Nouvelles manifestations en Iran, une ONG met en garde contre un “massacre”

Des Iraniens ont de nouveau manifesté contre le pouvoir dans la nuit, une ONG s’inquiétant dimanche dans le pays privé d’internet d’un “massacre” des forces de l’ordre pour mettre fin à une contestation inédite depuis trois ans.Le mouvement, initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants devant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie, a gagné de nombreuses autres villes et pris de l’ampleur ces derniers jours.Des ONG ont signalé des dizaines de morts depuis le début du mouvement, alors que la République islamique fait face à l’un de ses plus grands défis depuis sa proclamation en 1979.Devant un Iran “aspirant à la liberté”, le président américain Donald Trump a répété samedi que Washington se tenait “prêt à aider”.En cas de frappes américaines, l’Iran ripostera en ciblant des sites militaires et le transport maritime des Etats-Unis, a averti dimanche le président du Parlement.- Hôpitaux “débordés” -Sur le terrain, la mobilisation ne faiblit pas. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré de grandes foules défilant dans la nuit de samedi à dimanche dans plusieurs villes iraniennes, notamment la capitale Téhéran et Machhad, dans l’est du pays.Ces images sont probablement diffusées par des moyens satellitaires, alors que la coupure d’internet, depuis maintenant plus de 60 heures, rend quasi impossible toute communication avec le monde extérieur.”Cette mesure de censure constitue une menace directe pour la sécurité et le bien-être des Iraniens”, a souligné sur son compte X l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. Dans d’autres vidéos, qui n’ont pas pu être authentifiées par l’AFP à ce stade, on voit des familles qui semblent identifier dans une morgue de Téhéran les corps de proches tués dans les manifestations.L’organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a déclaré avoir confirmé la mort de 116 personnes, dont 37 membres des forces de sécurité ou autres responsables, depuis le début du mouvement. L’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, doit publier son bilan plus tard dimanche, après avoir fait état vendredi d’au moins 51 manifestants tués et de centaines de blessés.Mais les militants ont averti que la coupure d’internet limitait fortement la circulation de l’information et que le nombre réel de victimes risquait d’être bien plus élevé.Le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a dit avoir reçu des “témoignages directs et des rapports crédibles” sur la mort de centaines de manifestants ces derniers jours.”Un massacre est en cours en Iran. Le monde doit agir maintenant pour empêcher de nouvelles pertes humaines”, avertit l’organisation.Elle ajoute que les hôpitaux sont “débordés”, que les réserves de sang diminuent et que de nombreux manifestants ont été délibérément visés aux yeux par des tirs.- Lignes téléphoniques coupées -Dans des déclarations à la télévision d’Etat, le ministre de l’Intérieur Eskandar Momeni a affirmé que les actes de “vandalisme” étaient en baisse, mettant en garde “ceux qui mènent les manifestations vers la destruction, le chaos et des actes terroristes”.Dimanche, le chef de la police a annoncé “d’importantes arrestations contre les principaux éléments impliqués dans les émeutes, qui, si Dieu le veut, seront punis après la fin des procédures légales”.A Téhéran, un journaliste de l’AFP décrit une quasi-paralysie de la vie quotidienne. Le prix de la viande a presque doublé depuis le début de la contestation et beaucoup de boutiques ont baissé le rideau.Les écoles sont fermées et l’enseignement se fait désormais à distance mais sans internet, il est impossible de se connecter. De même, si de nombreux Iraniens se rendent encore au bureau, l’absence de réseau rend toute activité pratiquement impossible.Samedi soir, les lignes de téléphonie mobile ont également été coupées. Selon des habitants de Téhéran, lors de la dernière grande vague de manifestations en 2022-2023, elles continuaient de fonctionner et le niveau de perturbation de la vie quotidienne n’avait rien à voir avec la situation actuelle.Très présent sur les réseaux sociaux, Reza Pahlavi, fils en exil du chah renversé en 1979, a appelé à de nouvelles actions plus tard dimanche.”N’abandonnez pas les rues. Mon cœur est avec vous. Je sais que je serai bientôt à vos côtés”, a-t-il lancé.

Les Birmans votent pour la deuxième phase des législatives organisées par la junte

La deuxième phase des élections législatives a débuté dimanche en Birmanie, où la junte au pouvoir promet un retour à la démocratie à l’issue de ce scrutin dénoncé par les observateurs occidentaux comme une manœuvre pour prolonger le régime militaire.L’armée dirige le pays d’Asie du Sud-Est depuis son indépendance en 1948, en dehors d’une parenthèse démocratique qui avait suscité une vague de réformes et d’optimisme entre 2011 et 2021.Les militaires ont repris le pouvoir lors d’un coup d’Etat il y a cinq ans, annulant le résultat des dernières élections, arrêtant la figure démocratique Aung San Suu Kyi et plongeant la Birmanie dans une guerre civile.Les bureaux de vote ont ouvert à 06H00 (23H30 GMT samedi) à Kawhmu, la circonscription de l’ancienne dirigeante et prix Nobel de la paix, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ils doivent fermer dans l’après-midi.Than Than Sint, une agricultrice, a admis que le pays connaissait de “nombreux problèmes” et dit à l’AFP avoir voté pour remplir son devoir civique et parce qu’elle souhaitait la paix en Birmanie.”On sait que cela n’arrivera pas tout de suite. Mais on doit avancer étape par étape pour les générations futures”, a déclaré cette femme de 54 ans à la sortie d’une école primaire transformée en bureau de vote à Kawhmu.”Je pense que les choses s’amélioreront après l’élection”, a-t-elle jugé.Après avoir gouverné par la force pendant cinq ans, la junte présente ces législatives, qui doivent s’achever le 25 janvier à l’issue d’une troisième phase, comme un pas vers la réconciliation.Mais Aung San Suu Kyi, âgée de 80 ans, reste emprisonnée et son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a été dissous.De nombreux pays et observateurs internationaux ont condamné ces élections, marquées par une répression des voix dissidentes, et des listes majoritairement composées de partis favorables à l’armée.Le Parti de l’union, de la solidarité et du développement (PUSD), que des experts considèrent comme un relais civil de la junte, a remporté près de 90% des sièges de la chambre basse en jeu lors de la première phase du scrutin fin décembre.Peuplée d’environ 50 millions d’habitants, la Birmanie est déchirée par une guerre civile et les élections ne se tiennent pas dans les larges zones tenues par les rebelles.- “Façade de légitimité” -“Les résultats ne sortiront que de la bouche des militaires”, a déclaré un habitant de Rangoun âgé de 50 ans, sous couvert d’anonymat pour des raisons de sécurité.Les analystes estiment que l’armée cherche à redorer son image pour améliorer ses relations diplomatiques, attirer davantage d’investissements étrangers et couper l’élan des rebelles.”La junte a conçu le scrutin pour assurer la victoire de son relais (le PUSD), renforcer la domination militaire en Birmanie et fabriquer une façade de légitimité alors que la violence et la répression se poursuivent sans relâche”, a dénoncé jeudi l’expert de l’ONU Tom Andrews.La première phase a vu fin décembre un taux de participation d’environ 50%, bien en-deçà des 70% du scrutin de 2020 qui avait porté le parti d’Aung San Suu Kyi au pouvoir.”Le peuple a très peu d’intérêt pour cette élection”, a estimé l’habitant de Rangoun. “Elle ne mettra pas fin à nos souffrances.”La LND d’Aung San Suu Kyi avait largement devancé les candidats proches des militaires aux élections de 2020 avant que le général Min Aung Hlaing ne s’empare du pouvoir en invoquant une fraude électorale généralisée.Selon le Réseau asiatique pour des élections libres, les noms des partis qui avaient alors remporté 90% des sièges ne figurent pas cette fois sur les bulletins de vote après avoir été dissous par la junte.Dans le sillage du coup d’Etat de février 2021, l’armée a réprimé les manifestations pro-démocratie, mais des militants ont formé des guérillas qui combattent souvent aux côtés d’armées issues de minorités ethniques longtemps hostiles au pouvoir central.Le chef militaire Min Aung Hlaing n’a pas exclu l’idée d’échanger son uniforme kaki contre le costume civil de président lorsqu’un nouveau gouvernement sera formé.Il a affirmé lors de la première phase que l’élection était “libre et équitable”.

En Chine, des librairies design qui attirent surtout les amateurs de selfies

Avec son majestueux escalier en colimaçon et ses livres jusqu’au plafond, une immense librairie de Tianjin, dans le nord de la Chine, attire davantage les amateurs de selfies que les rats de bibliothèque, et elle n’est pas la seule.En Chine, les ventes de livre papier n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant la pandémie de Covid-19, malgré les efforts des autorités pour stimuler la consommation intérieure et l’essor du commerce en ligne. Pourtant, ces dernières années, le nombre de librairies y a “maintenu une croissance régulière”, a indiqué en janvier Ai Limin, qui dirige une association d’éditeurs. “Une vague de librairies aux caractéristiques uniques” a vu le jour, a-t-il expliqué.Avec ses grands volumes, la librairie Zhongshuge de Tianjin, qui a ouvert en septembre 2024, est souvent comparée sur les réseaux sociaux au château gothique de Poudlard, la célèbre école de sorcellerie de Harry Potter.”Les photos sont vraiment magnifiques”, s’enthousiasme Li Mengting, qui visitait la ville avec une amie et est entrée dans la librairie pour prendre quelques clichés.Mais l’étudiante de 24 ans a eu du mal à trouver l’angle idéal car “il y avait vraiment beaucoup de monde à l’intérieur”.Des touristes équipés de perches à selfie et de trépieds se pressent dans l’escalier central de couleur cobalt bordé d’imposantes colonnes longeant trois étages et qui s’arquent jusqu’au plafond.Au sol, des inscriptions ternies désignent ici et là: “Le meilleur endroit pour prendre des photos”.- “D’autres sources de revenus” -Il est devenu “relativement courant” que des librairies chinoises misent sur un design intérieur destiné à être photographié, explique Zheng Shiwei, architecte basé à Pékin et dont le cabinet participe à des projets de ce type.Mais, “cela peut inciter beaucoup de gens à ne pas venir uniquement pour lire, ce qui peut avoir des conséquences imprévues”, souligne-t-il.En juin dernier, une librairie de la ville de Nankin (est), devenue un lieu touristique très prisé, a pris la décision d’interdire les photographies avec flash, ainsi que les trépieds et les séances photo sans autorisation préalable.Les prises de vue incessantes à Librairie Avant-Garde “perturbaient la lecture”, a déclaré Yuan Jia, employé dans la finance, originaire de Nankin et grand lecteur.Dans une librairie du centre de Pékin aménagée dans un ancien temple taoïste, des dizaines de visiteurs se promènent entre les présentoirs de petits bibelots ou commandent du thé.”Les livres rapportent relativement peu”, explique Juli Hu, la fondatrice du lieu qui a ouvert en 2024, et “il faut trouver d’autres sources de revenus”.Elle dit accueillir volontiers les personnes qui prennent des photos pour les publier en ligne et explique changer régulièrement la disposition de ses produits culturels.Pour l’architecte Zheng Shiwei, les librairies qui aménagent des espaces dédiés à la prise de photos devraient être encouragées.”Au moins, les gens se pointent dans les librairies, et pas ailleurs, n’est-ce pas ?”, fait-il remarquer.

New protests hit Iran as alarm grows over crackdown ‘massacre’

Iranians took to the streets in new protests against the clerical authorities overnight despite an internet shutdown, as rights groups warned on Sunday that authorities were committing a “massacre” to quell the demonstrations.The protests, initially sparked by anger over the rising cost of living, have now become a movement against the theocratic government that has ruled Iran since the 1979 revolution and have already lasted two weeks.The mass rallies are one of the biggest challenges to the rule of supreme leader Ayatollah Ali Khamenei, 86, coming in the wake of Israel’s 12-day war against the Islamic republic in June, which was backed by the United States.Videos posted to social media showed large crowds taking to the streets in new protests in several Iranian cities including the capital Tehran and Mashhad in the east, where images showed vehicles set on fire. The videos filtered out despite a total shutdown of the internet in Iran that has rendered impossible normal communication with the outside world via messaging apps or even phone lines.The internet blackout “is now past the 60 hour mark… The censorship measure presents a direct threat to the safety and wellbeing of Iranians at a key moment for the country’s future”, monitor Netblocks said early Sunday.Several circulating videos, which have not been verified by AFP, allegedly showed relatives in a Tehran morgue identifying bodies of protesters killed in the crackdown.The US-based Human Rights Activists News Agency said it had confirmed the deaths of 116 people in connection with the protests, including 37 members of the security forces or other officials.But activists warned that the shutdown was limiting the flow of information and the actual toll risks being far higher.The US-based Center for Human Rights in Iran (CHRI) said it had received “eyewitness accounts and credible reports indicating that hundreds of protesters have been killed across Iran during the current internet shutdown”. “A massacre is unfolding in Iran. The world must act now to prevent further loss of life,” it said. It said hospitals were “overwhelmed”, blood supplies were running low and that many protesters had been shot in the eyes in a deliberate tactic. – ‘Significant arrests’ -In comments to state TV late Saturday, Interior Minister Eskandar Momeni insisted that acts of “vandalism” were decreasing and warned that “those who lead the protest towards destruction, chaos and terrorist acts do not let the people’s voices be heard”. National police chief Ahmad-Reza Radan said authorities made “significant” arrests of protest figures on Saturday night, without giving details on the number or identities of those arrested, according to state TV. Iran’s security chief Ali Larijani drew a line between protests over economic hardship, which he called “completely understandable”, and “riots”, accusing them of actions “very similar to the methods of terrorist groups”, Tasnim news agency reported.In Tehran, an AFP journalist described a city in a state of near paralysis. The price of meat has nearly doubled since the start of the protests, and while some shops are open, many others are not.Those that do open must close at around 4:00 or 5:00 pm, when security forces deploy in force.On Saturday, mobile phone lines appeared to have gone down as well, rendering nearly all communication impossible.Reza Pahlavi, the exiled son of the ousted shah, who has played a prominent role in calling for the protests, called for new actions later Sunday.”Do not abandon the streets. My heart is with you. I know that I will soon be by your side,” he said. US President Donald Trump has spoken out in support of the protests and threatened military action against Iranian authorities “if they start killing people”.On Sunday, Iran’s parliament speaker Mohammad Bagher Ghalibaf said Iran would hit back if the US launched military action. “In the event of a military attack by the United States, both the occupied territory and centres of the US military and shipping will be our legitimate targets,” he said in comments broadcast by state TV. He was apparently also referring to Israel, which the Islamic republic does not recognise and considers occupied Palestinian territory.

Joyau vieillissant de New York, le Chrysler Building cherche l’acheteur qui le ravivera

Silhouette sans pareil de l’horizon new-yorkais, le Chrysler Building est à vendre mais les candidats ne se bousculent pas pour mettre la main sur ce joyau art déco vieillissant, après l’expropriation des derniers propriétaires.Coiffé de sa célèbre couronne en acier inoxydable, agrémenté de gargouilles et de casques ailés de Mercure – hommage aux bouchons de radiateur des premiers véhicules Chrysler -, il attire toujours les touristes qui restent néanmoins cantonnés au rez-de-chaussée depuis que sa plateforme d’observation a fermé en 1945.Pas facile de se démarquer de l’Empire State Building, qui lui a rapidement ravi le titre de bâtiment plus élevé au monde (depuis détrôné par d’autres), et de la poignée de gratte-ciels de Manhattan plus récents, plus hauts et ouverts aux visites.Le Chrysler Building, conçu juste avant la crise de 1929 et construit en seulement deux ans, voulait représenter l’exubérance et le modernisme, le monde des machines, avec sa flèche d’acier inspirée des enjoliveurs de la marque éponyme.L’édifice, qui a accueilli ses premiers locataires en avril 1930, culmine à 318 mètres et compte 77 étages pour 117.000 m2.L’adresse – 405 Lexington Avenue, au coeur de Manhattan – est prestigieuse et attire cabinets d’avocats, professions libérales mais aussi une grande agence artistique, des sociétés de coworking, etc.Pourtant des médias ont évoqué des occupants se plaignant de locaux vieillots, de peintures écaillées, d’ascenseurs en panne, d’eau impropre aux fontaines à eau, de fenêtres trop petites, de bureaux exigus, de rencontres avec des rongeurs, etc.Le “magnifique (Chrysler building) a beaucoup de problèmes techniques”, confirme Ruth Colp-Haber, de l’agence Wharton Property, spécialisée dans l’immobilier commercial. “Il faudra beaucoup de travaux et beaucoup d’argent”, dit-elle à l’AFP.Avec la popularisation du télétravail pendant le Covid, “ces vieux immeubles ne font pas le poids face aux récents, qui ont de hauts plafonds, des climatisations nec plus ultra”, explique-t-elle. – Rivalité -Difficile ainsi de rivaliser avec des tours de verre flambant neuves offrant de meilleures prestations, comme One Vanderbilt, ouverte en septembre 2020 à quelques rues à peine, ou celles du quartier revitalisé d’Hudson Yards.Une concurrence d’autant plus vive que l’immobilier de bureaux new-yorkais souffre de l’essor du télétravail post-pandémie. Les loyers, commerciaux comme résidentiels, sont particulièrement élevés dans la capitale économique des Etats-Unis.A cela s’ajoute une situation inhabituelle: le terrain sur lequel est construit le Chrysler Building appartient depuis 1902 à Cooper Union, une école d’ingénierie, architecture et sciences humaines, qui perçoit un loyer annuel du propriétaire du bâtiment (20,1 millions en 2018, 32,5 millions de 2019 à 2027).Mais le dernier propriétaire, un consortium composé du promoteur immobilier américain RFR et du groupe autrichien Signa, a été exproprié par un juge en septembre 2024 pour non-paiement du loyer.Le duo s’était porté acquéreur en 2019, pour 151 millions de dollars et la promesse de réaliser 250 millions de travaux. Mais Signa a fait faillite fin 2023.D’après des documents de justice consultés par l’AFP, RFR a cessé de payer en mai 2024 et l’arriéré atteignait 21 millions de dollars au moment de l’expropriation.”Nous avons constitué d’importantes réserves et surplus au cours des sept dernières années”, indiquait à l’époque Malcolm King, président par intérim de Cooper Union, dans un message aux employés et aux étudiants.Il affirmait que ces vicissitudes immobilières n’affecteraient pas les bourses estudiantines, ni les frais de scolarité.Depuis, Cooper Union cherche un repreneur pour cette tour classée au patrimoine de la ville de New York en 1978. Toute modification intérieure ou extérieure doit être validée par la Commission de préservation des monuments historiques (LPC) de la ville.En attendant, une certaine omerta domine concernant l’avenir du bâtiment. Sollicités par l’AFP, Cooper Union, la LPC, plusieurs agents immobiliers dont ceux chargés de la vente et RFR, entre autres, se sont refusés à tout commentaire.”Tout est gelé en attendant de connaître le nouveau propriétaire”, indique Mme Colp-Haber, évoquant une possible conversion partielle en hôtel ou en logements.Quoiqu’il en soit, “il est extrêmement rare que la Commission approuve la démolition d’un monument historique”, veut rassurer un spécialiste sous couvert d’anonymat.