Xi Jinping s’est entretenu avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un
Le président chinois Xi Jinping a rencontré jeudi à Pékin le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, a indiqué l’agence de presse officielle Chine nouvelle, sans fournir dans l’immédiat de détails sur le contenu des discussions.Les deux hommes avaient déjà assisté ensemble mercredi dans la capitale chinoise, en compagnie d’autres dirigeants étrangers dont le président russe Vladimir Poutine, à un grand défilé militaire pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale.Kim Jong Un est arrivé mardi à Pékin et effectue actuellement une rare visite hors de son pays. Il s’agit de son premier déplacement en Chine depuis 2019.Malgré des périodes de tensions dues à l’agacement de Pékin devant les retombées de la course de Pyongyang à l’armement nucléaire et balistique, les deux pays asiatiques entretiennent d’étroites relations dont les racines plongent dans les champs de bataille de la Guerre de Corée (1950-1953). La Chine apporte son soutien diplomatique, politique et économique à la Corée du Nord, soumise à de lourdes sanctions internationales.Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, avait indiqué plus tôt jeudi que Xi Jinping et Kim Jong Un allaient se rencontrer pour un échange de vue “approfondi” sur les relations bilatérales.”La Chine est prête à travailler avec la partie nord-coréenne pour renforcer la communication stratégique, resserrer les échanges et la coopération, approfondir l’échange d’expériences en matière de gouvernance et d’administration”, avait ajouté M. Guo lors d’un point presse régulier.Kim Jong Un s’était déjà entretenu mercredi avec Vladimir Poutine, qui l’a remercié pour l’envoi de troupes nord-coréennes face aux soldats ukrainiens.”Les relations entre nos pays sont devenues particulièrement amicales, basées sur la confiance entre alliés”, avait affirmé à cette occasion le président russe.- “Irresponsables” -La rencontre entre les dirigeants chinois, russe et nord-coréen durant le défilé militaire de mercredi a piqué au vif le président américain Donald Trump.”Veuillez transmettre mes salutations les plus chaleureuses à Vladimir Poutine et Kim Jong Un pendant que vous conspirez contre les Etats-Unis d’Amérique”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social à l’adresse de Xi Jinping.Guo Jiakun a rejeté jeudi ces propos. “La Chine développe ses relations diplomatiques avec tous les pays, sans jamais cibler un tiers”, a-t-il réagi.Le porte-parole de la diplomatie chinoise a aussi qualifié d'”irresponsables” les propos de la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui avait décrit cette rencontre entre les trois dirigeants comme un “défi direct au système international basé sur des règles”.”Les propos des responsables européens sont empreints de partis pris idéologiques, manquent des connaissances historiques fondamentales et attisent ouvertement la confrontation”, a réagi M. Guo.Ces déclarations constituent “non seulement un manque de respect envers l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, mais portent aussi atteinte aux intérêts européens”, a-t-il ajouté.
Xi Jinping s’est entretenu avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un
Le président chinois Xi Jinping a rencontré jeudi à Pékin le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, a indiqué l’agence de presse officielle Chine nouvelle, sans fournir dans l’immédiat de détails sur le contenu des discussions.Les deux hommes avaient déjà assisté ensemble mercredi dans la capitale chinoise, en compagnie d’autres dirigeants étrangers dont le président russe Vladimir Poutine, à un grand défilé militaire pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale.Kim Jong Un est arrivé mardi à Pékin et effectue actuellement une rare visite hors de son pays. Il s’agit de son premier déplacement en Chine depuis 2019.Malgré des périodes de tensions dues à l’agacement de Pékin devant les retombées de la course de Pyongyang à l’armement nucléaire et balistique, les deux pays asiatiques entretiennent d’étroites relations dont les racines plongent dans les champs de bataille de la Guerre de Corée (1950-1953). La Chine apporte son soutien diplomatique, politique et économique à la Corée du Nord, soumise à de lourdes sanctions internationales.Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, avait indiqué plus tôt jeudi que Xi Jinping et Kim Jong Un allaient se rencontrer pour un échange de vue “approfondi” sur les relations bilatérales.”La Chine est prête à travailler avec la partie nord-coréenne pour renforcer la communication stratégique, resserrer les échanges et la coopération, approfondir l’échange d’expériences en matière de gouvernance et d’administration”, avait ajouté M. Guo lors d’un point presse régulier.Kim Jong Un s’était déjà entretenu mercredi avec Vladimir Poutine, qui l’a remercié pour l’envoi de troupes nord-coréennes face aux soldats ukrainiens.”Les relations entre nos pays sont devenues particulièrement amicales, basées sur la confiance entre alliés”, avait affirmé à cette occasion le président russe.- “Irresponsables” -La rencontre entre les dirigeants chinois, russe et nord-coréen durant le défilé militaire de mercredi a piqué au vif le président américain Donald Trump.”Veuillez transmettre mes salutations les plus chaleureuses à Vladimir Poutine et Kim Jong Un pendant que vous conspirez contre les Etats-Unis d’Amérique”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social à l’adresse de Xi Jinping.Guo Jiakun a rejeté jeudi ces propos. “La Chine développe ses relations diplomatiques avec tous les pays, sans jamais cibler un tiers”, a-t-il réagi.Le porte-parole de la diplomatie chinoise a aussi qualifié d'”irresponsables” les propos de la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui avait décrit cette rencontre entre les trois dirigeants comme un “défi direct au système international basé sur des règles”.”Les propos des responsables européens sont empreints de partis pris idéologiques, manquent des connaissances historiques fondamentales et attisent ouvertement la confrontation”, a réagi M. Guo.Ces déclarations constituent “non seulement un manque de respect envers l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, mais portent aussi atteinte aux intérêts européens”, a-t-il ajouté.
Equipe de France: Zabarnyi, la star de l’Ukraine face à ses coéquipiers parisiens
Illia Zabarnyi, la nouvelle star de l’équipe d’Ukraine, va devoir défendre face à ses partenaires du PSG contre l’équipe de France, que les jaune et bleu accueillent vendredi à Wroclaw (Pologne) pour l’ouverture des qualifications au Mondial-2026.”Je n’en ai pas parlé à mes coéquipiers, mais je pense qu’ils ont également ce match en tête”, raconte au site ukrainien Foot360 le défenseur central au sujet des attaquants qu’il devrait croiser à la Tarczynski Arena, Désiré Doué, Bradley Barcola et Ousmane Dembélé, si le favori au Ballon d’or est remis de sa gêne à la cuisse gauche.”Pour ma part, je suis ravi de jouer contre mes coéquipiers, il faudra leur livrer un vrai combat, ajoute le défenseur aux 49 sélections (3 buts). C’est une équipe redoutable, mais contre laquelle nous pouvons rivaliser.”Transféré de Bournemouth pour une soixantaine de millions d’euros, Zabarnyi est à 22 ans le footballeur le plus suivi au pays, où l’ont peut voir la Ligue 1 et la Ligue des champions sur la plateforme Megogo.”Il est désormais le visage du football ukrainien, le seul joueur ukrainien a évoluer dans un très grand club européen et dans un championnat du Top 5″, explique la journaliste du site sportif tribuna.com Iryna Koziupa.- L’affaire Safonov -“(Oleksandr) Zintchenko à quitté Arsenal pour Nottingham Forest, il n’est plus au plus haut niveau, (Mykhailo) Mudryk a cette catastrophique histoire de dopage (le joueur de Chelsea risque une suspension, NDLR) et (Artem) Dovbyk a ses propres problèmes en Italie (il n’est plus titulaire à la Roma, NDLR)”, développe-t-elle.Elle estime que Zabarnyi est même une des “quatre figures du sport ukrainien avec (la sauteuse en hauteur Yaroslava) Mahuchikh, (la tenniswoman Elina) Svitolina et (le boxeur Oleksandr) Usyk”.Mais une chose fait grincer des dents en Ukraine: sa situation de coéquipier du Russe Matveï Safonov au PSG. “C’est un très gros sujet pour nous, très polémique”, dit Iryna Koziupa. “Qu’un joueur ukrainien puisse être dans la même équipe qu’un joueur russe, c’est inapproprié pour de nombreux Ukrainiens”.”Nous ne pouvons pas faire comme si tout allait bien, mais c’est aussi une grande opportunité pour lui de jouer dans une équipe si prestigieuse, ajoute-t-elle. Beaucoup de gens auraient préféré que le PSG vende Safonov plutôt que (Gianluigi) Donnarumma au mercato…”Zabarnyi s’en est expliqué sur Foot360. “Je dois interagir avec lui à un niveau professionnel à l’entraînement et je remplirai mes obligations envers le club”, a-t-il déclaré, insistant sur son “soutien à l’isolement complet du football russe dans le monde”.- “Impressionné” -“En Ukraine, une guerre à grande échelle fait rage depuis presque quatre ans. Les Russes sont des agresseurs qui tentent en vain de détruire la liberté et l’indépendance de l’Ukraine. La guerre continue, et je n’entretiens aucune relation avec les Russes”, a martelé le néo-parisien. ”Je pense que c’est la meilleure position qu’il pouvait adopter, et la meilleure réponse qu’il pouvait donner”, estime Iryna Koziupa.Malgré cette histoire, Zabarnyi a bien débuté au PSG, titulaire deux matches sur trois.A Paris “j’ai été impressionné par à peu près tout, raconte-t-il. J’ai immédiatement ressenti que c’était le très haut niveau. Par exemple au centre d’entraînement, vous avez absolument tout ce dont vous avez besoin, pour le repos, la préparation, les terrains…”Le gamin, fils de médecin, formé à la prestigieuse école du Dynamo Kiev, a décidément changé de dimension. Pour sa toute première sélection, à même pas 18 ans, il avait débuté justement contre les Bleus par une terrible raclée (7-1), dans une équipe totalement remaniée après des cas de coronavirus, le 7 octobre 2020 au Stade de France.
Adoption du rapport parlementaire sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs
Le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs, menée par les députés Arthur Delaporte (PS) et Laure Miller (EPR), a été adopté jeudi à l’unanimité, ont-ils indiqué lors d’une conférence de presse.Ses conclusions seront rendues publiques le jeudi 11 septembre dans la matinée, ont-ils ajouté. Les 28 membres de la commission, lancée en mars 2024, se sont penchés pendant six mois sur l’algorithme de TikTok, qui tend, selon de nombreuses études, à enfermer ses utilisateurs dans “des bulles de filtres”, mais aussi les contenus problématiques et la question de leur modération.Ils ont aussi cherché à examiner les répercussions psychologiques de l’application sur les enfants et les adolescents après qu’un collectif de sept familles a assigné le réseau social en justice en France fin novembre 2024, l’accusant d’avoir exposé leurs enfants à des contenus pouvant les pousser au suicide.Plus de 160 personnes (experts, politiques, responsables des réseaux sociaux, influenceurs) ont été auditionnées d’avril à juin par cette commission, a indiqué son président Arthur Delaporte. Certains échanges musclés ont d’ailleurs tourné en boucle sur internet, notamment lorsque l’influenceur masculiniste Alex Hitchens, entendu en visioconférence, a raccroché au nez des députés, stupéfaits.Interrogés sur la possible chute du gouvernement de François Bayrou lundi prochain, qui risquerait d’enterrer les propositions de la commission, les députés ont voulu balayer les inquiétudes. “C’est un sujet de préoccupation majeur des Français”, a souligné la rapporteuse de la commission, Laure Miller. “Comme le rapport a été adopté, même s’il y a une dissolution lundi prochain, le rapport existera et fera foi” et pourra “être utilisé par tous les gouvernements, qu’ils soient macroniste ou socialiste”, a abondé M. Delaporte.
Le bilan du séisme en Afghanistan bondit à plus de 2.200 morts
Le séisme de magnitude 6 qui a frappé dimanche soir l’Afghanistan a fait plus de 2.200 morts, selon le bilan actualisé jeudi par les autorités talibanes qui fait de loin de ce tremblement de terre le plus meurtrier de l’histoire récente du pays.Dans les villages à flanc de montagne de la province de Kounar, celle qui compte la quasi-totalité des morts et des près de 4.000 blessés, éboulements et glissements de terrain compliquent toujours l’accès.Depuis quatre jours, des milliers de familles pauvres et désormais sans-abris sous la pluie disent attendre les secouristes et les autorités censées organiser l’après-séisme dans ces provinces orientales reculées.Là, à la lisière du Pakistan, la terre continue de trembler régulièrement, réveillant les traumatismes d’habitants qui tentent encore de compter leurs morts et espèrent voir atterrir l’un des hélicoptères du ministère de la Défense, pour envoyer les blessés vers la grande ville de Jalalabad.”Il nous faut des tentes, de l’eau, de la nourriture et des médicaments en urgence”, lance à l’AFP Zahir Khan Safi, agriculteur de 48 ans dans le village dévasté de Mazar Dara.Installé dans un champ avec des centaines de familles, dans le village où plus aucune toilette n’est accessible, il raconte comment les hommes sont obligés de s’éloigner pour se soulager. “Les femmes attendent la nuit pour y aller”, sans être vues, poursuit-il.Le tremblement de terre, le plus meurtrier de l’histoire récente de l’Afghanistan a détruit 7.000 maisons dans les provinces de Kounar, de Laghman et de Nangarhar.Le bilan pourrait encore croître car “des centaines de corps ont été retrouvés dans les maisons détruites” au cours d'”opérations de recherche et de secours qui continuent”, prévient Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement.- Jour et nuit dans les champs -Les chances de retrouver des survivants en revanche “s’amenuisent rapidement”, estime l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), notant que “des pluies ont encore aggravé” la situation.Les autorités talibanes, déjà confrontées à des séismes dévastateurs en 2022 et 2023, préviennent qu’elles ne pourront pas faire face seules.Pour l’ONU et les ONG, le séisme, suivi de six fortes répliques, arrive “au pire moment”. Elles ont été forcées depuis le début de l’année de réduire leur assistance aux Afghans en raison des coupes dans l’aide internationale.L’OMS, qui a alerté sur le risque d’épidémies, a lancé un nouvel appel de fonds de quatre millions de dollars pour répondre aux besoins “immenses” après le séisme, tandis que l’ONU a déjà débloqué cinq millions de dollars.Dans l’immédiat, “certains villages n’ont toujours pas reçu d’aide”, rapporte à l’AFP Ijaz Ulhaq Yaad, un haut fonctionnaire du district de Nourgal à Kounar.”On a peur, il y a eu beaucoup de répliques”, témoigne Awrangzeeb Nouri, 35 ans, dans son village de Dara-i-Nur, dans la province de Nangarhar. “On passe le jour et la nuit dans des champs, on a quitté nos maisons” — qui, pour celles encore debout, menacent de s’écrouler à tout moment.- “Une crise après l’autre” -“Le tremblement de terre devrait être un rappel brutal que l’Afghanistan, confronté à une crise après l’autre, ne peut être laissé seul”, a estimé le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), appelant les donateurs à se mobiliser.Et pourtant, au moment même où la terre tremblait en Afghanistan, le Pakistan voisin accélérait sa campagne d’expulsions de migrants afghans.Depuis lundi, le pays a poussé au départ des milliers d’Afghans porteurs de cartes de réfugiés de l’ONU censées les protéger, ont rapporté à l’AFP des responsables des deux côtés de la frontière.Déjà, selon l’OMS, 270.000 Afghans récemment rentrés dans leur pays — du Pakistan ou d’Iran, également décidé à expulser les Afghans — ont été affectés par le séisme.L’ONU a appelé le Pakistan à suspendre les expulsions.Depuis 1900, le nord-est de l’Afghanistan, à la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne, a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.
Le bilan du séisme en Afghanistan bondit à plus de 2.200 morts
Le séisme de magnitude 6 qui a frappé dimanche soir l’Afghanistan a fait plus de 2.200 morts, selon le bilan actualisé jeudi par les autorités talibanes qui fait de loin de ce tremblement de terre le plus meurtrier de l’histoire récente du pays.Dans les villages à flanc de montagne de la province de Kounar, celle qui compte la quasi-totalité des morts et des près de 4.000 blessés, éboulements et glissements de terrain compliquent toujours l’accès.Depuis quatre jours, des milliers de familles pauvres et désormais sans-abris sous la pluie disent attendre les secouristes et les autorités censées organiser l’après-séisme dans ces provinces orientales reculées.Là, à la lisière du Pakistan, la terre continue de trembler régulièrement, réveillant les traumatismes d’habitants qui tentent encore de compter leurs morts et espèrent voir atterrir l’un des hélicoptères du ministère de la Défense, pour envoyer les blessés vers la grande ville de Jalalabad.”Il nous faut des tentes, de l’eau, de la nourriture et des médicaments en urgence”, lance à l’AFP Zahir Khan Safi, agriculteur de 48 ans dans le village dévasté de Mazar Dara.Installé dans un champ avec des centaines de familles, dans le village où plus aucune toilette n’est accessible, il raconte comment les hommes sont obligés de s’éloigner pour se soulager. “Les femmes attendent la nuit pour y aller”, sans être vues, poursuit-il.Le tremblement de terre, le plus meurtrier de l’histoire récente de l’Afghanistan a détruit 7.000 maisons dans les provinces de Kounar, de Laghman et de Nangarhar.Le bilan pourrait encore croître car “des centaines de corps ont été retrouvés dans les maisons détruites” au cours d'”opérations de recherche et de secours qui continuent”, prévient Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement.- Jour et nuit dans les champs -Les chances de retrouver des survivants en revanche “s’amenuisent rapidement”, estime l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), notant que “des pluies ont encore aggravé” la situation.Les autorités talibanes, déjà confrontées à des séismes dévastateurs en 2022 et 2023, préviennent qu’elles ne pourront pas faire face seules.Pour l’ONU et les ONG, le séisme, suivi de six fortes répliques, arrive “au pire moment”. Elles ont été forcées depuis le début de l’année de réduire leur assistance aux Afghans en raison des coupes dans l’aide internationale.L’OMS, qui a alerté sur le risque d’épidémies, a lancé un nouvel appel de fonds de quatre millions de dollars pour répondre aux besoins “immenses” après le séisme, tandis que l’ONU a déjà débloqué cinq millions de dollars.Dans l’immédiat, “certains villages n’ont toujours pas reçu d’aide”, rapporte à l’AFP Ijaz Ulhaq Yaad, un haut fonctionnaire du district de Nourgal à Kounar.”On a peur, il y a eu beaucoup de répliques”, témoigne Awrangzeeb Nouri, 35 ans, dans son village de Dara-i-Nur, dans la province de Nangarhar. “On passe le jour et la nuit dans des champs, on a quitté nos maisons” — qui, pour celles encore debout, menacent de s’écrouler à tout moment.- “Une crise après l’autre” -“Le tremblement de terre devrait être un rappel brutal que l’Afghanistan, confronté à une crise après l’autre, ne peut être laissé seul”, a estimé le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), appelant les donateurs à se mobiliser.Et pourtant, au moment même où la terre tremblait en Afghanistan, le Pakistan voisin accélérait sa campagne d’expulsions de migrants afghans.Depuis lundi, le pays a poussé au départ des milliers d’Afghans porteurs de cartes de réfugiés de l’ONU censées les protéger, ont rapporté à l’AFP des responsables des deux côtés de la frontière.Déjà, selon l’OMS, 270.000 Afghans récemment rentrés dans leur pays — du Pakistan ou d’Iran, également décidé à expulser les Afghans — ont été affectés par le séisme.L’ONU a appelé le Pakistan à suspendre les expulsions.Depuis 1900, le nord-est de l’Afghanistan, à la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne, a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.
Le bilan du séisme en Afghanistan bondit à plus de 2.200 morts
Le séisme de magnitude 6 qui a frappé dimanche soir l’Afghanistan a fait plus de 2.200 morts, selon le bilan actualisé jeudi par les autorités talibanes qui fait de loin de ce tremblement de terre le plus meurtrier de l’histoire récente du pays.Dans les villages à flanc de montagne de la province de Kounar, celle qui compte la quasi-totalité des morts et des près de 4.000 blessés, éboulements et glissements de terrain compliquent toujours l’accès.Depuis quatre jours, des milliers de familles pauvres et désormais sans-abris sous la pluie disent attendre les secouristes et les autorités censées organiser l’après-séisme dans ces provinces orientales reculées.Là, à la lisière du Pakistan, la terre continue de trembler régulièrement, réveillant les traumatismes d’habitants qui tentent encore de compter leurs morts et espèrent voir atterrir l’un des hélicoptères du ministère de la Défense, pour envoyer les blessés vers la grande ville de Jalalabad.”Il nous faut des tentes, de l’eau, de la nourriture et des médicaments en urgence”, lance à l’AFP Zahir Khan Safi, agriculteur de 48 ans dans le village dévasté de Mazar Dara.Installé dans un champ avec des centaines de familles, dans le village où plus aucune toilette n’est accessible, il raconte comment les hommes sont obligés de s’éloigner pour se soulager. “Les femmes attendent la nuit pour y aller”, sans être vues, poursuit-il.Le tremblement de terre, le plus meurtrier de l’histoire récente de l’Afghanistan a détruit 7.000 maisons dans les provinces de Kounar, de Laghman et de Nangarhar.Le bilan pourrait encore croître car “des centaines de corps ont été retrouvés dans les maisons détruites” au cours d'”opérations de recherche et de secours qui continuent”, prévient Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement.- Jour et nuit dans les champs -Les chances de retrouver des survivants en revanche “s’amenuisent rapidement”, estime l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), notant que “des pluies ont encore aggravé” la situation.Les autorités talibanes, déjà confrontées à des séismes dévastateurs en 2022 et 2023, préviennent qu’elles ne pourront pas faire face seules.Pour l’ONU et les ONG, le séisme, suivi de six fortes répliques, arrive “au pire moment”. Elles ont été forcées depuis le début de l’année de réduire leur assistance aux Afghans en raison des coupes dans l’aide internationale.L’OMS, qui a alerté sur le risque d’épidémies, a lancé un nouvel appel de fonds de quatre millions de dollars pour répondre aux besoins “immenses” après le séisme, tandis que l’ONU a déjà débloqué cinq millions de dollars.Dans l’immédiat, “certains villages n’ont toujours pas reçu d’aide”, rapporte à l’AFP Ijaz Ulhaq Yaad, un haut fonctionnaire du district de Nourgal à Kounar.”On a peur, il y a eu beaucoup de répliques”, témoigne Awrangzeeb Nouri, 35 ans, dans son village de Dara-i-Nur, dans la province de Nangarhar. “On passe le jour et la nuit dans des champs, on a quitté nos maisons” — qui, pour celles encore debout, menacent de s’écrouler à tout moment.- “Une crise après l’autre” -“Le tremblement de terre devrait être un rappel brutal que l’Afghanistan, confronté à une crise après l’autre, ne peut être laissé seul”, a estimé le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), appelant les donateurs à se mobiliser.Et pourtant, au moment même où la terre tremblait en Afghanistan, le Pakistan voisin accélérait sa campagne d’expulsions de migrants afghans.Depuis lundi, le pays a poussé au départ des milliers d’Afghans porteurs de cartes de réfugiés de l’ONU censées les protéger, ont rapporté à l’AFP des responsables des deux côtés de la frontière.Déjà, selon l’OMS, 270.000 Afghans récemment rentrés dans leur pays — du Pakistan ou d’Iran, également décidé à expulser les Afghans — ont été affectés par le séisme.L’ONU a appelé le Pakistan à suspendre les expulsions.Depuis 1900, le nord-est de l’Afghanistan, à la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne, a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.
Coffee and cash: how Hamas pays its civil servants in secret
One of thousands of public servants in Gaza’s Hamas-run government, Karim, a public works ministry employee, received what seemed like an ordinary message on his phone: an invitation “for a coffee”.The text gave a time for a meeting near a school sheltering displaced people amid the wreckage and rubble of nearly two years of war between Hamas and Israel in the Palestinian territory. Karim, who like others interviewed by AFP asked to use a pseudonym, explained how he went to the meeting in July terrified of a possible Israeli attack, but found “an employee I knew waiting for me”.He “gave me 1,000 shekels ($298),” the 39-year-old said, adding that that was only part of his pre-war salary of 2,900 shekels.The war has destroyed public infrastructure and put most government employees out of work, but testimonies gathered by AFP from civil servants confirm Hamas is still paying some salaries, at least in part and with delays.Israel has dealt a series of body blows to Hamas and its institutions over the past two years, decimating the Palestinian Islamist movement that seized total control of Gaza in 2007.In response to Hamas’s unprecedented attack on Israel on October 7, 2023, the Israeli army launched an offensive against the group, which according to the health ministry in the Gaza Strip has killed at least 63,746 people.Residents in Gaza explained they try to avoid being close to people linked to Hamas or its fighters, for fear of the Israeli military locating and targeting them with strikes that often kill or injure those around them.According to witnesses, the army has repeatedly targeted people sent by Hamas to deliver salaries.- ‘Escaped death’ -Alaa, a teacher at a public school in Gaza City, last received a salary in June.The mother of five had received a text message asking her to go to a school sheltering displaced people in northern Gaza.When she arrived, “the school had just been bombed and the employee in charge of distributing salaries had fled. Thank God I was late, I escaped death.”She had to return to the area the next day to receive her salary, she said.The Israeli army regularly carries out strikes on schools, where displaced people shelter, accusing fighters from Hamas and other militant groups of using them as bases and command posts.Before the war, Hamas’s government employed an estimated 40,000 people, drawing from revenue from customs duties and taxes to run public services.From 2021 until the start of the war in Gaza in 2023, Qatar pledged $360 million in annual funding to the Palestinian territory, at Israel’s request, which included salaries of civil servants such as doctors and teachers. Doha has denied providing financial aid to Hamas.Hamas officials had claimed, before the war in Gaza, to have received financial support from Iran, though the Islamic republic has never confirmed providing funds.According to an official familiar with the matter in Gaza who spoke to AFP on condition of anonymity, Hamas obtained cash mainly through smuggling via tunnels dug near the border or by sea, despite Israel’s blockade.In February 2024, the Israeli army released videos of safes and bags containing large sums of money (in shekels, US dollars and Jordanian dinars) that it said it had discovered in tunnels under Gaza, along with documents it claimed proved cash transfers from Iran to Hamas.Jamil, 43, an accountant at a government institution, told AFP Hamas “stored hundreds of millions of dollars in tunnels or safe places for difficult times such as war”, without providing further details.- ‘Mafia’ -The Israeli military has hit Hamas’s infrastructure and targeted financial leaders like Ismail Barhoum, who was killed in March in an Israeli strike.Israel has “bombed Hamas-owned banks, places where money was stored, and assassinated financial system officials, but that didn’t stop the process,” he said.According to a Hamas source who spoke to AFP on condition of anonymity, senior officials receive their salaries in secret where they live, in displacement camps or schools turned shelters, “so as not to be exposed to strikes.”Jamil explained the salary payment process is “very complex”, changing according to the security situation. Hamas “is keen to pay part of the salaries as soon as the funds are available”, he added.But officials interviewed by AFP complain their wages are not enough to meet basic needs, in a territory where the UN declared famine last month.Others complained that only civil servants who are members of Hamas get paid.Massoud, an officer in the Hamas police force, said he recently received a message on his wife’s phone inviting him to “have tea”. His wife was pleasantly surprised, grateful that his salary had arrived.But the money “is not enough to eat, and we are hungry,” he told AFP.”We’re with the resistance,” he said of Hamas, but added the group should have been “prepared for such hellish times”.Abdallah, 38, a teacher, last received his salary (950 shekels) in July, stretching it, like most Gazans who still manage an income, to feed 20 extended family members after his three brothers were killed near aid distribution sites.”I said goodbye to my wife and children without telling them I was going to get my salary.” This way of being paid is “painful, it’s like you’re working for the mafia.”







