Madagascar: manifestations de joie avant l’allocution du président introuvable
Des milliers de manifestants sont descendus lundi dans les rues d’Antananarivo où ils ont affiché des scènes de joie avec des militaires et leur espoir d’une démission du président malgache Andry Rajoelina, dont l’allocution lundi depuis un lieu inconnu a été reportée plusieurs fois.Durant le week-end, Andry Rajoelina a dénoncé “une tentative de prise du pouvoir illégale” dans cette île particulièrement pauvre de l’océan Indien, où une partie de l’armée a pris le parti d’un mouvement de contestation né le 25 septembre.D’après la radio française RFI, il a embarqué dimanche “à bord d’un avion militaire français pour La Réunion, avant de partir vers une autre destination avec sa famille”. L’exécutif français n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP à ce sujet.Des remises de peine ont été accordées lundi par décret présidentiel à une série de personnes, dont le Franco-Malgache Paul Maillot Rafanoharana, emprisonné depuis 2021 pour tentative de coup d’État et point de crispation entre les deux pays.Élu en 2018, puis réélu en 2023 lors d’un scrutin boycotté par l’opposition, Andry Rajoelina devait s’adresser à la nation à 19H00 (16H00 GMT) mais la présidence, sur sa page Facebook, a annoncé un nouveau report à 21H30 locales (18H30 GMT) après l’arrivée d’un “groupe de soldats armés” au siège de la télévision publique TVM.Ce week-end, une unité militaire, le Capsat, qui avait joué un rôle majeur dans le coup d’État en 2009 d’Andry Rajoelina, à la suite déjà d’une mobilisation populaire, a appelé les forces de sécurité à “refuser de tirer” sur les manifestants, avant de rejoindre ces derniers dans le centre de la capitale. Ce sont des soldats de cette unité qui ont fait irruption à TVM pour tenter d’empêcher la diffusion de l’allocution, a appris l’AFP auprès d’un témoin.- “Plus de dinosaures” -“C’est tout bizarre, vu qu’on était habitués à toujours être pourchassés et bombardés par des gaz lacrymogènes”, témoigne auprès de l’AFP Finaritra Manitra Andrianamelasoa, un étudiant en droit de 24 ans parmi les milliers de manifestants ayant rejoint lundi la place du 13-mai dans une ambiance de fête, devant l’hôtel de ville d’Antananarivo.Marchant au rythme d’une fanfare, le cortège a enflé à mesure qu’il approchait de ce lieu symbolique de l’histoire politique malgache, baptisé en hommage aux tués d’un soulèvement populaire en 1972 ayant conduit au départ du premier président.”Nous attendons déjà qu’il s’excuse auprès de tous les Malgaches, parce qu’on a eu beaucoup de blessés. (…) Au tout début, ce qu’on demandait, c’était l’électricité, la liberté de s’exprimer, mais on attend actuellement sa démission”, assène Steven Mandimbiarivong Rasolonjanahary, 19 ans, un autre étudiant en droit.”On attend sa démission mais le connaissant, je ne crois pas qu’il va dire ça”, pronostique Rotsinasandratra Lucas Hantamalala, étudiante de 20 ans. “Plus de dinosaures politiques s’il vous plaît, on en a assez vus”, exhorte-t-elle.Des soldats ont accompagné samedi dans le centre-ville de la capitale malgache des milliers de manifestants, les rejoignant à nouveau dimanche pour un rassemblement en hommage aux personnes tuées au cours des plus de deux semaines de manifestations.- Départ du président du Sénat -Le collectif à l’origine des manifestations, baptisé Gen Z, a appelé à un nouveau rassemblement plus tard lundi.Le mouvement de contestation, qui dénonçait au départ les coupures incessantes d’eau et d’électricité, s’est mué depuis en une contestation plus large du président Rajoelina, 51 ans, et de son clan.Les manifestants ont obtenu ce week-end le départ du décrié président du Sénat Richard Ravalomanana, ancien commandant de gendarmerie. Quant au troisième homme vilipendé par la rue, l’homme d’affaires et proche du chef de l’Etat Maminiaina Ravatomanga, il a fui dimanche matin à l’île Maurice voisine, comme l’a confirmé le gouvernement mauricien.Surnommé “Général Bomba” pour son recours généreux aux grenades lacrymogènes lors de la crise de 2009, Richard Ravalomanana était accusé par les contestataires d’être un des principaux acteurs de la répression des manifestations ces dernières semaines.Au moins 22 personnes ont été tuées au début des manifestations et plus d’une centaine blessées, d’après un bilan des Nations unies.Le chef de l’État a démenti des “chiffres erronés”, évoquant 12 morts, tous “des pilleurs, des casseurs”, selon lui.Madagascar, île à la population particulièrement démunie, a une longue histoire de soulèvements populaires suivis par la mise en place de gouvernements militaires.Au moins 80% des 32 millions d’habitants de Madagascar vivent avec moins de 15.000 ariary par jour (2,80 euros), le seuil de pauvreté de la Banque mondiale.
Madagascar: manifestations de joie avant l’allocution du président introuvable
Des milliers de manifestants sont descendus lundi dans les rues d’Antananarivo où ils ont affiché des scènes de joie avec des militaires et leur espoir d’une démission du président malgache Andry Rajoelina, dont l’allocution lundi depuis un lieu inconnu a été reportée plusieurs fois.Durant le week-end, Andry Rajoelina a dénoncé “une tentative de prise du pouvoir illégale” dans cette île particulièrement pauvre de l’océan Indien, où une partie de l’armée a pris le parti d’un mouvement de contestation né le 25 septembre.D’après la radio française RFI, il a embarqué dimanche “à bord d’un avion militaire français pour La Réunion, avant de partir vers une autre destination avec sa famille”. L’exécutif français n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP à ce sujet.Des remises de peine ont été accordées lundi par décret présidentiel à une série de personnes, dont le Franco-Malgache Paul Maillot Rafanoharana, emprisonné depuis 2021 pour tentative de coup d’État et point de crispation entre les deux pays.Élu en 2018, puis réélu en 2023 lors d’un scrutin boycotté par l’opposition, Andry Rajoelina devait s’adresser à la nation à 19H00 (16H00 GMT) mais la présidence, sur sa page Facebook, a annoncé un nouveau report à 21H30 locales (18H30 GMT) après l’arrivée d’un “groupe de soldats armés” au siège de la télévision publique TVM.Ce week-end, une unité militaire, le Capsat, qui avait joué un rôle majeur dans le coup d’État en 2009 d’Andry Rajoelina, à la suite déjà d’une mobilisation populaire, a appelé les forces de sécurité à “refuser de tirer” sur les manifestants, avant de rejoindre ces derniers dans le centre de la capitale. Ce sont des soldats de cette unité qui ont fait irruption à TVM pour tenter d’empêcher la diffusion de l’allocution, a appris l’AFP auprès d’un témoin.- “Plus de dinosaures” -“C’est tout bizarre, vu qu’on était habitués à toujours être pourchassés et bombardés par des gaz lacrymogènes”, témoigne auprès de l’AFP Finaritra Manitra Andrianamelasoa, un étudiant en droit de 24 ans parmi les milliers de manifestants ayant rejoint lundi la place du 13-mai dans une ambiance de fête, devant l’hôtel de ville d’Antananarivo.Marchant au rythme d’une fanfare, le cortège a enflé à mesure qu’il approchait de ce lieu symbolique de l’histoire politique malgache, baptisé en hommage aux tués d’un soulèvement populaire en 1972 ayant conduit au départ du premier président.”Nous attendons déjà qu’il s’excuse auprès de tous les Malgaches, parce qu’on a eu beaucoup de blessés. (…) Au tout début, ce qu’on demandait, c’était l’électricité, la liberté de s’exprimer, mais on attend actuellement sa démission”, assène Steven Mandimbiarivong Rasolonjanahary, 19 ans, un autre étudiant en droit.”On attend sa démission mais le connaissant, je ne crois pas qu’il va dire ça”, pronostique Rotsinasandratra Lucas Hantamalala, étudiante de 20 ans. “Plus de dinosaures politiques s’il vous plaît, on en a assez vus”, exhorte-t-elle.Des soldats ont accompagné samedi dans le centre-ville de la capitale malgache des milliers de manifestants, les rejoignant à nouveau dimanche pour un rassemblement en hommage aux personnes tuées au cours des plus de deux semaines de manifestations.- Départ du président du Sénat -Le collectif à l’origine des manifestations, baptisé Gen Z, a appelé à un nouveau rassemblement plus tard lundi.Le mouvement de contestation, qui dénonçait au départ les coupures incessantes d’eau et d’électricité, s’est mué depuis en une contestation plus large du président Rajoelina, 51 ans, et de son clan.Les manifestants ont obtenu ce week-end le départ du décrié président du Sénat Richard Ravalomanana, ancien commandant de gendarmerie. Quant au troisième homme vilipendé par la rue, l’homme d’affaires et proche du chef de l’Etat Maminiaina Ravatomanga, il a fui dimanche matin à l’île Maurice voisine, comme l’a confirmé le gouvernement mauricien.Surnommé “Général Bomba” pour son recours généreux aux grenades lacrymogènes lors de la crise de 2009, Richard Ravalomanana était accusé par les contestataires d’être un des principaux acteurs de la répression des manifestations ces dernières semaines.Au moins 22 personnes ont été tuées au début des manifestations et plus d’une centaine blessées, d’après un bilan des Nations unies.Le chef de l’État a démenti des “chiffres erronés”, évoquant 12 morts, tous “des pilleurs, des casseurs”, selon lui.Madagascar, île à la population particulièrement démunie, a une longue histoire de soulèvements populaires suivis par la mise en place de gouvernements militaires.Au moins 80% des 32 millions d’habitants de Madagascar vivent avec moins de 15.000 ariary par jour (2,80 euros), le seuil de pauvreté de la Banque mondiale.
Embattled Madagascar president delays national address, againMon, 13 Oct 2025 18:01:10 GMT
Madagascar’s besieged President Andry Rajoelina on Monday twice pushed back his long-awaited national address, deepening uncertainty over his whereabouts after days of protests calling for his resignation. Rajoelina has faced the most serious test to his presidency since taking office, with weeks of deadly street protests and a mutinous army unit openly defying his authority.The 51-year-old leader …
“Une renaissance”: vive émotion à la libération de prisonniers palestiniens
Chaises en plastique, bannières, haut-parleurs: le décor était planté tôt lundi à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Et quand les bus de la Croix-Rouge ont déversé sur place des centaines d’ex-prisonniers, les cris et les pleurs ont fusé.Des milliers de Palestiniens ont accueilli lundi des ex-prisonniers à peine libérés dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu Israël/Hamas dans la bande de Gaza. Le cortège de bus est passé dans des rues bordées de bâtiments en ruine, avant de devoir rouler au pas du fait de la foule compacte, euphorique, qui agitait par endroits des drapeaux palestiniens et du Hamas en signe de célébration.Des hommes de tous âges vêtus de pulls en molleton gris des services pénitentiaires israéliens se sont bousculés pour tenter de passer la tête au dehors des fenêtres des bus pour tenter d’embrasser un proche reconnu.”C’est la plus grande joie qui soit que de voir toute ma famille réunie ici pour m’accueillir”, lance à l’AFP Youssef Afana, 25 ans. “Je sors de dix mois de prison. Ca été parmi les jours les plus difficiles de toute ma vie. La souffrance en prison n’est pas que physique, elle est aussi psychique”, ajoute-t-il disant souhaiter la libération de tous les Palestiniens écroués par Israël. – “Beauté” -“Nous sommes sortis de prison, nous avons vaincu le geôlier, nous sommes revenus à Gaza et nous la reconstruirons”, dit un ancien détenu en arrivant dans le territoire ravagé par plus de deux ans de guerre déclenchée par l’attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023. “Malgré la dévastation à Gaza, sa beauté sera toujours bien meilleure que la vie que nous menions en prison”, dit un autre. A leur descente des véhicules certains sont chancelants, d’autres rayonnent en regardant tout autour d’eux ou s’agenouillent pour embrasser le sol, en pleurs. Puis, à pied, en fauteuil roulant ou épaulés par des membres du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à la chasuble blanche, ils rejoignent la cour du complexe hospitalier Nasser à Khan Younès, ville presque entièrement détruite par la guerre. Sur ce terrain vague sablonneux bordé de hangars, des centaines de personnes attendent depuis le matin le retour de proches. Drapeaux palestiniens mais aussi verts du Hamas et noirs de la branche armée du Jihad islamique (les Brigades al-Qods) étaient déployés dans la matinée, des hauts-parleurs crachant des odes à la liberté.Ces libérations surviennent à la faveur du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas qui est entré en vigueur vendredi. Il fait partie de la première phase du plan négocié sous l’égide des Etats-Unis et destiné à faire taire durablement les armes. Il prévoit la libération de 250 personnes détenus pour des “raisons de sécurité”, mais aussi environ 1.700 Palestiniens arrêtés à Gaza depuis le début de la guerre et traités par Israël comme des “combattants illégaux”, un système qui autorise une détention indéfinie sans la moindre inculpation et dans des centres de détention militaire. – “Renaissance” -Depuis plus d’un an, les organisations de défense des détenus dénoncent de mauvais traitements dans les centres de détention israéliens. Plusieurs prisonniers sont morts derrière les barreaux. Les autorités israéliennes affirment respecter la loi.Le 7 octobre 2023, 251 personnes avaient été enlevées lors de l’attaque en Israël de commandos du groupe islamiste et de ses alliés. La plupart avaient déjà été libérées.Le Hamas a libéré lundi les vingt otages israéliens encore vivants et a commencé à transférer les corps de certains des 28 décédés. Israël a annoncé de son côté avoir libéré lundi un total de 1.968 prisonniers, une libération qualifiée de “réussite nationale” par le Hamas et qui dépasse les frontières de Gaza.A Ramallah, en Cisjordanie occupée, des dizaines de prisonniers palestiniens ont été accueillis par une foule en liesse. “C’est un sentiment indescriptible, une renaissance”, décrit Mahdi Ramadan à l’AFP, un prisonnier tout juste libéré, encadré par ses deux parents.Embrassades front contre front et sanglots lâchés dans une assemblée fébrile, pour beaucoup, c’étaient les premières retrouvailles, hors milieu carcéral, depuis des années, voire des décennies.
“Une renaissance”: vive émotion à la libération de prisonniers palestiniens
Chaises en plastique, bannières, haut-parleurs: le décor était planté tôt lundi à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Et quand les bus de la Croix-Rouge ont déversé sur place des centaines d’ex-prisonniers, les cris et les pleurs ont fusé.Des milliers de Palestiniens ont accueilli lundi des ex-prisonniers à peine libérés dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu Israël/Hamas dans la bande de Gaza. Le cortège de bus est passé dans des rues bordées de bâtiments en ruine, avant de devoir rouler au pas du fait de la foule compacte, euphorique, qui agitait par endroits des drapeaux palestiniens et du Hamas en signe de célébration.Des hommes de tous âges vêtus de pulls en molleton gris des services pénitentiaires israéliens se sont bousculés pour tenter de passer la tête au dehors des fenêtres des bus pour tenter d’embrasser un proche reconnu.”C’est la plus grande joie qui soit que de voir toute ma famille réunie ici pour m’accueillir”, lance à l’AFP Youssef Afana, 25 ans. “Je sors de dix mois de prison. Ca été parmi les jours les plus difficiles de toute ma vie. La souffrance en prison n’est pas que physique, elle est aussi psychique”, ajoute-t-il disant souhaiter la libération de tous les Palestiniens écroués par Israël. – “Beauté” -“Nous sommes sortis de prison, nous avons vaincu le geôlier, nous sommes revenus à Gaza et nous la reconstruirons”, dit un ancien détenu en arrivant dans le territoire ravagé par plus de deux ans de guerre déclenchée par l’attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023. “Malgré la dévastation à Gaza, sa beauté sera toujours bien meilleure que la vie que nous menions en prison”, dit un autre. A leur descente des véhicules certains sont chancelants, d’autres rayonnent en regardant tout autour d’eux ou s’agenouillent pour embrasser le sol, en pleurs. Puis, à pied, en fauteuil roulant ou épaulés par des membres du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à la chasuble blanche, ils rejoignent la cour du complexe hospitalier Nasser à Khan Younès, ville presque entièrement détruite par la guerre. Sur ce terrain vague sablonneux bordé de hangars, des centaines de personnes attendent depuis le matin le retour de proches. Drapeaux palestiniens mais aussi verts du Hamas et noirs de la branche armée du Jihad islamique (les Brigades al-Qods) étaient déployés dans la matinée, des hauts-parleurs crachant des odes à la liberté.Ces libérations surviennent à la faveur du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas qui est entré en vigueur vendredi. Il fait partie de la première phase du plan négocié sous l’égide des Etats-Unis et destiné à faire taire durablement les armes. Il prévoit la libération de 250 personnes détenus pour des “raisons de sécurité”, mais aussi environ 1.700 Palestiniens arrêtés à Gaza depuis le début de la guerre et traités par Israël comme des “combattants illégaux”, un système qui autorise une détention indéfinie sans la moindre inculpation et dans des centres de détention militaire. – “Renaissance” -Depuis plus d’un an, les organisations de défense des détenus dénoncent de mauvais traitements dans les centres de détention israéliens. Plusieurs prisonniers sont morts derrière les barreaux. Les autorités israéliennes affirment respecter la loi.Le 7 octobre 2023, 251 personnes avaient été enlevées lors de l’attaque en Israël de commandos du groupe islamiste et de ses alliés. La plupart avaient déjà été libérées.Le Hamas a libéré lundi les vingt otages israéliens encore vivants et a commencé à transférer les corps de certains des 28 décédés. Israël a annoncé de son côté avoir libéré lundi un total de 1.968 prisonniers, une libération qualifiée de “réussite nationale” par le Hamas et qui dépasse les frontières de Gaza.A Ramallah, en Cisjordanie occupée, des dizaines de prisonniers palestiniens ont été accueillis par une foule en liesse. “C’est un sentiment indescriptible, une renaissance”, décrit Mahdi Ramadan à l’AFP, un prisonnier tout juste libéré, encadré par ses deux parents.Embrassades front contre front et sanglots lâchés dans une assemblée fébrile, pour beaucoup, c’étaient les premières retrouvailles, hors milieu carcéral, depuis des années, voire des décennies.





