US judge denies Minnesota bid to suspend immigration sweeps
A US judge delivered a blow Saturday to Minnesota’s bid to force Immigration and Customs Enforcement to suspend its sweeping detention and deportation operation in the state that has left two US citizens dead and fueled massive protests.But while the federal court denied the state’s bid to immediately halt the operation, a judge in a separate case delivered a stinging rebuke of the government and ordered authorities to release a five-year-old Minnesota boy and his father who were detained during the immigration crackdown.”The case has its genesis in the ill-conceived and incompetently-implemented government pursuit of daily deportation quotas, apparently even if it requires traumatizing children,” US District Judge Fred Biery wrote.Masked and heavily armed federal agents have swept through Minnesota communities seeking undocumented migrants, detaining thousands and shooting dead two US citizens in the process.The heavy-handed campaign championed by President Donald Trump has sparked outrage across the United States, with tens of thousands marching in Minnesota on Friday against the operation dubbed Metro Surge.On Minnesota’s bid to obtain a temporary restraining order to end the federal operation, judge Katherine Menendez wrote in a ruling that “ultimately, the Court finds that the balance of harms does not decisively favor an injunction.”Minnesota argues that the month-long federal operation violated its sovereignty as a state.Menendez said she was not making a final judgment on the state’s overall case in her decision, something that would follow arguments in court.She also made no determination on whether the immigration crackdown in the state had broken the law.- ‘Would-be authoritarian king’ -The killings of protesters Renee Good and Alex Pretti by masked, heavily armed agents sparked a nationwide outcry after which Trump withdrew combative Customs and Border Protection commander Gregory Bovino and replaced him with his border point man Tom Homan who pledged to draw down the operation, with conditions.The case of Liam Conejo Ramos, 5, who was detained on January 20, has also stoked outrage. Immigration officers seeking to arrest the boy’s Ecuadoran father, Adrian Conejo Arias, took the pair into custody outside their Minneapolis home as Liam returned from preschool. The pair, both asylum seekers, have been held at a facility in Texas since then.Biery ordered authorities to release them by Tuesday, according to a court order seen by AFP.In the opinion accompanying the order, Biery wrote that the plaintiffs “seek nothing more than some modicum of the process and the rule of law.”He criticized what he called the government’s apparent “ignorance” of the US Declaration of Independence that “enumerated grievances against a would-be authoritarian king over our nascent nation.”He also cited the Fourth Amendment of the US Constitution which protects the right against “unreasonable searches and seizures.”Ahead of Saturday’s ruling on the state’s case to seek an end to the ICE crackdown, Hamline University politics and legal studies professor David Schultz said Minnesota was arguing that the national government was “trying to force or coerce the state into doing certain things.””Attorney General Pam Bondi sent a letter to the state of Minnesota after Alex Pretti was killed and said, ‘Well, if you want the ICE operations to stop, we want you to do this, this and this.’ It kind of read like a threat,” Schultz said.The mayor of Minneapolis, Minnesota’s largest city and the main target of the immigration raids, voiced disappointment over the ruling.”This decision doesn’t change what people here have lived through — fear, disruption, and harm caused by a federal operation that never belonged in Minneapolis in the first place,” Mayor Jacob Frey said in a statement.Bondi said, in response to the ruling, that “neither sanctuary policies nor meritless litigation will stop the Trump Administration from enforcing federal law in Minnesota.”Minneapolis is a “sanctuary” city where local police do not cooperate with federal immigration officials.
A Minneapolis, une juge refuse de bloquer les opérations de la police de l’immigration
Une juge américaine a rejeté samedi, de manière temporaire, la demande des autorités démocrates du Minnesota de bloquer les opérations de la police de l’immigration du gouvernement de Donald Trump, qui secouent depuis plusieurs semaines Minneapolis et sont à l’origine de la mort de deux manifestants.Un autre juge a par ailleurs ordonné aux autorités de libérer le petit garçon arrêté à Minneapolis par la police de l’immigration et dont la photo, bonnet bleu vissé sur la tête, avait fait le tour du monde. Il dénonce dans sa décision la “perfide soif d’un pouvoir sans entraves”.Depuis des semaines, des milliers de policiers fédéraux, dont des agents souvent masqués, multiplient les coups de filet dans la région de Minneapolis pour arrêter les sans-papiers afin de les expulser, objectif prioritaire du président américain.Leurs méthodes, vues comme brutales, ainsi que la mort de deux manifestants s’opposant à leur présence, tués par balles par des agents fédéraux à Minneapolis, ont provoqué une vive émotion dans le pays.Dans la plus grande ville du Minnesota, des milliers de manifestants bravent régulièrement le froid polaire pour demander que s’achève ces opérations anti-immigration qui bousculent depuis des semaines la vie quotidienne.Avec les villes jumelles de Minneapolis et St Paul, l’Etat du Minnesota a récemment demandé à la justice fédérale de bloquer l’afflux d’agents fédéraux dans la métropole, estimant qu’il s’agissait là d’une violation des droits de l’Etat protégés par la Constitution.Mais dans une décision en référé rendue samedi, la juge Katherine Menendez a estimé que les arguments des plaignants n’étaient pas suffisants pour prendre la lourde décision de leur accorder un blocage temporaire.La ministre de la Justice de Donald Trump, Pam Bondi, a parlé d’une “énorme victoire judiciaire”, quand le maire démocrate de Minneapolis, Jacob Frey, s’est dit “déçu”.- Conséquences “déchirantes” -Mais la juge ne tranche pas la question d’une éventuelle illégalité de cette vaste opération de la police fédérale nommée “Metro Surge”, qui sera au coeur de l’examen au fond de la demande.Elle écrit cependant que “les plaignants ont démontré de manière convaincante” que les opérations de la police de l’immigration “ont eu, et auront vraisemblablement encore, des conséquences profondes, et même déchirantes” pour les habitants de la région, évoquant les contrôles au faciès.Dans un jugement distinct et particulièrement cinglant contre l’Etat fédéral, un juge a ordonné samedi aux autorités de libérer d’ici mardi Liam Conejo Ramos, 5 ans, et son père.Leur arrestation, le 20 janvier, dans les rues enneigées de Minneapolis, avait ému au-delà des Etats-Unis avec la photo montrant le garçon apeuré et coiffé d’un bonnet bleu aux oreilles de lapin, portant un cartable tenu par un agent vêtu de noir.Père et fils étaient depuis détenus à 1.800 kilomètres de là, dans un centre de détention pour familles de migrants au Texas.”Cette affaire trouve son origine dans la mise en place, mal conçue et mal exécutée par le gouvernement, de quotas quotidiens d’expulsions, même si cela implique de traumatiser des enfants”, écrit le juge fédéral Fred Biery dans son jugement.”Il apparaît également que le gouvernement ignore un document historique américain appelé la Déclaration d’indépendance”, écrit encore ce juge du Texas nommé par un président démocrate, avant de citer des propos de Thomas Jefferson sur la nécessité de se prévenir de l’autoritarisme. Depuis la mort il y a une semaine du manifestant Alex Pretti sous les balles des policiers fédéraux, deux semaines après celle dans les mêmes circonstances de Renee Good, Donald Trump souffle le chaud et le froid.Le dirigeant républicain a encore qualifié samedi les manifestants d'”agitateurs”, assurant sur son réseau Truth Social que les forces fédérales se tenaient prêtes à aider si besoin les polices locales pour y faire face.Les opérations de police ont bouleversé la vie des habitants de cette grande ville du nord du pays, certains se terrant chez eux par crainte d’être arrêtés.”C’est inhumain de vivre ainsi, prisonnier dans sa propre maison”, confie ainsi à l’AFP Ana, qui s’exprime sous couvert d’un pseudonyme. Depuis deux mois, cette famille mexicaine s’enferme chez elle à double tour.
Gaza: 32 morts dans des frappes israéliennes, selon les autorités locales
Des frappes aériennes israéliennes ont fait samedi 32 morts selon la Défense civile, dont des femmes et des enfants, dans la bande de Gaza, où la trêve est très précaire.Israël a dit de son côté avoir mené des bombardements en réponse à des violations du cessez-le-feu.Si des personnes ont été tuées presque quotidiennement dans des bombardements à Gaza depuis l’entrée en vigueur de la trêve avec le mouvement islamiste Hamas en octobre, les frappes de samedi sont particulièrement meurtrières.”Le bilan depuis l’aube est monté à 32 morts, pour la plupart des enfants et des femmes”, a indiqué dans un communiqué la Défense civile de Gaza, un organisme de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, après avoir fait état précédemment de 28 morts. – “Tentes visées” -“Des appartements, des tentes, des abris et un commissariat ont été visés”, a précisé son porte-parole, Mahmoud Bassal.Dans le quartier de Rimal à Gaza-ville, un logement a été soufflé par l’explosion.”Trois filles sont décédées dans leur sommeil. Nous avons retrouvé leurs corps dans la rue”, a déclaré à l’AFP un proche, Samer al-Atbash, alors que des traces de sang étaient visibles.Ailleurs dans la ville, la frappe sur le commissariat a fait sept morts, dont des civils présents dans les locaux à ce moment-là, d’après la direction générale de la police.Une tente abritant des déplacés à Khan Younès (sud) a également été touchée, et sept membres d’une même famille, dont un enfant, sont morts, selon le bureau de presse du gouvernement du Hamas.Lors d’une autre attaque non loin, l’armée israélienne a frappé un abri à al-Mawassi, un secteur où des dizaines de milliers de Gazaouis déplacés ont installé des tentes et des abris de fortune, a rapporté un journaliste de l’AFP. De la fumée s’élevait du secteur touché, au milieu de milliers de tentes.Dans un communiqué, l’armée israélienne a dit avoir agi en représailles à un incident survenu vendredi lors duquel huit combattants palestiniens étaient sortis d’un tunnel de Rafah, dans le sud de Gaza, ce qui, selon elle, constituait une violation du cessez-le-feu.Elle a précisé que ses forces avaient frappé quatre commandants et d’autres membres du Hamas et d’un autre mouvement armé, le Jihad islamique.Un membre du bureau politique du Hamas, Souhail al-Hindi, a rejeté ces affirmations.”Ce qui s’est passé aujourd’hui est un crime à part entière commis par un ennemi qui ne respecte ni les accords ni aucun engagement”, a-t-il dit à l’AFP.Selon le ministère de la Santé de Gaza, sous l’autorité du mouvement islamiste, au moins 509 personnes ont été tuées par des tirs ou des frappés israéliennes depuis le début du cessez-le-feu, tandis que l’armée israélienne dit avoir perdu quatre de ses soldats au cours de la même période à Gaza.- “Mouvement limité” -Les restrictions d’accès imposées par Israël aux médias empêchent l’AFP de vérifier de manière indépendante le nombre de victimes ou de couvrir librement les violences à Gaza.L’Egypte et le Qatar, médiateurs entre Israël et le Hamas, ont condamné samedi les “violations répétées” par Israël du cessez-le-feu, appelant toutes les parties à “faire preuve de la plus grande retenue” à l’approche de la réouverture du poste-frontière de Rafah entre la bande de Gaza et l’Egypte.Israël doit rouvrir le passage dimanche “pour un mouvement limité de personnes uniquement”.Une décision attendue de longue date par les Palestiniens de Gaza, l’ONU et nombre d’ONG internationales car la situation humanitaire reste dramatique pour les plus de deux millions de Palestiniens vivant à Gaza.La quasi-totalité des habitants ont été déplacés au moins une fois pendant les plus de deux ans de guerre, et des centaines de milliers de personnes vivent encore sous des tentes ou dans des abris de fortune.La guerre à Gaza a été déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël.Cette attaque a entraîné la mort de 1.221 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Au moins 71.769 Palestiniens ont été tués dans le petit territoire côtier par la campagne militaire israélienne de représailles, d’après le ministère de la Santé.
L’Iran dit vouloir éviter la guerre et privilégier la diplomatie
Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé samedi soir qu’une guerre n’était dans l’intérêt ni de l’Iran ni des Etats-Unis, disant vouloir privilégier la diplomatie. “La République islamique d’Iran n’a jamais recherché et ne recherche en aucun cas la guerre, et elle est profondément convaincue qu’une guerre ne serait dans l’intérêt ni de l’Iran, ni des États-Unis, ni de la région”, a déclaré le président Pezeshkian lors d’un appel avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, rapporté par la présidence iranienne.Alors que le président américain Donald Trump entretient depuis plusieurs jours le doute sur une opération militaire contre Téhéran, M. Pezeshkian a déclaré que “pour la République islamique d’Iran, le règlement des différends par la diplomatie a toujours été prioritaire sur la guerre”.Cette déclaration intervient quelques heures après celle d’Ali Larijani, secrétaire de la plus haute instance de sécurité en Iran, qui a fait état de “progrès” en vue de “négociations” avec Washington.Ces signes d’apaisement interviennent alors que le président américain avait affirmé vendredi que l’Iran voulait “conclure un accord” sur le nucléaire, ajoutant qu’il avait fixé à Téhéran un ultimatum sans donner plus de détails.Ils font suite à des déclarations nettement plus offensives du chef de l’armée iranienne Amir Hatami, affirmant que les forces armées iraniennes sont “en état d’alerte maximale” face à une éventuelle attaque américaine.Depuis la vague de contestation réprimée début janvier dans le sang par le pouvoir iranien, Donald Trump a multiplié les avertissements tout en soufflant le chaud et le froid, et a déployé une dizaine de navires dans le Golfe, dont le porte-avions Abraham Lincoln.Ces menaces entretiennent un climat de fébrilité en Iran. Une explosion survenue samedi dans un immeuble résidentiel de Bandar Abbas, un port du sud de l’Iran sur le Golfe, est restée inexpliquée plusieurs heures avant que les pompiers annoncent qu’il s’agissait d’une fuite de gaz.Des incidents distincts ont été rapportés ailleurs dans le pays mais les médias ont rapidement écarté tout lien avec une attaque américaine.- Exercice naval -Tout en se disant ouvert au dialogue, l’Iran, “doigt sur la gâchette”, a déjà averti que de “nombreuses” bases américaines dans la région se trouvaient à portée de missiles iraniens. Il a également menacé de bloquer le détroit d’Ormuz, point de transit clé pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.Les Gardiens de la Révolution vont y mener à partir de dimanche “un exercice naval de tir réel de deux jours”, a indiqué le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), mettant en garde contre “tout comportement dangereux” à proximité des forces américaines.Pour autant, le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, n’avait pas exclu vendredi de participer à des discussions si elles étaient “justes et équitables”, répétant que son pays n’avait “jamais cherché à se doter de l’arme nucléaire”.Il a cependant ajouté que les capacités de défense et les missiles de son pays “ne feraient jamais l’objet de négociations”.- Khamenei prie à Téhéran -La pression est aussi montée ces derniers jours avec l’inscription par l’UE sur la liste des “organisations terroristes” des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique accusée d’avoir orchestré la répression des manifestations. Une décision qualifiée d'”insensée” par Téhéran.Alors que des analystes n’excluent pas le fait que les Etats-Unis veuillent éliminer les plus hauts dirigeants iraniens, le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a visité samedi le mausolée de Rouhollah Khomeini, le fondateur de la République islamique, dans le sud de Téhéran.Dans des images publiées sur son site officiel, M. Khamenei, qui ne s’était pas montré en public depuis le 17 janvier, apparaît en train de prier.Sorti affaibli de la guerre de juin 2025, le pouvoir iranien a étouffé les récentes manifestations, initialement contre le coût de la vie, mais qui se sont transformées en défi au pouvoir.Plus de 6.500 personnes, dont 6.170 manifestants et 124 enfants, ont été tuées en Iran, d’après un bilan actualisé de l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), dont le siège est aux Etats-Unis et qui enquête sur plus de 17.000 décès potentiels supplémentaires. Les autorités iraniennes reconnaissent que des milliers de personnes ont été tuées lors des manifestations, mais affirment que la grande majorité étaient des forces de sécurité ou passants tués par des “émeutiers”.
Gaza civil defence says Israeli strikes kill 32
Israeli air strikes killed 32 people including children in Gaza on Saturday, according to the Palestinian territory’s civil defence agency, as the military said it had attacked in response to a Hamas ceasefire violation.Despite a US-brokered truce entering its second phase earlier this month, violence in the Palestinian territory has continued, with both Israel and Hamas accusing each other of violating the agreement.The latest bloodshed comes after Israel announced it would reopen the crucial Rafah crossing between Gaza and Egypt on Sunday for the “limited movement of people”.”The death toll since dawn today has risen to 32, most of them children and women,” said the civil defence agency, a rescue force operating under the Hamas authority, updating an earlier toll of 28.”Residential apartments, tents, shelters and a police station were targeted,” agency spokesman Mahmud Bassal said in the statement.A unit in an apartment building of Gaza City’s Rimal neighbourhood was left entirely destroyed, and blood spatters were visible on the street below, an AFP journalist reported.”Three girls died while they were sleeping. We found their bodies in the street”, Samer al-Atbash, a relative of the family, told AFP.”What truce are you talking about? Everyone is deceiving everyone else,” added Nael al-Atbash, another relative.One strike hit the police station in the Sheikh Radwan district of Gaza City, the territory’s largest urban centre.Gaza’s general police directorate said seven people were killed in that attack, while Bassal said the dead included four female police officers.- Ceasefire violations -About a dozen first responders rushed to the devastated building and pulled bodies from the rubble, an AFP journalist reported.Another Israeli attack hit a shelter in Al-Mawasi, an area of south Gaza where tens of thousands of displaced Gazans live in tents and makeshift shelters, an AFP journalist reported.Large plumes of smoke rose above the thousands of densely pitched tents.The number of casualties from this strike was still not known.Although people have been killed almost daily in Gaza since the start of the ceasefire on October 10, Saturday’s toll was particularly high.Israel’s military said that the air strikes were retaliation for an incident on Friday in which eight Palestinian fighters exited a tunnel in the city of Rafah, in southern Gaza, which it said violated the fragile ceasefire.It said forces “struck four commanders and additional terrorists from the Hamas and Islamic Jihad terrorist organisations across the Gaza Strip”.Hamas political bureau member Suhail al-Hindi rejected the military’s claims.”What happened today is a fully fledged crime committed by a criminal enemy that does not abide by agreements or respect any commitments,” he told AFP.The health ministry, which operates under the Hamas authority, has said Israeli attacks have killed at least 509 people in Gaza since the ceasefire came into effect.Israel’s military says four soldiers have been killed in the same period in Gaza in suspected militant attacks.- Rafah reopening -Media restrictions and limited access in Gaza have meant that AFP has been unable to independently verify casualty figures or freely cover the violence.Key mediators Egypt and Qatar condemned what they said were Israeli violations of the ceasefire.Egypt demanded that all parties “exercise the utmost restraint” ahead of Sunday’s reopening of Rafah crossing, while Qatar said it denounced the “repeated Israeli violations of the ceasefire”.The violence was a “dangerous escalation that will inflame the situation and undermine regional and international efforts aimed at consolidating the truce,” the Qatari foreign ministry said.Israel has said reopening of the Rafah crossing will only allow the “limited movement of people”.The reopening is a key element in the second phase of the Gaza ceasefire agreement.Israel had previously expressed its unwillingness to reopen the gateway until it received the remains of Ran Gvili, the last hostage to be held in Gaza, who was recovered earlier this week and laid to rest in Israel on Wednesday.The Gaza war was sparked by Hamas’s October 7, 2023 attack on Israel, which resulted in the deaths of 1,221 people, according to an AFP tally based on official Israeli figures.Israel’s retaliation flattened much of Gaza, which was already suffering from previous rounds of fighting and from an Israeli blockade imposed since 2007.The two-year war has left at least 71,769 people dead in Gaza, according to the health ministry, whose figures are considered reliable by the United Nations.burs-az-lba-jd/dc





