Budget : la taxe Zucman rejetée en commission, la gauche dénonce un manque de “justice fiscale”

La commission des Finances de l’Assemblée a achevé lundi son premier jour d’examen du budget 2026, avec une bataille sur la fiscalité entre les députés, qui ont réécrit plusieurs mesures gouvernementales et rejeté la taxe Zucman, au grand dam de la gauche.Ces débats, qui continueront de mardi matin à mercredi soir, sont un tour de chauffe avant le débat dans l’hémicycle dès vendredi, en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu. Les députés repartiront du texte initial du gouvernement, comme toujours pour les textes budgétaires.La commission permet toutefois de mettre en lumière les positions des groupes.- Taxe Zucman supprimée -La taxe Zucman a été défendue en commission par les quatre groupes de gauche. Du nom de l’économiste Gabriel Zucman, elle entend faire payer aux contribuables ayant au moins 100 millions d’euros de patrimoine un impôt minimum de 2%, y compris sur le patrimoine professionnel.”C’est une taxe de justice fiscale (…) pour éviter que nos sociétés deviennent des sociétés totalement inégalitaires”, a défendu Mathilde Feld (LFI).C’est “un repoussoir pour les nouveaux entrepreneurs” voulant s’installer en France, a rétorqué le rapporteur général Philippe Juvin (LR).”Vous n’expliquez pas comment vous n’allez pas taxer les biens professionnels”, a accusé de son côté Jean-Philippe Tanguy (RN), craignant que la mesure favorise “une vague de désindustrialisation”. Le camp gouvernemental et le RN ont voté contre.En réaction, M. Zucman a estimé sur X que rejeter à nouveau cette mesure dans l’hémicycle revient à “défendre le +droit+ des milliardaires à payer zéro”.Lundi, les députés n’ont pas hésité à corriger la copie de l’exécutif, parfois à l’initiative des groupes de la coalition gouvernementale. Si des députés macronistes ont échoué à supprimer la reconduction partielle en 2026 d’une contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, un amendement de Daniel Labaronne (Renaissance) a exclu de son périmètre les entreprises de taille intermédiaire (ETI).Les députés ont également supprimé, via un amendement LR, la taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales détenant au moins 5 millions d’euros d’actifs, parfois utilisées pour contourner l’impôt. L’amendement adopté propose plutôt de taxer les holdings lorsque leur propriétaire décède, mais le vote, qui s’est tenu dans la confusion en commission, devrait toutefois être différent dans l’hémicycle.- “C’est non” -A plusieurs reprises plusieurs députés de gauche se sont émus du peu d’amendements de “justice fiscale” adoptés. “On a déjà compris. La taxe Zucman c’est non (…) l’impôt sur les grandes transmissions, c’est non. Le retour de l’ISF, c’est non”, a égrainé François Ruffin (groupe écologiste).La gauche a toutefois fait voter des amendements rétablissant “l’exit tax”, pour freiner l’évasion fiscale des entrepreneurs.Une coalition de la gauche au RN en passant par Les Républicains a aussi supprimé des mesures clivantes, dont la fiscalisation des indemnités journalières pour affection longue durée, ou l’extinction d’une réduction d’impôt pour frais de scolarité dans l’enseignement secondaire et supérieur.Dans la matinée, les députés avaient en revanche approuvé la prolongation de la contribution différentielle des hauts revenus (20% d’imposition minimale pour les ménages aux revenus dépassant 250.000 euros par an). Ils l’ont également renforcée en la prolongeant jusqu’à ce que le déficit repasse sous les 3% du PIB.Quant au gel du barème de l’impôt sur le revenu prévu dans le texte, qui se traduira par 200.000 “nouveaux entrants” dans cet impôt en raison de l’inflation, il a été modifié après de longs débats. Un amendement du groupe Liot, le moins coûteux pour les finances publiques, a été adopté pour que seule la première tranche du barème soit indexée sur l’inflation, estimée à 1%.La commission des Affaires sociales examinera, elle, à partir de jeudi le projet de budget de la sécurité sociale, après audition des ministres mardi.Avec un déficit public qui devrait s’établir à 5,4% du PIB en 2025, le gouvernement ambitionne un effort global d’une trentaine de milliards d’euros pour 2026, entre nouveaux prélèvements (14 milliards) et économies de dépenses (17 milliards) afin de ramener le déficit public à 4,7%. Il accepterait d’assouplir l’objectif jusqu’à un niveau se situant “sous 5%” pour permettre des compromis.Les députés débattent sous la pression des délais constitutionnels prévus pour adopter le budget (70 jours pour celui de l’Etat, 50 pour la Sécurité sociale). En cas de dépassement des délais, le budget pourrait passer par voie d’ordonnances.mpa-sl-la-bpa-sac/may

Budget : la taxe Zucman rejetée en commission, la gauche dénonce un manque de “justice fiscale”

La commission des Finances de l’Assemblée a achevé lundi son premier jour d’examen du budget 2026, avec une bataille sur la fiscalité entre les députés, qui ont réécrit plusieurs mesures gouvernementales et rejeté la taxe Zucman, au grand dam de la gauche.Ces débats, qui continueront de mardi matin à mercredi soir, sont un tour de chauffe avant le débat dans l’hémicycle dès vendredi, en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu. Les députés repartiront du texte initial du gouvernement, comme toujours pour les textes budgétaires.La commission permet toutefois de mettre en lumière les positions des groupes.- Taxe Zucman supprimée -La taxe Zucman a été défendue en commission par les quatre groupes de gauche. Du nom de l’économiste Gabriel Zucman, elle entend faire payer aux contribuables ayant au moins 100 millions d’euros de patrimoine un impôt minimum de 2%, y compris sur le patrimoine professionnel.”C’est une taxe de justice fiscale (…) pour éviter que nos sociétés deviennent des sociétés totalement inégalitaires”, a défendu Mathilde Feld (LFI).C’est “un repoussoir pour les nouveaux entrepreneurs” voulant s’installer en France, a rétorqué le rapporteur général Philippe Juvin (LR).”Vous n’expliquez pas comment vous n’allez pas taxer les biens professionnels”, a accusé de son côté Jean-Philippe Tanguy (RN), craignant que la mesure favorise “une vague de désindustrialisation”. Le camp gouvernemental et le RN ont voté contre.En réaction, M. Zucman a estimé sur X que rejeter à nouveau cette mesure dans l’hémicycle revient à “défendre le +droit+ des milliardaires à payer zéro”.Lundi, les députés n’ont pas hésité à corriger la copie de l’exécutif, parfois à l’initiative des groupes de la coalition gouvernementale. Si des députés macronistes ont échoué à supprimer la reconduction partielle en 2026 d’une contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, un amendement de Daniel Labaronne (Renaissance) a exclu de son périmètre les entreprises de taille intermédiaire (ETI).Les députés ont également supprimé, via un amendement LR, la taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales détenant au moins 5 millions d’euros d’actifs, parfois utilisées pour contourner l’impôt. L’amendement adopté propose plutôt de taxer les holdings lorsque leur propriétaire décède, mais le vote, qui s’est tenu dans la confusion en commission, devrait toutefois être différent dans l’hémicycle.- “C’est non” -A plusieurs reprises plusieurs députés de gauche se sont émus du peu d’amendements de “justice fiscale” adoptés. “On a déjà compris. La taxe Zucman c’est non (…) l’impôt sur les grandes transmissions, c’est non. Le retour de l’ISF, c’est non”, a égrainé François Ruffin (groupe écologiste).La gauche a toutefois fait voter des amendements rétablissant “l’exit tax”, pour freiner l’évasion fiscale des entrepreneurs.Une coalition de la gauche au RN en passant par Les Républicains a aussi supprimé des mesures clivantes, dont la fiscalisation des indemnités journalières pour affection longue durée, ou l’extinction d’une réduction d’impôt pour frais de scolarité dans l’enseignement secondaire et supérieur.Dans la matinée, les députés avaient en revanche approuvé la prolongation de la contribution différentielle des hauts revenus (20% d’imposition minimale pour les ménages aux revenus dépassant 250.000 euros par an). Ils l’ont également renforcée en la prolongeant jusqu’à ce que le déficit repasse sous les 3% du PIB.Quant au gel du barème de l’impôt sur le revenu prévu dans le texte, qui se traduira par 200.000 “nouveaux entrants” dans cet impôt en raison de l’inflation, il a été modifié après de longs débats. Un amendement du groupe Liot, le moins coûteux pour les finances publiques, a été adopté pour que seule la première tranche du barème soit indexée sur l’inflation, estimée à 1%.La commission des Affaires sociales examinera, elle, à partir de jeudi le projet de budget de la sécurité sociale, après audition des ministres mardi.Avec un déficit public qui devrait s’établir à 5,4% du PIB en 2025, le gouvernement ambitionne un effort global d’une trentaine de milliards d’euros pour 2026, entre nouveaux prélèvements (14 milliards) et économies de dépenses (17 milliards) afin de ramener le déficit public à 4,7%. Il accepterait d’assouplir l’objectif jusqu’à un niveau se situant “sous 5%” pour permettre des compromis.Les députés débattent sous la pression des délais constitutionnels prévus pour adopter le budget (70 jours pour celui de l’Etat, 50 pour la Sécurité sociale). En cas de dépassement des délais, le budget pourrait passer par voie d’ordonnances.mpa-sl-la-bpa-sac/may

Budget : la taxe Zucman rejetée en commission, la gauche dénonce un manque de “justice fiscale”

La commission des Finances de l’Assemblée a achevé lundi son premier jour d’examen du budget 2026, avec une bataille sur la fiscalité entre les députés, qui ont réécrit plusieurs mesures gouvernementales et rejeté la taxe Zucman, au grand dam de la gauche.Ces débats, qui continueront de mardi matin à mercredi soir, sont un tour de chauffe avant le débat dans l’hémicycle dès vendredi, en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu. Les députés repartiront du texte initial du gouvernement, comme toujours pour les textes budgétaires.La commission permet toutefois de mettre en lumière les positions des groupes.- Taxe Zucman supprimée -La taxe Zucman a été défendue en commission par les quatre groupes de gauche. Du nom de l’économiste Gabriel Zucman, elle entend faire payer aux contribuables ayant au moins 100 millions d’euros de patrimoine un impôt minimum de 2%, y compris sur le patrimoine professionnel.”C’est une taxe de justice fiscale (…) pour éviter que nos sociétés deviennent des sociétés totalement inégalitaires”, a défendu Mathilde Feld (LFI).C’est “un repoussoir pour les nouveaux entrepreneurs” voulant s’installer en France, a rétorqué le rapporteur général Philippe Juvin (LR).”Vous n’expliquez pas comment vous n’allez pas taxer les biens professionnels”, a accusé de son côté Jean-Philippe Tanguy (RN), craignant que la mesure favorise “une vague de désindustrialisation”. Le camp gouvernemental et le RN ont voté contre.En réaction, M. Zucman a estimé sur X que rejeter à nouveau cette mesure dans l’hémicycle revient à “défendre le +droit+ des milliardaires à payer zéro”.Lundi, les députés n’ont pas hésité à corriger la copie de l’exécutif, parfois à l’initiative des groupes de la coalition gouvernementale. Si des députés macronistes ont échoué à supprimer la reconduction partielle en 2026 d’une contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, un amendement de Daniel Labaronne (Renaissance) a exclu de son périmètre les entreprises de taille intermédiaire (ETI).Les députés ont également supprimé, via un amendement LR, la taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales détenant au moins 5 millions d’euros d’actifs, parfois utilisées pour contourner l’impôt. L’amendement adopté propose plutôt de taxer les holdings lorsque leur propriétaire décède, mais le vote, qui s’est tenu dans la confusion en commission, devrait toutefois être différent dans l’hémicycle.- “C’est non” -A plusieurs reprises plusieurs députés de gauche se sont émus du peu d’amendements de “justice fiscale” adoptés. “On a déjà compris. La taxe Zucman c’est non (…) l’impôt sur les grandes transmissions, c’est non. Le retour de l’ISF, c’est non”, a égrainé François Ruffin (groupe écologiste).La gauche a toutefois fait voter des amendements rétablissant “l’exit tax”, pour freiner l’évasion fiscale des entrepreneurs.Une coalition de la gauche au RN en passant par Les Républicains a aussi supprimé des mesures clivantes, dont la fiscalisation des indemnités journalières pour affection longue durée, ou l’extinction d’une réduction d’impôt pour frais de scolarité dans l’enseignement secondaire et supérieur.Dans la matinée, les députés avaient en revanche approuvé la prolongation de la contribution différentielle des hauts revenus (20% d’imposition minimale pour les ménages aux revenus dépassant 250.000 euros par an). Ils l’ont également renforcée en la prolongeant jusqu’à ce que le déficit repasse sous les 3% du PIB.Quant au gel du barème de l’impôt sur le revenu prévu dans le texte, qui se traduira par 200.000 “nouveaux entrants” dans cet impôt en raison de l’inflation, il a été modifié après de longs débats. Un amendement du groupe Liot, le moins coûteux pour les finances publiques, a été adopté pour que seule la première tranche du barème soit indexée sur l’inflation, estimée à 1%.La commission des Affaires sociales examinera, elle, à partir de jeudi le projet de budget de la sécurité sociale, après audition des ministres mardi.Avec un déficit public qui devrait s’établir à 5,4% du PIB en 2025, le gouvernement ambitionne un effort global d’une trentaine de milliards d’euros pour 2026, entre nouveaux prélèvements (14 milliards) et économies de dépenses (17 milliards) afin de ramener le déficit public à 4,7%. Il accepterait d’assouplir l’objectif jusqu’à un niveau se situant “sous 5%” pour permettre des compromis.Les députés débattent sous la pression des délais constitutionnels prévus pour adopter le budget (70 jours pour celui de l’Etat, 50 pour la Sécurité sociale). En cas de dépassement des délais, le budget pourrait passer par voie d’ordonnances.mpa-sl-la-bpa-sac/may

US appeals court says Trump can deploy soldiers in Portland

A US appeals court said Monday that President Donald Trump can send National Guard troops to Portland, despite objections from Oregon’s governor.The ruling is the latest step in a battle pitting the White House against liberal states who have pushed back against what they characterize as Trump’s authoritarian over-reach and a creeping militarization of US society.”After considering the record at this preliminary stage, we conclude that it is likely that the President lawfully exercised his statutory authority” when he federalized the state’s National Guard, the Ninth Circuit of the US Court of Appeals said.The ruling clears the way for 200 National Guard personnel to be deployed to protect federal buildings, where authorities say protestors — many dressed in animal costumes — are impeding immigration enforcement.Portland, along with Chicago, became the latest flashpoints in the Trump administration’s rollout of raids, following the deployment of troops to Los Angeles, Washington and Memphis.In such raids, groups of masked, armed men in unmarked cars or armored vehicles target residential neighborhoods and businesses.The state of Oregon took the administration to court to try to prevent its forces being used, obtaining a stay from a lower court that prevented any boots on the ground while the matter was decided.Monday’s decision — by two out of the three justices on the appeals panel — overturns the stay.Trump has repeatedly called Portland “war-ravaged” and riddled with violent crime. But in her original ruling granting the stay, US District Judge Karin Immergut dismissed his comments as “simply untethered to the facts.”Although the city has seen scattered attacks on federal officers and property, the Trump administration failed to demonstrate “that those episodes of violence were part of an organized attempt to overthrow the government as a whole,” Immergut wrote.Protests in Portland did not pose a “danger of rebellion” and “regular law enforcement forces” could handle such incidents, Immergut said.Circuit Judge Susan Graber, dissenting from the ruling released Monday, said the administration’s seizing of Oregon’s National Guard — a force usually under the control of the state’s governor — was a dangerous erosion of constitutional rights.”Given Portland protesters’ well-known penchant for wearing chicken suits, inflatable frog costumes, or nothing at all when expressing their disagreement with the methods employed by ICE, observers may be tempted to view the majority’s ruling, which accepts the government’s characterization of Portland as a war zone, as merely absurd,” she wrote.”But today’s decision is not merely absurd. It erodes core constitutional principles, including sovereign States’ control over their States’ militias and the people’s First Amendment rights to assemble and to object to the government’s policies and actions.”Oregon’s Attorney General Dan Rayfield called for an immediate “en banc” hearing — a gathering of the most senior judge on the circuit and 10 other justices, who could override Monday’s judgment.”Today’s ruling, if allowed to stand, would give the president unilateral power to put Oregon soldiers on our streets with almost no justification. We are on a dangerous path in America,” he said.Governor Tina Kotek said she wanted to hear from Trump exactly what he expected National Guard troops to do in a city where people protest peacefully.”The Trump Administration is being dishonest, and these actions to deploy troops are a gross, un-American abuse of power,” she said.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Val-d’Oise: une tornade renverse trois grues et tue un jeune travailleur sur un chantier

Un travailleur de 23 ans a été tué sur un chantier et quatre autres personnes ont été grièvement blessées lundi à Ermont dans le Val-d’Oise quand une tornade, soudaine et violente, a fait s’écrouler trois grues, selon les autorités préfectorales et judiciaires.La ville d’Ermont, située à 21 km au nord-est de Paris, a été la plus affectée par “cet épisode venteux, soudain et violent, localisé à une dizaine de communes, qui s’est produit à 17H50”, a indiqué le préfet Philippe Court, joint par l’AFP sur place. Le représentant de l’Etat a évoqué “une sorte de mini-tornade”.”On recense dix victimes dont une décédée, un homme de 23 ans”, a précisé de son côté le procureur de la République de Pontoise, Guirec Le Bras, qui s’est également déplacé sur les lieux. Il s’agit “d’un des employés de l’entreprise de construction privée qui intervenait sur le chantier”, a-t-il ajouté par téléphone. Dans l’attente de l’autopsie, le procureur n’a pu livrer davantage d’éléments sur les conditions dans lesquelles le décès est intervenu.Une enquête pour homicide involontaire et blessures involontaires dans le cadre du travail a été ouverte à Pontoise, en flagrance, et confiée au service interdépartemental de police judiciaire du Val-d’Oise.Dans la soirée, l’inspection du travail s’est déplacée sur les lieux à Ermont, pour les premières constatations, a précisé le procureur.- Grues balayées, toits arrachés -L’homme décédé a été touché dans “une zone de chantier traversée par la mini-tornade”, selon M. Court. Une autre grue est tombée sur un établissement médico-social, sans y faire de victimes. Une troisième a chuté sur un bâtiment d’habitation, a-t-il précisé.Dix victimes au total sont recensées.”On compte une personne décédée, quatre en urgence absolue et cinq en urgence relative”, avait détaillé en début de soirée la préfecture, évoquant “un épisode de vents violents à présent terminé” durant lequel des “grues sont tombées et des toits ont été arrachés”.Des vidéos postées sur des comptes du réseau social X montrent trois grues s’effondrer en quelques secondes, l’une après l’autre.Sur des images obtenues par l’AFP auprès du syndicat Alliance police nationale, une de ces grues apparaît effondrée sur un bâtiment d’habitation.”Les importants dégâts matériels y seront recensés une fois le jour levé”, a commenté M. Court.Les sapeurs-pompiers et les forces de sécurité sont également intervenus à Eaubonne, Andilly, Montmorency ou encore à Franconville…Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué sur X un “épisode de tornade soudain et d’une rare intensité”.Sur place ont rapidement été mobilisés des dizaines de pompiers, 50 policiers et 20 personnels du Service d’aide médicale d’urgence (Samu), ainsi qu’une dizaine de médecins, selon la préfecture.Sur son compte officiel sur X, la Sécurité civile a exprimé dans la soirée son “soutien total aux 110 sapeurs-pompiers du Sdis 95 et aux 66 bénévoles des associations agréés de Sécurité civile qui sont mobilisés” dans le département.Un centre opérationnel départemental avait été ouvert en préfecture pour coordonner les opérations.

Val-d’Oise: une tornade renverse trois grues et tue un jeune travailleur sur un chantier

Un travailleur de 23 ans a été tué sur un chantier et quatre autres personnes ont été grièvement blessées lundi à Ermont dans le Val-d’Oise quand une tornade, soudaine et violente, a fait s’écrouler trois grues, selon les autorités préfectorales et judiciaires.La ville d’Ermont, située à 21 km au nord-est de Paris, a été la plus affectée par “cet épisode venteux, soudain et violent, localisé à une dizaine de communes, qui s’est produit à 17H50”, a indiqué le préfet Philippe Court, joint par l’AFP sur place. Le représentant de l’Etat a évoqué “une sorte de mini-tornade”.”On recense dix victimes dont une décédée, un homme de 23 ans”, a précisé de son côté le procureur de la République de Pontoise, Guirec Le Bras, qui s’est également déplacé sur les lieux. Il s’agit “d’un des employés de l’entreprise de construction privée qui intervenait sur le chantier”, a-t-il ajouté par téléphone. Dans l’attente de l’autopsie, le procureur n’a pu livrer davantage d’éléments sur les conditions dans lesquelles le décès est intervenu.Une enquête pour homicide involontaire et blessures involontaires dans le cadre du travail a été ouverte à Pontoise, en flagrance, et confiée au service interdépartemental de police judiciaire du Val-d’Oise.Dans la soirée, l’inspection du travail s’est déplacée sur les lieux à Ermont, pour les premières constatations, a précisé le procureur.- Grues balayées, toits arrachés -L’homme décédé a été touché dans “une zone de chantier traversée par la mini-tornade”, selon M. Court. Une autre grue est tombée sur un établissement médico-social, sans y faire de victimes. Une troisième a chuté sur un bâtiment d’habitation, a-t-il précisé.Dix victimes au total sont recensées.”On compte une personne décédée, quatre en urgence absolue et cinq en urgence relative”, avait détaillé en début de soirée la préfecture, évoquant “un épisode de vents violents à présent terminé” durant lequel des “grues sont tombées et des toits ont été arrachés”.Des vidéos postées sur des comptes du réseau social X montrent trois grues s’effondrer en quelques secondes, l’une après l’autre.Sur des images obtenues par l’AFP auprès du syndicat Alliance police nationale, une de ces grues apparaît effondrée sur un bâtiment d’habitation.”Les importants dégâts matériels y seront recensés une fois le jour levé”, a commenté M. Court.Les sapeurs-pompiers et les forces de sécurité sont également intervenus à Eaubonne, Andilly, Montmorency ou encore à Franconville…Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué sur X un “épisode de tornade soudain et d’une rare intensité”.Sur place ont rapidement été mobilisés des dizaines de pompiers, 50 policiers et 20 personnels du Service d’aide médicale d’urgence (Samu), ainsi qu’une dizaine de médecins, selon la préfecture.Sur son compte officiel sur X, la Sécurité civile a exprimé dans la soirée son “soutien total aux 110 sapeurs-pompiers du Sdis 95 et aux 66 bénévoles des associations agréés de Sécurité civile qui sont mobilisés” dans le département.Un centre opérationnel départemental avait été ouvert en préfecture pour coordonner les opérations.

Stock markets climb as China-US trade fears ease

Stock markets rose Monday after conciliatory comments from US President Donald Trump eased worries about China-US trade tensions.Major US indices jumped more than one percent, boosted also by gains in large tech names led by Apple.Tokyo stocks surged more than three percent to a record after Japan’s ruling party said it was set to sign a new coalition deal.The deal, signed on Monday, paves the way for Sanae Takaichi to become prime minister and raises hopes for an end to the country’s political turmoil.Most stock markets started the week on the front foot as traders “responded to an apparent softening in rhetoric concerning the reigniting of the trade war between the US and China,” said David Morrison, senior market analyst at Trade Nation. Shares of Apple surged nearly four percent following a report by research firm Counterpoint that showed the tech giant’s latest iPhone outselling the prior generation item by a large amount.Meanwhile, a global outage hit Amazon’s cloud services for several hours on Monday, affecting online services for the US tech giant and numerous other companies and organizations.But that didn’t hit Amazon’s share price, which rose 1.6 percent.In Europe, Frankfurt’s stock market rose 1.8 percent. Even Paris pushed higher from early losses that were fueled by BNP Paribas, whose share price tumbled more than seven percent after a US court late last week found it liable for atrocities committed in Sudan.French bonds declined after S&P Global cut the country’s credit rating, citing risks that the government would fail to significantly reduce its deficit next year.The Paris stock exchange got a lift from Gucci-owner Kering, which rose 4.8 percent after it announced the $4.6-billion sale of its beauty products division to L’Oreal.Hong Kong advanced more than two percent and Shanghai was also well up at close as data showed China’s economy grew in line with expectations in the third quarter, though at its slowest pace in a year.The data was released just hours before the start of a closely watched four-day meeting in Beijing with top Communist Party officials focused on long-term economic planning.Trump has softened his rhetoric on China after threatening deep tariffs earlier in the month. The US president expressed optimism ahead of a meeting with counterpart Xi Jinping later this month at as Asia-Pacific summit in South Korea.Trump said his priority was reaching a “fair” trade deal with China. He declined to answer a question on whether he would sacrifice US support for Taiwan as part of an agreement with Xi.”I want to be good to China. I love my relationship with President Xi. We have a great relationship,” Trump said.Trump also expressed doubt that China would invade Taiwan, saying “I think we’ll be just fine with China. China doesn’t want to do that,” as he met Australian Prime Minister Anthony Albanese.Among individual companies, Cleveland Cliffs soared 21.5 percent as the US steel company touted its advantages with customers in light of US trade tariffs on imported steel. The company is also exploring its properties for potential rare earth development.- Key figures at around 2020 GMT -New York – Dow: UP 1.1 percent at 46,706.58 (close)New York – S&P 500: UP 1.1 percent at 6,735.13 (close)New York – Nasdaq Composite: UP 1.4 percent at 22,990.54 (close)London – FTSE 100: UP 0.5 percent at 9,403.57 (close)  Paris – CAC 40: UP 0.4 percent at 8,206.07 (close)Frankfurt – DAX: UP 1.8 percent at 24,258.80 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 3.4 percent at 49,185.50 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 2.4 percent at 25,858.83 (close)Shanghai – Composite: UP 0.6 percent at 3,863.89 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1641 from $1.1655 on FridayPound/dollar: DOWN at $1.3409 from $1.3427Dollar/yen: UP at 150.73 yen from 150.61 yenEuro/pound: UP at 86.82 percent from 86.80 penceWest Texas Intermediate: DOWN less than 0.1 percent at $57.52 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 0.5 percent at $62.01 per barrelburs-jmb/sla

Vol de bijoux au Louvre: les cambrioleurs traqués, le musée sous pression

L’enquête bat son plein: au lendemain du cambriolage du Louvre, au cœur de Paris, la police est aux trousses de quatre malfaiteurs partis avec huit “joyaux de la couronne de France”, un vol spectaculaire qui interroge sur la sécurité du plus célèbre musée du monde.Ce vol par effraction a déclenché une polémique politique et a relancé le débat sur la sécurité des musées français, dont le Louvre, resté fermé lundi.La ministre de la Culture Rachida Dati a annoncé une enquête administrative, en parallèle des investigations judiciaires, “pour avoir un vrai déroulé” de “ce qui s’est passé”, “à la seconde près”.Bijoux, peintures, antiquités… La ministre et son homologue de l’Intérieur Laurent Nuñez ont demandé aux préfets, dans un télégramme, “un inventaire exhaustif de l’ensemble des biens de grande importance pour notre patrimoine culturel, susceptibles de faire l’objet d’une prédation au regard de leur valeur intrinsèque”.Le Louvre est au cœur des préoccupations. Dans un pré-rapport consulté lundi par l’AFP, la Cour des comptes déplore un “retard dans le déploiement d’équipements destinés à assurer la protection des oeuvres” du musée le plus visité au monde, qui reçoit neuf millions de personnes par an.”Nous avons failli”, a estimé le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, puisque des malfaiteurs ont été “capables de mettre un monte-charge” sur la voie publique, “de faire monter des gens en quelques minutes pour récupérer des bijoux inestimables et de donner une image déplorable de la France”.La présidente-directrice du musée du Louvre, Laurence des Cars, va devoir rendre des comptes. Elle sera auditionnée mercredi par la commission des Affaires culturelles du Sénat “pour avoir ses explications”, a dit à l’AFP son président, le centriste Laurent Lafon.Son homologue à l’Assemblée nationale, Alexandre Portier (LR), proposera le même jour à ses collègues la création d’une commission d’enquête sur “la sécurisation des musées” et la “protection du patrimoine”.- Sept à huit minutes chrono -Une soixantaine d’enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne et de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) sont mobilisés pour interpeller les malfaiteurs et retrouver leur butin.A la lumière des avancées de l’enquête, le déroulé du casse se précise.Dimanche aux alentours de 09H30, une nacelle se cale sous un balcon.Après avoir découpé une vitre à la disqueuse, deux cambrioleurs s’introduisent dans la galerie d’Apollon, qui abrite la collection royale de gemmes et les diamants de la Couronne, soit environ 800 pièces.Ils ouvrent deux vitrines à la disqueuse, scène partiellement filmée avec un téléphone portable, sans doute par un visiteur selon une source policière, et diffusée par les chaînes d’information. Visages masqués, ils volent neuf pièces, toutes du XIXe siècle.Un malfaiteur visible sur les images est vêtu d’un gilet jaune. Or les enquêteurs, qui disposent aussi d’images de vidéosurveillance, ont en leur possession un gilet jaune, récupéré après sa découverte par un “citoyen”, selon la procureure de Paris Laure Beccuau.”Nous retrouverons les œuvres et les auteurs seront traduits en justice”, a promis dimanche soir sur X le président Emmanuel Macron.- “Valeur patrimoniale inestimable” -La couronne de l’impératrice Eugénie, l’épouse de Napoléon III, est abandonnée dans leur fuite par les malfaiteurs. Son état est “en cours d’examen”, selon le ministère de la Culture.Mais sont emportées huit pièces “d’une valeur patrimoniale inestimable”, selon les autorités.Parmi elles, le diadème d’Eugénie, qui compte près de 2.000 diamants, et le collier de la parure de saphirs de Marie-Amélie, dernière reine de France, et d’Hortense de Beauharnais, mère de Napoléon III.L’opération dure sept à huit minutes. Elle est le fait de cambrioleurs “chevronnés”, a dit Laurent Nuñez.Les pièces volées sont difficiles sinon impossibles à revendre en l’état. D’après Laure Beccuau, les auteurs peuvent avoir agi “au bénéfice d’un commanditaire” ou avoir voulu obtenir “des pierres précieuses pour pratiquer des opérations de blanchiment”.Interpol a annoncé lundi sur X avoir intégré les précieux joyaux dans sa base de données sur les œuvres d’art volées, qui en compte plus de 57.000.Ce vol est le premier recensé au Louvre depuis celui en 1998 d’un tableau de Corot… jamais retrouvé depuis. bur-ng-abo-cka-mby-ama-la-sc/bfa/dsa

Vol de bijoux au Louvre: les cambrioleurs traqués, le musée sous pression

L’enquête bat son plein: au lendemain du cambriolage du Louvre, au cœur de Paris, la police est aux trousses de quatre malfaiteurs partis avec huit “joyaux de la couronne de France”, un vol spectaculaire qui interroge sur la sécurité du plus célèbre musée du monde.Ce vol par effraction a déclenché une polémique politique et a relancé le débat sur la sécurité des musées français, dont le Louvre, resté fermé lundi.La ministre de la Culture Rachida Dati a annoncé une enquête administrative, en parallèle des investigations judiciaires, “pour avoir un vrai déroulé” de “ce qui s’est passé”, “à la seconde près”.Bijoux, peintures, antiquités… La ministre et son homologue de l’Intérieur Laurent Nuñez ont demandé aux préfets, dans un télégramme, “un inventaire exhaustif de l’ensemble des biens de grande importance pour notre patrimoine culturel, susceptibles de faire l’objet d’une prédation au regard de leur valeur intrinsèque”.Le Louvre est au cœur des préoccupations. Dans un pré-rapport consulté lundi par l’AFP, la Cour des comptes déplore un “retard dans le déploiement d’équipements destinés à assurer la protection des oeuvres” du musée le plus visité au monde, qui reçoit neuf millions de personnes par an.”Nous avons failli”, a estimé le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, puisque des malfaiteurs ont été “capables de mettre un monte-charge” sur la voie publique, “de faire monter des gens en quelques minutes pour récupérer des bijoux inestimables et de donner une image déplorable de la France”.La présidente-directrice du musée du Louvre, Laurence des Cars, va devoir rendre des comptes. Elle sera auditionnée mercredi par la commission des Affaires culturelles du Sénat “pour avoir ses explications”, a dit à l’AFP son président, le centriste Laurent Lafon.Son homologue à l’Assemblée nationale, Alexandre Portier (LR), proposera le même jour à ses collègues la création d’une commission d’enquête sur “la sécurisation des musées” et la “protection du patrimoine”.- Sept à huit minutes chrono -Une soixantaine d’enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne et de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) sont mobilisés pour interpeller les malfaiteurs et retrouver leur butin.A la lumière des avancées de l’enquête, le déroulé du casse se précise.Dimanche aux alentours de 09H30, une nacelle se cale sous un balcon.Après avoir découpé une vitre à la disqueuse, deux cambrioleurs s’introduisent dans la galerie d’Apollon, qui abrite la collection royale de gemmes et les diamants de la Couronne, soit environ 800 pièces.Ils ouvrent deux vitrines à la disqueuse, scène partiellement filmée avec un téléphone portable, sans doute par un visiteur selon une source policière, et diffusée par les chaînes d’information. Visages masqués, ils volent neuf pièces, toutes du XIXe siècle.Un malfaiteur visible sur les images est vêtu d’un gilet jaune. Or les enquêteurs, qui disposent aussi d’images de vidéosurveillance, ont en leur possession un gilet jaune, récupéré après sa découverte par un “citoyen”, selon la procureure de Paris Laure Beccuau.”Nous retrouverons les œuvres et les auteurs seront traduits en justice”, a promis dimanche soir sur X le président Emmanuel Macron.- “Valeur patrimoniale inestimable” -La couronne de l’impératrice Eugénie, l’épouse de Napoléon III, est abandonnée dans leur fuite par les malfaiteurs. Son état est “en cours d’examen”, selon le ministère de la Culture.Mais sont emportées huit pièces “d’une valeur patrimoniale inestimable”, selon les autorités.Parmi elles, le diadème d’Eugénie, qui compte près de 2.000 diamants, et le collier de la parure de saphirs de Marie-Amélie, dernière reine de France, et d’Hortense de Beauharnais, mère de Napoléon III.L’opération dure sept à huit minutes. Elle est le fait de cambrioleurs “chevronnés”, a dit Laurent Nuñez.Les pièces volées sont difficiles sinon impossibles à revendre en l’état. D’après Laure Beccuau, les auteurs peuvent avoir agi “au bénéfice d’un commanditaire” ou avoir voulu obtenir “des pierres précieuses pour pratiquer des opérations de blanchiment”.Interpol a annoncé lundi sur X avoir intégré les précieux joyaux dans sa base de données sur les œuvres d’art volées, qui en compte plus de 57.000.Ce vol est le premier recensé au Louvre depuis celui en 1998 d’un tableau de Corot… jamais retrouvé depuis. bur-ng-abo-cka-mby-ama-la-sc/bfa/dsa