Trump donne “10 ou 12 jours” à Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine

Donald Trump a haussé le ton lundi contre Vladimir Poutine, à l’occasion d’une rencontre en Ecosse avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, en donnant “10 ou 12 jours” au président russe pour mettre fin au conflit en Ukraine, sous peine de sévères sanctions.Le président américain, qui jusqu’ici ne s’était pas beaucoup étendu sur la catastrophe humanitaire à Gaza, a dit voir des signes d’une “vraie famine” dans le territoire palestinien assiégé par Israël, et promis plus d’aide, notamment avec l’ouverture de “centres de distribution alimentaire”.A Vladimir Poutine, il a fixé “une nouvelle date limite d’environ 10 ou 12 jours à partir d’aujourd’hui” pour mettre un terme à la guerre en Ukraine. “Il n’y a aucune raison d’attendre. Nous ne voyons aucun progrès”, a déploré le républicain, qui avait le 14 juillet donné un ultimatum de 50 jours à son homologue russe.Il a notamment dit envisager des sanctions “secondaires”, c’est-à-dire touchant les pays qui achètent des produits russes, par exemple des hydrocarbures, afin d’assécher les revenus de Moscou.Donald Trump s’est dit “très déçu” par le maître du Kremlin, qui poursuit ses attaques en Ukraine. “Je pensais vraiment que cela allait s’arrêter. Mais à chaque fois que je pense que cela va s’arrêter il tue des gens”, a-t-il commenté, ajoutant: “Cela ne m’intéresse plus vraiment de discuter” avec lui.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué la “détermination” et la “position claire” de son homologue américain.- “Réelle famine” -Le milliardaire, qui effectue depuis vendredi soir un séjour en Ecosse, a accueilli le Premier ministre britannique Keir Starmer et son épouse Victoria sur le perron du luxueux complexe de golf appartenant à sa famille à Turnberry, sur la côte ouest de l’Ecosse. Les deux dirigeants ont ensuite pris place dans la salle de bal où Trump avait déjà reçu la veille la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour conclure un accord commercial. Là, le président américain a répondu aux questions des journalistes pendant plus d’une heure.Après quoi il a embarqué avec Keir Starmer à bord de l’avion présidentiel Air Force One puis de l’hélicoptère Marine One pour se rendre sur la côte est de l’Ecosse, à Aberdeen, dans l’autre complexe de golf de la famille Trump, où un dîner est prévu. Le président américain doit y inaugurer un nouveau parcours de golf mardi. Concernant Gaza, Donald Trump a jugé qu’un cessez-le-feu était “possible” et reconnu que “beaucoup de gens mouraient de faim”. Evoquant des images d’enfants vus à la télévision, il a dit: “C’est une réelle famine”, en ajoutant: “ce n’est pas possible de simuler ça”.”Nous allons mettre en place des centres alimentaires où les gens pourront entrer librement – sans limites. Nous n’aurons pas de clôtures”, a-t-il déclaré aux journalistes en Écosse, où il passe un séjour mi-diplomatique, mi-privé.Keir Starmer a lui parlé d’une “totale catastrophe” humanitaire à Gaza et ajouté: “Il faut arriver à ce cessez-le-feu”.- Eoliennes “monstrueuses” -Le Premier ministre britannique est sous pression dans son pays pour reconnaître un Etat palestinien, après qu’Emmanuel Macron a annoncé l’intention de la France de le faire à l’occasion de la prochaine Assemblée générale de l’ONU en septembre.Lors de sa longue conférence de presse, le président américain a, en vrac, chanté les louanges de la femme du Premier ministre britannique, vanté la rénovation du golf de Turnberry, qu’il avait racheté en 2014, repris ses diatribes récurrentes contre les éoliennes qualifiées de “monstruosités” et contre l’immigration….Le tout aux côtés d’un Keir Starmer pour l’essentiel silencieux, qui a toutefois pris la parole de temps en temps, par exemple pour défendre le choix au Royaume-Uni d’un “mix” entre énergies renouvelables et sources conventionnelles.Devant la presse du moins, les deux dirigeants n’ont pas beaucoup parlé de commerce, qui devait être un élément essentiel de leur conversation.Londres bénéficie déjà d’un sort plus favorable que les autres partenaires internationaux, avec des droits de douane généralement limités au plancher de 10%.L’Union européenne s’est résignée dimanche à un taux de 15% dans le cadre de l’accord conclu par Ursula von der Leyen et Donald Trump à Turnberry.Mais le gouvernement britannique négocie toujours d’arrache-pied des exemptions durables pour l’acier et l’aluminium.Ils sont taxés à 25%, soit deux fois moins que le taux de 50% appliqué au reste du monde, mais l’arrangement annoncé en mai prévoyait qu’ils soient ramenés à zéro.Malgré les compliments dont il a inondé Keir Starmer, Donald Trump n’a jusqu’ici pas cédé. Il a en revanche laissé entendre qu’il n’imposerait pas de tarifs douaniers prohibitifs sur le secteur pharmaceutique britannique.

Trump donne “10 ou 12 jours” à Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine

Donald Trump a haussé le ton lundi contre Vladimir Poutine, à l’occasion d’une rencontre en Ecosse avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, en donnant “10 ou 12 jours” au président russe pour mettre fin au conflit en Ukraine, sous peine de sévères sanctions.Le président américain, qui jusqu’ici ne s’était pas beaucoup étendu sur la catastrophe humanitaire à Gaza, a dit voir des signes d’une “vraie famine” dans le territoire palestinien assiégé par Israël, et promis plus d’aide, notamment avec l’ouverture de “centres de distribution alimentaire”.A Vladimir Poutine, il a fixé “une nouvelle date limite d’environ 10 ou 12 jours à partir d’aujourd’hui” pour mettre un terme à la guerre en Ukraine. “Il n’y a aucune raison d’attendre. Nous ne voyons aucun progrès”, a déploré le républicain, qui avait le 14 juillet donné un ultimatum de 50 jours à son homologue russe.Il a notamment dit envisager des sanctions “secondaires”, c’est-à-dire touchant les pays qui achètent des produits russes, par exemple des hydrocarbures, afin d’assécher les revenus de Moscou.Donald Trump s’est dit “très déçu” par le maître du Kremlin, qui poursuit ses attaques en Ukraine. “Je pensais vraiment que cela allait s’arrêter. Mais à chaque fois que je pense que cela va s’arrêter il tue des gens”, a-t-il commenté, ajoutant: “Cela ne m’intéresse plus vraiment de discuter” avec lui.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué la “détermination” et la “position claire” de son homologue américain.- “Réelle famine” -Le milliardaire, qui effectue depuis vendredi soir un séjour en Ecosse, a accueilli le Premier ministre britannique Keir Starmer et son épouse Victoria sur le perron du luxueux complexe de golf appartenant à sa famille à Turnberry, sur la côte ouest de l’Ecosse. Les deux dirigeants ont ensuite pris place dans la salle de bal où Trump avait déjà reçu la veille la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour conclure un accord commercial. Là, le président américain a répondu aux questions des journalistes pendant plus d’une heure.Après quoi il a embarqué avec Keir Starmer à bord de l’avion présidentiel Air Force One puis de l’hélicoptère Marine One pour se rendre sur la côte est de l’Ecosse, à Aberdeen, dans l’autre complexe de golf de la famille Trump, où un dîner est prévu. Le président américain doit y inaugurer un nouveau parcours de golf mardi. Concernant Gaza, Donald Trump a jugé qu’un cessez-le-feu était “possible” et reconnu que “beaucoup de gens mouraient de faim”. Evoquant des images d’enfants vus à la télévision, il a dit: “C’est une réelle famine”, en ajoutant: “ce n’est pas possible de simuler ça”.”Nous allons mettre en place des centres alimentaires où les gens pourront entrer librement – sans limites. Nous n’aurons pas de clôtures”, a-t-il déclaré aux journalistes en Écosse, où il passe un séjour mi-diplomatique, mi-privé.Keir Starmer a lui parlé d’une “totale catastrophe” humanitaire à Gaza et ajouté: “Il faut arriver à ce cessez-le-feu”.- Eoliennes “monstrueuses” -Le Premier ministre britannique est sous pression dans son pays pour reconnaître un Etat palestinien, après qu’Emmanuel Macron a annoncé l’intention de la France de le faire à l’occasion de la prochaine Assemblée générale de l’ONU en septembre.Lors de sa longue conférence de presse, le président américain a, en vrac, chanté les louanges de la femme du Premier ministre britannique, vanté la rénovation du golf de Turnberry, qu’il avait racheté en 2014, repris ses diatribes récurrentes contre les éoliennes qualifiées de “monstruosités” et contre l’immigration….Le tout aux côtés d’un Keir Starmer pour l’essentiel silencieux, qui a toutefois pris la parole de temps en temps, par exemple pour défendre le choix au Royaume-Uni d’un “mix” entre énergies renouvelables et sources conventionnelles.Devant la presse du moins, les deux dirigeants n’ont pas beaucoup parlé de commerce, qui devait être un élément essentiel de leur conversation.Londres bénéficie déjà d’un sort plus favorable que les autres partenaires internationaux, avec des droits de douane généralement limités au plancher de 10%.L’Union européenne s’est résignée dimanche à un taux de 15% dans le cadre de l’accord conclu par Ursula von der Leyen et Donald Trump à Turnberry.Mais le gouvernement britannique négocie toujours d’arrache-pied des exemptions durables pour l’acier et l’aluminium.Ils sont taxés à 25%, soit deux fois moins que le taux de 50% appliqué au reste du monde, mais l’arrangement annoncé en mai prévoyait qu’ils soient ramenés à zéro.Malgré les compliments dont il a inondé Keir Starmer, Donald Trump n’a jusqu’ici pas cédé. Il a en revanche laissé entendre qu’il n’imposerait pas de tarifs douaniers prohibitifs sur le secteur pharmaceutique britannique.

China and US wrap first day of trade talks

Chinese and US officials wrapped the first day in a fresh round of talks in Stockholm on Monday, with the world’s top two economies looking to extend a fragile trade truce in the face of President Donald Trump’s global tariff war.The talks came a day after Trump reached a deal with the EU that will see the bloc’s exports to the United States taxed at 15 percent.The negotiations in Sweden concluded shortly before 8:00 pm (1800 GMT), with neither side offering details on their progress, although a US Treasury department spokesman said they were expected to resume on Tuesday.The United States and China earlier this year imposed triple-digit tariffs on each other in a tit-for-tat escalation, but then walked them back under a temporary agreement reached in May.The expiry of that 90-day truce falls on August 12, but there are indications they could use the Stockholm talks to push it back further.The South China Morning Post, citing sources on both sides, reported on Sunday that Washington and Beijing are expected to extend their tariff pause by a further 90 days.Under the existing accord, US duties on Chinese goods have temporarily been lowered to 30 percent, and China’s countermeasures slashed to 10 percent.Dozens of other countries, though, face a Trump deadline of Friday this week to seal deals with Washington or see US tariffs against them rise.Beijing said ahead of the Stockholm meeting that it wants to see “reciprocity” in its trade with the United States.Foreign ministry spokesman Guo Jiakun said Beijing favoured “consensus through dialogue” to “reduce misunderstandings, strengthen cooperation and promote the stable, healthy and sustainable development of China-US relations”.The negotiating teams in Stockholm were being led by US Treasury Secretary Scott Bessent and Chinese Vice Premier He Lifeng in Sweden.They were meeting in the Rosenbad building, home to the Swedish government. The Chinese and US flags were raised in front of it for the talks.- ‘Shift’ seen in US approach -The previous round of China-US talks was held in London.”There seems to have been a fairly significant shift in (US) administration thinking on China since particularly the London talks,” said Emily Benson, head of strategy at Minerva Technology Futures.”The mood now is much more focused on what’s possible to achieve, on warming relations where possible and restraining any factors that could increase tensions,” she told AFP.Talks with China have not produced a deal but Benson said both countries have made progress, with certain rare earth and semiconductor flows restarting.”Secretary Bessent has also signalled that he thinks a concrete outcome will be to delay the 90-day tariff pause,” she said. “That’s also promising, because it indicates that something potentially more substantive is on the horizon.”US-China Business Council president Sean Stein said the most important thing from Stockholm “is the atmosphere coming out”.”The business community is optimistic that the two presidents will meet later this year, hopefully in Beijing,” he told AFP.Other countries in Trump’s tariffs crosshairs have been parsing Washington’s negotiations with China and the European Union for clues on what options they might have.The US president has imposed a baseline 10-percent rate on most countries around the world, but has vowed to raise that from August 1 on certain nations if they do not make a deal.He has threatened to hike tariffs up to 50 percent on partners such as Brazil and India.Tariffs imposed by the Trump administration have already effectively raised duties on US imports to levels not seen since the 1930s, according to data from The Budget Lab research centre at Yale University.Trump has announced pacts so far with the European Union, Britain, Vietnam, Japan, Indonesia and the Philippines, although details have been sparse.The EU unveiled a pact with Washington on Sunday while South Korea is rushing to strike an agreement.Breakthroughs have been patchy since Washington promised a flurry of agreements after unveiling — and then swiftly postponing — tariff hikes targeting dozens of economies in April.burs-ft/rlp

China and US wrap first day of trade talks

Chinese and US officials wrapped the first day in a fresh round of talks in Stockholm on Monday, with the world’s top two economies looking to extend a fragile trade truce in the face of President Donald Trump’s global tariff war.The talks came a day after Trump reached a deal with the EU that will see the bloc’s exports to the United States taxed at 15 percent.The negotiations in Sweden concluded shortly before 8:00 pm (1800 GMT), with neither side offering details on their progress, although a US Treasury department spokesman said they were expected to resume on Tuesday.The United States and China earlier this year imposed triple-digit tariffs on each other in a tit-for-tat escalation, but then walked them back under a temporary agreement reached in May.The expiry of that 90-day truce falls on August 12, but there are indications they could use the Stockholm talks to push it back further.The South China Morning Post, citing sources on both sides, reported on Sunday that Washington and Beijing are expected to extend their tariff pause by a further 90 days.Under the existing accord, US duties on Chinese goods have temporarily been lowered to 30 percent, and China’s countermeasures slashed to 10 percent.Dozens of other countries, though, face a Trump deadline of Friday this week to seal deals with Washington or see US tariffs against them rise.Beijing said ahead of the Stockholm meeting that it wants to see “reciprocity” in its trade with the United States.Foreign ministry spokesman Guo Jiakun said Beijing favoured “consensus through dialogue” to “reduce misunderstandings, strengthen cooperation and promote the stable, healthy and sustainable development of China-US relations”.The negotiating teams in Stockholm were being led by US Treasury Secretary Scott Bessent and Chinese Vice Premier He Lifeng in Sweden.They were meeting in the Rosenbad building, home to the Swedish government. The Chinese and US flags were raised in front of it for the talks.- ‘Shift’ seen in US approach -The previous round of China-US talks was held in London.”There seems to have been a fairly significant shift in (US) administration thinking on China since particularly the London talks,” said Emily Benson, head of strategy at Minerva Technology Futures.”The mood now is much more focused on what’s possible to achieve, on warming relations where possible and restraining any factors that could increase tensions,” she told AFP.Talks with China have not produced a deal but Benson said both countries have made progress, with certain rare earth and semiconductor flows restarting.”Secretary Bessent has also signalled that he thinks a concrete outcome will be to delay the 90-day tariff pause,” she said. “That’s also promising, because it indicates that something potentially more substantive is on the horizon.”US-China Business Council president Sean Stein said the most important thing from Stockholm “is the atmosphere coming out”.”The business community is optimistic that the two presidents will meet later this year, hopefully in Beijing,” he told AFP.Other countries in Trump’s tariffs crosshairs have been parsing Washington’s negotiations with China and the European Union for clues on what options they might have.The US president has imposed a baseline 10-percent rate on most countries around the world, but has vowed to raise that from August 1 on certain nations if they do not make a deal.He has threatened to hike tariffs up to 50 percent on partners such as Brazil and India.Tariffs imposed by the Trump administration have already effectively raised duties on US imports to levels not seen since the 1930s, according to data from The Budget Lab research centre at Yale University.Trump has announced pacts so far with the European Union, Britain, Vietnam, Japan, Indonesia and the Philippines, although details have been sparse.The EU unveiled a pact with Washington on Sunday while South Korea is rushing to strike an agreement.Breakthroughs have been patchy since Washington promised a flurry of agreements after unveiling — and then swiftly postponing — tariff hikes targeting dozens of economies in April.burs-ft/rlp

Cambodge-Thaïlande: le cessez-le-feu est entré en vigueur

Le cessez-le-feu conclu entre la Thaïlande et le Cambodge est entré en vigueur à minuit dans la nuit de lundi à mardi, après cinq jours d’affrontements meurtriers à leur frontière.Les deux pays sont parvenus à “un accord commun prévoyant un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel”, avait déclaré plus tôt lundi le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, dont le pays a joué les intermédiaires, après trois heures de discussions avec ses homologues des pays concernés.Le président américain Donald Trump s’est lui félicité de son rôle dans l’obtention de ce cessez-le-feu. “Je suis ravi d’annoncer qu’après l’intervention du président Donald J. Trump, les deux pays sont parvenus à un cessez-le-feu et à la paix. Félicitations à tous !”, a écrit le président sur son réseau Truth Social, indiquant avoir parlé depuis aux dirigeants des deux pays.Dans la ville cambodgienne de Samraong, à 20 kilomètres de la frontière, un journaliste de l’AFP a entendu des tirs d’artillerie incessants tout au long de la journée de lundi, avant que les explosions ne cessent 30 minutes avant minuit (17H00 GMT lundi).Dans la province cambodgienne de Preah Vihear, où ont eu lieu certains des combats les plus intenses, le calme régnait vingt minutes après le début officiel du cessez-le-feu, a annoncé son gouverneur, Kim Rithy, sur Facebook.Les affrontements ont tué depuis jeudi dernier au moins 38 personnes et provoqué le déplacement d’environ 300.000 habitants.  Les deux royaumes d’Asie du Sud-Est s’opposent depuis des décennies sur le tracé de leur frontière commune, définie au temps de l’Indochine française. Mais rarement dans l’histoire moderne un tel épisode de violences avait secoué la région.L’accord de cessez-le-feu prévoit que les commandants militaires des deux parties se rencontrent à 07H00 locales (00H00 GMT), avant la réunion d’un comité transfrontalier au Cambodge le 4 août. La Thaïlande et le Cambodge se sont accusés mutuellement d’avoir attaqué en premier, et chaque camp a remis en cause la sincérité de l’adversaire, avant de s’asseoir à la table des négociations, sous l’oeil des Etats-Unis et de la Chine.- retour à la “normale” -Le Premier ministre thaïlandais par intérim, Phumtham Wechayachai, a salué l’intervention de la Malaisie, qui occupe la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), de la Chine et du “président Trump”.”Nous avons convenu d’un cessez-le-feu, qui, nous espérons, sera respecté de bonne foi par les deux parties”, a-t-il déclaré.De son côté, le Premier ministre cambodgien Hun Manet a jugé que cet accord de paix offrait une chance d’un “retour à la normale”.Un espoir prudent dominait parmi les déplacés, des deux deux côtés de la frontière, après l’annonce du cessez-le-feu.Au Cambodge, Phean Neth, 45 ans, a trouvé refuge dans un vaste camp de déplacés sur le site d’un temple, loin des combats. “Je suis tellement heureuse que je ne peux pas le décrire”. Côté Thaïlandais, Tee Samanjai, 68 ans, pense déjà à son retour à la ferme et ce qu’il y fera: “vérifier les poulets, fertiliser le riz, et prendre soin des champs”. Mais l’inquiétude n’est pas loin. “Je veux rentrer mais je n’ai pas du tout confiance dans le Cambodge. Personne dans notre village n’a confiance”. Bangkok et Phnom Penh étaient à couteaux tirés depuis la mort d’un soldat khmer, fin mai, lors d’un échange de tirs dans une zone contestée. Depuis, sur fond de flambée du discours nationaliste, les deux pays se sont engagés dans une surenchère de mesures qui ont affecté les flux économiques et de personnes.Avant le déclenchement des affrontements, la Thaïlande avait aussi expulsé l’ambassadeur cambodgien de son territoire et rappelé le sien présent au Cambodge. Le royaume khmer avait répondu en dégradant “au plus bas niveau” les relations diplomatiques avec son voisin.- “Paix durable” -L’Union européeenne a salué lundi une “percée significative”, la cheffe de la diplomatie Kaja Kallas jugeant “essentiel que les deux pays mettent en oeuvre” le cessez-le-feu de “bonne foi”.Paris a de son côté estimé que “cette avancée significative doit être le point de départ d’un règlement durable des différends par des voies pacifiques, conformément au droit international”.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, par la voix d’un porte-parole, a “exhorté” lundi soir dans un communiqué “les deux pays à respecter pleinement l’accord et à créer un environnement propice au règlement des questions de longue date et à l’instauration d’une paix durable”. Donald Trump avait appelé le chef des deux camps samedi, les exhortant à s’entendre autour d’un accord rapide, sous peine de geler les discussions portant sur les droits de douane prohibitifs qui doivent frapper ces deux économies dépendantes des exportations le 1er août.Les affrontements ont officiellement fait 25 morts côté thaïlandais, dont onze soldats, et 13 morts, dont cinq militaires, côté cambodgien. Plus de 138.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 140.000 Cambodgiens ont fait de même, d’après Phnom Penh.

“Pas d’alternative” à la solution à deux Etats, israélien et palestinien

Il n’y a “pas d’alternative” à la solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte en paix et en sécurité, a plaidé lundi la France à l’ouverture d’une conférence internationale à l’ONU boycottée par Israël et les Etat-Unis.”Seule une solution politique à deux Etats permet de répondre aux aspirations légitimes des Israéliens et des Palestiniens à vivre en paix et en sécurité. Il n’existe pas d’alternative”, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, appelant à des “mesures concrètes” pour préserver la perspective d’un Etat palestinien “viable”.”Il est illusoire de pouvoir imaginer obtenir un cessez-le-feu pérenne (à Gaza) sans que ne soient dessinés les contours d’un après-guerre à Gaza et d’un horizon politique”, a-t-il ajouté.Cette conférence a toutefois été critiquée avec virulence lundi par les Etats-Unis. La porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, a dénoncé une initiative “improductive et inopportune”, qui s’apparente à un “coup de publicité” au milieu “d’efforts diplomatiques délicats visant à mettre fin au conflit”.Après l’annonce jeudi du président français, Emmanuel Macron, qu’il reconnaîtrait l’Etat palestinien formellement en septembre, la conférence convoquée par l’Assemblée générale des Nations unies, et coprésidée par Paris et Ryad, espère enclencher une dynamique en la matière.D’autres “pays occidentaux” vont lors de la conférence exprimer leur intention de reconnaître l’Etat palestinien, a d’ailleurs assuré M. Barrot, sans les identifier.Le Royaume-Uni a déjà rejeté l’idée, le Premier ministre Keir Starmer répétant vendredi qu’une reconnaissance devait “s’inscrire dans un plan plus global”. “Tous les Etats ont la responsabilité d’agir maintenant”, a insisté de son côté le Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, se disant prêt au déploiement d’une force internationale pour protéger la population palestinienne.Selon le décompte et les vérifications de l’AFP, au moins 142 des 193 Etats membres de l’ONU — en comptant la France — reconnaissent désormais l’Etat palestinien proclamé par la direction palestinienne en exil en 1988.En 1947, une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU avait décidé le partage de la Palestine alors sous mandat britannique, en deux Etats indépendants, l’un juif et l’autre arabe. L’année suivante, l’Etat d’Israël était proclamé.- “Platitudes” -Depuis plusieurs décennies, la grande majorité de la communauté internationale soutient le principe d’une solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte en paix et sécurité.Mais après plus de 21 mois de guerre à Gaza, l’extension de la colonisation israélienne en Cisjordanie et les velléités de responsables israéliens d’annexer ce territoire occupé, la crainte que la création d’un Etat palestinien ne soit physiquement impossible gagne du terrain.”Nous sommes à un point de rupture. La solution à deux Etats est plus éloignée que jamais”, a ainsi insisté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. “Soyons clairs, l’annexion insidieuse de la Cisjordanie est illégale, ça doit s’arrêter. La destruction à grande échelle de Gaza est intolérable, ça doit s’arrêter”, a-t-il martelé, dénonçant les actions “unilatérales” qui pourraient “saper à jamais” la solution à deux Etats.”Cette conférence n’encourage pas une solution, mais au contraire renforce une illusion”, a répondu l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, dont le pays et son allié américain ont décidé de ne pas participer à la réunion. Au-delà de créer une dynamique pour la reconnaissance de l’Etat palestinien, la conférence se concentre sur trois autres axes: la réforme de la gouvernance de l’Autorité palestinienne, le désarmement du Hamas et son exclusion de la gouvernance palestinienne, et enfin la normalisation des relations avec Israël par les Etats arabes qui ne l’ont pas encore fait. Aucune annonce de normalisation avec Israël n’est toutefois attendue cette semaine, selon une source diplomatique française.Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, a d’ailleurs répété que “la normalisation avec Israël ne peut passer que par l’établissement d’un Etat palestinien”. La pression internationale ne cesse de s’intensifier sur Israël pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par les attaques du Hamas du 7 octobre 2023.La catastrophe humanitaire dans le petit territoire ravagé devrait donc être au coeur des discours des représentants de plus de 100 pays annoncés à la tribune de lundi à mercredi, même si Israël a déclaré dimanche une pause quotidienne des combats à des fins humanitaires dans certains secteurs.Dans ce contexte, “plus de platitudes sur la solution à deux Etats et le processus de paix n’aideront pas à atteindre les objectifs de la conférence ni à arrêter l’extermination des Palestiniens à Gaza”, a lancé Bruno Stagno, de Human Rights Watch, appelant les gouvernements à prendre des mesures “concrètes” contre Israël, notamment sanctions ciblées et embargo sur les armes.

“Pas d’alternative” à la solution à deux Etats, israélien et palestinien

Il n’y a “pas d’alternative” à la solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte en paix et en sécurité, a plaidé lundi la France à l’ouverture d’une conférence internationale à l’ONU boycottée par Israël et les Etat-Unis.”Seule une solution politique à deux Etats permet de répondre aux aspirations légitimes des Israéliens et des Palestiniens à vivre en paix et en sécurité. Il n’existe pas d’alternative”, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, appelant à des “mesures concrètes” pour préserver la perspective d’un Etat palestinien “viable”.”Il est illusoire de pouvoir imaginer obtenir un cessez-le-feu pérenne (à Gaza) sans que ne soient dessinés les contours d’un après-guerre à Gaza et d’un horizon politique”, a-t-il ajouté.Cette conférence a toutefois été critiquée avec virulence lundi par les Etats-Unis. La porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, a dénoncé une initiative “improductive et inopportune”, qui s’apparente à un “coup de publicité” au milieu “d’efforts diplomatiques délicats visant à mettre fin au conflit”.Après l’annonce jeudi du président français, Emmanuel Macron, qu’il reconnaîtrait l’Etat palestinien formellement en septembre, la conférence convoquée par l’Assemblée générale des Nations unies, et coprésidée par Paris et Ryad, espère enclencher une dynamique en la matière.D’autres “pays occidentaux” vont lors de la conférence exprimer leur intention de reconnaître l’Etat palestinien, a d’ailleurs assuré M. Barrot, sans les identifier.Le Royaume-Uni a déjà rejeté l’idée, le Premier ministre Keir Starmer répétant vendredi qu’une reconnaissance devait “s’inscrire dans un plan plus global”. “Tous les Etats ont la responsabilité d’agir maintenant”, a insisté de son côté le Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, se disant prêt au déploiement d’une force internationale pour protéger la population palestinienne.Selon le décompte et les vérifications de l’AFP, au moins 142 des 193 Etats membres de l’ONU — en comptant la France — reconnaissent désormais l’Etat palestinien proclamé par la direction palestinienne en exil en 1988.En 1947, une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU avait décidé le partage de la Palestine alors sous mandat britannique, en deux Etats indépendants, l’un juif et l’autre arabe. L’année suivante, l’Etat d’Israël était proclamé.- “Platitudes” -Depuis plusieurs décennies, la grande majorité de la communauté internationale soutient le principe d’une solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte en paix et sécurité.Mais après plus de 21 mois de guerre à Gaza, l’extension de la colonisation israélienne en Cisjordanie et les velléités de responsables israéliens d’annexer ce territoire occupé, la crainte que la création d’un Etat palestinien ne soit physiquement impossible gagne du terrain.”Nous sommes à un point de rupture. La solution à deux Etats est plus éloignée que jamais”, a ainsi insisté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. “Soyons clairs, l’annexion insidieuse de la Cisjordanie est illégale, ça doit s’arrêter. La destruction à grande échelle de Gaza est intolérable, ça doit s’arrêter”, a-t-il martelé, dénonçant les actions “unilatérales” qui pourraient “saper à jamais” la solution à deux Etats.”Cette conférence n’encourage pas une solution, mais au contraire renforce une illusion”, a répondu l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, dont le pays et son allié américain ont décidé de ne pas participer à la réunion. Au-delà de créer une dynamique pour la reconnaissance de l’Etat palestinien, la conférence se concentre sur trois autres axes: la réforme de la gouvernance de l’Autorité palestinienne, le désarmement du Hamas et son exclusion de la gouvernance palestinienne, et enfin la normalisation des relations avec Israël par les Etats arabes qui ne l’ont pas encore fait. Aucune annonce de normalisation avec Israël n’est toutefois attendue cette semaine, selon une source diplomatique française.Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, a d’ailleurs répété que “la normalisation avec Israël ne peut passer que par l’établissement d’un Etat palestinien”. La pression internationale ne cesse de s’intensifier sur Israël pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par les attaques du Hamas du 7 octobre 2023.La catastrophe humanitaire dans le petit territoire ravagé devrait donc être au coeur des discours des représentants de plus de 100 pays annoncés à la tribune de lundi à mercredi, même si Israël a déclaré dimanche une pause quotidienne des combats à des fins humanitaires dans certains secteurs.Dans ce contexte, “plus de platitudes sur la solution à deux Etats et le processus de paix n’aideront pas à atteindre les objectifs de la conférence ni à arrêter l’extermination des Palestiniens à Gaza”, a lancé Bruno Stagno, de Human Rights Watch, appelant les gouvernements à prendre des mesures “concrètes” contre Israël, notamment sanctions ciblées et embargo sur les armes.

“Pas d’alternative” à la solution à deux Etats, israélien et palestinien

Il n’y a “pas d’alternative” à la solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte en paix et en sécurité, a plaidé lundi la France à l’ouverture d’une conférence internationale à l’ONU boycottée par Israël et les Etat-Unis.”Seule une solution politique à deux Etats permet de répondre aux aspirations légitimes des Israéliens et des Palestiniens à vivre en paix et en sécurité. Il n’existe pas d’alternative”, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, appelant à des “mesures concrètes” pour préserver la perspective d’un Etat palestinien “viable”.”Il est illusoire de pouvoir imaginer obtenir un cessez-le-feu pérenne (à Gaza) sans que ne soient dessinés les contours d’un après-guerre à Gaza et d’un horizon politique”, a-t-il ajouté.Cette conférence a toutefois été critiquée avec virulence lundi par les Etats-Unis. La porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, a dénoncé une initiative “improductive et inopportune”, qui s’apparente à un “coup de publicité” au milieu “d’efforts diplomatiques délicats visant à mettre fin au conflit”.Après l’annonce jeudi du président français, Emmanuel Macron, qu’il reconnaîtrait l’Etat palestinien formellement en septembre, la conférence convoquée par l’Assemblée générale des Nations unies, et coprésidée par Paris et Ryad, espère enclencher une dynamique en la matière.D’autres “pays occidentaux” vont lors de la conférence exprimer leur intention de reconnaître l’Etat palestinien, a d’ailleurs assuré M. Barrot, sans les identifier.Le Royaume-Uni a déjà rejeté l’idée, le Premier ministre Keir Starmer répétant vendredi qu’une reconnaissance devait “s’inscrire dans un plan plus global”. “Tous les Etats ont la responsabilité d’agir maintenant”, a insisté de son côté le Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, se disant prêt au déploiement d’une force internationale pour protéger la population palestinienne.Selon le décompte et les vérifications de l’AFP, au moins 142 des 193 Etats membres de l’ONU — en comptant la France — reconnaissent désormais l’Etat palestinien proclamé par la direction palestinienne en exil en 1988.En 1947, une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU avait décidé le partage de la Palestine alors sous mandat britannique, en deux Etats indépendants, l’un juif et l’autre arabe. L’année suivante, l’Etat d’Israël était proclamé.- “Platitudes” -Depuis plusieurs décennies, la grande majorité de la communauté internationale soutient le principe d’une solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte en paix et sécurité.Mais après plus de 21 mois de guerre à Gaza, l’extension de la colonisation israélienne en Cisjordanie et les velléités de responsables israéliens d’annexer ce territoire occupé, la crainte que la création d’un Etat palestinien ne soit physiquement impossible gagne du terrain.”Nous sommes à un point de rupture. La solution à deux Etats est plus éloignée que jamais”, a ainsi insisté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. “Soyons clairs, l’annexion insidieuse de la Cisjordanie est illégale, ça doit s’arrêter. La destruction à grande échelle de Gaza est intolérable, ça doit s’arrêter”, a-t-il martelé, dénonçant les actions “unilatérales” qui pourraient “saper à jamais” la solution à deux Etats.”Cette conférence n’encourage pas une solution, mais au contraire renforce une illusion”, a répondu l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, dont le pays et son allié américain ont décidé de ne pas participer à la réunion. Au-delà de créer une dynamique pour la reconnaissance de l’Etat palestinien, la conférence se concentre sur trois autres axes: la réforme de la gouvernance de l’Autorité palestinienne, le désarmement du Hamas et son exclusion de la gouvernance palestinienne, et enfin la normalisation des relations avec Israël par les Etats arabes qui ne l’ont pas encore fait. Aucune annonce de normalisation avec Israël n’est toutefois attendue cette semaine, selon une source diplomatique française.Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, a d’ailleurs répété que “la normalisation avec Israël ne peut passer que par l’établissement d’un Etat palestinien”. La pression internationale ne cesse de s’intensifier sur Israël pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par les attaques du Hamas du 7 octobre 2023.La catastrophe humanitaire dans le petit territoire ravagé devrait donc être au coeur des discours des représentants de plus de 100 pays annoncés à la tribune de lundi à mercredi, même si Israël a déclaré dimanche une pause quotidienne des combats à des fins humanitaires dans certains secteurs.Dans ce contexte, “plus de platitudes sur la solution à deux Etats et le processus de paix n’aideront pas à atteindre les objectifs de la conférence ni à arrêter l’extermination des Palestiniens à Gaza”, a lancé Bruno Stagno, de Human Rights Watch, appelant les gouvernements à prendre des mesures “concrètes” contre Israël, notamment sanctions ciblées et embargo sur les armes.