Foot: Postecoglou limogé par Nottingham après un mois et neuf jours d’échecs

Le club anglais de Nottingham Forest a “relevé de ses fonctions” l’entraîneur Ange Postecoglou, un mois et neuf jours après sa nomination et dans la foulée d’une nouvelle défaite, samedi contre Chelsea (3-0).L’actuel 17e de Premier League a évoqué “une série de résultats et de performances décevants” pour justifier le limogeage “avec effet immédiat” de l’Australien, sans victoire après huit matches toutes compétitions confondues.Sous sa direction, les “Reds” des Midlands ont glissé de la dixième à la 17e place en Premier League, avec un bilan calamiteux: quatre défaites et un match nul, dix buts encaissés et un seul marqué (1-1 contre le promu Burnley).Forest pourrait même basculer dans la zone de relégation durant la huitième journée de championnat en fonction des résultats de Burnley (18e, 4 pts) et de West Ham (19e, 4 pts), le club où son prédécesseur Nuno Espirito Santo a rebondi.L’échec de Postecoglou au City Ground est aussi et surtout celui du propriétaire Evangelos Marinakis, homme d’affaires grec réputé pour son impatience, qui a limogé un entraîneur portugais apprécié le 9 septembre.Nuno a été nommé en décembre 2023 alors que Nottingham Forest était 17e de Premier League. Il a emmené le club la saison dernière à une septième place finale, avec une qualification européenne à la clé.L’entraîneur s’est inquiété publiquement du peu de renforts obtenus dans les premières semaines de l’intersaison, cet été, des prises de parole qui ont fortement déplu à Marinakis.Postecoglou était lui arrivé libre après avoir été licencié durant l’intersaison par Tottenham, club de Londres avec qui il a remporté la Ligue Europa au bout d’une saison ratée en championnat (17e place).

A Paris, le Secours populaire veut encourager les étudiants à mieux manger

Couteau à la main, une quinzaine d’étudiants s’affairent autour d’une longue table en bois. Leur défi: préparer ensemble avec l’aide d’un chef un plat sain, économique et goûteux, qu’ils pourront éventuellement reproduire chez eux.Au menu: du poulet croustillant, avec une sauce tigre épicée et de la purée de pommes de terre. Un plat “branché et bon pour la santé”, assure Xavier Pincemin, ancien vainqueur de l’émission “Top chef”, qui anime cet atelier, organisé en ce début d’année universitaire par la Fédération de Paris du Secours populaire. Coût de la portion ? Environ trois euros, selon lui.Pour préparer la sauce, certains jeunes émincent de la coriandre, d’autres taillent du gingembre, quelques-uns découpent finement des piments rouges. Les odeurs d’épices imprègnent la salle du restaurant du Rosa Bonheur, un établissement situé dans le XIXe arrondissement parisien. “Je ne cuisine pas souvent mais j’essaie d’apprendre”, explique à l’AFP Rochen, 19 ans, étudiant en gestion des entreprises et des administrations, tout en manipulant avec attention son couteau éminceur. “C’est important et c’est pour ça que je suis venu”.Ses voisins de table versent de la sauce soja et de l’huile de sésame dans de grands bols. Chacun récupère ensuite dans un saladier géant un blanc de poulet à découper en longueur. Le brouhaha des conversations remplace peu à peu les claquements des couteaux sur les planches.”L’idée c’était de sortir les étudiants de leur quotidien, la cuisine permet à la fois de créer du lien social et de reprendre plaisir à manger”, souligne auprès de l’AFP Abdelsem Ghazi, secrétaire général de la Fédération de Paris du Secours populaire, qui tient dans la capitale trois permanences dédiées aux étudiants en difficulté. Celles-ci ont reçu l’an dernier plus de 500 jeunes, un nombre en nette hausse.- Produits de base -La précarité étudiante s’est enracinée en France depuis les années 2000, selon un rapport parlementaire publié au début du mois. Pour lutter contre cette situation, ce document recommande de réformer le système des bourses afin de le rendre plus redistributif.Pour les jeunes, le budget dédié à l’alimentation est souvent une variable d’ajustement, faute d’alternative. Siaka Sylla, 25 ans, étudiant en gestion des ressources humaines, a pris “l’habitude de beaucoup cuisiner”: “comme ça, je fais des économies”, indique-t-il à l’AFP, après avoir participé à la préparation du poulet croustillant. Il bénéficie aussi de l’aide du Secours populaire.Selon un récent baromètre de l’association spécialisée Cop1, 16% des étudiants déclarent avoir déjà eu recours à l’aide alimentaire.De l’autre côté de la salle du restaurant, un second groupe prépare un plat de pâtes maison à la sauce tomate et à la mozzarella, avec l’aide du chef étoilé italien Simone Zanoni. “On peut bien manger avec des produits de base”, “c’est accessible à tous”, observe auprès de l’AFP Jimmy Mohamed, médecin et animateur, qui a proposé aux étudiants un quizz sur l’alimentation avant les ateliers.Pour le premier groupe, il temps de passer à la cuisson du poulet. Les participants se serrent dans la cuisine située au sous-sol de l’établissement. Le chef guide l’un de ses brigadiers du jour dans l’utilisation de la friteuse. Et vient enfin l’heure de goûter le plat.”On s’est bien coordonnés pour faire la recette”, se réjouit auprès de l’AFP Sindia, 20 ans, à l’issue de la dégustation. “Je voudrais la refaire !”. Habituellement, cette étudiante infirmière achète “peu de viande car c’est cher” et privilégie “des plats de riz et légumes”, “rapides et faciles à faire”.

Fire halts flights at Bangladesh’s main airport

A large fire swept through the cargo terminal of Bangladesh’s main international airport in Dhaka on Saturday, forcing authorities to suspend all flights, officials said.The main airport terminal was not affected, but thick black clouds of smoke swept across the runway.Fire Service spokesperson Talha bin Zasim said 37 firefighting units were battling the blaze, which broke out in the afternoon and later drew in reinforcements from the security forces.Airport authorities did not immediately answer telephone calls but The Daily Star newspaper, quoting airport officials, said that flights had been diverted to other airports.With firefighters tackling the blaze, the airport was expected to resume operations within hours.Moinul Ahsan, a senior official at the Directorate of Health, said at least four people had been taken to hospital with minor injuries.The cause of the blaze was not immediately known.

Foules immenses pour les funérailles de l’opposant historique Odinga dans l’ouest du Kenya

Des foules immenses étaient rassemblées samedi dans l’ouest du Kenya pour saluer la dépouille du héros local, l’opposant historique Raila Odinga, après deux journées de ferveur à Nairobi où cinq de ses partisans ont péri.Des dizaines de milliers de ses partisans affluent depuis le petit matin vers le stade Jomo Kenyatta de Kisumu, grande ville bâtie sur les bords du lac Victoria, où un hélicoptère a déposé le cercueil vers 8H45 (5H45 GMT), ont constaté des journalistes de l’AFP.Une porte de l’enceinte sportive a d’abord été forcée, permettant à de nombreuses personnes de s’engouffrer dans les lieux, et des milliers de personnes se sont amassées initialement contre les grilles entourant la pelouse, faisant craindre une répétition des débordements de Nairobi.D’impressionnantes bousculades ont également eu lieu près du cercueil. Mais la cérémonie de Kisumu semble depuis lors plus apaisée que les célébrations dans la capitale kényane.De longues files d’attente zigzaguent sur la pelouse jusqu’à un grand chapiteau où la dépouille de Raila Odinga est exposée.”Nous nous attendions à une telle foule. Parce qu’il est notre légende”, a réagi Sheryl Okoo, 20 ans, qui après avoir patienté six heures devant le stade, faisait la queue à l’intérieur, quand l’AFP l’a rencontrée, pour accéder au cercueil.”Tellement de gens sont venus car nous aimons tellement +Baba+”, ou “père”, le surnom donné affectueusement à Raila Odinga, a de son côté estimé Rosa Aweti, 50 ans, qui après avoir vu la dépouille s’est effondrée au sol. “Je me sens très mal”, a-t-elle soufflé à l’AFP.Les sercices de secours ont indiqué avoir évacué une centaine de personnes.Raila Odinga est mort mercredi en Inde, à l’âge de 80 ans, d’une probable crise cardiaque. Son cercueil est arrivé jeudi au Kenya, et a depuis lors donné beaucoup de fil à retordre aux autorités.Ses fidèles ont d’abord bloqué plusieurs heures le principal aéroport de la capitale, où son cercueil venait d’arriver, car ils avaient pénétré dans des zones interdites.Puis ils ont paralysé la circulation sur la plus grande artère de Nairobi, remplissant ensuite en un temps record le stade de Kasarani, le principal de la ville, où la dépouille devait être exposée une première fois au public.- “Nous sommes morts” -Les forces de sécurité, dépassées, ont alors tiré à de multiples reprises, provoquant la fuite de dizaines de milliers de personnes de l’enceinte sportive en quelques minutes à peine, dans un chaos absolu.L’AFPTV a filmé une foule prise totalement au dépourvu, couchée au sol puis courant dans tous les sens, alors que des dizaines de coups de feu se faisaient entendre. Trois personnes sont mortes, selon VOCAL Africa, une organisation de défense des droits humains.Vendredi, les funérailles d’Etat accordées à M. Odinga avaient démarré plus calmement dans le plus petit stade de Nyayo, le président William Ruto s’affichant aux côtés de la famille du défunt.Mais après le passage des officiels, des milliers de personnes ont voulu se recueillir en même temps devant la dépouille de la figure politique kényane.L’AFP a vu certaines tribunes se lever comme un seul homme, forçant des spectateurs à se jeter en bas de gradins, tandis que d’autres étaient piétinés.Quelque 163 personnes ont été traitées sur place, dont 34 ont été transportées dans différents centres de soins, selon Médecins sans frontières. L’ONG a également fait état de “deux vies perdues dans la bousculade”.       Raila Odinga a joué un rôle central dans l’avènement de la démocratie au Kenya. Détenu pendant huit ans sous le régime autocratique de Daniel arap Moi (1978-2002), il a notamment mis tout son poids dans la Constitution de 2010.Candidat malheureux à cinq présidentielles, dont celle de 2022, il est surtout révéré par son groupe ethnique, les Luos, l’un des plus importants du Kenya. “Sans +Baba+, nous sommes morts. Nous n’avons nulle part où aller”, a commenté un jeune homme de 20 ans se présentant comme “Don Pelido”.Raila Odinga doit être inhumé dimanche en privé dans le comté voisin de Siaya, où Evans Omondi, 36 ans, a décidé qu’il irait à pied. Et de soupirer : “Nous sommes totalement orphelins.”

UN aid chief foresees ‘massive job’ ahead on tour of ruined Gaza

The United Nations’ aid chief took stock of the monumental task of restoring basic necessities in the devastated Gaza Strip on Saturday, as Israel and Hamas exchanged more human remains.In a short convoy of white UN jeeps, relief coordinator Tom Fletcher and his team wound their way through the twisted rubble of shattered homes to inspect a wastewater treatment plant in Sheikh Radwan, north of Gaza City. “I drove through here seven to eight months ago when most of these buildings were still standing and, to see the devastation, this is a vast part of the city, just a wasteland, and it’s absolutely devastating to see,” he told AFP.The densely packed cities of the Gaza Strip, home to more than two million Palestinians, have been reduced to ruins by two years of bombardment and intense fighting between Hamas and the Israeli army.Just over a week since US President Donald Trump helped broker a truce, the main border crossing to Egypt has yet to be reopened, but hundreds of trucks roll in daily via Israeli checkpoints and aid is being distributed.Hamas has returned the final 20 surviving hostages it was holding and has begun to hand over the remains of another 28 who died.On Friday night, it turned over a body identified by Israel as Eliyahu Margalit, 75, who died in the October 7, 2023 attack that ignited the war in Gaza.On Saturday, in line with the terms of the ceasefire deal, Israel returned the bodies of 15 more Palestinians to Gaza, the health ministry in the Hamas-run territory said.- Digging latrines -Surveying the damaged pumping equipment and a grim lake of sewage at the Sheikh Radwan wastewater plant, Fletcher said the task ahead for the UN and aid agencies was a “massive, massive job”.The British diplomat said he had met residents returning to destroyed homes trying to dig latrines in the ruins.”They’re telling me most of all they want dignity,” he said. “We’ve got to get the power back on so we can start to get the sanitation system back in place.”We have a massive 60 day plan now to surge in food, get a million meals out there a day, start to rebuild the health sector, bring in tents for the winter, get hundreds of thousands of kids back into school.”According to figures supplied to mediators by the Israeli military’s civil affairs agency and released by the UN humanitarian office, on Thursday some 950 trucks carrying aid and commercial supplies crossed into Gaza from Israel.Relief agencies have called for the Rafah border crossing from Egypt to be reopened to speed the flow of food, fuel and medicines, and Turkey has a team of rescue specialists waiting at the border to help find bodies in the rubble.Some violent incidents have taken place despite the ceasefire. Gaza’s civil defence agency, which operates under Hamas authority, said Saturday that it had recovered the bodies of nine Palestinians from the Shaaban family after Israeli troops opened fire on a bus.The military said it had fired on a vehicle that approached the so-called “yellow line”, to which its forces withdrew under the terms of the ceasefire. “The troops fired warning shots toward the suspicious vehicle, but the vehicle continued to approach the troops in a way that caused an imminent threat to them,” the military said.”The troops opened fire to remove the threat, in accordance with the agreement.”- Hostage remains -Israel’s Prime Minister Benjamin Netanyahu approved the ceasefire but is under pressure at home to restrict access to Gaza until the remaining bodies of the hostages taken during Hamas’s brutal attacks have been returned.On Saturday, his office confirmed that the latest body, returned by Hamas via the Red Cross on Friday night, had been identified as Margalit, an elderly farmer who was known to his friends at the Nir Oz kibbutz as “Churchill”.”He was a cowboy at heart, and for many years managed the cattle branch and the horse stables of Nir Oz,” said the Hostages and Missing Families Forum, a support group founded by relatives of the hostages. “On October 7, he went out to feed his beloved horses and was kidnapped from the stable.”Margalit had been married with three children and three grandchildren. His daughter Nili Margalit, also taken hostage, was freed during the war’s first brief truce in November 2023.In its statement about Margalit, Netanyahu’s office said “we will not compromise… and will spare no effort until we return all of the fallen abductees, down to the last one”. Hamas spokesman Hazem Qassem said on Friday that the group “continues to uphold its commitment to the ceasefire agreement… and it will continue working to complete the full prisoner exchange process”. Under the ceasefire agreement between Israel and Hamas, negotiated by Trump and regional mediators, the Palestinian militant group has returned all 20 surviving hostages and the remains of 10 out of 28 deceased ones.burs-dc/smw