègre notamment des “mécanismes de surveillance” du cessez-le-feu placés sous “leadership américain”, a détaillé M. Macron. Des dispositifs “de solidarité et d’intervention” en cas de nouvelle attaque russe sont également prévus, sans que l’on sache précisément à quel niveau les Américains s’impliqueraient dans cette hypothèse.Les garanties de sécurité sont “en grande partie finalisées” et permettent aux Ukrainiens de savoir que lorsque ce conflit prendra fin, “ce sera définitivement”, a pour sa part salué Steve Witkoff.”Il est important que la coalition dispose aujourd’hui de documents substantiels, et pas seulement de paroles”, a salué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, même si plusieurs questions “restent ouvertes” selon lui, comme celle, ultrasensible, des concessions territoriales exigées par Moscou.- L’ombre du Groenland et du Venezuela -Avant son départ pour Paris, le Premier ministre polonais Donald Tusk avait néanmoins relevé les limites de cette déclaration d’intention, évidemment suspendue à la fin des hostilités via un accord de paix ou un cessez-le-feu.”Nous voudrions tous des mesures beaucoup plus concrètes (…), mais cela requiert de toute évidence de la bonne volonté du côté de l’agresseur russe également”, avait-il souligné, alors que le Kremlin s’est systématiquement opposé à tout déploiement militaire occidental en Ukraine.Les contours opérationnels de la “force multinationale” restent d’ailleurs encore flous, d’autant que certains pays ont maintenu une certaine prudence sur leur contribution. Comme l’Italie, qui a réitéré mardi son refus d’envoyer des soldats en Ukraine, ou encore l’Allemagne, dont les troupes allemandes pourraient participer à la force multinationale, mais seulement dans un pays membre de l’Otan, voisin de l’Ukraine, selon le chancelier Friedrich Merz.Les ministres des Affaires étrangères du G7 devaient par ailleurs tenir une réunion téléphonique à 20h00 (19h00 GMT).L’opération américaine au Venezuela et les déclarations de Donald Trump appelant à une main mise américaine sur le Groenland, territoire autonome du Danemark, ont aussi été au menu de la journée, même si les dirigeants européens ont évité de répondre aux questions des journalistes sur le sujet en présence des émissaires américains.Nouvelle manifestation du jeu d’équilibriste diplomatique auquel ils s’astreignent, plusieurs pays du Vieux Continent dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont publié mardi une déclaration commune de soutien au Groenland et au Danemark face aux revendications du président américain.Les Etats-Unis ne sont pas membres de la Coalition des volontaires, créée en mars par la France et le Royaume-Uni pour apporter des “garanties de sécurité” à l’Ukraine dans le cadre d’un éventuel cessez-le-feu. Mais leur soutien à Kiev reste crucial, y compris pour convaincre les autres alliés de s’engager.- “Compromis” -“Nous devrons sûrement faire des compromis” pour atteindre la paix en Ukraine, a déclaré Friedrich Merz mardi.Côté français, Emmanuel Macron pourrait en dire davantage jeudi lorsqu’il recevra la classe politique pour faire le point.La perspective d’un cessez-le-feu reste hypothétique.Une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre et des appels entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine n’ont pas permis d’avancer sur les concessions territoriales exigées par Moscou.Le Kremlin a fait connaître son intention de “durcir” sa position après avoir accusé l’Ukraine d’avoir visé avec des drones une résidence de Vladimir Poutine, ce que Kiev dément.Le chef de l’Etat russe a répété ces dernières semaines que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine par la voie des négociations ou par celle des armes.

Iran: heurts dans le Grand bazar de Téhéran au 10e jour de contestation

Des incidents entre manifestants et policiers ont éclaté mardi dans le bazar de Téhéran, poumon économique du pays, pour la première fois depuis le début de la contestation qui secoue l’Iran.Le mouvement, qui a débuté le 28 décembre dans la capitale avant de gagner d’autres provinces du pays, a fait au moins 27 morts, dont cinq enfants, a recensé mardi l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège.”Liberté! Liberté!”: dans le Grand bazar de Téhéran, où a débuté la contestation et où une nouvelle grève avait été décrétée mardi, des dizaines de personnes ont été dispersées sous les gaz lacrymogène par les forces de sécurité, d’après des vidéos diffusées par IHR et une autre organisation située aux Etats-Unis, Human Rights Activists News Agency (HRNA).Des manifestants ont aussi crié “Pahlavi reviendra”, en référence à la dynastie chassée par la Révolution islamique de 1979, et “Seyyed Ali sera renversé”, du nom du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, selon des images dont l’authenticité a été vérifiée par l’AFP.L’agence de presse Fars a pour sa part fait état “de rassemblements sporadiques” dispersés par la police.L’un de ses journalistes a estimé à environ 150 personnes le nombre de personnes scandant des slogans.Certaines parties du bazar, notamment le marché de l’or, ont été fermées “à partir de midi” en signe de “protestation contre la hausse du cours des devises étrangères et l’instabilité des prix”, selon Fars.D’autres manifestations se sont tenues ailleurs dans le pays, notamment à Abdanan (ouest), où, selon une vidéo postée par HRNA, une importante foule marchant dans la ville scandait des slogans contre le pouvoir, comme: “ceci est le dernier message, le régime tout entier est la cible”.- Arrestations -Depuis le début du mouvement, “au moins 27 protestataires ont été tués par des tirs ou d’autres formes de violence perpétrées par les forces de sécurité dans huit provinces”, a écrit IHR sur son site internet, ajoutant que plus de 1.000 personnes avaient été arrêtées. L’ouest du pays est particulièrement touché: les forces de l’ordre ont ouvert le feu samedi sur des manifestants dans le comté de Malekshahi, faisant six morts, selon IHR.Avant d’investir le jour suivant le principal hôpital de cette province pour y arrêter des manifestants blessés. La présidence a ordonné une enquête sur ce raid. Selon IHR, un autre hôpital à Téhéran a été mardi la cible d’une opération des forces de sécurité, qui ont tiré des gaz lacrymogènes.De leur côté, les médias iraniens relayant des annonces officielles font état de 13 morts au 10e jour des manifestations, dont des membres des forces de sécurité. Un policier a été tué par balle mardi près de Malekshahi, selon Fars.- Défi à Khamenei -Initialement lié au coût de la vie, le mouvement est le plus important depuis celui déclenché fin 2022 par la mort en détention de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.Il touche ou a touché au moins 45 villes, essentiellement petites et moyennes, surtout dans l’ouest du pays, selon un décompte de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias.Sans être comparable à ce stade à la mobilisation “Femme, Vie, Liberté” de 2022-2023, il pose un important défi au guide Ali Khamenei, 86 ans et au pouvoir depuis 1989. Il éclate au moment où le pays est affaibli après la guerre avec Israël en juin et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions liées au programme nucléaire iranien. Le gouvernement du président Massoud Pezeshkian a annoncé dimanche une aide mensuelle de 10 millions de rials (environ six euros) par personne, pendant quatre mois, pour “réduire la pression économique sur la population”. Mais la justice iranienne a prévenu qu’elle ne ferait preuve d'”aucune indulgence” envers les émeutiers.De nombreuses personnes auraient notamment été arrêtées dans la ville de Yassouj, dans l’ouest, où ont eu lieu plusieurs manifestations ces derniers jours, selon des vidéos sur les réseaux sociaux.Dans son fil sur X en persan, le département d’Etat américain a reposté une vidéo de personnes réclamant la libération de leurs enfants en criant: “leurs enfants au Canada, les nôtres en prison!”, allusion aux enfants de l’élite iranienne faisant leurs études à l’étranger.”La République islamique doit entendre la voix de son peuple et immédiatement libérer tous les détenus”, selon ce message.

Neige et verglas vont s’intensifier, routes et vols perturbés

Neige et verglas vont revenir en force mercredi sur une large bande nord-ouest de la France, avec d’importantes perturbations attendues dans les transports routiers et aériens, ainsi que sur certaines lignes ferroviaires.Après un premier épisode lundi soir, 38 départements ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas pour une partie de la nuit et toute la journée de mercredi, a annoncé Météo-France. Des pluies verglaçantes sont attendues sur l’Ouest et de fortes chutes de neige sur l’Île-de-France et le Nord-Est. La neige pourrait y atteindre plusieurs centimètres.Le ministre des Transports Philippe Tabarot a “fortement conseillé” aux automobilistes d’éviter tout déplacement mercredi en Ile-de-France, ainsi qu’aux usagers des transports en commun mercredi matin.”Les métros devraient fonctionner, les RER devraient fonctionner, les trains devraient fonctionner, nous avons des réserves sur les bus”, en fonction de l’épaisseur de la neige, a-t-il déclaré.Or, “Météo-France parle d’un événement qui peut être encore supérieur à celui de lundi en termes de neige (…) qui viendra sur un sol qui est déjà gelé”, a souligné ensuite le ministre sur Cnews.Ile-de-France Mobilités (IDFM) a prévenu que “le fonctionnement des 1.900 lignes de bus et car franciliens s’annonce fortement perturbé, voire à l’arrêt, et sera décidé en fonction des conditions réelles de circulation”.IDFM a en outre signalé que “par décision préfectorale, les transports scolaires sont suspendus pour la journée du 7 janvier dans les tous les départements de grande couronne: Yvelines, Seine-et-Marne, Essonne et Val d’Oise”. Les Hauts-de-France ont pris la même mesure.Côté aérien, M. Tabarot a annoncé l’annulation d’environ 40% des vols prévus entre 09H00 et 14H00 à Paris-Charles-de-Gaulle et 25% de ceux prévus entre 06H00 et 13H00 à Orly, premier et deuxième aéroports français. Il a aussi évoqué des difficultés à l’aéroport de Nantes, déjà resté fermé toute la journée de mercredi.Les transports ferroviaires seront également affectés, la SNCF ayant décidé d’interrompre par précaution la circulation des trains électriques “sur les axes Tours-Saumur et Tours-Poitiers-La Rochelle mercredi de 6h00 à 12h00” en raison de possibles pluies verglaçantes. La SNCF a aussi mentionné dans un communiqué une “réduction de vitesse sur les lignes à grande vitesse”. M. Tabarot a également annoncé l’interdiction de la circulation de poids lourds en Ile-de-France, dans l’Ouest (Bretagne, Pays de la Loire) et le Centre-Val de Loire. En Ile-de-France, la vitesse maximale des véhicules légers sera par ailleurs limitée mercredi à 70 km/h. “Tous les préfets des départements en vigilance orange souhaitent aussi réduire au maximum les déplacements”, a remarqué M. Tabarot, en encourageant le télétravail “pour ceux qui le peuvent”.La consommation électrique de la France a dépassé mardi matin les 90 gigawatts, un niveau qui n’avait plus été franchi depuis le 28 février 2018, mais encore loin du maximum historique du 8 février 2012 avec 102 GW, selon des données de RTE consultées par l’AFP.L’an dernier, le pic annuel de consommation d’électricité avait été atteint le 14 janvier 2025 (87 GW).De son côté, GRDF a annoncé une puissance d’énergie fournie par le gaz de 125 GW mardi matin, un niveau plus vu depuis trois ans, et indiqué que les centrales à gaz avaient fonctionné “à plein régime”.- Plusieurs morts mardi -Depuis lundi après-midi, les conditions météo ont provoqué plusieurs décès, surtout dus à des accidents de circulation liés au verglas, tandis que des centaines de kilomètres de bouchons s’accumulaient sur les routes. Dans les Landes, deux personnes ont perdu la vie mardi dans un carambolage qui a impliqué deux autocars et de nombreux véhicules sur l’autoroute A63, selon la préfecture qui fait état également de quatre blessés.”C’est une patinoire”, avait déclaré en milieu de matinée à l’AFP Christophe Canut, aide-soignant de 43 ans bloqué sur l’A63, où des camions sont également en travers de l’autre voie plus au sud.Un homme âgé de 65 ans a été retrouvé décédé à Compiègne (Oise) mardi matin, un décès “probablement lié au froid”, a précisé à l’AFP le maire, Philippe Marini.En Charente-Maritime, 2.000 foyers étaient privés d’électricité à 18h30, et encore “environ 600” dans les Pays de la Loire, en raison de lignes endommagées par la neige, selon un nouveau bilan du gestionnaire de réseau Enedis. “L’événement a été un peu sous-évalué au niveau de Météo-France”, notamment en région parisienne, a commenté mardi Philippe Tabarot. bur-im-leb-dep-nal-tq/jbo/cbn

Neige et verglas vont s’intensifier, routes et vols perturbés

Neige et verglas vont revenir en force mercredi sur une large bande nord-ouest de la France, avec d’importantes perturbations attendues dans les transports routiers et aériens, ainsi que sur certaines lignes ferroviaires.Après un premier épisode lundi soir, 38 départements ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas pour une partie de la nuit et toute la journée de mercredi, a annoncé Météo-France. Des pluies verglaçantes sont attendues sur l’Ouest et de fortes chutes de neige sur l’Île-de-France et le Nord-Est. La neige pourrait y atteindre plusieurs centimètres.Le ministre des Transports Philippe Tabarot a “fortement conseillé” aux automobilistes d’éviter tout déplacement mercredi en Ile-de-France, ainsi qu’aux usagers des transports en commun mercredi matin.”Les métros devraient fonctionner, les RER devraient fonctionner, les trains devraient fonctionner, nous avons des réserves sur les bus”, en fonction de l’épaisseur de la neige, a-t-il déclaré.Or, “Météo-France parle d’un événement qui peut être encore supérieur à celui de lundi en termes de neige (…) qui viendra sur un sol qui est déjà gelé”, a souligné ensuite le ministre sur Cnews.Ile-de-France Mobilités (IDFM) a prévenu que “le fonctionnement des 1.900 lignes de bus et car franciliens s’annonce fortement perturbé, voire à l’arrêt, et sera décidé en fonction des conditions réelles de circulation”.IDFM a en outre signalé que “par décision préfectorale, les transports scolaires sont suspendus pour la journée du 7 janvier dans les tous les départements de grande couronne: Yvelines, Seine-et-Marne, Essonne et Val d’Oise”. Les Hauts-de-France ont pris la même mesure.Côté aérien, M. Tabarot a annoncé l’annulation d’environ 40% des vols prévus entre 09H00 et 14H00 à Paris-Charles-de-Gaulle et 25% de ceux prévus entre 06H00 et 13H00 à Orly, premier et deuxième aéroports français. Il a aussi évoqué des difficultés à l’aéroport de Nantes, déjà resté fermé toute la journée de mercredi.Les transports ferroviaires seront également affectés, la SNCF ayant décidé d’interrompre par précaution la circulation des trains électriques “sur les axes Tours-Saumur et Tours-Poitiers-La Rochelle mercredi de 6h00 à 12h00” en raison de possibles pluies verglaçantes. La SNCF a aussi mentionné dans un communiqué une “réduction de vitesse sur les lignes à grande vitesse”. M. Tabarot a également annoncé l’interdiction de la circulation de poids lourds en Ile-de-France, dans l’Ouest (Bretagne, Pays de la Loire) et le Centre-Val de Loire. En Ile-de-France, la vitesse maximale des véhicules légers sera par ailleurs limitée mercredi à 70 km/h. “Tous les préfets des départements en vigilance orange souhaitent aussi réduire au maximum les déplacements”, a remarqué M. Tabarot, en encourageant le télétravail “pour ceux qui le peuvent”.La consommation électrique de la France a dépassé mardi matin les 90 gigawatts, un niveau qui n’avait plus été franchi depuis le 28 février 2018, mais encore loin du maximum historique du 8 février 2012 avec 102 GW, selon des données de RTE consultées par l’AFP.L’an dernier, le pic annuel de consommation d’électricité avait été atteint le 14 janvier 2025 (87 GW).De son côté, GRDF a annoncé une puissance d’énergie fournie par le gaz de 125 GW mardi matin, un niveau plus vu depuis trois ans, et indiqué que les centrales à gaz avaient fonctionné “à plein régime”.- Plusieurs morts mardi -Depuis lundi après-midi, les conditions météo ont provoqué plusieurs décès, surtout dus à des accidents de circulation liés au verglas, tandis que des centaines de kilomètres de bouchons s’accumulaient sur les routes. Dans les Landes, deux personnes ont perdu la vie mardi dans un carambolage qui a impliqué deux autocars et de nombreux véhicules sur l’autoroute A63, selon la préfecture qui fait état également de quatre blessés.”C’est une patinoire”, avait déclaré en milieu de matinée à l’AFP Christophe Canut, aide-soignant de 43 ans bloqué sur l’A63, où des camions sont également en travers de l’autre voie plus au sud.Un homme âgé de 65 ans a été retrouvé décédé à Compiègne (Oise) mardi matin, un décès “probablement lié au froid”, a précisé à l’AFP le maire, Philippe Marini.En Charente-Maritime, 2.000 foyers étaient privés d’électricité à 18h30, et encore “environ 600” dans les Pays de la Loire, en raison de lignes endommagées par la neige, selon un nouveau bilan du gestionnaire de réseau Enedis. “L’événement a été un peu sous-évalué au niveau de Météo-France”, notamment en région parisienne, a commenté mardi Philippe Tabarot. bur-im-leb-dep-nal-tq/jbo/cbn

Les agriculteurs accentuent la pression sur le gouvernement et sur Bruxelles

Départ de convois pour Paris ou rassemblements locaux: les actions des agriculteurs diffèrent mardi selon les syndicats, dont deux sont reçus à Matignon en fin d’après-midi après une ultime concession budgétaire de Bruxelles pour essayer de faire passer la pilule de l’accord UE-Mercosur.”Il y a une forme d’incompréhension et de défiance vis-à-vis de la parole publique. Ce dont nous avons besoin, ce sont des actes, des décisions qui se voient dans les cours de ferme”, a déclaré sur TF1 Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, qui sera reçu à 17H30.Signe que la pression monte sur le gouvernement, onze ministres se sont réunis en fin de matinée sur les questions agricoles autour de Sébastien Lecornu mais aucun n’a fait d’annonce à l’issue ou devant l’Assemblée dans l’après-midi.Les annonces gouvernementales ont jusque-là été jugées insuffisantes pour répondre aux multiples crises auxquelles les agriculteurs font face: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur…Un arrêté pour empêcher d’importer en France des produits agricoles notamment sud-américains (avocats, goyaves, mangues mais aussi cerises, melons…) traités avec des substances chimiques interdites dans l’Union européenne doit être publié mercredi.La Commission européenne aura dix jours pour s’y opposer éventuellement mais elle pourrait aussi l’étendre à toute l’Union, a indiqué mardi le ministère de l’Agriculture à des journalistes.- Pression sur Bruxelles -La perspective d’une signature de l’accord de libre-échange UE-Mercosur dans les prochains jours, souhaitée par la Commission européenne, est un “chiffon rouge”, pour Arnaud Rousseau, “de nature à (entraîner) des mobilisations plus importantes” alors que le syndicat s’est borné pour l’instant à appeler à des actions locales, devant les préfectures.Même son de cloche chez ses alliés des Jeunes agriculteurs reçus lundi à Matignon, qui ont promis un rassemblement le 19 janvier devant le Parlement européen à Strasbourg.Les ministres européens de l’Agriculture seront mercredi à Bruxelles pour une réunion spéciale sur le Mercosur mais aussi sur la politique agricole commune (PAC). Avant même la réunion, Bruxelles a promis une rallonge budgétaire de 45 milliards d’euros pour l’agriculture alors que le projet de la Commission pour la PAC 2028-2034 comportait initialement une baisse et une nouvelle répartition des fonds. Comme une ultime concession aux agriculteurs avant la signature de l’accord UE-Mercosur. Cette somme est une anticipation de versement de fonds qui auraient été potentiellement disponibles plus tard, lors d’une révision à mi-parcours de la future PAC.”Pas un euro ne manquera par rapport au budget existant” de la PAC, a assené la ministre française devant l’Assemblée qui portera aussi à Bruxelles l’opposition au traité de libre-échange et une suspension de la taxe carbone européenne sur les engrais.- “Cortèges pacifiques” -Si la FNSEA et les JA promettent des actions fortes après une éventuelle signature, la Coordination rurale a haussé le ton dès lundi à sa sortie de Matignon.Son président Bertrand Venteau s’est insurgé contre l’interdiction des convois de tracteurs qu’il prévoyait d’envoyer à Paris et maintenu son appel à “monter” sur la capitale. Des cortèges sont partis de plusieurs départements, Corse comprise, mais surtout depuis le Sud-Ouest, épicentre de la contestation depuis décembre.Un convoi de véhicules et de tracteurs s’est élancé de Cancon dans le Lot-et-Garonne. “On n’est pas des bandits. On va rouler (…) On veut juste porter nos revendications là-haut à Paris”, a déclaré le président de la CR 47 José Pérez.Le blocage de l’A64 se poursuit à proximité de Toulouse où plusieurs organisations syndicales d’Occitanie ont prévu de converger mercredi pour “assiéger” la ville rose, malgré l’arrêté préfectoral interdisant la manifestation.”Le but c’est de prendre d’assaut la ville, de la bloquer entièrement tant qu’on n’a pas de réponse”, a déclaré à l’AFP Lionel Candelon, président CR de la chambre d’agriculture du Gers.Bertrand Venteau a assumé lundi de ne vouloir “rien lâcher” notamment sur le sujet des abattages de l’intégralité d’un foyer à partir du moment où un cas de dermatose nodulaire contagieuse y est détecté.La fin de l’abattage total est aussi une demande de la Confédération paysanne, qui sera reçue à Matignon à 19H00 et qui a été, avec la CR dans le Sud-Ouest, un moteur de la contestation, ravivée début décembre par la gestion de la crise sanitaire par l’État.

Les agriculteurs accentuent la pression sur le gouvernement et sur Bruxelles

Départ de convois pour Paris ou rassemblements locaux: les actions des agriculteurs diffèrent mardi selon les syndicats, dont deux sont reçus à Matignon en fin d’après-midi après une ultime concession budgétaire de Bruxelles pour essayer de faire passer la pilule de l’accord UE-Mercosur.”Il y a une forme d’incompréhension et de défiance vis-à-vis de la parole publique. Ce dont nous avons besoin, ce sont des actes, des décisions qui se voient dans les cours de ferme”, a déclaré sur TF1 Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, qui sera reçu à 17H30.Signe que la pression monte sur le gouvernement, onze ministres se sont réunis en fin de matinée sur les questions agricoles autour de Sébastien Lecornu mais aucun n’a fait d’annonce à l’issue ou devant l’Assemblée dans l’après-midi.Les annonces gouvernementales ont jusque-là été jugées insuffisantes pour répondre aux multiples crises auxquelles les agriculteurs font face: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur…Un arrêté pour empêcher d’importer en France des produits agricoles notamment sud-américains (avocats, goyaves, mangues mais aussi cerises, melons…) traités avec des substances chimiques interdites dans l’Union européenne doit être publié mercredi.La Commission européenne aura dix jours pour s’y opposer éventuellement mais elle pourrait aussi l’étendre à toute l’Union, a indiqué mardi le ministère de l’Agriculture à des journalistes.- Pression sur Bruxelles -La perspective d’une signature de l’accord de libre-échange UE-Mercosur dans les prochains jours, souhaitée par la Commission européenne, est un “chiffon rouge”, pour Arnaud Rousseau, “de nature à (entraîner) des mobilisations plus importantes” alors que le syndicat s’est borné pour l’instant à appeler à des actions locales, devant les préfectures.Même son de cloche chez ses alliés des Jeunes agriculteurs reçus lundi à Matignon, qui ont promis un rassemblement le 19 janvier devant le Parlement européen à Strasbourg.Les ministres européens de l’Agriculture seront mercredi à Bruxelles pour une réunion spéciale sur le Mercosur mais aussi sur la politique agricole commune (PAC). Avant même la réunion, Bruxelles a promis une rallonge budgétaire de 45 milliards d’euros pour l’agriculture alors que le projet de la Commission pour la PAC 2028-2034 comportait initialement une baisse et une nouvelle répartition des fonds. Comme une ultime concession aux agriculteurs avant la signature de l’accord UE-Mercosur. Cette somme est une anticipation de versement de fonds qui auraient été potentiellement disponibles plus tard, lors d’une révision à mi-parcours de la future PAC.”Pas un euro ne manquera par rapport au budget existant” de la PAC, a assené la ministre française devant l’Assemblée qui portera aussi à Bruxelles l’opposition au traité de libre-échange et une suspension de la taxe carbone européenne sur les engrais.- “Cortèges pacifiques” -Si la FNSEA et les JA promettent des actions fortes après une éventuelle signature, la Coordination rurale a haussé le ton dès lundi à sa sortie de Matignon.Son président Bertrand Venteau s’est insurgé contre l’interdiction des convois de tracteurs qu’il prévoyait d’envoyer à Paris et maintenu son appel à “monter” sur la capitale. Des cortèges sont partis de plusieurs départements, Corse comprise, mais surtout depuis le Sud-Ouest, épicentre de la contestation depuis décembre.Un convoi de véhicules et de tracteurs s’est élancé de Cancon dans le Lot-et-Garonne. “On n’est pas des bandits. On va rouler (…) On veut juste porter nos revendications là-haut à Paris”, a déclaré le président de la CR 47 José Pérez.Le blocage de l’A64 se poursuit à proximité de Toulouse où plusieurs organisations syndicales d’Occitanie ont prévu de converger mercredi pour “assiéger” la ville rose, malgré l’arrêté préfectoral interdisant la manifestation.”Le but c’est de prendre d’assaut la ville, de la bloquer entièrement tant qu’on n’a pas de réponse”, a déclaré à l’AFP Lionel Candelon, président CR de la chambre d’agriculture du Gers.Bertrand Venteau a assumé lundi de ne vouloir “rien lâcher” notamment sur le sujet des abattages de l’intégralité d’un foyer à partir du moment où un cas de dermatose nodulaire contagieuse y est détecté.La fin de l’abattage total est aussi une demande de la Confédération paysanne, qui sera reçue à Matignon à 19H00 et qui a été, avec la CR dans le Sud-Ouest, un moteur de la contestation, ravivée début décembre par la gestion de la crise sanitaire par l’État.

A Paris, des nuits en “mode survie” pour les jeunes migrants transis de froid

Frigorifié, Boubacar, 16 ans dit-il, extirpe son corps engourdi de sa tente installée comme plusieurs dizaines d’autres dans le cœur historique de Paris enneigé. Le Guinéen vient de passer une fois de plus une nuit “très compliquée” en “mode survie”. Les quais pavés couverts de neige en bordure de l’île Saint-Louis offrent un paysage de carte postale que touristes et Parisiens emmitouflés s’empressent d’immortaliser avec leur appareil photo. En contrechamp, plusieurs dizaines de tentes posées sur le froid bitume devant un magasin de canapés convertibles. Quelques 300 jeunes migrants africains, pour la plupart en recours pour faire reconnaître leur minorité, viennent d’y passer une rude nuit.Passé l’euphorie de découvrir la neige pour la première fois de leur vie, l’amertume a envahi le camp installé depuis plusieurs mois.Les multiples épaisseurs de couvertures et le fin sac de couchage n’ont pas réussi à réchauffer Boubacar, qui en milieu de matinée s’asperge le visage d’une bouteille d’eau froide pour se donner un peu d’entrain.”Je ne suis pas arrivé à dormir avant 4 heures du matin. Ma tente est déchirée j’avais l’impression qu’il neigeait sur moi”, raconte le jeune homme qui présente des symptômes grippaux et a mal aux dents.- “Tenir” -Les couvertures et les plats chauds déposés par des passants anonymes devant sa tente igloo, lui apporte un peu de réconfort. Mais le Guinéen, arrivé seul en France il y a neuf mois, s’impatiente. “Combien de temps ça va encore durer?”, s’interroge Boubacar, qui répète comme un mantra “qu’il faut tenir pour ne pas mourir”.Dans un vide administratif, le jeune homme ne bénéficie d’aucun revenu. Il n’a pas été reconnu mineur, ce qui lui aurait permis d’être pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance, et attend la décision en appel qui peut prendre jusqu’à un an. C’est le cas également de son compatriote Abbou.Traits tirés, le garçon essaye de bouger ses doigts douloureux et montre une boîte d’antalgiques qui l’aide à passer la nuit. Arrivé en France il y a trois semaines, Abbou est l’un des derniers encore sur le camp, ses compagnons d’infortune ont pour la plupart rejoint les accueils de jour, laissant sur place un fatras de couvertures, protégés par des bâches, qu’ils retrouveront le soir.- Un peu de répit -“C’est dur toute l’année, mais avec le froid leurs corps sont encore plus abîmés, ils sont sous tension et en permanence en mode survie”, observe Helena Tellio, coordinatrice pour l’Armée du Salut de l’un de ces centres d’accueil de la Ville de Paris. Crème pour lutter contre les démangeaisons provoquées par le froid, thé et café fumants, douches, prises électriques pour recharger les batteries des téléphones: dans ce lieu chauffé, les jeunes migrants bénéficient d’un peu de répit. Ils peuvent aussi y rencontrer des médecins et des psychologues. Il sont nombreux à souffrir de symptômes de dépression, selon les employés de l’association.Des activités leur sont proposées, mais rares sont ceux qui se distraient avec les jeux de société proposés. Affalés dans des divans, couverture sur le dos pour se réchauffer et bonnet encore vissé sur la tête, beaucoup récupèrent de leur nuit agitée en attendant de braver à nouveau le froid. Mustapha, Ivoirien qui affirme avoir 15 ans, redoute cette énième nuit dehors. “La neige quand ont est dans une maison au chaud c’est beau à regarder, mais dans ces conditions, c’est un stress”, confie le garçon.Contactée par l’AFP, la ville de Paris indique qu’elle “continue à demander la mise à l’abri de l’ensemble des personnes vivant sur les campements dans les différents sites ouverts par l’Etat, avec le concours de la Ville”, “compte tenu de la persistance des températures très basses”  prévues mercredi.

Incendie en Suisse: les propriétaires du bar ne se “déroberont” pas à l’enquête

Les propriétaires du bar ravagé par l’incendie meurtrier dans la station de ski suisse de Crans-Montana ont assuré mardi qu’ils ne se “déroberaient pas” dans le cadre de l’enquête menée après le drame qui a fait 40 morts et 116 blessés, se disant “dévastés”.La journée de mardi a aussi été marquée par les révélations devant la presse du président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, concernant l’absence d’inspections sécurité et incendie du bar de 2020 à 2025, qui ont suscité la “consternation” de certaines familles.Dans leur première déclaration publique depuis l’ouverture samedi de l’enquête pénale les visant, Jacques et Jessica Moretti, les Français propriétaires du bar Le Constellation, se sont dits dans un communiqué “dévastés et envahis par le chagrin”. “Nous faisons pleinement confiance aux enquêteurs pour faire toute la lumière et dissiper les interrogations. Soyez certains à cet égard de notre entière collaboration et du fait que nous ne chercherons d’aucune façon à nous dérober”, a assuré le couple soupçonné d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.- “Responsabilité” -Le président de la commune de Crans-Montana a lui concédé ne pas savoir pourquoi les contrôles périodiques du bar n’avaient pas été effectués de 2020 à 2025, alors que ces inspections doivent être conduites tous les ans.”Nous assumerons toute la responsabilité que la justice déterminera”, a-t-il ajouté, au sujet du drame provoqué, selon l’enquête, par des bougies dites “fontaines” entrées en contact avec le plafond du sous-sol. En cette soirée de la Saint-Sylvestre, les clients du bar, principalement des adolescents et de jeunes adultes, s’étaient retrouvés piégés par les flammes.La mousse acoustique recouvrant le plafond du sous-sol du Constellation, qui semble s’être rapidement embrasée, est l’un des éléments clés examinés par les enquêteurs.D’après des photos prises par le propriétaire lors de travaux effectués après l’achat du local en 2015, cette mousse avait été posée sur le plafond dès le départ.- “Derrière les barreaux” -“Vraisemblablement, les quelques chefs de sécurité qui ont été contrôler ce bar (entre 2015 et 2020) auraient dû faire plus attention”, a aussi reconnu M. Féraud, qui a par ailleurs écarté toute démission à ce stade.Mes clients “ont pris connaissance avec consternation” de ces informations, a réagi auprès de l’AFP l’avocat Romain Jordan, qui conseille plusieurs familles.”La quantité effarante des manquements et lacunes dans les contrôles pose avec d’autant plus d’urgence la question de la mise sous enquête de la commune”, a-t-il assuré.Me Sébastien Fanti, qui représente quatre familles de blessés, a lui assuré que ses clients étaient “furieux” : “Ces familles veulent voir les gens dormir derrière des barreaux”, a-t-il affirmé.- “Faites gaffe à la mousse!” -Des vidéos diffusées lundi soir par la télévision suisse RTS, montrent que ce n’est pas la première fois que ce type de bougies était utilisé dans le bar et que leur danger était connu.”Faites gaffe à la mousse!” avait lancé il y a six ans un employé du bar lors de la soirée du nouvel an 2019-2020, selon une de ces vidéos.Les autorités italiennes, très remontées, ont multiplié les critiques. “Cette tragédie aurait pu” et “dû être évitée grâce à la prévention et au bon sens”, a tonné lundi l’ambassadeur d’Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado, devant les médias.Les deux Français propriétaires du Constellation n’ont été ni placés en détention provisoire, ni assignés à résidence, ce qui a provoqué l’étonnement, notamment des autorités italiennes.”Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu d’éléments concrets qui laissent présager une fuite”, a expliqué mardi la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud, sur la radio française RTL.Selon des sources proches du dossier, Jacques Moretti était connu de la justice française pour une affaire de proxénétisme: il avait été incarcéré en Savoie en 2005 puis condamné en 2008 à une peine de prison.Selon une autre source proche du dossier, il a aussi été mis en cause par le passé dans sept autres affaires, notamment pour escroquerie, sans que cela ne débouche sur des condamnations.- 46 blessés soignés à l’étranger -La moitié des 40 morts, âgés de 14 à 39 ans, étaient des mineurs. Ce sont 22 Suisses, dont un qui a également la nationalité française, et 18 étrangers issus de neuf pays.Parmi les 116 blessés, de 14 nationalités, figurent notamment 69 Suisses, 23 Français et 12 Italiens, dont des binationaux.Sur les 83 blessés encore hospitalisés, 46 grièvement touchés ont été transférés vers la France, l’Italie, l’Allemagne ou la Belgique.Une cérémonie d’hommage est prévue vendredi dans la commune voisine de Martigny, notamment en présence du président français Emmanuel Macron.