Sudan ‘lost all sources of revenue’ in the war: finance minister to AFP

Widespread destruction, massive military spending and plummeting oil and gold revenues have left Sudan’s economy in “very difficult times”, army-aligned finance minister Gibril Ibrahim said, nearly three years into the army’s war with rival paramilitary forces.In an interview with AFP from his office in Port Sudan, Ibrahim said the government is eyeing deals for Red Sea ports and private investment to help rebuild infrastructure.This week, Sudan’s prime minister announced the government’s official return to Khartoum, recaptured last year, but Ibrahim’s ministry is among those yet to fully return.Dressed in combat uniform, the former rebel leader said Sudan, already one of the world’s poorest countries before the war, “lost all sources of state revenue in the beginning of the war”, when the Rapid Support Forces overtook the capital Khartoum and its surroundings.”Most of the industry, most of the big companies and all of the economic activity was concentrated in the centre,” he said, saying the heartland had accounted for some 80 percent of state revenue.Ibrahim’s ex-rebel group the Justice and Equality Movement once battled Khartoum’s government but it has fought on the army’s side as part of the Joint Forces coalition of armed groups.- Smuggling -Sudan, rich in oil, gold deposits and arable land, is currently suffering the world’s largest humanitarian crisis, with over half of its population in need of aid to survive.Gold production is rising year-on-year, but “unfortunately, much of it has been smuggled… across borders, through different countries, and going to the Gulf, mainly to the United Arab Emirates”, he said.Of the 70 tonnes produced in 2025, only “20 tonnes have been exported through official channels”.In 2024, Sudan produced 64 tonnes of gold, bringing in only $1.57 billion to the state’s depleted coffers, with much of the revenue spilling out via smuggling networks.Agricultural exports have fallen 43 percent, with much of the country’s productive gum arabic, sesame and peanut-growing regions in paramilitary hands, in the western Darfur and southern Kordofan regions.Sudan’s livestock industry, also based predominantly in Darfur, has lost 55 percent of its exports, he said.Since the RSF captured the army’s last holdout position in Darfur in October, the war’s worst fighting has shifted east to the oil-rich Kordofan region.While both sides scramble for control of the territory, the country’s oil revenues have dropped by more than 50 percent — its most productive refinery, Al-Jaili near Khartoum, severely damaged.- ‘Reconstruction’ -Determined to defeat the RSF, authorities allocated 40 percent of last year’s budget to the war effort, up from 36 percent in 2024, according to Ibrahim, who did not specify amounts.Yet the cost of reconstruction in areas regained by the army is immense: in December 2024, the government estimated it would need $200 billion to rebuild.Authorities are currently eyeing public-private partnership, with firms that “are ready to spend money” including on infrastructure, Ibrahim said.Sudan’s long Red Sea coast has over the years drawn the interest of foreign actors eager for a base on the vital waterway, through which around 12 percent of global trade passes.”We will see which partner is the best to build a port,” the minister said, listing both Saudi Arabia and Qatar as “the main applicants”.An early-stage project for an Emirati economic zone had been agreed in principle, he said “and then the war erupted, and the UAE has been part of it”.”So I don’t think that project is going anywhere,” Ibrahim said, referring to widespread accusations of Abu Dhabi backing the RSF, which the UAE denies.The Russians, for their part, had also wanted “a small port where they can have supplies”, he said, adding that “they didn’t go ahead with that yet”.As the war rages on, Sudan shoulders a massive public debt bill, which in 2023 reached 253 percent of GDP, before falling slightly to 221 percent in 2025, according to figures reported by the International Monetary Fund.Sudan has known only triple-digit annual inflation for years. Figures for 2025 stood at 151 percent — down from a 2021 peak of 358. The currency has also collapsed, going from trading before the war at 570 Sudanese pounds against the dollar, to 3500 in 2026, according to the black market rate.Ibrahim, 71, first joined the government in 2021 as part of a short-lived transitional administration. He retained his position through a military coup later that year.He is among several Sudanese officials sanctioned by Washington in its attempt to “limit Islamist influence within Sudan and curtail Iran’s regional activities”.

Face à la répression, Trump annonce des sanctions contre les partenaires de l’Iran

Le président américain Donald Trump a annoncé des sanctions douanières contre les partenaires commerciaux de l’Iran, au moment où selon une ONG le bilan de la répression des manifestations contre le pouvoir dépasse les 600 morts.Le pays, en proie à l’un des plus vastes mouvements de contestation depuis la proclamation de la République islamique en 1979, restait privé d’internet mardi pour le sixième jour consécutif.Des défenseurs des droits humains accusent Téhéran de chercher à masquer la répression qui a fait selon eux des centaines, voire des milliers de morts. Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont en revanche été rétablies mardi depuis l’Iran vers l’étranger, selon un journaliste de l’AFP à Téhéran.Malgré la répression, des manifestations ont rassemblé ces derniers jours des milliers de personnes à Téhéran et dans d’autres villes, dans un mouvement ouvertement dirigé contre le pouvoir et contre le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamanei, aux commandes du pays depuis 1989. Après des menaces répétées d’intervention militaire en soutien aux manifestants, Donald Trump a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l’Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les Etats-Unis. Cette décision “prend effet immédiatement”, a-t-il précisé, une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de Téhéran.La Chine défendra “résolument” ses intérêts, a répondu Pékin.La Maison Blanche avait affirmé lundi que la possibilité de frappes aériennes pour mettre fin à la répression était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait “la première option”. – “Tueries à grande échelle” -L’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré lundi avoir confirmation de la mort de 648 manifestants et d’environ 10.000 arrestations depuis le début du mouvement le 28 décembre.Cette organisation a également évoqué des rapports non confirmés allant jusqu’à 6.000 morts, soulignant que la coupure de l’internet rendait “extrêmement difficiles” les vérifications.”Les autorités iraniennes ont intensifié de manière significative leur répression meurtrière depuis le 8 janvier, avec des rapports crédibles faisant état de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays”, a également affirmé l’ONG Human Rights Watch.Les médias officiels iraniens ont déclaré de leur côté que des dizaines de membres des forces de sécurité avaient été tués. Les autorités ont décrété dimanche trois jours de deuil national et organisé lundi des rassemblements massifs en soutien au pouvoir, tentant de reprendre le contrôle de la rue. Depuis le début du mouvement, initialement lié au coût de la vie, le pouvoir dit comprendre les revendications portant sur des questions économiques mais accuse des “émeutiers” pilotés par l’étranger d’être à l’origine des violences.Mardi, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé sur Al Jazeera que la décision de couper l’internet avait été prise en raison “d’opérations terroristes” dont “les ordres venaient de l’étranger”. “Nous sommes préparés pour toute éventualité et nous espérons que Washington fera un choix guidé par la sagesse. Peu importe quelle option ils choisiront, nous y sommes prêts”, a-t-il ajouté.- “Derniers jours” -Le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé que le pouvoir en Iran vivait ses “derniers jours et semaines”.Agé de 86 ans, l’ayatollah Khamenei a déjà été confronté à d’importants défis, notamment durant la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025, déclenchée par une attaque massive contre les installations militaires et nucléaires iraniennes.Mais ces manifestations “représentent sans doute le défi le plus sérieux” pour le pouvoir “depuis des années, tant par leur ampleur que par leurs revendications politiques de plus en plus explicites”, relève Nicole Grajewski, professeure au Centre de recherches internationales de Sciences Po.Des analystes jugent cependant prématuré de prédire dans l’immédiat la chute du pouvoir théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, à commencer par le corps des Gardiens de la Révolution, où aucune division n’est apparue pour le moment.Le fils de l’ancien chah d’Iran, chassé du pouvoir en 1979, et figure de l’opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté les forces de sécurité à “se tenir aux côtés du peuple”.Dans une interview sur CBS News, il a mis en garde contre un pouvoir qui “tente de duper le monde en faisant croire une nouvelle fois qu’il est prêt à négocier” et estimé que “la ligne rouge qui avait été tracée a été clairement franchie par ce régime”.Le réalisateur iranien Jafar Panahi, Palme d’or du festival de Cannes, a souligné mardi sur France Inter que la répression frappait un peuple “sans défense”, qui “a besoin que la communauté internationale l’aide et le soutienne”. 

Les réseaux sociaux nuisent gravement à la santé des ados, alerte l’Anses

L’usage des réseaux sociaux nuit à la santé mentale des adolescents, en particulier celle des filles, estime l’agence française de sécurité sanitaire, au moment où plusieurs textes visant à les interdire pour les moins de 15 ans sont en préparation. S’ils ne sont pas la cause unique de la dégradation de la santé mentale des ados, les effets négatifs des réseaux sociaux, tout récemment proscrits pour les moins de 16 ans en Australie, sont “nombreux” et “documentés”, affirme l’Anses dans un avis publié mardi, fruit de cinq ans de travaux d’un comité d’experts pluridisciplinaire.Comme l’avait préconisé en septembre la commission d’enquête parlementaire sur TikTok, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans fait actuellement l’objet de plusieurs textes de loi: l’un initié par le président Emmanuel Macron, un autre par le groupe Renaissance de Gabriel Attal, et d’autres encore au Sénat. L’Anses préconise d'”agir à la source” pour que les mineurs n’accèdent qu’à des “réseaux sociaux conçus et paramétrés pour protéger leur santé”.Cela implique que les plateformes modifient algorithmes de personnalisation de contenu, techniques d’interfaces persuasives et paramétrages par défaut, souligne l’agence, dont les travaux éclairent les décisions publiques.Parmi les plateformes interrogées mardi par l’AFP, Tik Tok, Snapchat et X n’ont pas réagi, tandis que Meta n’a pas souhaité s’exprimer.”Cette étude donne des arguments scientifiques au débat sur les réseaux sociaux des dernières années: elle est basée sur 1.000 études qui ont été décortiquées” et documentent “les effets sur la santé”, a affirmé Olivia Roth-Delgado, coordinatrice de l’expertise, lors d’une conférence de presse.L’enjeu est de créer un cadre de gouvernance “à la hauteur des enjeux”, a martelé Olivier Merckel, chef de l’unité Evaluation des risques liés aux agents physiques, soulignant qu’instaurer “des mesures réglementaires et des actions de contrôle robustes” pour protéger la santé des mineurs “incombe aux plateformes”.Celles-ci doivent déployer “des systèmes fiables de vérification de l’âge et de recueil du consentement parental” afin de respecter la réglementation européenne sur les services numériques (DSA) et le règlement général sur la protection des données (RGPD). Ce dernier prévoit une inscription possible à partir de 13 ans, avec une validation parentale entre 13 et 15 ans.- “Les filles plus impactées” -Pour l’agence sanitaire, les “systèmes de captation de l’attention” des plateformes “exploitent des vulnérabilités propres” aux adolescents (tendance à prendre des risques, à la comparaison sociale, importance du jugement des pairs) alors qu’ils n’ont pas les “capacités de régulation émotionnelle et comportementale” des adultes.Les réseaux sociaux consultés via un smartphone, sur lequel la moitié des 12-17 ans passent deux à cinq heures par jour, sont une “caisse de résonance inédite” qui renforce les stéréotypes, met en avant des comportements à risque et favorise le cyberharcèlement.Ceci découle d’un modèle économique “maximisant le temps d’utilisation” à des fins lucratives et de “stratégies de captation de l’attention” incitant les adolescents à rester sur les réseaux sociaux au détriment de leur sommeil. Cela induit somnolence, irritabilité, tristesse et “favorise des symptômes dépressifs”, rappelle l’Anses.En outre, les contenus véhiculent des “idéaux normatifs” inatteignables, intériorisés par les filles, via des images retouchées, pouvant “engendrer une dévalorisation de soi”, “terrain fertile” pour les symptômes dépressifs et les troubles alimentaires.Les algorithmes de personnalisation des contenus exposent certains mineurs à des publications incitant au suicide, à l’automutilation ou à des comportements à risques (défis dangereux, consommation de drogues, alcool, tabac, cannabis…) et aux cyberviolences, amplifiées par l’anonymat et la facilité de diffusion des menaces. Plus utilisatrices des réseaux sociaux que les garçons, davantage objets de “pression sociale liée aux stéréotypes de genre” et plus cyberharcelées, les filles sont “plus impactées”, constate l’Anses, à l’instar des personnes LGBTQI et des jeunes ayant déjà des troubles psychiatriques.L’avocate Me Laure Boutron-Marmion a porté en 2024 un recours collectif en responsabilité contre Tik Tok devant le tribunal de Créteil (Val-de-Marne) au nom de sept familles meurtries par le suicide ou la tentative de suicide de leur enfant.Ces familles accusent la plateforme d’avoir laissé circuler des contenus faisant la promotion du suicide, de l’automutilation et des troubles alimentaires auprès de leurs enfants, tombés “dans la marmite mortifère” de TikTok, a déclaré l’avocate à l’AFP.Pour l’Anses, il y a urgence, alors que l’IA redouble le danger: “Perte de pensée critique, génération de stéréotypes ou contenus dangereux…”.

Audiences radio: France Inter redresse la barre en tête

Après une rentrée de septembre en net recul, France Inter, inamovible première radio du pays, a redressé la barre en novembre-décembre avec près de 7,2 millions d’auditeurs quotidiens, selon les chiffres de Médiamétrie publiés mardi.Aux deuxième et troisième places derrière Inter (12,7% d’audience cumulée, AC) viennent une autre station publique, franceinfo, et RTL, toutes deux …

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La BBC va demander à la justice américaine de rejeter la plainte en diffamation de Trump

La BBC va demander à la justice américaine de rejeter la plainte en diffamation de Donald Trump, qui lui réclame 10 milliards de dollars pour le montage vidéo contesté d’un de ses discours, selon des documents de justice consultés mardi.Le président américain a porté plainte en décembre en Floride, accusant le groupe audiovisuel public britannique …

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Corruption de mineurs: la Cour de cassation se prononce sur la condamnation de Jean-Marc Morandini

La Cour de cassation rend mercredi son arrêt sur le pourvoi de l’animateur Jean-Marc Morandini contre sa condamnation pour corruption de mineurs pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016.L’animateur de télévision de 60 ans, qui officie actuellement sur la chaîne CNews, a été condamné le 21 mars 2025 …

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La SNCF conclut mardi ses négociations annuelles sur les salaires

Le trafic ferroviaire était quasi-normal à la SNCF mardi, malgré l’appel à la grève national lancé par deux syndicats le jour où doivent aboutir les négociations annuelles sur les salaires au sein du groupe ferroviaire national.Le “trafic TGV et Intercités est normal ce mardi” a indiqué SNCF Voyageurs, mais le trafic est perturbé localement sur le réseau des trains régionaux, notamment en Ile-de-France (lignes D, R et E) et en Occitanie.Ce mouvement social intervient dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui s’achèvent mardi. Les deux syndicats qui appellent à la grève, CGT et Sud-Rail, comptent ainsi soutenir leurs revendications. Malgré le versement d’une prime anticipée en décembre par la direction, la CGT-Cheminots, premier syndicat du groupe, et Sud-Rail, troisième organisation, estiment que le compte n’y est pas.Dans un tract publié jeudi, la CGT réclame une hausse des salaires et des pensions de 12% ainsi que la mise en place d’un treizième mois pour tous les cheminots et d’une grille unique des salaires quel que soit leur statut. Elle dénonce également les recrutements insuffisants et la dégradation des conditions de travail en appelant à la mobilisation.Pour Sud-Rail, “l’évolution du métier, marquée par l’augmentation constante des missions et une polyvalence imposée, doit obliger la direction à revaloriser immédiatement les salaires” de 400 euros pour tous les salariés et à augmenter les primes.”L’entreprise ferroviaire SNCF est la plus rentable d’Europe en ce moment: quand est-ce que le pouvoir d’achat des cheminots va monter s’il se contente de stagner quand tout va bien?”, s’est interrogé Fabien Villedieu, secrétaire fédéral de Sud-Rail auprès de l’AFP. – Garder les salariés -Les résultats financiers 2025 de la SNCF seront connus fin février. Au premier semestre, elle a multiplié par six son bénéfice net, à 950 millions d’euros, portée notamment par la hausse du trafic sur les rails et l’engouement des voyageurs pour le train depuis le Covid.La direction n’a pas divulgué la proposition de hausse salariale qui sera faite mardi aux syndicats lors d’une table ronde.Mais elle fait valoir que les cheminots ont bénéficié en moyenne d’une hausse de rémunération des personnels présents de 16,4% sur les quatre dernières années, pour une inflation cumulée de 8,1% sur la période. Et 100% d’entre eux ont eu plus de 10%, précise la direction qui compte porter son attention sur les bas salaires, dont “aucun n’est inférieur au Smic + 10%”, c’est-à-dire 1.594 euros net actuellement.Depuis son arrivée à la tête de la SNCF début novembre, l’ancien premier ministre Jean Castex a reçu toutes les organisations syndicales afin d’échanger sur la façon dont le groupe compte accompagner la transition, voire la mutation, à laquelle il est confronté dans les prochaines années, avec l’ouverture à la concurrence sur ses rails.Charge de travail, santé mentale, formation, égalité hommes-femmes, la SNCF a lancé des ateliers et des travaux sur plusieurs sujets pour tenter de maintenir son attractivité et fidéliser ses salariés.Certains – à la maintenance par exemple-  pourraient être tentés de partir chez des constructeurs comme Alstom ou Airbus à Toulouse. Les cheminots employés pour faire rouler les trains – conducteurs, chefs de bord ou contrôleurs – pourraient être tentés par les sociétés de transport concurrentes qui arrivent sur les rails français comme Trenitalia.Car depuis une réforme en 2020, la SNCF ne recrute plus de personnel “au statut” garantissant un emploi à vie. Les cheminots statutaires représentent encore deux tiers des personnels. Les autres sont des contractuels en contrat à durée indéterminée (CDI). Ils devraient représenter 50% des effectifs d’ici la fin de la décennie, selon les projections de la direction qui estime qu’elle doit “repenser complètement sa politique d’attractivité” pour garder ses salariés.

Ukraine: frappes russes massives, quatre morts et des coupures de courant

Au moins quatre personnes sont mortes près de Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, au cours d’une nuit de bombardements russes massifs qui ont provoqué mardi de nouvelles coupures de courant dans le pays en proie à un hiver glacial, a indiqué Kiev.Moscou a visé les régions de Kiev, Kharkiv, Zaporijjia (sud), Dnipropetrovsk (centre-est) avec 25 missiles et 293 drones, a indiqué l’armée de l’air ukrainienne, quatre jours après un pilonnage similaire. Depuis près de quatre ans, la Russie bombarde villes et infrastructures du pays.”Ce matin est glacial en Ukraine avec des températures en dessous de -15°C. Et c’est exactement pour cela que la Russie a attaqué l’Ukraine (…) en visant le secteur énergétique pour priver les gens d’électricité, d’eau et de chauffage”, a affirmé sur X le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga.Un journaliste de l’AFP a vu des pompiers s’affairer autour des décombres d’un entrepôt postal en proie aux flammes près de Kharkiv, où une frappe russe a fait au moins quatre morts et six blessés, selon le gouverneur régional Oleg Synegoubov.Andriï Pidnebesny, un responsable de l’entreprise âgé de 31 ans, a raconté à l’AFP avoir ressenti le souffle de l’explosion, qui a laissé plusieurs de ses collègues coincés sous les gravats.”Il y a du danger partout. Vous ne savez jamais ce qui peut arriver. Vous allez dans un magasin et vous pouvez être tué. Vous allez au travail, vous dormez chez vous, la même chose peut se produire”, a-t-il déclaré.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé sur X une frappe “sans aucun but militaire” sur l’entrepôt et les bombardements qui ont laissé “plusieurs centaines de milliers de foyers sans électricité” dans la région de Kiev.”La Russie doit comprendre que le froid ne l’aidera pas à gagner la guerre”, a-t-il néanmoins ajouté, réitérant son appel aux pays alliés de Kiev à renforcer les systèmes de défense aérienne de l’Ukraine.Le ministère de l’Energie a annoncé de nouvelles coupures de courant dans la capitale et ses environs en raison des attaques sur les infrastructures électriques et des conditions météorologiques, alors que Kiev connaît des températures oscillant entre -7°C et -15°C.A Kiev, des journalistes de l’AFP ont vu des clients faire leurs courses dans les allées sombres d’un magasin dont quelques caisses fonctionnaient encore grâce à un générateur.- Usine de drones -A Odessa sur la mer Noire, 47.000 foyers étaient privés de courant selon l’opérateur électrique privé DTEK, en raison d’attaques sur deux de ses installations énergétiques.C’est, selon lui, la huitième attaque depuis octobre contre ses installations. “Depuis le début de l’invasion, les centrales de DTEK ont été attaquées par l’ennemi plus de 220 fois”, a ajouté la compagnie sur Telegram.Six personnes ont été blessées dans deux attaques de drones successives sur le centre-ville d’Odessa qui ont touché des bâtiments civils, selon le gouverneur régional Oleg Kiper.Une femme et un homme ont également été blessés dans la région de Dnipropetrovsk selon les services de secours ukrainiens mardi.Le ministère russe de la Défense a affirmé mardi, comme après chaque frappe, que Moscou ne vise que des cibles liées aux forces ukrainienne.L’armée ukrainienne, qui cible également des infrastructures russes en disant vouloir assécher les finances et la production militaire russes, a affirmé mardi avoir frappé une usine de drones à Taganrog dans la région frontalière de Rostov et plusieurs cibles militaires dans les territoires ukrainiens occupés par Moscou.La maire de Taganrog, Svetlana Kamboulova, a fait état mardi de l’entrée en vigueur d’un “état d’urgence local” après des dégâts subis notamment par deux entreprises.Les efforts diplomatiques pour tenter de mettre fin au conflit se sont intensifiés ces derniers mois sous l’impulsion du président américain Donald Trump, mais sans aboutir à des avancées concrètes.Les Etats-Unis ont dénoncé lundi devant le Conseil de sécurité de l’ONU une “escalade dangereuse et inexplicable” de la Russie après son utilisation vendredi du missile balistique de dernière génération Orechnik. Moscou affirme avoir frappé une usine aéronautique près de Lviv (ouest).