Pour Zemmour, Mélenchon “assume” désormais “le grand remplacement”

Le président de Reconquête! Eric Zemmour a affirmé dimanche que Jean-Luc Mélenchon “assume le grand remplacement” et que LFI est “le parti du grand remplacement” après que le leader de gauche a utilisé cette expression de l’extrême droite anti-immigration pour, a-t-il cependant expliqué, caractériser la succession des générations.”Il confirme ce que j’ai toujours dit, c’est à dire qu’il assume le grand remplacement, il est le parti du grand remplacement, c’est à dire de la France arabo-musulmane qui veut remplacer la France française”, a déclaré Eric Zemmour sur BFMTV.Lors d’un meeting jeudi à Toulouse pour les élections municipales, le leader insoumis avait employé ces mots de l’écrivain d’extrême droite Renaud Camus dont la théorie, contestée par de la plupart des démographes, consiste à dire qu’il y aurait en France une substitution de la population par des immigrés non-européens. “Nous avons besoin d’élections municipales qui puissent être une démonstration du niveau de conscience politique du peuple français dans sa diversité, de la capacité de nos listes à incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement, celle de la génération qui remplace l’autre parce que c’est comme ça depuis la nuit des temps”, avait lancé Jean-Luc Mélenchon.Eric Zemmour a réaffirmé dimanche son soutien à cette théorie du “grand remplacement”. “Je suis le seul à utiliser cette expression parce que je suis le seul à avoir conscience de l’ampleur historique de ce qui se passe maintenant”, a-t-il dit.”Jean-Luc Mélenchon, tout le monde a compris désormais qu’il jouait son destin électoral sur le peuple des banlieues arabo-musulman”, a-t-il ajouté.Jean-Luc Mélenchon avait déjà eu des échanges de messages sur le réseau X vendredi avec le président du Rassemblement national Jordan Bardella, à la suite de son meeting de Toulouse.”Au moins, les choses sont claires: Jean-Luc Mélenchon défend l’éclatement communautaire, l’ère des minorités contre le peuple et les revendications de l’islam politique”, avait écrit Jordan Bardella.”Le grand remplacement dont je parle est celui des générations. Exemple: Jean-Marie Le Pen était un +Français de souche+. Pas vous. Pourtant, vous le +grand remplacez+ à son poste et dans ses idées. C’est le mécanisme de la vie. C’est ça la nouvelle France”, avait répliqué le leader de la gauche radicale.

Le grimpeur Alex Honnold dompte le gratte-ciel le plus haut de Taïwan

L’Américain Alex Honnold, adepte des ascensions de l’extrême, a grimpé dimanche au sommet du Taipei 101, le gratte-ciel le plus haut de Taïwan et l’un des plus grands du monde, sans dispositif de sécurité, sous les yeux de centaines de curieux.Le sportif de 40 ans, spécialiste des défis où une chute est souvent synonyme de mort, a vaincu le building de quelque 508 mètres dans la matinée après une heure et demie d’effort, levant les bras une fois perché en haut de la tour, ont constaté des journalistes de l’AFP.Sa performance, retransmise en direct sur Netflix, a attiré des centaines de journalistes et de fans. Elle devait avoir lieu samedi matin mais avait été repoussée en raison du mauvais temps. Honnold n’en est pas à son premier sommet, de béton ou de roc, dans ces conditions: il avait notamment dompté le célèbre El Capitan dans la vallée américaine de Yosemite, à la seule force de ses membres, en 2017.Cet exploit est raconté dans “Free Solo”, récompensé par l’Oscar du meilleur documentaire en 2019.Quant à son défi de dimanche, Honnold le qualifiait de “plus grosse escalade urbaine libre en solitaire jamais vue”, avant de s’attaquer au fameux building.”C’est un rêve de toujours que j’ai, d’escalader un gratte-ciel”, disait-il dans une vidéo promotionnelle de Netflix. “Pas de cordes, pas d’équipement (de sécurité), juste moi et l’immeuble”.Habillé d’un t-shirt rouge et de chaussons jaunes sur mesure, l’Américain a gravi avec fluidité le bâtiment de 101 étages tout de verre et d’acier.Il a même interagi avec des spectateurs qui suivaient son parcours depuis une plateforme d’observation au 89e étage.Un photographe, suspendu par des cordes, capturait son exploit, pendant qu’un hélicoptère tournait autour du gratte-ciel.La présidente du Taipei 101, Janet Chia, s’était félicitée samedi lors d’un point presse d’apprendre que des curieux avaient fait le chemin depuis Singapour, Hong Kong ou le sud de Taïwan pour assister à cette performance, présentant ses excuses pour le retard.”Mais cet événement épique vaut assurément d’attendre”, avait-elle assuré.Richard Bode, 34 ans, était arrivé tôt pour ne rien manquer de cette “expérience qui n’arrive qu’une seule fois dans une vie”.Un autre spectateur, Benson, âgé de 24 ans, qualifie Honnold d'”incroyablement courageux”.Quant à Lin Chia-jou, 54 ans, elle explique à l’AFP avoir trouvé ce défi “terrifiant”, saluant néanmoins les efforts du grimpeur.Honnold est le premier à vaincre le Taipei 101 sans corde, harnais ou filet de sécurité, mais pas le premier à le grimper.En 2004, le Français Alain Robert, surnommé “Le “Spiderman français”, avait escaladé la tour, mais aidé de cordes de sécurité en raison de conditions pluvieuses.

Ski: victoire et petit globe pour Mikaela Shiffrin, en démonstration à Spindleruv Mlyn

Mikaela Shiffrin a encore frappé un grand coup dimanche. L’Américaine a aisément dominé le slalom de Spindleruv Mlyn (République tchèque), une 108e victoire en Coupe du monde qui lui assure de remporter son neuvième petit globe dans la discipline, à deux semaines des JO.Déjà très largement en tête à l’issue de la première manche, Shiffrin a devancé la championne du monde suisse Camille Rast de 1 sec 67/100e et l’Allemande Emma Aicher de plus de deux secondes (2.18).Impériale dès la première manche, Shiffrin disposait de plus d’une seconde d’avance en renfermant le portillon.Aussi impeccable techniquement que solide physiquement, elle a pris un départ prudent en seconde manche, lâchant une demi-seconde sur le haut de la piste, mais a ensuite laissé filer son ski jusqu’à remporter la manche et creuser encore l’écart face à ses concurrentes.Pour sa dernière course avant les Jeux de Milan Cortina (6-22 février), où elle cherchera à effacer la désillusion de Pékin en 2022 (aucune médaille), Shiffrin s’est assurée dimanche son premier trophée de l’hiver: avec sept victoires (et une 2e place) en huit slaloms disputés cet hiver, l’Américaine est assurée de remporter le petit globe de la discipline pour la 9e fois, un record.Elle cumule 780 points, soit 288 de plus que sa dauphine Camille Rast, qui ne pourra quoi qu’il arrive pas la rattraper au classement de la spécialité puisqu’il ne reste que deux slaloms au programme de la Coupe du monde (une victoire rapporte 100 points).- “J’aime juste skier” -“C’est une belle surprise”, a réagi l’Américaine au micro de la Fédération internationale (FIS). “Pour être honnête, c’était difficile de penser à ça aujourd’hui car il fallait vraiment se concentrer sur la course du jour.”Il s’agit donc du neuvième globe du slalom pour la reine absolue entre les piquets, 13 ans après son premier en 2013 et 15 ans après ses débuts en Coupe du monde, déjà à Spindleruv Mlyn en 2011.”Je me revois ici quand j’avais 15 ans. C’est juste génial d’être là. J’aime juste skier, j’adore ça, c’est tout, ça me rend heureuse”, a-t-elle affirmé.Au classement général de la coupe du monde, elle est aussi en tête avec 1.133 points, là encore devant Camille Rast (970).La Coupe du monde féminine de ski alpin se poursuit avec l’étape de Crans Montana (Suisse) vendredi et samedi, avant le début des JO où elle est attendue comme l’une des immenses stars.”Les JO c’est un défi bien différent”, a-t-elle tempéré dimanche. “J’ai vécu des Jeux géniaux (2014, 2018), des Jeux durs (2022), j’essaye de les appréhender avec un bon état d’esprit, je fais confiance à mon équipe. L’équipe américaine est très forte cette année.”Côté Françaises, Marion Chevrier a terminé 11e à 3 sec 99 de Shiffrin. Marie Lamure est 12e (+ 4.03), Caitlin McFarlane 15e (+ 4.33) et Doriane Escané 23e (+ 5.16).

Nouvelles protestations après la mort d’un second Américain tué à Minneapolis par des agents fédéraux

La mort par balle d’un Américain de 37 ans, le second tué par les agents fédéraux à Minneapolis en janvier, a déclenché de nouvelles protestations samedi dans cette ville secouée depuis plusieurs semaines par des manifestations contre les opérations de la police de l’immigration (ICE).Alex Pretti, infirmier d’un service de réanimation, est mort après une …

Nouvelles protestations après la mort d’un second Américain tué à Minneapolis par des agents fédéraux Read More »

Au Pakistan, Imaan Mazari, l’avocate des marginalisés face à l’État

Des Afghans aux journalistes, en passant par les accusés de blasphème, l’avocate pakistanaise Imaan Mazari a fait de la défense des communautés marginalisées son combat, s’attirant en retour les foudres du pouvoir.Samedi, Imaan Mazari et son époux  Hadi Ali Chattha, également avocat, ont été condamnés à dix ans de prison pour la publication de contenus …

Au Pakistan, Imaan Mazari, l’avocate des marginalisés face à l’État Read More »