Gaza: l’ONU appelle Israël à ouvrir tous les points de passage

L’ONU a exhorté mercredi Israël à ouvrir “immédiatement” tous les accès de la bande de Gaza à l’aide humanitaire alors que le processus d’échanges de dépouilles entre Israël et le Hamas se poursuit, malgré des retards, dans le cadre du cessez-le-feu.”Nous voulons que cela se fasse maintenant, dans le cadre de [cet] accord”, a déclaré Tom Fletcher, chef des opérations humanitaires de l’ONU dans un entretien avec l’AFP au Caire.M. Fletcher doit se rendre jeudi au poste de Rafah, du côté égyptien de la frontière avec la bande de Gaza, fermé depuis plusieurs mois.Le président américain Donald Trump et plusieurs dirigeants étrangers ont signé lundi à Charm el-Cheikh, en Égypte, une déclaration visant à cimenter l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre, plus de deux ans après le début de la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël.”Mais le véritable test de cet accord […] c’est de voir des enfants nourris, des anesthésiques disponibles dans les hôpitaux pour soigner les patients, et des tentes au-dessus des têtes des gens”, a dit M. Fletcher.”Nous voulons que tous [les] points de passage soient ouverts et que l’accès soit totalement libre”, a déclaré M. Fletcher. “Nous devons pouvoir livrer de l’aide à grande échelle.”- Désastre humanitaire -En début de journée, la radio-télévision publique israélienne KAN avait présenté la réouverture du point de passage de Rafah comme imminente.Mais cette porte d’entrée cruciale pour l’afflux de l’aide humanitaire qui attend du côté égyptien est restée fermée et une porte-parole du gouvernement israélien a ignoré une question sur le sujet mercredi lors d’une conférence de presse en ligne.La réouverture de Rafah, est réclamée à cor et à cri par l’ONU et les grandes ONG alors que la bande de Gaza est en proie à un désastre humanitaire.Fin août, les Nations unies ont déclaré une famine dans plusieurs zones du petit territoire, ce que conteste Israël.Israël autorise actuellement l’acheminement de l’aide humanitaire essentiellement via le point de passage de Kerem Shalom, dans le sud d’Israël, mais les organisations humanitaires se plaignent des lenteurs administratives et des contrôles de sécurité qui freinent l’arrivée des fournitures vitales.Dans la bande de Gaza, des habitants affamés interceptent régulièrement les camions d’aide pour voler et stocker de la nourriture, ce qui empêche une distribution ordonnée vers les communautés les plus touchées, a indiqué mercredi à l’AFP une source humanitaire.L’accord de cessez-le-feu parrainé par Donald Trump,  prévoyait que le Hamas remette à Israël tous les otages encore détenus à Gaza, les vivants et les morts, dans les 72 heures, c’est-à-dire au plus tard à 09h00 GMT lundi.Mais si le Hamas a bien libéré dans les temps les 20 otages encore vivants, il n’a pour l’instant remis que sept dépouilles de captifs sur les 28 retenues à Gaza: quatre lundi soir et trois autres mardi. Mercredi, les familles de trois otages ont confirmé l’identification par les autorités des restes des corps rendus mardi.En échange de leur retour, Israël a rendu aux autorités de Gaza 45 dépouilles de Palestiniens, comme convenu aux termes de l’accord. – “Erreur” -Mais l’armée israélienne a affirmé qu’une quatrième dépouille rendue par le Hamas mardi soir n’était pas celle d’un otage, sans fournir plus de détails.Le Hamas avait déjà rendu une dépouille ne correspondant pas à un otage lors d’une précédente trêve en février, et évoqué à l’époque une “erreur” avant de remettre le bon corps.Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité intérieure et figure de l’extrême droite israélienne et opposé à l’accord avec le Hamas a de nouveau appelé mercredi le Premier ministre Benjamin Netanyahu à couper totalement l’aide humanitaire, accusant le Hamas de jouer la montre et de violer le cessez-le-feu.Selon le Bureau des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Israël a permis ces derniers jours l’entrée d’aide humanitaire et médicale, notamment de gaz de cuisine, pour la première fois depuis mars, ainsi que des tentes supplémentaires pour les déplacés, des fruits frais, de la viande congelée, de la farine ou des médicaments.L’attaque du 7 octobre a entraîné, du côté israélien, la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un nouveau bilan établi par l’AFP à partir de données officielles, après l’identification de deux dépouilles d’otages.Dans la bande de Gaza, la campagne de représailles israélienne a fait 67.938 morts, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas, jugés fiables par l’ONU.

Le Conseil d’État rejette le recours de Marine Le Pen contre son inéligibilité immédiate

Le Conseil d’État a rejeté mercredi le recours de Marine Le Pen contre l’application immédiate de sa peine d’inéligibilité prononcée lors de sa condamnation dans l’affaire des parlementaires européens du FN, qui fait planer une menace sur ses ambitions électorales nationales. Cette exécution provisoire de l’inéligibilité est un obstacle à une candidature à d’éventuelles élections législatives en cas de dissolution, ou présidentielle, sauf si le Conseil constitutionnel, seul juge de l’élection et de la validité des candidatures, en décidait autrement.La décision rendue par la haute instance administrative, qui ne se prononce pas sur le fond, “ne préjuge pas d’une absence de candidature en cas de dissolution de l’Assemblée nationale”, a réagi auprès de l’AFP Marine Le Pen. “Selon la jurisprudence du Conseil constitutionnel”, un mandat national comme celui de député, “n’est pas soumis aux mêmes règles que le mandat local”, a-t-elle argumenté.Marine Le Pen, qui reste parlementaire, avait saisi le Conseil d’État après avoir été radiée en avril des listes électorales et démise de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais par le préfet, dans la foulée de sa condamnation le 31 mars. Elle demandait au Conseil d’État de transmettre une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au Conseil constitutionnel. Outre l’inéligibilité, Marine Le Pen a été condamnée pour détournement de fonds publics à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis et 100.000 euros d’amende, mais sans exécution immédiate sur ces points. Il lui était reproché d’être au cœur d’un système mis en place pour rémunérer des salariés du parti avec l’argent du parlement européen, à hauteur de 4 millions d’euros entre 2004 et 2016. Son appel sera examiné du 13 janvier au 12 février.La cour d’appel devrait rendre sa décision avant l’été, soit bien avant la campagne présidentielle de 2027. Une relaxe permettrait à Marine Le Pen de se présenter.  Si sa condamnation était à l’inverse confirmée et si elle décidait de se présenter quand même, la validité de sa candidature à la présidentielle (comme à des législatives) serait examinée par le Conseil constitutionnel. – “Liberté de l’électeur” -“Sur une affaire comme celle-ci, je trouve que le Conseil d’Etat aurait dû transmettre au Conseil constitutionnel au nom de la liberté de l’électeur”, a regretté Marine Le Pen, qui entend également contester devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) l’absence de recours possible contre l’exécution provisoire d’une peine pénale. Un recours devant la CEDH n’est toutefois pas suspensif.Dans son recours devant le Conseil d’État, Marine Le Pen contestait le refus du Premier ministre de l’époque, François Bayrou, d’accéder à sa demande d’abroger les dispositions du Code électoral qui avaient permis sa radiation, qu’elle estime inconstitutionnelles pour être notamment contraires à “la liberté de candidature” et à “la liberté des électeurs”.Dans un communiqué, la plus haute juridiction administrative explique avoir rejeté “ce recours car celui-ci ne recherchait pas tant l’abrogation de dispositions règlementaires que la modification de la loi, ce qui excède les pouvoirs du Premier ministre, qui ne pouvait donc que rejeter la demande de Mme Le Pen”. “En conséquence”, le Conseil d’État ne peut “pas transmettre sa QPC au Conseil constitutionnel”.Le Conseil d’État a un rôle de filtre des QPC : avant de les transmettre, il doit vérifier leur “caractère sérieux”, qu’elles n’ont pas déjà été traitées et, surtout, que “la disposition contestée est applicable au litige”.Le rapporteur public a estimé que les articles de loi du Code de procédure pénale qui ont permis la condamnation de Mme Le Pen à une peine d’inéligibilité n’étaient pas applicables au contentieux du refus d’enregistrement sur les listes électorales. 

Le Conseil d’État rejette le recours de Marine Le Pen contre son inéligibilité immédiate

Le Conseil d’État a rejeté mercredi le recours de Marine Le Pen contre l’application immédiate de sa peine d’inéligibilité prononcée lors de sa condamnation dans l’affaire des parlementaires européens du FN, qui fait planer une menace sur ses ambitions électorales nationales. Cette exécution provisoire de l’inéligibilité est un obstacle à une candidature à d’éventuelles élections législatives en cas de dissolution, ou présidentielle, sauf si le Conseil constitutionnel, seul juge de l’élection et de la validité des candidatures, en décidait autrement.La décision rendue par la haute instance administrative, qui ne se prononce pas sur le fond, “ne préjuge pas d’une absence de candidature en cas de dissolution de l’Assemblée nationale”, a réagi auprès de l’AFP Marine Le Pen. “Selon la jurisprudence du Conseil constitutionnel”, un mandat national comme celui de député, “n’est pas soumis aux mêmes règles que le mandat local”, a-t-elle argumenté.Marine Le Pen, qui reste parlementaire, avait saisi le Conseil d’État après avoir été radiée en avril des listes électorales et démise de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais par le préfet, dans la foulée de sa condamnation le 31 mars. Elle demandait au Conseil d’État de transmettre une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au Conseil constitutionnel. Outre l’inéligibilité, Marine Le Pen a été condamnée pour détournement de fonds publics à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis et 100.000 euros d’amende, mais sans exécution immédiate sur ces points. Il lui était reproché d’être au cœur d’un système mis en place pour rémunérer des salariés du parti avec l’argent du parlement européen, à hauteur de 4 millions d’euros entre 2004 et 2016. Son appel sera examiné du 13 janvier au 12 février.La cour d’appel devrait rendre sa décision avant l’été, soit bien avant la campagne présidentielle de 2027. Une relaxe permettrait à Marine Le Pen de se présenter.  Si sa condamnation était à l’inverse confirmée et si elle décidait de se présenter quand même, la validité de sa candidature à la présidentielle (comme à des législatives) serait examinée par le Conseil constitutionnel. – “Liberté de l’électeur” -“Sur une affaire comme celle-ci, je trouve que le Conseil d’Etat aurait dû transmettre au Conseil constitutionnel au nom de la liberté de l’électeur”, a regretté Marine Le Pen, qui entend également contester devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) l’absence de recours possible contre l’exécution provisoire d’une peine pénale. Un recours devant la CEDH n’est toutefois pas suspensif.Dans son recours devant le Conseil d’État, Marine Le Pen contestait le refus du Premier ministre de l’époque, François Bayrou, d’accéder à sa demande d’abroger les dispositions du Code électoral qui avaient permis sa radiation, qu’elle estime inconstitutionnelles pour être notamment contraires à “la liberté de candidature” et à “la liberté des électeurs”.Dans un communiqué, la plus haute juridiction administrative explique avoir rejeté “ce recours car celui-ci ne recherchait pas tant l’abrogation de dispositions règlementaires que la modification de la loi, ce qui excède les pouvoirs du Premier ministre, qui ne pouvait donc que rejeter la demande de Mme Le Pen”. “En conséquence”, le Conseil d’État ne peut “pas transmettre sa QPC au Conseil constitutionnel”.Le Conseil d’État a un rôle de filtre des QPC : avant de les transmettre, il doit vérifier leur “caractère sérieux”, qu’elles n’ont pas déjà été traitées et, surtout, que “la disposition contestée est applicable au litige”.Le rapporteur public a estimé que les articles de loi du Code de procédure pénale qui ont permis la condamnation de Mme Le Pen à une peine d’inéligibilité n’étaient pas applicables au contentieux du refus d’enregistrement sur les listes électorales. 

Trente ans de réclusion requis à l’encontre de Cédric Jubillar, accusé du meurtre de son épouse

Une peine de trente ans de réclusion criminelle a été requise mercredi à l’encontre de Cédric Jubillar, jugé à Albi pour le meurtre de son épouse Delphine, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.Devant la cour d’assises du Tarn, l’avocat général Pierre Aurignac a demandé la condamnation du peintre-plaquiste de 38 ans et requis “une réponse pénale extrêmement ferme” pour le “meurtre aggravé” de Delphine née Aussaguel, 33 ans, dont le corps n’a jamais été retrouvé.”Il est coupable, a auparavant déclaré Nicolas Ruff, le premier avocat général à s’exprimer jeudi après-midi. “Je prononce ces mots qui accusent, en en assumant pleinement les conséquences et en espérant vous convaincre de condamner Cédric Jubillar”, a-t-il conclu, au terme de deux heures de réquisitoire.”Au bout du chemin, je n’ai aucun doute sur le fait que Delphine Aussaguel est morte” le soir du 15 décembre 2020, “je n’ai aucun doute sur le fait que c’est Cédric Jubillar qui l’a tuée”, a-t-il affirmé , estimant que les jurés devraient eux aussi parcourir le même chemin, en se posant “les mêmes questions”.Descendu dans le prétoire pour s’adresser “uniquement” à la cour et aux jurés, M. Ruff, vice-procureur de Toulouse, les a appelés à ne pas rendre une “justice des on-dit”, une “justice des certitudes fainéantes”, dans un dossier qui a vu “le pire de ce que peut être la médiatisation”.Sans hausser le ton, regardant régulièrement l’accusé et sa défense, Nicolas Ruff s’est défendu d’être un “mercenaire de l’accusation”, affirmant livrer son “analyse factuelle et juridique d’un dossier”.- “Heureuse comme jamais” -Et si l’absence du corps de Delphine Jubillar “rend votre travail judiciaire plus compliqué”, a-t-il dit aux jurés, “elle n’empêche pas la justice de travailler” et “on doit condamner quand il y a des éléments qui convergent”, a-t-il insisté. Reprenant le leitmotiv qui a guidé la défense, à savoir celui d’un “dossier vide”, il a égrené pendant plus de deux heures les principaux éléments de l’enquête, les précédant de la formule: “dire que ce dossier est vide, c’est ne pas voir…”.Au sujet de la nuit de la disparition, il a rappelé que l’enquête sur le couple et ses relations montrait que Delphine était ce soir-là “heureuse comme jamais, euphorique même”, parce que la femme de son amant venait d’accepter la perspective d’une séparation, ce qui ouvrait la voie à cette nouvelle vie à deux dont rêvait l’infirmière de 33 ans.”S’il y a un soir où il y a pu avoir ce moment de bascule, ces mots qui tuent, cet instant fatidique qui vient sceller la rupture, c’est bien ce 15 décembre”, a ainsi déclaré l’avocat général, estimant comme les parties civiles que le meurtre a été commis à la suite de l’annonce d’un “départ définitif” de la part de Delphine.Lunettes brisées de la disparue, cris d’effroi entendus par les voisines, témoignage de son fils Louis, téléphone éteint de l’accusé, voiture garée dans un sens démontrant qu’elle a été utilisée dans la nuit, attitude de Cédric Jubillar le lendemain matin… M. Ruff a inlassablement décortiqué les indices du dossier.Loin du “désastre judiciaire” annoncé par la défense si leur client était condamné, Nicolas Ruff a estimé que ces indices démontraient au contraire que “Cédric Jubillar est coupable du meurtre de Delphine Aussaguel”.- “Rendez-leur Delphine” -Dans la matinée, les deux derniers avocats des parties civiles, plaidant dans l’intérêt des enfants du couple Jubillar, se sont une nouvelle fois directement adressés à l’accusé.”Rendez-leur Delphine!”, a par deux fois tonné Me Laurent Boguet en concluant sa plaidoirie, l’accusé ne trahissant aucune émotion face à cette injonction.Me Boguet a dénoncé le “brouillard de guerre” déployé par l’accusé, via ses réponses imprécises, et la défense, qui a “torturé le dossier” pour le remettre en question. D’une voix chargée d’émotion, sa consoeur Malika Chmani a regretté que les enfants Jubillar n’aient “jamais eu de réponses à leurs questions” au cours des quatre semaines de procès.”Il n’y a pas eu de vérité de leur père, je suis venue chercher une vérité judiciaire”, a conclu à la barre l’avocate, demandant “vérité et justice pour Louis et Elyah”.La journée de jeudi va être consacrée aux plaidoiries de la défense, avant le verdict attendu vendredi.

Trente ans de réclusion requis à l’encontre de Cédric Jubillar, accusé du meurtre de son épouse

Une peine de trente ans de réclusion criminelle a été requise mercredi à l’encontre de Cédric Jubillar, jugé à Albi pour le meurtre de son épouse Delphine, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.Devant la cour d’assises du Tarn, l’avocat général Pierre Aurignac a demandé la condamnation du peintre-plaquiste de 38 ans et requis “une réponse pénale extrêmement ferme” pour le “meurtre aggravé” de Delphine née Aussaguel, 33 ans, dont le corps n’a jamais été retrouvé.”Il est coupable, a auparavant déclaré Nicolas Ruff, le premier avocat général à s’exprimer jeudi après-midi. “Je prononce ces mots qui accusent, en en assumant pleinement les conséquences et en espérant vous convaincre de condamner Cédric Jubillar”, a-t-il conclu, au terme de deux heures de réquisitoire.”Au bout du chemin, je n’ai aucun doute sur le fait que Delphine Aussaguel est morte” le soir du 15 décembre 2020, “je n’ai aucun doute sur le fait que c’est Cédric Jubillar qui l’a tuée”, a-t-il affirmé , estimant que les jurés devraient eux aussi parcourir le même chemin, en se posant “les mêmes questions”.Descendu dans le prétoire pour s’adresser “uniquement” à la cour et aux jurés, M. Ruff, vice-procureur de Toulouse, les a appelés à ne pas rendre une “justice des on-dit”, une “justice des certitudes fainéantes”, dans un dossier qui a vu “le pire de ce que peut être la médiatisation”.Sans hausser le ton, regardant régulièrement l’accusé et sa défense, Nicolas Ruff s’est défendu d’être un “mercenaire de l’accusation”, affirmant livrer son “analyse factuelle et juridique d’un dossier”.- “Heureuse comme jamais” -Et si l’absence du corps de Delphine Jubillar “rend votre travail judiciaire plus compliqué”, a-t-il dit aux jurés, “elle n’empêche pas la justice de travailler” et “on doit condamner quand il y a des éléments qui convergent”, a-t-il insisté. Reprenant le leitmotiv qui a guidé la défense, à savoir celui d’un “dossier vide”, il a égrené pendant plus de deux heures les principaux éléments de l’enquête, les précédant de la formule: “dire que ce dossier est vide, c’est ne pas voir…”.Au sujet de la nuit de la disparition, il a rappelé que l’enquête sur le couple et ses relations montrait que Delphine était ce soir-là “heureuse comme jamais, euphorique même”, parce que la femme de son amant venait d’accepter la perspective d’une séparation, ce qui ouvrait la voie à cette nouvelle vie à deux dont rêvait l’infirmière de 33 ans.”S’il y a un soir où il y a pu avoir ce moment de bascule, ces mots qui tuent, cet instant fatidique qui vient sceller la rupture, c’est bien ce 15 décembre”, a ainsi déclaré l’avocat général, estimant comme les parties civiles que le meurtre a été commis à la suite de l’annonce d’un “départ définitif” de la part de Delphine.Lunettes brisées de la disparue, cris d’effroi entendus par les voisines, témoignage de son fils Louis, téléphone éteint de l’accusé, voiture garée dans un sens démontrant qu’elle a été utilisée dans la nuit, attitude de Cédric Jubillar le lendemain matin… M. Ruff a inlassablement décortiqué les indices du dossier.Loin du “désastre judiciaire” annoncé par la défense si leur client était condamné, Nicolas Ruff a estimé que ces indices démontraient au contraire que “Cédric Jubillar est coupable du meurtre de Delphine Aussaguel”.- “Rendez-leur Delphine” -Dans la matinée, les deux derniers avocats des parties civiles, plaidant dans l’intérêt des enfants du couple Jubillar, se sont une nouvelle fois directement adressés à l’accusé.”Rendez-leur Delphine!”, a par deux fois tonné Me Laurent Boguet en concluant sa plaidoirie, l’accusé ne trahissant aucune émotion face à cette injonction.Me Boguet a dénoncé le “brouillard de guerre” déployé par l’accusé, via ses réponses imprécises, et la défense, qui a “torturé le dossier” pour le remettre en question. D’une voix chargée d’émotion, sa consoeur Malika Chmani a regretté que les enfants Jubillar n’aient “jamais eu de réponses à leurs questions” au cours des quatre semaines de procès.”Il n’y a pas eu de vérité de leur père, je suis venue chercher une vérité judiciaire”, a conclu à la barre l’avocate, demandant “vérité et justice pour Louis et Elyah”.La journée de jeudi va être consacrée aux plaidoiries de la défense, avant le verdict attendu vendredi.

ASML: bénéfice net stable, prévoit une baisse des ventes en Chine

Le géant technologique néerlandais ASML a publié mercredi un bénéfice net stable au troisième trimestre en glissement annuel et a annoncé s’attendre à une baisse significative de ses ventes en Chine l’année prochaine.Les investisseurs semblaient voir le verre à moitié plein : le titre d’ASML a fini en hausse de plus de 3% à la fermeture de la Bourse d’Amsterdam, porté par les solides ventes et commandes pour ses machines de production de puces de pointe.L’entreprise se trouve au coeur de tensions croissantes entre l’Occident et la Chine. Les Etats-Unis et les Pays-Bas ont imposé des restrictions à l’exportation de certaines machines, de crainte qu’elles ne soient utilisées à des fins militaires.”Nous prévoyons une baisse significative de la demande des clients chinois, et donc de notre chiffre d’affaires net total en Chine en 2026, par rapport à notre très forte activité dans ce pays en 2024 et 2025″, a déclaré le directeur général d’ASML, Christophe Fouquet, dans un communiqué.L’entreprise a enregistré un bénéfice net de 2,125 milliards d’euros au troisième trimestre, contre 2,077 milliards d’euros au troisième trimestre de l’année précédente.Le chiffre d’affaires net du troisième trimestre 2025 s’est établi à 7,5 milliards d’euros. ASML tablait sur un chiffre compris entre 7,4 et 7,9 milliards d’euros.”Notre chiffre d’affaires net total au troisième trimestre (…) est conforme aux prévisions, reflétant un bon trimestre pour ASML”, a indiqué M. Fouquet.En juillet, l’entreprise avait averti que les tensions géopolitiques et commerciales avaient assombri ses perspectives de croissance à court terme.ASML avait alors déclaré ne pas pouvoir garantir un résultat positif en 2026.Mais mercredi, M. Fouquet a affirmé que l’entreprise ne s’attend pas à ce que “le chiffre d’affaires net total de 2026 soit inférieur à celui de 2025″.ASML donnera plus de détails sur ses perspectives pour l’année prochaine en janvier, a-t-il ajouté.”Je pense que nous avons bénéficié d’un flot de nouvelles positives ces derniers mois, ce qui a contribué à atténuer certaines des incertitudes évoquées au trimestre dernier”, a observé M. Fouquet.Le directeur général a déclaré s’attendre à un chiffre d’affaires compris entre 9,2 et 9,8 milliards d’euros au quatrième trimestre.Pour l’ensemble de l’année 2025, l’entreprise prévoit une hausse de 15% de son chiffre d’affaires net total.Les commandes nettes, chiffre le plus surveillé par les marchés, se sont élevées à 5,4 milliards d’euros, contre 5,5 milliards au deuxième trimestre.- Champ de bataille géopolitique -Selon le site web d’ASML, les ventes en Chine ont représenté 42% de l’activité globale de l’entreprise au troisième trimestre, contre 27% au deuxième trimestre.”Nous avons connu un cycle très intense en Chine, en particulier au cours des deux dernières années”, a déclaré Roger Dassen, directeur financier, lors d’une conférence téléphonique avec des investisseurs. “Nos prévisions et la visibilité dont nous disposons actuellement indiquent que l’année prochaine, nous reviendrons à une activité plus raisonnable”, a ajouté M. Dassen.À plus long terme, ASML estime que l’expansion rapide du marché de l’IA portera son chiffre d’affaires annuel entre 44 et 60 milliards d’euros d’ici 2030.ASML est un rouage essentiel de l’économie mondiale, car les semi-conducteurs fabriqués avec ses outils alimentent tout, des smartphones aux missiles.La semaine dernière, un rapport d’une commission du Congrès américain a indiqué que cinq entreprises, dont ASML, avaient vendu pour 38 milliards de dollars de technologies essentielles à la Chine en 2024, notamment à des entreprises considérées comme des menaces pour la sécurité nationale des États-Unis.”La Chine s’efforce de toutes ses forces de bâtir une industrie nationale de fabrication de semi-conducteurs autosuffisante”, indique le rapport.Plus tôt cette semaine, les tensions liées aux puces électroniques se sont intensifiées entre la Chine et les Pays-Bas après que le gouvernement néerlandais a pris le contrôle d’un fabricant chinois.Les autorités néerlandaises ont invoqué une loi sur la disponibilité des biens pour prendre le contrôle de Nexperia, invoquant des préoccupations de sécurité nationale.Cela signifie que l’entreprise, basée à Nimègue (dans l’est des Pays-Bas), peut poursuivre sa production, mais le gouvernement néerlandais peut bloquer ou annuler ses décisions.

Dutch tech giant ASML posts stable profits, warns on China

Dutch tech giant ASML warned Wednesday of a steep fall in its China business next year, as it booked flat net profits in the third quarter of 2025 compared to the same period last year.Traders appeared to see the glass half-full, with ASML shares closing more than three percent higher in Amsterdam, buoyed by solid sales and orders for its cutting-edge semiconductor production machines. ASML has faced growing pressure from US and Dutch export curbs for its most advanced chipmaking tools to China, as Beijing and Western nations are locked in a battle for the key sector.”We expect China customer demand, and therefore our China total net sales in 2026, to decline significantly compared to our very strong business there in 2024 and 2025,” said CEO Christophe Fouquet in a statement.The firm announced net profits of 2.13 billion euros ($2.5 billion), after 2.08 billion euros in the third quarter of last year. Net sales in the third quarter of 2025 came in at 7.5 billion euros. ASML had forecast a figure between 7.4 billion euros and 7.9 billion euros.”Our third-quarter total net sales… were in line with guidance, reflecting a good quarter for ASML,” said Fouquet.In July, the firm had warned that geopolitical and trade tensions had clouded the near-term outlook for its growth.ASML said then that it could not confirm it would be in the black in 2026.But on Wednesday, Fouquet said: “We do not expect 2026 total net sales to be below 2025,” adding that the firm would give more details on next year’s outlook in January.”I think we have seen a flow of positive news in the last few months that has helped to reduce some of the uncertainties we discussed last quarter,” said Fouquet.The CEO said he expected sales in the fourth quarter to come in between 9.2 billion and 9.8 billion euros. For the full year 2025, the firm predicts a 15-percent increase in total net sales.Net bookings, the figure most closely watched in the markets as a predictor of future performance, reached 5.4 billion euros, compared to 5.5 billion in the second quarter.According to a presentation posted on the firm’s website, sales to China represented 42 percent of ASML’s overall business in the third quarter, up from 27 percent in the second quarter.”We have been experiencing a very high cycle in China, especially through… the last couple of years,” said chief financial officer Roger Dassen in a call with investors.”Our expectation and the visibility we have right now is that next year we go back to more reasonable business,” added Dassen.- Geopolitical battleground -Longer-term, ASML believes that the rapidly expanding AI market will push up its annual sales to between 44 billion and 60 billion euros by 2030. It posted 28.3 billion euros in net sales in 2024.ASML is a critical cog in the global economy, as the semiconductors crafted with its tools power everything from smartphones to missiles. Semiconductors have become something of a global geopolitical battlefield.Washington has sought to curb exports of high-tech chips to China, worried they could be used by Beijing’s military.Last week, a US Congressional committee report said five companies, including ASML, had sold $38 billion worth of critical tech to China in 2024, including to firms flagged as US national security threats.”China is striving with all its might to build a domestic, self-sufficient semiconductor manufacturing industry,” the report said.Earlier this week, chip-related tensions grew between China and the Netherlands after the Dutch government took control of Chinese-owned chipmaker Nexperia, citing national security concerns.That meant while the company — based in the Dutch city of Nijmegen — can continue production, the Dutch government can block or reverse its decisions.Parent company Wingtech said it was appealing to Chinese authorities for support and discussing legal action with international law firms.

“On n’est pas autiste”: quand la politique alimente la stigmatisation du handicap

Le gouvernement “n’est pas autiste”: la maladresse du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, pour laquelle il a fait son mea culpa, est une illustration du regard déformé que porte encore la société sur le handicap, selon des experts.”En utilisant le terme d’autiste, mes propos ont blessé et ce n’était pas mon intention. J’en suis sincèrement désolé et je présente mes excuses”, a écrit le ministre du Travail et des Solidarités sur le réseau X.Sa remarque avait fait réagir sur les réseaux sociaux des élus de gauche et associations de défense des personnes handicapées.”Ces mots blessent, stigmatisent, perpétuent des clichés, et participent à l’exclusion des personnes autistes, c’est du validisme”, a par exemple protesté la députée écologiste Marie-Charlotte Garin.”L’autisme n’est ni un défaut ni une insulte. Les mots comptent, surtout quand ils viennent d’un ministre des Solidarités”, a fustigé le député Génération.s de Dordogne Sébastien Peytavie. “C’est tous les mois qu’il y a des sorties comme ça, que ce soit par des politiciens ou des journalistes sur les plateaux télé”, déplore Hugo Baup, médecin psychiatre. “Les troubles psychiques (comme la schizophrénie ou la bipolarité, ndlr) et neurodéveloppementaux (l’autisme, ndlr) servent souvent en politique pour décrédibiliser l’adversaire”, décrypte-t-il à l’AFP.Or l’usage de ces expressions contribue à stigmatiser ces troubles, signalent associations et psychiatres.- Image erronée -“C’est insultant de traiter quelqu’un d’+autiste+”, indique à l’AFP Danièle Langloys, présidente d’Autisme France, en réaction aux propos de Jean-Pierre Farandou. “Ça ne donne pas tellement envie de parler de son trouble et de demander de l’aide”, appuie Hugo Baup, soulignant que “si, en plus, on se sent rejeté par la société, ça peut produire du désespoir, de la dépression, des idées suicidaires”.En sous-entendant que l’autisme correspond à une incapacité d’écoute et de compréhension, Jean-Pierre Farandou a véhiculé, selon les experts, une image erronée de ce trouble.Celui-ci se caractérise par un ensemble d’affections et se manifeste de diverses manières, au-delà d’un comportement social atypique, comme des difficultés à passer d’une activité à l’autre ou une attention exagérée aux détails.La schizophrénie est tout aussi mal comprise. “Les politiciens utilisent le mot en général pour exprimer l’idée d’un dédoublement de personnalité. Alors qu’en fait, il s’agit de la difficulté à percevoir correctement la réalité. Donc ça n’a rien à voir”, explique à l’AFP Jean-Christophe Leroy, président de l’organisation PositiveMinders, qui lutte pour la déstigmatisation des troubles psychiques.-“Une cause publique”-Hugo Baup a lancé, en février 2024, une pétition appelant à “arrêter d’utiliser les troubles psychiques (et neurodéveloppementaux) comme des insultes”, qui a récolté plus de 40.000 signatures.Il réclame “une exigence d’honorabilité chez les politiciens et les journalistes”.”Je demande que les politiciens utilisent le reste du dictionnaire, qui est largement assez riche et beau pour ne pas se focaliser sur les troubles psychiques”, indique le psychiatre.Le gouvernement, qui a déclaré la santé mentale “grande cause nationale” de l’année 2025, “devrait être sensibilisé un minimum aux dégâts que cause l’utilisation à tort et à travers de ces mots”, estime Jean-Christophe Leroy.S’il observe une évolution des pensées, il avance que celle-ci est portée par la société, notamment les jeunes, “et les pouvoirs publics suivent un peu”.De son côté Danièle Langloys demande “une campagne nationale de sensibilisation à l’autisme” pour rattraper le “retard” qu’accuse la France sur cette question. Elle invite également M. Farandou à rebondir pour faire en sorte que “la solidarité à l’égard des personnes autistes devienne une cause publique”.

Stocks rise on US rate cut hopes, strong company earnings

Stocks mostly rose and the dollar retreated Wednesday on hopes for further US interest rate cuts and a solid set of company earnings.Gold surged to a new high above $4,200 an ounce, boosted also by a fresh flare-up in China-US tensions.The dollar was weighed down by warnings from Federal Reserve boss Jerome Powell on risks to the US labour market, reinforcing expectations the central bank will cut rates at its October meeting.”The dollar’s pullback reflects both improved global risk sentiment and dovish comments from Fed Chair Powell, who signalled that rising labour market risks justify another rate cut,” said City Index and FOREX.com analyst Fawad Razaqzada.A series of weak jobs reports led the Fed to trim borrowing costs last month for the first time in 2025. The prospect of rate cuts has helped propel Wall Street stocks to record highs.”The Fed and a raft of better-than-expected earnings reports are driving sentiment,” said Kathleen Brooks, research director at trading group XTB.Paris surged more than two percent after the world’s biggest luxury group LVMH beat earnings expectations, triggering a rally across the sector.LVMH shares soared more than 12 percent, while shares in Hermes jumped 7.2 percent and Gucci-owner Kering rose 5.4 percent. Shares in Burberry climbed over three percent in London.”Luxury goods demand has been in something of a tailspin of late, but LVMH has reported signs of easing pressures,” said Steve Clayton, head of equity funds at Hargreaves Lansdown.Investors also hoped for an end to France’s political turmoil after Prime Minister Sebastien Lecornu backed the suspension of an unpopular 2023 pensions overhaul to bolster his cabinet’s survival.Frankfurt and London both finished the day in the red.Sentiment in the tech sector was lifted by Dutch tech giant ASML reporting solid sales and orders on its semiconductor machines.Its shares climbed 3.4 percent in Amsterdam even as it warned of a steep fall in its China business next year.Asian markets rallied, with Seoul jumping 2.7 percent while Hong Kong, Shanghai, Tokyo all closed more than one percent higher.The gains came despite data showing that Chinese consumer prices fell in September, a sign that the world’s second-largest economy still faces weak consumer activity.Investors also tracked the latest trade salvos between Washington and Beijing, with US President Donald Trump last week threatening 100-percent tariffs in retaliation to China’s new export controls on rare earths.China appeared to stoke the row Tuesday by imposing sanctions on five American subsidiaries of South Korean shipbuilder Hanwha Ocean, accusing them of supporting Washington’s investigation into the shipping industry.Trump later threatened to stop purchases of Chinese cooking oil in retaliation for Beijing’s halt of US soybeans.”The rebound in risk appetite has continued across the board today, shrugging off any further spat between the US and China, this time over cooking oil,” said Chris Beauchamp, chief market analyst at trading platform IG.US Treasury Secretary Scott Bessent added to the tensions on Wednesday by slamming Beijing’s rare earth export curbs as “China versus the world,” and vowing that Washington and its allies would “neither be commanded nor controlled.”- Key figures at around 1530 GMT -New York – Dow: UP 0.5 percent at 46,517.53 pointsNew York – S&P 500: UP 0.8 percent at 6,700.16New York – Nasdaq Composite: UP 1.1 percent at 22,774.70London – FTSE 100: DOWN 0.3 percent at 9,424.75 (close)Paris – CAC 40: UP 2.0 percent at 8,077.00 (close)Frankfurt – DAX: DOWN 0.2 percent at 24,181.37 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 1.8 percent at 47,472.67 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 1.8 percent at 25,910.60 (close)Shanghai – Composite: UP 1.2 percent at 3,912.21 (close)Euro/dollar: UP $1.1636 from $1.1604 on TuesdayPound/dollar: UP at $1.3396 from $1.3319Dollar/yen: DOWN at 151.22 yen from 151.74 yenEuro/pound: DOWN at 86.86 percent from 87.13 penceBrent North Sea Crude: DOWN 0.6 percent at $61.99 per barrelWest Texas Intermediate: DOWN 0.6 percent at $58.37 per barrelburs-rl/gv

FIFA hopes 2026 World Cup cities will be ‘ready’ for games after Trump comments

FIFA said on Wednesday it hoped all 16 host cities will be “ready” to stage games at the 2026 World Cup finals after US President Donald Trump suggested matches could be moved for security reasons.”We hope every one of our 16 host cities will be ready to successfully host and fulfil all necessary requirements,” a FIFA spokesperson said.”Safety and security are the top priorities at all FIFA events worldwide.”The spokesperson however added that: “Safety and security are obviously the governments’ responsibility, and they decide what is in the best interest for public safety.”Trump said Tuesday that FIFA president Gianni Infantino would support moving World Cup games from US cities if necessary.In September, Trump raised the possibility of moving matches amid his crackdown on Democratic-run cities.”If somebody is doing a bad job and if I feel there’s unsafe conditions, I would call Gianni, the head of FIFA, who’s phenomenal, and I would say, let’s move it to another location. And he would do that,” Trump told reporters at the White House when asked if games could be moved from Boston, one of the host cities.”Very easily he would do it,” Trump added.The US president suggested that, if necessary, events for the 2028 Los Angeles Olympics could also be moved. Republican Trump’s administration has deployed national guard troops to Democratic-run US cities this year over the objections of local and state leaders, saying they are needed to counter crime and left-wing activism.Boston is scheduled to host seven games at next year’s World Cup. San Francisco and Seattle are both hosting six matches each at the tournament while Los Angeles is hosting eight.The United States is staging the World Cup jointly with Mexico and Canada, but will be hosting the bulk of the games in the tournament, which has been expanded to include 48 teams.Eleven of the 16 host cities are in the United States for the June 11 to July 19 tournament.Trump earlier this year appointed himself as chairman of a White House task force for the World Cup.