Dollar sinks on yen intervention talk, gold breaks $5,000

The dollar fell in Asian trade Monday amid speculation US officials could join their Japanese counterparts to help support the yen after a recent sell-off, while equities started the week on a mixed note.Reports that the Federal Reserve Bank of New York had checked in with traders about the yen’s exchange rate sparked a surge in the Japanese currency, according to Bloomberg, pushing it up more than one percent to 153.89 per dollar — its strongest level since November.The yen has been sliding amid worries about Japan’s fiscal position, the central bank’s decision not to hike interest rates further and expectations that the US Fed will hold off cutting its own borrowing costs this week.The last time Japanese authorities stepped in to support their unit was in 2024 when it hit 160 to the greenback.The prospect of authorities stepping into financial markets saw the dollar retreat across the board, with the euro, pound and South Korean won also well up while the Singapore dollar hit an 11-year high.That in turn sent gold prices surging more than two percent and past $5,000 for the first time.Talk of joint intervention was fanned Monday by top currency chief Atsushi Mimura, who said Tokyo “will continue responding appropriately against FX moves, working closely with US authorities as needed, in line with the joint statement issued by the Japanese and US finance ministers last September”.His remarks came a day after Japanese Prime Minister Sanae Takaichi warned: “We will take all necessary measures to address speculative and highly abnormal movements.”Stephen Innes at SPI Asset Management said: “Early Asia saw the dollar pushed lower as rate-check chatter swirled around the Fed, and intervention-tinged language out of Tokyo reminded the market that yen weakness is no longer a free carry.”In thin early Asian liquidity, the yen jumped, and that was enough to knock the broader dollar back into the Asia open.”- Eyes on Fed meeting -Lloyd Chan, at MUFG, added: “The balance of risks may point toward dollar vulnerability and heightened two-way volatility in USD/JPY as markets navigate intervention uncertainty and evolving policy expectations around BoJ policy stance and Japan Prime Minister Takaichi’s fiscal policy.”The weakening dollar helped send gold to a peak of $5,111.07 per ounce. Silver broke $100 Friday and spiked above $109 Monday.The precious metals have been hitting multiple records of late owing to a rush into safe havens by traders spooked by rising geopolitical concerns, including Donald Trump’s intervention in Venezuela and a recent warning to Iran.Strong central bank demand and elevated inflation have added to the mix, along with fresh worries of another US government shutdown.”Over the past few days, gold’s price action has been textbook safe-haven behaviour,” said Fawad Razaqzada, market analyst at Forex.com.”Underlying demand for protection is still there. Confidence in the dollar and bonds look a bit shaky.”The latest developments come ahead of the Fed’s next policy meeting this week, which is expected to see officials stand pat on rates, having cut in the past three.”We don’t expect to learn a lot at the January FOMC meeting. The Fed is on hold but remains data dependent. The balance of risks around the two mandates hasn’t changed much since December,” wrote Bank of America economists, referring to the bank’s goal of keeping a cap on inflation and supporting the jobs market.”Chair Powell’s press conference might be dominated by questions about politics rather than policy. On the latter, however, market pricing creates risks of a dovish surprise.”Trump has made no secret of his disdain for Powell, claiming there is “no inflation” and repeatedly questioning the Fed chair’s competence and integrity.Equity markets struggled after a soft lead from Wall Street on Friday.Tokyo sank 1.8 percent owing to the stronger yen, which weighs on Japanese exporters, while Shanghai, Singapore, Seoul and Manila and Bangkok also retreated.Hong Kong, Taipei and Wellington rose.London opened on the front foot, while Paris fell and Frankfurt was flat.Oil prices extended Friday gains of almost three percent that came after Trump said a US “armada” was heading towards the Gulf and that Washington was watching Iran closely.The president has repeatedly left open the option of new military action against Tehran after Washington backed and joined Israel’s 12-day war in June aimed at degrading Iranian nuclear and ballistic missile programmes.- Key figures at around 0815 GMT -Dollar/yen: DOWN at 154.20 yen from 157.00 yen on FridayEuro/dollar: UP at $1.1845 from $1.1823Pound/dollar: UP at $1.3650 from $1.3636Euro/pound: UP at 86.76 pence from 86.70 penceTokyo – Nikkei 225: DOWN 1.8 percent at 52,885.25 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.1 percent at 26,765.52 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.1 percent at 4,132.61 (close)London – FTSE 100: UP 0.2 percent at 10,162.02 West Texas Intermediate: UP 0.1 percent at $61.11 per barrelBrent North Sea Crude: UP 0.1 percent at $65.93 per barrelNew York – Dow: DOWN 0.6 percent at 49,098.71 (close)

Clinton et Obama appellent les Américains au sursaut après les événements de Minneapolis

Les ex-présidents Bill Clinton et Barack Obama ont appelé les Américains à défendre leurs valeurs, après la mort d’un deuxième citoyen à Minneapolis, tué par la police fédérale, que Trump impute au “chaos” créé par les démocrates.Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans employé en service de réanimation dans un hôpital pour anciens combattants, a été tué par balles samedi lors d’une manifestation contre des opérations de la police de l’immigration (ICE).Son décès vient aggraver une situation déjà tendue à l’extrême depuis celui de Renee Good, une Américaine tuée par balle le 7 janvier par un agent de l’ICE à Minneapolis déjà.”Il appartient à tous ceux d’entre nous qui croient en la promesse de la démocratie américaine de se lever, de s’exprimer”, a déclaré dimanche l’ancien dirigeant démocrate Bill Clinton, estimant que l’administration Trump “nous a menti” au sujet de ces deux décès.Barack Obama, lui aussi ex-président démocrate, a appelé à un “sursaut” des citoyens alors que les valeurs fondamentales sont “attaquées”.Donald Trump, lui, a imputé ces deux morts aux élus démocrates de la ville et de l’Etat, qui s’opposent à son action.”Malheureusement, deux citoyens américains ont perdu la vie à cause de ce chaos provoqué par les démocrates”, a écrit M. Trump sur sa plateforme Truth Social.Minneapolis est secouée depuis plusieurs semaines par un mouvement de protestation contre la présence de l’ICE.Dimanche, ils étaient nombreux à se recueillir dans un froid glacial devant un mémorial de fortune dressé en hommage à Alex Pretti, sur le lieu des tirs.”Je suis triste et en colère face à cette perte”, a déclaré Lucy, une habitante de Minneapolis rencontrée par l’AFP.”Mais je n’ai pas peur d’être là et je n’ai pas peur de continuer le combat et de défendre ce qui est juste”, a-t-elle ajouté.Dans le centre de cette ville d’un peu plus de 400.000 habitants, près d’un millier de personnes se sont rassemblées à la mi-journée en hommage à Alex Pretti et contre les actions des forces de l’ordre fédérales, a constaté un photographe de l’AFP.- “Mensonges écoeurants” -Comme il l’avait fait après la mort de Renee Good, le gouvernement Trump a immédiatement rejeté la faute sur Alex Pretti, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem l’accusant notamment de “terrorisme” car il s’apprêtait selon elle à mettre en danger les agents avec un pistolet dont les autorités ont publié une image.Une analyse par l’AFP de plusieurs vidéos de l’événement semble pourtant contredire cette version.Les images montrent Alex Pretti, téléphone à la main dans une rue enneigée, filmant des hommes armés portant des gilets siglés “Police”.Il s’interpose lorsqu’un agent projette une manifestante au sol sur le trottoir et reçoit un jet de gaz lacrymogène au visage.Un agent le plaque ensuite contre le sol verglacé, plusieurs de ses collègues interviennent et luttent pour le menotter.Quelques secondes plus tard, alors qu’un agent vêtu de gris semble retirer une arme au niveau de la taille d’Alex Pretti qui est agenouillé et penché en avant, avec plusieurs policiers au-dessus de lui, un coup de feu est tiré.Les agents s’écartent brutalement et tirent alors plusieurs fois à distance sur son corps inanimé. Au moins dix coups de feu sont entendus.Dans un communiqué, les parents d’Alex Pretti ont accusé l’administration Trump de répandre “des mensonges écoeurants” sur leur fils, “un être au grand coeur”.- “Chaos” -De nombreux élus de l’opposition ont exprimé leur colère face aux allégations du gouvernement.”Cela devrait faire flipper le grand public américain que l’administration Trump mente de manière si facile”, a dénoncé sur CNN le sénateur démocrate Chris Murphy.Les dirigeants de 60 entreprises dont le siège social se trouve dans le Minnesota, dont les géants Target et General Mills, ont signé une lettre ouverte “appelant à une désescalade immédiate des tensions et à la collaboration des autorités locales, régionales et fédérales pour trouver des solutions concrètes”.Le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, avait réclamé samedi que l’enquête soit chapeautée par les autorités locales, et non fédérales. “On ne peut pas se fier à l’Etat fédéral”, a-t-il affirmé.Dans une décision samedi soir, un juge fédéral a par ailleurs ordonné à l’administration Trump de préserver les preuves liées à la mort d’Alex Pretti.Malgré la mort de l’infirmier, le haut responsable de la police aux frontières Greg Bovino a soutenu dimanche sur CNN que “les victimes, ce sont les agents” et a vanté leur “super boulot”.

A Saint-Denis, la sécurité gagne du terrain, mais la méfiance envers la police municipale demeure

Les faisceaux des torches balaient les halls d’immeubles de la cité Gabriel-Péri. LBD au poing, le regard fixé vers les étages supérieurs d’une tour, un policier municipal de Saint-Denis reste en appui à l’extérieur, pendant qu’une brigade s’engouffre dans l’entrée d’un bâtiment vide, historiquement connu comme un gros point de deal.Ici, le trafic n’a pas disparu, mais il n’est pas apparent. La cité, sous vidéosurveillance, est calme ce soir. “L’effet plumeau”, selon Rudy, chef des unités, qui comme ses collègues n’a pas donné son nom: “On enlève la poussière ici, mais elle part se déposer ailleurs.”Suffisant pour ces policiers municipaux qui se concentrent essentiellement, selon eux, sur “la tranquillité” et la “prox” (pour proximité) avec les habitants.C’est dans ce quartier que Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, a en partie grandi. “Jordan qui ?”, lance Rudy. “Un joueur de foot”, ironise son collègue. Attablé dans un fastfood face à la cité, un adolescent observe la patrouille à travers la vitre. “C’est un dealer qu’on connaît bien”, glisse Alexandre, 36 ans, chef du groupe de sécurisation de proximité (GSP), une brigade de dix hommes créée il y a un an par la municipalité socialiste notamment pour intervenir sur des “points de deal installés de longue date”.Faute de flagrant délit, l’ancien policier national, récemment passé à la municipale, se contentera d’un regard appuyé dans sa direction. Désormais, il ne lutte plus directement contre le trafic de drogue, seulement contre les nuisances qu’il génère, et n’a pas le droit de procéder à des contrôles d’identité.- “Pas des pots de fleurs” -En théorie. Sekou, 40 ans, qui souhaite garder l’anonymat, n’a toujours pas digéré d’avoir été contrôlé par la police municipale devant son fils, même s’il reconnaît à demi-mot qu’avec leur présence le quartier a changé en mieux.La méfiance envers les policiers se heurte au besoin de sécurité des habitants d’une ville au taux de criminalité plus élevé que la moyenne nationale. Ahmed, un agent de sécurité de 54 ans qui souhaite aussi rester anonyme, résume bien ce paradoxe: “La police municipale est bienfaitrice pour la ville, mais attention aux abus par-ci, par-là”, ajoute-t-il, en insistant sur les palpations “humiliantes”.Ces “abus” ont été dénoncés fin novembre par la Ligue des droits de l’Homme dans une lettre ouverte au maire socialiste Mathieu Hanotin. “Tutoiements, insultes, mises au sol étouffantes, inhalations de gaz toxiques, tirs de flash-ball, mises en fourrière arbitraires…”, y énumère l’association.Des accusations que balaie le chef de la police municipale (PM), Sofyan El Belqasmi, qui revendique une police “agissante”. L’ex-gendarme qui a grandi entre Paris et la Seine-Saint-Denis liste les délits les plus courants: agressions, vols, rixes, vente à la sauvette ou encore tapage nocturne. “Nous ne sommes pas des pots de fleurs en uniforme. Nous réglons des problèmes, et ils sont nombreux à Saint-Denis”, affirme-t-il.En 2025, au moins sept enquêtes pour des faits de violences impliquant la PM de Saint-Denis ont été ouvertes, précise le parquet de Bobigny à l’AFP.- “Saturer” l’espace – Depuis mai dernier, l’hôtel de la police municipale et ses 160 agents se sont installés dans l’ancien commissariat de la plus grande ville du département. Le Centre de surveillance urbain (CSU) contrôle 850 caméras, contre 90 il y a cinq ans, disséminées dans la ville de 150.000 habitants. La municipalité entend encore en ajouter si elle est reconduite.Les agents, rivés à leurs écrans, reçoivent aussi les appels des habitants. “55.000 appels en 2025, contre 250 en 2019″, précise l’adjointe au maire chargée de la sécurité, Gwenaëlle Badufle-Douchez.”Ceux qui s’opposent à la sécurité ne connaissent pas le quotidien des habitants et ne comprennent pas ce qu’est une ville populaire. Ses habitants veulent avant tout vivre en sécurité”, estime-t-elle.A l’approche des élections municipales, les méthodes de cette police de proximité sont critiquées par l’opposition, emmenée par LFI et les communistes. Dans le quartier bondé de la gare, la brigade menée par Rémy entend “saturer” l’espace. Sur leur passage, les attroupements se dispersent, les vendeurs de cigarettes s’éclipsent et les amendes pour stationnement illégal pleuvent, mais un homme bien connu du quartier n’a pas l’intention de bouger: “Vous inquiétez pas, on va tous aller voter pour récupérer notre ville.”

Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky lance une OPA sur Fnac Darty

Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky a lancé vendredi une offre publique d’achat (OPA) du spécialiste de l’électronique et des produits culturels Fnac Darty, au prix de 36 euros par action, a annoncé lundi l’entreprise dans un communiqué. “Le conseil d’administration de Fnac Darty a unanimement accueilli favorablement l’offre”, fait savoir Fnac Darty, dont Daniel Kretinsky est déjà le principal actionnaire, à hauteur de 28,5%. Avec cette OPA, il compte franchir le seuil de 50% du capital de l’entreprise.EP Group, la société contrôlée par Daniel Kretinsky qui a transmis l’offre au conseil d’administration de Fnac Darty, propose un prix de 36 euros par action, soit une plus-value de “24% et 26% sur la moyenne des cours de Bourse pondérée par les volumes sur 1 et 3 mois”, indique le communiqué. Ce prix porte la valorisation de Fnac Darty à plus d’un milliard d’euros, et le montant de l’investissement nécessaire pour atteindre le seuil des 50% du capital à presque 230 millions d’euros. L’offre, dont le dépôt auprès de l’Autorité des marchés financiers est prévu “avant la fin du premier trimestre 2026”, n’entraînera pas de sortie de la Bourse, puisqu’EP Group n’a “pas l’intention de mettre en oeuvre une procédure de retrait obligataire”, est-il précisé. Fnac Darty, présent dans 14 pays à travers plus de 1.500 magasins et fort d’un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards d’euros, a récemment fait l’objet d’une attention particulière de Bercy concernant son contrôle et ses actionnaires. Le distributeur allemand Ceconomy, qui détient plus de 20% du capital de l’entreprise française, est en cours de rachat par le géant chinois de l’e-commerce JD.com, qui est donc amené à devenir de manière indirecte le deuxième actionnaire de Fnac Darty. Ce changement de main a poussé Bercy à poser quelques conditions au cours de l’automne, parmi lesquelles, outre la non intervention dans la gestion, un engagement de JD et Ceconomy à ne pas augmenter leur participation au capital de Fnac Darty. Des conditions que JD.com a acceptées fin novembre. A 8H10 heure de Paris, ni Ceconomy, ni JD.com n’avaient réagi à l’annonce de Fnac Darty. 

Philippines: au moins 18 morts et 24 disparus dans le naufrage d’un ferry

Le naufrage d’un ferry transportant plus de 350 personnes dans le sud des Philippines a fait au moins 18 morts lundi, ont indiqué les gardes-côtes de l’archipel, qui recherchent 24 disparus.Le MV Trisha Kerstin 3 a émis un signal de détresse vers 01H50 (17H50 GMT dimanche), alors qu’il assurait la liaison entre Zamboanga City, sur l’île de Mindanao, en direction de l’île de Jolo, à environ 150 kilomètres de là.En début d’après-midi, 317 personnes ont été secourues, 18 étaient décédées, tandis que 24 restaient portées disparues, selon les garde-côtes philippins.Ronalyn Perez, une représentante des services de secours de Basilan, a déclaré à l’AFP que les sauveteurs avaient du mal à faire face à l’afflux de survivants.”Le véritable défi réside dans le nombre de patients qui arrivent. Nous manquons de personnel pour le moment”, a-t-elle déclaré à l’AFP, ajoutant qu’au moins 18 personnes avaient été transportées dans un hôpital local.Mal entretenus et peu contrôlés, les ferries sont l’un des principaux moyens de transport dans l’archipel philippin, qui compte plus de 7.100 îles. Ils sont empruntés par des millions de personnes.Lundi, le naufrage du navire de 44 mètres, qui comprend trois ponts, a eu lieu en pleine nuit, à environ cinq kilomètres à l’est de l’île de Baluk-Baluk, dans la province de Basilan.- Enquête ouverte -La porte-parole des gardes-côtes, Noemie Cayabyab, a précisé à la télévision que les rescapés avaient fait état d’une mer agitée au moment de la catastrophe de lundi.Des images diffusés par les gardes-côtes montrent des survivants être tirés de l’eau dans l’obscurité, éclairés par des lampes torches, ou recevant des boissons chaudes sur un navire de sauvetage. Sur une autre vidéo postée sur les réseaux sociaux, on entend des naufragés appelant à l’aide.”Nous ne pouvons pas dire pour le moment quelle est la raison du naufrage”, a déclaré M. Dua, précisant qu’une enquête avait été ouverte: “Pour le moment, nous sommes concentrés sur les opérations de secours”.Il a également indiqué que les rescapés avaient été emmenés vers les stations des gardes-côtes de Zamboanga et d’Isabela City.Une vidéo diffusée par le gouverneur de la province de Basilan montre des survivants pieds nus enveloppés dans des couvertures et placés sur des civières, tandis que les victimes du naufrage sont transportées dans des sacs mortuaires.Dans leur communiqué, les gardes-côtes ont assuré que le ferry n’était pas surchargé comme c’est fréquemment le cas dans l’archipel philippin, où vivent 116 millions d’habitants et qui a connu nombre de catastrophes maritimes dans le passé.Le 21 décembre 1987, le ferry Dona Paz est entré en collision aux Philippines avec un pétrolier, faisant plus de 4.300 morts. Cette tragédie est à ce jour le pire accident maritime de l’histoire en temps de paix.Plus récemment, en 2015, le Kim Nirvana a chaviré peu après son départ, faisant 61 morts dans le centre des Philippines. Le naufrage du ferry, qui transportait également plusieurs tonnes de ciment, riz ou engrais, a vraisemblablement été causé par à un excès de charge.En 2023, l’incendie du ferry Lady Mary Joy 3, qui reliait lui aussi Zamboanga City à Jolo, a fait plus de 30 morts.

Une tempête hivernale majeure fait au moins 10 morts aux Etats-Unis

Une tempête hivernale majeure a causé la mort d’au moins dix personnes aux Etats-Unis, privant également plus d’un million de foyers d’électricité et clouant au sol des milliers d’avions.Davantage de neige est attendu lundi selon le service météo national, alors qu’une vingtaine d’Etats ainsi que la capitale fédérale Washington DC ont décrété l’état d’urgence.Considérée par certains météorologues comme l’un des pires épisodes hivernaux de ces dernières décennies aux Etats-Unis, la tempête s’accompagne de températures glaciales, d’importantes chutes de neige et d’accumulations de glace aux conséquences potentiellement “catastrophiques”, selon le service météo national (NWS).Le NWS a indiqué aux Américains qu’ils devaient s’attendre à davantage de neige, de verglas et de pluie verglaçante jusqu’à lundi matin.Le maire de New York, Zohran Mamdani, a déclaré que cinq personnes avaient été retrouvées mortes à l’extérieur au cours du week-end dans des températures glaciales.”Alors que nous ne connaissons pas encore les causes de leur décès, rien ne rappelle plus fortement le danger du froid extrême et la vulnérabilité de nombreux habitants, en particulier des New-Yorkais sans abri”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse dimanche.Au Texas, les autorités ont confirmé trois décès, dont celui d’une adolescente de 16 ans tuée dans un accident de luge. Deux personnes sont mortes d’hypothermie en Louisiane, a indiqué le département de la santé de cet État du Sud.Plus de un million de foyers ont été privés d’électricité et 840.000 clients étaient toujours sans électricité dimanche soir, principalement dans le Sud des États-Unis, selon le site spécialisé PowerOutage.com.Au Tennessee, où une bande de glace a fait tomber des lignes électriques, plus de 300.000 clients résidentiels et commerciaux étaient sans courant, tandis que la Louisiane, le Mississippi et la Géorgie, où ce type de tempêtes est moins fréquent, comptaient chacun plus de 100.000 coupures.Les autorités, du Texas à la Caroline du Nord et à New York, ont exhorté les habitants à rester chez eux en raison des conditions périlleuses.”Évitez de prendre la route sauf en cas d’absolue nécessité”, a publié la Division de gestion des urgences du Texas sur X.- Etat d’urgence -La tempête se déplaçait dimanche vers le nord-est, déversant de la neige sur les grandes villes densément peuplées dont Philadelphie, New York et Boston. Une couche de plusieurs centimètres de neige recouvrait notamment les trottoirs et les routes de Washington, où l’état d’urgence a été déclaré. “Nous continuerons à surveiller et à rester en contact avec tous les Etats qui se trouvent sur le trajet de cette tempête. Restez en sécurité et restez au chaud!”, a pour sa part exhorté le président américain Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.Plusieurs grands aéroports de la capitale Washington, de Philadelphie ou de New York étaient quasiment à l’arrêt, alors que plus de 19.000 vols à destination et en provenance des Etats-Unis ont été annulés depuis samedi et que des milliers d’autres ont été retardés, selon le site FlightAware.La tempête est liée à une déformation du vortex polaire, une masse d’air circulant habituellement au-dessus du pôle nord, mais qui s’est étirée vers le sud.Les scientifiques estiment que la fréquence croissante de ces perturbations du vortex pourrait être liée au changement climatique, bien que le débat ne soit pas tranché et que la variabilité naturelle joue également un rôle.Climatosceptique assumé, Donald Trump a toutefois pris prétexte de la tempête pour exprimer de nouveau son scepticisme sur sa plateforme Truth Social: “Est-ce que les insurgés environnementaux pourraient m’expliquer s’il vous plaît: QU’EST CE QUI EST ARRIVE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE?”.Les autorités ont mis en garde contre un froid potentiellement mortel pouvant durer une semaine après la tempête, notamment dans les Grandes Plaines du Nord et d’autres régions du centre, où les températures ressenties pourraient atteindre -45°C.De telles températures peuvent provoquer des engelures en quelques minutes.