Municipales: l’ancienne députée LFI Rachel Kéké candidate dans le Val-de-Marne

L’ancienne députée de La France insoumise Rachel Kéké, élue à l’Assemblée entre 2022 et 2024, a annoncé vendredi qu’elle se présentait aux élections municipales de mars dans sa ville de Chevilly-Larue, dans le Val-de-Marne, pour notamment défier un maire sortant communiste.”La France insoumise m’a proposé de partir aux municipales et j’ai accepté”, a déclaré Mme Kéké, 51 ans, dans les colonnes du Parisien.La syndicaliste Rachel Kéké, figure de la grève des femmes de chambre de l’Ibis Batignolles, était devenue l’une des élus LFI les plus identifiés lors de son élection à l’Assemblée nationale en 2022.Dans la septième circonscription du Val-de-Marne, qui comporte la ville de Chevilly-Larue, elle avait battu de justesse l’ex ministre des Sports Roxana Maracineanu, avec 50,30% des voix, au second tour.Mais après la dissolution de 2024, elle avait été elle-même défaite par le maire LR de le commune voisine de L’Haÿ-les-Roses, Vincent Jeanbrun. L’actuel ministre de la Ville l’avait emporté au second tour avec 50,67% des voix.Aux municipales, elle défiera la maire communiste sortante Stéphanie Daumin, dans cette ville où Jean-Luc Mélenchon a réuni plus de 37% des suffrages au premier tour de la présidentielle 2022.Un symbole de la volonté d’implantation locale des Insoumis dans de nombreuses villes communistes de l’ancienne “ceinture rouge” francilienne, Chevilly-Larue étant dirigée par le PCF depuis 1977.Actuellement, LFI est dans la majorité municipale dans cette ville de près de 20.000 habitants, qui accueille en partie le marché de Rungis.”Je n’étais pas dans les négociations des partis. Mais elles n’ont pas abouti. Je le regrette. On pouvait y aller tous ensemble. Stéphanie n’est pas une ennemie. C’est vrai qu’en 2022 elle a été là. Je ne sais pas ce qui n’a pas marché. Mais elle ne peut pas prendre mal ma candidature. Je porte un autre projet pour ce premier tour”, a expliqué Mme Kéké au Parisien.

Au lycée, les téléphones dans des mallettes pour mieux se concentrer

“Au début, c’était compliqué, parce que je suis addict à mon téléphone”, admet Lina, 18 ans. Dans son lycée du Val-d’Oise, les portables sont déposés dans une mallette pendant les cours et “ça m’a aidée à me concentrer”, reconnaît l’élève de terminale. “Mes notes ont augmenté”, poursuit la lycéenne aux cheveux retenus par un bandeau, qui prépare un bac professionnel Agora (Assistance à la gestion des organisations) au lycée de Montsoult (Val d’Oise). “Avant, je tournais autour des 8, 9, 10. Maintenant, je suis plus autour des 14” de moyenne.Dans ce lycée professionnel, qui accueille 600 élèves, souvent en difficulté voire en décrochage scolaire et socialement défavorisés, l’interdiction du téléphone en cours, inscrite dans le règlement intérieur, peinait à être respectée.L’équipe pédagogique a décidé l’an dernier de faire déposer le portable dans une boîte en classe, une expérimentation pérennisée cette année grâce à une aide de la région dans le cadre d’un dispositif “Zéro portable en cours”. Il a permis de financer des mallettes pour chaque salle de classe. Les élèves peuvent récupérer leur téléphone après le cours et l’utiliser dans le reste de l’établissement.”J’ai géré beaucoup moins d’incidents de portables” et “ça a été accepté dans l’ensemble, à partir du moment où la règle a été collective”, constate la proviseure, Françoise Rossi.- “climat apaisé” -14H15, début du cours d’espagnol, 24 élèves de terminale entrent dans la classe et s’installent. Leur professeure passe entre les tables avec une mallette souple noire, qui comporte un emplacement numéroté par élève pour ranger son téléphone. Chacun y glisse le sien, le cours commence. L’enseignante Christine Antunes distribue des dictionnaires papier aux élèves, dont l’utilisation est peu familière à certains, “à force d’utiliser le téléphone portable notamment”, glisse-t-elle.Pour elle, la collecte des portables a “apaisé le climat scolaire” car “beaucoup d’altercations étaient dues à l’utilisation des téléphones”. “C’était des élèves qui essayaient de tricher”” ou “qui ont filmé parfois ce qui se passait en classe”. “Il y avait toujours la petite main qui était dans le sac pour essayer de regarder un contenu, de taper un message…”. Aujourd’hui, “on voit que les élèves sont beaucoup plus concentrés”, observe-t-elle. Un constat partagé par Lina et ses camarades. “Il n’est plus dans ma poche, déjà. Je n’ai plus cette habitude de penser à mon téléphone”, explique Wiâm, 18 ans, qui reconnaît passer “beaucoup d’heures” sur TikTok, Spnapchat, Instagram ou Youtube.- 12 heures par jour -Lina avoue aussi être “tout le temps sur son téléphone” sauf en cours, et passer “11 heures facile” voire 12 par jour sur son écran, surtout sur les réseaux sociaux. Maintenant, en cours, “elle est plus concentrée sur le tableau” que sur l’appareil.A côté d’elle, Nisa, 18 ans, adepte de TikTok et Snapchat, trouve “difficile de laisser” son téléphone, sur lequel elle est constamment “quand elle ne dort pas”. Mais depuis elle a appris à “gérer”, explique la jeune fille aux yeux maquillés de noir.Quant à une interdiction généralisée du téléphone au lycée, à laquelle le gouvernement travaille, “ce serait très compliqué”, estime Wiâm. Lina, elle, pense que “les gens ne vont pas le respecter du tout”.La proviseure est aussi dubitative. “Ça demande une autre gestion si on veut l’interdire sur l’ensemble de l’établissement”, estime-t-elle. “Il faut gérer les flux d’entrée et de sortie des élèves”, et “est-ce que, dans ce cas-là, il ne faut pas basculer sur des casiers nominatifs d’élèves?”, se demande-t-elle. Mais “600 casiers d’élèves, je ne sais même pas comment je l’organise dans l’espace…”.Christine Antunes craint, elle, que cela renforce l’absentéisme, déjà élevé dans ce lycée. L’important est de “continuer le travail d’éducation et de prévention”, car “le problème, c’est que quand ils rentrent chez eux, ils reprennent leurs habitudes”, souligne-t-elle.

Au lycée, les téléphones dans des mallettes pour mieux se concentrer

“Au début, c’était compliqué, parce que je suis addict à mon téléphone”, admet Lina, 18 ans. Dans son lycée du Val-d’Oise, les portables sont déposés dans une mallette pendant les cours et “ça m’a aidée à me concentrer”, reconnaît l’élève de terminale. “Mes notes ont augmenté”, poursuit la lycéenne aux cheveux retenus par un bandeau, qui prépare un bac professionnel Agora (Assistance à la gestion des organisations) au lycée de Montsoult (Val d’Oise). “Avant, je tournais autour des 8, 9, 10. Maintenant, je suis plus autour des 14” de moyenne.Dans ce lycée professionnel, qui accueille 600 élèves, souvent en difficulté voire en décrochage scolaire et socialement défavorisés, l’interdiction du téléphone en cours, inscrite dans le règlement intérieur, peinait à être respectée.L’équipe pédagogique a décidé l’an dernier de faire déposer le portable dans une boîte en classe, une expérimentation pérennisée cette année grâce à une aide de la région dans le cadre d’un dispositif “Zéro portable en cours”. Il a permis de financer des mallettes pour chaque salle de classe. Les élèves peuvent récupérer leur téléphone après le cours et l’utiliser dans le reste de l’établissement.”J’ai géré beaucoup moins d’incidents de portables” et “ça a été accepté dans l’ensemble, à partir du moment où la règle a été collective”, constate la proviseure, Françoise Rossi.- “climat apaisé” -14H15, début du cours d’espagnol, 24 élèves de terminale entrent dans la classe et s’installent. Leur professeure passe entre les tables avec une mallette souple noire, qui comporte un emplacement numéroté par élève pour ranger son téléphone. Chacun y glisse le sien, le cours commence. L’enseignante Christine Antunes distribue des dictionnaires papier aux élèves, dont l’utilisation est peu familière à certains, “à force d’utiliser le téléphone portable notamment”, glisse-t-elle.Pour elle, la collecte des portables a “apaisé le climat scolaire” car “beaucoup d’altercations étaient dues à l’utilisation des téléphones”. “C’était des élèves qui essayaient de tricher”” ou “qui ont filmé parfois ce qui se passait en classe”. “Il y avait toujours la petite main qui était dans le sac pour essayer de regarder un contenu, de taper un message…”. Aujourd’hui, “on voit que les élèves sont beaucoup plus concentrés”, observe-t-elle. Un constat partagé par Lina et ses camarades. “Il n’est plus dans ma poche, déjà. Je n’ai plus cette habitude de penser à mon téléphone”, explique Wiâm, 18 ans, qui reconnaît passer “beaucoup d’heures” sur TikTok, Spnapchat, Instagram ou Youtube.- 12 heures par jour -Lina avoue aussi être “tout le temps sur son téléphone” sauf en cours, et passer “11 heures facile” voire 12 par jour sur son écran, surtout sur les réseaux sociaux. Maintenant, en cours, “elle est plus concentrée sur le tableau” que sur l’appareil.A côté d’elle, Nisa, 18 ans, adepte de TikTok et Snapchat, trouve “difficile de laisser” son téléphone, sur lequel elle est constamment “quand elle ne dort pas”. Mais depuis elle a appris à “gérer”, explique la jeune fille aux yeux maquillés de noir.Quant à une interdiction généralisée du téléphone au lycée, à laquelle le gouvernement travaille, “ce serait très compliqué”, estime Wiâm. Lina, elle, pense que “les gens ne vont pas le respecter du tout”.La proviseure est aussi dubitative. “Ça demande une autre gestion si on veut l’interdire sur l’ensemble de l’établissement”, estime-t-elle. “Il faut gérer les flux d’entrée et de sortie des élèves”, et “est-ce que, dans ce cas-là, il ne faut pas basculer sur des casiers nominatifs d’élèves?”, se demande-t-elle. Mais “600 casiers d’élèves, je ne sais même pas comment je l’organise dans l’espace…”.Christine Antunes craint, elle, que cela renforce l’absentéisme, déjà élevé dans ce lycée. L’important est de “continuer le travail d’éducation et de prévention”, car “le problème, c’est que quand ils rentrent chez eux, ils reprennent leurs habitudes”, souligne-t-elle.

CAN-2025: Hakimi-Mané, Diaz-Mendy… quatre duels pour un trône

Sadio Mané contre Achraf Hakimi, Brahim Diaz face à Edouard Mendy ou Noussair Mazraoui pour contenir Iliman Ndiaye… La finale de la Coupe d’Afrique des nations entre le Maroc et le Sénégal ne manquera pas de duels corsés, dimanche à Rabat.. Achraf Hakimi – Sadio ManéLe Sénégalais Sadio Mané et le Marocain Achraf Hakimi sont les stars et leaders incontestés de leurs équipes, mais connaissent lors de la CAN-2025 des dynamiques inverses.On disait le Lion de la Teranga vieillissant à 33 ans, moins compétitif depuis son départ pour le championnat saoudien en 2023, mais Mané est toujours l’homme providentiel du Sénégal. Il s’est distingué par deux buts, dont l’un en demie face à l’Égypte (1-0), tout en se montrant altruiste avec trois passes décisives.Une des clés de la finale tiendra en la capacité d’Achraf Hakimi à contenir Mané dans son couloir droit. Le capitaine marocain, considéré comme le meilleur au monde à son poste, a débuté “sa” CAN convalescent, en raison d’une blessure à la cheville contractée en novembre avec le Paris SG.On n’a pas encore retrouvé au Maroc le Hakimi de la saison passée avec le PSG. Si le défenseur se montre décisif, notamment sur coup de pied arrêté, son apport offensif est réduit à la portion congrue et il n’apporte pas non plus autant de garantie en défense que ses coéquipiers qui composent pourtant la défense la plus imperméable du tournoi. . Brahim Diaz – Edouard Mendy Alors que le Marocain Brahim Diaz, meilleur buteur de la compétition (5 buts), explose au niveau international lors de cette CAN, Edouard Mendy, l’un des mousquetaires trentenaires du Sénégal, vit probablement l’une de ses dernières campagnes avec le Sénégal.La confrontation Diaz – Mendy tiendra surtout dans la capacité du virtuose marocain à trouver un regain d’énergie pour se défaire de ses défenseurs, ce qu’il n’est pas parvenu à faire contre le Nigeria en demie.Cadre du Sénégal lors des campagnes de 2019 et 2022 qui ont atteint la finale (il s’est blessé en cours de compétition en 2019), Edouard Mendy endossera de plus le rôle de patron de la défense des Lions de la Teranga en l’absence de Kalidou Koulibaly, suspendu.. Noussair Mazraoui – Iliman NdiayeNoussair Mazraoui et Iliman Ndiaye sont les couteaux suisses de leurs sélectionneurs. Le Marocain aura joué à son poste de prédilection, à droite, lors des deux premières rencontres des Lions de l’Atlas quand Hakimi était laissé au repos. Le latéral de Manchester United, notamment lors de la première rencontre face aux Comores où la plupart de ses coéquipiers étaient tétanisés par la pression, aura été un des rares à tenir son rang.Retenu dans le onze type de la CAF pour la phase de groupes, Mazraoui a continué d’enchaîner les copies parfaites, à gauche lorsque Hakimi a été réintégré parmi les titulaires.Iliman Ndiaye est aussi ballotté de poste en poste par son sélectionneur Pape Thiaw. Tantôt positionné derrière deux attaquants, tantôt placé au milieu du terrain sur le flanc droit, c’est à son poste, celui d’ailier droit, que l’ancien Marseillais a été le plus dangereux lors des deux derniers matches face au Mali en quarts, élu homme du match, et contre l’Egypte en demie. Ndiaye symbolise en outre, comme Pape Gueye, le changement de génération au sein des Lions de la Teranga. . Idrissa Gueye – Neil El AynaouiQui règnera sur l’empire du milieu entre le vieux Lion sénégalais, et la révélation marocaine du tournoi ?Idrissa Gueye vit, à bientôt 37 ans, sa sixième CAN, a disputé les six rencontres du Sénégal jusqu’à présent et devrait porter le brassard de capitaine en finale face au Maroc, en l’absence de Kalidou Koulibaly suspendu, pour ce qui sera sa 133e sélection.Neil El Aynaoui, 24 ans, 12 sélections depuis septembre 2025, a tergiversé pendant deux ans avant de rejoindre la tanière des Lions de l’Atlas, préférant se construire en club plutôt qu’avec l’équipe nationale.Walid Regragui se félicite de s’être armé de patience et de ne pas avoir renoncé à prendre le fils du tennisman Younès El Aynaoui, très populaire dans le royaume chérifien. Arrivé au milieu des cadres Azzedine Ouhani et Sofyan Amrabat, le rejeton est devenu au fil de la compétition le patron de l’entre-jeu marocain, son talent explosant à la face du monde lors de la demie face au Nigeria. 

CAN-2025: Hakimi-Mané, Diaz-Mendy… quatre duels pour un trône

Sadio Mané contre Achraf Hakimi, Brahim Diaz face à Edouard Mendy ou Noussair Mazraoui pour contenir Iliman Ndiaye… La finale de la Coupe d’Afrique des nations entre le Maroc et le Sénégal ne manquera pas de duels corsés, dimanche à Rabat.. Achraf Hakimi – Sadio ManéLe Sénégalais Sadio Mané et le Marocain Achraf Hakimi sont les stars et leaders incontestés de leurs équipes, mais connaissent lors de la CAN-2025 des dynamiques inverses.On disait le Lion de la Teranga vieillissant à 33 ans, moins compétitif depuis son départ pour le championnat saoudien en 2023, mais Mané est toujours l’homme providentiel du Sénégal. Il s’est distingué par deux buts, dont l’un en demie face à l’Égypte (1-0), tout en se montrant altruiste avec trois passes décisives.Une des clés de la finale tiendra en la capacité d’Achraf Hakimi à contenir Mané dans son couloir droit. Le capitaine marocain, considéré comme le meilleur au monde à son poste, a débuté “sa” CAN convalescent, en raison d’une blessure à la cheville contractée en novembre avec le Paris SG.On n’a pas encore retrouvé au Maroc le Hakimi de la saison passée avec le PSG. Si le défenseur se montre décisif, notamment sur coup de pied arrêté, son apport offensif est réduit à la portion congrue et il n’apporte pas non plus autant de garantie en défense que ses coéquipiers qui composent pourtant la défense la plus imperméable du tournoi. . Brahim Diaz – Edouard Mendy Alors que le Marocain Brahim Diaz, meilleur buteur de la compétition (5 buts), explose au niveau international lors de cette CAN, Edouard Mendy, l’un des mousquetaires trentenaires du Sénégal, vit probablement l’une de ses dernières campagnes avec le Sénégal.La confrontation Diaz – Mendy tiendra surtout dans la capacité du virtuose marocain à trouver un regain d’énergie pour se défaire de ses défenseurs, ce qu’il n’est pas parvenu à faire contre le Nigeria en demie.Cadre du Sénégal lors des campagnes de 2019 et 2022 qui ont atteint la finale (il s’est blessé en cours de compétition en 2019), Edouard Mendy endossera de plus le rôle de patron de la défense des Lions de la Teranga en l’absence de Kalidou Koulibaly, suspendu.. Noussair Mazraoui – Iliman NdiayeNoussair Mazraoui et Iliman Ndiaye sont les couteaux suisses de leurs sélectionneurs. Le Marocain aura joué à son poste de prédilection, à droite, lors des deux premières rencontres des Lions de l’Atlas quand Hakimi était laissé au repos. Le latéral de Manchester United, notamment lors de la première rencontre face aux Comores où la plupart de ses coéquipiers étaient tétanisés par la pression, aura été un des rares à tenir son rang.Retenu dans le onze type de la CAF pour la phase de groupes, Mazraoui a continué d’enchaîner les copies parfaites, à gauche lorsque Hakimi a été réintégré parmi les titulaires.Iliman Ndiaye est aussi ballotté de poste en poste par son sélectionneur Pape Thiaw. Tantôt positionné derrière deux attaquants, tantôt placé au milieu du terrain sur le flanc droit, c’est à son poste, celui d’ailier droit, que l’ancien Marseillais a été le plus dangereux lors des deux derniers matches face au Mali en quarts, élu homme du match, et contre l’Egypte en demie. Ndiaye symbolise en outre, comme Pape Gueye, le changement de génération au sein des Lions de la Teranga. . Idrissa Gueye – Neil El AynaouiQui règnera sur l’empire du milieu entre le vieux Lion sénégalais, et la révélation marocaine du tournoi ?Idrissa Gueye vit, à bientôt 37 ans, sa sixième CAN, a disputé les six rencontres du Sénégal jusqu’à présent et devrait porter le brassard de capitaine en finale face au Maroc, en l’absence de Kalidou Koulibaly suspendu, pour ce qui sera sa 133e sélection.Neil El Aynaoui, 24 ans, 12 sélections depuis septembre 2025, a tergiversé pendant deux ans avant de rejoindre la tanière des Lions de l’Atlas, préférant se construire en club plutôt qu’avec l’équipe nationale.Walid Regragui se félicite de s’être armé de patience et de ne pas avoir renoncé à prendre le fils du tennisman Younès El Aynaoui, très populaire dans le royaume chérifien. Arrivé au milieu des cadres Azzedine Ouhani et Sofyan Amrabat, le rejeton est devenu au fil de la compétition le patron de l’entre-jeu marocain, son talent explosant à la face du monde lors de la demie face au Nigeria. 

Pour Retailleau, aucun regret et des municipales pour revenir dans la course

Des meetings en “guest star” pour arracher des villes à la gauche, des rendez-vous à la chaîne avec les agriculteurs, les commerçants ou les militants: après sa sortie retentissante du gouvernement, Bruno Retailleau mise sur les municipales pour revenir dans la course à l’Elysée.Tout d’abord cette confession: “Je me félicite chaque jour de ne pas avoir compromis ma famille politique dans ce gouvernement”, lâche-t-il à l’AFP, en marge de son déplacement jeudi à Tours pour soutenir Christophe Bouchet, membre du Parti radical, qui tente de ravir la municipalité aux écologistes. En clair, pas le moindre regret d’être sorti du gouvernement en octobre à cause d’un simple tweet où il dénonçait la présence de Bruno Le Maire dans la première équipe de Sébastien Lecornu. Une décision incomprise par l’opinion publique qui s’est traduite par une chute immédiate dans les sondages pour celui qui était alors la personnalité préférée de l’exécutif.Pas d’état d’âme, même si six membres de LR ont choisi de braver les directives du parti en rejoignant le gouvernement, fragilisant son leadership.  “Il aurait pu tuer le match avec quelques mois supplémentaires au gouvernement”, déplore l’un d’entre eux. “Il s’est enfermé dans un couloir (réactionnaire) où il y a déjà beaucoup de monde”, ajoute un autre qui estime qu’il ne peut dépasser sur ce créneau les 7 à 8% à la présidentielle.Autant dire que les municipales des 15 et 22 mars constituent pour lui l’occasion de se refaire une santé… et de donner une autre image: celle d’une personnalité de droite capable de s’allier à des centristes pour conquérir des villes de gauche.”La politique, ce sont des additions, mais à condition de ne pas renier ses convictions”, affirme-t-il devant les près de 400 personnes venues l’écouter à Tours, tandis que 200 autres manifestaient à l’extérieur contre sa présence.”Une ultragauche (…) dont chaque critique est pour moi comme une sorte de Légion d’honneur accrochée à mon veston”, s’emporte-t-il à la tribune dans un registre lexical plus habituel chez lui.- “Faire un maximum” – Les municipales lui donnent l’occasion de renouer avec le terrain. A Tours, il rend visite aux membres de la Coordination rurale (CR) qui bloquent un dépôt pétrolier, avant de visiter un incubateur de start-up.”L’objectif, c’est de faire un maximum”, explique-t-il, convaincu que la droite doit saisir l’occasion pour reprendre des villes à la gauche. Il cite en boucle les exemples de Paris, Lyon, Strasbourg, Besançon ou encore Tours où il a fustigé “l’idéologie” des écologistes. Il se rendra d’ailleurs dimanche à la Mutualité pour s’afficher au côté de Rachida Dati, la candidate à la mairie de Paris pourtant suspendue du parti après sa décision de rester dans l’équipe de Sébastien Lecornu. Car si Bruno Retailleau mise sur les municipales, c’est qu’il est convaincu que son année passée au ministère de l’Intérieur ne peut que l’aider.  “Pour la première fois depuis des décennies, la priorité des municipales, c’est la sécurité”, soutient-il. “Comme les préoccupations de nos concitoyens sont en résonance avec notre ADN sur l’ordre républicain, sur la sécurité, je pense que l’on peut reconquérir des positions”, argumente le patron des Républicains.  Une victoire de la droite dans une grande ville lui donnerait l’occasion de revenir dans la course à la présidentielle, même s’il ne souhaite pas parler de 2027.Interrogé sur le timing de l’annonce de sa candidature à l’Élysée, il répond par un long silence. Il ne dira pas s’il préfère faire le saut avant le scrutin pour donner une impulsion à “la vague bleue” qu’il espère, ou après pour surfer sur la conquête éventuelle de grandes villes.   Bruno Retailleau assure d’ailleurs n’accorder qu’une faible attention aux débauchages réalisés par le RN et son allié Éric Ciotti, comme à Tours où le candidat du RN Aleksandar Nikolic a puisé dans l’équipe de l’ancienne municipalité de droite pour recruter trois de ses élus.”Franchement, c’est marginal”, assure-t-il. “Qu’il y ait des gens qui quittent, des gens qui trahissent, voilà c’est le propre de la nature humaine”, estime Bruno Retailleau.

A Paris, la bataille des municipales vire au coup de billard à trois bandes

A deux mois des élections municipales, Paris fait face à une équation politique inédite depuis 30 ans: une réforme du mode de scrutin susceptible de rebattre les cartes et l’hypothèse d’un second tour rassemblant trois, quatre, voire cinq candidats aux personnalités réputées irréconciliables. Depuis l’entrée en campagne de l’eurodéputée d’extrême droite Sarah Knafo, les premières tendances dessinent un affrontement classique dans la course à l’Hôtel de Ville.D’un côté, une droite rassemblée derrière Rachida Dati, également ministre de la Culture d’un gouvernement macroniste. De l’autre, une candidature de gauche hors LFI, unie pour la première fois dès le premier tour, portée par le socialiste Emmanuel Grégoire. A droite, les intentions de vote oscillent entre 26% et 28%, contre 30% à 33% à gauche, selon les sondages Ifop et Elabe publiés samedi, qui n’ont toutefois pas de valeur prédictive.Mais derrière le tandem de tête, le ballet des prétendants s’anime, comme le montre la progression de deux points (16%) de Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance, désormais probable “faiseur de roi”. “La vraie question est de savoir où va aller l’électorat macroniste au second tour. Est-ce qu’il va choisir Bournazel s’il se maintient ? Est-ce qu’il va choisir l’alternance avec Dati ou aller vers Grégoire ?”, interroge Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication politique à Sciences-Po Paris, qui parie sur une triangulaire.Paramètre non négligeable, la candidate insoumise Sophia Chikirou recule à 10-11 %, mais demeure en position de se hisser au second tour.A l’extrême droite, Sarah Knafo pourrait elle provoquer une quinquangulaire. Créditée de 8 à 9% dans le sillage d’Eric Zemmour, arrivé en troisième position dans la capitale à la présidentielle de 2022, elle mord sur l’électorat Dati même si elle se défend de vouloir “faire perdre la droite”. “Si la droite parvient à s’unir face à une gauche divisée, elle l’emporte. Dans le cas contraire, la gauche gagne”, estime le constitutionnaliste Benjamin Morel. – “Cohabitation” -Interrogé par l’AFP, le directeur général de l’Ifop Frédéric Dabi se dit lui “très frappé par l’incertitude” du scrutin. “En 2014, la victoire d’Hidalgo ne faisait aucun doute et on voyait très mal en 2020 comment les ravages de la division dans l’opposition pouvaient la faire perdre”, rappelle-t-il.Si le sondeur se “méfie des additions”, une élection “n’étant pas de l’arithmétique”, la somme des voix à gauche reste “bien loin des scores précédents” et la dynamique Grégoire apparaît “encore faiblarde”.Au second tour, un peu probable duel Dati-Grégoire se jouerait dans un mouchoir de poche, les candidats étant à quasi égalité.Mais une fusion des listes n’est pas gage de victoire, observe Anne-France Taiclet, maîtresse de conférences à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. “Knafo et Chikirou sont des potentiels d’alliance pour Dati et Grégoire, mais d’alliance à double tranchant qui peut donner des effets de déplacement de l’électorat vers le centre”, incarné par Bournazel, analyse-t-elle.Benjamin Morel croit lui en la possibilité d’une quadrangulaire, voire d’une quinquangulaire si l’appel au “vote utile” n’est pas suivi.L’équation est d’autant plus serrée qu’elle relève d’un jeu à somme nulle: Grégoire pâtit de l'”usure du pouvoir” quand Dati subit la concurrence de Bournazel et Knafo, dont la campagne “La ville heureuse” s’efforce de normaliser l’image de Reconquête, malgré la condamnation de son président Eric Zemmour pour contestation de crime contre l’humanité.Selon Philippe Moreau-Chevrolet, la logique voudrait pourtant qu’il y ait alternance. “Ca fait plus de 20 ans que la gauche est au pouvoir, l’électorat exprime clairement un besoin de changement et les Français ne sont pas trop regardants sur la situation judiciaire des candidats”, observe-t-il, faisant référence au renvoi devant le tribunal de Rachida Dati pour corruption et trafic d’influence.Si cette dernière paye sans doute selon lui “le fait d’avoir beaucoup d’ennemis dans son camp”, le nouveau mode de scrutin, qui uniformise le poids des voix entre arrondissements, pourrait remobiliser à droite tout en avantageant la médiatique Dati, dans la mesure où les Parisiens participent plus directement à l’élection de leur maire. Mais ce système pourrait tout autant déboucher sur une “cohabitation”, selon Philippe Moreau-Chevrolet, les Parisiens glissant un bulletin à droite pour l’Hôtel de Ville tout en reconduisant leurs maires d’arrondissement de gauche.