Madagascar: le nouvel homme fort dément avoir fait un “coup d’Etat”, Rajoelina confirme sa fuite

A la veille de son investiture à la tête de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina a assuré jeudi que le renversement du président Andry Rajoelina, intervenu après sa fuite confirmée à l’étranger et le ralliement de l’armée aux manifestants, n’était “pas un coup d’État”.Dans les rues d’Antananarivo, capitale de cette île pauvre et touristique de l’océan Indien, l’heure est la fête depuis mercredi, l’armée invisible, et la vie quotidienne a repris son cours, sans les barrages qui bloquaient la ville depuis le début des manifestations le 25 septembre.”Un coup d’État, c’est quand les soldats entrent dans le palais présidentiel avec des armes, qu’ils tirent, qu’il y a du sang… Ce n’est pas un coup d’État”, a affirmé à la presse le colonel Michaël Randrianirina, 51 ans, qui doit prêter serment vendredi en tant que “président de la refondation de la République de Madagascar”, selon un décret.Sa désignation à la présidence par la plus haute juridiction du pays prouve d’après lui qu’il n’a “pas pris le pouvoir”. “On m’a donné le pouvoir, on m’a transféré le pouvoir, c’est différent.”, a insisté le militaire lors d’un deuxième point presse jeudi depuis son bureau au siège de son unité militaire, le Capsat.Le secrétaire général de l’ONU s’est pourtant dit “profondément préoccupé par le changement inconstitutionnel de pouvoir”. Et la France, ex-puissance coloniale, a jugé “essentiel que la démocratie, les libertés fondamentales et l’État de droit soient scrupuleusement préservés”.Lors du point presse, le colonel Randrianirina a précisé qu’il ne dissoudrait plus la quasi-totalité des institutions comme il l’avait déclaré mardi, après avoir annoncé: “on a pris le pouvoir”.Le site du Capsat dans la capitale malgache a des airs de cour depuis la veille. Des centaines de visiteurs s’y pressent pour prodiguer des conseils.”On vient discuter avec le président sauveur de ce pays pour faire avancer Madagascar”, explique l’ancien sénateur Robert Razaka, en attente d’une éventuelle audience avec le “colonel Michaël”, comme il est affectueusement appelé dans la rue.- “Pas un régime militaire” -“On revient dans la loi, on respecte la loi”, a expliqué ce dernier, tout en émettant des doutes sur la possibilité d”organiser des élections dans un délai de soixante jours, comme le demande l’arrêt de la Haute cour constitutionnelle.Selon lui, la commission électorale comme les listes électorales ne sont “pas acceptées par tous”, raison pour laquelle le militaire avait annoncé auparavant prévoir un scrutin dans 18 à 24 mois.Seule rescapée de la table rase initialement annoncée, l’Assemblée nationale a élu jeudi un nouveau président, Siteny Randrianasoloniaiko qui était auparavant le chef de l’opposition.”Madagascar n’a pas choisi un régime militaire”, a assuré le nouvel homme fort du pays. “Le gouvernement appartient aux civils et le conseil présidentiel est aussi composé de militaires et de civils.”Il a d’ailleurs dit “souhaiter” l’incorporation de membres du collectif Gen Z, à l’origine des manifestations commencées le 25 septembre, disant les avoir “écouté plusieurs fois”.- “Quitté le pays” -Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’entourage de l’ex-président Andry Rajoelina, destitué mardi par un vote de l’Assemblée nationale malgache, a confirmé pour la première fois que le président déchu avait “quitté le pays” entre le 11 et le 12 octobre. Ce départ est intervenu après que “des menaces explicites et extrêmement graves ont été proférées contre la vie du chef de l’État”, précise un communiqué de son entourage transmis à l’AFP dans la nuit.C’est la première fois qu’Andry Rajoelina reconnaît son départ depuis que la radio française RFI avait annoncé son exfiltration dimanche par un avion militaire français. Lors d’une allocution lundi, il avait dit s’être réfugié dans un “lieu sûr”, sans plus de précision.Au moins 22 personnes avaient été tuées et une centaine blessées au début des manifestations, d’après un bilan de l’ONU.Andry Rajoelina était lui-même arrivé au pouvoir en 2009 dans des conditions similaires, désigné par les militaires après un soulèvement populaire. Après un retrait de quatre ans, il s’était fait élire en 2018 et 2023 dans des conditions contestées.Madagascar, qui a une longue histoire de soulèvements populaires suivis par la mise en place de gouvernements militaires, reste l’un des pays les plus pauvres de la planète. Au moins 80% de ses 32 millions d’habitants vivent avec moins de 2,80 euros par jour, le seuil de pauvreté fixé par la Banque mondiale.

Foot: les Bleues tournées vers la jeunesse pour leur revanche contre l’Allemagne

L’équipe de France féminine va s’appuyer sur la jeunesse avec sept joueuses de moins de 23 ans, dont deux nouvelles venues, pour prendre sa revanche de l’Euro contre l’Allemagne en demi-finale de la Ligue des nations.Trois mois après la déception de leur élimination en quart de finale de l’Euro (1-1, 5 tab 6), les Bleues retrouvent les Allemandes (match aller le 24 octobre à Düsseldorf, retour le 28 à Caen), mais avec un groupe de 26 joueuses bien différent.”Je vais les retrouver lundi, on va se dire les choses, on a beaucoup analysé avec mon staff. Il va y avoir des attentes fortes sur ce stage au niveau de l’état d’esprit, de la combativité, de l’investissement”, a expliqué Laurent Bonadei, qui a connu cet été en Suisse son premier échec à la tête des Bleues.”Tout n’est pas à jeter. Il faut se focaliser sur notre jeu, avec notamment 12 buts en quatre matches à l’Euro, une belle phase de groupes”, a-t-il poursuivi.Depuis l’issue décevante du quart de finale de l’Euro le 19 juillet au Parc Saint-Jacques de Bâle, Bonadei s’est “évidemment” livré à une “introspection personnelle”. “Et j’ai réfléchi avec les retours de mon staff. Je cherche comment m’améliorer, comment faire les meilleurs choix possibles pour l’équipe de France. J’ai appris sur cette compétition, notamment sur le turn-over”, a-t-il développé.Pour tourner la page et aborder cette demi-finale de Ligue des nations que la France dispute pour la deuxième fois en autant d’éditions, sept des joueuses convoquées n’étaient pas du voyage en Suisse.Parmi elles, deux défenseuses font leurs débuts en bleu: Wassa Sangaré (19 ans, London City Lionesses) et Kysha Sylla (21 ans, Washington Spirit). “Wassa est une joueuse née en 2006, elle a gagné l’Euro U17 et elle est finaliste du dernier Euro U19”, a expliqué jeudi Laurent Bonadei en conférence de presse. “Il y avait beaucoup de joueuses de cet effectif que je souhaitais progressivement intégrer dans notre logique de travail avec les U23”. – Questions au milieu -Le sélectionneur a aussi rappelé des jeunes joueuses – qui ont déjà connu l’équipe A – comme les milieux Laurina Fazer (San Diego) et Inès Benyahia (OL Lyonnes), les attaquantes Kessya Bussy (Wolfsburg) et Naomi Feller (Real Madrid) et la gardienne Mylène Chavas. “Il ne faut pas prendre des jeunes pour prendre des jeunes, si elles sont là, c’est que j’estime qu’elles ont le niveau pour être en équipe de France”, a dit le sélectionneur.L’autre sujet de ce rassemblement, qui commence lundi après-midi à Clairefontaine, se situe dans l’entrejeu avec la décision des expérimentées Amel Majri (32 ans) et Sandie Toletti (30 ans et vice-capitaine) de tirer un trait sur leur carrière internationale, et la non-sélection depuis mai de Kenza Dali (34 ans).Les départs de Majri et Toletti, annoncés à deux jours d’intervalle, l’ont-ils surpris ? “À moitié car j’avais appelé Amel pour lui annoncer qu’elle ne serait pas sélectionnée sur ce rassemblement. Cela confortait aussi une décision qu’elle avait presque prise après l’Euro, avec notamment un choix de vie d’aller en Arabie saoudite. “Quant à Sandie, c’est elle qui m’a appelé et je ne m’attendais pas à son annonce. Elle était vice-capitaine. Mais elle m’a expliqué ses raisons, professionnelles et personnelles. Elle a beaucoup réfléchi en août. Malgré mes tentatives de la convaincre de continuer un peu, j’ai accepté son choix. Elle a eu de nombreuses blessures aux tendons, notamment, et mentalement ce n’était pas facile. Elle a eu beaucoup de franchise, de transparence, de maturité. C’est tout à son honneur.” Pour pallier ces absences, c’est “sans aucune inquiétude”qu’il fera confiance à la jeunesse. Il pourra aussi faire descendre d’un cran les attaquantes Sandy Baltimore et Clara Mateo, qui peuvent jouer au coeur du jeu, ou compter sur la défenseuse Griedge Mbock, qui joue parfois sentinelle. Sans compter les cadres Grace Geyoro et Sakina Karchaoui (vice-capitaines), ainsi qu’Oriane Jean-François, à nouveau convoquées.

Israeli kibbutz hopes to heal after hostages’ return

Two years after he survived Hamas’s October 7 attack on Israel which killed 64 fellow residents of the Kfar Aza kibbutz, Avidor Schwartzman hopes his community can finally begin to overcome its pain.”We can start the healing process,” Schwartzman told AFP, even if “we know that there are a lot of people who will not come back”.On October 7, 2023, Hamas commandos stormed over the barrier separating Gaza and Israel, around two kilometres (just over a mile) away from Schwartzman’s kibbutz.The militants set about burning down homes, looting and killing, before abducting 18 people from Kfar Aza and taking them hostage into the Gaza Strip.Two of them died in captivity, while the last two to be released, Gali and Ziv Berman, were only returned by Hamas on Monday under a US-brokered deal to end the war in Gaza.It took two days for the Israeli army to regain control of the kibbutz following the October 7 attack, and the violence killed 19 soldiers.On Thursday, survivors of the attack in Kfar Aza gathered in the cemetery for a memorial to honour those killed that day.At a state ceremony in Jerusalem to mark the second anniversary of the attack under the Jewish calendar, a torch was lit in memory of a young couple from the kibbutz, Sivan Elkabetz and Naor Hasidim, both killed by militants.- ‘Gives us hope -Elkabetz’s father, Shimon Elkabetz, told AFP that the return of the surviving hostages on Monday sparked hope.But he was of the view that the Israeli army should not leave Gaza “until the last of the (dead) hostages is back to be buried in Israel”.Israel has accused Hamas of violating the terms of the ceasefire agreement, under which the militants had until noon Monday (0900 GMT) to hand over all the hostages it still held in Gaza.While Hamas handed over all 20 living hostages by the deadline, the group has only handed over nine of the 28 bodies, arguing it would need specialist equipment to retrieve the rest from Gaza’s ruins.Israel’s defence minister on Wednesday threatened to restart the offensive if Hamas did not honour the deal. Elkabetz agreed. “Our soldiers are deep inside the Strip, and that is a good thing,” he said.- ‘No home anymore’ -At the Kfar Aza memorial, people placed flowers on the tombs of victims of the Hamas attack. Others, as per Jewish custom, laid stones. On stage, survivors read out the names of the 64 victims, the noise of helicopters and drones overhead at times drowning out their voices.Batia Holin could not hide her pain for “64 of my friends are gone, murdered”.Reconstruction work has begun, though much of the kibbutz is still damaged and only a handful of residents have come back to live in Kfar Aza.Holin, who has lived in Kfar Aza for 50 years, said she was struggling to imagine what the future might hold.”I can’t go to my home because I have no home anymore. It will take more two years maybe, and it’s very difficult,” she told AFP. In April, the kibbutz opened a new neighbourhood of 16 housing units earmarked for younger people, to replace the old youth quarter destroyed in the attack.Schwartzman, at 40 a father of two, lives in the neighbourhood. His wife lost both her parents in the October 7 attack.While the road to recovery will be long, he says he is confident that others will follow and move back, like he has.Several people he knew, Schwartzman said, had been “living here for several generations, three generations, maybe even four…”So I guess this is the only place they can call home and that’s why they want to come back.”

Les Bourses européennes ont fini en hausse, Paris a pris 1,38%

Les Bourses européennes ont terminé en terrain positif jeudi, avec en première position l’indice CAC 40 de la place de Paris, profitant d’une détente du risque politique en France.La Bourse de Paris a terminé en nette hausse de 1,38%, Francfort a gagné 0,38%, Londres 0,12% et Milan 1,12%.

‘Everything turned to ash’: Gazans return to razed homes

As a fragile ceasefire holds, displaced Palestinian residents of Gaza City have returned to their homes only to find rubble, with many of them forced to camp out in makeshift shelters.In the northwest of the city, empty streets are lined with piles of concrete that once were apartment buildings before the Israel-Hamas war, with some structures completely collapsed.Hossam Majed discovered his home reduced to rubble. Amid the ruins, the 31-year-old salvaged a few belongings, including some furniture and — crucially given the shortages — a large water tank.While waiting for the rest of his family to return, he has swept aside some dust and rubble, set up a makeshift shelter and will guard what remains from potential thieves.”Even food is more expensive than in the south because it’s scarce. There’s no electricity, no water, no internet. I have to walk a kilometre and a half… just to fill two water containers,” he told AFP.Umm Rami Lubbad left her home last month to seek safety in southern Gaza, in Khan Yunis, as Israel stepped up its offensive on Gaza City in a bid to root out Hamas, whose October 7, 2023 attack sparked the war. She had hoped to return to her home as “it was the only remaining hope for a little stability”.But upon their return, the mother, her young child and two teenage daughters were caught by surprise.”My heart nearly stopped when I saw the house reduced to rubble,” she told AFP, adding “I was looking as far as my eyes could see — and saw nothing”.Now, Lubbad and her children are effectively homeless.”We sleep in the street regardless. I don’t have a tent,” she said, adding that neighbours took them in when artillery shelling made the outdoors too dangerous.With her children she has gathered some wood, clothing and a gas tank, hoping to use the wood for cooking or to build makeshift toilets.- No home, no supplies -“Life is extremely hard. I don’t know how long we’ll endure,” she said.She hopes tents will eventually be allowed into Gaza, which is under a strict Israeli siege.Ahmad al-Abbasi, who had fled south during the bombings, returned to find that nothing of his five-storey building remained in Gaza City.”We came back north hoping to find our homes and (rebuild our) lives. As you can see… Gaza has turned into a ghost town,” he said.In front of the ruins he has attempted to set up a makeshift tent beside a Palestinian flag fluttering from a pole.He has stacked some cinder blocks to anchor iron rods for holding up a sheet, which is meant to serve as a roof.Though the shelter stands, the wind catches the fabric and the flag, making them flap loudly.”We’re trying to salvage everything we can. We’ll try to fix even just one room or one tent to shelter ourselves, our children, and our families,” he told AFP.Mustafa Mahram, another Palestinian who returned to Gaza City, also found his three-storey house reduced to rubble. “Everything’s gone, turned to ashes… There’s no way to live here,” he lamented.Mahram has set up a tent near the remains of his house and feels his family has been “thrown into the street”.”There’s no water — no drinking water, not even salty water, no water at all,” he said.”None of the essentials of life are available — no food, nothing to drink, nothing. And as you can see, there’s nothing left but rubble.”

Turkish experts to help find hostage bodies in Gaza

Turkey has deployed dozens of disaster relief experts to search for the remains of hostages still missing in Gaza, as Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu vowed Thursday to bring all captives’ bodies home.Under a ceasefire agreement spearheaded by US President Donald Trump, Hamas returned the last 20 surviving hostages to Israel, and said it had handed back all the bodies of deceased captives that it could access.The ceasefire also saw the war, sparked by Hamas’s unprecedented October 7, 2023 attack on Israel, grind to a halt after two years of agony for the families of hostages, and bombardment and hunger in Gaza.The remains of 19 hostages are still unaccounted for, with Hamas saying it would need specialist recovery equipment to retrieve them from the ruins of Gaza.A Turkish defence ministry source on Thursday said that “there is already a team of 81 AFAD staff there”, referring to Turkey’s disaster relief agency, indicating that “one team will be in charge of seeking and finding the bodies”. At a state ceremony to mark the second anniversary of the October 7 attack, Netanyahu said Israel was “determined to secure the return of all hostages”.”The fight is not over yet, but one thing is clear — whoever lays a hand on us knows they will pay a very heavy price,” he said.Earlier, an Israeli group campaigning for the return of the hostages demanded that the government delay implementing the next stages of the truce if Hamas fails to return the remaining bodies.During the war, the Hostages and Missing Families Forum consistently demanded an end to the fighting to allow the return of those taken hostage during the 2023 attack.”As long as Hamas breaches the agreements and continues to hold 19 hostages, there can be no unilateral progress on Israel’s part,” the forum said.- ‘Total defeat’ -It urged the government to “immediately halt the implementation of any further stages of the agreement as long as Hamas continues to blatantly violate its obligations regarding the return of all hostages and the remains of the victims”.According to Trump’s 20-point plan for Gaza, the next phases of the truce should include the disarmament of Hamas, the offer of amnesty to Hamas leaders who decommission their weapons and establishing the governance of post-war Gaza.Israel’s Defence Minister Israel Katz on Wednesday warned that if Hamas fails to return the bodies, Israel “will resume fighting and act to achieve a total defeat of Hamas, to change the reality in Gaza and achieve all the objectives of the war”.But Trump appeared to call for patience in order to safeguard the deal.”It’s a gruesome process, I almost hate to talk about it, but they’re digging, they’re actually digging,” he said of Hamas’s search for hostages’ remains.”There are areas where they are digging and they’re finding a lot of bodies… And some of those bodies have been in there a long time, and some of them are under rubble.”The families of surviving hostages were able, after two long years without their loved ones, to rejoice in their return.- ‘My children are home’ -“My children are home! Two years ago, one morning, I lost half of my family… The world collapsed on me and my family in an instant,” said Sylvia Cunio, mother of Ariel and David Cunio, who were released from captivity.But Alon Nimrodi buried his son Tamir after two agonising years when he heard no news of him.”After the monsters kidnapped you… I told your mother ‘It’s good he was taken, not killed’. I was so wrong,” Alon said as he laid his son to rest.Israel, meanwhile, returned the bodies of 30 Palestinians to Gaza on Thursday, the territory’s health ministry said.Under the ceasefire deal, Israel was to turn over the bodies of 15 Palestinians for every deceased Israeli returned.For many in Gaza, while there was relief that the bombing had stopped, the road to recovery felt impossible, given the sheer scale of the devastation.”There’s no water — no clean water, not even salty water, no water at all. No essentials of life exist — no food, no drink, nothing. And as you can see, all that’s left is rubble,” said Mustafa Mahram, who returned to Gaza City after the ceasefire.”An entire city has been destroyed.”The war killed at least 67,967 people in Gaza, according to the health ministry in the Hamas-run territory, figures the United Nations considers credible.The data does not distinguish between civilians and combatants but indicates that more than half of the dead are women and children.Hamas’s October 7 attack on Israel resulted in the deaths of 1,221 people, mostly civilians, according to an AFP tally based on official Israeli figures.

Procès Jubillar: pour éviter un “désastre” ou une “erreur judiciaire”, la défense plaide l’acquittement

Le procès de Cédric Jubillar pour le meurtre de sa femme Delphine est un “tapis rouge” déroulé à une “erreur judiciaire”, a plaidé jeudi après-midi Me Alexandre Martin, à la suite de son associée de la défense qui, face aux assises du Tarn, a fustigé la “chronique d’un désastre”.La cour n’a désormais plus qu’à entendre l’accusé, vendredi matin, à qui sera donné, comme le prévoit le code de procédure pénale, la possibilité de s’exprimer une dernière fois, avant de partir délibérer pour rendre un verdict attendu dans la journée. “Ce procès est vicié, c’est dérouler un tapis rouge à l’erreur judiciaire d’accepter même qu’il se tienne”, a affirmé l’avocat de M. Jubillar, avant de conclure à l’adresse des jurés: “Votre devoir vous dicte de l’acquitter”.Me Martin a estimé que cette affaire était devenue un “cimetière de certitudes”, avec des “indices” qui ne sont pas ceux “d’un crime” ou “d’une scène de crime”, mais ceux “d’un coupable annoncé sans crime, ni scène de crime”.D’une voix forte au ton solennel, Me Martin a décrit son client, contre lequel une peine de 30 ans de réclusion a été requise mercredi, comme un “homme seul, détruit”, victime “d’une conviction des gendarmes figée depuis le début”, soumis à une “meute accusatrice” et à un “acharnement médiatique”.Alors que sa consoeur Emmanuelle Franck avait dans la matinée décortiqué l’enquête, Me Martin s’est attaché à défendre l’accusé en évoquant sa “vie sans aucune caricature, sans aucun travestissement”.Un homme qui “gueule pour exister”, “qui veut qu’on l’aime”, a décrit l’avocat. “Il est chiant oui, il sait tout sur tout, lui, le gamin agité, il veut qu’on le regarde”, a énuméré Me Martin qui, au passage, a dénoncé le comportement de la mère de l’accusé.- “Plus de mère” -“Cédric, tu n’as plus de mère”, a ainsi lancé le conseil toulousain, ajoutant: “Je n’avais jamais vu une mère abandonner son fils” pour attaquer avec force le témoignage de Nadine Jubillar, partie civile dans cette procédure et qui n’a pas caché à la barre qu’elle pensait son fils capable d’avoir tué son épouse.Dans une plaidoirie d’environ trois heures, Me Martin a retracé le parcours personnel de son client et l’évolution du couple qu’il formait avec Delphine jusqu’aux semaines ayant précédé la nuit de la disparition de l’infirmière, entre le 15 et le 16 décembre 2020, réfutant le scénario d’un crime commis par un homme “dévoré par la passion”.Cédric Jubillar acceptait la perspective d’un divorce, même si c’était difficile, a soutenu son avocat, ironisant sur la volonté de l’accusation de transformer son client en Othello ou en Don José, en référence au mari jaloux de la tragédie de Shakespeare et au meurtrier de Carmen.”Ce soir-là, il faudrait imaginer que Cédric Jubillar va exploser et commettre un crime passionnel qui ne lui correspond nullement”, un scénario impossible selon Me Martin, tout comme pour Me Franck qui avait le matin fait remarquer que le “pétage de plomb” imaginé par l’accusation “est ce qu’on appelle un crime pulsionnel, un crime passionnel, celui qui laisse le plus de traces, parce qu’on ne contrôle rien, on éclabousse tout”.- “Cauchemar” -Or, il n’y a aucune trace, a insisté l’avocate qui a conclu sa plaidoirie de trois heures également, la voix un moment voilée par l’émotion pour demander aux jurés de mettre “fin à ce cauchemar”.A la barre, elle a longuement dénoncé le travail des enquêteurs, assénant: “Rien de pire que des gendarmes qui ont des certitudes de bonne foi mais qui, pour combler les vides, font des choses de mauvaise foi”.L’avocate a repris tous les éléments du dossier: l’attitude de Cédric Jubillar, le cri d’effroi entendu par les voisines, la téléphonie… jetant le discrédit sur chacun d’entre eux, tentant d’introduire le doute dans l’esprit des jurés en ponctuant ses affirmations d’un “ça colle pas”.”On fabule, on raconte une histoire, on essaie de faire rentrer des ronds dans des carrés”, a-t-elle accusé. “C’est bien beau de parler d’indices mais encore faut-il qu’ils s’imbriquent entre eux.””Vous êtes les derniers remparts de ce cirque judiciaire”, a-t-elle dit aux jurés. Vendredi, les trois magistrats et les six jurés devront rendre leur verdict selon leur intime conviction. Sept sur neuf doivent déclarer Cédric Jubillar coupable pour qu’il soit condamné. Si trois votent non coupable, il sera acquitté.

Procès Jubillar: pour éviter un “désastre” ou une “erreur judiciaire”, la défense plaide l’acquittement

Le procès de Cédric Jubillar pour le meurtre de sa femme Delphine est un “tapis rouge” déroulé à une “erreur judiciaire”, a plaidé jeudi après-midi Me Alexandre Martin, à la suite de son associée de la défense qui, face aux assises du Tarn, a fustigé la “chronique d’un désastre”.La cour n’a désormais plus qu’à entendre l’accusé, vendredi matin, à qui sera donné, comme le prévoit le code de procédure pénale, la possibilité de s’exprimer une dernière fois, avant de partir délibérer pour rendre un verdict attendu dans la journée. “Ce procès est vicié, c’est dérouler un tapis rouge à l’erreur judiciaire d’accepter même qu’il se tienne”, a affirmé l’avocat de M. Jubillar, avant de conclure à l’adresse des jurés: “Votre devoir vous dicte de l’acquitter”.Me Martin a estimé que cette affaire était devenue un “cimetière de certitudes”, avec des “indices” qui ne sont pas ceux “d’un crime” ou “d’une scène de crime”, mais ceux “d’un coupable annoncé sans crime, ni scène de crime”.D’une voix forte au ton solennel, Me Martin a décrit son client, contre lequel une peine de 30 ans de réclusion a été requise mercredi, comme un “homme seul, détruit”, victime “d’une conviction des gendarmes figée depuis le début”, soumis à une “meute accusatrice” et à un “acharnement médiatique”.Alors que sa consoeur Emmanuelle Franck avait dans la matinée décortiqué l’enquête, Me Martin s’est attaché à défendre l’accusé en évoquant sa “vie sans aucune caricature, sans aucun travestissement”.Un homme qui “gueule pour exister”, “qui veut qu’on l’aime”, a décrit l’avocat. “Il est chiant oui, il sait tout sur tout, lui, le gamin agité, il veut qu’on le regarde”, a énuméré Me Martin qui, au passage, a dénoncé le comportement de la mère de l’accusé.- “Plus de mère” -“Cédric, tu n’as plus de mère”, a ainsi lancé le conseil toulousain, ajoutant: “Je n’avais jamais vu une mère abandonner son fils” pour attaquer avec force le témoignage de Nadine Jubillar, partie civile dans cette procédure et qui n’a pas caché à la barre qu’elle pensait son fils capable d’avoir tué son épouse.Dans une plaidoirie d’environ trois heures, Me Martin a retracé le parcours personnel de son client et l’évolution du couple qu’il formait avec Delphine jusqu’aux semaines ayant précédé la nuit de la disparition de l’infirmière, entre le 15 et le 16 décembre 2020, réfutant le scénario d’un crime commis par un homme “dévoré par la passion”.Cédric Jubillar acceptait la perspective d’un divorce, même si c’était difficile, a soutenu son avocat, ironisant sur la volonté de l’accusation de transformer son client en Othello ou en Don José, en référence au mari jaloux de la tragédie de Shakespeare et au meurtrier de Carmen.”Ce soir-là, il faudrait imaginer que Cédric Jubillar va exploser et commettre un crime passionnel qui ne lui correspond nullement”, un scénario impossible selon Me Martin, tout comme pour Me Franck qui avait le matin fait remarquer que le “pétage de plomb” imaginé par l’accusation “est ce qu’on appelle un crime pulsionnel, un crime passionnel, celui qui laisse le plus de traces, parce qu’on ne contrôle rien, on éclabousse tout”.- “Cauchemar” -Or, il n’y a aucune trace, a insisté l’avocate qui a conclu sa plaidoirie de trois heures également, la voix un moment voilée par l’émotion pour demander aux jurés de mettre “fin à ce cauchemar”.A la barre, elle a longuement dénoncé le travail des enquêteurs, assénant: “Rien de pire que des gendarmes qui ont des certitudes de bonne foi mais qui, pour combler les vides, font des choses de mauvaise foi”.L’avocate a repris tous les éléments du dossier: l’attitude de Cédric Jubillar, le cri d’effroi entendu par les voisines, la téléphonie… jetant le discrédit sur chacun d’entre eux, tentant d’introduire le doute dans l’esprit des jurés en ponctuant ses affirmations d’un “ça colle pas”.”On fabule, on raconte une histoire, on essaie de faire rentrer des ronds dans des carrés”, a-t-elle accusé. “C’est bien beau de parler d’indices mais encore faut-il qu’ils s’imbriquent entre eux.””Vous êtes les derniers remparts de ce cirque judiciaire”, a-t-elle dit aux jurés. Vendredi, les trois magistrats et les six jurés devront rendre leur verdict selon leur intime conviction. Sept sur neuf doivent déclarer Cédric Jubillar coupable pour qu’il soit condamné. Si trois votent non coupable, il sera acquitté.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

“Un venin mortel”: en Tunisie, une ville asphyxiée par un complexe chimique “délabré”

Ikram Aioua est emplie d’une colère froide. Depuis début septembre, son fils a été hospitalisé trois fois après avoir inhalé des gaz toxiques imputés à un complexe chimique vieillissant à Gabès, dans le sud de la Tunisie. Comme les proches de dizaines d’autres personnes intoxiquées, elle exige la fermeture de l’usine.Le complexe “est un venin mortel”, s’emporte cette femme au foyer de 40 ans. “Il faut s’en débarrasser!”.Les vidéos d’élèves secourus après des malaises ont poussé mercredi des milliers d’habitants de Gabès dans la rue, une mobilisation inédite depuis plusieurs années selon des militants. La police a fait usage de grandes quantités de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires.Ahmed Sarray, 12 ans, le fils d’Ikram, raconte à l’AFP avoir “senti des brûlures à la gorge” alors qu’il était en classe. Son collège de Chott Essalem est proche de l’usine de fertilisants du Groupe Chimique Tunisien (GCT), un énorme complexe qui crache jour et nuit une fumée grise et âcre.”Ma tête était lourde, j’ai perdu connaissance”, poursuit-il. Sa camarade Emna Mrabet indique avoir senti sa poitrine s’enflammer puis elle a vomi. Sa mère dit ne plus vouloir l’envoyer à l’école “jusqu’à ce que les autorités trouvent des solutions”.En un mois, près de 200 habitants des quartiers proches du complexe ont reçu des soins pour des “intoxications” dont 122 mardi, selon les autorités locales.- “Démantèlement” -Pour Ahmed Guefrech, un élu local du Conseil des régions, cela ne fait aucun doute: “ces malaises sont provoqués par des fuites de gaz provenant des unités du GCT”.Et si les fuites “ne sont pas nouvelles”, il note “leur intensification – quatre fois en septembre, deux fois depuis début octobre”.Le complexe utilise de l’acide sulfurique et de l’ammoniac pour fabriquer des engrais à base de phosphates.Le GCT n’a pas répondu à l’AFP au sujet de l’état du complexe inauguré en 1972 et dénoncé pour pollution depuis plus d’une décennie.Selon M. Guefrech, qui est aussi militant pour l’environnement, les émanations toxiques sont dues “au vieillissement des unités polluantes” ainsi qu’à des “équipements délabrés” et à un manque d’entretien.Elles s’expliquent aussi par une “augmentation de la production à un rythme qui ne correspond pas à l’état” du site, selon M. Guefrech.Pour lui, il n’y a qu’une solution: “le démantèlement”.Khayreddine Debaya, qui milite avec son collectif Stop Pollution contre les dégâts causés par l’usine à l’environnement et à la santé des riverains, est du même avis. Selon Stop Pollution et diverses études, les résidus déversés en pleine nature par le GCT polluent les plages et les sols, ont causé un effondrement de la pêche et sont la cause d’une incidence anormale de maladies respiratoires et cancers.En 2017, les autorités avaient promis de démanteler le complexe qui emploie 4.000 personnes dans une zone frappée par le chômage, pour le remplacer par un établissement conforme aux normes internationales.- “Rien ne sera fait” -Le dossier devrait prendre une tournure judiciaire puisqu’un groupe d’avocats de Gabès, représentant des élèves intoxiqués récemment, entend poursuivre le GCT.Une première plainte “sera déposée (prochainement) au tribunal de première instance de Gabès pour arrêter les activités des unités polluantes et une deuxième pour démanteler le groupe”, affirme à l’AFP Mehdi Telmoudi, qui préside leur comité de défense.Mais les autorités sont en porte-à-faux sur ce dossier car l’exploitation des mines de phosphates – principale richesse naturelle du pays – est “un pilier fondamental” de l’économie pour le président Kais Saied. Les autorités veulent quintupler la production d’engrais d’ici 2030 (d’environ 3 millions de tonnes par an à 14 millions) pour profiter de la hausse des prix mondiaux.Samedi dernier, dénonçant un manque d’entretien, le président Saied a dépêché en urgence une équipe des ministères de l’Industrie et de l’Environnement, en dépit de doutes d’experts sur la possibilité d’assainir le site.”Rien ne sera fait et le complexe qui nous tue restera”, se désespère Radhia Sarray, 58 ans, une proche d’Ahmed. Atteinte d’un cancer, elle a récemment été hospitalisée pour intoxication.