Municipales à Paris: Chikirou galvanise ses troupes et étrille la gestion socialiste

Sophia Chikirou, candidate LFI à la mairie de Paris, a galvanisé son camp vendredi autour de la promesse d’une alternative à gauche, étrillant au passage les 25 ans de gestion socialiste à l’Hôtel de Ville, lors de son premier grand meeting de campagne.”Nous allons faire de Paris la plus grande ville insoumise de France, mais aussi du monde, après New York, après Zohran Mamdani”, a lancé la candidate devant près de 1.500 sympathisants chauffés à bloc, à six semaines du premier tour. Le meeting, qui devait initialement se tenir dans la ménagerie du Cirque d’Hiver, a finalement été déplacé dans la grande salle, compte tenu de l’affluence, même si les gradins n’étaient pas entièrement remplis.Plusieurs membres de collectifs de lutte pour Gaza ou contre les violences policières, dont Assa Traoré, fondatrice du comité Vérité et justice pour Adama, étaient venus apporter leur soutien, de même qu’Awa Diabley, mère d’Hismaël, tué à 15 ans en 2018 dans une rixe entre bandes.”On ne peut pas avancer (…) si on n’a pas un maire allié, qui va porter toutes ces questions, de la jeunesse, de l’éducation, de la santé, du racisme, des violences policières”, a déclaré Assa Traoré.Sur scène, les dix-sept têtes de liste d’arrondissement se sont présentées tour à tour, applaudies par la salle.Le député et coordinateur national de La France insoumise Manuel Bompard a décoché ses flèches contre Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, qui n’a pas censuré le budget du gouvernement.”La seule liste garantie 100% censure, 100% anti-Macron, 100% anti-fasciste, c’est la liste du +nouveau Paris populaire+”, a-t-il martelé.Sophia Chikirou a salué le ralliement la veille des conseillers de Paris écologistes Emile Meunier et Jérôme Gleizes. “L’écologie que nous portons avec eux (…), c’est une écologie anticapitaliste et populaire. L’écologie sans la lutte des classes, c’est du jardinage”, a-t-elle ironisé.Emile Meunier n’a lui pas fermé la porte à une alliance de second tour avec la liste d’Emmanuel Grégoire, pourtant clairement écartée par ce dernier.”Il est évident qu’on ne va pas laisser la ville dans les mains de la droite et de l’extrême droite”, a-t-il insisté, alors que Sophia Chikirou s’était opposée à ce qu’un socialiste soit maire de Paris.La candidate a énuméré ses priorités que sont le logement, l’éducation et la protection de l’enfance ainsi que la démocratie locale.”Le premier texte que nous ferons adopter (…) déclarera l’état d’urgence dans le logement à Paris, car 10.000 personnes à la rue, c’est un état d’urgence”, a-t-elle proposé. “Paris est devenu le terrain de jeu des grandes fortunes et des grands fonds d’investissement français et étrangers”, a-t-elle critiqué en promettant la création d’une régie publique de gestion locative.

US Justice Dept releases documents, images, videos from Epstein files

The US Justice Department began releasing millions of new pages on Friday from the Jeffrey Epstein files along with photos and videos, adding fuel to the politically explosive case that has dogged President Donald Trump.Deputy Attorney General Todd Blanche said the White House played no role in the review of the extensive files related to the convicted sex offender, a once close friend of Trump.”They did not tell this department how to do our review, what to look for, what to redact, what to not redact,” Blanche said at a press conference.The Justice Department said some of the documents being released contained “untrue and sensationalist claims” about the 79-year-old Trump submitted to the FBI before the 2020 presidential election.But Blanche — who previously served at Trump’s personal lawyer — dismissed suggestions that embarrassing material about the president had been redacted from the more than three million documents, 180,000 images and 2,000 videos being released on Friday.”We did not protect President Trump,” he said. “We didn’t protect or not protect anybody.”Blanche said all images of girls and women were being redacted aside from those of Ghislaine Maxwell, who was convicted of trafficking underage girls for Epstein and is serving a 20-year prison sentence.”We did not redact images of any men unless it was impossible to redact the woman without also redacting the man,” the deputy attorney general said.A wealthy US financier, Epstein died in a New York prison cell in 2019 while awaiting trial for sex trafficking of underage girls. His death was ruled a suicide.Previous Justice Department releases have shed light on Epstein’s ties to top business executives such as Microsoft’s Bill Gates, celebrities such as filmmaker Woody Allen, academics and politicians, including Trump and former president Bill Clinton.In a draft email among the documents published on Friday, Epstein said Gates had engaged in extramarital affairs, a claim the Gates Foundation denied in a statement to The New York Times.”These claims — from a proven, disgruntled liar — are absolutely absurd and completely false,” it said.In other emails, Epstein connected Steve Tisch, 76, producer of the movies “Forrest Gump” and “Risky Business” and the co-owner of the New York Giants football team, with multiple women.In one exchange with Tisch, Epstein describes a woman as “russian, and rarely tells the full truth, but fun.”- Conspiracy theories -Trump’s right-wing base has long been obsessed by the Epstein saga and conspiracy theories that the financier oversaw a sex trafficking ring for the world’s elite.Only one person — Epstein’s former girlfriend Maxwell — has ever been charged in connection with his crimes and Blanche appeared to play down expectations that the latest files would lead to further prosecutions.Trump and Clinton both figure prominently in the records published so far but neither has been accused of wrongdoing.A Republican-led House panel voted recently to launch contempt of Congress proceedings against Bill and Hillary Clinton over their refusal to testify before its probe into Epstein.Trump, who used to move in the same social circles as Epstein in Florida and New York, fought for months to prevent release of the vast trove of documents about the disgraced financier.But a rebellion inside his Republican Party forced him to sign off on a law mandating release of all the documents.Trump has given varying accounts of why he eventually fell out with Epstein. He has criticized the file dumps, expressing concern that people who “innocently met” Epstein over the years risked having their reputations smeared.The Epstein Files Transparency Act called for all of the documents held by the Justice Department to be published by December 19.Blanche said Friday’s release “marks the end of a very comprehensive document identification and review process to ensure transparency to the American people.”He blamed the delay on the need to painstakingly carry out redactions that protected the identities of Epstein’s more than 1,000 alleged victims.Blanche said he did not expect the release of the latest documents would quell public curiosity and conspiracy theories surrounding Epstein.”There’s a hunger or a thirst for information that I do not think will be satisfied by the review of these documents and there’s nothing I can do about that,” he said.

Manifestation à Minneapolis contre la police de l’immigration, des journalistes arrêtés

Des milliers de manifestants marchent dans les rues de Minneapolis vendredi pour dénoncer les coups de filet de la police de l’immigration et la politique de l’administration Trump, qui a arrêté un ancien présentateur de CNN pour sa couverture des événements.La mort de deux manifestants américains depuis début janvier sous les balles d’agents fédéraux dans cette ville du nord a suscité une vague d’indignation à travers les Etats-Unis.L’un d’eux, Alex Pretti, abattu de dix coups de feu par des agents de la police aux frontières (CPB) le 24 janvier, a été qualifié vendredi d'”agitateur” par Donald Trump, qui ne cesse de souffler le chaud et le froid sur le mouvement de contestation contre sa volonté d’expulser massivement les sans-papiers.Malgré un déploiement toujours massif d’agents fédéraux censés incarner ce tour de vis, des milliers de manifestants ont encore battu le pavé vendredi sous des pancartes hostiles autant à Donald Trump lui-même qu’à sa police fédérale de l’immigration, l’ICE, qui cristallise les tensions.”Je vis ici (…) et je ne pense pas que notre gouvernement devrait nous terroriser comme ça”, a expliqué à l’AFP Sushma Santhana, une ingénieure de 24 ans.- “Poutine serait fier”Deux journalistes américains ont été arrêtés en lien avec les récentes manifestations, a indiqué la ministre de la Justice Pam Bondi, qui s’est félicitée sur X d’avoir dirigé elle-même l’arrestation d’un ex-présentateur de CNN, Don Lemon.Cette ancienne figure de la télévision a été interpellé pour avoir couvert une manifestation dans une église du Minnesota et se retrouve poursuivi pour entrave à la liberté de culte, selon le ministère de la Sécurité intérieure.Au total, trois personnes avaient été arrêtées, dont une journaliste indépendante et un ancien candidat démocrate à la Chambre des représentants.Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a condamné une “attaque flagrante” contre la presse.Sarcastique et amer, le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom, critique virulent de l’administration Trump, a estimé de son côté sur X que le président russe Vladimir Poutine “serait fier”.- “Insurgés”Le ministère américain de la Justice a évoqué vendredi l’ouverture d’une nouvelle enquête sur la mort d’Alex Pretti, cette fois concernant la violation de ses droits fondamentaux, tout en soulignant qu’il s’agit d’une procédure “standard”.”Nous regardons tout ce qui pourrait permettre de faire la lumière sur ce qui s’est passé ce jour-là”, a expliqué à la presse le numéro deux du ministère, Todd Blanche, ajoutant que cette enquête et celle déjà en cours sur l’usage de leurs armes par des agents fédéraux seraient menées en parallèle.Après avoir parlé ces derniers jours de “désescalade” et évoqué une réduction du nombre d’agents masqués qui mènent des raids à Minneapolis, Donald Trump a relancé vendredi de virulentes critiques envers les manifestants: des “insurgés”, des “agitateurs” et des “fauteurs de troubles financés” par des “professionnels” de la rébellion, selon lui. “Je ne suis pas payée pour être là”, a raillé la manifestante Sushma Santhana. “Je ne connais personne qui serait payé. Nous sommes là parce que nous aimons notre communauté, nos voisins et parce qu’on ne souhaite à personne d’être traité de la sorte”, a-t-elle ajouté. – “Il méritait de mourir?”Sur sa plateforme Truth Social, M. Trump a aussi égratigné Alex Pretti, dont il a fustigé la “démonstration de violence” dans une vidéo devenue virale, dans laquelle on voit l’infirmier, onze jours avant sa mort, se rebeller lors d’une interpellation par des policiers fédéraux.L’AFP n’a pas pu vérifier ces images dans l’immédiat.”Le mec a donné un coup de pied dans le phare d’une voiture. Est-ce que ça signifie qu’il méritait de mourir?”, s’est indigné Pedro Wolcott, propriétaire d’une sandwicherie à Minneapolis.Dans la première réaction publique d’un haut-responsable de l’Union européenne, Teresa Ribera, vice-présidente de la Commission européenne, a déploré vendredi une “violence aveugle”.Avant Alex Pretti, une mère de famille de 37 ans, Renee Good, avait été tuée le 7 janvier par un agent de l’ICE.Le sujet crispe jusqu’à Washington, où les démocrates refusent d’adopter un budget pour le ministère de la Sécurité intérieure sans réformes de l’ICE.Et les opposants à cette politique continuent également de se mobiliser à travers les Etats-Unis, comme à Los Angeles, où environ un millier de personnes a manifesté vendredi.burs-rfo-sha/ube

Britain’s Starmer seeks to bolster China ties despite Trump warning

Visiting Prime Minister Keir Starmer said on Friday Britain has a “huge amount to offer” China, after his bid to forge closer ties prompted warnings from US President Donald Trump.Starmer’s trip is the first to China by a British prime minister in eight years, and follows in the footsteps of other Western leaders looking to counter an increasingly volatile United States.Leaders from France, Canada and Finland have flocked to Beijing in recent weeks, recoiling from Trump’s bid to seize Greenland and tariff threats against NATO allies.Trump warned on Thursday it was “very dangerous” for Britain to be dealing with China.Starmer brushed off those comments on Friday, noting that Trump was also expected to visit China in the months ahead. “The US and the UK are very close allies, and that’s why we discussed the visit with his team before we came,” Starmer said in an interview with UK television. “I don’t think it is wise for the UK to stick its head in the sand. China is the second-largest economy in the world,” he said. Asked about Trump’s comments on Friday, Beijing’s foreign ministry said “China is willing to strengthen cooperation with all countries in the spirit of mutual benefit and win-win results”.Starmer met top Chinese leaders, including President Xi Jinping and Premier Li Qiang, on Thursday, with both sides highlighting the need for closer ties.He told business representatives from Britain and China on Friday that both sides had “warmly engaged” and “made some real progress”.”The UK has got a huge amount to offer,” he said in a short speech at the UK-China Business Forum at the Bank of China.The meetings the previous day provided “just the level of engagement that we hoped for”, Starmer said.He signed a series of agreements on Thursday, with Downing Street announcing Beijing had agreed to visa-free travel for British citizens visiting China for under 30 days, although Starmer acknowledged there was no start date for the arrangement yet.The Chinese foreign ministry said only that it was “actively considering” the visa deal and would “make it public at an appropriate time upon completing the necessary procedures”.Starmer hailed the agreements as “symbolic of what we’re doing with the relationship”.He also said Beijing had lifted sanctions on UK lawmakers targeted since 2021 for their criticism of alleged human rights abuses against China’s Muslim Uyghur minority.”President Xi said to me that that means all parliamentarians are welcome”, Starmer said in an interview with UK television.He travelled from Beijing to economic powerhouse Shanghai, where he spoke with Chinese students at the Shanghai International College of Fashion and Innovation, a joint institute between Donghua University and the University of Edinburgh.- Visas and whisky -The visa deal could bring Britain in line with about 50 other countries granted visa-free travel, including France, Germany, Australia and Japan, and follows a similar agreement made between China and Canada this month.The agreements signed included cooperation on targeting supply chains used by migrant smugglers, as well as on British exports to China, health and strengthening a bilateral trade commission.China also agreed to halve tariffs on British whisky to five percent, according to Downing Street.British companies sealed £2.2 billion in export deals and around £2.3 billion in “market access wins” over five years, and “hundreds of millions worth of investments,” Starmer’s government said in a statement.Xi told Starmer on Thursday that their countries should strengthen dialogue and cooperation in the context of a “complex and intertwined” international situation.Relations between China and the UK deteriorated from 2020 when Beijing imposed a national security law on Hong Kong and cracked down on pro-democracy activists in the former British colony.However, China remains Britain’s third-largest trading partner, and Starmer is hoping deals with Beijing will help fulfil his primary goal of boosting UK economic growth.British pharmaceutical group AstraZeneca said on Thursday it would invest $15 billion in China through 2030 to expand its medicines manufacturing and research.And China’s Pop Mart, makers of the wildly popular Labubu dolls, said it would set up a regional hub in London and open 27 stores across Europe in the coming year, including up to seven in Britain. Starmer will continue his Asia trip with a brief stop in Japan on Saturday to meet Prime Minister Sanae Takaichi.

US judge blocks death penalty for alleged health CEO killer Mangione

A federal judge on Friday blocked prosecutors from seeking the death penalty against Luigi Mangione, the man accused of gunning down a health insurance executive in New York in December 2024.The judge dismissed two federal charges against Mangione that could carry the death penalty: murder and using a gun with a silencer.The 27-year-old suspect is still charged with two counts of stalking in his federal case, and separately faces state-level murder charges.Friday’s decision “is solely to foreclose the death penalty as an available punishment to be considered by the jury,” Judge Margaret Garnett wrote in her opinion.Mangione could be sentenced to life in prison without parole if convicted of the stalking charges. The federal trial is to begin with jury selection on September 8.Prosecutors declined to comment on the decision when contacted by AFP. Garnett has given the prosecution until February 27 to file an appeal.Mangione’s attorney Karen Friedman Agnifilotold a press briefing outside the courthouse Friday that the defense team was “very relieved,” hailing an “incredible decision.”The murder of UnitedHealthcare CEO Brian Thompson, captured on surveillance video, quickly captured national attention while exposing public anger with the profit-driven US healthcare system.Mangione was arrested five days after the killing at a McDonald’s restaurant in Altoona, Pennsylvania, some 230 miles (370 kilometers) from the crime scene, following a tip from a staff member.Friday’s decision comes after Mangione’s legal team already succeeded in having state-level terrorism charges dropped.However, Garnett also dealt the defense a significant blow on Friday — rejecting their efforts to block the use of evidence found during Mangione’s arrest.Officers who arrived at the McDonald’s searched Mangione’s backpack, finding inside a handgun, a silencer, a magazine with bullets wrapped in underwear and a red notebook described as a “manifesto.”The defense had argued that proper protocol had not been followed during the search.Friday’s decision also marks a blow for President Donald Trump’s attorney general, Pam Bondi, who has relaunched efforts to impose the death penalty at the federal level, reversing a moratorium during the administration of Joe Biden.A date for the state trial has not been set.Mangione — who has an avid fan base of mostly women that often attend his hearings — has pleaded not guilty to all charges.

Le ministère de la Justice publie un tombereau de documents du dossier Epstein

Le ministère américain de la Justice a entrepris vendredi la publication d’une masse de documents supplémentaires concernant Jeffrey Epstein, affirmant avoir ainsi respecté l’obligation imposée à l’administration Trump de faire toute la transparence sur ce dossier politiquement explosif.”Aujourd’hui nous publions plus de trois millions de pages, dont plus de 2.000 vidéos et plus de 180.000 images”, a déclaré le numéro deux du ministère de la Justice, Todd Blanche, lors d’une conférence de presse.Ancien avocat personnel de Donald Trump, dont la proximité avec Jeffrey Epstein est avérée, lorsque les deux hommes évoluaient dans la jet-set de New York dans les années 1990, il a nié toute implication de la Maison Blanche dans ce processus.  “Nous nous sommes conformés à la loi et nous n’avons pas protégé le président Trump ni protégé ou omis de protéger qui que ce soit”, a assuré Todd Blanche.”Comme nous l’avons dit en juillet, si nous, au ministère de la Justice, avions des informations sur des hommes qui ont exploité sexuellement des femmes, nous les inculperions”, a-t-il assuré.”Mais je ne pense pas que ni la population ni vous en découvriez dans les documents Epstein, hélas”, a ajouté M. Blanche.Il faisait référence à un memorandum publié conjointement en juillet par le ministère et le FBI, la police fédérale, concluant à l’absence d’élément nouveau dans le dossier qui justifierait la publication de documents supplémentaires ou de nouvelles poursuites.L’annonce avait enflammé la base “MAGA” de Donald Trump qui voit dans l’affaire Epstein, terreau fertile pour les théories du complot les plus échevelées, la confirmation de ses suspicions sur la dépravation et la corruption des élites.- “Fin du processus” -Au total, près de 3,5 millions de pages de ce dossier titanesque ont été publiées par le gouvernement depuis décembre sous la contrainte d’une loi votée par le Congrès, a relevé M. Blanche.”La publication d’aujourd’hui marque la fin d’un processus très approfondi de recensement et d’analyse de documents pour garantir la transparence au peuple américain et le respect de la loi”, a-t-il souligné, lisant la conclusion d’une lettre adressée parallèlement au Congrès.Une fois son rapport remis au Congrès et les justifications des caviardages des documents publiées au Journal officiel, “le ministère aura rempli ses obligations fixées par la loi”, selon cette lettre signée par la ministre, Pam Bondi, et M. Blanche.Hormis la complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, qui purge une peine de vingt ans de prison, les images et vidéos de toutes les femmes ont été masquées, a précisé Todd Blanche.L’élu démocrate Ro Khanna, un des coauteurs de la loi, s’est dit “content que ces documents soient publiés”, après des semaines d’attente.”Mais je ne pourrai pas dire qu’ils ont agi de bonne foi avant d’avoir vu les documents”, a-t-il déclaré sur MS NOW.Des parlementaires républicains et démocrates ont joint leurs forces pour pousser à la publication de cette énorme masse de photos, vidéos et documents écrits (courriers électroniques, auditions de témoins, etc), contre la volonté de Donald Trump.- Avion d’Epstein -Le ministère a prévenu dans un communiqué que dans la masse de documents figuraient “des accusations fausses et sensationnalistes contre le président Trump adressées au FBI avant l’élection de 2020”.Les publications précédentes ont surtout éclairé le réseau spectaculaire de Jeffrey Epstein, richissime financier retrouvé pendu dans sa cellule en 2019 à New York avant d’être jugé pour avoir monté un système d’exploitation sexuelle de jeunes filles mineures.Donald Trump reconnaît l’avoir fréquenté à l’époque, assurant néanmoins avoir rompu avec lui avant qu’il ne soit inquiété par la justice.Mais contrairement à ses assurances selon lesquelles il n’aurait “jamais pris l’avion d’Epstein”, son nom apparaît huit fois sur la liste des passagers de l’appareil entre 1993 et 1996, selon un courriel d’un enquêteur datant de 2020.Le ministère de la Justice a justifié la diffusion au compte-gouttes et le caviardage de nombreux documents, autorisé sous conditions par la loi, par la nécessité de protéger les victimes.Parmi les documents publiés en décembre, des photos de l’ancien président démocrate Bill Clinton en compagnie de Jeffrey Epstein ou de femmes aux visages dissimulés avaient en particulier retenu l’attention. Bill Clinton a également toujours démenti avoir eu connaissance de ses crimes.

Ligue 1: Lens se relance face au Havre et reprend la tête

Une semaine après sa défaite à Marseille, Lens s’est repris contre Le Havre (1-0) vendredi soir au stade Bollaert pour reprendre provisoirement la première place de Ligue 1 au Paris SG en ouverture de la 20e journée.La désillusion au Vélodrome samedi dernier (3-1) n’aura donc pas marqué le début d’un essoufflement tant redouté par le public lensois. Sur sa pelouse, le club du bassin minier a rejoué l’intense partition qui lui permet de réussir une saison bien au-delà des attentes.Le voilà de nouveau au sommet du championnat avec 46 points, soit un de plus que le club de la capitale, qui se déplace à Strasbourg dimanche soir (20h45).Les joueurs de Pierre Sage ont profité de la réception du Havre, l’un des mal-classés du championnat (15e, 20 pts), pour reprendre leur marche en avant et redémarrer, peut-être, une série de victoires, après avoir vu la plus belle de l’histoire du club (dix toutes compétitions confondues) s’interrompre à Marseille.Ce succès tient en partie aux choix de l’entraîneur lensois, qui, toujours privé de son roc défensif Samson Baidoo, a cette fois choisi de décaler Ismaëlo Ganiou dans l’axe de sa défense à trois et de la compléter, à droite, par le jeune Kyllian Antonio. Ainsi, le Jurassien a pu replacer Matthieu Udol et Ruben Aguilar aux postes de pistons, respectivement à gauche et à droite.Dans sa position préférentielle, l’ancien capitaine messin a été très actif, débordant souvent pour offrir des centres à ses coéquipiers, jusqu’à trouver… Aguilar au deuxième poteau, qui a inscrit le seul but du match juste avant la mi-temps (45e+1).- Florian Thauvin omniprésent -Le latéral de 32 ans a concrétisé la nette domination des siens lors du premier acte, où Florian Thauvin, moins en vue ces dernières semaines, a beaucoup tenté avec plus ou moins de réussite (12e, 19e, 20e, 64e).Tout au long de la rencontre, l’international français a été un détonateur du jeu lensois, parfois avec des gestes de grande classe, comme ce petit pont (24e) et ce sombrero (90e) qui ont fait rugir Bollaert.Mais les joueurs de l’Artois ont souvent péché dans la finition, que ce soit par Thauvin ou Malang Sarr (31e), Matthieu Udol (36e), Mamadou Sangaré (45e), Wesley Saïd (90e) et Kyllian Antonio (90e+4).Après une entame convaincante – axe de progression ciblé par Pierre Sage au vu des retards à l’allumage ces derniers temps -, les Artésiens ont baissé de pied en deuxième période, laissant les Havrais espérer.Mais lorsqu’ils ont fait preuve d’adresse, les Normands ont buté sur Robin Risser, auteur de deux arrêts déterminants pour repousser une reprise de la tête d’Arouna Sangante (55e) et une frappe d’Issa Soumaré (62e).A 21 ans, Risser a ainsi rappelé qu’il est aussi l’un des grands artisans de la superbe saison lensoise, pour rassurer une défense encore plus jeune que lui avec Ganiou (20 ans) et Antonio (18 ans). Une jeunesse en or.