Privé de censure, le RN entre amertume et “impatience”

Lancé depuis plus d’un mois dans une pré-campagne pour la dissolution, le Rassemblement national a subi un coup d’arrêt avec l’échec des premières motions de censure. En attendant la prochaine occasion, Marine Le Pen et ses troupes entendent “se battre pied à pied” sur le budget.Jusqu’au bout, ils ont fait mine d’y croire. Mercredi soir encore, Jordan Bardella jugeait “possible” la censure de Sébastien Lecornu et son gouvernement, qui devait “se jouer à quelques voix”. Il en a finalement manqué dix-huit, et le RN se retrouve contraint de ronger son frein.”C’est une journée bien triste pour notre pays”, a réagi Jean-Philippe Tanguy, bras droit de Marine Le Pen, dépêché pour commenter ce revers. Dépité, l’élu de la Somme a eu beau jeu d’affirmer qu’il ne s’agit “pas du tout d’une défaite de (son) camp” qui conserve “le soutien massif des Français” – et caracole toujours en tête des sondages.Le résultat n’en est pas moins difficile à digérer pour le parti d’extrême droite, qui exige depuis la rentrée “la rupture ou la censure” du Premier ministre, mais aussi “la dissolution ou la démission” d’Emmanuel Macron. Tout en faisant miroiter à ses électeurs la perspective d’une “majorité absolue” en cas d’élections anticipées.Il faudra encore patienter. La faute, accuse Mme Le Pen, à “la piteuse coalition des partis du système” qui a permis à M. Lecornu “de durer quelques semaines de plus”. Rhétorique dégagiste de nouveau assumée, à l’endroit d’une classe politique “marquée par le règne de la médiocrité”.”Vous n’échapperez pas au vote des Français (…) vous y retournerez la tête basse et la mine déconfite”, a encore lancé à ses rivaux la patronne d’un RN qui “lui, attend le jour de la dissolution avec une impatience croissante”.Sentiment d’urgence sans doute encore accru par le rejet cette semaine au Conseil d’Etat d’un recours de la triple candidate à la présidentielle contre son inéligibilité immédiate. Ce qui laisse ses chances de concourir à un nouveau scrutin nettement compromises, jusqu’à son procès en appel début 2026.- “Eviter la casse” -Dans l’intervalle, l’extrême droite va devoir replonger dans la querelle budgétaire. “On ne va pas faire la politique de la chaise vide, on sera là pour défendre nos positions”, assure Matthias Renault, qui entend aussi siéger pour “dénoncer le spectacle global” d’un débat présumé biaisé.”A la fin, il y aura des ordonnances ou une loi spéciale”, assure-t-il, malgré tout résolu à “prendre le sujet au sérieux” et autant que possible “accrocher des victoires symboliques” en commission voire dans l’hémicycle.Y compris en votant la “suspension” de la réforme des retraites? “Il y a peu de doutes”, le RN devrait voter la mesure, admet un membre du groupe, “mais sans aucune naïveté” sur le fait que “très clairement c’est un leurre” concédé par l’exécutif pour amadouer les socialistes.Puisque la grande bataille électorale est reportée, “on va se battre pied à pied pour protéger les Français” avertit M. Tanguy. “Article par article, amendement par amendement (…) on fera le maximum pour éviter la casse, les taxes, les sacrifices”, insiste le “monsieur budget” du RN à l’Assemblée.Un moindre mal à en croire son collègue Laurent Jacobelli: “Ce ne sera jamais un budget RN, mais on va essayer de l’amender parce que si jamais il n’y a pas de censure, il vaut mieux que le budget soit moins mauvais que très mauvais”.Pour autant “notre logique reste le retour aux urnes, donc probablement à travers une censure”, se rattrape aussitôt le porte-parole du parti.Mais l’agenda est à présent entre d’autres mains, à Matignon, à l’Elysée et au PS. Ne restent que quelques créneaux au RN pour se démarquer: la présentation de son “contre-budget” le 23 octobre, puis sa “niche” parlementaire le 30. Avec le risque de voir, comme l’an dernier, ses textes rejetés et d’apparaître, une nouvelle fois, seul contre tous.

Incertitudes politiques en France, mais “business as usual” pour les entreprises étrangères

Dans un climat d’incertitude politique, les entreprises et investisseurs étrangers vont-ils bouder la France? Le divorce ne semble pas consommé, estiment des spécialistes interrogés par l’AFP, qui ne voient pas de risque de séparation à court terme.”Le bordeaux, les baguettes et le brie ont leurs limites pour tenter de retenir les entrepreneurs”, ironisait il y a quelques jours le Wall Street Journal. La dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024 et les multiples épisodes politiques qui ont suivi pèsent sur l’économie française, avec une croissance du PIB attendue cette année à seulement 0,8% par l’Insee. Et pas moins de 6.800 défaillances d’entreprises ont été enregistrées en France en septembre, la pire “période de rentrée” depuis 2009, selon une étude récente du groupe Altares.Pour autant, l’effet repoussoir n’a pas eu lieu, estiment des spécialistes. “C’est contre-intuitif, mais après un premier semestre 2025 assez calme, nous avons constaté depuis cet été une augmentation des demandes pour les investissements étrangers en France”, souligne ainsi Gilles August, cofondateur du cabinet d’avocats d’affaires August Debouzy.L’avocat y voit plusieurs causes, dont le fait que “les institutions françaises soient solides: globalement personne ne pense que la France n’est pas fiable. On nous observe avec curiosité mais il n’y a pas de problème de confiance dans le pays pour les investisseurs”.En outre, les prix des entreprises françaises – via des prises de participations – “sont intéressants pour les clients américains, notamment dans le secteur de la tech sur lequel la France est très attractive”, souligne le juriste, qui explique voir actuellement dans son cabinet des projets à plusieurs centaines de millions d’euros, portés notamment par des Américains.Sans oublier qu’à l’heure de la guerre commerciale, un investissement en France “leur permet en cas de riposte de l’Union européenne d’être des deux côtés du système”.”Il ne faut pas perdre de vue les fondamentaux solides de l’économie française”, commente elle aussi Eglé de Richemont, directrice générale de l’AmCham (Chambre de commerce franco-américaine), citant “un écosystème d’innovation dynamique, une main-d’œuvre hautement qualifiée (…) et une position géographique privilégiée au cœur du marché européen”.”Si cette visibilité est rétablie, la France dispose de tous les atouts pour rester un pôle majeur d’investissement pour les entreprises américaines et internationales”, ajoute-t-elle.- “Opportunités” -A la chambre de commerce et d’industrie franco-britannique à Paris, on indique que c’est “business as usual. En venant à Paris, les entreprises britanniques ont une porte d’accès au marché européen”, explique à l’AFP sa directrice générale, Catherine Le Yaouanc.”Nos économies française et britannique sont assez équivalentes, le flux d’échanges entre la France et le Royaume-Uni continue de progresser”, dit-elle: “Nous avons des appels tous les jours d’entreprises britanniques”.Jusqu’à la fin d’année dernière en tout cas, différents rapports soulignaient l’attractivité persistante de la France, malgré les remous. Selon le baromètre du cabinet EY publié en mai, avec 1.025 projets d’investissements l’an dernier, la France est restée en 2024 “pour la sixième année consécutive le pays européen le plus attractif en nombre de projets”, en particulier dans certains secteurs stratégiques comme l’IA ou la défense.Ce baromètre notait toutefois une baisse du nombre de projets (-14% sur un an), et relevait que “les projets étrangers créent en moyenne moins d’emplois qu’ailleurs en Europe.”Pour Nicolas Lioliakis, associé au cabinet Kearney, les investisseurs “reconnaissent que la France a plein d’actifs qui sont parfois orphelins de financement dans beaucoup de secteurs”. Il estime en outre que la stratégie de réindustrialisation poussée par l’exécutif est un signal à destination des investisseurs, “indépendamment des options des différents gouvernements à date”.Toutefois, nuance-t-il, l’économie en France présente plusieurs signaux inquiétants, dont “la réduction de presque 30% de l’investissement privé”.”Aujourd’hui, les évolutions rapides sur le plan politique et institutionnel nourrissent certaines interrogations parmi les investisseurs, soucieux de visibilité et de continuité dans leurs décisions à long terme”, reconnaît Eglé de Richemont.

Accord pour des bateaux moins polluants: vote décisif sous pression américaine

Les pays membres de l’Organisation maritime internationale (OMI) se prononcent vendredi à Londres sur l’adoption d’un plan ambitieux visant à réduire la pollution des navires marchands, mais les Etats-Unis oeuvrent pour faire basculer le vote.L’adoption de ce texte, déjà approuvé en principe en avril, permettrait au secteur, extrêmement polluant, d’opérer un virage climatique historique en contraignant les navires à réduire progressivement leurs émissions dès 2028, jusqu’à décarbonation totale vers 2050.Le système envisagé “n’est pas parfait”, a reconnu Arsenio Dominguez, le secrétaire général de l’OMI, à l’ouverture du sommet de son organisation mardi. Mais “il fournit une base équilibrée.”Il vise à faire payer aux bateaux une sorte de taxe sur leurs émissions au-delà d’un certain seuil, en vue d’alimenter un fonds récompensant les navires à faibles émissions et soutenant les pays vulnérables au changement climatique.- Mesures de rétorsions -Les pays de l’Union européenne, le Brésil, la Chine, notamment, ont réitéré cette semaine leur soutien à l’adoption de ce “cadre net-zéro” (appelé aussi NZF).Les Etats insulaires du Pacifique, qui s’étaient abstenus en avril, jugeant la mesure insuffisante, ont finalement indiqué qu’ils étaient favorables à son adoption.Mais l’opposition est forte du côté des Etats-Unis, de l’Arabie saoudite, de la Russie et de nombreux autres pays producteurs de pétrole.Donald Trump a appelé à voter contre ce plan dans un nouveau message sur X jeudi.”Les États-Unis ne toléreront PAS cette arnaque verte mondiale sous forme de taxe sur le transport maritime et ne s’y conformeront d’aucune manière”, a-t-il affirmé. “Nous ne tolérerons pas d’augmentation des prix pour les consommateurs américains NI la création d’une bureaucratie verte pour dépenser VOTRE argent dans leurs rêves écologiques”, a poursuivi le président américain. Les Etats-Unis vont jusqu’à menacer les délégations qui voteraient pour le projet, avec des restrictions de visas pour les membres de leurs équipages, “des pénalités commerciales” ou “des frais portuaires supplémentaires”.Les pressions américaines pourraient affecter des “pays malheureusement plus sensibles à l’influence américaine et qui seraient touchés par ces rétorsions”, a reconnu une source européenne auprès de l’AFP.- Coup de théâtre -L’Argentine, qui s’était abstenue en avril, devrait ainsi s’opposer au NZF.D’autres pays comme les Philippines qui fournissent le premier contingent mondial de travailleurs du secteur, ou les îles des Caraïbes, dépendantes économiquement des croisières américaines, pourraient aussi faire évoluer leur position.Le vote pourrait donc être très serré, d’autant que les Etats-Unis ont préconisé cette semaine, dans un dernier coup de théâtre, de changer ses modalités afin de le faire capoter.Les nouvelles réglementations de l’OMI sont habituellement considérées comme acceptées sauf si un tiers de ses 176 membres (ou alors l’équivalent de la moitié de la flotte marchande mondiale) déclare s’y opposer – un processus connu sous le nom d'”acceptation tacite”.Washington propose pour sa part une “acceptation explicite”, qui inverserait les rôles et nécessiterait que deux tiers des nations optent officiellement pour l’adoption.Ce changement de procédure, dans laquelle pèsent les abstentionnistes, doit être examiné vendredi par l’OMI.Les principales associations et organisations maritimes se sont pour leur part déclarées favorables à l’adoption du NZF, dans un souci de lisibilité réglementaire.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Accord pour des bateaux moins polluants: vote décisif sous pression américaine

Les pays membres de l’Organisation maritime internationale (OMI) se prononcent vendredi à Londres sur l’adoption d’un plan ambitieux visant à réduire la pollution des navires marchands, mais les Etats-Unis oeuvrent pour faire basculer le vote.L’adoption de ce texte, déjà approuvé en principe en avril, permettrait au secteur, extrêmement polluant, d’opérer un virage climatique historique en contraignant les navires à réduire progressivement leurs émissions dès 2028, jusqu’à décarbonation totale vers 2050.Le système envisagé “n’est pas parfait”, a reconnu Arsenio Dominguez, le secrétaire général de l’OMI, à l’ouverture du sommet de son organisation mardi. Mais “il fournit une base équilibrée.”Il vise à faire payer aux bateaux une sorte de taxe sur leurs émissions au-delà d’un certain seuil, en vue d’alimenter un fonds récompensant les navires à faibles émissions et soutenant les pays vulnérables au changement climatique.- Mesures de rétorsions -Les pays de l’Union européenne, le Brésil, la Chine, notamment, ont réitéré cette semaine leur soutien à l’adoption de ce “cadre net-zéro” (appelé aussi NZF).Les Etats insulaires du Pacifique, qui s’étaient abstenus en avril, jugeant la mesure insuffisante, ont finalement indiqué qu’ils étaient favorables à son adoption.Mais l’opposition est forte du côté des Etats-Unis, de l’Arabie saoudite, de la Russie et de nombreux autres pays producteurs de pétrole.Donald Trump a appelé à voter contre ce plan dans un nouveau message sur X jeudi.”Les États-Unis ne toléreront PAS cette arnaque verte mondiale sous forme de taxe sur le transport maritime et ne s’y conformeront d’aucune manière”, a-t-il affirmé. “Nous ne tolérerons pas d’augmentation des prix pour les consommateurs américains NI la création d’une bureaucratie verte pour dépenser VOTRE argent dans leurs rêves écologiques”, a poursuivi le président américain. Les Etats-Unis vont jusqu’à menacer les délégations qui voteraient pour le projet, avec des restrictions de visas pour les membres de leurs équipages, “des pénalités commerciales” ou “des frais portuaires supplémentaires”.Les pressions américaines pourraient affecter des “pays malheureusement plus sensibles à l’influence américaine et qui seraient touchés par ces rétorsions”, a reconnu une source européenne auprès de l’AFP.- Coup de théâtre -L’Argentine, qui s’était abstenue en avril, devrait ainsi s’opposer au NZF.D’autres pays comme les Philippines qui fournissent le premier contingent mondial de travailleurs du secteur, ou les îles des Caraïbes, dépendantes économiquement des croisières américaines, pourraient aussi faire évoluer leur position.Le vote pourrait donc être très serré, d’autant que les Etats-Unis ont préconisé cette semaine, dans un dernier coup de théâtre, de changer ses modalités afin de le faire capoter.Les nouvelles réglementations de l’OMI sont habituellement considérées comme acceptées sauf si un tiers de ses 176 membres (ou alors l’équivalent de la moitié de la flotte marchande mondiale) déclare s’y opposer – un processus connu sous le nom d'”acceptation tacite”.Washington propose pour sa part une “acceptation explicite”, qui inverserait les rôles et nécessiterait que deux tiers des nations optent officiellement pour l’adoption.Ce changement de procédure, dans laquelle pèsent les abstentionnistes, doit être examiné vendredi par l’OMI.Les principales associations et organisations maritimes se sont pour leur part déclarées favorables à l’adoption du NZF, dans un souci de lisibilité réglementaire.

Accord pour des bateaux moins polluants: vote décisif sous pression américaine

Les pays membres de l’Organisation maritime internationale (OMI) se prononcent vendredi à Londres sur l’adoption d’un plan ambitieux visant à réduire la pollution des navires marchands, mais les Etats-Unis oeuvrent pour faire basculer le vote.L’adoption de ce texte, déjà approuvé en principe en avril, permettrait au secteur, extrêmement polluant, d’opérer un virage climatique historique en contraignant les navires à réduire progressivement leurs émissions dès 2028, jusqu’à décarbonation totale vers 2050.Le système envisagé “n’est pas parfait”, a reconnu Arsenio Dominguez, le secrétaire général de l’OMI, à l’ouverture du sommet de son organisation mardi. Mais “il fournit une base équilibrée.”Il vise à faire payer aux bateaux une sorte de taxe sur leurs émissions au-delà d’un certain seuil, en vue d’alimenter un fonds récompensant les navires à faibles émissions et soutenant les pays vulnérables au changement climatique.- Mesures de rétorsions -Les pays de l’Union européenne, le Brésil, la Chine, notamment, ont réitéré cette semaine leur soutien à l’adoption de ce “cadre net-zéro” (appelé aussi NZF).Les Etats insulaires du Pacifique, qui s’étaient abstenus en avril, jugeant la mesure insuffisante, ont finalement indiqué qu’ils étaient favorables à son adoption.Mais l’opposition est forte du côté des Etats-Unis, de l’Arabie saoudite, de la Russie et de nombreux autres pays producteurs de pétrole.Donald Trump a appelé à voter contre ce plan dans un nouveau message sur X jeudi.”Les États-Unis ne toléreront PAS cette arnaque verte mondiale sous forme de taxe sur le transport maritime et ne s’y conformeront d’aucune manière”, a-t-il affirmé. “Nous ne tolérerons pas d’augmentation des prix pour les consommateurs américains NI la création d’une bureaucratie verte pour dépenser VOTRE argent dans leurs rêves écologiques”, a poursuivi le président américain. Les Etats-Unis vont jusqu’à menacer les délégations qui voteraient pour le projet, avec des restrictions de visas pour les membres de leurs équipages, “des pénalités commerciales” ou “des frais portuaires supplémentaires”.Les pressions américaines pourraient affecter des “pays malheureusement plus sensibles à l’influence américaine et qui seraient touchés par ces rétorsions”, a reconnu une source européenne auprès de l’AFP.- Coup de théâtre -L’Argentine, qui s’était abstenue en avril, devrait ainsi s’opposer au NZF.D’autres pays comme les Philippines qui fournissent le premier contingent mondial de travailleurs du secteur, ou les îles des Caraïbes, dépendantes économiquement des croisières américaines, pourraient aussi faire évoluer leur position.Le vote pourrait donc être très serré, d’autant que les Etats-Unis ont préconisé cette semaine, dans un dernier coup de théâtre, de changer ses modalités afin de le faire capoter.Les nouvelles réglementations de l’OMI sont habituellement considérées comme acceptées sauf si un tiers de ses 176 membres (ou alors l’équivalent de la moitié de la flotte marchande mondiale) déclare s’y opposer – un processus connu sous le nom d'”acceptation tacite”.Washington propose pour sa part une “acceptation explicite”, qui inverserait les rôles et nécessiterait que deux tiers des nations optent officiellement pour l’adoption.Ce changement de procédure, dans laquelle pèsent les abstentionnistes, doit être examiné vendredi par l’OMI.Les principales associations et organisations maritimes se sont pour leur part déclarées favorables à l’adoption du NZF, dans un souci de lisibilité réglementaire.

L1: à Strasbourg, aux côtés des recrues brille Abdoul Ouattara, issu du cru

Malgré son recrutement estival massif, un des principaux atouts de Strasbourg est un joueur formé au club: Abdoul Ouattara, décisif ces dernières semaines, avant le match au Parc des Princes contre le PSG vendredi (20h45) lors de la huitième journée de Ligue 1.Trois buts en dix jours: contre Marseille (défaite 2-1), face au Slovan Bratislava en Ligue conférence (2-1) et contre Angers (5-0), l’Ivoirien Abdoul Ouattara, arrivé au Racing à 12 ans, a gagné la confiance de Liam Rosenior qui apprécie la polyvalence du phénomène capable de “jouer partout sur le terrain”.”Abdoul Ouattara mais aussi Samir (El Mourabet, NDLR) sont exceptionnels, a développé l’entraîneur anglais après la rouste infligée au SCO. Ils représentent la région, la ville. Je l’ai dit à chaque joueur: peu importe si nous dépensons 15 millions d’euros pour un joueur, cela n’a pas d’importance pour moi. S’ils font le travail, ils jouent dans mon équipe.”Loin des sommes considérables (entre 120 et 130 millions, selon la presse sportive) investies cet été pour recruter une quinzaine de joueurs, le Racing, avant l’ère BlueCo, n’a pas déboursé un euro pour attirer, en janvier 2018, le jeune prodige du FC Niederschaeffolsheim, club de district du nord de l’Alsace.  Lorsqu’il a rejoint son père, en juillet 2017, le natif de Zoukpangbeu, au nord-ouest d’Abidjan, s’est vite fait repérer au stade municipal, capable de marquer une “centaine de buts” en quatre mois, “sans compter les passes décisives”, comme l’affirme à l’AFP sa belle-mère Aurore Ouattara.”C’était un diamant brut, se rappelle Franck Houth, son premier entraîneur en U13. Il voulait jouer attaquant et marquer mais on l’a canalisé au centre du jeu pour jouer avec les copains. Souvent, on le sortait à la mi-temps pour équilibrer les rencontres.”- “Programmé pour arriver là” -Le président du FCN Éric Wolff se souvient des jonglages du phénomène “avec un gel douche” dans les vestiaires, de l’affluence soudainement inhabituelle “des anciens du village” mais aussi d’autres jeunes “motivés” pour prendre une licence et désireux de “jouer contre Abdoul”.Depuis, le milieu de terrain de formation a parcouru du chemin jusqu’à compter, à seulement 19 ans, 24 matchs de championnat pour trois buts et une passe décisive.Mais cela ne l’empêche pas de garder une attache forte à son premier lieu d’adoption: “J’essaie de rentrer à la maison quand j’ai le temps, glisse-t-il. Je vais travailler sur le terrain avec les jeunes. On prend du plaisir ensemble. Il ne faut pas perdre cela, c’est une force pour continuer.”C’est ainsi qu’il a travaillé sa frappe sur le terrain communal avant d’affronter Marseille, contre qui il a finalement marqué quelques minutes après son entrée en jeu.Lazeni, son père, joueur ivoirien semi-professionnel, qui a aussi fait les beaux jours de l’équipe 1 en district, s’est beaucoup impliqué dans la réussite de son fils. “Il filmait tous les matchs en équipe de jeunes au Racing, raconte Aurore Ouattara. Ils regardaient ensuite ensemble chaque match pour débriefer.”Dans les couloirs de la Racing Académie, l’information est vite remontée jusqu’à Francois Keller, frère du président Marc Keller et directeur de la formation, pour qui Ouattara “était programmé pour arriver là où il est, comme une évidence”.”Il n’a pas été épargné par les blessures mais il a gardé son calme pour revenir”, précise le frère cadet des Keller, avec une première apparition en championnat au Parc des Princes en octobre 2024. Un an plus tard, Strasbourg et Ouattara ont franchi un cap: ils sont troisièmes de Ligue 1 à un point du leader parisien.

Tour d’Europe des stades: Liverpool sous pression, le Barça décimé, Klassiker en Allemagne

En Angleterre, Liverpool se retrouve sous pression après deux défaites de suite avant la trêve internationale, tout comme le FC Barcelone en Espagne qui doit aussi se relever d’une liste longue de blessés.. Angleterre: Liverpool à la relance?Le tenant du titre (2e, 15 pts) a rejoint la trêve internationale avec deux défaites consécutives dans les valises en Premier League et une première place perdue aux dépens d’Arsenal (1er, 16 pts).Or, la reprise s’annonce corsée avec la réception de Manchester United (10e, 10 pts), le rival historique frappé d’irrégularité chronique, dimanche (17h30) à Anfield.Au-delà du résultat, Liverpool doit faire mieux dans le jeu. Les multiples recrutements de l’été ont grippé la machine pilotée par Arne Slot et l’entraîneur cherche encore la bonne formule.Les Gunners d’Arsenal, eux, ont lancé leur saison sur des bases élevées, malgré les blessés (Jesus, Havertz, Madueke, Odegaard) et ils disputent un derby de Londres abordable à Fulham, samedi (18h30).Autre attraction du week-end: Chelsea, septième, se rend samedi (13h30) chez une équipe de Nottingham Forest qui n’a toujours pas gagné le moindre match sous la direction d’Ange Postecoglou.L’entraîneur australien, nommé le 9 septembre, est déjà sur la sellette d’après la BBC, qui cite Sean Dyche comme un de ses successeurs potentiels. . Espagne: le Barça décimé, Mbappé incertainAprès deux défaites, face à Paris en Ligue des champions (2-1) et sur la pelouse du Séville FC (4-1) en championnat, le FC Barcelone (2e, 19 points) va devoir surmonter une cascade de blessures pour relancer sa saison, samedi (16h15) dans le derby catalan contre Gérone (18e, 6 points).Robert Lewandowski, Raphinha, Dani Olmo, Gavi, Joan Garcia, Marc-André ter Stegen… Hansi Flick, l’entraîneur allemand des champions d’Espagne en titre devra faire sans la plupart de ses titulaires. Le prodige Lamine Yamal et le jeune Fermin Lopez ont eux fait leur retour à l’entraînement mais demeurent incertains, tout comme Ferran Torres.Du côté du Real Madrid (1er, 21 points), c’est l’attaquant français Kylian Mbappé, touché à la cheville droite contre l’Azerbaïdjan, qui pourrait être ménagé dimanche (21h00) dans le derby madrilène à Getafe (11e, 11 points).À quelques jours du choc face à la Juventus, en C1, l’entraîneur madrilène Xabi Alonso ne devrait pas prendre de risques avec son meilleur buteur, auteur d’un début de saison exceptionnel avec 17 réalisations en 13 matchs toutes compétitions confondues en club et en sélection.. Italie: la Roma au révélateur de l’InterJusqu’où peut aller la Roma, transfigurée par Gian Piero Gasperini ? La question agite les tifosi “romanistes” qui se prennent à rêver de Ligue des champions, voire du scudetto. Après six journées, cinq victoires et une défaite, leur équipe est deuxième de Serie A avec le même nombre de points (15) que le leader et champion en titre, Naples. Mais les Giallorossi n’ont pas encore affronté de cadors. Cela va changer samedi (20h45) lors de la 7e journée où ils reçoivent l’Inter Milan, vice-champion d’Europe et d’Italie en 2025. Après des débuts laborieux sous la direction de Cristian Chivu, les Nerazzurri ont retrouvé leur redoutable efficacité: ils viennent d’enchaîner cinq victoires de suite, Ligue des champions comprise, en marquant 13 buts.Samedi toujours, mais à 18h00, Naples se déplace à Torino (16e, 5 pts). Avant la trêve internationale, l’équipe d’Antonio Conte a battu difficilement le Genoa (2-1) et le Sporting (2-1), après une défaite à San Siro (2-1) face à un AC Milan.. Allemagne: Klassiker test pour le BayernAuteur d’un début de saison à conjuguer au presque parfait (10 victoires en autant de rencontres toutes compétitions confondues, 38 buts marqués pour 8 encaissés), le Bayern passe un nouveau test samedi (18h30) contre Dortmund, pour le Klassiker entre les deux mastodontes du football allemand.Les hommes de Vincent Kompany, qui ont inscrit au moins trois buts à chaque match de championnat depuis le début de la saison, ont l’occasion de repousser le BVB à sept points au soir de la 7e journée de Bundesliga en cas de victoire. Harry Kane est resté sur son nuage pendant la trêve internationale avec un doublé sous les couleurs de l’Angleterre contre la Lettonie. En face, le BVB a piétiné avant la trêve avec un deuxième match nul cette saison, à domicile contre le RB Leipzig (1-1) après avoir été mené au score.Avant ce choc, Leipzig (13 pts), Stuttgart (12 pts), Leverkusen (11 pts) et Cologne (10 pts), ont l’occasion de mettre la pression sur le Bayern, respectivement contre Hambourg, à Wolfsburg, contre Augsbourg et à Mayence, tous à 15h30 samedi.jr-jta-ati-tba/ali/ole

Ligue 1: choc entre le PSG, toujours blessé, et l’étincelant Strasbourg

Le Paris SG, amputé de Ousmane Dembélé, reçoit Strasbourg, 3e et sensation du début de saison, en ouverture de la 8e journée de Ligue 1 vendredi tandis que Marseille, 2e,  tentera de suivre le rythme parisien face au Havre samedi avant un derby breton Lorient-Brest dimanche.. Paris toujours pas au completLe Paris SG, leader du championnat, mais amputé de ses cadres depuis plusieurs rencontres, comptait secrètement sur la trêve internationale pour fourbir ses meilleures armes, avant de recevoir Strasbourg étonnant 3e de Ligue 1, vendredi au Parc des Princes (20h45).Mais le champion de France et d’Europe en titre ne pourra toujours pas compter sur son Ballon d’Or, Ousmane Dembélé, toujours en “phase de reprise”, ni sur ses milieux Fabian Ruiz et Joao Neves.Toutefois le PSG, qui se déplacera à Leverkusen en Ligue des champions mardi, se remplume tout de même: Désiré Doué, Bradley Barcola, ses pépites en attaque, son capitaine, Marquinhos et son porte-bonheur, Khvicha Kvaratskelia, postulent pour le match de vendredi.Ils ne seront pas de trop face à Strasbourg qui compte un point de moins seulement que Paris au classement (15 contre 16), et s’appuie surtout sur le phénoménal argentin Joaquín Panichelli, 23 ans, actuel meilleur buteur du championnat avec 5 réalisations. . Marseille pour ne pas décrocherFace à l’inaltérable rouleau compresseur parisien, seul l’Olympique de Marseille, semble cette saison endosser le rôle du poil à gratter des champions d’Europe, à condition de tenir le rythme imposé.L’OM est en forme et reste sur quatre victoires consécutives. Son gardien argentin, Geronimo Rulli aussi, n’a pas encaissé de but à domicile depuis trois matches. Le Havre, 14e, au début de championnat cahin-caha, reçu samedi au Vélodrome (21h05), ne parait pas armé pour enrayer la belle dynamique olympienne.. Le Paris FC, un promu pas comme les autresRacheté à l’automne dernier par la famille Arnault et par Red Bull, promu en Ligue 1 cette saison, le Paris FC a très vite répondu aux attentes fatalement placées en lui. Avant de se déplacer dans le Nord dimanche (15h00), à Lens, solide 6e du championnat de France, le deuxième club parisien compte dix points, trois victoires, trois défaites et un match nul, soit le meilleur départ d’un promu depuis … Lens lors de la saison 2020-2021.. Lorient-Brest, un derby breton pour prendre le largeLorient, 13e, reçoit Brest 11e dimanche à 17h15 avec, pour chacun, le désir de mettre le plus de distance possible avec la zone rouge. Les Merlus doivent maintenir leur dynamique positive à domicile où ils ont pris six de leurs sept points.En face, Brest a enfin lancé sa saison avec sept points pris sur neuf possibles lors des trois dernières journées.