Allemagne: l’auteur syrien de l’attaque au couteau de Solingen condamné à perpétuité

L’auteur syrien de l’attaque jihadiste au couteau dans la ville allemande de Solingen, qui avait fait trois morts lors de festivités en août 2024, a été condamné à la prison à perpétuité mercredi par le tribunal de Düsseldorf.Cet attentat, et d’autres commis par des ressortissants étrangers, avait pesé sur les élections législatives de l’hiver suivant, qui ont vu un essor record du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD).Le tribunal a retenu la motivation islamiste de l’attaque, revendiquée par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI), qui avait également fait huit blessés graves.Selon le président du tribunal, Issa al Hasan, âgé de 27 ans, “approuvait les objectifs de l’État islamique” et a agi “en raison de ses convictions islamistes radicales”.Il voulait “répondre à l’appel des dirigeants de l’EI à commettre des attentats en Europe de l’Ouest”, et ce afin notamment de “se venger pour les combattants de l’EI morts au combat”, a-t-il aussi déclaré.Le condamné est originaire de la région de Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie, bastion de cette organisation jihadiste pendant la guerre civile ayant démarré en 2011.Issa al Hasan était passé aux aveux à l’ouverture de son procès fin mai, admettant dans une déclaration lue par son avocat avoir “commis un crime grave”.”J’ai tué et blessé des innocents, pas des infidèles”, avait-il déclaré.En plus de la prison à vie, le tribunal a retenu la reconnaissance de la “gravité particulière de sa culpabilité”, ce qui rend peu probable une éventuelle libération.C’est la peine qu’avait requise le parquet fédéral, compétent pour les affaires de terrorisme.- Failles du règlement -Au premier soir du festival d’été de Solingen, l’agresseur avait frappé au hasard devant la scène où se déroulait un concert, visant “le cou et le haut du corps” des spectateurs, “principalement par derrière”, selon l’accusation.Il a ensuite pris la fuite, avant de se rendre le lendemain aux autorités. Le même jour, l’organisation Etat Islamique a revendiqué l’attaque.Celle-ci avait aussi mis en lumière les failles du règlement européen de Dublin, selon lequel le premier pays de l’Union dans lequel est entré un étranger est responsable de sa demande d’asile.Issa Al Hassan se trouvait en situation illégale en Allemagne et aurait dû être expulsé vers la Bulgarie où son arrivée avait été enregistrée en 2022, selon les lois européennes.Mis sous pression par l’extrême droite et les conservateurs, le gouvernement de centre-gauche d’Olaf Scholz avait, après l’attentat, durci la législation sur le port de couteaux et rétabli des contrôles à l’ensemble de ses frontières pour lutter contre l’immigration illégale.L’immigration et la sécurité ont été des thèmes majeurs de la campagne législative qui a suivi. Selon un sondage pour le compte de la chaîne publique WDR, près d’un habitant de Solingen sur quatre assure avoir durci ses positions sur l’immigration de réfugiés après l’attaque.- Vent favorable pour l’AfD -Depuis un an, d’autres attaques au couteau ou à la voiture-bélier ont choqué l’Allemagne et favorisé les discours anti-immigration.Pour les attaques au couteau visant un rassemblement anti-Islam à Mannheim (ouest), qui a fait un mort en mai 2024, et celle visant un groupe d’écoliers, qui avait fait deux morts en janvier 2025 à Aschaffenbourg (sud), les suspects sont des ressortissants afghans.Si les conservateurs (CDU) du chancelier Friedrich Merz ont remporté les législatives de février, le scrutin a été marqué par le score record du parti d’extrême droite AfD, arrivé deuxième avec un cinquième des voix.Aujourd’hui, la formation anti-immigration fait quasiment jeu égal avec la CDU dans les sondages.Pour enrayer cette ascension, Friedrich Merz a opéré un nouveau tour de vis sur la politique migratoire, instaurant notamment le refoulement des demandeurs d’asile aux frontières.En juillet, sa coalition a organisé le rapatriement de 81 condamnés afghans dans leur pays, malgré la présence au pouvoir des talibans. L’initiative a aussitôt été dénoncée par l’ONU.

Allemagne: l’auteur syrien de l’attaque au couteau de Solingen condamné à perpétuité

L’auteur syrien de l’attaque jihadiste au couteau dans la ville allemande de Solingen, qui avait fait trois morts lors de festivités en août 2024, a été condamné à la prison à perpétuité mercredi par le tribunal de Düsseldorf.Cet attentat, et d’autres commis par des ressortissants étrangers, avait pesé sur les élections législatives de l’hiver suivant, qui ont vu un essor record du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD).Le tribunal a retenu la motivation islamiste de l’attaque, revendiquée par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI), qui avait également fait huit blessés graves.Selon le président du tribunal, Issa al Hasan, âgé de 27 ans, “approuvait les objectifs de l’État islamique” et a agi “en raison de ses convictions islamistes radicales”.Il voulait “répondre à l’appel des dirigeants de l’EI à commettre des attentats en Europe de l’Ouest”, et ce afin notamment de “se venger pour les combattants de l’EI morts au combat”, a-t-il aussi déclaré.Le condamné est originaire de la région de Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie, bastion de cette organisation jihadiste pendant la guerre civile ayant démarré en 2011.Issa al Hasan était passé aux aveux à l’ouverture de son procès fin mai, admettant dans une déclaration lue par son avocat avoir “commis un crime grave”.”J’ai tué et blessé des innocents, pas des infidèles”, avait-il déclaré.En plus de la prison à vie, le tribunal a retenu la reconnaissance de la “gravité particulière de sa culpabilité”, ce qui rend peu probable une éventuelle libération.C’est la peine qu’avait requise le parquet fédéral, compétent pour les affaires de terrorisme.- Failles du règlement -Au premier soir du festival d’été de Solingen, l’agresseur avait frappé au hasard devant la scène où se déroulait un concert, visant “le cou et le haut du corps” des spectateurs, “principalement par derrière”, selon l’accusation.Il a ensuite pris la fuite, avant de se rendre le lendemain aux autorités. Le même jour, l’organisation Etat Islamique a revendiqué l’attaque.Celle-ci avait aussi mis en lumière les failles du règlement européen de Dublin, selon lequel le premier pays de l’Union dans lequel est entré un étranger est responsable de sa demande d’asile.Issa Al Hassan se trouvait en situation illégale en Allemagne et aurait dû être expulsé vers la Bulgarie où son arrivée avait été enregistrée en 2022, selon les lois européennes.Mis sous pression par l’extrême droite et les conservateurs, le gouvernement de centre-gauche d’Olaf Scholz avait, après l’attentat, durci la législation sur le port de couteaux et rétabli des contrôles à l’ensemble de ses frontières pour lutter contre l’immigration illégale.L’immigration et la sécurité ont été des thèmes majeurs de la campagne législative qui a suivi. Selon un sondage pour le compte de la chaîne publique WDR, près d’un habitant de Solingen sur quatre assure avoir durci ses positions sur l’immigration de réfugiés après l’attaque.- Vent favorable pour l’AfD -Depuis un an, d’autres attaques au couteau ou à la voiture-bélier ont choqué l’Allemagne et favorisé les discours anti-immigration.Pour les attaques au couteau visant un rassemblement anti-Islam à Mannheim (ouest), qui a fait un mort en mai 2024, et celle visant un groupe d’écoliers, qui avait fait deux morts en janvier 2025 à Aschaffenbourg (sud), les suspects sont des ressortissants afghans.Si les conservateurs (CDU) du chancelier Friedrich Merz ont remporté les législatives de février, le scrutin a été marqué par le score record du parti d’extrême droite AfD, arrivé deuxième avec un cinquième des voix.Aujourd’hui, la formation anti-immigration fait quasiment jeu égal avec la CDU dans les sondages.Pour enrayer cette ascension, Friedrich Merz a opéré un nouveau tour de vis sur la politique migratoire, instaurant notamment le refoulement des demandeurs d’asile aux frontières.En juillet, sa coalition a organisé le rapatriement de 81 condamnés afghans dans leur pays, malgré la présence au pouvoir des talibans. L’initiative a aussitôt été dénoncée par l’ONU.

Israel defends Qatar strikes after rebuke from Trump

Israel’s UN envoy defended targeting Hamas leaders in Qatar as the “right” decision on Wednesday, after the strikes on the US ally’s soil drew a rare rebuke from President Donald Trump.The White House said Trump did not agree with Israel’s decision to take military action on Tuesday and had warned Qatar in advance of the incoming strikes.But Qatar, which hosts a large US military base and has spearheaded repeated rounds of Gaza truce efforts, said it had not received the warning from Washington until the deadly attack was already under way.Israel’s ambassador to the United Nations, Danny Danon, sought to justify the decision, telling an Israeli radio station: “We don’t always act in the interests of the United States.””We are coordinated, they give us incredible support, we appreciate that, but sometimes we make decisions and inform the United States,” he said.”It was not an attack on Qatar; it was an attack on Hamas,” Danon told 103FM.Palestinian militant group Hamas said six people were killed in the strikes, including an aide and an adult son of its top negotiator Khalil al-Hayya, as well as three bodyguards and a Qatari security officer.But the group said its senior leaders had survived, affirming “the enemy’s failure to assassinate our brothers in the negotiating delegation”.Danon said Israel was “still waiting for the results” of the operation.”It is too early to comment on the outcome, but the decision is the right one,” he added.According to sources close to Hamas, six Hamas leaders including Hayya and former top leader Khaled Meshaal were in the building targeted by Israel at the time of the strike. AFP has been unable to reach any of them since then.Qatar said the strikes targeted the homes of several members of Hamas’s political bureau residing in the Gulf country.- ‘Not thrilled’ -Trump said he was not notified in advance of the Israeli attack and was “not thrilled about the whole situation”.Speaking to reporters during a rare outing to a Washington restaurant, he said: “We want the hostages back, but we are not thrilled about the way that went down today.”Qatar’s prime minister said it reserved the right to respond to the Israeli attack, which it said constituted a “pivotal moment” for region.Defence Minister Israel Katz vowed that Israel would “act against its enemies anywhere”.”There is no place where they can hide,” he wrote on X, adding that “everyone who took part in the October 7 massacre will be held fully accountable,” referring to Hamas’s October 2023 attack on Israel that sparked the nearly two-year Gaza war.In a post on social media, Trump insisted that “this was a decision made by Prime Minister Netanyahu, it was not a decision made by me”.”I view Qatar as a strong Ally and friend of the U.S., and feel very badly about the location of the attack,” he said, adding Hamas’s elimination was still a “worthy goal”.- ‘Grave violation’ – Russia and China meanwhile joined an international chorus of condemnation on Wednesday, with Moscow saying the operation undermined peace efforts in the Middle East.”Russia considers the incident a grave violation of international law… an encroachment on the sovereignty and territorial integrity of an independent state, and a step leading to further escalation,” said Russia’s foreign ministry.Beijing expressed similar concerns and “dissatisfaction with actions by certain parties that undermine the ceasefire negotiations in Gaza”.Along with the United States and Egypt, Qatar has led multiple attempts to end the Israel-Hamas war and secure the release of the remaining hostages.Hamas’s October 7, 2023 attack resulted in the deaths of 1,219 people, mostly civilians, according to an AFP tally based on Israeli figures.Israel’s retaliatory offensive has killed at least 64,605 Palestinians, most of them civilians, according to figures from the health ministry in Hamas-run Gaza that the United Nations considers reliable.EU chief Ursula von der Leyen said Wednesday she would push to sanction “extremist” Israeli ministers and curb trade ties over the dire situation in Gaza.Israel’s foreign minister, Gideon Saar, hit back, writing on X that Europe was sending “the wrong message that strengthens Hamas and the radical axis in the Middle East.”

Lecornu prend ses marques à Matignon, où il va recevoir les forces politiques

Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu, accueilli sévèrement par les oppositions, prend ses marques mercredi à Matignon où il va commencer par consulter les groupes politiques, sur fond de mobilisation dans le pays, afin de trouver un compromis permettant la formation d’un gouvernement.Troisième chef du gouvernement nommé depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, cinquième depuis le début du second quinquennat d’Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu, 39 ans, succède à François Bayrou, renversé lundi par les députés. Celui-ci l’avait doublé en décembre en forçant sa nomination alors que le ministre des Armées de l’époque était déjà pressenti à ce poste.La passation de pouvoir entre les deux hommes a lieu à midi, le jour même d’une mobilisation pour “bloquer” le pays née sur les réseaux sociaux, qui a débuté par une série d’actions sporadiques, notamment dans l’ouest et en région parisienne, avant une mobilisation syndicale le 18 septembre. Ce sera l’occasion pour Sébastien Lecornu, homme politique discret inconnu du grand public, fils unique d’une secrétaire médicale et d’un technicien de l’aéronautique, de se présenter aux Français.Il a affirmé sur X mardi soir qu’il “mesurait” les “attentes” de ses concitoyens et qu’il “connaissait (leurs) difficultés”. “Nous sommes au travail, avec humilité, et nous allons tout faire pour y arriver”.- “Colère sociale” -Première tâche confiée par le président Macron à ce fidèle compagnon venu de la droite, ministre de tous ses gouvernements depuis 2017: “Consulter” les forces politiques en vue de trouver des “accords” pour préserver la “stabilité institutionnelle” du pays, alors qu’il ne dispose à l’Assemblée nationale d’aucune majorité.Il recevra dès 14H30 un prédécesseur devenu président du parti présidentiel Renaissance Gabriel Attal.Un second rendez-vous est prévu à 15H30 avec Les Républicains, ancien parti de M. Lecornu. Edouard Philippe, président de Horizons, sera reçu à 17H30.Concernant les oppositions, le PS et les écologistes ont été contactés par Matignon et devraient être reçus dans un second temps, selon deux sources à gauche.Enfin, au Rassemblement national, deux proches de Marine Le Pen assuraient en fin de matinée n’avoir pas entendu parler d’une invitation.La mission de Sébastien Lecornu est à haut risque dans un paysage politique éclaté et au vu des réactions très fraîches voire hostiles des oppositions à l’annonce de sa nomination.Alors que le président de la République a invité sa fragile coalition du centre et de la droite à “travailler” avec le Parti socialiste pour “élargir” son assise, celui-ci a estimé qu’il prenait le “risque de la colère sociale légitime et du blocage institutionnel du pays” en nommant M. Lecornu. Pour tenir, le futur gouvernement devra obtenir a minima une non-censure du PS, indispensable pour doter la France d’un budget pour 2026, dont la préparation vient de faire tomber le gouvernement sortant qui avait présenté un effort de 44 milliards d’euros.”Sans justice sociale, fiscale et écologique, sans mesures pour le pouvoir d’achat, les mêmes causes provoqueront les mêmes effets”, a prévenu le PS.- “Changement de méthode” -Selon un interlocuteur régulier de M. Macron, ce dernier pourrait cette fois accepter de réelles concessions aux socialistes, par exemple sur la taxation des plus riches, jusqu’ici un tabou pour lui.Comme preuve de “changement de méthode”, que devrait prôner le nouveau Premier ministre, le patron du PS Olivier Faure a demandé mercredi qu’il s’engage à ne pas recourir à l’article 49.3 de la Constitution, utilisé pour faire adopter sans vote tous les budgets depuis 2022. Le RN et LFI ont pour leur part dénoncé la proximité entre le président et son nouveau Premier ministre, promettant la censure faute de changement de cap politique. LFI compte d’ailleurs déposer une motion de censure spontanée dès la reprise de la session parlementaire.Même François Bayrou considère toujours que M. Lecornu n’est pas le Premier ministre idoine, trop proche du président et trop à droite, selon un responsable du bloc central.Plus affable, le président des Républicains (LR) et ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui réclamait une nomination rapide face aux risques de “débordements” des manifestations de mercredi, s’est dit prêt à “trouver des accords” avec M. Lecornu.A l’orée de discussions délicates, l’entourage de M. Lecornu loue le “calme” de l’ancien sénateur normand et son absence d’ambition présidentielle, un “négociateur” qui pu obtenir un “large consensus” sur la loi de programmation militaire.Alors qu’il a été épinglé par la gauche pour un dîner avec Mme Le Pen, ses proches réfutent toute connivence avec le parti à la flamme, soulignant que dans l’Eure, son département, quatre députés sur cinq “sont passés au RN”.

Lecornu prend ses marques à Matignon, où il va recevoir les forces politiques

Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu, accueilli sévèrement par les oppositions, prend ses marques mercredi à Matignon où il va commencer par consulter les groupes politiques, sur fond de mobilisation dans le pays, afin de trouver un compromis permettant la formation d’un gouvernement.Troisième chef du gouvernement nommé depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, cinquième depuis le début du second quinquennat d’Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu, 39 ans, succède à François Bayrou, renversé lundi par les députés. Celui-ci l’avait doublé en décembre en forçant sa nomination alors que le ministre des Armées de l’époque était déjà pressenti à ce poste.La passation de pouvoir entre les deux hommes a lieu à midi, le jour même d’une mobilisation pour “bloquer” le pays née sur les réseaux sociaux, qui a débuté par une série d’actions sporadiques, notamment dans l’ouest et en région parisienne, avant une mobilisation syndicale le 18 septembre. Ce sera l’occasion pour Sébastien Lecornu, homme politique discret inconnu du grand public, fils unique d’une secrétaire médicale et d’un technicien de l’aéronautique, de se présenter aux Français.Il a affirmé sur X mardi soir qu’il “mesurait” les “attentes” de ses concitoyens et qu’il “connaissait (leurs) difficultés”. “Nous sommes au travail, avec humilité, et nous allons tout faire pour y arriver”.- “Colère sociale” -Première tâche confiée par le président Macron à ce fidèle compagnon venu de la droite, ministre de tous ses gouvernements depuis 2017: “Consulter” les forces politiques en vue de trouver des “accords” pour préserver la “stabilité institutionnelle” du pays, alors qu’il ne dispose à l’Assemblée nationale d’aucune majorité.Il recevra dès 14H30 un prédécesseur devenu président du parti présidentiel Renaissance Gabriel Attal.Un second rendez-vous est prévu à 15H30 avec Les Républicains, ancien parti de M. Lecornu. Edouard Philippe, président de Horizons, sera reçu à 17H30.Concernant les oppositions, le PS et les écologistes ont été contactés par Matignon et devraient être reçus dans un second temps, selon deux sources à gauche.Enfin, au Rassemblement national, deux proches de Marine Le Pen assuraient en fin de matinée n’avoir pas entendu parler d’une invitation.La mission de Sébastien Lecornu est à haut risque dans un paysage politique éclaté et au vu des réactions très fraîches voire hostiles des oppositions à l’annonce de sa nomination.Alors que le président de la République a invité sa fragile coalition du centre et de la droite à “travailler” avec le Parti socialiste pour “élargir” son assise, celui-ci a estimé qu’il prenait le “risque de la colère sociale légitime et du blocage institutionnel du pays” en nommant M. Lecornu. Pour tenir, le futur gouvernement devra obtenir a minima une non-censure du PS, indispensable pour doter la France d’un budget pour 2026, dont la préparation vient de faire tomber le gouvernement sortant qui avait présenté un effort de 44 milliards d’euros.”Sans justice sociale, fiscale et écologique, sans mesures pour le pouvoir d’achat, les mêmes causes provoqueront les mêmes effets”, a prévenu le PS.- “Changement de méthode” -Selon un interlocuteur régulier de M. Macron, ce dernier pourrait cette fois accepter de réelles concessions aux socialistes, par exemple sur la taxation des plus riches, jusqu’ici un tabou pour lui.Comme preuve de “changement de méthode”, que devrait prôner le nouveau Premier ministre, le patron du PS Olivier Faure a demandé mercredi qu’il s’engage à ne pas recourir à l’article 49.3 de la Constitution, utilisé pour faire adopter sans vote tous les budgets depuis 2022. Le RN et LFI ont pour leur part dénoncé la proximité entre le président et son nouveau Premier ministre, promettant la censure faute de changement de cap politique. LFI compte d’ailleurs déposer une motion de censure spontanée dès la reprise de la session parlementaire.Même François Bayrou considère toujours que M. Lecornu n’est pas le Premier ministre idoine, trop proche du président et trop à droite, selon un responsable du bloc central.Plus affable, le président des Républicains (LR) et ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui réclamait une nomination rapide face aux risques de “débordements” des manifestations de mercredi, s’est dit prêt à “trouver des accords” avec M. Lecornu.A l’orée de discussions délicates, l’entourage de M. Lecornu loue le “calme” de l’ancien sénateur normand et son absence d’ambition présidentielle, un “négociateur” qui pu obtenir un “large consensus” sur la loi de programmation militaire.Alors qu’il a été épinglé par la gauche pour un dîner avec Mme Le Pen, ses proches réfutent toute connivence avec le parti à la flamme, soulignant que dans l’Eure, son département, quatre députés sur cinq “sont passés au RN”.