La situation de l’école est “extrêmement inquiétante”, selon le ministre de l’Education  

Le nouveau ministre de l’Education nationale Edouard Geffray a jugé mercredi la situation de l’école “extrêmement inquiétante” à la fois “en termes de niveau”, d'”inégalités sociales et scolaires” et de “santé” notamment psychique des élèves, ses trois “priorités”.Interrogé sur France Inter – sa première interview comme ministre – sur environ 4.000 suppressions de postes d’enseignants pourtant prévues dans le PLF 2026, le ministre a répondu qu’il y a “des endroits où aujourd’hui en France, malheureusement, il n’y a plus d’enfants” et “où effectivement on est obligé de supprimer des postes”. Il a rappelé que selon les projections, il y aura 1 million d’élèves de maternelle et de primaire en moins en France entre 2018 et 2028 et que si le gouvernement avait suivi l’évolution démographique, on “aurait dû retirer 8.000 ou 9.000 postes”.Le ministre a par ailleurs insisté sur le fait qu'”à la rentrée de 2026, si on parle en moyenne, on aura 21 enfants par classe dans le premier degré”, le chiffre le plus bas d’élèves par classe jamais connu en France.Interpellé également sur le ralentissement des postes d’AESH, les accompagnants d’élèves en situation de handicap, dont 1.200 recrutements sont prévus dans le PLF 2026 contre 2.000 l’an dernier, malgré un manque dans les classes, M. Geffray a admis que le gouvernement “a évidemment des contraintes budgétaires” mais aussi “des contraintes de vivier” et d'”attractivité” pour cette profession peu rémunérée.”Des sujets sur lesquels je vais me pencher au cours des prochains mois”, a-t-il promis.Sur la question de la qualité pédagogique, il a rappelé qu’une réforme de cette formation et du recrutement des enseignants entrait en vigueur.Celle-ci va ramener les concours enseignants à bac+3 au lieu de bac+5, les étudiants étant ensuite élèves fonctionnaires pendant un an puis fonctionnaires stagiaires un an. Le projet de loi de finances 2026 (PLF) prévoit plus de 8.000 postes de fonctionnaires stagiaires, qui sont rémunérés. Il faut par ailleurs “changer de braquet sur la formation continue”, à la traîne en France, a conclu le ministre.

La situation de l’école est “extrêmement inquiétante”, selon le ministre de l’Education  

Le nouveau ministre de l’Education nationale Edouard Geffray a jugé mercredi la situation de l’école “extrêmement inquiétante” à la fois “en termes de niveau”, d'”inégalités sociales et scolaires” et de “santé” notamment psychique des élèves, ses trois “priorités”.Interrogé sur France Inter – sa première interview comme ministre – sur environ 4.000 suppressions de postes d’enseignants pourtant prévues dans le PLF 2026, le ministre a répondu qu’il y a “des endroits où aujourd’hui en France, malheureusement, il n’y a plus d’enfants” et “où effectivement on est obligé de supprimer des postes”. Il a rappelé que selon les projections, il y aura 1 million d’élèves de maternelle et de primaire en moins en France entre 2018 et 2028 et que si le gouvernement avait suivi l’évolution démographique, on “aurait dû retirer 8.000 ou 9.000 postes”.Le ministre a par ailleurs insisté sur le fait qu'”à la rentrée de 2026, si on parle en moyenne, on aura 21 enfants par classe dans le premier degré”, le chiffre le plus bas d’élèves par classe jamais connu en France.Interpellé également sur le ralentissement des postes d’AESH, les accompagnants d’élèves en situation de handicap, dont 1.200 recrutements sont prévus dans le PLF 2026 contre 2.000 l’an dernier, malgré un manque dans les classes, M. Geffray a admis que le gouvernement “a évidemment des contraintes budgétaires” mais aussi “des contraintes de vivier” et d'”attractivité” pour cette profession peu rémunérée.”Des sujets sur lesquels je vais me pencher au cours des prochains mois”, a-t-il promis.Sur la question de la qualité pédagogique, il a rappelé qu’une réforme de cette formation et du recrutement des enseignants entrait en vigueur.Celle-ci va ramener les concours enseignants à bac+3 au lieu de bac+5, les étudiants étant ensuite élèves fonctionnaires pendant un an puis fonctionnaires stagiaires un an. Le projet de loi de finances 2026 (PLF) prévoit plus de 8.000 postes de fonctionnaires stagiaires, qui sont rémunérés. Il faut par ailleurs “changer de braquet sur la formation continue”, à la traîne en France, a conclu le ministre.

Eurostar renforce sa flotte chez Alstom avant la bataille du Paris-Londres

La compagnie ferroviaire Eurostar a annoncé mercredi avoir choisi le groupe industriel français Alstom pour construire 50 nouveaux trains, dont 20 en option, soit un investissement de 2 milliards d’euros avant l’arrivée de la concurrence sur les liaisons transmanche.Les premiers trains issus de cette commande, baptisés Eurostar Celestia, qui ont vocation à remplacer des modèles anciens, devraient entrer en service en 2031, a indiqué Eurostar dans un communiqué.”Les 30 premières (rames) ont été commandées, 20 autres suivront”, a précisé cette filiale de la SNCF, qui disposera de 67 rames une fois les 50 nouveaux trains livrés, soit “une augmentation globale de 30%” de sa flotte.Alstom s’est de son côté félicité dans un communiqué de l’approbation de la première tranche de la commande, qui s’élèvera pour les 30 premiers trains à 1,4 milliard d’euros.Eurostar, qui opère dans cinq pays (Royaume-Uni, Belgique, France, Pays-Bas et Allemagne) et s’apprête à ouvrir une liaison jusqu’à Genève, espère avec cet investissement transporter 30 millions de passagers par an.- Livraisons plus rapides -Les nouvelles rames Eurostar Celestia, qui permettront chacune de transporter plus de 540 voyageurs, seront “conçues sur mesure” dans une optique “haut de gamme”, selon la compagnie ferroviaire. Ce modèle est une déclinaison de l’Avelia Horizon, le fleuron à deux étages d’Alstom, dont la SNCF a commandé 115 exemplaires.Grâce à un contrat de son actionnaire majoritaire avec Alstom, Eurostar avait “la capacité d’avoir des livraisons beaucoup plus rapidement” qu’avec les constructeurs concurrents, a expliqué à l’AFP la directrice générale d’Eurostar, Gwendoline Cazenave.Elle espère être livrée de la totalité des rames “au milieu des années 2030”, à raison de 15 rames par an. La compagnie ferroviaire entend aussi avec cette commande se préparer à l’arrivée prochaine de concurrents sur son segment le plus important, la ligne Paris-Londres, sur laquelle 8 millions de personnes sont transportées chaque année. Deux millions de passagers supplémentaires y sont attendus d’ici 2030.Le transporteur ferroviaire italien Trenitalia et le britannique Virgin ont dit vouloir ouvrir une ligne entre les deux capitales d’ici 2029. D’autres compagnies, dont l’espagnole Evolyn et la néerlandaise Heuro, sont intéressées.Eurotunnel, la société qui gère le tunnel sous la Manche, ne cesse de chercher à attirer de nouveaux opérateurs, l’infrastructure étant en mesure d’accueillir jusqu’à 1.000 trains par jour, contre 400 actuellement (entre Eurostar, Shuttle et fret), avait indiqué son directeur général Yann Leriche.- Guerre des prix -Le groupe britannique London St. Pancras Highspeed, qui exploite la ligne à grande vitesse reliant Londres au tunnel sous la Manche, estime lui aussi qu’elle ne fonctionne qu’à 50% de sa capacité.Eurostar réclame, avant même l’arrivée des concurrents, des espaces supplémentaires, pour les voyageurs comme pour les trains, alors que les infrastructures sont déjà saturées autant dans la gare londonienne de St Pancras qu’à la gare du Nord à Paris.En 2024, la capacité opérationnelle de St Pancras était de 1.800 voyageurs par heure, selon la compagnie, qui vise près de 5.000 par heure en 2028.Les usagers espèrent que l’ouverture à la concurrence engendrera une guerre des prix, les billets de train étant souvent bien plus chers que ceux de l’avion sur le Paris-Londres, malgré des premiers tarifs à 39 livres (ou 44 euros).Environ 19,5 millions de passagers sont montés dans un Eurostar l’année dernière, soit une hausse de 5% par rapport à 2023. 

L’impossible retraite d’Emmanuel Macron

En semant la confusion sur la suspension de la réforme des retraites, après avoir laissé “carte blanche” à son Premier ministre, Emmanuel Macron a pris le risque de raviver le débat, illustrant sa difficulté à rester en retrait pour achever son deuxième quinquennat.Charm-el-Cheikh (Egypte) la semaine dernière pour un sommet sur l’avenir de Gaza, Portoroz et Ljubljana cette semaine, pour un sommet des pays du sud de l’UE et une visite bilatérale en Slovénie: Emmanuel Macron poursuit sa tâche intense sur la scène internationale, rôle premier du chef de l’État.Difficile, pour autant, d’échapper aux questions nationales dans un contexte d’instabilité politique inédite. A commencer par la si symbolique suspension de la réforme des retraites, annoncée par Sébastien Lecornu pour éviter la censure immédiate de l’Assemblée.Or le président n’a pas changé d’avis car “les faits sont têtus”: la réforme de 2023 “était nécessaire”. Quant au “choix pour apaiser le débat actuel” de son Premier ministre, il ne signifie “ni l’abrogation, ni la suspension” de la réforme mais seulement “le décalage d’une échéance”, celle du relèvement progressif de l’âge légal de départ, a-t-il expliqué depuis la Slovénie.Pas de “suspension” ? Le mot fut érigé en condition par le Parti socialiste. Il a été explicitement formulé par le Premier ministre la semaine dernière lors de sa déclaration de politique générale. Et répété mardi à l’Assemblée après la sortie présidentielle, M. Lecornu expliquant être allé “plus loin” que le président qui, souligne également son entourage, évoquait uniquement la mesure sur l’âge légal de départ.Dans cet imbroglio, la sortie du président est vue comme une heureuse clarification pour La France insoumise. “Emmanuel Macron dévoile l’arnaque”, tempête la présidente des députés LFI, Mathilde Panot. -Rester “dans le jeu”-En nourrissant ses oppositions, le président semble avoir inscrit un but contre son camp. Pourquoi ? Emmanuel Macron “fait ça pour être encore dans le jeu”, soupire un dirigeant socialiste.”Il essaie de continuer à exister alors même que tout le monde a déjà tourné la page”, renchérit sur Sud Radio le député RN Thomas Ménagé, quand le patron de l’UDR Eric Ciotti raille sur TF1 une supposée “maladie de tout contrôler et de tout diriger”.”C’est son tempérament, son caractère”, “du Macron dans le texte”, résume sobrement un conseiller gouvernemental fidèle au président. Le côté “je me mêle de tout” du chef de l’Etat, ajoute un cadre d’un parti allié.L’épisode illustre la difficulté pour M. Macron de demeurer en retrait dans une situation de grande précarité politique, et à 18 mois encore de la fin de son bail présidentiel. Sans majorité à l’Assemblée, avec un parti (Renaissance) et un groupe de députés (EPR) passés aux mains d’un Gabriel Attal chaque jour de plus en plus distant, le président se replie sur ses prérogatives constitutionnelles – nommer un Premier ministre, dissoudre l’Assemblée – pour exercer un pouvoir de plus en plus ténu. Une situation forcément frustrante pour celui qui eut tous les leviers en mains à son arrivée en 2017.Depuis la dissolution en 2024, les solutions élyséennes de “socle commun” avec la droite, désormais rebaptisé “plateforme de stabilité”, n’ont empêché ni la censure de Michel Barnier, ni la confiance refusée à François Bayrou. Elles ont même généré un couac majeur avec le gouvernement le plus éphémère de l’histoire de la Ve République, dit Lecornu 1.Incité à “partager le pouvoir” par Gabriel Attal, et même, fait inédit, au départ anticipé par un autre de ses anciens Premiers ministres, Édouard Philippe, Emmanuel Macron a opté pour renommer Sébastien Lecornu. Après lui avoir confié une mission auprès des partis “refusant la dissolution” qu’il a finalement reçus lui-même à l’Élysée, et conservé la haute main sur la formation du gouvernement. De quoi alimenter l’idée que décidément, ce président n’aime guère ses Premiers ministres, y compris ceux piochés parmi ses lieutenants.”Vous avez un Sébastien Lecornu, Premier ministre, qui déjà est dans un numéro de funambule en train d’avancer sur sa corde raide. Et il y a un président de la République qui lui agite la corde”, métaphorise le député de gauche François Ruffin sur BFMTV.Mais l’entourage du président récuse tout “coin” entre le chef de l’Etat et celui du gouvernement. Opposer les deux, “c’est vieux comme le monde”, minimise sur France 2 la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

L’impossible retraite d’Emmanuel Macron

En semant la confusion sur la suspension de la réforme des retraites, après avoir laissé “carte blanche” à son Premier ministre, Emmanuel Macron a pris le risque de raviver le débat, illustrant sa difficulté à rester en retrait pour achever son deuxième quinquennat.Charm-el-Cheikh (Egypte) la semaine dernière pour un sommet sur l’avenir de Gaza, Portoroz et Ljubljana cette semaine, pour un sommet des pays du sud de l’UE et une visite bilatérale en Slovénie: Emmanuel Macron poursuit sa tâche intense sur la scène internationale, rôle premier du chef de l’État.Difficile, pour autant, d’échapper aux questions nationales dans un contexte d’instabilité politique inédite. A commencer par la si symbolique suspension de la réforme des retraites, annoncée par Sébastien Lecornu pour éviter la censure immédiate de l’Assemblée.Or le président n’a pas changé d’avis car “les faits sont têtus”: la réforme de 2023 “était nécessaire”. Quant au “choix pour apaiser le débat actuel” de son Premier ministre, il ne signifie “ni l’abrogation, ni la suspension” de la réforme mais seulement “le décalage d’une échéance”, celle du relèvement progressif de l’âge légal de départ, a-t-il expliqué depuis la Slovénie.Pas de “suspension” ? Le mot fut érigé en condition par le Parti socialiste. Il a été explicitement formulé par le Premier ministre la semaine dernière lors de sa déclaration de politique générale. Et répété mardi à l’Assemblée après la sortie présidentielle, M. Lecornu expliquant être allé “plus loin” que le président qui, souligne également son entourage, évoquait uniquement la mesure sur l’âge légal de départ.Dans cet imbroglio, la sortie du président est vue comme une heureuse clarification pour La France insoumise. “Emmanuel Macron dévoile l’arnaque”, tempête la présidente des députés LFI, Mathilde Panot. -Rester “dans le jeu”-En nourrissant ses oppositions, le président semble avoir inscrit un but contre son camp. Pourquoi ? Emmanuel Macron “fait ça pour être encore dans le jeu”, soupire un dirigeant socialiste.”Il essaie de continuer à exister alors même que tout le monde a déjà tourné la page”, renchérit sur Sud Radio le député RN Thomas Ménagé, quand le patron de l’UDR Eric Ciotti raille sur TF1 une supposée “maladie de tout contrôler et de tout diriger”.”C’est son tempérament, son caractère”, “du Macron dans le texte”, résume sobrement un conseiller gouvernemental fidèle au président. Le côté “je me mêle de tout” du chef de l’Etat, ajoute un cadre d’un parti allié.L’épisode illustre la difficulté pour M. Macron de demeurer en retrait dans une situation de grande précarité politique, et à 18 mois encore de la fin de son bail présidentiel. Sans majorité à l’Assemblée, avec un parti (Renaissance) et un groupe de députés (EPR) passés aux mains d’un Gabriel Attal chaque jour de plus en plus distant, le président se replie sur ses prérogatives constitutionnelles – nommer un Premier ministre, dissoudre l’Assemblée – pour exercer un pouvoir de plus en plus ténu. Une situation forcément frustrante pour celui qui eut tous les leviers en mains à son arrivée en 2017.Depuis la dissolution en 2024, les solutions élyséennes de “socle commun” avec la droite, désormais rebaptisé “plateforme de stabilité”, n’ont empêché ni la censure de Michel Barnier, ni la confiance refusée à François Bayrou. Elles ont même généré un couac majeur avec le gouvernement le plus éphémère de l’histoire de la Ve République, dit Lecornu 1.Incité à “partager le pouvoir” par Gabriel Attal, et même, fait inédit, au départ anticipé par un autre de ses anciens Premiers ministres, Édouard Philippe, Emmanuel Macron a opté pour renommer Sébastien Lecornu. Après lui avoir confié une mission auprès des partis “refusant la dissolution” qu’il a finalement reçus lui-même à l’Élysée, et conservé la haute main sur la formation du gouvernement. De quoi alimenter l’idée que décidément, ce président n’aime guère ses Premiers ministres, y compris ceux piochés parmi ses lieutenants.”Vous avez un Sébastien Lecornu, Premier ministre, qui déjà est dans un numéro de funambule en train d’avancer sur sa corde raide. Et il y a un président de la République qui lui agite la corde”, métaphorise le député de gauche François Ruffin sur BFMTV.Mais l’entourage du président récuse tout “coin” entre le chef de l’Etat et celui du gouvernement. Opposer les deux, “c’est vieux comme le monde”, minimise sur France 2 la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

L’impossible retraite d’Emmanuel Macron

En semant la confusion sur la suspension de la réforme des retraites, après avoir laissé “carte blanche” à son Premier ministre, Emmanuel Macron a pris le risque de raviver le débat, illustrant sa difficulté à rester en retrait pour achever son deuxième quinquennat.Charm-el-Cheikh (Egypte) la semaine dernière pour un sommet sur l’avenir de Gaza, Portoroz et Ljubljana cette semaine, pour un sommet des pays du sud de l’UE et une visite bilatérale en Slovénie: Emmanuel Macron poursuit sa tâche intense sur la scène internationale, rôle premier du chef de l’État.Difficile, pour autant, d’échapper aux questions nationales dans un contexte d’instabilité politique inédite. A commencer par la si symbolique suspension de la réforme des retraites, annoncée par Sébastien Lecornu pour éviter la censure immédiate de l’Assemblée.Or le président n’a pas changé d’avis car “les faits sont têtus”: la réforme de 2023 “était nécessaire”. Quant au “choix pour apaiser le débat actuel” de son Premier ministre, il ne signifie “ni l’abrogation, ni la suspension” de la réforme mais seulement “le décalage d’une échéance”, celle du relèvement progressif de l’âge légal de départ, a-t-il expliqué depuis la Slovénie.Pas de “suspension” ? Le mot fut érigé en condition par le Parti socialiste. Il a été explicitement formulé par le Premier ministre la semaine dernière lors de sa déclaration de politique générale. Et répété mardi à l’Assemblée après la sortie présidentielle, M. Lecornu expliquant être allé “plus loin” que le président qui, souligne également son entourage, évoquait uniquement la mesure sur l’âge légal de départ.Dans cet imbroglio, la sortie du président est vue comme une heureuse clarification pour La France insoumise. “Emmanuel Macron dévoile l’arnaque”, tempête la présidente des députés LFI, Mathilde Panot. -Rester “dans le jeu”-En nourrissant ses oppositions, le président semble avoir inscrit un but contre son camp. Pourquoi ? Emmanuel Macron “fait ça pour être encore dans le jeu”, soupire un dirigeant socialiste.”Il essaie de continuer à exister alors même que tout le monde a déjà tourné la page”, renchérit sur Sud Radio le député RN Thomas Ménagé, quand le patron de l’UDR Eric Ciotti raille sur TF1 une supposée “maladie de tout contrôler et de tout diriger”.”C’est son tempérament, son caractère”, “du Macron dans le texte”, résume sobrement un conseiller gouvernemental fidèle au président. Le côté “je me mêle de tout” du chef de l’Etat, ajoute un cadre d’un parti allié.L’épisode illustre la difficulté pour M. Macron de demeurer en retrait dans une situation de grande précarité politique, et à 18 mois encore de la fin de son bail présidentiel. Sans majorité à l’Assemblée, avec un parti (Renaissance) et un groupe de députés (EPR) passés aux mains d’un Gabriel Attal chaque jour de plus en plus distant, le président se replie sur ses prérogatives constitutionnelles – nommer un Premier ministre, dissoudre l’Assemblée – pour exercer un pouvoir de plus en plus ténu. Une situation forcément frustrante pour celui qui eut tous les leviers en mains à son arrivée en 2017.Depuis la dissolution en 2024, les solutions élyséennes de “socle commun” avec la droite, désormais rebaptisé “plateforme de stabilité”, n’ont empêché ni la censure de Michel Barnier, ni la confiance refusée à François Bayrou. Elles ont même généré un couac majeur avec le gouvernement le plus éphémère de l’histoire de la Ve République, dit Lecornu 1.Incité à “partager le pouvoir” par Gabriel Attal, et même, fait inédit, au départ anticipé par un autre de ses anciens Premiers ministres, Édouard Philippe, Emmanuel Macron a opté pour renommer Sébastien Lecornu. Après lui avoir confié une mission auprès des partis “refusant la dissolution” qu’il a finalement reçus lui-même à l’Élysée, et conservé la haute main sur la formation du gouvernement. De quoi alimenter l’idée que décidément, ce président n’aime guère ses Premiers ministres, y compris ceux piochés parmi ses lieutenants.”Vous avez un Sébastien Lecornu, Premier ministre, qui déjà est dans un numéro de funambule en train d’avancer sur sa corde raide. Et il y a un président de la République qui lui agite la corde”, métaphorise le député de gauche François Ruffin sur BFMTV.Mais l’entourage du président récuse tout “coin” entre le chef de l’Etat et celui du gouvernement. Opposer les deux, “c’est vieux comme le monde”, minimise sur France 2 la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Le Louvre rouvre, sa patronne en première ligne après le vol des joyaux

Silencieuse depuis dimanche, la présidente-directrice du Louvre, Laurence des Cars, s’exprime mercredi devant des sénateurs pour tenter d’expliquer comment des cambrioleurs ont pu voler des joyaux dans le musée le plus visité au monde, pour un préjudice estimé à 88 millions d’euros.Après trois jours portes closes, dont le mardi de fermeture hebdomadaire, le musée a rouvert mercredi à 09h00, a constaté une journaliste de l’AFP.”On espérait très fort que ce soit ouvert. On avait réservé pour aujourd’hui, on n’aurait pas eu l’occasion de revenir”, se réjouit Fanny, venue depuis Montpellier avec sa fille.En coulisses, l’enquête se poursuit pour tenter de mettre la main sur les quatre cambrioleurs et leur incroyable butin. Un vol qui a provoqué une forte émotion en France comme à l’étranger et une tempête politico-médiatique sur la protection des œuvres du Louvre.L’enquête “progresse”, a assuré sur CNews et Europe 1 le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, selon qui “plus d’une centaine d’enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme et de l’Office central contre le trafic de biens culturels” sont mobilisés.”J’ai toute confiance, ça c’est sûr, dans le fait que nous retrouverons les auteurs”, a-t-il martelé.Qualifiés au départ d’inestimables, les bijoux volés ont désormais une estimation, qui ne tient toutefois pas compte de leur valeur patrimoniale: “Le préjudice a été estimé par la conservatrice du Louvre à 88 millions d’euros”, une somme “extrêmement spectaculaire” mais qui “n’a rien de parallèle et de comparable au préjudice historique”, a déclaré mardi soir sur RTL la procureure de Paris Laure Beccuau.Cette estimation en fait un des plus importants vols d’objets d’art des dernières décennies, mais ce montant reste bien inférieur au préjudice lors du cambriolage du musée Isabella Stewart Gardner de Boston, en 1990, évalué à au moins un demi-milliard de dollars.- Moment de vérité -En première ligne depuis dimanche, la ministre de la Culture Rachida Dati va laisser s’expliquer mercredi Laurence des Cars, qui n’a pas encore fait de déclaration publique sur le vol.Elle sera auditionnée à 16H30 par la commission de la culture du Sénat.Un moment de vérité pour celle qui était devenue en mai 2021 la première femme à accéder à la tête du Louvre, le musée le plus visité au monde avec neuf millions de visiteurs en 2024, dont 80% d’étrangers.Le Figaro a affirmé mardi que Mme Des Cars avait présenté sa démission après le vol, mais que cela lui avait été refusé et qu’elle avait reçu le soutien d’Emmanuel Macron. Sollicité par l’AFP, le Louvre n’a pas souhaité réagir à ces affirmations.Laurence des Cars devrait être interrogée sur les conditions de sécurité de la galerie d’Apollon, qui abrite la collection royale de gemmes et les diamants de la Couronne, qui compte environ 800 pièces.Les portes de la galerie restaient closes mercredi, trois panneaux gris en bloquant la vue et le personnel du Louvre demandant aux visiteurs de continuer à circuler.Parmi les huit pièces emportées figurent le diadème d’Eugénie, qui compte près de 2.000 diamants, et le collier de la parure de saphirs de Marie-Amélie, dernière reine de France, et d’Hortense de Beauharnais, mère de Napoléon III.- Pas de “faille” -Face aux accusations des députés mardi, Rachida Dati a exclu toute “faille de sécurité à l’intérieur” du musée, car les dispositifs “ont fonctionné”.Elle a en revanche mis en cause l’absence de la sécurité “sur la voie publique”, permettant aux cambrioleurs d’installer un monte-charge et d’entrer par une fenêtre.Dans un pré-rapport consulté lundi par l’AFP, la Cour des comptes déplore un “retard dans le déploiement d’équipements destinés à assurer la protection des œuvres” du musée.Fille du journaliste et écrivain Jean des Cars, petite-fille du romancier Guy des Cars, Laurence des Cars a gagné une longue expérience dans les musées.Avant le Louvre, cette spécialiste de l’art du XIXe et du début du XXe siècle a présidé le musée d’Orsay, après celui de l’Orangerie, un musée d’art impressionniste et post-impressionniste qui expose en particulier les gigantesques Nymphéas de Monet.

Le Louvre rouvre, sa patronne en première ligne après le vol des joyaux

Silencieuse depuis dimanche, la présidente-directrice du Louvre, Laurence des Cars, s’exprime mercredi devant des sénateurs pour tenter d’expliquer comment des cambrioleurs ont pu voler des joyaux dans le musée le plus visité au monde, pour un préjudice estimé à 88 millions d’euros.Après trois jours portes closes, dont le mardi de fermeture hebdomadaire, le musée a rouvert mercredi à 09h00, a constaté une journaliste de l’AFP.”On espérait très fort que ce soit ouvert. On avait réservé pour aujourd’hui, on n’aurait pas eu l’occasion de revenir”, se réjouit Fanny, venue depuis Montpellier avec sa fille.En coulisses, l’enquête se poursuit pour tenter de mettre la main sur les quatre cambrioleurs et leur incroyable butin. Un vol qui a provoqué une forte émotion en France comme à l’étranger et une tempête politico-médiatique sur la protection des œuvres du Louvre.L’enquête “progresse”, a assuré sur CNews et Europe 1 le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, selon qui “plus d’une centaine d’enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme et de l’Office central contre le trafic de biens culturels” sont mobilisés.”J’ai toute confiance, ça c’est sûr, dans le fait que nous retrouverons les auteurs”, a-t-il martelé.Qualifiés au départ d’inestimables, les bijoux volés ont désormais une estimation, qui ne tient toutefois pas compte de leur valeur patrimoniale: “Le préjudice a été estimé par la conservatrice du Louvre à 88 millions d’euros”, une somme “extrêmement spectaculaire” mais qui “n’a rien de parallèle et de comparable au préjudice historique”, a déclaré mardi soir sur RTL la procureure de Paris Laure Beccuau.Cette estimation en fait un des plus importants vols d’objets d’art des dernières décennies, mais ce montant reste bien inférieur au préjudice lors du cambriolage du musée Isabella Stewart Gardner de Boston, en 1990, évalué à au moins un demi-milliard de dollars.- Moment de vérité -En première ligne depuis dimanche, la ministre de la Culture Rachida Dati va laisser s’expliquer mercredi Laurence des Cars, qui n’a pas encore fait de déclaration publique sur le vol.Elle sera auditionnée à 16H30 par la commission de la culture du Sénat.Un moment de vérité pour celle qui était devenue en mai 2021 la première femme à accéder à la tête du Louvre, le musée le plus visité au monde avec neuf millions de visiteurs en 2024, dont 80% d’étrangers.Le Figaro a affirmé mardi que Mme Des Cars avait présenté sa démission après le vol, mais que cela lui avait été refusé et qu’elle avait reçu le soutien d’Emmanuel Macron. Sollicité par l’AFP, le Louvre n’a pas souhaité réagir à ces affirmations.Laurence des Cars devrait être interrogée sur les conditions de sécurité de la galerie d’Apollon, qui abrite la collection royale de gemmes et les diamants de la Couronne, qui compte environ 800 pièces.Les portes de la galerie restaient closes mercredi, trois panneaux gris en bloquant la vue et le personnel du Louvre demandant aux visiteurs de continuer à circuler.Parmi les huit pièces emportées figurent le diadème d’Eugénie, qui compte près de 2.000 diamants, et le collier de la parure de saphirs de Marie-Amélie, dernière reine de France, et d’Hortense de Beauharnais, mère de Napoléon III.- Pas de “faille” -Face aux accusations des députés mardi, Rachida Dati a exclu toute “faille de sécurité à l’intérieur” du musée, car les dispositifs “ont fonctionné”.Elle a en revanche mis en cause l’absence de la sécurité “sur la voie publique”, permettant aux cambrioleurs d’installer un monte-charge et d’entrer par une fenêtre.Dans un pré-rapport consulté lundi par l’AFP, la Cour des comptes déplore un “retard dans le déploiement d’équipements destinés à assurer la protection des œuvres” du musée.Fille du journaliste et écrivain Jean des Cars, petite-fille du romancier Guy des Cars, Laurence des Cars a gagné une longue expérience dans les musées.Avant le Louvre, cette spécialiste de l’art du XIXe et du début du XXe siècle a présidé le musée d’Orsay, après celui de l’Orangerie, un musée d’art impressionniste et post-impressionniste qui expose en particulier les gigantesques Nymphéas de Monet.

Un logiciel pour lutter contre la corruption des gendarmes autour de la consultation de fichiers

Disposant de “moyens financiers colossaux”, la criminalité organisée représente un risque majeur de corruption: pour lutter contre ce phénomène qui menace tous les agents de l’Etat, l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), le “gendarme des gendarmes”, se dote d’un logiciel de contrôle.Il y a ceux qui s’assurent que la baby-sitter qu’ils viennent d’engager n’a pas d’antécédents judiciaires, d’autres qui vérifient le statut d’un véhicule pour un proche. Et ceux qui consultent les fichiers pour fournir des informations sur les procédures en cours, contre rémunération, à des bandes criminelles.Avec les smartphones Neo, gendarmes et policiers peuvent accéder aux fichiers, à tout moment, qu’ils soient en service ou en congé.”Les fichiers sont une manne d’informations” et “un point de fragilité”, considère une gendarme auprès de l’AFP. “L’utilisation illégitime des fichiers augmente chaque année, même si les chiffres restent à un petit niveau”, ajoute-t-elle.Le nombre d’affaires judiciaires pour corruption ou atteinte à la probité mettant en cause des gendarmes en lien avec la délinquance organisée est passé d’un seul dossier en 2021, comme en 2022, à 12 en 2023 et 21 en 2024. “La tendance est à ce stade encore haussière en 2025″, constate la gendarmerie.”Nous sommes touchés comme toutes les autres institutions de la sphère publique”, indique Jean-Michel Gentil, chef de l’IGGN depuis 2023 et ancien juge d’instruction notamment à la criminalité organisée.Auparavant, seule l’IGGN recevait une alerte lors des consultations portant sur des personnes connues – acteurs, chanteurs, sportifs, politiques – répertoriées.Pour mieux surveiller les consultations indues et ainsi lutter contre la corruption, l’IGGN expérimente depuis le moi de mai le logiciel Citar (contrôle interne des traces des applications et du réseau), qui doit être déployé sur l’ensemble des unités de gendarmerie d’ici à la fin de l’année.- “Théorie de la grenouille” -Cet outil permet de tracer toutes les consultations réalisées sur quatre fichiers: le Traitement des antécédents judiciaires (TA GN), le Fichier des personnes recherchées (FPR GN), le Fichier des objets et des véhicules signalés (FOVES GN) ainsi que le cadre juridique de la Sauvegarde de la vie humaine (SVH GN).Citar liste les recherches des gendarmes, des réservistes et des brigades, et à partir de patronymes.L’outil est également conçu pour repérer “à court ou moyen terme” les vérifications effectuées sur Genesis, le fichier des détenus de l’administration pénitentiaire, et le Système de traitement central de lecture automatisée de plaque d’immatriculation (STCL – LAPI), précise la gendarmerie.Citar, créé à la demande de la Direction générale de la gendarmerie nationale, permettra aux commandants de compagnie d’exercer “un contrôle en interne des usages abusifs des fichiers”, détaille le général Hubert Charvet, chef de la division des enquêtes internes à l’IGGN, qui veut croire que “l’outil aura un effet préventif”.”Notre but est surtout de protéger les gendarmes, ce n’est pas une simple démarche répressive”, précise M. Gentil. “La criminalité organisée dispose de moyens financiers colossaux mais surtout d’un potentiel de violence qui peut être phénoménal avec des menaces sur les familles”, poursuit le patron de l’IGGN.”On distingue trois niveaux en matière de risques liés à la criminalité organisée: la collusion, puis l’intimidation, et enfin la rétorsion pouvant aller jusqu’à l’assassinat”, développe le général Charvet. “On reste jusqu’à présent au niveau de la collusion” et “il faut éviter à tout prix d’être touché au-delà”. Le général compare volontiers l’emprise et les “stratégies offensives” de la criminalité organisée à “la théorie de la grenouille dans une casserole d’eau” que l’on chauffe: au départ le batracien ne réagit pas mais une fois que l’eau est bouillante, il est cuit.Les cas de corruption, “l’infraction la plus occulte qui soit”, rappelle M. Gentil, apparaissent la plupart du temps dans des dossiers judiciaires, mais aussi lors de suspicion de violation du secret professionnel, d’alertes sur l’usage des fichiers ou de dénonciations.La vie en caserne où tout se sait, tout se voit, ainsi que le poids hiérarchique, qui permet de détecter rapidement tout manquement, agissent comme “un contrôle social” qui est une forme de protection pour le gendarme, souligne-t-on.Par ailleurs, un groupe anticorruption a été créé au sein de l’IGGN le 1er août afin de mieux détecter la corruption, la prévenir et traiter les cas qui surviennent.