Comment le Nobel de la paix est devenu une obsession de Trump

Ne pas le lui donner serait une “insulte” contre les Etats-Unis, a-t-il lancé récemment: née pendant son premier mandat, l’obsession de Donald Trump pour le prix Nobel de la paix n’a fait que croître depuis son retour au pouvoir.”Tout le monde dit que je devrais avoir le prix Nobel”, a lancé le président américain à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies.Il assure avoir mis fin à sept conflits, donnant pour exemples ses médiations entre l’Inde et le Pakistan, le Cambodge et la Thaïlande, l’Egypte et l’Ethiopie, le Rwanda et la République démocratique du Congo, la Serbie et le Kosovo…Les experts estiment toutefois que le président américain exagère son rôle, quand il ne l’invente pas tout à fait.Récemment, Donald Trump a observé que le compteur pourrait encore monter si ses efforts pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza s’avéraient fructueux.- Bonne volonté diplomatique -Le Forum des familles, la principale organisation de proches d’otages en Israël, a d’ores et déjà appelé à lui décerner le prix, pour sa “détermination à instaurer la paix” dans la région.Evoquer la prestigieuse récompense est devenu, pour certains dirigeants étrangers, un signe de bonne volonté diplomatique à l’égard d’un président américain qui a mis sens dessus dessous l’ordre international.Le Pakistan a nommé Trump pour le prix Nobel de la paix, tout comme le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Pendant une réunion début juillet à la Maison Blanche, une journaliste avait demandé aux présidents du Liberia, du Sénégal, de Mauritanie, de Guinée-Bissau et du Gabon si le dirigeant méritait cette récompense.Entendant les réponses généralement flatteuses des dirigeants africains, Trump, ravi, avait déclaré: “Je pourrais faire ça toute la journée.”Le patron du géant de la pharmacie Pfizer, Albert Bourla, s’est ajouté à ce choeur, en estimant récemment que le développement à grande vitesse d’un vaccin contre le Covid-19, pendant le premier mandat Trump, “méritait” la prestigieuse distinction.Des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes peuvent proposer un nom au comité Nobel: parlementaires et ministres, certains professeurs d’université, membres du comité eux-mêmes, anciens lauréats…- “Je le mérite” -La nomination doit être déposée avant le 31 janvier, pour une annonce en octobre – cette année, ce sera vendredi, le 10 octobre.La professeure de droit Anat Alon-Beck a ainsi soumis le nom du président américain aux cinq personnalités composant le comité, désignées par le Parlement norvégien.Elle a indiqué à l’AFP l’avoir fait en raison de “l’extraordinaire autorité” et du “talent stratégique” qu’il a selon elle montrés pour “promouvoir la paix et assurer la libération des otages” retenus dans la bande de Gaza.Les experts estiment que les chances de Donald Trump cette année sont quasiment nulles, ce que le principal intéressé reconnaît, non sans le déplorer amèrement.”Quoi que je fasse, je n’aurai pas le prix Nobel” a-t-il déploré en juin sur son réseau Truth Social. En février, en présence de Benjamin Netanyahu, il avait lancé: “Je le mérite mais ils ne me le donneront jamais.”Ce qui ne l’empêche pas de tâter le terrain: à en croire le journal norvégien Dagens Naeringsliv, le président américain a abordé le sujet fin juillet avec le ministre norvégien des Finances, Jens Stoltenberg, qu’il connaît bien depuis que celui-ci a dirigé l’Otan.- Obama -“Trump a la réputation d’être particulièrement friand de récompenses et de prix, il serait donc enchanté de cette reconnaissance internationale”, commente pour l’AFP Garret Martin, professeur de relations internationales à l’American University.”Par ailleurs, depuis qu’il a déclaré ses ambitions présidentielles il y a dix ans, il se présente comme le grand opposant à Barack Obama”, or ce dernier a remporté le prix Nobel de la paix en 2009, souligne l’expert.La distinction accordée à l’ancien président démocrate, neuf mois à peine après sa prise de fonction à la tête des Etats-Unis, avait suscité et continue de susciter de vifs débats.”Si je m’appelais Obama j’aurais reçu le prix Nobel en dix secondes” a déclaré Trump en octobre 2024.Trois autres présidents américains ont été honorés: Theodore Roosevelt, Woodrow Wilson, Jimmy Carter. Le prix a aussi été décerné en 1973 à Henry Kissinger.Le choix de l’ancien secrétaire d’Etat, considéré dans bien des pays comme l’incarnation de la brutalité et du cynisme diplomatique, avait été très critiqué.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Dans les villages du Bangladesh, le retour de la grande peur des serpents

Cachés au pied des plantations, ondoyant dans les rues ou enroulés sur les lits, ils sont partout. Avec la mousson estivale, les serpents sont de retour en nombre dans les villages du Bangladesh, avec leur cortège de morsures… et de peurs.Dans le village de Rajshani (nord), baigné par le fleuve Padma, Sree Ananda Mondol, 35 ans, ne leur a pas échappé. Et il en tremble encore.”Je rassemblais des pieds de riz quand un serpent a surgi du tas et m’a mordu à la cheville”, raconte-t-il. “J’ai trébuché, je ne pouvais plus ni parler ni bouger. J’ai vomi, mes intestins ont lâché et j’avais de la salive qui sortait de la bouche”.Rapidement admis à l’hôpital du district, il a passé trois jours en soins intensifs avant de rentrer chez lui.Ces dernières semaines, ces incidents parfois mortels sont devenus monnaie courante dans la région, à plus d’une centaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale Dacca.La hausse des morsures est attribuée pèle-mêle par les experts aux fortes pluies de cette saison de mousson, au changement des pratiques agricoles et à l’urbanisation.- “Dans nos lits” -“On en trouve jusque dans nos lits”, témoigne Rezina Begum, habitante d’un village voisin, en lavant son linge dans le fleuve. “J’ai le cœur qui s’affole quand je marche le long des champs”, renchérit Mohammad Bablu, 56 ans, “rien qu’hier, ils en ont tué sept…”Les brûlis des rizières servent de refuge à de nombreuses espèces de serpents, surtout lorsque les pluies de la mousson gonflent le cours des fleuves.A l’hôpital universitaire de Rajshahi, le Pr. Abu Shahin Mohammed Mahbubur Rahman a compté 25 morts par morsures depuis le début de l’année.”Nous avons aussi traité plus d’un millier de patients cette année”, dénombre-t-il, “dont 206 ont été mordus par des serpents venimeux comme les cobras, les bongares ou les vipères”.- Ecosystèmes bouleversés -En 2024, les autorités sanitaires avaient recensé 118 morts par morsure de serpent sur l’ensemble du territoire, un record.Cette année, on dénombre déjà 84 décès.La résurgence de la vipère dite de Russell est particulièrement redoutée. Un temps considérée comme disparue, cette espèce est réapparue en 2013 et cause de plus en plus de victimes.”Ce sont d’excellentes nageuses, qui peuvent flotter sur les jacinthes d’eau et se déplacer très facilement”, décrit le zoologue Farid Ahsan, de l’université de Chittagong.Leur multiplication cette année est d’abord liée aux précipitations abondantes, diagnostiquent les experts. La région de Rajshahi a reçu de mai à septembre 1.409 mm de pluies, bien plus que les 1.175 mm d’une saison normale.Le bouleversement des écosystèmes favorise également la prolifération des reptiles.”Leur habitat est détruit, ils vivent maintenant au contact des humains”, note l’expert Gowhar Naim Wara.La hausse de la production agricole – il y a désormais trois récoltes de riz annuelles au Bangladesh – a en outre causé la prolifération des rongeurs qui s’en nourrissent et de leurs prédateurs, donc des serpents, souligne Farid Ahsan.- Anti-venin -La hausse des morsures a d’ores et déjà contraint les hôpitaux du pays à renforcer en urgence leurs stocks de sérums anti-venin.”Nous avons suffisamment de doses pour les trois prochaines semaines, et nous avons lancé une commande auprès de l’Inde”, affirme un responsable du ministère de la Santé et de la Famille, Md Sayedur Rahman.Les autorités ont aussi lancé la mise au point d’un sérum adapté au venin des vipères de Russell. Mais il ne sera pas disponible avant trois ans.En attendant, les habitants des villages tentent de limiter les risques de morsures par la seule prévention: ils ne se déplacent plus qu’avec des bâtons, en pantalons et en bottes.Pas de quoi les rassurer. “N’importe lequel d’entre nous peut se faire mordre”, répète Mohammad Bablu, “et cette idée nous hante”.

Moscou dit déplorer la fin de l”impulsion” née de la rencontre avec Trump

La Russie a estimé mercredi que la dynamique créée selon elle par la rencontre en août entre Vladimir Poutine et Donald Trump en Alaska sur la guerre en Ukraine s’était “largement épuisée”, accusant les Européens d’en être responsables.Tandis que les négociations, dans lesquelles la Russie exige que l’Ukraine lui cède des territoires, sont au point mort, les combats et les bombardements se poursuivent. Au moins huit civils ont été tués dans des frappes en Russie et en Ukraine, ont annoncé mercredi les autorités des deux pays.Face à cette impasse diplomatique, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a regretté que le rapprochement entamé entre Moscou et Washington n’ait pas porté ses fruits. “Malheureusement, il faut constater que l’impulsion puissante d’Anchorage (lieu de la rencontre Trump-Poutine en août, ndlr) (…) s’est largement épuisée”, a déclaré M. Riabkov, cité par l’agence de presse RIA Novosti.Pour lui, les “actions destructrices, en premier lieu des Européens”, ont empêché les pourparlers d’avancer pour trouver une “entente” sur le règlement du conflit en Ukraine, qui a fait, depuis février 2022, au moins des dizaines de milliers de morts de chaque côté.M. Riabkov a également affirmé que les relations russo-américaines étaient “fissurées” et “s’effondraient” comme un bâtiment endommagé. “Et c’est la faute des Américains”, a-t-il ajouté.  – Missiles américains -Pour sa part, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé mercredi l’Europe à “répondre” à la “guerre hybride” livrée par la Russie, notamment en la “dissuadant” d’agir ainsi.Elle a évoqué les récents survols de drones au-dessus de sites stratégiques en Belgique, en Pologne, en Roumanie, au Danemark et en Allemagne mais aussi le sectionnement de câbles sous-marins ou encore des campagnes d’influence malveillante à l’occasion d’élections.Le président américain Donald Trump a tenté, après son retour au pouvoir en janvier, de se rapprocher de Moscou pour trouver une issue à la guerre en Ukraine, en particulier en recevant en grande pompe Vladimir Poutine en Alaska, le 15 août.Mais cela n’a pas débouché sur une avancée dans les négociations entre les deux belligérants, la Russie demandant, entre autres, le rattachement à son territoire de cinq régions ukrainiennes. L’Ukraine, déjà amputée de facto de la péninsule de Crimée annexée en 2014, rejette catégoriquement ce qui s’apparenterait à une capitulation.Ces dernières semaines, Donald Trump a exprimé une frustration croissante à l’égard de la Russie, la comparant à un “tigre de papier”, en raison de sa situation économique critique.Dans ce contexte, des responsables américains ont récemment envisagé de vendre des missiles de croisière de longue portée Tomahawk aux Européens pour les livrer à l’Ukraine.Jeudi dernier, Vladimir Poutine a averti que l’envoi à Kiev de ces armements provoquerait “une nouvelle escalade” entre Moscou et Washington car “utiliser des Tomahawk est impossible sans la participation directe de militaires américains”.- Infrastructures énergétiques -La Russie, depuis le déclenchement de son offensive à grande échelle contre l’Ukraine, bombarde massivement cette dernière qui riposte par des attaques de missiles et de drones de moindre envergure.Dans la région frontalière russe de Belgorod, une “frappe de missile” ukrainien sur un village a fait mercredi trois morts et neuf blessés, a annoncé le gouverneur local, tandis que dans la ville de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, deux civils ont péri dans un bombardement russe, selon les autorités ukrainiennes.Dans la partie de la région de Kherson sous occupation russe, le responsable local nommé par Moscou, Vladimir Saldo, a par ailleurs affirmé mercredi que trois personnes avaient été tuées dans une frappe ukrainienne sur Zalizny Port, une cité sur les rives de la mer Noire.Dans la nuit de mardi à mercredi, les Russes ont attaqué l’Ukraine avec 183 drones, dont 154 ont été abattus, a assuré l’armée de l’air ukrainienne, .Sur la plateforme X, le principal opérateur énergétique ukrainien, DTEK, a déclaré que la Russie avait pris pour cible une centrale thermique, sans préciser sa localisation, blessant deux employés et causant de “sérieux dégâts”. Depuis 2022, les forces russes pilonnent les installations énergétiques ukrainiennes, surtout électriques, suscitant à plusieurs reprises de grandes coupures de courant et de chauffage.Pour sa part, l’armée russe a annoncé mercredi avoir neutralisé 53 drones ukrainiens qui survolaient la Russie. Ces dernières semaines, Kiev a procédé à des frappes sur des raffineries russes, causant une hausse du prix de l’essence.

Moscou dit déplorer la fin de l”impulsion” née de la rencontre avec Trump

La Russie a estimé mercredi que la dynamique créée selon elle par la rencontre en août entre Vladimir Poutine et Donald Trump en Alaska sur la guerre en Ukraine s’était “largement épuisée”, accusant les Européens d’en être responsables.Tandis que les négociations, dans lesquelles la Russie exige que l’Ukraine lui cède des territoires, sont au point mort, les combats et les bombardements se poursuivent. Au moins huit civils ont été tués dans des frappes en Russie et en Ukraine, ont annoncé mercredi les autorités des deux pays.Face à cette impasse diplomatique, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a regretté que le rapprochement entamé entre Moscou et Washington n’ait pas porté ses fruits. “Malheureusement, il faut constater que l’impulsion puissante d’Anchorage (lieu de la rencontre Trump-Poutine en août, ndlr) (…) s’est largement épuisée”, a déclaré M. Riabkov, cité par l’agence de presse RIA Novosti.Pour lui, les “actions destructrices, en premier lieu des Européens”, ont empêché les pourparlers d’avancer pour trouver une “entente” sur le règlement du conflit en Ukraine, qui a fait, depuis février 2022, au moins des dizaines de milliers de morts de chaque côté.M. Riabkov a également affirmé que les relations russo-américaines étaient “fissurées” et “s’effondraient” comme un bâtiment endommagé. “Et c’est la faute des Américains”, a-t-il ajouté.  – Missiles américains -Pour sa part, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé mercredi l’Europe à “répondre” à la “guerre hybride” livrée par la Russie, notamment en la “dissuadant” d’agir ainsi.Elle a évoqué les récents survols de drones au-dessus de sites stratégiques en Belgique, en Pologne, en Roumanie, au Danemark et en Allemagne mais aussi le sectionnement de câbles sous-marins ou encore des campagnes d’influence malveillante à l’occasion d’élections.Le président américain Donald Trump a tenté, après son retour au pouvoir en janvier, de se rapprocher de Moscou pour trouver une issue à la guerre en Ukraine, en particulier en recevant en grande pompe Vladimir Poutine en Alaska, le 15 août.Mais cela n’a pas débouché sur une avancée dans les négociations entre les deux belligérants, la Russie demandant, entre autres, le rattachement à son territoire de cinq régions ukrainiennes. L’Ukraine, déjà amputée de facto de la péninsule de Crimée annexée en 2014, rejette catégoriquement ce qui s’apparenterait à une capitulation.Ces dernières semaines, Donald Trump a exprimé une frustration croissante à l’égard de la Russie, la comparant à un “tigre de papier”, en raison de sa situation économique critique.Dans ce contexte, des responsables américains ont récemment envisagé de vendre des missiles de croisière de longue portée Tomahawk aux Européens pour les livrer à l’Ukraine.Jeudi dernier, Vladimir Poutine a averti que l’envoi à Kiev de ces armements provoquerait “une nouvelle escalade” entre Moscou et Washington car “utiliser des Tomahawk est impossible sans la participation directe de militaires américains”.- Infrastructures énergétiques -La Russie, depuis le déclenchement de son offensive à grande échelle contre l’Ukraine, bombarde massivement cette dernière qui riposte par des attaques de missiles et de drones de moindre envergure.Dans la région frontalière russe de Belgorod, une “frappe de missile” ukrainien sur un village a fait mercredi trois morts et neuf blessés, a annoncé le gouverneur local, tandis que dans la ville de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, deux civils ont péri dans un bombardement russe, selon les autorités ukrainiennes.Dans la partie de la région de Kherson sous occupation russe, le responsable local nommé par Moscou, Vladimir Saldo, a par ailleurs affirmé mercredi que trois personnes avaient été tuées dans une frappe ukrainienne sur Zalizny Port, une cité sur les rives de la mer Noire.Dans la nuit de mardi à mercredi, les Russes ont attaqué l’Ukraine avec 183 drones, dont 154 ont été abattus, a assuré l’armée de l’air ukrainienne, .Sur la plateforme X, le principal opérateur énergétique ukrainien, DTEK, a déclaré que la Russie avait pris pour cible une centrale thermique, sans préciser sa localisation, blessant deux employés et causant de “sérieux dégâts”. Depuis 2022, les forces russes pilonnent les installations énergétiques ukrainiennes, surtout électriques, suscitant à plusieurs reprises de grandes coupures de courant et de chauffage.Pour sa part, l’armée russe a annoncé mercredi avoir neutralisé 53 drones ukrainiens qui survolaient la Russie. Ces dernières semaines, Kiev a procédé à des frappes sur des raffineries russes, causant une hausse du prix de l’essence.

Madagascar: la Gen Z ignore le président et appelle à la grève générale

Le mouvement Gen Z, instigateur des manifestations commencées à Madagascar le 25 septembre, a appelé à la grève générale et à manifester jeudi tout en boycottant la rencontre du président organisée mercredi après-midi avec les “forces vives de la Nation”.Après avoir renvoyé tout son gouvernement pour tenter d’éteindre la crise et la contestation générale ayant gagné cette île particulièrement pauvre de l’océan Indien, le président Andry Rajoelina a repris la main en nommant lundi un militaire Premier ministre.Pour renforcer encore le signal, les trois premiers ministres du nouveau gouvernement connus depuis mardi sont ceux des Armées, de la Sécurité publique et la gendarmerie, car le pays “n’a plus besoin de perturbation mais de paix”, a-t-il souligné.”Parce qu’il s’est déjà permis de défier le peuple malgache en nommant des personnes +pour ramener l’ordre+, nous lançons un appel à tout le peuple”, a fait savoir le collectif dans un communiqué, déclarant la “grève générale” et donnant rendez-vous jeudi à 09h00 (06H00 GMT) dans le centre-ville d’Antananarivo pour un nouveau rassemblement.Le mouvement avait déjà appelé le 1er octobre la fonction publique à “se joindre à la grève générale”, dont il est difficile d’apprécier s’il avait été suivi. Le mouvement n’a donc pas attendu la fin de son ultimatum dont le délai expirait mercredi soir, à l’issue d’une rencontre au palais présidentiel avec de nombreux acteurs de la société, où “il sera possible de poser directement des questions” au chef de l’Etat.Qualifié de “simulacre de dialogue”, cette réunion était snobée par le mouvement Gen Z, dont la mobilisation a semblé s’essouffler dans la rue ces derniers jours.Les premières nominations au gouvernement, ainsi que le changement de ton du président, ayant abandonné celui de la contrition, pourraient donner un second souffle à la contestation.- “Excuses publiques” -Madagascar est le théâtre depuis le 25 septembre d’un mouvement de protestation qui dénonçait au départ les coupures incessantes d’eau et d’électricité et s’est mué depuis en une contestation plus large du pouvoir en place et notamment d’Andry Rajoelina, 51 ans.”Le mois de septembre a été marqué par le deuxième plus haut niveau de manifestations à Madagascar depuis que l’ACLED a commencé à collecter des données en 1997, seulement dépassé par la flambée ayant précédé les élections de 2023″, a indiqué Dinalli Francisco, responsable de cette organisation compilant des données sur les troubles et conflits.Au moins 22 personnes ont été tuées et plus d’une centaine blessées, selon un bilan établi le 29 septembre par l’ONU, qui est démenti par les autorités malgaches.Malgré une diminution de la mobilisation populaire ces derniers jours, des habitants d’Antananarivo et de plusieurs grandes villes de province n’en sont pas moins descendus dans les rues quasi-quotidiennement. Encore mercredi, une centaine de personnes se sont réunies sur le bord du lac d’Anosy dans la capitale malgache, a constaté l’AFP.La veille, les forces de l’ordre ont de nouveau fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser des manifestants à Antananarivo, faisant plusieurs blessés, selon des journalistes de l’AFP.Parmi les revendications écrites du collectif Gen Z partagées par une vingtaine d’organisations, ne figurent plus la démission du président Rajoelina. En plus du respect des libertés, le mouvement Gen Z réclame des “excuses publiques du chef de l’Etat”, la “refondation de la Haute cour constitutionnelle” et la “dissolution totale du Sénat”, ou à tout le moins le départ de son président Richard Ravalomanana, ex-général de gendarmerie.

Madagascar: la Gen Z ignore le président et appelle à la grève générale

Le mouvement Gen Z, instigateur des manifestations commencées à Madagascar le 25 septembre, a appelé à la grève générale et à manifester jeudi tout en boycottant la rencontre du président organisée mercredi après-midi avec les “forces vives de la Nation”.Après avoir renvoyé tout son gouvernement pour tenter d’éteindre la crise et la contestation générale ayant gagné cette île particulièrement pauvre de l’océan Indien, le président Andry Rajoelina a repris la main en nommant lundi un militaire Premier ministre.Pour renforcer encore le signal, les trois premiers ministres du nouveau gouvernement connus depuis mardi sont ceux des Armées, de la Sécurité publique et la gendarmerie, car le pays “n’a plus besoin de perturbation mais de paix”, a-t-il souligné.”Parce qu’il s’est déjà permis de défier le peuple malgache en nommant des personnes +pour ramener l’ordre+, nous lançons un appel à tout le peuple”, a fait savoir le collectif dans un communiqué, déclarant la “grève générale” et donnant rendez-vous jeudi à 09h00 (06H00 GMT) dans le centre-ville d’Antananarivo pour un nouveau rassemblement.Le mouvement avait déjà appelé le 1er octobre la fonction publique à “se joindre à la grève générale”, dont il est difficile d’apprécier s’il avait été suivi. Le mouvement n’a donc pas attendu la fin de son ultimatum dont le délai expirait mercredi soir, à l’issue d’une rencontre au palais présidentiel avec de nombreux acteurs de la société, où “il sera possible de poser directement des questions” au chef de l’Etat.Qualifié de “simulacre de dialogue”, cette réunion était snobée par le mouvement Gen Z, dont la mobilisation a semblé s’essouffler dans la rue ces derniers jours.Les premières nominations au gouvernement, ainsi que le changement de ton du président, ayant abandonné celui de la contrition, pourraient donner un second souffle à la contestation.- “Excuses publiques” -Madagascar est le théâtre depuis le 25 septembre d’un mouvement de protestation qui dénonçait au départ les coupures incessantes d’eau et d’électricité et s’est mué depuis en une contestation plus large du pouvoir en place et notamment d’Andry Rajoelina, 51 ans.”Le mois de septembre a été marqué par le deuxième plus haut niveau de manifestations à Madagascar depuis que l’ACLED a commencé à collecter des données en 1997, seulement dépassé par la flambée ayant précédé les élections de 2023″, a indiqué Dinalli Francisco, responsable de cette organisation compilant des données sur les troubles et conflits.Au moins 22 personnes ont été tuées et plus d’une centaine blessées, selon un bilan établi le 29 septembre par l’ONU, qui est démenti par les autorités malgaches.Malgré une diminution de la mobilisation populaire ces derniers jours, des habitants d’Antananarivo et de plusieurs grandes villes de province n’en sont pas moins descendus dans les rues quasi-quotidiennement. Encore mercredi, une centaine de personnes se sont réunies sur le bord du lac d’Anosy dans la capitale malgache, a constaté l’AFP.La veille, les forces de l’ordre ont de nouveau fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser des manifestants à Antananarivo, faisant plusieurs blessés, selon des journalistes de l’AFP.Parmi les revendications écrites du collectif Gen Z partagées par une vingtaine d’organisations, ne figurent plus la démission du président Rajoelina. En plus du respect des libertés, le mouvement Gen Z réclame des “excuses publiques du chef de l’Etat”, la “refondation de la Haute cour constitutionnelle” et la “dissolution totale du Sénat”, ou à tout le moins le départ de son président Richard Ravalomanana, ex-général de gendarmerie.

Typhon Matmo: des crues record dans le nord du Vietnam font au moins huit morts

Des crues record submergent mercredi les rues de plusieurs provinces du Vietnam où au moins huit personnes ont trouvé la mort cette semaine, selon le gouvernement. Le ministère de l’Environnement a déclaré mercredi que huit personnes avaient trouvé la mort lors de violentes crues et de glissements de terrain dans les montagnes du nord depuis lundi. Cinq autres personnes sont portées disparues.Ces crues sont causées par les fortes pluies du typhon Matmo qui a durement frappé le nord du Vietnam avant de faiblir lundi. La semaine précédente, le passage du typhon Bualoi avait déjà provoqué des inondations et fait au moins 56 morts dans le pays, et provoqué plus de 710 millions de dollars de dommages.Selon les médias d’Etat mercredi, trois fleuves du nord du pays sont montés à leurs plus hauts niveaux depuis près de 40 ans.Les fleuves Bang, Thuong et Trung ont dépassé mardi soir et mercredi des niveaux jamais atteints depuis 1986, a indiqué la télévision d’Etat. Le Trung doit battre de deux mètres son précédent record.La rivière Bang dans la province de Cao Bang a atteint son niveau maximum mardi à 23 heures locales (16H00 GMT), “dépassant le niveau historique de la crue de 1986 et reculant lentement”, selon un bulletin météorologique mercredi matin.Le bureau météorologique a aussi a indiqué que le niveau de la rivière Cau, qui traverse la ville de Thai Nguyen,, à environ 80 km au nord de la capitale Hanoï, avait dépassé de plus d’un mètre le record de 28,81 mètres enregistré au passage du typhon Yagi en septembre 2024.Des dizaines de milliers de personnes ont été bloquées chez elles, parfois sans électricité ni provisions. D’autres ont dû fuir devant la montée des eaux submergeant les voitures mais aussi les maisons dans certaines zones de Thai Nguyen.- 30.000 militaires mobilisés -“Je n’ai jamais vu d’inondation aussi terrible depuis ma naissance, il y a 60 ans”, a déclaré Nguyen Van Nguyen à l’AFP depuis sa maison de trois étages dont le bas est “complètement submergé”, dans la province de Thai Nguyen.”Notre rez-de-chaussée a été complètement inondé. Mes parents et mes cinq enfants sont bloqués, sans avoir assez de nourriture ni d’eau”, s’inquiétait Thoan Vu sur les réseaux sociaux, parmi des centaines d’autres messages semblables. “Nous n’avons plus de nouvelles depuis mardi soir. Ils ont besoin d’une aide urgente.”L’armée a déclaré avoir mobilisé 30.000 militaires et des milliers de bateaux pour participer aux opérations de sauvetage et de secours, ainsi que trois hélicoptères pour acheminer quatre tonnes d’eau potable, des nouilles instantanées, des gâteaux secs, du lait et des gilets de sauvetage aux habitants des zones inondées de la province de Lang Son, à la frontière avec la Chine.Plus de 200 familles de cette province, qui vivaient en aval d’un barrage qui s’est rompu mardi après-midi, ont été évacuées vers des abris, a indiqué le ministère de l’Environnement.Le barrage fissuré, qui fait partie du réservoir d’une centrale hydroélectrique, a coûté environ 1,9 million de dollars de dommages, a ajouté le ministère dans un communiqué.”Le réservoir de la petite centrale hydroélectrique a une capacité de quatre millions de mètres cubes d’eau (…) donc, avec les fortes pluies qui s’ajoutent, les communes voisines pourraient être inondées, mais aucune crue éclair n’est prévue”, a-t-il déclaré.Le changement climatique provoque des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses partout dans le monde, selon des scientifiques.