Italie: la Juventus stoppée à domicile par Lecce

La Juventus Turin a bien mal débuté 2026: la Vieille Dame a raté un penalty et a dû se contenter d’un nul (1-1) à domicile face au mal classé Lecce samedi lors de la 18e journée du Championnat d’Italie.La Juve qui restait sur trois victoires consécutives en Serie A n’a pas régalé ses tifosi, très remontés au coup de sifflet final. Elle a été menée par Lecce qui a ouvert la marque sur une erreur défensive piémontaise dans le temps additionnel de la première période (45e+1).Au retour des vestiaires, Weston McKennie, servi par le toujours précieux Kenan Yildiz, a égalisé (49e) et les Bianconeri ont pris nettement l’ascendant.Mais l’ancien Lillois Jonathan David, en panne de confiance avec un seul but en Serie A, remontant à août, et régulièrement houspillé par ses propres tifosi, a manqué un penalty (66e) avec une panenka bien trop faible.Mais son entraîneur Luciano Spalletti n’a rien trouvé à redire à la tentative de l’international canadien: “Il est l’un de nos tireurs de penaltys, il les tire très bien, il a montré qu’il avait du caractère en choisissant de frapper dans l’axe et il a fait ce qu’il devait faire”, a-t-il insisté.L’ancien sélectionneur de l’Italie, arrivé à Turin en novembre, a en revanche regretté “l’absence de (ses) joueurs au premier poteau sur plusieurs situations qui auraient pu nous être favorables”.Le gardien de Lecce Wladimiro Falcone a préservé le nul de son équipe dans le final avec un arrêt spectaculaire sur un tir de David (89e), avant que Yildiz ne trouve le montant gauche dans le temps additionnel (90e+4).La Juventus reste 5e du classement avec 33 points, à cinq longueurs (et un match en plus) de l’AC Milan, vainqueur à Cagliari (1-0) vendredi en ouverture de cette 18e journée.L’Inter Milan, 2e avec 36 points et deux matches en moins que la Juventus, reçoit Bologne dimanche, tandis que le champion en titre Naples, 3e (34 points), se déplace à la mi-journée à Rome pour affronter la Lazio.

Pets, planes and a ‘fortress’: inside Trump’s raid on Maduro

President Donald Trump watched a live feed of US forces dramatically seizing Venezuelan leader Nicolas Maduro, the climax of a meticulous, months-long operation.From American spies in Caracas to a picture of the leftist leader blindfolded and handcuffed, here is a blow-by-blow account of how “Operation Absolute Resolve” stunned the world.- ‘What he ate’ -US intelligence agents had been secretly monitoring leftist Maduro’s every movement since August, despite his widely reported efforts to regularly change locations as tensions mounted with Washington.”How he moved, where he lived, where he traveled, what he ate, what he wore — what were his pets,” Joint Chiefs Chairman General Dan Caine said Saturday as he described the surveillance.The mission also involved months of “pinpoint” planning and rehearsal. Trump said US forces built a replica house identical to the one where Maduro was staying.The US military was ready by early December but waited for a window of “aligned events,” including the weather. Trump said he initially ordered the mission four days ago, but held off for the right conditions.- ‘Good luck and Godspeed’ -At 10:46 pm Washington time on Friday (0346 GMT Saturday), Trump gave the order to go. “He said to us — and we appreciate it Mr President — ‘Good luck and Godspeed.’ And those words were transmitted to the entire joint force,” said Caine.More than 150 US military aircraft then took off from land and sea, including fighter jets, reconnaissance planes, drones — and the helicopters that would form the crucial core of the mission.The helicopters carrying the “extraction force” for Maduro took off into the darkness, flying at just 100 feet (33 meters) above the surface of the ocean, said Caine. Fighter jets provided air cover while US satellite and cyber capabilities blocked Venezuelan radars.- ‘Knew we were coming’ -The first explosions began to rock Caracas just before 2 am (0600 GMT), according to AFP correspondents. As the world wondered if it was the start of a widespread bombing campaign of Venezuelan targets, US aircraft were in fact only striking Venezuelan air defenses to allow the helicopters to get to their target.”They knew we were coming,” Trump told a press conference, referring to the tensions that had been building for months. “But they were completely overwhelmed and very quickly incapacitated” as US aircraft returned fire.One US chopper was hit but remained operational and made it home afterwards.The helicopters finally popped over the hills surrounding Caracas, and believing that the extraction team had maintained the element of surprise, landed at Maduro’s compound at 2:01 am Caracas time (0601 GMT).- ‘Like a fortress’ -Trump said he watched the climax of the operation on a live feed. Pictures released by the White House showed him sitting in a makeshift situation room at his Mar-a-Lago resort with Pentagon chief Pete Hegseth, Secretary of State Marco Rubio, CIA chief John Ratcliffe, Caine and other officials.”I watched it, literally, like I was watching a television show,” Trump told Fox and Friends.The US president described Maduro’s compound as “a fortress.” “It had steel doors, it had what they call a safety space where it’s solid steel all around. He didn’t get that space closed, he was trying to get into it, but he got bum-rushed so fast that he didn’t get into that,” he told Fox.”We were prepared with massive blowtorches to get through the steel, but we didn’t need them.”Trump said no US personnel were killed — but said Maduro “could have been” had he or Venezuelan forces tried to resist.- ‘Gave up’ -Caine said Maduro and his wife “gave up” and were taken into custody by law enforcement officers on the mission. The pair face US drugs and terrorism charges.The US helicopters crossed the Venezuelan coastline at 3:29 am and the couple were taken aboard the USS Iwo Jima.Trump then broke the news in a post on Truth Social at 4:21 am Washington time. Minutes later, a senior White House official sent an AFP reporter a message consisting of emojis for a muscled arm, a fist and fire.The first the world would see of Maduro — blindfolded, cuffed, wearing ear protectors and a Nike tracksuit — came in a later Trump social media update, posted without comment.

Venezuela: Macron “prend acte” de la fin de la “dictature” et ulcère la gauche

Emmanuel Macron a “pris acte” samedi de la fin de la “dictature Maduro”, dont le “peuple vénézuélien” ne peut que se “réjouir”, dit-il. Une position qualifiée de “honte” par la gauche qui accuse le président français de complaisance envers les États-Unis.”Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s’en réjouir”, a écrit sur X le chef de l’État. “En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolas Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple”, a-t-il insisté, sans évoquer dans son tweet les attaques américaines qui ont abouti à la capture du président vénézuélien.L’entourage de M. Macron a fait savoir peu après qu’avait été pris “acte de l’opération américaine”. “Un dictateur a été déchu. Le droit international doit désormais être respecté”, a-t-on fait valoir de même source.Mais pour Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, “la prise de position de Macron n’est pas la voix de la France. Il nous fait honte. Il abandonne le droit international”. “Jour sombre pour notre pays”, a-t-il encore écrit sur X, appuyé par son lieutenant Manuel Bompard qui s’est désolé de voir “la France réduite à féliciter les coups de force de Trump”.Même indignation du côté du Parti socialiste. Selon son premier secrétaire Olivier Faure, “la France n’est pas un État vassal des USA et notre président ne peut pas se comporter comme un simple porte-parole de la Maison-Blanche”. “M. Macron piétine ce soir toute notre histoire diplomatique. Une honte”, a abondé le patron des sénateurs PS Patrick Kanner.Une “honte ultime” même pour le N.1 du Parti communiste Fabien Roussel, pour qui la France est “rabaissée au rang de 51e état des USA”.Samedi en fin d’après-midi, plus d’un millier de personnes, agitant pour certaines des drapeaux vénézuéliens, étaient réunies place de la République à Paris pour protester contre l’attaque, à l’appel notamment de LFI et du parti communiste, a constaté un journaliste de l’AFP. Parmi elles, M. Mélenchon qui a dit qu’il fallait “sans barguigner, exiger la libération et le retour immédiat de Nicolas Maduro libre au Venezuela”.L’exécutif avait  été plus offensif samedi après-midi par la voix du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot qui a affirmé que l’opération américaine “contrevient” au droit international. “La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir”, avait-il encore écrit sur X.M. Macron a préféré mettre l’accent sur la “transition à venir” qui “doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien”. En ce sens, il plaide pour que celle-ci soit assurée “au plus vite” par Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l’opposition à la présidentielle 2024. Alors que Donald Trump a de son côté déclaré que les États-Unis “dirigeraient” le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique “sûre” puisse avoir lieu.”Ce qui importe à présent est que la parole revienne au plus vite au peuple vénézuélien”, appuie encore l’entourage de M. Macron, qui précise que ce dernier a échangé samedi avec Donald Trump, le président argentin Javier Milei ou brésilien Lula.- Equilibrisme -A l’image de l’exécutif, d’autres responsables politiques ont dû s’employer à un exercice d’équilibriste samedi, partagés entre la volonté de dénoncer l’attaque américaine, sans pour autant apparaître comme un soutien de Nicolas Maduro.”Pas une larme pour le dictateur ploutocrate Maduro, mais il faut avoir conscience que nous entrons dans un monde sans droit international où prévaut la loi du plus fort”, a déclaré l’eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann.Dans la même veine, Gabriel Attal, chef de file des députés macronistes, a affirmé qu’il “ne regrette pas” le départ de ce “dictateur”.Il a dit voir dans l’opération américaine “un signe supplémentaire que le monde est désormais régi par la force” et a incité les Européens à s’adapter pour ne pas être cantonnés au rôle de “spectateurs impuissants”.La patronne du Rassemblement National Marine Le Pen a jugé qu’il y avait “mille raisons de condamner le régime de Nicolas Maduro: communiste, oligarchique et autoritaire” mais que “la souveraineté des États n’est jamais négociable”.”Renoncer à ce principe aujourd’hui pour le Venezuela, pour n’importe quel État, reviendrait à accepter demain notre propre servitude”, a-t-elle ajouté.Le président des Républicains Bruno Retailleau a semblé plus conciliant avec Donald Trump, en estimant que le narcotrafic nécessite “une réplique ferme” même si la souveraineté vénézuélienne “demeure sacrée”.

Venezuela: Macron “prend acte” de la fin de la “dictature” et ulcère la gauche

Emmanuel Macron a “pris acte” samedi de la fin de la “dictature Maduro”, dont le “peuple vénézuélien” ne peut que se “réjouir”, dit-il. Une position qualifiée de “honte” par la gauche qui accuse le président français de complaisance envers les États-Unis.”Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s’en réjouir”, a écrit sur X le chef de l’État. “En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolas Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple”, a-t-il insisté, sans évoquer dans son tweet les attaques américaines qui ont abouti à la capture du président vénézuélien.L’entourage de M. Macron a fait savoir peu après qu’avait été pris “acte de l’opération américaine”. “Un dictateur a été déchu. Le droit international doit désormais être respecté”, a-t-on fait valoir de même source.Mais pour Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, “la prise de position de Macron n’est pas la voix de la France. Il nous fait honte. Il abandonne le droit international”. “Jour sombre pour notre pays”, a-t-il encore écrit sur X, appuyé par son lieutenant Manuel Bompard qui s’est désolé de voir “la France réduite à féliciter les coups de force de Trump”.Même indignation du côté du Parti socialiste. Selon son premier secrétaire Olivier Faure, “la France n’est pas un État vassal des USA et notre président ne peut pas se comporter comme un simple porte-parole de la Maison-Blanche”. “M. Macron piétine ce soir toute notre histoire diplomatique. Une honte”, a abondé le patron des sénateurs PS Patrick Kanner.Une “honte ultime” même pour le N.1 du Parti communiste Fabien Roussel, pour qui la France est “rabaissée au rang de 51e état des USA”.Samedi en fin d’après-midi, plus d’un millier de personnes, agitant pour certaines des drapeaux vénézuéliens, étaient réunies place de la République à Paris pour protester contre l’attaque, à l’appel notamment de LFI et du parti communiste, a constaté un journaliste de l’AFP. Parmi elles, M. Mélenchon qui a dit qu’il fallait “sans barguigner, exiger la libération et le retour immédiat de Nicolas Maduro libre au Venezuela”.L’exécutif avait  été plus offensif samedi après-midi par la voix du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot qui a affirmé que l’opération américaine “contrevient” au droit international. “La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir”, avait-il encore écrit sur X.M. Macron a préféré mettre l’accent sur la “transition à venir” qui “doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien”. En ce sens, il plaide pour que celle-ci soit assurée “au plus vite” par Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l’opposition à la présidentielle 2024. Alors que Donald Trump a de son côté déclaré que les États-Unis “dirigeraient” le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique “sûre” puisse avoir lieu.”Ce qui importe à présent est que la parole revienne au plus vite au peuple vénézuélien”, appuie encore l’entourage de M. Macron, qui précise que ce dernier a échangé samedi avec Donald Trump, le président argentin Javier Milei ou brésilien Lula.- Equilibrisme -A l’image de l’exécutif, d’autres responsables politiques ont dû s’employer à un exercice d’équilibriste samedi, partagés entre la volonté de dénoncer l’attaque américaine, sans pour autant apparaître comme un soutien de Nicolas Maduro.”Pas une larme pour le dictateur ploutocrate Maduro, mais il faut avoir conscience que nous entrons dans un monde sans droit international où prévaut la loi du plus fort”, a déclaré l’eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann.Dans la même veine, Gabriel Attal, chef de file des députés macronistes, a affirmé qu’il “ne regrette pas” le départ de ce “dictateur”.Il a dit voir dans l’opération américaine “un signe supplémentaire que le monde est désormais régi par la force” et a incité les Européens à s’adapter pour ne pas être cantonnés au rôle de “spectateurs impuissants”.La patronne du Rassemblement National Marine Le Pen a jugé qu’il y avait “mille raisons de condamner le régime de Nicolas Maduro: communiste, oligarchique et autoritaire” mais que “la souveraineté des États n’est jamais négociable”.”Renoncer à ce principe aujourd’hui pour le Venezuela, pour n’importe quel État, reviendrait à accepter demain notre propre servitude”, a-t-elle ajouté.Le président des Républicains Bruno Retailleau a semblé plus conciliant avec Donald Trump, en estimant que le narcotrafic nécessite “une réplique ferme” même si la souveraineté vénézuélienne “demeure sacrée”.

A Kiev, l’Ukraine et ses alliés européens s’entendent sur la poursuite des pourparlers de paix

Les alliés européens de l’Ukraine se sont rencontrés samedi à Kiev pour examiner les détails de la dernière mouture du plan de sortie du conflit avec la Russie, en amont d’un sommet la semaine prochaine en France des pays de la “coalition des volontaires” soutenant l’Ukraine.Des conseillers à la sécurité de quinze pays, dont la France, l’Allemagne et le Canada, ainsi que des représentants de l’UE et de l’Otan, se sont réunis dans la capitale ukrainienne pour cette première rencontre de l’année à laquelle a participé l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, à distance. Cette journée de diplomatie est tombée dans l’ombre de l’intervention militaire surprise des Etats-Unis au Venezuela.”La première partie de la réunion a porté sur les documents-cadres, notamment les garanties de sécurité et les approches relatives au plan de paix, ainsi que sur la séquence des prochaines étapes conjointes”, a déclaré samedi sur Telegram le négociateur en chef de l’Ukraine, Roustem Oumerov, à l’issue de la première session.Des responsables militaires ukrainiens et des pays alliés doivent encore se rencontrer à Paris avant la rencontre des dirigeants de la “coalition des volontaires”, a indiqué le président ukrainien, ajoutant qu’il y aura aussi “des rencontres avec l’équipe du président (Donald) Trump”.Les efforts diplomatiques se sont intensifiés depuis novembre pour mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde guerre mondiale, sous l’impulsion du président américain, dont l’administration a négocié séparément avec la Russie et l’Ukraine.”Nous avons un plan de compromis dans lequel il n’y a toujours aucun compromis sur deux points. C’est pourquoi nous disons 90% sur 100%”, a déclaré M. Zelensky lors d’un point presse auquel participait l’AFP. L’avenir des territoires occupés par la Russie, qui contrôle aujourd’hui près de 20% du territoire ukrainien, demeure l’un des points clés.Moscou a de son côté annoncé fin décembre son intention de “durcir sa position” après avoir accusé Kiev, qui dément, d’un raid de drones contre une résidence du président Vladimir Poutine.- Redémarrage de la Défense -Volodymyr Zelensky a averti qu’en cas d’échec de la diplomatie, l’Ukraine devra continuer à se défendre.”Si la Russie bloque tout ça, si nos partenaires ne contraignent pas la Russie à mettre fin à la guerre, il y aura une autre voie: nous défendre nous-mêmes”, a déclaré M. Zelensky, qui voudrait “voir les Etats-Unis faire davantage pression sur Moscou”.Il a annoncé vendredi la nomination du chef du renseignement militaire, Kyrylo Boudanov, pour diriger son cabinet, l’un des postes les plus importants du pays. Il a aussi annoncé son intention, sous réserve de l’approbation du Parlement ukrainien, de remplacer l’actuel ministre de la Défense Denys Chmygal par le ministre de la Transformation digitale, Mykhaïlo Fedorov, tandis que M. Chmygal prendrait la tête du ministère de l’Energie.M. Zelensky veut ainsi “procéder à un redémarrage parallèle de toutes les structures, juste au cas où” la Russie refuserait de mettre fin au conflit.- Frappes meurtrières -Les premiers jours de 2026 ont été marqués par des bombardements ukrainiens et russes meurtriers.La Russie a accusé Kiev d’une attaque ayant tué selon elle 28 civils, la nuit du Nouvel An, dans la partie de la région ukrainienne de Kherson contrôlée par l’armée russe.Un enfant de trois ans et une jeune femme sont morts à Kharkiv vendredi, et deux autres personnes ont été tuées samedi dans la ville de Kherson, toujours sous contrôle de Kiev, dans des frappes russes selon les autorités ukrainiennes.Les autorités ukrainiennes ont ordonné le même jour l’évacuation de plus de 3.000 enfants avec leurs parents d’une quarantaine de localités dans les régions de Zaporijjia (sud) et Dnipropetrovsk (centre-est), signe de la progression des troupes russes dans ces régions.Vladimir Poutine a répété ces dernières semaines que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine “par la voie militaire” si les négociations échouaient et a salué les récents gains de son armée sur le front.

Angleterre: Arsenal imperturbable, Wolverhampton enfin vainqueur

Le leader Arsenal, même bousculé à Bournemouth (3-2), a poursuivi sa marche triomphale avec l’assurance d’un champion en puissance, samedi dans une Premier League où Wolverhampton a enfin gagné un premier match.Les “Gunners” n’ont pas tout maîtrisé ni tout bien fait, un scénario déjà vu ces dernières semaines, mais ils ont réussi comme souvent à sortir vainqueurs d’un duel indécis.Ce quinzième succès en vingt matches permet de conserver six points d’avance sur Aston Villa (2e, 42 pts), tombeur de Nottingham Forest plus tôt (3-1), et d’accroître la pression sur Manchester City (3e, 41 pts), hôte de Chelsea dimanche.Les Londoniens courent après un premier titre en championnat depuis 2004 et la prochaine journée pourrait ressembler à un passage de témoin puisque Liverpool, le champion sortant, leur rend visite jeudi.Samedi, le quinzième Bournemouth a donné du fil à retordre à l’équipe de Mikel Arteta, bousculée par séquences, notamment en début et en fin de match.Evanilson a profité d’une bourde inhabituelle de Gabriel (10e, 0-1), mais le roc défensif brésilien s’est vite rattrapé en égalisant (16e, 1-1). Un doublé de Declan Rice (54e, 71e) a suffi au bonheur des “Gunners”, qui ont tremblé après la réduction du score de Junior Kroupi (76e, 3-2).Les “Cherries” ont poussé après le sixième but en Premier League du jeune attaquant français, tout juste entré. L’arbitre a sifflé la fin du match alors qu’ils attaquaient, ce qui a provoqué leur colère.- Première pour les Wolves -Contre Nottingham Forest, Aston Villa s’est lui remis d’aplomb après la claque reçue mardi à Arsenal (défaite 4-1), terminus d’une série de onze victoires toutes compétitions confondues.”C’était un mauvais résultat et nous voulions réagir. Peut-être que c’est le début d’une nouvelle série de onze victoires”, a glissé avec malice le capitaine John McGinn au micro de Sky Sports.Le milieu écossais a participé activement au redressement avec un doublé (49e, 73e), son premier en Premier League et son premier depuis mars 2019, déjà contre Forest, quand Aston Villa jouait en deuxième division.L’avant-centre Ollie Watkins, auteur de l’ouverture du score sur un bel enchaînement (45e+1, 1-0), a lui prolongé son formidable retour au premier plan avec ce quatrième but en trois matches de Premier League, après n’en avoir mis que trois sur les 17 précédents.Rien ne va plus en revanche pour Nottingham (17e, 18 pts), premier relégable en chute libre depuis fin novembre.La bonne nouvelle pour les “Tricky Trees” de Sean Dyche est venue de leurs concurrents pour le maintien, West Ham (18e, 14 pts) et Burnley (19e, 12 pts), tous deux battus samedi.Burnley s’est logiquement incliné à Brighton (2-0) tandis que West Ham a coulé 3-0 à Wolverhampton (20e, 6 pts), la lanterne rouge qui n’avait pas encore gagné le moindre match cette saison.En un match, les “Wolves” ont doublé leur total de points, eux qui avaient réalisé trois matches nuls et subi seize défaites dans les dix-neuf premières journées du championnat.Chez eux à Molineux, ils ont assommé les “Hammers” dès la première période grâce à des buts de John Arias (4e), Hwang Hee-chan sur pénalty (31e) et Mateus Mane (41e), impressionnant du haut de ses 18 ans.Ces derniers temps, “on a progressé, on s’est amélioré et aujourd’hui c’était une belle récompense pour le dur travail accompli”, s’est félicité l’entraîneur Rob Edwards, quatre jours après un nul encourageant chez Manchester United (1-1).

Trump takes huge political gamble in Venezuela regime change

Donald Trump crowed over the US military triumph in Venezuela on Saturday, but his sudden enthusiasm for intervention abroad puts him in a political minefield back home.Trump has railed against US entanglements abroad for years.When he branded the post-9/11 Iraq invasion “a stupid thing” a decade ago, he was setting out a central tenet of the nationalist, isolationist MAGA ideology that would win him the White House.So Saturday’s operation by special forces to swoop into Caracas and seize Venezuela’s leader Nicholas Maduro was doubly risky.The service members in the complex assault — including troops ferried in by helicopter, jets bombing sites around the city, and an armada of Navy ships off the coast — got away without losing a single soldier.But for Trump, the domestic political risks are only just starting.Not surprisingly, Democratic Party leaders swiftly attacked.The senior Democratic senator, Chuck Schumer, called the operation “reckless.””Second unjustified war in my life time. This war is illegal,” Senator Ruben Gallego, an Iraq veteran, said. “There is no reason for us to be at war with Venezuela.”Many in the Republican Party that Trump dominates came out to applaud.The White House spokeswoman ramped up enthusiasm with a social media post in the early hours of Saturday featuring strong arm, fist and fire emojis.And Senator Tom Cotton was quickly on board.”I commend President Trump and our brave troops and law-enforcement officers for this incredible operation,” he said.Mike Johnson, the Republican speaker of the House of Representatives and a key cog in the Trump political machine, quickly sought to scotch questions over the military operation’s legality.”Today’s military action in Venezuela was a decisive and justified operation that will protect American lives,” he said.Johnson made clear there’d be no rush for Congress to meet and debate. Trump administration officials are “working” to set up briefings only next week, he said.- America first or Venezuela? -But there are signs of disquiet among Republicans.Soon after news first broke that the extraordinary raid on Caracas was underway, conservative Senator Mike Lee wrote on X that he was looking “forward to learning what, if anything, might constitutionally justify this action.”There had been no “declaration of war or authorization for the use of military force,” he noted.A short while later, Lee was back on team Trump, saying he’d spoken with Secretary of State Marco Rubio and had been reassured that the operation was simply to execute Maduro’s arrest.That “likely falls within the president’s inherent authority.”But Marjorie Taylor Greene, a MAGA firebrand and longtime Trump booster who recently fell out with the president, was far less forgiving.In a long post on X, she ripped apart Trump’s explanation that the Venezuela conflict is about stopping narcotics trafficking.Most of the deadly fentanyl entering the United States comes via Mexico, she said, so “why hasn’t the Trump admin taken action against Mexican cartels?”Greene went on to pose a series of questions likely to be echoed across much of the MAGA base, including how to explain the difference between forcing regime change in Venezuela and Russian or Chinese aggression against Ukraine or Taiwan.”Disgust” with foreign interventions, spending abroad instead of at home, and “neocon wars” — “this is what many in MAGA thought they voted to end,” she wrote.”Boy were we wrong.”

Bar incendié en Suisse: enquête ouverte contre les gérants français, identification des corps au compte-gouttes

Les autorités suisses ont annoncé samedi l’ouverture d’une enquête pénale contre les deux gérants français du bar ravagé la nuit du Nouvel an par un incendie dans la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 119 blessés.Ils sont accusés d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.Avant d’envisager un éventuel procès, cette enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, dans le drame vraisemblablement provoqué, selon l’enquête, par des bougies incandescentes fixées sur des bouteilles de champagne placées trop près du plafond du sous-sol de l’établissement.A ce jour, huit morts, tous Suisses, dont deux mineurs, ont été identifiés.Vendredi, la police avait annoncé qu’avaient pu être formellement identifiés 113 des 119 blessés.Parmi eux se trouvent 71 Suisses, 14 Français (16 selon le ministère français des Affaires étrangères samedi), 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais.- “Emouvant” -“La Suisse est profondément triste”, a déclaré sur place samedi le ministre suisse de la Justice et Police, Beat Jans.”C’est incroyablement émouvant de voir cet endroit et de réaliser la puissance de ces flammes, même au dernier étage où j’ai pu entrer. On peut sentir l’odeur… on voit les dégâts causés par ces flammes, elles devaient être d’une intensité incroyable. 500, 600 degrés (…) C’est une tragédie terrible”, a-t-il dit devant la presse.L’identification des corps et des derniers blessés devrait durer plusieurs jours selon les autorités.Plusieurs patients-grands brûlés ont été transférés dans des hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie.- Marche silencieuse dimanche -Les hommages et appels à se rassembler se multiplient, et des messes sont organisées à l’intention des victimes. Samedi soir à Montana, l’église était pleine, certaines personnes étaient en larmes tandis que d’autres se serraient dans les bras.”On est venus pour soutenir ces familles qui sont dans le deuil”, a déclaré à l’AFP Maurice Robyr, de Crans-Montana, après la messe.”Je ne vais pas à l’église le reste du temps” mais “il faut venir aider, être solitaire, être humain”, a confié Patricia, 68 ans, se disant “tétanisée” et “choquée”.La messe dominicale, en présence de représentants d’autres confessions religieuses, sera elle suivie d’une marche silencieuse jusqu’à la chapelle ardente installée à proximité du lieu du drame.Des psychologues sont également sur place.”Parmi toute la gamme d’émotions que nous voyons et entendons chez les gens” qui viennent “il y a de la colère, de la tristesse, de la peur, bien sûr, car certains attendent toujours des informations sur leurs proches”, a indiqué l’une de ces psychologues, Guendalina Grossi, aux journalistes. De nombreux groupes ont été créés sur les réseaux sociaux pour proposer aide, services ou solutions de logement aux proches des victimes ou équipes de soin ou de secours à Crans-Montana, mais aussi à Genève, Lausanne ou Zurich, où des blessés ont été admis.- Mousse -Outre les bougies, les enquêteurs se penchent également sur la mousse – un isolant acoustique – recouvrant le plafond du sous-sol du bar, qui semble s’être rapidement embrasée.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond du sous-sol du bar. Sur d’autres vidéos, on voit ensuite des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur: des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.L’enquête doit notamment porter sur les travaux effectués au sein de l’établissement, les matériaux utilisés, les autorisations d’exploiter et les mesures de sécurité.- “Laissez-nous tranquilles” -Le président de la commune de Crans-Montana Nicolas Féraud a assuré à la radio-télévision publique suisse RTS qu’il n’y avait eu aucun laxisme de la part de sa commune, mais qu’il est “évident que ce genre de catastrophe remet” des choses en cause, notamment sur “le contrôle de tous les établissements publics”.Interrogé samedi par des journalistes dont l’AFP devant son domicile de la commune voisine de Lens, le propriétaire du bar Jacques Moretti a lancé: “laissez-nous tranquilles, nous aussi nous sommes en deuil”. Vendredi, il avait assuré au quotidien La Tribune de Genève que son bar avait été contrôlé “trois fois en dix ans” et que “tout s'(était) fait dans les normes”.Au terme de l’instruction ouverte, le ministère public décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation. En attendant, les intéressés n’ont fait l’objet d’aucune mesure de détention provisoire ni d’assignation à résidence, a confirmé à l’AFP un porte-parole de la police cantonale.