Espagne: le Barça corrige Valence 6-0 pour sa première à domicile au stade Johan Cruyff

Toujours dans l’attente d’un retour au Camp Nou, encore en travaux, le FC Barcelone, champion d’Espagne en titre, a corrigé Valence dimanche (6-0) pour sa première rencontre de Liga à domicile de la saison, disputée au stade Johan Cruyff, devant seulement 6.000 spectateurs.Malgré un onze remanié à quatre jours de son entrée en lice en Ligue des champions à Newcastle, le Barça (2e, 10 points) s’est offert un festival offensif pour récupérer la deuxième place du championnat derrière le Real Madrid (1er, 12 points), grâce à des doublés du jeune milieu espagnol Fermin Lopez (29e, 56e), de l’attaquant brésilien Raphinha (55e, 67e), et du Polonais Robert Lewandowski (76e, 87e).En tête à la pause après l’ouverture du score du champion d’Europe et champion olympique avec la Roja, courtisé par Chelsea jusqu’aux dernière heures du mercato, les hommes d’Hansi Flick ont déroulé en seconde période, malgré les absences de Lamine Yamal, Frenkie de Jong et Alejandro Baldé.Le géant catalan, lancé dans une course contre-la-montre pour revenir le plus tôt possible au Camp Nou, son mythique stade toujours en travaux de rénovation, espère pouvoir y rejouer lors de la prochaine journée, dimanche prochain face à Getafe, avec une jauge réduite à 27.000 spectateurs.Mais les dirigeants barcelonais, sous pression après avoir repoussé ce retour à plusieurs reprises, n’ont toujours pas obtenu les autorisations nécessaires de la part de la mairie pour accueillir à nouveau des événements sportifs en sécurité, malgré la poursuite des travaux.- Gérone toujours lanterne rouge -Dans les autres rencontres de la journée, le Celta Vigo (14e, 4 points) a arraché le nul (1-1) sur le fil face à Gérone (20e, 1 point), toujours lanterne rouge sans la moindre victoire et le Betis Séville (10e, 6 points) a évité une deuxième défaite de rang en décrochant le point du nul (2-2) à Levante (18e, 1 point).Osasuna (9e, 6 points) s’est lui imposé facilement (2-0) contre le Rayo Vallecano (13e, 4 points).Cette quatrième journée se termine lundi avec la rencontre entre l’Espanyol Barcelone (6e, 7 points) et Majorque (19e, 1 point), tandis que les grands d’Espagne auront déjà le regard tourné vers leurs premières soirées européennes. 

Le débat se tend autour du profil du meurtrier présumé de Charlie Kirk

Le jeune homme arrêté pour l’assassinat de l’influenceur conservateur Charlie Kirk avait une idéologie de gauche et vivait avec une personne transgenre, a affirmé dimanche le gouverneur de l’Utah, des détails susceptibles d’exacerber le vif débat politique dans une Amérique ultra-polarisée.Le colocataire “entretenait une relation amoureuse” avec le meurtrier présumé. Il s’agit d'”un homme en transition de genre pour devenir une femme”, a déclaré Spencer Cox.Tyler Robinson, 22 ans, a été interpellé jeudi soir dans l’Utah, suspecté d’avoir abattu la veille, avec son fusil à lunette, Charlie Kirk, en pleine réunion publique sur un campus dans le même Etat. Le tireur présumé a “une idéologie de gauche”, a ajouté M. Cox, qui est républicain.Aucun lien n’a pour l’instant été déterminé entre le colocataire transgenre et le meurtre de Charlie Kirk.Mais le podcasteur tué à l’âge de 31 ans, porte-voix de la jeunesse trumpiste, a souvent critiqué les droits LGBT+ et notamment ceux des personnes transgenres. Et de nombreuses figures de l’extrême droite ont vite établi un rapprochement.Parmi elles, Laura Loomer, qui a l’oreille du président Donald Trump, a estimé qu’il fallait “classer le mouvement trans comme mouvement terroriste”.De son côté, Donald Trump fustige sans relâche depuis son retour au pouvoir le “délire transgenre”, qui selon lui ravage les Etats-Unis et auquel il a promis de mettre un terme.Quand il a été frappé au cou par une balle fatale, Charlie Kirk venait d’ailleurs juste de dire qu’il y avait “trop” de tueries par arme à feu impliquant des personnes transgenres. Mais rien n’indique que le tireur ait pu entendre ces propos depuis le toit d’un bâtiment, à plus d’une centaine de mètres de distance, où il s’était positionné. – “Gauche radicale” -Fin août déjà, l’extrême droite s’était emparée d’une fusillade à Minneapolis, dans le Minnesota (nord), perpétrée par une personne transgenre, pour affirmer, sans aucune statistique à l’appui, que ces personnes représentaient une menace.”La gauche radicale” a contribué au meurtre de Charlie Kirk, a tonné Donald Trump dans une vidéo publiée au soir de l’assassinat.Ex-proche allié du président américain, le milliardaire Elon Musk a lancé samedi sur son réseau social X: “La gauche est le parti du meurtre.” La police a retrouvé sur la scène du crime des douilles avec des messages comme “Eh fasciste! Attrape-ça!” ou bien faisant référence au chant antifasciste italien “Bella Ciao”.Le suspect, Tyler Robinson, sera formellement inculpé mardi. Jusqu’à maintenant, il ne “coopère pas” avec les enquêteurs, a fait savoir le gouverneur de l’Utah.Les personnalités politiques démocrates, de Barack Obama à Joe Biden en passant par le gouverneur de la Californie Gavin Newsom ou encore Kamala Harris, ont condamné de manière unanime l’assassinat.”La réponse du gouvernement ne peut pas être de réprimer des individus ou des groupes car ils sont en désaccord politique”, a dénoncé l’ancien ministre des Transports de Joe Biden, Pete Buttigieg. Il a mis en garde contre “l’exploitation” de la mort de Charlie Kirk, chantre d’une Amérique chrétienne et traditionaliste.Une grande cérémonie d’hommage national au défunt est prévue le 21 septembre près de Phoenix, en Arizona, dans un stade d’une capacité dépassant 63.000 places. Donald Trump a promis d’être présent aux obsèques de Charlie Kirk, sans préciser s’il s’agissait de cet événement.

Le débat se tend autour du profil du meurtrier présumé de Charlie Kirk

Le jeune homme arrêté pour l’assassinat de l’influenceur conservateur Charlie Kirk avait une idéologie de gauche et vivait avec une personne transgenre, a affirmé dimanche le gouverneur de l’Utah, des détails susceptibles d’exacerber le vif débat politique dans une Amérique ultra-polarisée.Le colocataire “entretenait une relation amoureuse” avec le meurtrier présumé. Il s’agit d'”un homme en transition de genre pour devenir une femme”, a déclaré Spencer Cox.Tyler Robinson, 22 ans, a été interpellé jeudi soir dans l’Utah, suspecté d’avoir abattu la veille, avec son fusil à lunette, Charlie Kirk, en pleine réunion publique sur un campus dans le même Etat. Le tireur présumé a “une idéologie de gauche”, a ajouté M. Cox, qui est républicain.Aucun lien n’a pour l’instant été déterminé entre le colocataire transgenre et le meurtre de Charlie Kirk.Mais le podcasteur tué à l’âge de 31 ans, porte-voix de la jeunesse trumpiste, a souvent critiqué les droits LGBT+ et notamment ceux des personnes transgenres. Et de nombreuses figures de l’extrême droite ont vite établi un rapprochement.Parmi elles, Laura Loomer, qui a l’oreille du président Donald Trump, a estimé qu’il fallait “classer le mouvement trans comme mouvement terroriste”.De son côté, Donald Trump fustige sans relâche depuis son retour au pouvoir le “délire transgenre”, qui selon lui ravage les Etats-Unis et auquel il a promis de mettre un terme.Quand il a été frappé au cou par une balle fatale, Charlie Kirk venait d’ailleurs juste de dire qu’il y avait “trop” de tueries par arme à feu impliquant des personnes transgenres. Mais rien n’indique que le tireur ait pu entendre ces propos depuis le toit d’un bâtiment, à plus d’une centaine de mètres de distance, où il s’était positionné. – “Gauche radicale” -Fin août déjà, l’extrême droite s’était emparée d’une fusillade à Minneapolis, dans le Minnesota (nord), perpétrée par une personne transgenre, pour affirmer, sans aucune statistique à l’appui, que ces personnes représentaient une menace.”La gauche radicale” a contribué au meurtre de Charlie Kirk, a tonné Donald Trump dans une vidéo publiée au soir de l’assassinat.Ex-proche allié du président américain, le milliardaire Elon Musk a lancé samedi sur son réseau social X: “La gauche est le parti du meurtre.” La police a retrouvé sur la scène du crime des douilles avec des messages comme “Eh fasciste! Attrape-ça!” ou bien faisant référence au chant antifasciste italien “Bella Ciao”.Le suspect, Tyler Robinson, sera formellement inculpé mardi. Jusqu’à maintenant, il ne “coopère pas” avec les enquêteurs, a fait savoir le gouverneur de l’Utah.Les personnalités politiques démocrates, de Barack Obama à Joe Biden en passant par le gouverneur de la Californie Gavin Newsom ou encore Kamala Harris, ont condamné de manière unanime l’assassinat.”La réponse du gouvernement ne peut pas être de réprimer des individus ou des groupes car ils sont en désaccord politique”, a dénoncé l’ancien ministre des Transports de Joe Biden, Pete Buttigieg. Il a mis en garde contre “l’exploitation” de la mort de Charlie Kirk, chantre d’une Amérique chrétienne et traditionaliste.Une grande cérémonie d’hommage national au défunt est prévue le 21 septembre près de Phoenix, en Arizona, dans un stade d’une capacité dépassant 63.000 places. Donald Trump a promis d’être présent aux obsèques de Charlie Kirk, sans préciser s’il s’agissait de cet événement.

Spain’s political class spars over chaotic Vuelta finale

Spain’s political class clashed over chaotic pro-Palestinian protests in Madrid that brought the Vuelta to a premature end Sunday, with the opposition accusing the leftist government of permitting an “international embarrassment”.And comments from Socialist Prime Minister Pedro Sanchez Sunday brought an angry response from Israel.Demonstrators denouncing the participation of the Israel-Premier Tech team in one of cycling’s major races overwhelmed police and invaded the course in the Spanish capital, forcing organisers to cut short the final stage.A spokesman for the central government representation in the Madrid region told AFP that 100,000 people had taken part in the pro-Palestinian protests, adding that two people had been arrested.The unrest was the culmination of pro-Palestinian activism against Israel’s war with Hamas in Gaza, with protests disrupting the three-week race on several occasions. Even before the final day, the race organisers had had to shorten some stages and demonstrators had caused crashes after bursting onto the course.Several members of the leftist government have publicly supported the movement in a country where support for the Palestinian cause is strong.Sanchez made his first public comments on the row on Sunday, saying before the final stage that “Spain today shines as an example and as a source of pride”.The country was “an example to an international community where it sees Spain taking a step forward in the defence of human rights”, he told a Socialist party gathering in the southern city of Malaga.Israel was swift to denounce his comments.Israeli Foreign Minister Gideon Saar called Sanchez and his government “a disgrace” to their country, accusing the Spanish premier of “encouraging the protesters to take to the streets” of Madrid through “his incitements”. – ‘International embarrassment’ -The right-wing opposition Popular Party (PP), which runs the Madrid region and the Spanish capital’s council, also reacted furiously.Party leader Alberto Nunez Feijoo’s response on social media was scathing after the prestigious cycling event ended with police charging at protesters and firing tear gas.”The government has allowed and induced the non-completion of the Vuelta and, in this way, an international embarrassment televised worldwide,” he said.The PP head of the Madrid region, Isabel Diaz Ayuso, wrote on X that Sanchez “becomes directly responsible for any altercation that happens… what damage to our sport and our country!”And the city’s mayor Jose Luis Martinez-Almeida said: “What has happened today in Madrid is the fruit of hate and violence that have been irresponsibly encouraged in recent days by leaders from the left.” At the other end of the political spectrum, far-left Deputy Prime Minister Yolanda Diaz hailed Spanish society for “giving a lesson to the world”.”Israel cannot compete in any event while it continues to commit a genocide,” she wrote on Instagram, days after the Israeli government barred her from entry for her criticism of the war in Gaza.Israel-Premier Tech, owned by Israeli-Canadian property developer Sylvan Adams, is a private outfit and not a state team, but was hailed by Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu for continuing to compete despite the vehement protests.

Les manifestants propalestiniens font définitivement dérailler la Vuelta

Soudain, les barrières tombent, et un flot de manifestants pénètrent sur Gran Via, en plein coeur de Madrid: brandissant drapeaux et pancartes fustigeant le “génocide sioniste” à Gaza, plus de 100.000 manifestants propalestiniens viennent de signer dimanche la fin prématurée du Tour d’Espagne cycliste.Peu après 18H00 (16H00 GMT), alors qu’ils bordent le parcours, trois ou quatre d’entre eux enlèvent une barrière et pénètrent sur cette avenue touristique, a constaté une journaliste de l’AFP.Des policiers, déployés en nombre après les incidents qui ont perturbé la Vuelta depuis son arrivée en Espagne en raison de la participation de l’équipe Israel-Premier Tech, s’approchent, mais bientôt toutes les barrières sont renversées sur plusieurs mètres, et une marée de personnes envahit la chaussée.Après un léger mouvement de panique, l’ambiance se calme, et la foule, dans laquelle se trouvent des familles avec pour certaines de jeunes enfants en poussette, ou des personnes âgées, défile tranquillement, encadrée par des policiers qui n’interviennent pas.Dans le même temps, des scènes similaires se répètent dans d’autres points de la ville. Près de la gare d’Atocha, les policiers répliquent dans un premier temps plus fermement, en chargeant et en lançant quelques grenades lacrymogènes, avant finalement, de laisser les manifestants défiler aux cris de “Boycott Israël”, “Ce n’est pas une guerre, c’est un génocide!” ou “Halte aux morts d’enfants innocents!”.- Renforts exceptionnels -A une cinquantaine de kilomètres, les coureurs, eux, mettent pied à terre. Quelques instants plus tard, la direction de la course annonce son arrêt définitif, épilogue d’une compétition qui aura été marquée quasi quotidiennement par des manifestations et des incidents.Dans le coeur de Madrid, les policiers ont empêché tout accès à la zone où devaient notamment avoir lieu les cérémonies protocolaires. Quelques incidents y ont éclaté toutefois en début de soirée, et les forces de l’ordre ont usé à nouveau de gaz lacrymogènes, avant une dispersion dans le calme en fin de soirée.Des renforts exceptionnels avaient été déployés dimanche – à un niveau jamais vu dans la ville depuis un sommet de l’Otan en 2022 selon les autorités – et des blindés avaient même été prépositionnés à certains carrefours en cas d’incidents graves.”La Vuelta, c’est une excuse pour venir montrer notre soutien” aux Palestiniens, a expliqué à l’AFP, avant l’irruption sur le parcours des manifestants, Rosa Mostaza Rodriguez, une enseignante de 54 ans, robe rouge et foulard vert sur la tête. “Je n’aime pas que nous soyons arrivés à ça parce que cette course n’aurait jamais dû avoir lieu. Israël commet un génocide à Gaza et ne devrait pas participer à ces événements internationaux”, a estimé pour sa part José Luis Fernández, 74 ans, professeur d’université à la retraite, défilant après l’interruption de l’épreuve. L’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils. L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 64.871 morts dans la bande de Gaza, aujourd’hui en pleine crise humanitaire.- Réglement de compte politique -Depuis son arrivée sur le territoire espagnol, la course a été le théâtre de manifestations propalestiniennes qui ont fortement perturbé les coureurs, dont certains ont chuté lors d’incidents, et entraîné la modification de plusieurs étapes.Dans un pays où la cause palestinienne est très populaire, ces manifestations ont en outre lieu en période de grande tension entre le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez et celui de Benjamin Netanyahu, après notamment l’annonce récente par le Premier ministre espagnol de mesures destinées à “mettre un terme au génocide à Gaza”.Dans la soirée, la fin chaotique de l’épreuve a tournée au règlement de compte politique entre le gouvernement et l’opposition de droite.”La société espagnole ne tolère pas que le génocide à Gaza soit normalisé dans des événements sportifs ou culturels”, a salué sur les réseaux sociaux la ministre du Travail Yolanda Diaz, issue de la plateforme d’extrême gauche Sumar et N.3 du gouvernement. Selon elle, “Israël ne peut participer à aucun événement tant qu’il continue de commettre un génocide”.Le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez, l’une des voix les plus critiques en Europe sur l’action menée par Israël à Gaza, n’a pas réagi immédiatement, mais il avait fait part dimanche matin de son “admiration” pour les manifestants tout en disant son “respect” des sportifs.Le chef du Parti populaire (PP, opposition de droite), Alberto Nunez Feijoo a quant à lui fustigé dimanche sur X “une honte internationale relayée dans le monde entier”, due, selon lui, au gouvernement socialiste qui a “non seulement permis, mais aussi encouragé l’interruption de La Vuelta”. 

Les manifestants propalestiniens font définitivement dérailler la Vuelta

Soudain, les barrières tombent, et un flot de manifestants pénètrent sur Gran Via, en plein coeur de Madrid: brandissant drapeaux et pancartes fustigeant le “génocide sioniste” à Gaza, plus de 100.000 manifestants propalestiniens viennent de signer dimanche la fin prématurée du Tour d’Espagne cycliste.Peu après 18H00 (16H00 GMT), alors qu’ils bordent le parcours, trois ou quatre d’entre eux enlèvent une barrière et pénètrent sur cette avenue touristique, a constaté une journaliste de l’AFP.Des policiers, déployés en nombre après les incidents qui ont perturbé la Vuelta depuis son arrivée en Espagne en raison de la participation de l’équipe Israel-Premier Tech, s’approchent, mais bientôt toutes les barrières sont renversées sur plusieurs mètres, et une marée de personnes envahit la chaussée.Après un léger mouvement de panique, l’ambiance se calme, et la foule, dans laquelle se trouvent des familles avec pour certaines de jeunes enfants en poussette, ou des personnes âgées, défile tranquillement, encadrée par des policiers qui n’interviennent pas.Dans le même temps, des scènes similaires se répètent dans d’autres points de la ville. Près de la gare d’Atocha, les policiers répliquent dans un premier temps plus fermement, en chargeant et en lançant quelques grenades lacrymogènes, avant finalement, de laisser les manifestants défiler aux cris de “Boycott Israël”, “Ce n’est pas une guerre, c’est un génocide!” ou “Halte aux morts d’enfants innocents!”.- Renforts exceptionnels -A une cinquantaine de kilomètres, les coureurs, eux, mettent pied à terre. Quelques instants plus tard, la direction de la course annonce son arrêt définitif, épilogue d’une compétition qui aura été marquée quasi quotidiennement par des manifestations et des incidents.Dans le coeur de Madrid, les policiers ont empêché tout accès à la zone où devaient notamment avoir lieu les cérémonies protocolaires. Quelques incidents y ont éclaté toutefois en début de soirée, et les forces de l’ordre ont usé à nouveau de gaz lacrymogènes, avant une dispersion dans le calme en fin de soirée.Des renforts exceptionnels avaient été déployés dimanche – à un niveau jamais vu dans la ville depuis un sommet de l’Otan en 2022 selon les autorités – et des blindés avaient même été prépositionnés à certains carrefours en cas d’incidents graves.”La Vuelta, c’est une excuse pour venir montrer notre soutien” aux Palestiniens, a expliqué à l’AFP, avant l’irruption sur le parcours des manifestants, Rosa Mostaza Rodriguez, une enseignante de 54 ans, robe rouge et foulard vert sur la tête. “Je n’aime pas que nous soyons arrivés à ça parce que cette course n’aurait jamais dû avoir lieu. Israël commet un génocide à Gaza et ne devrait pas participer à ces événements internationaux”, a estimé pour sa part José Luis Fernández, 74 ans, professeur d’université à la retraite, défilant après l’interruption de l’épreuve. L’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils. L’offensive israélienne de représailles a fait au moins 64.871 morts dans la bande de Gaza, aujourd’hui en pleine crise humanitaire.- Réglement de compte politique -Depuis son arrivée sur le territoire espagnol, la course a été le théâtre de manifestations propalestiniennes qui ont fortement perturbé les coureurs, dont certains ont chuté lors d’incidents, et entraîné la modification de plusieurs étapes.Dans un pays où la cause palestinienne est très populaire, ces manifestations ont en outre lieu en période de grande tension entre le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez et celui de Benjamin Netanyahu, après notamment l’annonce récente par le Premier ministre espagnol de mesures destinées à “mettre un terme au génocide à Gaza”.Dans la soirée, la fin chaotique de l’épreuve a tournée au règlement de compte politique entre le gouvernement et l’opposition de droite.”La société espagnole ne tolère pas que le génocide à Gaza soit normalisé dans des événements sportifs ou culturels”, a salué sur les réseaux sociaux la ministre du Travail Yolanda Diaz, issue de la plateforme d’extrême gauche Sumar et N.3 du gouvernement. Selon elle, “Israël ne peut participer à aucun événement tant qu’il continue de commettre un génocide”.Le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez, l’une des voix les plus critiques en Europe sur l’action menée par Israël à Gaza, n’a pas réagi immédiatement, mais il avait fait part dimanche matin de son “admiration” pour les manifestants tout en disant son “respect” des sportifs.Le chef du Parti populaire (PP, opposition de droite), Alberto Nunez Feijoo a quant à lui fustigé dimanche sur X “une honte internationale relayée dans le monde entier”, due, selon lui, au gouvernement socialiste qui a “non seulement permis, mais aussi encouragé l’interruption de La Vuelta”. 

Bolsonaro conviction ‘not a witch hunt,’ Lula tells Trump in NYT op-ed

Brazilian President Luiz Inacio Lula da Silva pushed back Sunday against harsh US criticism of the conviction this week of his far-right predecessor Jair Bolsonaro on coup charges.In his first public reaction to Bolsonaro’s conviction, Lula wrote in a New York Times opinion column — addressed to US counterpart Donald Trump — that he was “proud” of the Supreme Court verdict which “safeguards our institutions and the democratic rule of law.””This was not a ‘witch hunt'” as Trump and other US officials have called the trial, Lula wrote in a guest essay titled: “Brazilian democracy and sovereignty are non-negotiable.” Trump’s ally Bolsonaro, 70, was convicted in a 4-1 decision of plotting a coup to overthrow leftist rival Lula following the far-right leader’s October 2022 election defeat.His lawyers have said they will appeal.Bolsonaro was sentenced to 27 years in prison, in a conviction Trump called “very surprising” and to which US Secretary of State Marco Rubio warned Washington will “respond accordingly.”Trump has already slapped a 50-percent tariff on many Brazilian imports, citing the trial of Bolsonaro as well as various other issues which he claimed threatened the US economy, national security, and foreign policy.The United States has also sanctioned the judge overseeing Bolsonaro’s trial, Alexandre de Moraes, who has led a charge against disinformation in Brazil, sparking feuds with US tech giants.Lula criticized Trump’s tariffs as “not only misguided but illogical,” given the United States’ trade surplus with Brazil.The lack of a logical economic rationale behind the tariffs, Lula added, “makes it clear that the motivation of the White House is political.”- Hospital visit -Lula also knocked Trump’s administration for accusing Brazil of “targeting and censoring” American tech companies like X, arguing that such firms were being regulated, not censored.And he described as “baseless” Washington’s charge of unfair practices in electronic payment services and in its digital payment system known as PIX.Lula, who at 79 is barely seven months older than Trump, said he penned his essay “to establish an open and frank dialogue” with his US counterpart, and stressed Brasilia remains “open” to negotiation on any issue.Since returning to the White House in January, Trump has repeatedly criticized Brazil’s judicial system over the Bolsonaro case, which has sparked a diplomatic crisis between the two biggest economies in the Americas.But Lula insisted the judicial actions were fair and comprehensive.”It followed months of investigations that uncovered plans to assassinate me, the vice president and a Supreme Court justice,” he said.The plot was not carried out due to lack of support from the military leadership, according to the Supreme Court ruling.The process was “very much like they tried to do with me, but they didn’t get away with it at all,” Trump said Thursday, referring to his own legal battle after his supporters stormed the US Capitol on January 6, 2021.Bolsonaro, who has been under house arresta and banned from using social media, on Sunday made his first public appearance since the conviction, for a hospital visit.His doctor, Claudio Birolini, told reporters that the former president had eight skin lesions removed and sent for biopsies.He added that Bolsonaro, who has had multiple operations in recent years due to complications from a 2018 stabbing in his stomach, was “quite weak” and had developed slight anemia, “probably due to poor nutrition over the last month.”Dozens of supporters gathered outside the hospital to cheer on their beloved ex-president, waving Brazilian flags.”I hope justice will prevail. It’s difficult, but with the intervention of other countries…I am hopeful that it will turn out well,” one supporter, 67-year-old engineer Francisco Costa, told AFP.