Fears for trapped civilians in Sudan’s El-Fasher after RSF claims control

Thousands of civilians remained trapped in Sudan’s stricken city of El-Fasher, with fears growing for their safety, the United Nations and local groups said on Monday, after paramilitary forces claimed control of the army’s last stronghold in the western Darfur region. Since May 2024, El-Fasher has been besieged by the Rapid Support Forces (RSF), who have been fighting a brutal war with Sudan’s army for over two years.Footage shared by pro-democracy activists on Monday purportedly showed dozens of people lying dead on the ground alongside burned-out vehicles.AFP was unable to contact civilians in the city, where the Sudanese Journalists’ Syndicate says communications, including satellite networks, have been cut off by a media blackout.The syndicate expressed “deep concern for the safety of journalists” in El-Fasher, adding that independent reporter Muammar Ibrahim has been detained by RSF forces since Sunday.The RSF said on Sunday they had seized control of the city, but the army and its allies did not respond to requests for comment.If confirmed, the city’s capture would mark a significant turning point in Sudan’s war, which has killed tens of thousands and displaced nearly 12 million people since April 2023. It would give the RSF control over all five state capitals in Darfur, consolidating its parallel administration in Nyala, the capital of South Darfur.Such a shift could potentially partition Sudan, with the army holding the north, east and centre, and the RSF dominating Darfur and parts of the south.”This represents a terrible escalation in the conflict,” UN Secretary-General Antonio Guterres said in answer to an AFP question on Monday, adding that “the level of suffering that we are witnessing in Sudan is unbearable”.Around 260,000 civilians, half of them children, remain trapped in El-Fasher without aid, where many have resorted to eating animal fodder.Despite RSF assurances of civilian protection, the local resistance committee accused the paramilitaries of committing atrocities, saying that since Sunday, innocent civilians had suffered “the worst forms of violence and ethnic cleansing.”A video circulated by the RSF appeared to show fighters detaining dozens of men in civilian clothing accusing them of supporting the army and the Joint Forces.- Hundreds flee -Fighting, pro-democracy activists said on Sunday night, continued “in the vicinity of El-Fasher airport and several areas west of the city,” with a “complete absence of air support”, citing failures by the army and its allies to protect residents. The army-aligned governor of Darfur called on Monday for the protection of civilians in El-Fasher and demanded “an independent investigation into the violations and massacres carried out by the militia away from public view.”The UN last month voiced alarm over potential massacres targeting non-Arab communities in El-Fasher, similar to those reported after the RSF captured the nearby Zamzam camp in April.The United Nations’s migration agency said 2,500 to 3,000 people fled El-Fasher on Sunday, seeking safety within the city or westward to Tawila and Mellit towns.Sudan’s de facto leader, Abdel Fattah al-Burhan, appeared publicly on Sunday night but only for a meeting with the Turkish ambassador in Port Sudan. The army-led Transitional Sovereignty Council said they discussed the “siege imposed by the terrorist Rapid Support militia on El-Fasher.”Tom Fletcher, head of the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA), called for safe passage for civilians trapped in the fighting. Access to the city remains severely restricted due to ongoing combat.- ‘External interference’ -Since August, the RSF have intensified artillery and drone attacks on El-Fasher, gradually eroding the army’s last defensive positions.Despite repeated international appeals for a ceasefire, with both the RSF and the army accused of committing atrocities, neither side has shown willingness to compromise.Representatives from the United States, Egypt, Saudi Arabia and the United Arab Emirates met in Washington on Friday to plot a path towards “peace and stability in Sudan” and a transition to civilian rule, according to a statement by US senior advisor for Africa Massad Boulos.But the meeting appeared not to yield any tangible progress.”It is clear that… it is not only a Sudanese problem, with the army and Rapid Support Forces fighting each other,” Guterres said.”We have more and more an external interference that undermines the possibility to a ceasefire and to a political solution.”The United Arab Emirates has long been accused of supplying advanced weaponry and drones to the RSF — allegations it denies. Egypt, which shares a border with Sudan, has been a key ally of the army.Now well into its third year, the war has spiralled into what the United Nations describes as the world’s largest displacement and hunger crisis.

Soudan: craintes pour les civils à El-Facher après l’annonce de sa prise par les FSR

Population en fuite, des centaines de milliers de civils piégés, communications coupées… La situation à El-Facher suscite la plus grande inquiétude lundi, au lendemain de l’annonce par les paramilitaires de la prise de cette ville clé du Darfour dans l’ouest du Soudan.Assiégée depuis 18 mois, El-Facher était la dernière ville de la vaste région du Darfour qui échappait au contrôle des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), en guerre depuis avril 2023 contre l’armée du général Abdel Fattah al-Burhane.L’armée n’a pas officiellement réagi à l’annonce de “victoire” des paramilitaires dimanche dans cette ville affamée.Si sa prise confirmée, les FSR auraient le contrôle de l’ensemble du Darfour, où elles ont installé une administration parallèle, défiant le pouvoir du général Burhane, dirigeant de facto du Soudan depuis le coup d’Etat de 2021, basé à Port-Soudan (est).”Cela représente une terrible escalade du conflit”, a averti lundi le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. “Le niveau de souffrance que nous voyons au Soudan est intolérable”.Les dernières images diffusées sur la page Facebook du comité de résistance locale, un groupe de civils pro-démocratie qui documente le conflit, montrent des civils en fuite, des corps jonchant le sol près de voitures en flammes.- “Dernier souffle” -L’AFP n’est pas en mesure de vérifier de source indépendante ce qui se passe sur le terrain ou de communiquer avec des civils à El-Facher.Toutes les communications satellite starlink, le seul réseau encore fonctionnel, ont été coupées laissant la ville dans un “black out médiatique”, selon le Syndicat des journalistes soudanais.Lundi matin, les combats se poursuivaient autour de l’aéroport et dans plusieurs zones de l’ouest de la ville, selon le comité de résistance locale. La population “résiste jusqu’au dernier souffle” mais les paramilitaires progressent.”Nous exigeons la protection des civils, la révélation du sort des déplacés et une enquête indépendante sur les violations et les crimes” des paramilitaires, a dit le gouverneur pro-armée du Darfour, Minni Minnawi, dans un message sur X.Selon le comité de résistance locale, “si El-Facher tombe, ce ne sera pas seulement par la main des ennemis, mais par la trahison des dirigeants du Darfour qui sont restés silencieux et accrochés au pouvoir (…)”.L’émissaire américain pour l’Afrique, Massad Boulos, a appelé dimanche les FSR à ouvrir “des corridors humanitaires” pour l’évacuation des civils.Le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, a lui aussi demandé un passage sûr.”Avec les combattants avançant dans la ville et les voies d’évacuation coupées, des centaines de milliers de civils sont piégés et terrifiés – bombardés, affamés, et sans accès à la nourriture, aux soins ou à la sécurité”, a-t-il dit.- “Tuer et voler” -“Les milices et les mercenaires sont dans tous les coins de rue pour tuer et voler (….) Leur slogan est de tuer tout ce qui bouge et sort d’El-Facher”, affirme un message publié sur la page Facebook du groupe de résistance locale, sous une vidéo montrant une femme morte gisant au sol.De leur côté, les paramilitaires ont diffusé des vidéos où l’on voit des centaines d’hommes en tenue civile assis par terre entourés de combattants en tenue paramilitaire. Ces hommes sont présentés dans les vidéos comme des prisonniers des rangs de l’armée ou des forces conjointes alliées.  Le syndicat des journalistes a exprimé “sa profonde inquiétude pour la sécurité des journalistes présents à El-Facher”. Un journaliste indépendant, Maamar Ibrahim, se trouve aux mains des FSR depuis dimanche, selon ce syndicat et d’après des images diffusées sur les réseaux sociaux où on le voit entouré de paramilitaires.Selon l’ONU, plus d’un million de personnes ont fui la ville depuis le début de la guerre et les quelque 260.000 habitants d’el-Facher, dont la moitié sont des enfants, manquent de nourriture, d’eau et de soins. Le Soudan, déjà amputé du Sud en 2011, risque à terme de se fragmenter, selon les experts. Et malgré des efforts internationaux pour un cessez-le-feu, les deux camps, tous deux accusés d’exactions sur les civils, restent sourds aux appels à négocier.”Il est temps que la communauté internationale dise clairement à tous les pays qui interfèrent dans cette guerre et fournissent des armes de cesser cela”, a demandé M. Guterres.

Soudan: craintes pour les civils à El-Facher après l’annonce de sa prise par les FSR

Population en fuite, des centaines de milliers de civils piégés, communications coupées… La situation à El-Facher suscite la plus grande inquiétude lundi, au lendemain de l’annonce par les paramilitaires de la prise de cette ville clé du Darfour dans l’ouest du Soudan.Assiégée depuis 18 mois, El-Facher était la dernière ville de la vaste région du Darfour qui échappait au contrôle des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), en guerre depuis avril 2023 contre l’armée du général Abdel Fattah al-Burhane.L’armée n’a pas officiellement réagi à l’annonce de “victoire” des paramilitaires dimanche dans cette ville affamée.Si sa prise confirmée, les FSR auraient le contrôle de l’ensemble du Darfour, où elles ont installé une administration parallèle, défiant le pouvoir du général Burhane, dirigeant de facto du Soudan depuis le coup d’Etat de 2021, basé à Port-Soudan (est).”Cela représente une terrible escalade du conflit”, a averti lundi le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. “Le niveau de souffrance que nous voyons au Soudan est intolérable”.Les dernières images diffusées sur la page Facebook du comité de résistance locale, un groupe de civils pro-démocratie qui documente le conflit, montrent des civils en fuite, des corps jonchant le sol près de voitures en flammes.- “Dernier souffle” -L’AFP n’est pas en mesure de vérifier de source indépendante ce qui se passe sur le terrain ou de communiquer avec des civils à El-Facher.Toutes les communications satellite starlink, le seul réseau encore fonctionnel, ont été coupées laissant la ville dans un “black out médiatique”, selon le Syndicat des journalistes soudanais.Lundi matin, les combats se poursuivaient autour de l’aéroport et dans plusieurs zones de l’ouest de la ville, selon le comité de résistance locale. La population “résiste jusqu’au dernier souffle” mais les paramilitaires progressent.”Nous exigeons la protection des civils, la révélation du sort des déplacés et une enquête indépendante sur les violations et les crimes” des paramilitaires, a dit le gouverneur pro-armée du Darfour, Minni Minnawi, dans un message sur X.Selon le comité de résistance locale, “si El-Facher tombe, ce ne sera pas seulement par la main des ennemis, mais par la trahison des dirigeants du Darfour qui sont restés silencieux et accrochés au pouvoir (…)”.L’émissaire américain pour l’Afrique, Massad Boulos, a appelé dimanche les FSR à ouvrir “des corridors humanitaires” pour l’évacuation des civils.Le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, a lui aussi demandé un passage sûr.”Avec les combattants avançant dans la ville et les voies d’évacuation coupées, des centaines de milliers de civils sont piégés et terrifiés – bombardés, affamés, et sans accès à la nourriture, aux soins ou à la sécurité”, a-t-il dit.- “Tuer et voler” -“Les milices et les mercenaires sont dans tous les coins de rue pour tuer et voler (….) Leur slogan est de tuer tout ce qui bouge et sort d’El-Facher”, affirme un message publié sur la page Facebook du groupe de résistance locale, sous une vidéo montrant une femme morte gisant au sol.De leur côté, les paramilitaires ont diffusé des vidéos où l’on voit des centaines d’hommes en tenue civile assis par terre entourés de combattants en tenue paramilitaire. Ces hommes sont présentés dans les vidéos comme des prisonniers des rangs de l’armée ou des forces conjointes alliées.  Le syndicat des journalistes a exprimé “sa profonde inquiétude pour la sécurité des journalistes présents à El-Facher”. Un journaliste indépendant, Maamar Ibrahim, se trouve aux mains des FSR depuis dimanche, selon ce syndicat et d’après des images diffusées sur les réseaux sociaux où on le voit entouré de paramilitaires.Selon l’ONU, plus d’un million de personnes ont fui la ville depuis le début de la guerre et les quelque 260.000 habitants d’el-Facher, dont la moitié sont des enfants, manquent de nourriture, d’eau et de soins. Le Soudan, déjà amputé du Sud en 2011, risque à terme de se fragmenter, selon les experts. Et malgré des efforts internationaux pour un cessez-le-feu, les deux camps, tous deux accusés d’exactions sur les civils, restent sourds aux appels à négocier.”Il est temps que la communauté internationale dise clairement à tous les pays qui interfèrent dans cette guerre et fournissent des armes de cesser cela”, a demandé M. Guterres.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Gaz cancérogène dans l’eau potable: un recours déposé pour “forcer l’Etat à réagir”

Deux associations ont déposé lundi un recours devant le tribunal administratif de Nantes pour demander au juge “d’enjoindre l’Etat” à mieux détecter les contaminations de l’eau au CVM, un gaz classé “cancérogène certain”, a-t-on appris auprès de leur avocate.”Ce recours en injonction est une première en France sur le sujet du CVM et vise à forcer l’Etat, qui ne nous répond pas depuis des mois, à réagir”, a déclaré à l’AFP Me Gabrièle Gien, avocate spécialisée en droit de l’environnement.Le chlorure de vinyle monomère (CVM) est un gaz présent dans les canalisations d’eau potable en PVC installées dans les années 1970, classé cancérogène “certain” depuis 1987. Il provoquerait notamment des cancers du foie, selon le ministère de la Santé.Il serait présent dans 15% à 30% du réseau français selon le chercheur Gaspard Lemaire, qui avait évoqué 275.000 km de canalisations potentiellement contaminées auprès de l’AFP, précisant que “moins d’un quart des contaminations recensées seraient rendues publiques”.L’action intervient à la suite de plusieurs autres engagées par plusieurs habitants de différentes communes en France confrontés à des pollutions au CVM et “à un manque de réaction de l’Etat”, insiste Me Gien.Elle vise à obtenir un “respect des réglementations qui s’imposent”, notamment en matière d’identification des tronçons de canalisations contaminées, de contrôle, mais aussi d’information des populations concernées.Selon Me Gabrièle Gien, “des fautes ont été commises et il s’agit aussi de faire reconnaître certaines responsabilités”.”Jusqu’à maintenant, on a essayé de dialoguer avec toutes les parties concernées, comme les syndicats des eaux ou les Agences régionales de santé (ARS)”, a dit Hervé Conraux, membre de l’association Comité citoyen de la Sarthe, qui a déposé le recours au côté de l’antenne départementale de France Nature Environnement.Faute de mesures suffisantes prises, “il était temps d’agir à une échelle nationale, pour obtenir le respect de règles non respectées et obtenir des réactions”, a-t-il ajouté.

Gaz cancérogène dans l’eau potable: un recours déposé pour “forcer l’Etat à réagir”

Deux associations ont déposé lundi un recours devant le tribunal administratif de Nantes pour demander au juge “d’enjoindre l’Etat” à mieux détecter les contaminations de l’eau au CVM, un gaz classé “cancérogène certain”, a-t-on appris auprès de leur avocate.”Ce recours en injonction est une première en France sur le sujet du CVM et vise à forcer l’Etat, qui ne nous répond pas depuis des mois, à réagir”, a déclaré à l’AFP Me Gabrièle Gien, avocate spécialisée en droit de l’environnement.Le chlorure de vinyle monomère (CVM) est un gaz présent dans les canalisations d’eau potable en PVC installées dans les années 1970, classé cancérogène “certain” depuis 1987. Il provoquerait notamment des cancers du foie, selon le ministère de la Santé.Il serait présent dans 15% à 30% du réseau français selon le chercheur Gaspard Lemaire, qui avait évoqué 275.000 km de canalisations potentiellement contaminées auprès de l’AFP, précisant que “moins d’un quart des contaminations recensées seraient rendues publiques”.L’action intervient à la suite de plusieurs autres engagées par plusieurs habitants de différentes communes en France confrontés à des pollutions au CVM et “à un manque de réaction de l’Etat”, insiste Me Gien.Elle vise à obtenir un “respect des réglementations qui s’imposent”, notamment en matière d’identification des tronçons de canalisations contaminées, de contrôle, mais aussi d’information des populations concernées.Selon Me Gabrièle Gien, “des fautes ont été commises et il s’agit aussi de faire reconnaître certaines responsabilités”.”Jusqu’à maintenant, on a essayé de dialoguer avec toutes les parties concernées, comme les syndicats des eaux ou les Agences régionales de santé (ARS)”, a dit Hervé Conraux, membre de l’association Comité citoyen de la Sarthe, qui a déposé le recours au côté de l’antenne départementale de France Nature Environnement.Faute de mesures suffisantes prises, “il était temps d’agir à une échelle nationale, pour obtenir le respect de règles non respectées et obtenir des réactions”, a-t-il ajouté.

Ouattara set to take fourth term as Ivory Coast presidentMon, 27 Oct 2025 11:12:56 GMT

Ivory Coast’s President Alassane Ouattara was set to secure a fourth term Monday as early results indicated a landslide win in a weekend poll that excluded two of his main rivals. Nearly nine million voters were eligible to cast their ballot Saturday in the world’s top cocoa producer, which has resisted coups and jihadist attacks plaguing …

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Trump, arrivé au Japon, résolument optimiste sur un accord avec la Chine

Donald Trump, qui est arrivé lundi au Japon, s’est montré résolument optimiste avant sa rencontre cruciale jeudi avec le président chinois Xi Jinping, censée résoudre le différend commercial avec la Chine.Il a aussi répété, avec une certaine insistance, qu’il “aimerait beaucoup” rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un pendant ce déplacement, qui a commencé en Malaisie et s’achèvera en Corée du sud, pour ce sommet très attendu avec son homologue chinois.”Nous aurons une très bonne conversation” avec Xi Jinping, a prédit le président américain, pendant un échange avec la presse à bord de son avion. “Je pense que nous allons trouver un accord” commercial, a-t-il ajouté, en vantant sa relation empreinte de “respect” avec le président chinois.Le milliardaire de 79 ans s’est également montré enthousiaste à propos de sa visite à Tokyo, débutée lundi par une brève rencontre avec l’empereur Naruhito.Après cette visite protocolaire, le président américain verra mardi la nouvelle Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, cette fois pour parler affaires.Il s’est dit “impatient” de la rencontrer, disant avoir entendu “des choses phénoménales” à son sujet. Donald Trump a souligné que la cheffe de l’exécutif japonais était “une grande alliée et amie” de l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, dont il était particulièrement proche.Le Japon est relativement épargné par la grande offensive protectionniste du président américain, qui a empilé les droits de douane sur les alliés historiques des Etats-Unis, autant, si ce n’est plus, que sur leurs rivaux.Lors d’un premier entretien téléphonique samedi, Sanae Takaichi a assuré au président américain avoir placé “comme principale priorité de (son) gouvernement” le renforcement des liens bilatéraux en matière de sécurité en particulier.- Porte-avions -Donald Trump, qui a une approche résolument transactionnelle de la diplomatie, veut conditionner la protection militaire des Etats-Unis aux efforts consentis par leurs alliés.Quelque 60.000 militaires américains sont stationnés au Japon. Il rendra visite mardi à certains d’entre eux à bord du porte-avions USS George Washington, au large de Yokosuka, au sud de Tokyo.Sanae Takaichi a annoncé que le Japon porterait à 2% du PIB son budget de défense dès l’exercice fiscal actuel, qui s’achèvera le 31 mars prochain, avec deux ans d’avance sur le calendrier précédemment fixé.Pour ce qui est du commerce, Washington et Tokyo ont déjà conclu un accord en juillet.Les discussions mardi pourraient aborder les points restant en suspens, comme la forme que prendront les 550 milliards d’investissements japonais prévus aux Etats-Unis.Les négociations commerciales avec la Corée du Sud, où le président américain se rendra mercredi, suivent elles aussi leur cours. Le principal dossier douanier encore ouvert, dont l’enjeu dépasse les deux protagonistes pour englober toute l’économie mondiale, est la Chine.L’ancien promoteur immobilier new-yorkais s’est juré de réduire le colossal déficit commercial des Etats-Unis face au géant asiatique, mais il bute sur la complexité d’une relation économique faite de rivalité autant que d’interdépendance.Washington se veut optimiste sur la possibilité de trouver des compromis jeudi sur deux dossiers sensibles, d’une part l’accès des Etats-Unis aux terres rares chinoises, ces matériaux indispensables aux industries technologiques, d’autre part l’achat par la Chine de soja américain.Donald Trump n’a par ailleurs pas exclu lundi de prolonger son séjour en Asie pour rencontrer Kim Jong Un. Leur dernière entrevue, spectaculaire, avait eu lieu en 2019 dans la zone démilitarisée (DMZ) entre les deux Corée.Répétant plusieurs fois qu’il “aimerait beaucoup” revoir le dirigeant nord-coréen, il a dit: “Je m’entendais très bien avec Kim Jong Un. Je l’appréciais. Il m’appréciait”.

De nombreux TGV supprimés sur la ligne Sud-Est après un acte de vandalisme

Le trafic des trains à grande vitesse dans le Sud-Est est fortement perturbé lundi après un acte de vandalisme au sud de Valence, causant de nombreuses annulations, et le retour à la normale n’est attendu que mardi, selon la SNCF.”La reprise des circulations normales est envisagée mardi 28 octobre” au “matin”, précise la compagnie ferroviaire sur son site internet, alors que de nombreux TGV entre Paris et Marseille, Montpellier ou Nice, sont d’ores et déjà supprimés. En revanche, les perturbations ne concernent pas la ligne entre Paris et Lyon. “Cette nuit, des câbles ferroviaires ont été volontairement incendiés au sud de Valence TGV”, a indiqué sur X le ministre des Transports Philippe Tabarot pour expliquer l’origine des perturbations.Lundi matin, des agents SNCF Réseau ont découvert un départ de feu sur des câbles au sud de Valence, explique SNCF Réseau à l’AFP, précisant que “les gendarmes se sont rendus sur place”. En tout, ce sont “16 câbles” qui doivent être remplacés “sur 25 mètres”, précise l’entreprise, ajoutant que “les câbles de remplacement sont en cours d’acheminement”. Selon la gendarmerie de la Drôme, l’acte de vandalisme s’est produit sur la commune d’Alixan, où se situe la gare de Valence TGV. L’enquête a été confiée à la brigade de recherche de Romans-sur-Isère, et la cellule d’identification criminelle du groupement de gendarmerie de la Drôme est également saisie, a indiqué la gendarmerie à l’AFP. “Nos agents sur place estiment que les travaux de réparation vont durer jusqu’en début de soirée. Les circulations pourraient reprendre ce soir mais resteront perturbées et le trafic reprendra normalement à partir de demain matin”, a indiqué la SNCF à l’AFP.- Report des voyages préférable -“Tous les TGV empruntent un autre itinéraire via la ligne classique afin d’éviter la zone de l’incident”, ajoute la SNCF. Mais cette même ligne est actuellement bloquée “par la présence d’un train en panne”, précise l’entreprise.L’itinéraire classique n’est de toute façon pas en capacité d’accueillir avec la même fréquence tout le trafic de la ligne LGV, raison pour laquelle “seuls quelques trains seront détournés”, explique la SNCF à l’AFP, invitant les voyageurs à “reporter leur voyage”. Gare de Lyon, à Paris, deux files d’environ 150 m pour l’accès aux bornes et au guichet de la gare se sont rapidement formées.Lina, étudiante allemande qui voyage en Europe et se rendait lundi à Barcelone en fait partie: “J’étais dans le train et ils m’ont dit qu’il était cassé, je n’ai pas tout compris c’était en français. J’espère récupérer mon argent et prendre un bus.”- Passagers bloqués en gare -A la gare de Lyon Part-Dieu, les trains vers Marseille sont supprimés, tout comme des liaisons vers Luxembourg ou Le Havre. Le train pour Bruxelles-Midi, en provenance de Marseille, affichait 5 heures de retard vers 9h30. A Marseille, gare Saint-Charles, plusieurs dizaines de voyageurs consultent les panneaux d’affichage pour voir si leur train est maintenu ou annulé – comme pour Lyon Part Dieu, Nice, Paris, Lille Flandres, ou encore Nancy, a constaté un journaliste de l’AFP.Tout le long du quai jusqu’au bureau de la billetterie une longue queue de voyageurs de tout âge. “Bienvenue dans la jungle”, lance en plaisantant un employé SNCF à un couple de voyageurs qui arrivent à la Gare.”Pardon monsieur je voulais aller à Lille qu’est-ce que je peux faire ?”, s’enquiert la septuagénaire, Jeanne-Marie, venue voir des amis à Marseille, poussant sa valise et tenant à la main un sac de voyage. “Demain”, lui répond un employé de la SNCF.En gare de Toulouse Matabiau, vers 8H00, de longues files d’attente se formaient devant les guichets fermés en raison des perturbations sur la ligne Toulouse-Lyon.  Ylona, 21 ans et son amie Victoriana, 22 ans, se rendaient à Sète lundi matin. “Et moi qui voulais arriver tôt à Sète ce matin pour avoir le temps de me reposer avant de reprendre mon travail demain matin, c’est raté”, s’écrit Victoriana. Une contrôleuse leur propose un TER de remplacement. Elles devraient arriver à 13h51 au lieu de 09h57. hrc-im-mlb-tff-fmy-sm/lth