Ligue 1: Nuno Mendes, latéral ou ailier, tout aussi brillant

Aligné un cran plus haut pendant trente minutes, Nuno Mendes a été tout aussi brillant qu’à son poste habituel, dimanche à Lille (1-1) en clôture de la septième journée de Ligue 1, quelques jours après une performance étincelante à Barcelone. Dixième au classement du Ballon d’Or cette année après une fin de saison dernière déjà complète, le Portugais continue d’éblouir l’Europe depuis plus d’un mois, lui valant souvent d’être considéré comme le meilleur du monde à son poste: latéral gauche. Mais c’est bien en tant qu’ailier qu’il est rentré dimanche soir au stade Pierre-Mauroy pour remplacer Bradley Barcola, qui n’a pas réussi à porter l’attaque. “C’est le type de joueur qui peut évoluer où il veut”, expliquait fin septembre Luis Enrique.Dimanche à Lille, l’Espagnol a fait souffler le Portugais sur le banc après son super match de Barcelone avant de le faire rentrer à l’heure de jeu en position d’ailier gauche. Six minutes plus tard, l’habituel latéral a illuminé la rencontre — terne jusque-là — d’un sublime coup franc dans la lucarne frappé à 20 mètres du but de Berke Özer, qui n’a rien pu faire malgré son plongeon.- Encore l’homme du match -Son premier but en championnat cette saison après celui qu’il a marqué en Ligue des champions face à l’Atalanta Bergame, contre qui il avait il avait déjà été innarêtable. Pendant sa demi-heure de jeu, il a apporté plus de dangers que pendant toute l’heure précédente. Après un joli mouvement, il a servi Achraf Hakimi dans la surface, qui a raté le cadre (83e).Juste avant, il frappe un bon corner que Gonçalo Ramos coupe au premier poteau, juste à côté du cadre (81e).Comme à Barcelone, il a été élu meilleur homme du match.”J’aime bien, le coach me fait souvent jouer dans cette position, aujourd’hui j’étais bien et l’équipe aussi”, a simplement commenté l’international portugais qui retrouve sa sélection lundi.”Il a une qualité technique top, une qualité physique top. C’est un joueur incroyable, il peut défendre face à n’importe quel joueur et devant, il a la qualité d’un attaquant. C’est un des joueurs les plus complets que j’ai pu entraîner dans ma carrière”, avait poursuivi son entraîneur. Sa prestation il y a quatre jours en Catalogne en est la meilleure illustration. Le N.25 a réussi à la fois à bloquer de nouveau le prodige Lamine Yamal grâce à plusieurs interventions défensives précieuses, tout en réalisant des percées foudroyantes en attaque. Après avoir réussi à museler Bukayo Saka et Mohamed Salah la saison dernière en rendant des copies défensives quasiment parfaites après avoir gommé ses sautes d’inattention qui lui ont valu plusieurs erreurs, il a passé un cap dans les phases offensives. Déjà très bon dans ce domaine la saison dernière, Nuno Mendes — qui a prolongé jusqu’en 2029 à Paris — excelle de plus en plus en attaque, réussissant aussi à éviter les blessures qui l’empêchaient pendant longtemps d’enchaîner les matches.Pour combler les absences et les blessures, il sera amené à jouer de nouveau ailier, même si son poste reste celui de latéral: “Honnêtement, je pense que c’est un latéral, clairement, mais comme nous avons des difficultés et que nous devons chercher des solutions pour l’équipe, il peut jouer partout”, a insisté dimanche soir Luis Enrique. 

Ligue 1: le PSG en échec sans ses cadres, Strasbourg sur le podium

Privé de six joueurs majeurs au coup d’envoi, le PSG a été accroché à Lille (1-1), dimanche en clôture de la 7e journée de Ligue 1, alors que Strasbourg est monté sur le podium après avoir écrasé Angers (5-0).Confronté à une cascade de blessés (Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Joao Neves, Khvicha Kvaratskhelia, Fabian Ruiz, Marquinhos), le champion d’Europe parisien a dû battre le rappel de ses jeunes pour défier les Lillois sur leur pelouse. Mais l’équipe B, voire C, alignée par Luis Enrique n’a pas pu faire de miracles, quatre jours après la démonstration contre le FC Barcelone à Montjuic en Ligue des champions (2-1). L’entrée en jeu dans la dernière demi-heure du trio Vitinha-Achraf Hakimi-Nuno Mendes a certes dynamisé le club de la capitale et l’arrière gauche portugais, déjà étincelant face au Barça, a trouvé la lucarne lilloise sur une merveille de coup franc à 20 m (66e). Mais Ethan Mbappé, le jeune frère du capitaine de l’équipe de France, présent dans le stade, est parvenu à égaliser en trompant Lucas Chevalier, malheureux pour son retour dans le Nord sous ses nouvelles couleurs (85e).  Paris reste tout de même en tête du championnat avec un point d’avance sur Marseille (16 contre 15), qui a facilement battu la lanterne rouge Metz (3-0) au stade Saint-Symphorien, samedi. Derrière le duo PSG-OM, il faudra plus que jamais compter sur Strasbourg, qui a surclassé Angers et s’invite à la troisième place (15 pts). Emmenés par Joaquin Panichelli et Martial Godo, auteurs d’un doublé chacun, les Alsaciens ont fait fi de la fronde d’une partie du public de la Meinau, vent debout contre BlueCo, le propriétaire du club et de Chelsea. Quatre associations de supporters ont encore affiché leur mécontentement par des banderoles et cessé les encouragements après la pause, certains fans ayant même quitté les tribunes avant le terme de la partie. Mais les énormes investissements de l’été sur le marché des transferts (127,5 millions d’euros d’achats) semblent payer puisque les hommes de Liam Rosenior font jusqu’ici jeu égal avec les cadors.- Lyon rate le coche –  Lyon (4e, 15 pts) a en revanche raté le coche en concédant une terrible défaite à domicile dans les arrêts de jeu contre Toulouse (2-1). L’OL pensait avoir fait le plus dur en première période après l’ouverture du score de Malick Fofana en conclusion d’une magnifique action collective. Mais alors que la victoire et la première position provisoire leur tendaient les bras, les Lyonnais ont totalement craqué en concédant deux buts signés du Brésilien Emersonn (87e, 90e+6). Monaco (5e, 13 pts) n’a pas non plus brillé lors du derby de la Côte d’Azur et a été tenu en échec par Nice (12e) au stade Louis-II (2-2) malgré une supériorité numérique durant plus d’une heure après l’exclusion de l’Aiglon Ali Abdi (34e).  Menés 2-0 après deux réalisations de Sofiane Diop, les Monégasques s’en sont remis à deux penaltys d’Ansu Fati pour éviter le pire. L’ex-prodige du Barça domine le classement des buteurs de Ligue 1 avec Panichelli (5 buts). De quoi frustrer l’entraîneur de Nice Franck Haise, sous pression après un début de saison catastrophique.  Habib Beye n’est pas mieux loti à Rennes. Son équipe, incapable de l’emporter au Havre (2-2), navigue dans le ventre mou (10e, 10 pts) et ne décolle toujours pas après trois nuls consécutifs. L’ex-coach du Red Star, arrivé sur le banc rennais en janvier, va devoir vite trouver des solutions pour ne pas s’exposer à des turbulences.       

Ligue 1: le PSG en échec sans ses cadres, Strasbourg sur le podium

Privé de six joueurs majeurs au coup d’envoi, le PSG a été accroché à Lille (1-1), dimanche en clôture de la 7e journée de Ligue 1, alors que Strasbourg est monté sur le podium après avoir écrasé Angers (5-0).Confronté à une cascade de blessés (Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Joao Neves, Khvicha Kvaratskhelia, Fabian Ruiz, Marquinhos), le champion d’Europe parisien a dû battre le rappel de ses jeunes pour défier les Lillois sur leur pelouse. Mais l’équipe B, voire C, alignée par Luis Enrique n’a pas pu faire de miracles, quatre jours après la démonstration contre le FC Barcelone à Montjuic en Ligue des champions (2-1). L’entrée en jeu dans la dernière demi-heure du trio Vitinha-Achraf Hakimi-Nuno Mendes a certes dynamisé le club de la capitale et l’arrière gauche portugais, déjà étincelant face au Barça, a trouvé la lucarne lilloise sur une merveille de coup franc à 20 m (66e). Mais Ethan Mbappé, le jeune frère du capitaine de l’équipe de France, présent dans le stade, est parvenu à égaliser en trompant Lucas Chevalier, malheureux pour son retour dans le Nord sous ses nouvelles couleurs (85e).  Paris reste tout de même en tête du championnat avec un point d’avance sur Marseille (16 contre 15), qui a facilement battu la lanterne rouge Metz (3-0) au stade Saint-Symphorien, samedi. Derrière le duo PSG-OM, il faudra plus que jamais compter sur Strasbourg, qui a surclassé Angers et s’invite à la troisième place (15 pts). Emmenés par Joaquin Panichelli et Martial Godo, auteurs d’un doublé chacun, les Alsaciens ont fait fi de la fronde d’une partie du public de la Meinau, vent debout contre BlueCo, le propriétaire du club et de Chelsea. Quatre associations de supporters ont encore affiché leur mécontentement par des banderoles et cessé les encouragements après la pause, certains fans ayant même quitté les tribunes avant le terme de la partie. Mais les énormes investissements de l’été sur le marché des transferts (127,5 millions d’euros d’achats) semblent payer puisque les hommes de Liam Rosenior font jusqu’ici jeu égal avec les cadors.- Lyon rate le coche –  Lyon (4e, 15 pts) a en revanche raté le coche en concédant une terrible défaite à domicile dans les arrêts de jeu contre Toulouse (2-1). L’OL pensait avoir fait le plus dur en première période après l’ouverture du score de Malick Fofana en conclusion d’une magnifique action collective. Mais alors que la victoire et la première position provisoire leur tendaient les bras, les Lyonnais ont totalement craqué en concédant deux buts signés du Brésilien Emersonn (87e, 90e+6). Monaco (5e, 13 pts) n’a pas non plus brillé lors du derby de la Côte d’Azur et a été tenu en échec par Nice (12e) au stade Louis-II (2-2) malgré une supériorité numérique durant plus d’une heure après l’exclusion de l’Aiglon Ali Abdi (34e).  Menés 2-0 après deux réalisations de Sofiane Diop, les Monégasques s’en sont remis à deux penaltys d’Ansu Fati pour éviter le pire. L’ex-prodige du Barça domine le classement des buteurs de Ligue 1 avec Panichelli (5 buts). De quoi frustrer l’entraîneur de Nice Franck Haise, sous pression après un début de saison catastrophique.  Habib Beye n’est pas mieux loti à Rennes. Son équipe, incapable de l’emporter au Havre (2-2), navigue dans le ventre mou (10e, 10 pts) et ne décolle toujours pas après trois nuls consécutifs. L’ex-coach du Red Star, arrivé sur le banc rennais en janvier, va devoir vite trouver des solutions pour ne pas s’exposer à des turbulences.       

Espagne: le Barça sombre à Séville et laisse filer le Real Madrid en tête

Battu (2-1) par le Paris SG mercredi, le FC Barcelone, champion d’Espagne en titre, a concédé une deuxième défaite en une semaine, dimanche sur la pelouse du Séville FC (4-1) lors de la huitième journée de Liga, laissant le Real Madrid revenir à la première place.Cette fois, le Barça a explosé. En souffrance défensivement et plombé par une entame catastrophique, le club catalan (2e, 19 points) voit son éternel rival, vainqueur (3-1) face à Villarreal (3e, 16 points) samedi, reprendre la tête du championnat avant la trêve internationale.Le champion en titre a eu l’opportunité d’arracher un nul bien payé en fin de seconde période mais le Polonais Robert Lewandowski, d’ordinaire si clinique, a manqué son penalty (76e).Et ce sont les Sévillans (6e, 13 points) qui ont marqué deux fois en fin de match sur deux contres conclus par le latéral Jose Carmona (90e, 3-1) et le Nigérian Akor Adams (90e+6, 4-1).”Notre performance ? Une horreur, nous n’avons jamais aussi mal joué qu’aujourd’hui. Nous devons être critiques envers nous-mêmes, récupérer et réfléchir pour que cela n’arrive plus”, a réagi Pedri auprès de Barça One, le média du club.S’il a bien métamorphosé le club blaugrana avec ses principes offensifs, l’entraîneur allemand Hansi Flick n’a donc pas pu régler en quatre jours les problèmes défensifs de son équipe dont le naufrage, inévitable, aurait pu se dessiner bien plus tôt.Ses hommes sont en effet rentrés au vestiaire miraculés de n’être menés que 2 à 1, après la réduction du score de l’Anglais Marcus Rashford d’une volée du gauche sur un ballon millimétré de Pedri (45e+7, 2-1).Agressifs d’entrée, les Sévillans ont étouffé des Barcelonais visiblement émoussés physiquement, comme en seconde période face au PSG, avec un marquage individuel parfaitement exécuté.- Méconnaissables en attaque -Et c’est le Chilien Alexis Sanchez, ex-Barcelonais passé par l’OM, qui a récompensé l’excellente entame des siens en transformant un penalty litigieux concédé par Ronald Araujo au duel avec Isaac Romero (13, 1-0).Méconnaissables offensivement en l’absence de leur prodige Lamine Yamal, de nouveau touché au pubis, et du Brésilien Raphinha, les champions d’Espagne ont été mis en danger à chaque fois que les locaux parvenaient à franchir la ligne médiane.Le gardien polonais Wojciech Szczesny, titulaire en l’absence de Joan Garcia, opéré du genou gauche, a réalisé deux sauvetages d’affilée (28e, 29e) pour repousser l’échéance mais Romero, qui avait raté deux occasions face au but (22e, 25e), n’a pas manqué la cible sur la troisième (37e, 2-0).Avec les entrées d’Alejandro Balde et Eric Garcia, les Blaugranas ont semblé retrouver un peu plus de stabilité, mais n’ont pas su revenir au score malgré un penalty obtenu par le latéral gauche blaugrana et gâché par Lewandowski (76e).Ils ont ensuite coulé, encore pris en contre à deux reprises (90e, 90e+6) alors qu’ils tentaient de revenir au score, en vain, à l’image du jeune suédois Roony Bardghji, maladroit puis trop timide devant le but (82e, 90e).- L’Atlético encore freiné -Dans la soirée, l’Atlético Madrid, réduit à dix en fin de première mi-temps après l’exclusion du défenseur français Clément Lenglet, a été accroché par le Celta Vigo (1-1) et a manqué l’opportunité de s’emparer de la quatrième place. L’Atlético (5e, 13 points), qui pensait s’être relancé dans la course au titre avec sa “manita” infligée au Real (5-2), cède encore des points précieux à l’extérieur et se retrouve à huit longeurs de son rival madrilène (1er, 21 points) et six du FC Barcelone (2e, 19 points).L’ex-gardien marseillais Pau Lopez a été le héros du soir pour le Betis Séville (4e, 15 points) face à l’Espanyol Barcelone (9e, 12 points) en arrêtant le penalty de Javi Puado à la 103e minute, pour assurer la victoire andalouse (2-1).

Bruno Le Maire, de grand argentier aux Armées

Après sept années passées à Bercy, Bruno Le Maire fait son retour dimanche au gouvernement, aux Armées, portefeuille régalien où il devra piloter le réarmement français face au regain de tensions géopolitiques.À 56 ans, ce normalien et énarque hérite d’un portefeuille stratégique dans un contexte marqué par la montée des tensions géopolitiques depuis l’invasion russe de l’Ukraine.Sous réserve de l’adoption du projet de budget 2026, Bruno Le Maire devra s’atteler à l’actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM) pour accélérer le réarmement du pays face à la détérioration de la sécurité en Europe sous la menace russe.Le président Emmanuel Macron avait annoncé en juillet vouloir renforcer l’effort budgétaire pour la défense déjà engagé, en ajoutant des dépenses de 3,5 milliards d’euros en 2026 puis à nouveau 3 milliards de plus en 2027.Avec son homologue allemand Boris Pistorius, ce germanophone est également chargé d’ici la fin de l’année de trouver un chemin pour tenter d’engager la prochaine étape du projet Scaf de futur avion de combat européen, actuellement bloqué par les intérêts divergents des industriels des deux pays.- Record de longévité à Bercy -Son arrivée aux Armées est une surprise: l’ex-ministre qui enseignait depuis un an dans une université suisse, était devenu depuis quelques mois conseiller stratégique du géant technologique néerlandais ASML, et se disait en retrait de la vie politique.Mais Bruno Le Maire reste dans la continuité de son parcours de poids lourd du gouvernement.Pendant sept ans – un record de longévité à la tête de ce ministère – il avait piloté le “paquebot” Bercy et l’économie française, déployant la politique de l’offre d’Emmanuel Macron et son cortège de baisses d’impôts. Défendant les réformes contestées des retraites et de l’assurance-chômage, il fait du plein-emploi et de la réindustrialisation de la France des priorités, conditions nécessaires selon lui d’une croissance durable et d’un pays attractif.   Partisan d’un Etat moins dispendieux, il ouvre toutefois grand les cordons de la bourse face au Covid, à l’inflation et à la flambée de l’énergie, avant d’amorcer un virage vers l’orthodoxie budgétaire, essayant tant bien que mal de sortir progressivement du “quoi qu’il en coûte”.- Déficit excessif -Après la reprise post-Covid de l’économie, il cherche à convaincre du nécessaire redressement des comptes publics si fragilisés que la France a été épinglée par la Commission européenne pour déficit excessif et a vu sa note abaissée par l’agence S&P.La croissance ralentit, le déficit public dérape (5,5% en 2023) et la dette explose. Des dizaines de milliards d’euros d’économies sont jugés nécessaires.  Il y a eu “des erreurs bien entendu, des choses qui n’ont pas été parfaites, mais j’ai toujours fait le mieux possible”, avait reconnu Bruno Le Maire, tirant le bilan de son septennat, auquel mettra fin la défaite du camp présidentiel aux législatives anticipées à l’été 2024.- Soutien de la première heure -Bercy lui avait permis de renaître politiquement après son échec cuisant à la primaire de la droite fin 2016. Un choc dans le parcours jusque-là sans accroc de ce brillant élève des beaux quartiers, normalien et énarque, qui a “grandi dans les couloirs des cabinets” ministériels, comme il le dit lui-même.C’est en 2007, sur les conseils d’un de ses mentors, Dominique de Villepin, dont il a été directeur de cabinet à Matignon, que ce catholique pratiquant s’était fait élire député pour la première fois, en Normandie.Le style du nouveau locataire de l’Hôtel de Brienne, amateur d’envolées lyriques et de citations littéraires, tranche avec la réserve de son prédécesseur, Sébastien Lecornu. Les deux hommes se connaissent bien: ce dernier a notamment été son conseiller en 2008 au ministère des Affaires européennes, puis lors de la primaire perdue de 2016.Bruno Le Maire, mélomane germanophile, qui se dit autant écrivain que politique, est père de quatre garçons et marié à une artiste peintre.Dans son entourage, on loue “un homme de conviction et d’intuition”, “grand bosseur”. Agrégé de lettres modernes, Bruno Le Maire, qui se considère autant écrivain qu’homme politique, a publié au moins six livres depuis 2017.mpa-max-mra-emb/abb/vk/hj

Syria selects members of first post-Assad parliament

Local committees in Syria cast their ballots for members of a transitional parliament in a process criticised as undemocratic, with a third of the new lawmakers to be appointed directly by interim leader Ahmed al-Sharaa.The assembly’s formation is expected to consolidate the power of Sharaa, whose Islamist forces led a coalition that toppled longtime ruler Bashar al-Assad in December after more than 13 years of civil war.Members of the local committees queued up to vote at Syria’s National Library, formerly the Assad National Library, with the electoral commission saying in the evening that “the voting has ended and the counting is underway”. A member of the Damascus elections committee told AFP that while some early results could trickle in Sunday night, the final list of winners was not due until Monday.Around 6,000 people took part in Sunday’s selection process.According to the commission, more than 1,500 candidates — just 14 percent of them women — are running for the assembly, which will have a renewable 30-month mandate.Sharaa is to appoint 70 representatives to the 210-member body.The other two-thirds are being selected by local committees appointed by the electoral commission, which itself was appointed by Sharaa.But southern Syria’s Druze-majority Sweida province, which suffered sectarian bloodshed in July, and the country’s Kurdish-held northeast are excluded from the process for now as they are outside Damascus’s control, and their 32 seats will remain empty.”I support the authorities and I’m ready to defend them, but these aren’t real elections,” said Louay al-Arfi, 77, a retired civil servant sitting with friends at a Damascus cafe. “It’s a necessity in the transitional phase, but we want direct elections” to follow, he told AFP.The new authorities dissolved Syria’s rubber-stamp legislature after taking power.Under a temporary constitution announced in March, the incoming parliament will exercise legislative functions until a permanent constitution is adopted and new elections are held.Sharaa has said it would be impossible to organise direct elections now, pointing to the large number of Syrians who lack documentation after millions fled abroad or were displaced internally during the civil war.Speaking from the National Library on Sunday, Sharaa appeared to acknowledge criticism of the process, saying that while “it is true that the electoral process is incomplete… it is a moderate process that is appropriate for the current situation and circumstances in Syria”.- ‘Not elections’ -Under the rules of the selection process, candidates must not be “supporters of the former regime” and must not promote secession or partition.Those running include Syrian-American Henry Hamra, the first Jewish candidate since the 1940s.”The next parliament faces significant responsibilities, including signing and ratifying international agreements. This will lead Syria into a new phase, and it is a major responsibility,” said Hala al-Qudsi, a member of Damascus’s electoral committee who is running for a seat herself.Rights groups have criticised the selection process, saying it concentrates power in Sharaa’s hands and lacks representation for the country’s ethnic and religious minorities.In a joint statement last month, more than a dozen groups said the process means Sharaa “can effectively shape a parliamentary majority composed of individuals he selected or ensured loyalty from”.”You can call the process what you like, but not elections,” said Bassam Alahmad, executive director of the France-based Syrians for Truth and Justice, one of the groups that signed the statement.At a meeting in Damascus this week, candidate Mayssa Halwani, 48, said such criticism was normal.”The government is new to power and freedom is new for us,” she said.Nishan Ismail, 40, a teacher in the Kurdish-controlled northeast, said “elections could have been a new political start” after Assad’s fall, but “the marginalisation of numerous regions shows that the standards of political participation are not respected”.Negotiations on integrating the Kurds’ civil and military institutions into the new central government have stalled, with Damascus rejecting calls for decentralisation.Badran Jia Kurd, an official with the Kurdish administration in the northeast, argued on X on Sunday evening that the selection process “aims to legitimise a temporary authority that does not represent the entire population, risking further divisions and fragmentation of the country”.In southern Syria’s Druze-majority city of Sweida, activist Burhan Azzam, 48, also took issue with the process.The authorities “have ended political life” in Syria, he said, adding that the selection process “doesn’t respect the basic rules of democracy”.