Ligue des champions: Eric Dier, nouveau patron de la défense monégasque à l’épreuve de Bruges

Le défenseur international anglais Eric Dier, 31 ans, recrue estivale de Monaco, est rapidement devenu le patron de la défense de l’équipe du Rocher, qui ambitionne de bons débuts jeudi à Bruges, en ouverture de la Ligue des champions.Thiago Scuro, le directeur général du club, et Adi Hütter, l’entraîneur, avaient rapidement ciblé les manques de Monaco la saison dernière. Il fallait notamment apporter de la maturité défensive à une équipe capable, contre Benfica par exemple, de perdre le fil d’un match sans que l’adversaire ne soit réellement supérieur.Dier, libre de tout contrat après un an et demi passé au Bayern Munich, possédait le profil idoine pour combler ce manque.A Munich, où son départ a été regretté, l’Anglais a ainsi disputé 11 rencontres de C1, dont les quarts de finale contre Arsenal (2-2, 1-0) et les demi-finales contre le Real Madrid (2-2, 1-2) comme titulaire en 2024, puis les quarts de finale, également titulaire, contre l’Inter Milan (2-2, 1-2), la saison passée. Si l’on y ajoute sa participation, en 2019, à la finale perdue contre Liverpool (0-2) avec Tottenham, où il a joué neuf saisons et demie, un total de 66 matches européens, de 49 sélections avec les +Three Lions+, de 341 rencontres dans les premières divisions anglaise, allemande, portugaise et française, ce défenseur au parcours atypique, formé au Sporting Portugal, cochait toutes les cases.- “Il aide dans la construction” -“On l’a recruté très vite, ce qui a été important, explique Scuro à l’AFP. Eric a un profil de très haut-niveau, avec des compétences de leadership. Il valorise son environnement et aide beaucoup, notamment dans la construction du jeu. On avait des difficultés sur certains matches. Depuis son arrivée, il permet plus de contrôle, offre plus d’options dans la transition défense-attaque, en utilisant moins de ballons longs”.Déjà installé en appartement avec sa famille, Dier a apprécié d’avoir “eu le temps s’organiser”. “La transition a été facile pour nous, souligne-t-il. On vit bien à Monaco. Il est toujours agréable de découvrir de nouveau lieux, d’expérimenter une nouvelle culture”.Depuis deux mois, il est donc complètement dédié à son rôle. Il a même marqué lors de l’ouverture de la L1 contre le Havre (3-1). Dier place l’équipe au-dessus de l’individu.”J’essaie d’améliorer mes partenaires, assure-t-il. Je communique beaucoup. J’essaie d’être agressif, mais aussi de me contrôler pour apporter du calme. C’est important pour un défenseur de se sentir en sécurité”.- “Revenir en sélection” -Hütter confirme les aptitudes de ce “joueur-clé”: “Il est très engagé auprès des jeunes. La façon dont il s’entraîne, la fréquence à laquelle il leur montre, notamment à Mawissa, comment agir dans certaines situations, c’est très positif”.D’autant que la direction compte voir l’effectif poursuivre sa transformation. “La prochaine étape, c’est le travail mental, l’état d’esprit: croire que nous pouvons aller loin en Ligue des Champions, insiste Scuro à l’AFP. Et Eric œuvre à ce niveau”.D’ailleurs, l’Anglais connaît la qualité de l’effectif. Il est ambitieux, collectivement, comme personnellement. “Revenir en équipe nationale est un objectif, assure-t-il. J’ai 49 capes. Ne pas en avoir 50 m’énerve un peu. Ce serait bien. Mais pour ça, il faut être bon en club. Le reste ne m’appartient pas”.Il a d’ailleurs remarqué que son partenaire Thilo Kehrer avait disputé en juin la phase finale de Ligue des nations avec l’Allemagne, alors qu’il n’avait plus été appelé depuis deux ans.”En jouant la Ligue des champions avec Monaco à un bon niveau, on attire les regards, Eric peut revenir”, conclut Scuro.Dier n’a plus été convoqué depuis mars 2023. Et Monaco vise au moins les 8e de finale de la C1…

Meta poursuit son pari en intégrant un écran dans ses lunettes dopées à l’IA

Meta (Facebook, Instagram, …) a dévoilé mercredi des lunettes connectées intégrant un écran dans les verres et des fonctions IA étendues, poursuivant son pari sur la fusion entre monde réel et virtuel qui lui coûte encore des pertes financières considérables.Le patron du groupe, Mark Zuckerberg, estime depuis longtemps que les lunettes dopées à l’intelligence artificielle (IA) sont appelées à remplacer un jour le smartphone.Pour l’illustrer, il a inauguré mercredi la conférence annuelle Meta Connect à Menlo Park (Californie) en filmant son entrée avec les nouvelles “Meta Ray-Ban Display”, dévoilant un écran intégré au verre droit, capable d’afficher des messages, des photos et des vidéos. L’écran, la caméra et les fonctions IA sont activables à la voix et via de subtils mouvements des doigts, grâce à un bracelet au poignet.”Notre objectif est de créer des lunettes élégantes qui offrent une superintelligence personnelle et une sensation de présence grâce à des hologrammes réalistes”, a déclaré le patron de Meta, pour qui “la combinaison de ces idées est ce que nous appelons le métavers”Meta investit massivement depuis quatre ans dans la réalité virtuelle et le métavers, un virage marqué en 2021 par l’abandon du nom Facebook.Sa branche Reality Labs, chargée du développement de casques, de lunettes et de logiciels pour le métavers, a cependant creusé ses pertes, à 4,5 milliards de dollars ce trimestre, pour seulement 370 millions de revenus.”Il n’y a aucune chance réaliste que les ventes de lunettes connectées rendent cette branche rentable à court terme”, estime Leo Gebbie, analyste chez CCS Insight présent lors de l’événement.Pour lui, “il s’agit plutôt d’un pari à long terme pour se libérer des smartphones, domaine dans lequel Meta a été étranglé par ses rivaux Apple et Google, et pour contrôler son propre destin dans le domaine des objects connectés portables”Les nouvelles lunettes avec écran, dernières nées d’une ligne de lunettes connectées inaugurée en 2023, seront commercialisées à partir du 30 septembre pour 799 dollars (environ 675 euros).La gamme s’élargit aussi aux montures Oakley, à leur tour capables de prendre photos et vidéos sans les mains, d’utiliser un assistant IA et de fournir dans vos oreilles une traduction instantanée des propos de votre interlocuteur.L’IA de Meta promet désormais, entre autres, de vous aider à concocter des recettes avec les ingrédients filmés par les lunettes, d’amplifier la voix de vos amis dans un environnement bruyant ou, pour les lunettes avec écran intégré, de sous-titrer votre interlocuteur.Le partenariat, conclu en 2019 avec EssilorLuxottica, maison mère de Ray-Ban et Oakley, intègre désormais une version sportive, les Oakley Meta Vanguard, commercialisées à 499 dollars (environ 420 euros) fin octobre.Les Ray-Ban Meta, dont la nouvelle évolution de base sera proposée à partir de 379 dollars (320 euros), sont devenues les lunettes connectées les plus vendues au monde, avec plusieurs millions d’unités écoulées.Cela fait plus de dix ans que les lunettes connectées sont vues par l’industrie comme une technologie d’avenir. Google avait lancé en 2013 son casque Glass équipé d’une caméra, abandonné depuis, tandis que Meta a rencontré davantage de succès avec ses modèles Ray-Ban.Le marché mondial des lunettes intelligentes, évalué à près de 2 milliards de dollars en 2024, pourrait atteindre 8,26 milliards par an d’ici la fin de la décennie, selon le cabinet Grand View Research.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

“Un tournant” après les crises: les pêcheurs français réunis à Boulogne-sur-Mer

Renouveler la flotte et gérer durablement la ressource: c’est à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), premier port de pêche français, que les professionnels du secteur se réunissent jeudi et vendredi pour débattre de l’avenir de la filière, encore meurtrie par le Brexit.”On est à un tournant pour la pêche française”, estime Olivier Le Nézet, président du Comité national des pêches.Il martèle que le secteur, chahuté par le Brexit, la fermeture temporaire du Golfe de Gascogne pour lutter contre les captures accidentelles de dauphins et la restriction redoutée des espaces dédiés à la pêche, a “besoin de stabilité”.La quinzième édition de ces assises, organisées par Ouest-France et Le Marin, n’offrira sans doute pas la “visibilité” réclamée par le secteur alors que la réforme de la politique commune de la pêche (PCP européenne) doit aboutir en 2026, en cette période de “réserve” politique. La venue de la ministre démissionnaire chargée de la Mer, Agnès Pannier-Runacher, restait incertaine à la veille de l’événement.  – Corsaires à l’occasion -La France, deuxième producteur européen de produits de la pêche en 2023 (derrière l’Espagne), est un géant fragilisé: une flotte vieillissante, avec des navires d’une moyenne d’âge de 30 ans, difficile à décarboner et peu à même d’attirer de jeunes recrues.Au rang des priorités figurent donc les modalités de renouvellement de la flotte.Une des difficultés réside dans les règles européennes qui ne permettent pas d’acquérir de nouveaux navires plus puissants, au motif que l’augmentation de la puissance (jauge) risquerait d’augmenter les captures de poissons.Une “absurdité” pour les pêcheurs, qui rappellent être soumis à des quotas, et aussi pour de nombreux États côtiers, qui à l’instar de la France, voudraient voir modifier le mode de calcul de la jauge, qui ne distingue pas les espaces à bord utiles à l’effort de pêche de ceux liés au confort des marins ou au traitement des poissons.Une série de tables rondes, réunissant scientifiques, élus locaux et professionnels, permettront de balayer les crises du secteur et de réfléchir à des solutions.Comme le reste de la flotte française, Boulogne-sur-Mer a vu son nombre de navires refluer mais affiche de beaux résultats: en 2024, les ventes locales ont été record en criée, avec 93 millions d’euros (+4%) et des volumes en hausse.Dans cette ville bâtie à flanc de falaise par des marins qui étaient encore occasionnellement corsaires il y a trois siècles, la concurrence dans la Manche, en premier lieu avec le voisin anglais, est une vieille histoire. Et une source perpétuelle d’inquiétude.Après le Brexit, c’est la pêche bretonne qui a perdu le plus de navires, envoyés à la casse faute de pouvoir travailler dans les eaux britanniques, mais les pêcheurs des Hauts-de-France redoutent la restriction de leurs zones de pêche.En mai dernier, ils avaient accueilli avec “soulagement” la prolongation jusqu’en 2038 d’un accord leur permettant de continuer à pêcher dans les eaux britanniques. Mais l’enthousiasme est vite retombé.”On a de la visibilité dans le temps, c’est vrai. Mais cet accord est une coquille vide, parce que les Britanniques ont entre-temps annoncé la création de 43 nouvelles aires marines protégées (AMP) dans des zones où nos navires travaillent”, explique à l’AFP Olivier Le Nézet.- Cabillaud disparu -Au ministère, on tempère, soulignant que la phase de délimitation des AMP n’est pas encore achevée, et on plaide pour une “approche au cas par cas”, prenant en compte les spécificités des écosystèmes et des techniques de pêche avant de décider de restrictions.La technique la plus décriée est le chalutage de fond, avec ses filets traînés sur le fond de la mer, dénoncé comme “destructeur”. L’ONG Bloom a même attaqué l’Etat français en justice début juillet, exigeant son interdiction totale, en premier lieu dans les AMP. En juin, le gouvernement français avait annoncé un renforcement des AMP, avec une limitation du chalutage de fond sur 4% des eaux hexagonales d’ici fin 2026.Entre surpêche et réchauffement des eaux, la ressource halieutique s’amenuise: au large de Boulogne, le cabillaud a aujourd’hui disparu et le maquereau se raréfie, laissant place à la sardine.

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“Un tournant” après les crises: les pêcheurs français réunis à Boulogne-sur-Mer

Renouveler la flotte et gérer durablement la ressource: c’est à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), premier port de pêche français, que les professionnels du secteur se réunissent jeudi et vendredi pour débattre de l’avenir de la filière, encore meurtrie par le Brexit.”On est à un tournant pour la pêche française”, estime Olivier Le Nézet, président du Comité national des pêches.Il martèle que le secteur, chahuté par le Brexit, la fermeture temporaire du Golfe de Gascogne pour lutter contre les captures accidentelles de dauphins et la restriction redoutée des espaces dédiés à la pêche, a “besoin de stabilité”.La quinzième édition de ces assises, organisées par Ouest-France et Le Marin, n’offrira sans doute pas la “visibilité” réclamée par le secteur alors que la réforme de la politique commune de la pêche (PCP européenne) doit aboutir en 2026, en cette période de “réserve” politique. La venue de la ministre démissionnaire chargée de la Mer, Agnès Pannier-Runacher, restait incertaine à la veille de l’événement.  – Corsaires à l’occasion -La France, deuxième producteur européen de produits de la pêche en 2023 (derrière l’Espagne), est un géant fragilisé: une flotte vieillissante, avec des navires d’une moyenne d’âge de 30 ans, difficile à décarboner et peu à même d’attirer de jeunes recrues.Au rang des priorités figurent donc les modalités de renouvellement de la flotte.Une des difficultés réside dans les règles européennes qui ne permettent pas d’acquérir de nouveaux navires plus puissants, au motif que l’augmentation de la puissance (jauge) risquerait d’augmenter les captures de poissons.Une “absurdité” pour les pêcheurs, qui rappellent être soumis à des quotas, et aussi pour de nombreux États côtiers, qui à l’instar de la France, voudraient voir modifier le mode de calcul de la jauge, qui ne distingue pas les espaces à bord utiles à l’effort de pêche de ceux liés au confort des marins ou au traitement des poissons.Une série de tables rondes, réunissant scientifiques, élus locaux et professionnels, permettront de balayer les crises du secteur et de réfléchir à des solutions.Comme le reste de la flotte française, Boulogne-sur-Mer a vu son nombre de navires refluer mais affiche de beaux résultats: en 2024, les ventes locales ont été record en criée, avec 93 millions d’euros (+4%) et des volumes en hausse.Dans cette ville bâtie à flanc de falaise par des marins qui étaient encore occasionnellement corsaires il y a trois siècles, la concurrence dans la Manche, en premier lieu avec le voisin anglais, est une vieille histoire. Et une source perpétuelle d’inquiétude.Après le Brexit, c’est la pêche bretonne qui a perdu le plus de navires, envoyés à la casse faute de pouvoir travailler dans les eaux britanniques, mais les pêcheurs des Hauts-de-France redoutent la restriction de leurs zones de pêche.En mai dernier, ils avaient accueilli avec “soulagement” la prolongation jusqu’en 2038 d’un accord leur permettant de continuer à pêcher dans les eaux britanniques. Mais l’enthousiasme est vite retombé.”On a de la visibilité dans le temps, c’est vrai. Mais cet accord est une coquille vide, parce que les Britanniques ont entre-temps annoncé la création de 43 nouvelles aires marines protégées (AMP) dans des zones où nos navires travaillent”, explique à l’AFP Olivier Le Nézet.- Cabillaud disparu -Au ministère, on tempère, soulignant que la phase de délimitation des AMP n’est pas encore achevée, et on plaide pour une “approche au cas par cas”, prenant en compte les spécificités des écosystèmes et des techniques de pêche avant de décider de restrictions.La technique la plus décriée est le chalutage de fond, avec ses filets traînés sur le fond de la mer, dénoncé comme “destructeur”. L’ONG Bloom a même attaqué l’Etat français en justice début juillet, exigeant son interdiction totale, en premier lieu dans les AMP. En juin, le gouvernement français avait annoncé un renforcement des AMP, avec une limitation du chalutage de fond sur 4% des eaux hexagonales d’ici fin 2026.Entre surpêche et réchauffement des eaux, la ressource halieutique s’amenuise: au large de Boulogne, le cabillaud a aujourd’hui disparu et le maquereau se raréfie, laissant place à la sardine.

US adversaries stoke Kirk conspiracy theories, researchers warn

Russian, Chinese, and Iranian state media are exploiting conservative activist Charlie Kirk’s assassination to advance thousands of false claims aimed at undermining the United States and other adversaries, a research group warned Wednesday.Official media in the three countries mentioned Kirk — a close ally of President Donald Trump — 6,200 times since the activist was shot dead last week during a speaking event on a Utah university campus, the disinformation watchdog NewsGuard reported citing data gathered using a social media analytics tool.The assessment comes after the United States eliminated a key government agency that tracked foreign disinformation in April, framing the move as an effort to preserve “free speech,” even as leading experts monitoring propaganda raised the alarm about the risk of disinformation campaigns from US adversaries.NewsGuard’s report echoed recent warnings from Utah Governor Spencer Cox, who cautioned last week that US adversaries were spreading disinformation surrounding Kirk’s killing to inflame political tensions.”What we are seeing is our adversaries want violence,” Cox said.”We have bots from Russia, China, all over the world, that are trying to instill disinformation and encourage violence.”- Capitalizing on crisis -Much of the disinformation originated from Russian state media, which falsely claimed Ukrainian involvement and attempted to link the killing to Kirk’s opposition to American military aid to Kyiv, NewsGuard said.There was no evidence linking Ukraine to the assassination. US authorities have said that a 22-year-old US citizen from Utah named Tyler Robinson allegedly used a rifle to shoot Kirk from a rooftop. He was arrested and has been formally charged with murder.Iranian state media baselessly accused Israel — Tehran’s arch enemy — of orchestrating the killing in retaliation for Kirk’s opposition to a US military strike on Iran, NewsGuard’s report said.They framed the killing as an operation by Israel’s Mossad intelligence agency, an unfounded claim that researchers say reflects Tehran’s longstanding pattern of blaming its adversary for major crises.Meanwhile, Chinese outlets spread disinformation about Robinson, baselessly claiming that he donated money to the Trump’s campaign in 2020.”Pro-China commentators used Kirk’s assassination to mock the US and spread false information about the suspect, portraying America as deeply divided,” NewsGuard said.Foreign influence campaigns have frequently used US political crises, elections, or natural disasters to stoke tensions, disinformation experts say.Some researchers warn that the United States may be ill-prepared to confront the rising threat of foreign disinformation.In April, Secretary of State Marco Rubio shut down the State Department’s Counter Foreign Information Manipulation and Interference (R/FIMI) hub — an agency formerly known as the Global Engagement Center (GEC) — which was responsible for tracking and countering disinformation from foreign actors.Last week, the Financial Times reported that European countries had received a notice from the State Department that it was terminating memoranda of understanding signed last year under Joe Biden’s administration, which had aimed to establish a unified approach to countering disinformation by foreign governments.”The United States has ceased all frameworks to counter foreign state information manipulation and any associated instruments implemented by the former administration,” the State Department said Wednesday, without elaborating.