Ligue 1 : Toulouse et Emersonn surprennent Lyon

Un doublé du Brésilien Emersonn a permis à Toulouse de s’imposer 2-1 en toute fin de match de la 7e journée de Ligue 1 dimanche au Groupama stadium aux dépens de Lyon, puni de ne pas avoir été assez percutant, après avoir mené jusqu’à la 87e minute. C’est la deuxième défaite cette saison de l’OL, qui reste malgré tout aux premières loges du classement (3e) à égalité de points (15) avec Marseille et Paris Saint-Germain qui joue à Lille ce dimanche soir.De son côté, le TFC, qui n’avait gagné aucune de ses dix-sept dernières confrontations avec Lyon en L1 et ne s’était plus imposé à Lyon depuis le 18 mai 1966 (1-0), remporte sa troisième victoire cette saison.Les Violets mettent fin à une série de quatre matches sans succès et occupent provisoirement le 9e rang avant les autres matches de la journée.Entré à la 71e minute, Emersonn a dans un premier temps a remis les deux équipes à égalité avec un tir contré par Clinton Mata qui a lobé le gardien Dominik Greif (87e) pour le premier but concédé par l’OL cette saison à onze contre onze.Dans les derniers instants, le Brésilien a sauté plus haut que tout le monde pour reprendre un corner joué de la gauche par Vossah (90e+6) et offrir la victoire à son équipe.Avant son doublé, Emersonn avait également été très dangereux sur un corner en manquant la cage de justesse, peu après son entrée sur le terrain (72e).Ce résultat est forcément une déception tant les Lyonnais ont eu le contrôle du match en première période, beaucoup moins en seconde au cours de laquelle ils ont clairement manqué de percussion.- Fofana avait ouvert la marque -Le Belge Malick Fofana avait pourtant donné l’avantage à l’Olympique lyonnais en reprenant un centre délivré par l’Uruguayen Martin Satriano à la conclusion d’une action collective débutée dans le camp rhodanien (24e).Buteur contre Salzbourg en Ligue Europa jeudi, Satriano, très présent sur le front de l’attaque, semble prendre ses repères dans l’organisation de l’OL.Avant de marquer, Fofana avait déjà été très dangereux avec un tir manquant le cadre de justesse (10e) et avait poussé le gardien Restes à une parade du pied (33e) après qu’il soit intervenu devant Corentin Tolisso à bout portant (11e).Même s’ils ont beaucoup couru après le ballon avec 70% de possession en faveur de l’OL et 506 passes réussies contre 182, les Toulousains ont eu le mérite de rester tout le temps dans le match en se montrant solides défensivement face à un adversaire qui n’a pas assez pesé après la mi-temps. Et ils ont eu quelques occasions.Ainsi, Moussa Niakhaté a manqué de peu de marquer contre son camp sur un tir du Norvégien Aron Dönnum (44e).Et après la pause, Dayann Methalie, tout juste entré, lui aussi très impliqué dans la victoire, a raté le cadre de justesse (49e) avant qu’il ne voit une autre tentative repoussée par Dominik Greif (75e). 

Bad Bunny takes aim at Super Bowl backlash in ‘SNL’ host gig

Puerto Rican music superstar Bad Bunny clapped back at right-wing critics of his upcoming Super Bowl halftime show in a bilingual monologue on the season opener of “Saturday Night Live.”The enormously popular artist born Benito Antonio Martínez Ocasio — whose music combines reggaeton, rap, Latin trap and pop — just completed a blockbuster residency on his home island, a US territory in the Caribbean.Bad Bunny had said his world tour would not feature shows on the US mainland as he feared his fans would fall victim to raids by immigration agents as part of President Donald Trump’s crackdown, before being announced as the Super Bowl’s headliner.Conservative critics immediately complained that the Super Bowl should not feature an artist who sings primarily in Spanish and did not want to perform in the continental United States, criticizing the NFL for being too woke.Bad Bunny didn’t shy away from the topic on the first episode of season 51 of “Saturday Night Live,” America’s landmark comedy sketch show.”You might not know this, but I’m doing the Super Bowl halftime show,” he said to cheers from the audience at NBC studios in New York.”I’m very happy and I think everyone is happy about it, even Fox News,” he said, leading into a montage of one-word clips from network personalities and Republican politicians saying: “Bad Bunny is my favorite musician and he should be the next president.””I’m very excited to be doing the Super Bowl and I know that the people all around the world who love my music are also happy…” he said, changing to Spanish to explain how his appearance was a win for all Latinos in the United States.”Our footprints and our contribution in this country — no one will ever be able to take that away or erase it,” he added in Spanish.He then switched back to English to conclude: “If you didn’t understand what I just said, you have four months to learn.”The Super Bowl is set for February 8, 2026 in Santa Clara, California.The National Football League in 2019 entered into a multi-year partnership with entertainment company Roc Nation, founded by rap legend Jay-Z, to boost in-game presentations.Under the deal, Roc Nation advises the NFL on the selection of artists for the halftime show. Since then, the headliners have included Jennifer Lopez, Shakira, The Weeknd, Dr Dre, Snoop Dogg, Rihanna, Usher and Kendrick Lamar.

GP Explorer 3: grand final pour la course auto des stars d’internet devant 80.000 spectateurs

Le drapeau à damier s’abaisse pour le GP Explorer: la troisième et ultime édition de la course auto des stars d’internet s’achève dimanche au terme d’un week-end de festivités qui a réuni au Mans 200.000 personnes et une ribambelle de personnalités du web.”C’est la +der des der+ donc c’était important d’être là”, s’enthousiasme Romane Auffret-Lebon, 21 ans, qui arbore le maillot noir et rouge de Squeezie, créateur de contenu aux 20 millions d’abonnés sur YouTube et à l’origine de cet événement.Comme elle, près de 80.000 spectateurs, dans la grande majorité des jeunes de moins de 30 ans, se sont pressés dimanche dans les tribunes et aux abords du circuit des 24h du Mans pour tenter d’apercevoir les 24 créateurs de contenus et personnalités qui participent à la troisième édition de cette course de Formule 4, née en 2022 d’un défi lancé sur internet.Parmi les têtes d’affiche, des célébrités françaises du web cumulant les millions d’abonnés sur les réseaux sociaux comme Amine, Mastu ou encore Baghera, ainsi que des rappeurs francophones comme SCH et PLK.Pour donner une envergure internationale à la compétition, deux équipes composées d’influenceurs étrangers se sont également jointes au casting, l’une américaine et l’autre espagnole.Pilote de l’équipe ibérique, le streamer Karchez a remporté samedi l’épreuve de sprint entre les gouttes de pluie, sous les hourras d’une foule dense.- Espagne en pole position -“Je suis 100% jaloux” d’un tel événement, a confié dimanche à l’AFP le créateur espagnol, en pole position pour la course qui démarre à 18h. “Ce serait génial d’organiser quelque chose de similaire en Espagne ou ailleurs”, a poursuivi l’influenceur suivi par près de 1,3 million de personnes sur la plateforme de streaming Twitch.Tout a été scénarisé comme un événement sportif de grande ampleur, avec des moyens de production dignes d’un grand prix professionnel.Plusieurs centaines de milliers de spectateurs ont suivi en direct les essais libres et les qualifications des pilotes, diffusés sur la chaine Twitch de Squeezie.”Je suis tout simplement époustouflé” par l’ampleur et “la passion de la communauté française”, a affirmé à l’AFP Dan Clancy, le patron de la plateforme américaine, venu spécialement pour l’occasion.La course est également retransmise en direct sur France 2, une première.Le service public, qui s’est acquitté d’un droit de retransmission à la télévision, a aussi diffusé les qualifications et les essais libres sur France 4 et sa plateforme france.tv.Cette année, la fête avait également revêtu des allures de festival, rythmée par deux soirées de concerts qui ont réuni des grands noms du rap français comme Vald, Tiakola ou encore la chanteuse phénomène Théodora.- “Beaucoup d’émotions” -Tyrolienne, tours de “buggy”… entre deux courses, les spectateurs ont pu s’adonner à de multiples activités, au prix d’immenses files d’attente.De nombreuses boutiques et stands promotionnels complétaient le village course, la plupart animés par les quelque 50 marques partenaires de l’événement.Les spectateurs les plus chanceux ont même pu prendre des selfies avec les pilotes et de nombreuses stars du web.Deborah, 26 ans, a traversé la France pour venir soutenir le streamer Anyme. “Je me doute qu’il ne va pas gagner mais j’aime son humour”, sourit-elle.”C’est la première fois que je suis au contact des gens qui me suivent”, explique à l’AFP le jeune créateur de contenu, encore inconnu il y a un an. “Il y a beaucoup de maillots de nos écuries, de drapeaux, de cris aussi pour nous. C’est beaucoup d’émotions”.Si les organisateurs assurent que cette troisième édition sera la dernière, ils ont également laissé entendre qu’un futur projet était en préparation.”J’aimerais bien faire un format de ligue” avec “des gars ultra passionnés” et “plusieurs courses dans l’année”, a notamment expliqué samedi Squeezie au micro du journal l’Equipe.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Inondations et glissements de terrain au Népal et en Inde : plus de 60 morts

Inondations, glissements de terrain et orages : les pluies torrentielles qui se sont abattues sur le Népal et le nord-est de l’Inde ces dernières quarante-huit heures ont fait plus de 60 morts, de nombreux sinistrés et des dégâts considérables.Ces épisodes violents sont courants en Asie du Sud pendant la saison des moussons, entre juin et septembre, mais les scientifiques soulignent que le changement climatique aggrave ces phénomènes.Au Népal, les fortes pluies qui ont commencé à s’abattre vendredi ont causé la mort d’au moins 44 personnes, dont 37 dans le seul district oriental d’Illam, selon un nouveau bilan fourni à l’AFP par un porte-parole de l’agence nationale chargée des situations d’urgence, Shanti Mahat.Au moins 20 autres personnes ont été blessées, 187 secourues et cinq autres étaient toujours portées disparues, d’après ce bilan encore provisoire.Dans le district d’Illam, les sauveteurs ont réussi à rallier les zones sinistrées, ont annoncé les autorités. “C’était difficile parce que les routes étaient bloquées”, a déclaré à l’AFP un responsable local, Sunita Nepal, “les recherches ont été suspendues pour la nuit”.Dans la capitale Katmandou, les précipitations ont fait sortir les rivières et les fleuves de leur lit, provoquant des inondations dans leurs environs. Des hélicoptères et des bateaux ont été mobilisés pour évacuer les sinistrés.”Il y a des dégâts mais, grâce à l’alerte émise par les autorités, nous avons eu le temps de mettre nos affaires à l’abri”, a témoigné auprès de l’AFP un habitant de la ville, Rajan Khadga, 38 ans.”Mais nous n’allons pas pouvoir rouvrir notre commerce”, a toutefois ajouté ce vendeur de légumes. “Une partie de notre marchandise est recouverte de boue et ne pourra pas être vendue”.La Première ministre du gouvernement provisoire mis en place après les émeutes de septembre, Sushila Karki, a assuré ses concitoyens que “toutes les agences officielles étaient prêtes à fournir de l’aide” aux victimes.”Votre sécurité est notre principale préoccupation”, a-t-elle poursuivi.- “Coupées du monde” -De l’autre côté de la frontière, dans l’extrême nord-est de l’Inde, des pluies particulièrement violentes ont également noyé la région de Darjeeling, dans l’Etat du Bengale occidental.  Selon un parlementaire local, Harsh Vardhan Shringla, elles ont fait au moins 20 morts.Ce bilan n’a pas été confirmé de source officielle.”Des zones entières sur les hauteurs sont coupées du monde, des routes ont été détruites”, a noté sur son compte X M. Shringla, un membre de la chambre haute du Parlement indien.Au moins deux ponts ont été emportés par les crues, plusieurs routes et de vastes zones totalement inondées, a dit le chef de l’exécutif de l’Etat, Mamata Banerjje.”Profondément affecté par les vies perdues”, a réagi le Premier ministre indien Narendra Modi, promettant toute l’aide possible du gouvernement de New Delhi.Les inondations ont également touché le petit royaume voisin du Bhoutan, où l’armée indienne a annoncé procéder à des évacuations par hélicoptère dans la ville frontalière de Phuentsholing.Le département indien de météorologie (IMD) a émis une alerte rouge pour risque de “très fortes pluies” dans les régions himalayennes de l’Inde, dont celle de Darjeeling, jusqu’à lundi.L’actuelle saison de mousson a été marquée par une forte intensification des précipitations habituellement enregistrées à cette période de l’année. Elle a fait de nombreuses victimes et des dégâts considérables dans plusieurs pays de la région, dont l’Inde et le Pakistan.Le Centre international pour le développement intégré des montagnes (ICIMOD), dont le siège est à Katmandou, avait averti en juin d’un risque accru de catastrophes au cours de cette saison des moussons. “Les températures en hausse et des pluies extrêmes augmentent le risque de catastrophes provoquées par l’eau comme des inondations, des glissements de terrain et des coulées de débris”, avaient estimé ses experts.pm-str-pa/bds       

Landslides and floods kill 64 in Nepal, India

Landslides and floods triggered by heavy downpours in Nepal and neighbouring India have killed more than 60 people, officials said Sunday, as rescue workers raced to reach cut-off communities in remote mountainous terrain.Torrential downpours have lashed Nepal since Friday, leaving rivers in spate and many areas in the Himalayan nation inundated.At least 44 people have died in rain-triggered disasters and five are missing, Shanti Mahat, spokeswoman for Nepal’s National Disaster Risk Reduction and Management Authority, told AFP.At least 37 were killed by landslides in the worst-affected eastern district of Illam. “Heavy rains overnight caused the landslides,” said local district official Sunita Nepal.”Rescue workers have reached the affected areas. It was difficult because many roads were blocked.”Rivers in the capital Kathmandu have also swelled, inundating settlements along their banks.Security personnel were deployed to assist rescue efforts with helicopters and motorboats.”There is some damage, but thanks to the authorities’ prior flood alert, we were able to move some belongings to a safe place,” said vegetable seller Rajan Khadga, 38.Landslides have blocked several highways and disrupted flights, leaving hundreds of travellers — many returning after celebrating the Hindu festival of Dashain — stranded.At least five people are still missing, according to federal disaster officials. Prime Minister Sushila Karki said government agencies were “fully prepared for rescue and relief”.”Your safety is our utmost concern. Do not hesitate to seek necessary assistance,” she said in an address, adding that the government has declared Sunday and Monday public holidays and urged people not to travel unless necessary.- ‘Red alert’ -Across the border in India, at least 20 people were killed in the tea-growing hill district of Darjeeling in West Bengal state after heavy overnight rain unleashed flash floods and landslides that destroyed homes and infrastructure.”In the wake of last night’s heavy cyclone in the Darjeeling hills, over 20 people have lost their lives,” said Harsh Vardhan Shringla, a lawmaker in India’s upper house.Footage on Indian television news showed rescue workers using cables to access cut-off regions as raging waters smashed into bridges and caved in roads.Prime Minister Narendra Modi said he was “pained by the loss of lives”.”The situation in Darjeeling and surrounding areas is being closely monitored in the wake of heavy rains and landslides,” he said in a statement on social media.India’s weather department on Sunday issued a red alert for “extremely heavy rainfall” in sub-Himalayan areas, including Darjeeling, until Monday.Relentless downpours also swelled rivers in neighbouring Bhutan, prompting the Indian army to join rescue efforts.Military helicopters were deployed to evacuate several civilians stranded in the border town of Phuentsholing, the army said in a statement.Monsoon rains, usually from June to September, bring widespread death and destruction every year across South Asia, but the number of fatal floods and landslides has increased in recent years.Experts say climate change has worsened their schedule, frequency and intensity.The Kathmandu-based International Centre for Integrated Mountain Development warned in June that communities faced heightened disaster risks this monsoon season.”Rising temperatures and more extreme rain raise the risk of water-induced disasters such as floods, landslides, and debris flows,” it said.

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Face à la carpe asiatique, le Canada et les Etats-Unis résistent aux divisions politiques

Dans la région des Grands Lacs, à cheval entre le Canada et les Etats-Unis, une cause unit le président Donald Trump, ses opposants démocrates et les Canadiens qu’il menace d’annexer: la lutte contre la carpe asiatique, espèce invasive, qui menace l’équilibre écologique de cette immense réserve d’eau douce. Introduite aux États-Unis dans les années 1970 pour contrôler les algues dans les étangs d’aquaculture, la carpe asiatique a progressivement migré vers le nord, probablement lors d’inondations.Depuis, elle n’a cessé de se propager et de dévorer tout sur son passage.”Ce sont de véritables machines à tout dévorer”, explique Trisiah Tugade, biologiste aquatique au sein du programme canadien dédié à cette carpe envahissante.À bord d’un bateau embarqué sur la rivière Grand, affluent du lac Érié, elle traque avec son équipe ces poissons capables de ravager les écosystèmes.Sa progression via la rivière Illinois suscite des inquiétudes: si elle atteignait les Grands Lacs, ce serait un cauchemar écologique pour le plus grand système d’eau douce au monde.”Rien ne fait plus peur aux défenseurs de l’environnement que l’idée de voir ces carpes établir une population reproductrice dans les Grands Lacs”, estime Mike Shriberg, spécialiste de la politique de l’eau à l’Université du Michigan.Alors, des équipes canadiennes inspectent les affluents des Grands Lacs, ciblant les zones propices à la reproduction: eaux chaudes, peu profondes, riches en végétation.Sur la rivière Grand, Trisiah Tugade et son collègue biologiste Alex Price dirigent une opération de pêche électrique. Des perches immergées diffusent des impulsions sans danger qui étourdissent les poissons pour faciliter leur capture.Les spécimens sont ensuite identifiés, mesurés, et relâchés s’ils ne sont pas jugés envahissants.Depuis le lancement du programme en 2012, seules quelques dizaines de carpes ont été capturées dans les eaux canadiennes.- Centaines de milliers d’œufs -James Hall, pêcheur professionnel sur le lac Érié, se souvient avoir été l’un des premiers à en attraper une: “Je me demandais ce que c’était. Je savais que c’était un poisson inhabituel”, raconte-t-il. Il l’a conservée sur glace et a alerté les autorités via la ligne dédiée.Depuis la vigilance reste de mise. “Ces poissons peuvent se reproduire plusieurs fois par an et pondre des centaines de milliers d’œufs”, souligne Alex Price.Dès leur première année, ils deviennent trop gros pour les prédateurs naturels.La menace est telle que cette lutte contre les carpes asiatiques continue à recevoir un soutien bipartisan, notamment dans des Etats américains clés comme le Michigan, l’Ohio ou la Pennsylvanie.Pour Mike Shriberg, les Grands Lacs sont un “facteur d’unité” entre les partis américains mais aussi entre les deux pays.Une note de la Maison Blanche signée par Trump en mai, réaffirmant son engagement contre “la menace économique et écologique des carpes envahissantes”, a été saluée par tous.”Dans un climat politique extrêmement polarisé, ce soutien discret montre le rôle unique des Grands Lacs dans la politique américaine”, estime le chercheur. Les tensions commerciales et les menaces d’annexion ont fragilisé les relations bilatérales entre les deux voisins nord-américains. Et plus tôt cette année, Donald Trump aurait même déclaré à l’ancien Premier ministre Justin Trudeau qu’il souhaitait réviser les traités régissant les Grands Lacs.Dans ce contexte, l’avenir est incertain et “l’hostilité de l’administration Trump envers le Canada pourrait tout compromettre”, ajoute Mike Shriberg.Pourtant si la carpe envahissante venait à s’installer durablement, les conséquences seraient graves et imprévisibles.”Cela bouleverserait l’équilibre écologique, prévient-il. Une fois dans les lacs… je ne crois pas qu’il serait possible de les éradiquer.”