Israël: l’armée annonce que les quatre dépouilles d’otages rendues lundi ont été identifiées

Les quatre dépouilles d’otages rendues lundi par le Hamas ont été identifiées, parmi lesquelles celle de l’étudiant népalais Bipin Joshi et de trois Israéliens, a annoncé mardi l’armée israélienne.”A l’issue du processus d’identification (des quatre dépouilles) par l’Institut national de médecine légale, les représentants de l’armée ont informé les familles de Guy Illouz, Bipin Joshi, et de deux autres otages décédés (…) que leurs proches ont été ramenés pour être enterrés”, indique un communiqué militaire.Guy Illouz avait été enlevé au festival de musique Nova, où les commandos du Hamas ont tué plus de 370 personnes le 7 octobre 2023. Etudiant en agriculture arrivé en Israël trois semaines avant l’attaque du Hamas, Bipin Joshi avait été enlevé au kibboutz Aloumim.La publication des deux autres noms n’a pas encore été autorisée par les familles.Guy Illouz, 26 ans au moment de son décès, “a été blessé et enlevé vivant” par le mouvement islamiste Hamas. “Il est décédé des suites de ses blessures après n’avoir pas reçu de soins médicaux appropriés pendant sa captivité par le Hamas”, a indiqué l’armée.Bipin Joshi, 22 ans au moment de son “enlèvement dans un abri du kibboutz Aloumim par le Hamas, a été assassiné pendant sa captivité au cours des premiers mois de la guerre”, selon l’armée. Il était le dernier otage non-Israélien captif à Gaza.L’armée souligne que “les conclusions finales (sur les causes des décès) seront déterminées une fois achevé l’examen des circonstances” par le centre de médecine médico-légale.”Malgré le chagrin”, le retour des quatre dépouilles “apporte un certain réconfort aux familles qui ont vécu dans l’incertitude et le doute pendant plus de deux ans”, a indiqué dans un communiqué le Forum des familles d’otages, principale organisation israélienne militant pour la libération des otages retenus à Gaza.- Un lent rétablissement -Simultanément à l’annonce de l’identification des dépouilles, de premières informations ont commencé à affleurer mardi sur l’état de santé des 20 otages libérés la veille.Noa Eliakim Raz, responsable du département chargé d’accueillir les otages à l’hôpital Beilinson près de Tel-Aviv, dans lequel ont été accueillis plusieurs otages, a indiqué mardi en milieu de matinée qu’ils se réveillaient progressivement, soulignant que c’était “leur première nuit hors de captivité” depuis deux ans.”Ils ont subi des analyses sanguines et des examens préliminaires (…) Le fait d’avoir été sous terre affecte tous les systèmes de l’organisme”, a-t-elle indiqué à la radio publique israélienne Kan.Elle a fait état d’une “perte de poids importante” chez certains d’entre eux et précisé que l’hôpital s’adapterait à chaque cas. “Il n’y a pas de calendrier fixe, chacun suit son propre rythme (…) il est important qu’ils se rétablissent lentement”, a-t-elle ajouté.Les jumeaux Ziv et Gali Berman, 28 ans, qui se sont longuement tenus par le cou lors de leurs retrouvailles lundi, ont expliqué avoir été séparés tout au long de leur captivité et détenus en isolement total sans savoir si leur jumeau était en vie, selon des informations publiées par la chaîne 12.Ils ont fait état de longues périodes pendant lesquelles ils ont souffert de la faim, alternant avec de courtes périodes où ils étaient mieux nourris, selon la chaîne.Avinatan Or, 32 ans, dont les images de l’enlèvement avec sa petite amie, Noa Argamani, avaient fait le tour du monde, a perdu 30% à 40% de sa masse corporelle et a été maintenu en isolement complet pendant deux ans, selon les informations de la chaîne 12. L’ingénieur n’a appris qu’une fois relâché que Noa avait été libérée lors d’une opération des commandos israéliens.

Procès Jubillar: pour les parties civiles, la solidité de l’enquête démontre un “féminicide”

Les premiers avocats des parties civiles à plaider mardi devant les assises du Tarn ont insisté sur la solidité d’une “enquête honnête et exhaustive” qui permet selon eux de démontrer que l’affaire Jubillar est celle d’un “féminicide”.”Toutes les pièces s’assemblent pour former ce puzzle de la vérité, qui est que, ce soir-là, Cédric Jubillar a bien tué son épouse”, a souligné Philippe Pressecq, qui défend les intérêts d’une des cousines de Delphine Jubillar, née Aussaguel.L’avocat a appuyé sur le fait que la gendarmerie, dans la foulée de la nuit de sa disparition, du 15 au 16 décembre 2020, avait déployé “des moyens technologiques et humains inédits”.”Est-ce une enquête orientée, superficielle ou malhonnête? Non”, a martelé le conseil, réfutant les arguments d’une défense qui n’a eu de cesse de dénoncer les “imprécisions” voire les “mensonges” de l’enquête mais, a fait remarquer l’avocat, n’a demandé l’annulation d’aucun acte de procédure alors qu’elle en avait la possibilité.Dans son sillage, Mourad Battikh, avocat de plusieurs cousins, oncles et tantes de Delphine, mais aussi depuis lundi de son amant qui a annoncé se constituer partie civile, a lui aussi insisté sur le faisceau d’indices réunis contre M. Jubillar, des éléments qui sont autant de “caméras”, “d’angles de vue” démontrant le crime.- Lunettes “fracassées” -L’avocat a listé, de son débit rythmé au style direct et imagé, le témoignage de Louis, le fils du couple qui a évoqué une dispute entre ces parents ce soir-là, les lunettes “fracassées” de l’infirmière qui établissent la violence, ou encore le téléphone de la disparue qui continue à borner près de son domicile le matin du 16, écartant la thèse d’un rôdeur ou d’un départ volontaire.Il a également dépeint un Cédric Jubillar “menteur” qui cherche, par ses affirmations, à entraîner les jurés “loin de chez lui”, car “dans les cas de féminicide, on peut naturellement convoquer l’image du rôdeur dans la nuit noire et froide” alors que “la réalité est tristement plus banale”: dans ce type de crime, “l’endroit le plus dangereux (…) c’est la cuisine, la chambre à coucher, le salon”.La thèse du féminicide est également celle sur laquelle s’est appesantie Pauline Rongier, l’avocate d’une amie de Delphine Jubillar, qui a demandé aux jurés de trouver le “courage” de condamner l’accusé malgré l’absence de corps, car cette affaire constitue un “cas d’école”, voire un “paroxysme du féminicide”.Paroxysme, “car il l’a tuée, mais en plus, l’a fait disparaître, peut-être à jamais”, a-t-elle insisté, estimant que “cette absence de corps n’est pas une preuve en moins” mais “une sauvagerie en plus”.”Isolement” de son épouse, dénigrement, “surveillance”, “violences sur les enfants”, Pauline Rongier a décrit la “chape de plomb, la prison dans laquelle était Delphine”, ce “contrôle coercitif” exercé par Cédric sur son épouse qui, selon elle, précède la plupart des féminicides.Dans son box vitré, l’accusé a continué mardi de montrer quelques signes de nervosité, se grattant la tête puis l’arête du nez, notamment lorsque s’est avancée à la barre l’avocate de sa mère, assise non du côté de la défense, mais des parties civiles.- “Rien à gagner” -“Moi aussi, je veux la vérité, quelle qu’elle soit”, avait lancé Nadine Jubillar lors de sa déposition.Qu’elle soit assise sur le banc des victimes, “c’est à l’image de sa vie”, a estimé mardi son avocate Géraldine Vallat, à propos de sa cliente qui a donné naissance à Cédric à 16 ans, avant qu’il ne soit placé en famille d’accueil à deux reprises.Cette mère “n’a rien à gagner dans ce procès contre son fils”, a souligné l’avocate, affirmant qu’elle sortirait “d’ici avec un verdict, une vérité judiciaire” pour avancer avec ses petits-enfants, Louis et Elyah.Après les plaidoiries des parties civiles qui devraient se poursuivre jusqu’à mercredi matin, les avocats généraux prendront la parole, ainsi que la défense, jeudi. Vendredi, l’accusé aura une dernière fois l’occasion de s’exprimer avant que la cour ne se retire pour délibérer puis rende son verdict.

Procès Jubillar: pour les parties civiles, la solidité de l’enquête démontre un “féminicide”

Les premiers avocats des parties civiles à plaider mardi devant les assises du Tarn ont insisté sur la solidité d’une “enquête honnête et exhaustive” qui permet selon eux de démontrer que l’affaire Jubillar est celle d’un “féminicide”.”Toutes les pièces s’assemblent pour former ce puzzle de la vérité, qui est que, ce soir-là, Cédric Jubillar a bien tué son épouse”, a souligné Philippe Pressecq, qui défend les intérêts d’une des cousines de Delphine Jubillar, née Aussaguel.L’avocat a appuyé sur le fait que la gendarmerie, dans la foulée de la nuit de sa disparition, du 15 au 16 décembre 2020, avait déployé “des moyens technologiques et humains inédits”.”Est-ce une enquête orientée, superficielle ou malhonnête? Non”, a martelé le conseil, réfutant les arguments d’une défense qui n’a eu de cesse de dénoncer les “imprécisions” voire les “mensonges” de l’enquête mais, a fait remarquer l’avocat, n’a demandé l’annulation d’aucun acte de procédure alors qu’elle en avait la possibilité.Dans son sillage, Mourad Battikh, avocat de plusieurs cousins, oncles et tantes de Delphine, mais aussi depuis lundi de son amant qui a annoncé se constituer partie civile, a lui aussi insisté sur le faisceau d’indices réunis contre M. Jubillar, des éléments qui sont autant de “caméras”, “d’angles de vue” démontrant le crime.- Lunettes “fracassées” -L’avocat a listé, de son débit rythmé au style direct et imagé, le témoignage de Louis, le fils du couple qui a évoqué une dispute entre ces parents ce soir-là, les lunettes “fracassées” de l’infirmière qui établissent la violence, ou encore le téléphone de la disparue qui continue à borner près de son domicile le matin du 16, écartant la thèse d’un rôdeur ou d’un départ volontaire.Il a également dépeint un Cédric Jubillar “menteur” qui cherche, par ses affirmations, à entraîner les jurés “loin de chez lui”, car “dans les cas de féminicide, on peut naturellement convoquer l’image du rôdeur dans la nuit noire et froide” alors que “la réalité est tristement plus banale”: dans ce type de crime, “l’endroit le plus dangereux (…) c’est la cuisine, la chambre à coucher, le salon”.La thèse du féminicide est également celle sur laquelle s’est appesantie Pauline Rongier, l’avocate d’une amie de Delphine Jubillar, qui a demandé aux jurés de trouver le “courage” de condamner l’accusé malgré l’absence de corps, car cette affaire constitue un “cas d’école”, voire un “paroxysme du féminicide”.Paroxysme, “car il l’a tuée, mais en plus, l’a fait disparaître, peut-être à jamais”, a-t-elle insisté, estimant que “cette absence de corps n’est pas une preuve en moins” mais “une sauvagerie en plus”.”Isolement” de son épouse, dénigrement, “surveillance”, “violences sur les enfants”, Pauline Rongier a décrit la “chape de plomb, la prison dans laquelle était Delphine”, ce “contrôle coercitif” exercé par Cédric sur son épouse qui, selon elle, précède la plupart des féminicides.Dans son box vitré, l’accusé a continué mardi de montrer quelques signes de nervosité, se grattant la tête puis l’arête du nez, notamment lorsque s’est avancée à la barre l’avocate de sa mère, assise non du côté de la défense, mais des parties civiles.- “Rien à gagner” -“Moi aussi, je veux la vérité, quelle qu’elle soit”, avait lancé Nadine Jubillar lors de sa déposition.Qu’elle soit assise sur le banc des victimes, “c’est à l’image de sa vie”, a estimé mardi son avocate Géraldine Vallat, à propos de sa cliente qui a donné naissance à Cédric à 16 ans, avant qu’il ne soit placé en famille d’accueil à deux reprises.Cette mère “n’a rien à gagner dans ce procès contre son fils”, a souligné l’avocate, affirmant qu’elle sortirait “d’ici avec un verdict, une vérité judiciaire” pour avancer avec ses petits-enfants, Louis et Elyah.Après les plaidoiries des parties civiles qui devraient se poursuivre jusqu’à mercredi matin, les avocats généraux prendront la parole, ainsi que la défense, jeudi. Vendredi, l’accusé aura une dernière fois l’occasion de s’exprimer avant que la cour ne se retire pour délibérer puis rende son verdict.

Pour la Confédération paysanne, l’accord UE-Mercosur c’est toujours “non”

“Mortifère pour les paysans”: la Confédération paysanne organise mardi à Paris une mobilisation contre le projet d’accord entre l’UE et des pays du Mercosur, et appelle le président Macron à “tenir son engagement” pour protéger les agriculteurs.Le 3e syndicat agricole français, rejoint par plusieurs dizaines d’associations et collectifs, appelle paysans, défenseurs de l’environnement ou des consommateurs à se rassembler sur l’Esplanade des Invalides à 12H30 pour défiler, avec quelques tracteurs et en musique, jusqu’aux pieds de la Tour Eiffel.Tous les syndicats agricoles français sont fermement opposés à cet accord entre l’Union européenne et quatre pays latino-américains du Mercosur, dont Bruxelles a lancé début septembre le processus de ratification et à l’égard duquel la France, hier très opposée, semble depuis se montrer moins défavorable.Cet accord, sur la table depuis des décennies mais signé fin 2024, doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins… Mais il facilitera aussi l’entrée de bœuf, volaille, sucre, miel… via des droits de douane réduits.”C’est un accord qui va déstructurer notre souveraineté alimentaire, qui favorise la mise en compétition et donc la politique du moins-disant”, a affirmé Stéphane Galais, un des porte-parole de la Confédération paysanne lors du Sommet de l’élevage, en Auvergne, mardi dernier.”A l’heure actuelle, où les enjeux climatiques n’ont jamais été aussi forts, comment on peut imaginer encore défendre le fait d’échanger des voitures, du service contre notre alimentation”, avait-il demandé.Pour le syndicat, héritier des luttes paysannes altermondialistes et historiquement opposé aux traités de libre-échanges, “c’est un non ferme et définitif”.La Confédération paysanne appelle Emmanuel Macron à “tenir son engagement”, rappelant que le chef de l’Etat avait, lors du dernier Salon de l’agriculture en février 2025, fustigé “un mauvais texte” et promis qu’il ferait “tout pour qu’il ne suive pas son chemin, pour protéger cette souveraineté alimentaire et européenne”. Pour tenter de rassurer la France, la Commission a proposé début septembre des clauses de sauvegarde “renforcées”, en cas de brusque hausse des importations ou baisse des prix, avec un “suivi renforcé” des “produits sensibles”.Mais pour le syndicat, ni “clauses de sauvegarde”, ni “clauses miroir miracles” ne sauraient garantir un rééquilibrage de cet accord.Alors que l’alliance FNSEA-Jeunes-agriculteurs, première force syndicale agricole, avait mobilisé ses troupes contre le Mercosur fin septembre, la Confédération paysanne a choisi la date du 14 octobre en soutien à deux de ses membres, jugés dans l’après-midi au tribunal judiciaire de Paris.Ces deux militants syndicaux comparaissent pour “violence et rébellion” en lien avec une manifestation contre une réunion européenne de grands acteurs du commerce des céréales organisée au Grand Palais en décembre dernier.

Pour la Confédération paysanne, l’accord UE-Mercosur c’est toujours “non”

“Mortifère pour les paysans”: la Confédération paysanne organise mardi à Paris une mobilisation contre le projet d’accord entre l’UE et des pays du Mercosur, et appelle le président Macron à “tenir son engagement” pour protéger les agriculteurs.Le 3e syndicat agricole français, rejoint par plusieurs dizaines d’associations et collectifs, appelle paysans, défenseurs de l’environnement ou des consommateurs à se rassembler sur l’Esplanade des Invalides à 12H30 pour défiler, avec quelques tracteurs et en musique, jusqu’aux pieds de la Tour Eiffel.Tous les syndicats agricoles français sont fermement opposés à cet accord entre l’Union européenne et quatre pays latino-américains du Mercosur, dont Bruxelles a lancé début septembre le processus de ratification et à l’égard duquel la France, hier très opposée, semble depuis se montrer moins défavorable.Cet accord, sur la table depuis des décennies mais signé fin 2024, doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins… Mais il facilitera aussi l’entrée de bœuf, volaille, sucre, miel… via des droits de douane réduits.”C’est un accord qui va déstructurer notre souveraineté alimentaire, qui favorise la mise en compétition et donc la politique du moins-disant”, a affirmé Stéphane Galais, un des porte-parole de la Confédération paysanne lors du Sommet de l’élevage, en Auvergne, mardi dernier.”A l’heure actuelle, où les enjeux climatiques n’ont jamais été aussi forts, comment on peut imaginer encore défendre le fait d’échanger des voitures, du service contre notre alimentation”, avait-il demandé.Pour le syndicat, héritier des luttes paysannes altermondialistes et historiquement opposé aux traités de libre-échanges, “c’est un non ferme et définitif”.La Confédération paysanne appelle Emmanuel Macron à “tenir son engagement”, rappelant que le chef de l’Etat avait, lors du dernier Salon de l’agriculture en février 2025, fustigé “un mauvais texte” et promis qu’il ferait “tout pour qu’il ne suive pas son chemin, pour protéger cette souveraineté alimentaire et européenne”. Pour tenter de rassurer la France, la Commission a proposé début septembre des clauses de sauvegarde “renforcées”, en cas de brusque hausse des importations ou baisse des prix, avec un “suivi renforcé” des “produits sensibles”.Mais pour le syndicat, ni “clauses de sauvegarde”, ni “clauses miroir miracles” ne sauraient garantir un rééquilibrage de cet accord.Alors que l’alliance FNSEA-Jeunes-agriculteurs, première force syndicale agricole, avait mobilisé ses troupes contre le Mercosur fin septembre, la Confédération paysanne a choisi la date du 14 octobre en soutien à deux de ses membres, jugés dans l’après-midi au tribunal judiciaire de Paris.Ces deux militants syndicaux comparaissent pour “violence et rébellion” en lien avec une manifestation contre une réunion européenne de grands acteurs du commerce des céréales organisée au Grand Palais en décembre dernier.

Nouvelle-Calédonie: le projet de loi constitutionnelle présenté en Conseil des ministres

La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a présenté mardi en Conseil des ministres le projet de loi constitutionnelle traduisant l’accord de Bougival sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, a annoncé la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.Ce projet de loi est “la traduction juridique de l’accord de Bougival signé le 12 juillet”, a-t-elle déclaré lors du compte rendu du Conseil des ministres.Le texte prévoit la création d’un “État de la Nouvelle-Calédonie” inscrit dans la Constitution française, la reconnaissance d’une nationalité calédonienne, l’ouverture du corps électoral aux prochaines élections provinciales prévues en 2026 et le transfert de la compétence en matière de relations internationales.Il s’agit de “doter la Nouvelle-Calédonie d’une organisation politique pérenne pour retisser le lien du vivre-ensemble” et “relever l’économie”, selon la porte-parole.Le Premier ministre et le président de la République ont “salué le travail et les négociations menés depuis plusieurs mois par Manuel Valls”, a ajouté Mme Bregeon, soulignant que “la signature de cet accord a été l’aboutissement de ces mois de négociations et un jalon déterminant dans le processus engagé depuis 35 ans”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé que “si ce projet de loi était absolument déterminant, il ne serait pas suffisant” et qu’il faudrait aussi “des avancées économiques et sociales” pour la Nouvelle-Calédonie, a rapporté Mme Bregeon.L’accord de Bougival a été signé entre l’État, les délégations indépendantistes et non-indépendantistes, sous l’égide de l’ex-ministre des Outre-mer Manuel Valls, depuis remplacé par Mme Moutchou.Il a depuis été rejeté par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), principale coalition indépendantiste, mais reste soutenu par l’ensemble des délégations l’ayant signé, y compris une fraction des indépendantistes.Les deux chambres doivent maintenant valider le projet de loi, puis le Parlement sera réuni en Congrès à Versailles pour valider définitivement la révision à la majorité des trois cinquièmes.En parallèle, une proposition de loi organique visant à reporter à 2026 les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie (actuellement prévues le 30 novembre au plus tard) a été inscrite en urgence à l’ordre du jour du Sénat et est examinée en commission des Lois à partir de mardi.

Nouvelle-Calédonie: le projet de loi constitutionnelle présenté en Conseil des ministres

La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a présenté mardi en Conseil des ministres le projet de loi constitutionnelle traduisant l’accord de Bougival sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, a annoncé la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.Ce projet de loi est “la traduction juridique de l’accord de Bougival signé le 12 juillet”, a-t-elle déclaré lors du compte rendu du Conseil des ministres.Le texte prévoit la création d’un “État de la Nouvelle-Calédonie” inscrit dans la Constitution française, la reconnaissance d’une nationalité calédonienne, l’ouverture du corps électoral aux prochaines élections provinciales prévues en 2026 et le transfert de la compétence en matière de relations internationales.Il s’agit de “doter la Nouvelle-Calédonie d’une organisation politique pérenne pour retisser le lien du vivre-ensemble” et “relever l’économie”, selon la porte-parole.Le Premier ministre et le président de la République ont “salué le travail et les négociations menés depuis plusieurs mois par Manuel Valls”, a ajouté Mme Bregeon, soulignant que “la signature de cet accord a été l’aboutissement de ces mois de négociations et un jalon déterminant dans le processus engagé depuis 35 ans”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé que “si ce projet de loi était absolument déterminant, il ne serait pas suffisant” et qu’il faudrait aussi “des avancées économiques et sociales” pour la Nouvelle-Calédonie, a rapporté Mme Bregeon.L’accord de Bougival a été signé entre l’État, les délégations indépendantistes et non-indépendantistes, sous l’égide de l’ex-ministre des Outre-mer Manuel Valls, depuis remplacé par Mme Moutchou.Il a depuis été rejeté par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), principale coalition indépendantiste, mais reste soutenu par l’ensemble des délégations l’ayant signé, y compris une fraction des indépendantistes.Les deux chambres doivent maintenant valider le projet de loi, puis le Parlement sera réuni en Congrès à Versailles pour valider définitivement la révision à la majorité des trois cinquièmes.En parallèle, une proposition de loi organique visant à reporter à 2026 les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie (actuellement prévues le 30 novembre au plus tard) a été inscrite en urgence à l’ordre du jour du Sénat et est examinée en commission des Lois à partir de mardi.

Hamas forces back on Gaza streets as truce holds

Hamas security forces were tightening their grip on Gaza’s ruined cities Tuesday even as global support mounted for a US-backed deal that would see them disarmed.When bus loads of prisoners freed from Israeli jails arrived in Gaza on Monday, fighters from Hamas’s Ezzedine al-Qassam Brigades provided crowd control.In the north of the territory, as Israeli forces withdrew from Gaza City, the Hamas government’s black-masked armed police resumed street patrols.Meanwhile, a Hamas security unit has been conducting operations against armed clans and gangs, some alleged to have Israeli backing.”Intense clashes broke out — and are still ongoing at the moment — as part of efforts to eliminate collaborators,” said witness Yahya, who asked not to be named in full for fear of retribution.- Explosions and arrests -Another Gaza resident, Mohammed, told AFP: “For long hours this morning there were heavy clashes between Hamas security forces and members of the Hilles family.”The fighting was in Shujaiya, in the east of Gaza City, close to the so-called Yellow Line, behind which Israeli units still hold roughly half of Gaza.”We heard intense gunfire and explosions, and the security forces arrested some of them. We support this,” Mohammed said, also asking not to be named in full.A Palestinian security source in Gaza told AFP that Hamas’s security body, a recently established unit whose name translates as “Deterrence Force”, was conducting “ongoing field operations to ensure security and stability”.”Our message is clear: There will be no place for outlaws or those who threaten the security of citizens,” he said. – Troops open fire -Hamas accused Israel of breaking the truce by opening fire during the clashes. The military said it had only fired when unidentified Palestinians approached the Yellow Line.”Attempts were made to distance the suspects,” a military statement said. “The suspects did not comply and continued approaching the troops, who opened fire to remove the threat.”Hamas has, since it crushed its rival Fatah in armed clashes, been the dominant Palestinian faction in Gaza since 2007.Israel insists Hamas can have no role in a future Gaza government and must hand back the remains of 24 more deceased hostages and eventually disarm. US President Donald Trump’s Gaza plan says that Hamas members who agree to “decommission their weapons” will be given amnesty.The 20-point document, endorsed Monday by world powers at a Trump-chaired summit in Egypt, also says Gaza will be demilitarised and Hamas have no leadership role.- Thugs and thieves -But for many Palestinians rebuilding their homes and lives Tuesday amid Gaza’s rubble, the sight of the Hamas militants was reassuring.”After the war ended and the police spread out in the streets, we started to feel safe,” said 34-year-old Abu Fadi Al-Banna, in Deir al-Balah, central Gaza. “They began organising traffic and clearing the markets, removing the street vendors who were blocking the roads. We felt protected from thugs and thieves.”Hamdiya Shammiya, 40-year-old from who was driven from her home in northern Gaza by the fighting to seek shelter in the southern city Khan Yunis, agreed.”Thank God the war is finally over. We’ve started to breathe a little,” she said.”Our lives now need patience, order and the safety that the police have started to restore. We’ve already noticed a bit of improvement,” she told AFP.While Palestinians sought stability, Israeli families stepped up pressure for the return of the remains of 24 deceased hostages still held in Gaza.Following the Trump-brokered ceasefire last Friday, 20 surviving hostages returned to scenes of rejoicing, while the remains of four deceased were also handed back.- Bodies identified -But the deal called for the return of all the missing — living and dead — and hostage families and Israeli leaders have demanded Hamas comply.The military said Tuesday the bodies of four hostages returned by Hamas have been identified, including that of a Nepalese student.In a statement, the military named two of the victims as Guy Iluz, an Israeli national, and Bipin Joshi, an agriculture student from Nepal.The names of the other two hostages have not yet been released at the request of their families, the statement added.”The return of Guy and Bipin … brings some measure of comfort to families who have lived with agonising uncertainty and doubt for over two years,” said the Hostages and Missing Families Forum.”We will not rest until all 24 hostages are brought home,” it said.- ‘We’ll have to see’ -On Monday, Trump was in Jerusalem where he sought to celebrate, alongside Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu, the truce and Gaza plan as a win.Then, in Egypt, he joined regional leaders in signing a declaration meant to cement the ceasefire.Addressing the decades-long Israeli-Palestinian conflict, Trump noted “a lot of people like the one state solution, some people like the two state solutions. “We’ll have to see,” he said. “I will decide what I think is right, but I’d be in coordination with other states and other countries.” burs-dc/jd/ser

La question de la PMA post-mortem de nouveau devant la justice

Peut-on utiliser les gamètes de son conjoint décédé pour faire un enfant? Et quel statut pour ce dernier? La procréation médicalement assistée (PMA) post-mortem revient devant la justice mardi.La cour d’appel de Paris doit se prononcer, dans deux dossiers distincts, sur la question des droits de succession et de la filiation paternelle d’enfants nés d’une PMA posthume. – De quoi parle-t-on ?Il s’agit pour une femme de réaliser, après le décès de son conjoint, une PMA avec l’insémination du sperme de ce dernier ou via l’implantation d’un embryon conçu avec les gamètes du couple, puis congelé.- Que dit la loi ?La loi bioéthique de 2021 a confirmé le fait que le décès d’un membre du couple faisait “obstacle” à l’insémination ou au transfert d’embryon.Le code de santé publique prévoit trois options pour le membre survivant: consentir à ce que les embryons soient accueillis par un autre couple, utilisés pour la recherche ou détruits. – Et à l’étranger ?La Belgique, l’Espagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni autorisent la PMA post-mortem, parfois sous conditions, notamment sous réserve que l’homme ait donné son accord formel. A l’inverse, l’Allemagne, le Danemark, l’Italie et la Suisse l’interdisent, comme la France. – Le sujet fait-il consensus ?Il a fait l’objet de vifs débats chez les parlementaires lors de la dernière révision de la loi de bioéthique. La ministre de la Santé d’alors, Agnès Buzyn, avait notamment estimé que la PMA posthume risquait “d’amener les femmes vers un deuil interminable”. Son homologue à la Recherche, Frédérique Vidal, évoquait le risque de “pressions” que les proches du défunt pourraient exercer sur la veuve.Les défenseurs de la mesure pointent eux le paradoxe d’autoriser les PMA pour les femmes seules et d’interdire dans le même temps à une veuve de poursuivre un “projet parental” déjà engagé. Le collectif Bamp, association de patients de l’aide médicale à la procréation, dénonce notamment “l’hypocrisie” et le “cynisme” de la loi, qui permet aux femmes de “faire don de leurs embryons et demander un don de sperme d’un inconnu”.Jugeant ce combat “légitime” et “méritant d’être porté”, le député socialiste Arthur Delaporte a indiqué avoir déposé une proposition de loi pour tenter de faire évoluer la législation.- Qu’en dit le Conseil d’éthique ?Le Conseil consultatif national d’éthique (CCNE) s’est prononcé contre l’utilisation de sperme cryoconservé, mettant en avant le fait que le “consentement du futur géniteur au moment même de la procréation” est “difficilement vérifiable”.En revanche, il s’est dit favorable au transfert d’embryon après le décès de l’homme, à condition qu’il ait exprimé de son vivant son consentement à cette éventualité et que la femme concernée bénéfice d’un “accompagnement médical et psychologique”.Concernant le droit des successions, il devrait être effectivement “adapté” pour “prendre en compte la situation particulière d’un enfant dont la date de naissance se situerait en dehors de la période présumée de conception”, mais ces “difficultés juridiques” ne sont pas “insurmontables”, selon le CCNE.  – Qu’a dit la justice française par le passé ?Elle a toujours débouté les demandes de procréation à titre posthume sur son sol, tout en autorisant à au moins deux reprises, en raison de “situations particulières”, le transfert des gamètes à l’étranger.Une ligne validée en 2023 par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). Saisie par deux femmes qui souhaitaient exporter les gamètes et embryons à l’étranger, la CEDH a estimé que l’Etat français n’avait pas “outrepassé la marge d’appréciation dont il disposait” et jugé que l’interdiction de l’insémination posthume relevait d’un “choix politique”. Elle s’est toutefois interrogée sur la pertinence de cette interdiction au vu de l’ouverture en 2021 de la PMA aux femmes seules. Une nouvelle requête a été déposée auprès de la CEDH. “Il y a une ouverture très claire dans l’arrêt de 2023”, estime l’avocate Me Raphaëlle Poupet à l’origine de la requête. “Il ne s’agit pas de questionner la pertinence de la loi française mais sa cohérence”.