‘Full of sorrow’: Gazans trek home as truce begins

Full of grief after two years of war but glad to be going home, thousands of displaced Palestinians set off across the Gaza Strip on Friday, as a truce between Israel and Hamas took hold. Timidly at first, then in a huge column, thousands walked northwards in a line at least a kilometre long from the safer areas of central Gaza towards Gaza City, the scene of a gruelling Israeli offensive before Friday’s ceasefire.People chanted “God is great”, cheering and whistling in their joy as they walked on a recently opened Mediterranean seafront road, AFP journalists saw.Ibrahim al-Helou, a 40-year-old man from Gaza City displaced in the central refugee camp of Al-Maghazi, told AFP he was excited, but remained cautious.He said that when he began heading home, “the situation was dangerous, with gunfire, so I waited for a while”.”Now, the road has been opened and we have all continued on our way back to Gaza to check on our homes and assess the situation”.Ahmad Azzam, a 35-year-old who was also displaced to central Gaza from Gaza City, said he moved as soon as he heard of the troops pulling back.”When I heard news of the Israeli withdrawal and that the road would be opened in the coming hours, my family and I immediately headed to Al-Rashid Street to return to Gaza,” he told AFP.He added that, like Helou, he found the situation dangerous at first, and initially chose to wait on a hill overlooking the coastal road.”Only a few people are risking moving forward,” he said, speaking at noon, the time the troops’ pullback officially began.Israel’s military said Friday that troops “began positioning themselves along the updated deployment lines in preparation for the ceasefire agreement and the return of hostages”.It said in a separate statement in Arabic that Gaza’s main north-south axis, Salah Al-Din road, had also been reopened, but warned Gazans against approaching army troops still stationed inside the Palestinian territory.Israel government spokeswoman Shosh Bedrosian told journalists on Thursday that Israel’s military would redeploy to the so-called Yellow Line, as they gradually withdraw under a plan proposed by US President Donald Trump.During this first part of the withdrawal process, the military will still hold about 53 percent of the Gaza Strip.- ‘Running’ -In the southern city of Khan Yunis, dozens walked back to their homes on paths cleared through piles of rubble accumulated from over two years of war and air strikes, an AFP journalist reported.Destroyed and damaged buildings, their facades torn off by blasts or crumbling upon their foundations, stood on all sides as the returnees walked in the morning sun, shortly after news spread that Israeli forces had withdrawn from parts of Khan Yunis.”We’re happy. Even if we return to ruins with no life, at least it’s our land,” Ameer Abu Iyadeh, a returnee, told AFP.”We’re going back to our areas, full of wounds and sorrow, but we thank God for this situation,” he said smiling, a pink school backpack strapped to his chest, holding a jerrycan full of water in one hand and his young daughter in the other.”God willing, everyone will return to their areas,” the 32-year-old said, while his two other daughters walked by his side, holding hands.Areej Abu Saadeh, a Palestinian woman who lost a daughter and a son during the war, said she could not wait to get home.”We’ve been displaced for two years now, living on the sidewalks with no shelter and nowhere to stay,” she told AFP.”We’re now on our way to Bani Suheila, running — I just want to reach my place,” she said, referring to her town east of Khan Yunis.Israel had previously said all parties had signed the first phase of a ceasefire agreement at talks this week in Egypt, adding that Hamas freeing its remaining Israeli captives alive and dead would “bring the end to this war”.

Cédric Jubillar a pu se sentir “rabaissé”, dit un psychologue avant l’interrogatoire de l’accusé

Cédric Jubillar a pu se sentir “rabaissé” par la perspective du départ de son épouse et de la potentielle perte de sa maison, a expliqué vendredi devant la cour d’assises du Tarn un psychologue, revenant sur l’état d’esprit de l’accusé au moment de la disparition de son épouse, en 2020.Avant un dernier interrogatoire du peintre-plaquiste de 38 ans, la cour a longuement écouté vendredi matin le rapport et les réponses de cet expert qui a rencontré cinq fois M. Jubillar en détention.”Il lui est difficile de se sentir rabaissé, ça le fait souffrir”, a expliqué ce psychologue, soulignant qu’il avait pu éprouver cette “sensation de rabaissement” dans les semaines précédant la nuit du 15 au 16 décembre 2020, une analyse sur laquelle l’avocat général Pierre Aurignac et les avocats des parties civiles se sont attardés, cherchant à établir un lien entre cet état d’esprit et un potentiel passage à l’acte.”Lui, il s’est senti pris pour un con”, a appuyé l’expert, estimant notamment que le “rejet” symbolisé par le potentiel départ de sa femme pour un autre homme pouvait “faire ressortir les douleurs du ressenti d’abandon” de l’accusé, liées à son enfance chaotique, faite de placements en famille d’accueil et de forte instabilité affective. – “Hypothèses” -Le psychologue a fait référence à un adage breton (“Quand on n’a rien, on n’est rien”) pour expliquer que M. Jubillar, accusé du meurtre de sa femme, avait pu se trouver au moment des faits dans une “angoisse d’anéantissement” personnel, ce qui “peut amener au passage à l’acte”. Mais il s’agit d'”hypothèses” et non d'”affirmations”, a-t-il nuancé à l’adresse des jurés. L’interrogatoire de l’expert s’est achevé à la mi-journée, la défense insistant justement sur la notion d’hypothèses au sujet de ces conclusions. L’interrogatoire récapitulatif de l’accusé ne commencera qu’en début d’après-midi et devrait se poursuivre lundi, a expliqué la présidente des assises, Hélène Ratinaud, qui a listé une dizaine de thèmes pour orienter ses questions.Jusqu’ici Cédric Jubillar n’a été interrogé que ponctuellement sur certains éléments. “Je ne crains pas le faux pas d’un innocent”, a affirmé son avocat Alexandre Martin, au sujet de la perspective de ce long interrogatoire.La défense l’a bien “préparé”, a de son côté souligné Mourad Battikh, avocat d’une partie civile, qui ne croit pas “qu’il passera aux aveux” vendredi. “Il a des réponses mécaniques depuis le début de ce procès”, a-t-il dit, “il y a très peu de chances qu’il change de couloir de nage”.- “Des blagues” -Menaces de mort avant la disparition, confidences après, les auditions à charge se sont multipliées ces derniers jours devant les assises d’Albi, à commencer par celle de sa propre mère. Mercredi, elle est venue rappeler une déclaration de son fils confronté à la dislocation de son couple: “J’en ai marre, elle m’énerve, je vais la tuer, l’enterrer et personne ne va la retrouver”.Jeudi, c’était au tour de ses anciennes petites amies de détailler les confidences qu’il leur aurait faites après la disparition de Delphine.Lors d’une visite au parloir au cours de l’année écoulée, Jennifer, 31 ans, a rapporté : “Il m’a dit: +Je l’ai étranglée+”, allant jusqu’à mimer sur lui puis sur elle “la clé de coude” qui aurait causé la mort de Delphine Jubillar, née Aussaguel.Sa précédente compagne, Séverine, 48 ans, a dit que Cédric lui avait affirmé, “en rigolant”, avoir enterré le corps “près d’une ferme qui a brûlé”.”Des blagues”, n’a cessé de justifier l’accusé, confronté à ces accusations, ainsi que celles rapportées par deux anciens codétenus appelés à la barre mercredi.”C’est un personnage qui, à un moment donné, quand on lui pose des questions qu’il estime être absurdes, à savoir, qu’est-ce que tu as fait de Delphine, va répondre par des choses absurdes qu’il met sur le compte de l’humour”, a commenté son avocate Emmanuelle Franck.”Je suis le coupable idéal”, a déclaré jeudi l’accusé au dernier jour de cette accumulation de témoignages. “C’est l’effet des médias, j’ai été condamné avant même le procès”, a-t-il estimé.

Cédric Jubillar a pu se sentir “rabaissé”, dit un psychologue avant l’interrogatoire de l’accusé

Cédric Jubillar a pu se sentir “rabaissé” par la perspective du départ de son épouse et de la potentielle perte de sa maison, a expliqué vendredi devant la cour d’assises du Tarn un psychologue, revenant sur l’état d’esprit de l’accusé au moment de la disparition de son épouse, en 2020.Avant un dernier interrogatoire du peintre-plaquiste de 38 ans, la cour a longuement écouté vendredi matin le rapport et les réponses de cet expert qui a rencontré cinq fois M. Jubillar en détention.”Il lui est difficile de se sentir rabaissé, ça le fait souffrir”, a expliqué ce psychologue, soulignant qu’il avait pu éprouver cette “sensation de rabaissement” dans les semaines précédant la nuit du 15 au 16 décembre 2020, une analyse sur laquelle l’avocat général Pierre Aurignac et les avocats des parties civiles se sont attardés, cherchant à établir un lien entre cet état d’esprit et un potentiel passage à l’acte.”Lui, il s’est senti pris pour un con”, a appuyé l’expert, estimant notamment que le “rejet” symbolisé par le potentiel départ de sa femme pour un autre homme pouvait “faire ressortir les douleurs du ressenti d’abandon” de l’accusé, liées à son enfance chaotique, faite de placements en famille d’accueil et de forte instabilité affective. – “Hypothèses” -Le psychologue a fait référence à un adage breton (“Quand on n’a rien, on n’est rien”) pour expliquer que M. Jubillar, accusé du meurtre de sa femme, avait pu se trouver au moment des faits dans une “angoisse d’anéantissement” personnel, ce qui “peut amener au passage à l’acte”. Mais il s’agit d'”hypothèses” et non d'”affirmations”, a-t-il nuancé à l’adresse des jurés. L’interrogatoire de l’expert s’est achevé à la mi-journée, la défense insistant justement sur la notion d’hypothèses au sujet de ces conclusions. L’interrogatoire récapitulatif de l’accusé ne commencera qu’en début d’après-midi et devrait se poursuivre lundi, a expliqué la présidente des assises, Hélène Ratinaud, qui a listé une dizaine de thèmes pour orienter ses questions.Jusqu’ici Cédric Jubillar n’a été interrogé que ponctuellement sur certains éléments. “Je ne crains pas le faux pas d’un innocent”, a affirmé son avocat Alexandre Martin, au sujet de la perspective de ce long interrogatoire.La défense l’a bien “préparé”, a de son côté souligné Mourad Battikh, avocat d’une partie civile, qui ne croit pas “qu’il passera aux aveux” vendredi. “Il a des réponses mécaniques depuis le début de ce procès”, a-t-il dit, “il y a très peu de chances qu’il change de couloir de nage”.- “Des blagues” -Menaces de mort avant la disparition, confidences après, les auditions à charge se sont multipliées ces derniers jours devant les assises d’Albi, à commencer par celle de sa propre mère. Mercredi, elle est venue rappeler une déclaration de son fils confronté à la dislocation de son couple: “J’en ai marre, elle m’énerve, je vais la tuer, l’enterrer et personne ne va la retrouver”.Jeudi, c’était au tour de ses anciennes petites amies de détailler les confidences qu’il leur aurait faites après la disparition de Delphine.Lors d’une visite au parloir au cours de l’année écoulée, Jennifer, 31 ans, a rapporté : “Il m’a dit: +Je l’ai étranglée+”, allant jusqu’à mimer sur lui puis sur elle “la clé de coude” qui aurait causé la mort de Delphine Jubillar, née Aussaguel.Sa précédente compagne, Séverine, 48 ans, a dit que Cédric lui avait affirmé, “en rigolant”, avoir enterré le corps “près d’une ferme qui a brûlé”.”Des blagues”, n’a cessé de justifier l’accusé, confronté à ces accusations, ainsi que celles rapportées par deux anciens codétenus appelés à la barre mercredi.”C’est un personnage qui, à un moment donné, quand on lui pose des questions qu’il estime être absurdes, à savoir, qu’est-ce que tu as fait de Delphine, va répondre par des choses absurdes qu’il met sur le compte de l’humour”, a commenté son avocate Emmanuelle Franck.”Je suis le coupable idéal”, a déclaré jeudi l’accusé au dernier jour de cette accumulation de témoignages. “C’est l’effet des médias, j’ai été condamné avant même le procès”, a-t-il estimé.

Venezuela: Maria Corina Machado, visage et âme de l’opposition

Récompensée par le prix Nobel de la Paix, Maria Corina Machado, la cheffe de l’opposition au Venezuela, 58 ans, surnommée la “libératrice” par ses partisans, vit dans la clandestinité depuis la présidentielle contestée de juillet 2024 mais reste l’âme de l’opposition vénézuélienne.”Très juste reconnaissance pour la longue lutte d’une femme et de tout un peuple pour notre liberté et notre démocratie”, a affirmé le candidat de l’opposition à la présidentielle Edmundo Gonzalez Urrutia. Si le président Nicolas Maduro, au pouvoir depuis 2013, a été proclamé vainqueur par l’autorité électorale considérée aux ordres du pouvoir, l’opposition a revendiqué la victoire pour son candidat.Mme Machado, déclarée inéligible, n’avait pas pu se présenter, mais avait mené la campagne pour un candidat alors inconnu ralliant derrière elle des foules. Et c’est elle qui avait appelé ses partisans à recueillir les procès-verbaux de chaque bureau de vote, pour “prouver” la victoire de l’opposition. Le pouvoir vénézuélien, qui n’a pas jusqu’ici publié les résultats complets du scrutin, a durement réprimé les troubles post-électoraux et a intensifié ces derniers mois la répression politique, selon une mission d’experts de l’ONU.Mme Machado a choisi de rester dans son pays alors que M. Gonzalez Urrutia, visé par un mandat d’arrêt et harcelé verbalement par le pouvoir, a lui été contraint à l’exil en septembre.Fin septembre 2024 lors d’un entretien avec l’AFP, elle avait expliqué vivre parfois “des semaines sans contact humain” : “Je suis là où je me sens le plus utile pour la lutte”. Réfugiée dans un lieu tenue secret, elle continue de mener son combat. “Si quelque chose m’arrive, la consigne est très claire (…), personne ne négociera la liberté du Venezuela contre ma liberté”, avait elle affirmé, lors d’une interview par appel vidéo avec l’AFP.Depuis la présidentielle, elle donne des interviews virtuelles et participe à des débats sur internet, toujours sur un fond neutre pour que personne ne reconnaisse l’endroit où elle se trouve.- “Jusqu’au bout” -La notoriété de Mme Machado a explosé lors des primaires de l’opposition en octobre 2023, en recueillant plus de 90% des voix dans une démonstration de force avec 3 millions de participants. Elle est rapidement devenue favorite des sondages, surnommée la “libertadora” (“libératrice”), en hommage au “libertador” Simon Bolivar.Réputée franche et sans demi-mesure, des traits de caractère qui, selon les experts, ont fortement contribué à sa popularité, Mme Machado répétait à l’envi le slogan de sa campagne: “jusqu’au bout”. Son nom n’était pas sur les bulletins mais le visage et l’âme de l’opposition, c’était elle. Elle a sillonné inlassablement le pays, faisant campagne en voiture, interdite de prendre l’avion. Cris, pleurs et bousculades accompagnaient ses apparitions.Mme Machado promettait alors sans cesse “le changement” au Venezuela, dirigé depuis 1999 par le président Hugo Chavez (1999-2013), puis son héritier Nicolas Maduro.Ce dernier a été proclamé vainqueur de la dernière présidentielle avec 52% des voix par le Conseil national électoral, considéré aux ordres du pouvoir. Celui-ci n’a pas publié le détail des votes, se disant victime d’un piratage informatique.L’opposition, qui a publié des procès-verbaux des bureaux de vote, assure que M. Gonzalez Urrutia a remporté le scrutin avec plus de 67% des voix. Le pouvoir assure que ces procès-verbaux sont des “faux”.C’est justement Mme Machado qui avait demandé en amont à ses troupes d’organiser la collecte des procès-verbaux.Cela lui a valu un fort soutien international, les Etats-Unis, l’Europe et de nombreux pays d’Amérique latine ne reconnaissant pas la réélection de M. Maduro.Couronnée par le prix Sakhraov en 2024, Mme Machado avait estimé qu’il s’agissait d’une “reconnaissance pour chaque prisonnier politique, demandeur d’asile, exilé et chaque citoyen de notre pays qui se bat pour ce qu’il pense”.Libérale, elle prône une économie de marché et a proposé la privatisation du géant public pétrolier Petroleos de Venezuela (PDVSA), principale source de revenus du pays dont la production s’est effondrée, en raison de la mauvaise gestion et de la corruption.”Nous allons libérer notre pays et ramener nos enfants à la maison”, lançait-elle en référence aux 7 millions de Vénézuéliens qui, selon l’ONU, ont quitté le pays en proie à une interminable crise économique.Ce retour espéré de la diaspora la touche de près. Ses trois enfants – Ana Corina, Henrique et Ricardo – vivent à l’étranger.Ingénieure de profession, Mme Machado a entamé son parcours politique en 2002 avec la création de l’association Sumate (Rejoins-nous), réclamant un référendum pour révoquer le président Chavez.Accusée de trahison – Sumate percevant des fonds en provenance des États-Unis – et faisant l’objet de menaces de mort, elle avait alors décidé d’envoyer ses enfants, en bas âge, vivre aux États-Unis mais jure régulièrement comme son slogan de campagne qu’elle ira “jusqu’au bout”.Soutenant le déploiement de navires de guerre américain dans les Caraïbes, elle avait récemment affirmé sur les réseaux sociaux: “Il ne nous reste que très peu de temps avant que les Vénézuéliens ne récupèrent leur souveraineté et leur démocratie. Nous sommes prêts à prendre les rênes du nouveau gouvernement”.

Venezuela: Maria Corina Machado, visage et âme de l’opposition

Récompensée par le prix Nobel de la Paix, Maria Corina Machado, la cheffe de l’opposition au Venezuela, 58 ans, surnommée la “libératrice” par ses partisans, vit dans la clandestinité depuis la présidentielle contestée de juillet 2024 mais reste l’âme de l’opposition vénézuélienne.”Très juste reconnaissance pour la longue lutte d’une femme et de tout un peuple pour notre liberté et notre démocratie”, a affirmé le candidat de l’opposition à la présidentielle Edmundo Gonzalez Urrutia. Si le président Nicolas Maduro, au pouvoir depuis 2013, a été proclamé vainqueur par l’autorité électorale considérée aux ordres du pouvoir, l’opposition a revendiqué la victoire pour son candidat.Mme Machado, déclarée inéligible, n’avait pas pu se présenter, mais avait mené la campagne pour un candidat alors inconnu ralliant derrière elle des foules. Et c’est elle qui avait appelé ses partisans à recueillir les procès-verbaux de chaque bureau de vote, pour “prouver” la victoire de l’opposition. Le pouvoir vénézuélien, qui n’a pas jusqu’ici publié les résultats complets du scrutin, a durement réprimé les troubles post-électoraux et a intensifié ces derniers mois la répression politique, selon une mission d’experts de l’ONU.Mme Machado a choisi de rester dans son pays alors que M. Gonzalez Urrutia, visé par un mandat d’arrêt et harcelé verbalement par le pouvoir, a lui été contraint à l’exil en septembre.Fin septembre 2024 lors d’un entretien avec l’AFP, elle avait expliqué vivre parfois “des semaines sans contact humain” : “Je suis là où je me sens le plus utile pour la lutte”. Réfugiée dans un lieu tenue secret, elle continue de mener son combat. “Si quelque chose m’arrive, la consigne est très claire (…), personne ne négociera la liberté du Venezuela contre ma liberté”, avait elle affirmé, lors d’une interview par appel vidéo avec l’AFP.Depuis la présidentielle, elle donne des interviews virtuelles et participe à des débats sur internet, toujours sur un fond neutre pour que personne ne reconnaisse l’endroit où elle se trouve.- “Jusqu’au bout” -La notoriété de Mme Machado a explosé lors des primaires de l’opposition en octobre 2023, en recueillant plus de 90% des voix dans une démonstration de force avec 3 millions de participants. Elle est rapidement devenue favorite des sondages, surnommée la “libertadora” (“libératrice”), en hommage au “libertador” Simon Bolivar.Réputée franche et sans demi-mesure, des traits de caractère qui, selon les experts, ont fortement contribué à sa popularité, Mme Machado répétait à l’envi le slogan de sa campagne: “jusqu’au bout”. Son nom n’était pas sur les bulletins mais le visage et l’âme de l’opposition, c’était elle. Elle a sillonné inlassablement le pays, faisant campagne en voiture, interdite de prendre l’avion. Cris, pleurs et bousculades accompagnaient ses apparitions.Mme Machado promettait alors sans cesse “le changement” au Venezuela, dirigé depuis 1999 par le président Hugo Chavez (1999-2013), puis son héritier Nicolas Maduro.Ce dernier a été proclamé vainqueur de la dernière présidentielle avec 52% des voix par le Conseil national électoral, considéré aux ordres du pouvoir. Celui-ci n’a pas publié le détail des votes, se disant victime d’un piratage informatique.L’opposition, qui a publié des procès-verbaux des bureaux de vote, assure que M. Gonzalez Urrutia a remporté le scrutin avec plus de 67% des voix. Le pouvoir assure que ces procès-verbaux sont des “faux”.C’est justement Mme Machado qui avait demandé en amont à ses troupes d’organiser la collecte des procès-verbaux.Cela lui a valu un fort soutien international, les Etats-Unis, l’Europe et de nombreux pays d’Amérique latine ne reconnaissant pas la réélection de M. Maduro.Couronnée par le prix Sakhraov en 2024, Mme Machado avait estimé qu’il s’agissait d’une “reconnaissance pour chaque prisonnier politique, demandeur d’asile, exilé et chaque citoyen de notre pays qui se bat pour ce qu’il pense”.Libérale, elle prône une économie de marché et a proposé la privatisation du géant public pétrolier Petroleos de Venezuela (PDVSA), principale source de revenus du pays dont la production s’est effondrée, en raison de la mauvaise gestion et de la corruption.”Nous allons libérer notre pays et ramener nos enfants à la maison”, lançait-elle en référence aux 7 millions de Vénézuéliens qui, selon l’ONU, ont quitté le pays en proie à une interminable crise économique.Ce retour espéré de la diaspora la touche de près. Ses trois enfants – Ana Corina, Henrique et Ricardo – vivent à l’étranger.Ingénieure de profession, Mme Machado a entamé son parcours politique en 2002 avec la création de l’association Sumate (Rejoins-nous), réclamant un référendum pour révoquer le président Chavez.Accusée de trahison – Sumate percevant des fonds en provenance des États-Unis – et faisant l’objet de menaces de mort, elle avait alors décidé d’envoyer ses enfants, en bas âge, vivre aux États-Unis mais jure régulièrement comme son slogan de campagne qu’elle ira “jusqu’au bout”.Soutenant le déploiement de navires de guerre américain dans les Caraïbes, elle avait récemment affirmé sur les réseaux sociaux: “Il ne nous reste que très peu de temps avant que les Vénézuéliens ne récupèrent leur souveraineté et leur démocratie. Nous sommes prêts à prendre les rênes du nouveau gouvernement”.

Israel begins Gaza pullback as thousands head home

Israeli forces declared a ceasefire and withdrew from some positions in Gaza on Friday, as thousands of displaced Palestinians began to trek home and the families of October 7 hostages awaited news.The Israeli army said that its troops had ceased fire at noon (0900 GMT) “in preparation for the ceasefire agreement and the return of hostages.”Gaza’s civil defence agency said Israeli troops and armoured vehicles were pulling back from forward positions in both Gaza City and Khan Yunis, and displaced Palestinian civilians told AFP they hoped to return home. Thousands of civilians could be seen by AFP journalists walking along a raised route on Gaza’s waterfront, as displaced Palestinians sought to return home after two years of intense fighting.- Wounds and sorrow -“We’re going back to our areas, full of wounds and sorrow, but we thank God for this situation,” 32-year-old Ameer Abu Lyadeh told AFP in Khan Yunis.  “God willing, everyone will return to their areas. We’re happy — even if we return to ruins with no life, at least it’s our land.” Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu’s office said that the government has approved a framework of a hostage release deal with Hamas, and the military confirmed it was “in the midst of adjusting operational positions in the Gaza Strip”.Before the ceasefire was announced, some fighting continued. An AFP video journalist filming Gaza from Israel reported large plumes of smoke and dust rising above northern Gaza on Friday morning.Contacted by AFP, the Israeli military said it was checking reports of new strikes. Gaza civil defence official Mohammed al-Mughayyir said a municipal worker had been killed by Israeli fire. Israel had previously said all parties had signed the first phase of a ceasefire agreement at talks this week in Egypt, adding that Hamas freeing its remaining Israeli captives alive and dead would “bring the end to this war”.The agreement followed a 20-point peace plan announced last month by US President Donald Trump, who plans to leave on Sunday for the Middle East.Egypt is planning an event to celebrate the conclusion of the deal, while the families of 47 hostages taken during Hamas’s October 7, 2023 attack are waiting for their loved ones’ return.Despite celebrations in Israel and Gaza and a flood of congratulatory messages from world leaders, many issues remain unresolved, including Hamas’s disarmament and a proposed transitional authority for Gaza led by Trump.Senior Hamas official Osama Hamdan told Qatar-based broadcaster Al Araby the Palestinian Islamist movement rejects this idea.Trump said the issue of Hamas surrendering its weapons would be addressed in the second phase of the peace plan. “There will be disarming,” he told reporters, adding there would also be “pullbacks” by Israeli forces.Those pullbacks appeared to be underway on Friday.”Israeli forces have withdrawn from several areas in Gaza City,” said Mughayyir of the civil defence agency — a rescue unit that operates under Hamas authority.Mughayyir said the areas Israeli toops were withdrawing from were Tel al-Hawa and Al-Shati camps in Gaza City, both of which had seen intense Israeli air and ground operations in recent weeks, and parts of the southern city of Khan Yunis.- Joy and grief -Residents of several areas of the Gaza Strip also told AFP the Israeli military appeared to have withdrawn from positions that they held on Thursday.Long columns of Palestinians, exhausted by two years of intense bombardment and what the UN warned were famine conditions, began a trek back from Khan Yunis in the south towards their shattered homes further north.Areej Abu Saadaeh, 53, was displaced early in the conflict and is now heading home between smashed piles of rubble and twisted steel, under a flat blue sky and clouds of cement dust.”I’m happy about the truce and peace, even though I’m a mother of a son and a daughter who were killed and I grieve for them deeply. Yet, the truce also brings joy: returning to our homes,” she said.