Le roi Charles III reçu au Vatican avant une prière historique avec le pape

Le roi Charles III, en visite d’Etat au Vatican, est reçu jeudi par le pape Léon XIV avec lequel il va prier lors d’une célébration oecuménique dans la chapelle Sixtine, une première depuis le schisme anglican au XVIe siècle.Le monarque de 76 ans, qui a le rôle de gouverneur suprême de l’Eglise – anglicane – d’Angleterre, est arrivé mercredi soir à Rome, accompagné de son épouse Camilla, pour cette visite qualifiée d'”historique” par Buckingham palace.Escorté par un long convoi, le couple royal a été accueilli avec les honneurs en milieu de matinée au palais apostolique, sous l’oeil de gardes suisses en uniforme de gala, avant d’être reçu en audience privée. Il s’agit de la première rencontre de Charles avec le pape Léon XIV, élu en mai à la tête de l’Eglise catholique après le décès de son prédécesseur François.Temps fort de la visite, ils prieront ensemble lors d’une célébration oecuménique à 12H00 (10H00 GMT) dans la chapelle Sixtine, sous les célèbres fresques de Michel-Ange, en présence de responsables religieux et d’officiels.Ce sera la première fois qu’un pape et un souverain britannique prient ensemble publiquement, marquant ainsi un nouveau rapprochement entre les deux Eglises, après un demi-siècle d’initiatives communes et de rencontres entre les papes et les archevêques de Canterbury, les chefs spirituels de l’Eglise d’Angleterre.Cette prière d’environ 45 minutes, voulue par Charles III, sera axée sur la protection de la nature, un thème cher au roi, signe de la convergence entre les deux Eglises sur les questions environnementales, dix ans après l’encyclique Laudato Si’ du pape François sur l’écologie intégrale.Coprésidée par Léon XIV et l’archevêque de York Stephen Cottrell, elle mêlera des traditions catholiques et anglicanes. La chorale de la chapelle Sixtine accompagnera celle de la chapelle Saint-Georges de Windsor.- Différends théologiques -L’anglicanisme est né en 1534 d’une scission avec l’Eglise catholique, provoquée par le roi d’Angleterre Henri VIII à la suite du refus du pape d’annuler son mariage avec Catherine d’Aragon.En 1961, la mère de Charles, Elizabeth II, avait été la première monarque britannique à se rendre au Vatican depuis le schisme.Cette prière “est un évènement historique”, explique à l’AFP William Gibson, professeur d’histoire ecclésiastique à la Oxford Brookes university. Il rappelle que le souverain britannique est tenu par la loi d’être protestant.”De 1536 à 1914, il n’y avait pas de relations diplomatiques officielles entre le Royaume-Uni et le Saint-Siège”, dit-il. Londres a ouvert une ambassade au Vatican en 1982 seulement. Et ce n’est qu’en 2013 que la loi a permis aux membres de la famille royale épousant des catholiques de conserver leur place dans l’ordre de succession, explique William Gibson. Récent, ce rapprochement est “important dans la mesure où l’anglicanisme est né en réaction à l’Eglise catholique, et donc dans l’opposition”, rappelle à l’AFP le frère Hyacinthe Destivelle, prêtre dominicain français, membre du dicastère (ministère) pour la promotion de l’unité des chrétiens.Contrairement à l’Eglise catholique romaine, l’Eglise anglicane ordonne des femmes et permet aux prêtres de se marier. Pour la première fois de son histoire, elle vient de nommer à sa tête une femme, Sarah Mullally, une mère de famille de 63 ans.- 20 millions de baptisés -Jeudi après-midi, Charles et Camilla devaient assister également à un autre service religieux oecuménique à Saint-Paul-hors-les-murs, l’une des quatre basiliques majeures de Rome.A cette occasion, le roi sera fait “confrère royal”, et un siège spécial a été créé pour lui, qui restera dans la basilique et pourra être utilisé à l’avenir par ses successeurs sur le trône britannique.Léon XIV et Charles III célèbreront ensemble l’année jubilaire ou Année Sainte de l’Eglise catholique, qui a lieu tous les 25 ans et attire des millions de pèlerins au Vatican.Le couple royal avait rencontré en privé le pape François, le 9 avril dernier au Vatican, 12 jours avant sa mort.Charles III était représenté par son fils William aux funérailles du jésuite argentin, puis par son frère le prince Edward à la messe d’intronisation de Léon XIV le 18 mai. L’Eglise d’Angleterre, en perte de vitesse, compte une vingtaine de millions de fidèles baptisés, mais évalue à un peu moins d’un million ses pratiquants réguliers, selon des statistiques portant sur l’année 2022.

Le roi Charles III reçu au Vatican avant une prière historique avec le pape

Le roi Charles III, en visite d’Etat au Vatican, est reçu jeudi par le pape Léon XIV avec lequel il va prier lors d’une célébration oecuménique dans la chapelle Sixtine, une première depuis le schisme anglican au XVIe siècle.Le monarque de 76 ans, qui a le rôle de gouverneur suprême de l’Eglise – anglicane – d’Angleterre, est arrivé mercredi soir à Rome, accompagné de son épouse Camilla, pour cette visite qualifiée d'”historique” par Buckingham palace.Escorté par un long convoi, le couple royal a été accueilli avec les honneurs en milieu de matinée au palais apostolique, sous l’oeil de gardes suisses en uniforme de gala, avant d’être reçu en audience privée. Il s’agit de la première rencontre de Charles avec le pape Léon XIV, élu en mai à la tête de l’Eglise catholique après le décès de son prédécesseur François.Temps fort de la visite, ils prieront ensemble lors d’une célébration oecuménique à 12H00 (10H00 GMT) dans la chapelle Sixtine, sous les célèbres fresques de Michel-Ange, en présence de responsables religieux et d’officiels.Ce sera la première fois qu’un pape et un souverain britannique prient ensemble publiquement, marquant ainsi un nouveau rapprochement entre les deux Eglises, après un demi-siècle d’initiatives communes et de rencontres entre les papes et les archevêques de Canterbury, les chefs spirituels de l’Eglise d’Angleterre.Cette prière d’environ 45 minutes, voulue par Charles III, sera axée sur la protection de la nature, un thème cher au roi, signe de la convergence entre les deux Eglises sur les questions environnementales, dix ans après l’encyclique Laudato Si’ du pape François sur l’écologie intégrale.Coprésidée par Léon XIV et l’archevêque de York Stephen Cottrell, elle mêlera des traditions catholiques et anglicanes. La chorale de la chapelle Sixtine accompagnera celle de la chapelle Saint-Georges de Windsor.- Différends théologiques -L’anglicanisme est né en 1534 d’une scission avec l’Eglise catholique, provoquée par le roi d’Angleterre Henri VIII à la suite du refus du pape d’annuler son mariage avec Catherine d’Aragon.En 1961, la mère de Charles, Elizabeth II, avait été la première monarque britannique à se rendre au Vatican depuis le schisme.Cette prière “est un évènement historique”, explique à l’AFP William Gibson, professeur d’histoire ecclésiastique à la Oxford Brookes university. Il rappelle que le souverain britannique est tenu par la loi d’être protestant.”De 1536 à 1914, il n’y avait pas de relations diplomatiques officielles entre le Royaume-Uni et le Saint-Siège”, dit-il. Londres a ouvert une ambassade au Vatican en 1982 seulement. Et ce n’est qu’en 2013 que la loi a permis aux membres de la famille royale épousant des catholiques de conserver leur place dans l’ordre de succession, explique William Gibson. Récent, ce rapprochement est “important dans la mesure où l’anglicanisme est né en réaction à l’Eglise catholique, et donc dans l’opposition”, rappelle à l’AFP le frère Hyacinthe Destivelle, prêtre dominicain français, membre du dicastère (ministère) pour la promotion de l’unité des chrétiens.Contrairement à l’Eglise catholique romaine, l’Eglise anglicane ordonne des femmes et permet aux prêtres de se marier. Pour la première fois de son histoire, elle vient de nommer à sa tête une femme, Sarah Mullally, une mère de famille de 63 ans.- 20 millions de baptisés -Jeudi après-midi, Charles et Camilla devaient assister également à un autre service religieux oecuménique à Saint-Paul-hors-les-murs, l’une des quatre basiliques majeures de Rome.A cette occasion, le roi sera fait “confrère royal”, et un siège spécial a été créé pour lui, qui restera dans la basilique et pourra être utilisé à l’avenir par ses successeurs sur le trône britannique.Léon XIV et Charles III célèbreront ensemble l’année jubilaire ou Année Sainte de l’Eglise catholique, qui a lieu tous les 25 ans et attire des millions de pèlerins au Vatican.Le couple royal avait rencontré en privé le pape François, le 9 avril dernier au Vatican, 12 jours avant sa mort.Charles III était représenté par son fils William aux funérailles du jésuite argentin, puis par son frère le prince Edward à la messe d’intronisation de Léon XIV le 18 mai. L’Eglise d’Angleterre, en perte de vitesse, compte une vingtaine de millions de fidèles baptisés, mais évalue à un peu moins d’un million ses pratiquants réguliers, selon des statistiques portant sur l’année 2022.

Harmer stars as South Africa beat Pakistan to draw series

South Africa beat Pakistan by eight wickets in the second Test in Rawalpindi on Thursday to draw the series 1-1 with Simon Harmer taking a maiden five-wicket haul.The 36-year-old off-spinner finished with 6-50, taking his 1,000th first-class wicket in the process, on a deteriorating Rawalpindi stadium pitch.South Africa eased to the 68-run target for the loss of captain Aiden Markram (42) and Tristan Stubbs (nought), both to spinner Noman Ali, who finished with 2-40.Ryan Rickelton, who scored 25 not out, hit Sajid Khan for a six to seal an emphatic win minutes before the lunch break for the World Test Championship holders. Markram was delighted by his side’s display after losing the first Test by 93 runs.”It was a great response after Lahore,” said Markram, standing in for regular skipper Temba Bavuma, who missed the tour with a calf injury.Like Lahore — where spinners took 34 of the 40 wickets to fall — it was a battle of the slow bowlers.Pakistan made 333 in their first innings before the South African tail wagged to help them pile up 404 for a crucial 71-run lead.Thursday’s morning session saw Pakistan’s batters fold, adding just 44 runs after resuming the fourth day on 94-4.Harmer torpedoed Pakistan’s hopes of saving the Test when he trapped Babar Azam leg-before with the fifth ball of the day after the batsman had reached his 30th Test half-century.Markram said the performance of the South African spinners, especially Harmer and Keshav Maharaj, gave them a big boost with two Tests in India next month.”In South Africa you’d think just seamers and some spinners, but we are a work in progress heading to India,” he said.Pakistan captain Shan Masood said some of his side’s batting was “not up to the mark”.”You have to give credit to South Africa,” he said.”They have kept fighting and our lower-order batting, finishing innings off, third-innings collapses are not up to the mark.”- Azam drought goes on -Pakistan’s hopes had rested on Azam ending his century drought, having not scored a ton since December 2022.His lean spell goes on.Nine runs later Harmer had Mohammad Rizwan caught by close-in fielder Tony de Zorzi for 18.In his next over the spinner dismissed Noman for nought, caught behind for Harmer’s 1,000 wicket in his 235th first-class match.Harmer is the fourth South African to take 1,000 or more first-class wickets, behind Mike Procter (1,417), Allan Donald (1,216) and Charlie Llewellyn (1013).Harmer’s previous best figures of 4-51 came in the first Test in Lahore.Unlike South Africa, Pakistan’s tail did not last long as they lost their last five wickets for 33 runs in their second innings, just their latest batting slump in the series.Shaheen Shah Afridi was run out without scoring while Maharaj dismissed Salman Agha for 28 and Sajid Khan for 13 to swiftly wrap up the innings.Maharaj finished with 2-34 to follow up his 7-102 in the first innings.

Un adolescent mis en examen après le viol filmé d’un enfant de 9 ans

Un collégien de 13 ans a été mis en examen à Besançon après le viol sur la voie publique d’un enfant de neuf ans, qu’il a filmé et dont il a diffusé les images, une affaire qualifiée d’exceptionnelle par l’Education nationale compte tenu du jeune âge des protagonistes.Un garçon de huit ans, qui a imposé un rapport sexuel à la victime, est également impliqué dans ces faits mais n’est pas pénalement responsable en raison de son jeune âge, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Besançon. L’âge de la  responsabilité pénale est fixé à 13 ans.Les faits se sont produits en plein jour, début octobre, “dans un endroit un peu isolé sur un parking”, dans un quartier de Besançon dont le parquet n’a pas souhaité préciser le nom.”C’est un dossier qui est arrivé dans les mains de la police parce que le mineur de 13 ans a filmé un rapport sexuel entre un garçon de 8 ans sur un garçon de 9 ans”, selon le parquet.L’adolescent a envoyé sa vidéo “à ses copains”, qui en ont parlé à des enseignants qui ont alerté la police, selon la même source.Interrogés, les deux enfants de 8 et 9 ans ont dit aux policiers “avoir été obligés de faire ça et accusé le mineur de 13 ans”.Placé en garde à vue le 15 octobre, ce dernier a déclaré avoir seulement filmé la scène et a nié les faits de viol et de complicité de viol, selon le parquet.Le jeune homme, présumé innocent et “absolument inconnu de la justice” jusque là, est mis en examen pour viol, complicité de viol et enregistrement d’images d’atteinte aux personnes. Il a été placé sous contrôle judiciaire et pris en charge “dans son réseau familial” dans un quartier éloigné des deux autres enfants, avec qui il a une interdiction de contact. Les trois jeunes gens se connaissaient car ils habitaient dans des domiciles proches les uns des autres. Les deux enfants ont été scolarisés ensemble.- “Très éprouvant” -L’affaire a été “très très éprouvante pour les enfants”, la vidéo ayant largement circulé en milieu scolaire, a-t-on déclaré au parquet, où l’on cherche à comprendre les motivations des agresseurs.”On se demande si c’est parce qu’ils ont subi des choses, si c’est parce qu’ils ont un accès au porno très facilité maintenant avec les téléphones portables”, a-t-on indiqué.”On va faire faire des évaluations en termes de protection de l’enfance, dans les familles, des deux petits, pour essayer de voir déjà s’ils sont bien pris en charge suite au trauma, puis pour voir s’il y a des difficultés familiales”.Le jeune âge des protagonistes a également sidéré le monde enseignant.”De mémoire – je suis là depuis un peu plus de dix ans – je n’ai jamais été confronté à quelque chose de cette nature-là, je crois que c’est de l’ordre de l’exceptionnel”, a déclaré à l’AFP Guillaume Rivoire, directeur de la communication du rectorat de Besançon.”On a mené des actions de prévention, d’accompagnement auprès des élèves du collège. Nos assistantes sociales sont intervenues auprès des élèves pour les prévenir et les accompagner s’ils avaient été exposés à des contenus inappropriés”, a-t-il dit.”Comme c’est intervenu aussi juste avant les vacances scolaires, nos assistantes sociales ont aussi laissé le numéro de téléphone e-enfance, le 30-18, pour qu’ils puissent appeler”.

Bangladesh court to deliver verdict against Hasina on November 13

The verdict in the crimes against humanity case against ousted Bangladesh prime minister Sheikh Hasina will be delivered on November 13, the attorney general said, as the trial ended on Thursday.Hasina, 78, has defied court orders to return from India to face charges of ordering a deadly crackdown in a failed attempt to crush a student-led uprising.”If she believed in the justice system, she should have returned,” Attorney General Md Asaduzzaman said in his closing speech of the nearly five-month-long trial in Dhaka.”She was the prime minister but fled, leaving behind the entire nation — her fleeing corroborates the allegations.”Her trial in absentia, which opened on June 1, heard months of testimony alleging Hasina ordered mass killings.Up to 1,400 people were killed between July and August 2024, according to the United Nations.Prosecutors have filed five charges, including failure to prevent murder, amounting to crimes against humanity under Bangladeshi law.They have demanded the death penalty if she is found guilty.Chief prosecutor Tajul Islam has accused Hasina of being “the nucleus around whom all the crimes were committed” during the uprising.Her co-accused are former interior minister Asaduzzaman Khan Kamal, also a fugitive, and ex-police chief Chowdhury Abdullah Al-Mamun, who is in custody and has pleaded guilty.- ‘We want justice’ -Witnesses included a man whose face was ripped apart by gunfire.The prosecution also played audio tapes — verified by police — that suggested Hasina directly ordered security forces to “use lethal weapons” against protesters.Hasina, assigned a state-appointed lawyer, has refused to recognise the court’s authority.Defence lawyer Md Amir Hossain said she was “forced to flee” Bangladesh, claiming that she “preferred death and a burial within her residence compound”.Her now-banned Awami League says she “categorically denies” all charges and has denounced the proceedings as “little more than a show trial”.Asaduzzaman, the attorney general, said it had been a fair trial that sought justice for all victims.”We want justice for both sides of the crimes against humanity case, that claimed 1,400 lives,” he said, listing several of those killed, including children.The verdict will come three months ahead of elections expected in early February 2026, the first since Hasina’s overthrow.

Airbus, Thales et Leonardo fusionnent leurs activités spatiales pour la souveraineté de l’Europe

Les poids lourds européens Airbus, Thales et Leonardo ont signé jeudi un protocole d’accord en vue de fusionner leurs activités dans les satellites, un méga-projet destiné à contrer la domination de Starlink, la constellation d’Elon Musk, et à renforcer la souveraineté de l’Europe.L'”acteur spatial européen de premier plan” ainsi créé emploiera quelque 25.000 personnes à travers l’Europe, pour un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros (à fin 2024) et un carnet de commandes représentant plus de trois années de ventes.Il sera opérationnel en 2027 si la Commission européenne donne son feu vert, souligne Thales.”Dans un contexte mondial marqué par une concurrence accrue, nous avons besoin de champions du spatial à l’échelle de l’Europe. C’est le seul moyen pour investir plus, innover plus, être plus compétitifs et mettre le spatial au service de notre autonomie stratégique”, a réagi Philippe Baptiste, ministre français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace et ancien patron du Cnes, l’agence spatiale française. Ce projet de fusion, baptisé Bromo, est “une excellente nouvelle”, s’est également félicité le ministre français de l’Economie Roland Lescure, saluant “la création d’un champion européen des satellites” qui permettra de “renforcer notre souveraineté européenne”. – “Monopole”? -Le siège social de la nouvelle entité sera basé à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, où Airbus, Thales Alenia Space et Leonardo disposent déjà d’importantes implantations en ingénierie, production et recherche, a annoncé un haut responsable de Thales lors d’une conférence téléphonique.Airbus, Leonardo et Thales détiendront respectivement 35%, 32,5% et 32,5% du capital. L’entreprise fonctionnera sous contrôle conjoint, avec “une gouvernance équilibrée”, selon Leonardo. Des syndicats ont toutefois mis en garde contre le “monopole” que créerait cette fusion et prévenu que les suppressions d’emploi en cours dans les branches spatiales d’Airbus et de Thales mettaient “en péril le maintien des compétences”.Pour la CGT Métallurgie, la raison de cette fusion est “de créer un monopole permettant d’imposer ses prix et d’affaiblir le pouvoir des agences” spatiales française Cnes et européenne ESA. Dans un communiqué mardi, le syndicat a fait valoir qu’Airbus et Thales Alenia Space avaient déjà “un carnet de commandes record qu’ils (avaient) du mal à honorer”.Le syndicat FO Métaux a estimé jeudi que cette fusion ouvrait “la voie à un nouvel équilibre industriel”, à condition que des “savoir-faire” français soient préservés. Elle “ne peut être synonyme de perte d’emploi”, a-t-il mis en garde. “Nous avons trouvé un équilibre, qui se rapproche de ce qui a été fait avec succès il y a 25 ans avec MBDA”, a assuré un haut responsable d’Airbus faisant référence au consortium européen spécialisé dans les missiles, où les principaux actionnaires européens — Airbus, BAE Systems et Leonardo — détiennent des parts équilibrées et exercent un contrôle conjoint sur les décisions stratégiques.La souveraineté des Etats sera “préservée” avec de “fortes fonctions transversales”, a-t-il ajouté.- Airbus de l’espace -Dans une interview à l’AFP début octobre le patron de l’ESA Josef Aschbacher avait promis de soutenir Bromo “par tous les moyens”.  “Nous avons vu la force de l’industrie européenne dans l’aviation avec Airbus, qui domine le secteur. Le secteur de l’espace est plus petit, par conséquent, l’Europe doit être encore plus alignée”, avait-t-il déclaré. Face à la crise des satellites de télécommunication européens, “nous avons malheureusement dû effectuer des réductions de coûts (en supprimant des emplois, ndlr) au cours des deux dernières années. C’est en grande partie accompli”, a souligné le responsable d’Airbus. “Avec un marché en croissance, nous ne voyons à ce stade aucune fermeture de site ou autre mesure spectaculaire”, a-t-il assuré. Thales a pour sa part indiqué jeudi que compte tenu du gain d’un important contrat lié à la future constellation européenne de satellites Iris2, la suppression de postes dans sa branche spatiale avait été “suspendue”, après avoir déjà redéployé 75% de salariés. La nouvelle entité regroupera principalement les activités Space Systems et Space Digital d’Airbus, les co-entreprises de Thales et Leonardo – Thales Alenia Space et Telespazio -, ainsi que la filiale Thales SESO.

Airbus, Thales et Leonardo fusionnent leurs activités spatiales pour la souveraineté de l’Europe

Les poids lourds européens Airbus, Thales et Leonardo ont signé jeudi un protocole d’accord en vue de fusionner leurs activités dans les satellites, un méga-projet destiné à contrer la domination de Starlink, la constellation d’Elon Musk, et à renforcer la souveraineté de l’Europe.L'”acteur spatial européen de premier plan” ainsi créé emploiera quelque 25.000 personnes à travers l’Europe, pour un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros (à fin 2024) et un carnet de commandes représentant plus de trois années de ventes.Il sera opérationnel en 2027 si la Commission européenne donne son feu vert, souligne Thales.”Dans un contexte mondial marqué par une concurrence accrue, nous avons besoin de champions du spatial à l’échelle de l’Europe. C’est le seul moyen pour investir plus, innover plus, être plus compétitifs et mettre le spatial au service de notre autonomie stratégique”, a réagi Philippe Baptiste, ministre français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace et ancien patron du Cnes, l’agence spatiale française. Ce projet de fusion, baptisé Bromo, est “une excellente nouvelle”, s’est également félicité le ministre français de l’Economie Roland Lescure, saluant “la création d’un champion européen des satellites” qui permettra de “renforcer notre souveraineté européenne”. – “Monopole”? -Le siège social de la nouvelle entité sera basé à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, où Airbus, Thales Alenia Space et Leonardo disposent déjà d’importantes implantations en ingénierie, production et recherche, a annoncé un haut responsable de Thales lors d’une conférence téléphonique.Airbus, Leonardo et Thales détiendront respectivement 35%, 32,5% et 32,5% du capital. L’entreprise fonctionnera sous contrôle conjoint, avec “une gouvernance équilibrée”, selon Leonardo. Des syndicats ont toutefois mis en garde contre le “monopole” que créerait cette fusion et prévenu que les suppressions d’emploi en cours dans les branches spatiales d’Airbus et de Thales mettaient “en péril le maintien des compétences”.Pour la CGT Métallurgie, la raison de cette fusion est “de créer un monopole permettant d’imposer ses prix et d’affaiblir le pouvoir des agences” spatiales française Cnes et européenne ESA. Dans un communiqué mardi, le syndicat a fait valoir qu’Airbus et Thales Alenia Space avaient déjà “un carnet de commandes record qu’ils (avaient) du mal à honorer”.Le syndicat FO Métaux a estimé jeudi que cette fusion ouvrait “la voie à un nouvel équilibre industriel”, à condition que des “savoir-faire” français soient préservés. Elle “ne peut être synonyme de perte d’emploi”, a-t-il mis en garde. “Nous avons trouvé un équilibre, qui se rapproche de ce qui a été fait avec succès il y a 25 ans avec MBDA”, a assuré un haut responsable d’Airbus faisant référence au consortium européen spécialisé dans les missiles, où les principaux actionnaires européens — Airbus, BAE Systems et Leonardo — détiennent des parts équilibrées et exercent un contrôle conjoint sur les décisions stratégiques.La souveraineté des Etats sera “préservée” avec de “fortes fonctions transversales”, a-t-il ajouté.- Airbus de l’espace -Dans une interview à l’AFP début octobre le patron de l’ESA Josef Aschbacher avait promis de soutenir Bromo “par tous les moyens”.  “Nous avons vu la force de l’industrie européenne dans l’aviation avec Airbus, qui domine le secteur. Le secteur de l’espace est plus petit, par conséquent, l’Europe doit être encore plus alignée”, avait-t-il déclaré. Face à la crise des satellites de télécommunication européens, “nous avons malheureusement dû effectuer des réductions de coûts (en supprimant des emplois, ndlr) au cours des deux dernières années. C’est en grande partie accompli”, a souligné le responsable d’Airbus. “Avec un marché en croissance, nous ne voyons à ce stade aucune fermeture de site ou autre mesure spectaculaire”, a-t-il assuré. Thales a pour sa part indiqué jeudi que compte tenu du gain d’un important contrat lié à la future constellation européenne de satellites Iris2, la suppression de postes dans sa branche spatiale avait été “suspendue”, après avoir déjà redéployé 75% de salariés. La nouvelle entité regroupera principalement les activités Space Systems et Space Digital d’Airbus, les co-entreprises de Thales et Leonardo – Thales Alenia Space et Telespazio -, ainsi que la filiale Thales SESO.

Airbus, Thales et Leonardo fusionnent leurs activités spatiales pour la souveraineté de l’Europe

Les poids lourds européens Airbus, Thales et Leonardo ont signé jeudi un protocole d’accord en vue de fusionner leurs activités dans les satellites, un méga-projet destiné à contrer la domination de Starlink, la constellation d’Elon Musk, et à renforcer la souveraineté de l’Europe.L'”acteur spatial européen de premier plan” ainsi créé emploiera quelque 25.000 personnes à travers l’Europe, pour un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros (à fin 2024) et un carnet de commandes représentant plus de trois années de ventes.Il sera opérationnel en 2027 si la Commission européenne donne son feu vert, souligne Thales.”Dans un contexte mondial marqué par une concurrence accrue, nous avons besoin de champions du spatial à l’échelle de l’Europe. C’est le seul moyen pour investir plus, innover plus, être plus compétitifs et mettre le spatial au service de notre autonomie stratégique”, a réagi Philippe Baptiste, ministre français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace et ancien patron du Cnes, l’agence spatiale française. Ce projet de fusion, baptisé Bromo, est “une excellente nouvelle”, s’est également félicité le ministre français de l’Economie Roland Lescure, saluant “la création d’un champion européen des satellites” qui permettra de “renforcer notre souveraineté européenne”. – “Monopole”? -Le siège social de la nouvelle entité sera basé à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, où Airbus, Thales Alenia Space et Leonardo disposent déjà d’importantes implantations en ingénierie, production et recherche, a annoncé un haut responsable de Thales lors d’une conférence téléphonique.Airbus, Leonardo et Thales détiendront respectivement 35%, 32,5% et 32,5% du capital. L’entreprise fonctionnera sous contrôle conjoint, avec “une gouvernance équilibrée”, selon Leonardo. Des syndicats ont toutefois mis en garde contre le “monopole” que créerait cette fusion et prévenu que les suppressions d’emploi en cours dans les branches spatiales d’Airbus et de Thales mettaient “en péril le maintien des compétences”.Pour la CGT Métallurgie, la raison de cette fusion est “de créer un monopole permettant d’imposer ses prix et d’affaiblir le pouvoir des agences” spatiales française Cnes et européenne ESA. Dans un communiqué mardi, le syndicat a fait valoir qu’Airbus et Thales Alenia Space avaient déjà “un carnet de commandes record qu’ils (avaient) du mal à honorer”.Le syndicat FO Métaux a estimé jeudi que cette fusion ouvrait “la voie à un nouvel équilibre industriel”, à condition que des “savoir-faire” français soient préservés. Elle “ne peut être synonyme de perte d’emploi”, a-t-il mis en garde. “Nous avons trouvé un équilibre, qui se rapproche de ce qui a été fait avec succès il y a 25 ans avec MBDA”, a assuré un haut responsable d’Airbus faisant référence au consortium européen spécialisé dans les missiles, où les principaux actionnaires européens — Airbus, BAE Systems et Leonardo — détiennent des parts équilibrées et exercent un contrôle conjoint sur les décisions stratégiques.La souveraineté des Etats sera “préservée” avec de “fortes fonctions transversales”, a-t-il ajouté.- Airbus de l’espace -Dans une interview à l’AFP début octobre le patron de l’ESA Josef Aschbacher avait promis de soutenir Bromo “par tous les moyens”.  “Nous avons vu la force de l’industrie européenne dans l’aviation avec Airbus, qui domine le secteur. Le secteur de l’espace est plus petit, par conséquent, l’Europe doit être encore plus alignée”, avait-t-il déclaré. Face à la crise des satellites de télécommunication européens, “nous avons malheureusement dû effectuer des réductions de coûts (en supprimant des emplois, ndlr) au cours des deux dernières années. C’est en grande partie accompli”, a souligné le responsable d’Airbus. “Avec un marché en croissance, nous ne voyons à ce stade aucune fermeture de site ou autre mesure spectaculaire”, a-t-il assuré. Thales a pour sa part indiqué jeudi que compte tenu du gain d’un important contrat lié à la future constellation européenne de satellites Iris2, la suppression de postes dans sa branche spatiale avait été “suspendue”, après avoir déjà redéployé 75% de salariés. La nouvelle entité regroupera principalement les activités Space Systems et Space Digital d’Airbus, les co-entreprises de Thales et Leonardo – Thales Alenia Space et Telespazio -, ainsi que la filiale Thales SESO.

Rubio heads to Israel as US seeks to firm up Gaza truce

Top US diplomat Marco Rubio warned that Israel’s moves towards annexing the occupied West Bank risked undermining a fragile US-brokered truce in Gaza, as he headed to Israel on Thursday.Israeli lawmakers on Wednesday advanced two bills paving the way for West Bank annexation, days after President Donald Trump secured a ceasefire deal aimed at ending Israel’s two-year offensive in Gaza, launched after Hamas’s October 2023 attacks.”I think the president’s made clear that’s not something we can be supportive of right now,” Rubio said of annexation as he boarded his plane for a visit to Israel.Annexation moves are “threatening for the peace deal,” he told reporters, acknowledging the Israeli lawmakers’ latest steps.”At this time, it’s something that we… think might be counterproductive,” Rubio said.Asked about increased violence by Israeli settlers against Palestinians in the West Bank, Rubio said: “We’re concerned about anything that threatens to destabilise what we’ve worked on.”Israel has occupied the West Bank since 1967, and violence there has surged since the start of the war in Gaza.According to the Ramallah-based Palestinian health ministry, Israeli troops and settlers have killed nearly 1,000 Palestinians, including militants and civilians, since October 2023.Over the same period, at least 43 Israelis, including members of the security forces, have been killed in Palestinian attacks or Israeli operations, official figures show.The United States remains the primary military and diplomatic supporter of Israel, and Rubio until recently had steered clear of criticising annexation moves championed by Prime Minister Benjamin Netanyahu’s far-right allies.But a number of Arab and Muslim countries, which Washington has been courting in a bid to provide troops and money for a stabilisation force in Gaza, have warned that annexation of the West Bank was a red line.Hamas’s moderate rivals in the Palestinian Authority exercise limited self-rule in parts of the West Bank.- Daily threats to truce -Rubio is the latest in a string of top US officials to visit Israel to shore up the ceasefire, following Vice President JD Vance, who was due to conclude his own trip later on Thursday.Rubio did not rule out that the ceasefire would face threats.”Every day there’ll be threats to it, but I actually think we’re ahead of schedule in terms of bringing it together, and the fact that we made it through this weekend is a good sign,” Rubio said.”This was a historic peace deal that President Trump delivered on, and now we have to make sure that it continues and that we continue to build upon it.”The truce faced its toughest test Sunday, when Israeli forces launched strikes in Gaza after two soldiers were killed. The strikes killed at least 45 Palestinians, according to the health ministry in Hamas-run Gaza.Witnesses reported artillery fire in Khan Yunis on Thursday but no casualties.During his visit, Vance warned that disarming Hamas while rebuilding Gaza would be a challenge.”We have a very, very tough task ahead of us, which is to disarm Hamas but rebuild Gaza, to make life better for the people of Gaza, but also to ensure that Hamas is no longer a threat to our friends in Israel,” Vance said Wednesday.The vice president inaugurated the new Civil-Military Coordination Centre (CMCC) in southern Israel, where US and allied forces will work with Israeli counterparts to monitor the truce and coordinate aid deliveries.Under Trump’s 20-point peace plan, an international security force drawn from Arab and Muslim allies would oversee Gaza’s transition as Israeli troops withdraw.The force would not have US troops deployed inside Gaza.Netanyahu, facing criticism from his far-right allies for accepting the ceasefire before Hamas was destroyed, defended the agreement, calling it a success that “put the knife up to Hamas’s throat” while isolating the group regionally.- ‘Children’s future slipping away’ -In Gaza, civilians displaced by two years of war continued to struggle.”We were afraid of dying during the war, and now we’re afraid of living after it,” said Maher Abu Wafah, 42.”Our lives and our children’s future are slipping away before our eyes. We just want a stable life.”As the US diplomatic visits continued, the International Court of Justice issued an advisory opinion urging Israel to ensure Palestinians’ access to essential goods and humanitarian aid.Israel dismissed the ruling as a “political attempt” to pressure it under the guise of law.A senior UN official warned Wednesday of “generational” impacts in Gaza from malnutrition among pregnant women and babies, urging a surge of aid to help prevent potential lifelong health issues.Andrew Saberton, deputy executive director of the UN Population Fund, said 11,500 pregnant women face “catastrophic” conditions, with starvation posing severe risks to both mothers and newborns.