Electricité: les heures creuses évoluent pour mieux profiter du soleil

A compter du 1er novembre, onze millions de foyers vont progressivement bénéficier d’une réforme des heures creuses destinée à déplacer une partie de la demande vers l’après-midi, lorsque la production photovoltaïque est au plus haut et les prix au plus bas.Ce changement dans le vieux dispositif des heures creuses/heures pleines (HC/HP) vise à lisser la consommation d’électricité en incitant les particuliers à faire fonctionner leur chauffe-eau, leur sèche-linge ou recharger leur véhicule électrique en dehors des pics de consommation du soir ou du matin.Outre la baisse des factures, la réforme mise en oeuvre par Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution, va aider à équilibrer le système électrique et réduire le phénomène des prix dits “négatifs” de l’électricité, lorsque l’offre est supérieure à la demande et que les prix passent en-dessous de zéro.”C’est un outil de flexibilité majeur au service du système électrique grâce au pilotage automatique de certains usages”, explique Timothée Furois, directeur du programme flexibilités d’Enedis.”C’est aussi une opportunité pour les clients d’être à la fois acteurs de la transition énergétique (…) et de bénéficier de prix plus avantageux” lorsque la “production décarbonée solaire est la plus abondante”.La réforme devrait permettre de déplacer “de l’ordre de 5 gigawatts (GW) de consommation vers l’après-midi pendant les mois les plus ensoleillés”, estime-t-il. Soit environ l’équivalent de cinq réacteurs nucléaires.Les HC/HP avaient été mises en place dans les années 1960 dans la foulée des premières centrales nucléaires, précisément pour déplacer vers la nuit une partie de la consommation.La réforme actuelle est liée au boom des énergies renouvelables et rendue possible par les changements de modes vie et de consommation, le télétravail ou la programmation des appareils électroménagers et chauffe-eau.”Pas mal de plages d’heures creuses sont placées à des moments qui ne sont plus des moments creux pour le système, et inversement on a assez peu d’heures creuses à des moments qui sont utiles pour le consommateur et pour le système”, expliquait Emmanuelle Wargon, la présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), en présentant la réforme en février.- Saisonnalité des heures creuses -Au total, onze millions de foyers sont concernés sur les 14,5 disposant de l’option HP/HC. Les 3,5 millions restants bénéficient déjà de plages horaires compatibles avec les nouvelles règles.La réforme se fera en deux temps, du 1er novembre 2025 à octobre 2027, et ne concernera que les clients ayant un compteur communicant Linky.Actuellement, les créneaux d’HP/HC sont différents selon les foyers.Entre novembre 2025 et juin 2026, Enedis repositionnera les HP/HC de 1,7 million de clients dans les créneaux autorisés: il n’y aura plus d’heures creuses de 07H00 à 10H00 et de 18H00 à 23H00 l’été et de 07H00 à 11H00 et 17H00 à 21H00 l’hiver.La seconde phase (décembre 2026 à octobre 2027) concernera 9,3 millions de clients et verra l’introduction de la saisonnalité des heures creuses, qui pourront être différentes selon les périodes estivales (1er avril-31 octobre) et hivernales (1er novembre-31 mars), principalement entre 11H00 et 17H00 l’été notamment.Les clients, déjà informés par leurs fournisseurs d’électricité, n’auront rien à faire. Les heures seront différentes d’un bâtiment, voire d’un appartement à l’autre. Elles sont déterminées par Enedis, qui effectuera les modifications à distance, en fonction des contraintes locales du réseau.Pour autant, il n’y aura pas de “grand soir”: Enedis vise un rythme de 300.000 clients par mois, soit 10.000 clients par jour.Cette réforme est “une bonne chose”, estime Vincent Maillard, président d’Octopus Energy. “Avec la part des énergies renouvelables qui augmente dans le mix énergétique, il devient logique d’inciter les clients à consommer pendant les pics de production, notamment l’été quand il y a du soleil”.Cela va aussi réduire les situations de prix négatifs, “qui arrivent justement quand il existe une production solaire abondante le jour et des chauffe-eaux qui ne se chargent pas car ils sont programmés pour la nuit”.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Electricité: les heures creuses évoluent pour mieux profiter du soleil

A compter du 1er novembre, onze millions de foyers vont progressivement bénéficier d’une réforme des heures creuses destinée à déplacer une partie de la demande vers l’après-midi, lorsque la production photovoltaïque est au plus haut et les prix au plus bas.Ce changement dans le vieux dispositif des heures creuses/heures pleines (HC/HP) vise à lisser la consommation d’électricité en incitant les particuliers à faire fonctionner leur chauffe-eau, leur sèche-linge ou recharger leur véhicule électrique en dehors des pics de consommation du soir ou du matin.Outre la baisse des factures, la réforme mise en oeuvre par Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution, va aider à équilibrer le système électrique et réduire le phénomène des prix dits “négatifs” de l’électricité, lorsque l’offre est supérieure à la demande et que les prix passent en-dessous de zéro.”C’est un outil de flexibilité majeur au service du système électrique grâce au pilotage automatique de certains usages”, explique Timothée Furois, directeur du programme flexibilités d’Enedis.”C’est aussi une opportunité pour les clients d’être à la fois acteurs de la transition énergétique (…) et de bénéficier de prix plus avantageux” lorsque la “production décarbonée solaire est la plus abondante”.La réforme devrait permettre de déplacer “de l’ordre de 5 gigawatts (GW) de consommation vers l’après-midi pendant les mois les plus ensoleillés”, estime-t-il. Soit environ l’équivalent de cinq réacteurs nucléaires.Les HC/HP avaient été mises en place dans les années 1960 dans la foulée des premières centrales nucléaires, précisément pour déplacer vers la nuit une partie de la consommation.La réforme actuelle est liée au boom des énergies renouvelables et rendue possible par les changements de modes vie et de consommation, le télétravail ou la programmation des appareils électroménagers et chauffe-eau.”Pas mal de plages d’heures creuses sont placées à des moments qui ne sont plus des moments creux pour le système, et inversement on a assez peu d’heures creuses à des moments qui sont utiles pour le consommateur et pour le système”, expliquait Emmanuelle Wargon, la présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), en présentant la réforme en février.- Saisonnalité des heures creuses -Au total, onze millions de foyers sont concernés sur les 14,5 disposant de l’option HP/HC. Les 3,5 millions restants bénéficient déjà de plages horaires compatibles avec les nouvelles règles.La réforme se fera en deux temps, du 1er novembre 2025 à octobre 2027, et ne concernera que les clients ayant un compteur communicant Linky.Actuellement, les créneaux d’HP/HC sont différents selon les foyers.Entre novembre 2025 et juin 2026, Enedis repositionnera les HP/HC de 1,7 million de clients dans les créneaux autorisés: il n’y aura plus d’heures creuses de 07H00 à 10H00 et de 18H00 à 23H00 l’été et de 07H00 à 11H00 et 17H00 à 21H00 l’hiver.La seconde phase (décembre 2026 à octobre 2027) concernera 9,3 millions de clients et verra l’introduction de la saisonnalité des heures creuses, qui pourront être différentes selon les périodes estivales (1er avril-31 octobre) et hivernales (1er novembre-31 mars), principalement entre 11H00 et 17H00 l’été notamment.Les clients, déjà informés par leurs fournisseurs d’électricité, n’auront rien à faire. Les heures seront différentes d’un bâtiment, voire d’un appartement à l’autre. Elles sont déterminées par Enedis, qui effectuera les modifications à distance, en fonction des contraintes locales du réseau.Pour autant, il n’y aura pas de “grand soir”: Enedis vise un rythme de 300.000 clients par mois, soit 10.000 clients par jour.Cette réforme est “une bonne chose”, estime Vincent Maillard, président d’Octopus Energy. “Avec la part des énergies renouvelables qui augmente dans le mix énergétique, il devient logique d’inciter les clients à consommer pendant les pics de production, notamment l’été quand il y a du soleil”.Cela va aussi réduire les situations de prix négatifs, “qui arrivent justement quand il existe une production solaire abondante le jour et des chauffe-eaux qui ne se chargent pas car ils sont programmés pour la nuit”.

Electricité: les heures creuses évoluent pour mieux profiter du soleil

A compter du 1er novembre, onze millions de foyers vont progressivement bénéficier d’une réforme des heures creuses destinée à déplacer une partie de la demande vers l’après-midi, lorsque la production photovoltaïque est au plus haut et les prix au plus bas.Ce changement dans le vieux dispositif des heures creuses/heures pleines (HC/HP) vise à lisser la consommation d’électricité en incitant les particuliers à faire fonctionner leur chauffe-eau, leur sèche-linge ou recharger leur véhicule électrique en dehors des pics de consommation du soir ou du matin.Outre la baisse des factures, la réforme mise en oeuvre par Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution, va aider à équilibrer le système électrique et réduire le phénomène des prix dits “négatifs” de l’électricité, lorsque l’offre est supérieure à la demande et que les prix passent en-dessous de zéro.”C’est un outil de flexibilité majeur au service du système électrique grâce au pilotage automatique de certains usages”, explique Timothée Furois, directeur du programme flexibilités d’Enedis.”C’est aussi une opportunité pour les clients d’être à la fois acteurs de la transition énergétique (…) et de bénéficier de prix plus avantageux” lorsque la “production décarbonée solaire est la plus abondante”.La réforme devrait permettre de déplacer “de l’ordre de 5 gigawatts (GW) de consommation vers l’après-midi pendant les mois les plus ensoleillés”, estime-t-il. Soit environ l’équivalent de cinq réacteurs nucléaires.Les HC/HP avaient été mises en place dans les années 1960 dans la foulée des premières centrales nucléaires, précisément pour déplacer vers la nuit une partie de la consommation.La réforme actuelle est liée au boom des énergies renouvelables et rendue possible par les changements de modes vie et de consommation, le télétravail ou la programmation des appareils électroménagers et chauffe-eau.”Pas mal de plages d’heures creuses sont placées à des moments qui ne sont plus des moments creux pour le système, et inversement on a assez peu d’heures creuses à des moments qui sont utiles pour le consommateur et pour le système”, expliquait Emmanuelle Wargon, la présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), en présentant la réforme en février.- Saisonnalité des heures creuses -Au total, onze millions de foyers sont concernés sur les 14,5 disposant de l’option HP/HC. Les 3,5 millions restants bénéficient déjà de plages horaires compatibles avec les nouvelles règles.La réforme se fera en deux temps, du 1er novembre 2025 à octobre 2027, et ne concernera que les clients ayant un compteur communicant Linky.Actuellement, les créneaux d’HP/HC sont différents selon les foyers.Entre novembre 2025 et juin 2026, Enedis repositionnera les HP/HC de 1,7 million de clients dans les créneaux autorisés: il n’y aura plus d’heures creuses de 07H00 à 10H00 et de 18H00 à 23H00 l’été et de 07H00 à 11H00 et 17H00 à 21H00 l’hiver.La seconde phase (décembre 2026 à octobre 2027) concernera 9,3 millions de clients et verra l’introduction de la saisonnalité des heures creuses, qui pourront être différentes selon les périodes estivales (1er avril-31 octobre) et hivernales (1er novembre-31 mars), principalement entre 11H00 et 17H00 l’été notamment.Les clients, déjà informés par leurs fournisseurs d’électricité, n’auront rien à faire. Les heures seront différentes d’un bâtiment, voire d’un appartement à l’autre. Elles sont déterminées par Enedis, qui effectuera les modifications à distance, en fonction des contraintes locales du réseau.Pour autant, il n’y aura pas de “grand soir”: Enedis vise un rythme de 300.000 clients par mois, soit 10.000 clients par jour.Cette réforme est “une bonne chose”, estime Vincent Maillard, président d’Octopus Energy. “Avec la part des énergies renouvelables qui augmente dans le mix énergétique, il devient logique d’inciter les clients à consommer pendant les pics de production, notamment l’été quand il y a du soleil”.Cela va aussi réduire les situations de prix négatifs, “qui arrivent justement quand il existe une production solaire abondante le jour et des chauffe-eaux qui ne se chargent pas car ils sont programmés pour la nuit”.

Most US nuke workers to be sent home as shutdown bites

The US agency in charge of nuclear weapons is putting most of its workforce on unpaid leave, a top Republican lawmaker warned Friday, as a prolonged government shutdown bit further into already crippled public services. With the standoff in Congress over federal spending in its 17th day and no breakthrough in sight, House Armed Services Committee Chairman Mike Rogers told reporters the National Nuclear Security Administration (NNSA) was about to run out of money.”They will have to lay off 80 percent of their employees. These are not employees that you want to go home,” he told reporters. “They’re managing and handling a very important strategic asset for us. They need to be at work and being paid.”Rogers’s committee later clarified that the employees would be furloughed — or placed on forced unpaid leave — rather than fired permanently.The United States has a stockpile of 5,177 nuclear warheads, with about 1,770 deployed, according to the global security nonprofit Bulletin of the Atomic Scientists. The NNSA is responsible for designing, manufacturing, servicing and securing the weapons. It has fewer than 2,000 federal employees who oversee some 60,000 contractors.Energy Secretary Chris Wright told USA Today in an interview Thursday touching on the effects of the shutdown on the NNSA that “starting next week, we’re going to have to let go tens of thousands…of workers that are critical to our national security.” The newspaper reported that staff at the agency had been told that furloughs could begin as soon as Friday.- Massive cuts -Senators headed to their home states Thursday after a 10th failed vote to end the shutdown that started on October 1 when the federal government ran out of Congress-approved funding. If the standoff remains unresolved by the end of Tuesday next week it will have lasted 22 days — making it the second-longest in history.The record of 35 days came during a fight over border wall funding in President Donald Trump’s first term in the White House. Democrats have been urging Trump to get more involved in the current gridlock, asserting that only the president will be able to move Republicans in Congress from their policy of refusing to negotiate until the government has reopened.Republicans leaders have been privately discouraging Trump’s involvement, fearful that he will strike an unpalatable deal on expiring health care subsidies that is at the heart of Democratic demands. The president is seeking to push through massive cuts to the federal bureaucracy during the shutdown.White House budget chief Russ Vought said in an interview he wants to see “north of 10,000″ jobs cut — although a federal judge temporarily blocked shutdown-related layoffs, ruling that they were politically motivated and unlawful.With 1.4 million federal workers either sent home without pay or working for nothing, Trump intervened to ensure military personnel received their checks on Wednesday, although doubts remain over future disbursements.Republican Senate Majority Leader John Thune told MSNBC in an interview that aired Thursday he would guarantee Democrats a vote on extending health care subsidies in exchange for reopening the government.”I’ve said, if you need a vote, we can guarantee you get a vote by a date certain,” he said. “At some point Democrats have to take yes for an answer.” 

Two dead in stampede at Kenya funeral for opposition leader OdingaFri, 17 Oct 2025 16:56:44 GMT

Two people died and dozens were injured in a stampede at the state funeral of Kenya’s revered opposition leader Raila Odinga on Friday as crowds rushed to see his coffin, Doctors Without Borders said.  It came a day after at least three people were killed when security forces opened fire to disperse a crowd that …

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En Guinée, un cirque offre un tremplin international à des jeunes défavorisés

Dans la chaleur humide d’un hangar de Conakry, cinq jeunes hommes virevoltent, se contorsionnent et jonglent au rythme des percussions de musiciens, comme un défi lancé aux lois de la gravité et de l’anatomie humaine.Chaque jour pendant plusieurs heures, ces Guinéens s’entraînent au centre d’art acrobatique Fodéba Keïta, une des écoles de cirque les plus réputées d’Afrique de l’Ouest, qui a formé des centaines de jeunes défavorisés et fait rayonner la Guinée à travers le monde.Malgré des moyens très limités, à la mesure de la pauvreté du pays, l’école constitue un véritable tremplin pour ces jeunes. Plus de 200 anciens élèves ont été recrutés dans des troupes à l’international, comme les prestigieux Cirque du Soleil, UniverSoul Circus, Kalabanté ou le Circus Baobab.Les saynètes répétées se succèdent. Sans effort, les corps s’empilent dans des postures vertigineuses. Certains enchaînent les saltos quand d’autres se perchent sur des trapèzes.Clou du spectacle, le corps désarticulé du contorsionniste Mohamed Fofana prend des positions invraisemblables à donner des haut-le-coeur.L’école, qui accueille une centaine d’élèves, a été créée par un ancien du mythique Circus Baobab, Ibrahim Bamba, dit maître BBL à la scène.Dans cette salle construite par l’ambassade de France en Guinée en 2000, le matériel défraîchi porte les traces des longues heures d’entraînements. Sous l’immense plafond, un drap rouge et des trapèzes permettent de pratiquer la voltige.Ce jour-là, de nombreux élèves sont partis en tournée en Turquie avec la troupe de l’école, le cirque Tinafan, qui veut dire “Demain est meilleur” en langue soussou.- Tremplin international -Cette année, le contorsionniste Papi Flex, ancien de l’école, a remporté un prix du Guinness des records. Le jeune homme s’est produit sur les plateaux télévisés et sur les scènes du monde entier.De quoi faire rêver les étudiants en quête d’un avenir meilleur.”Ceux que je vois en Europe, au Brésil, au Canada, en France, ça me pousse à travailler encore plus. Parce qu’un jour, moi aussi, je veux aller dans leurs compagnies”, confie à l’AFP Mamadou Saliou Diallo, voltigeur, jongleur et équilibriste de 26 ans.Dans ce pays dirigé par une junte militaire depuis un coup d’État en 2021, l’école offre des perspectives à ces jeunes qui pourraient, comme des milliers d’autres Guinéens depuis des années, être tentés de rejoindre l’Europe clandestinement par les voies périlleuses du désert ou de la mer.  “On souffre tellement ici… A cause de ça, beaucoup de jeunes partent pour tenter +l’aventure+” (terme courant chez les jeunes pour évoquer leur parcours migratoire), raconte Mamadou Saliou Diallo.- “Réinsertion” – Amadou Camara, administrateur général des lieux, met en avant les objectifs de “réinsertion socio-professionnelle” de l’école, qui recrute parmi des “jeunes en situation extrêmement difficile, qui sont dans la pauvreté”.”L’esprit de cette école, c’est permettre aux jeunes d’être dans un cadre de travail qui va leur éviter la délinquance, le banditisme”, explique-t-il. L’école propose également des ateliers de menuiserie, de couture ou encore de soudure pour apprendre un métier aux jeunes. Cela leur permet de créer eux-mêmes leurs costumes ou le matériel pour leurs spectacles.Une petite baraque à l’extérieur de la salle de l’école fait office d’internat, pour accueillir les élèves les plus défavorisés.Entré dans l’école à l’âge de 8 ans, Ibrahima Oularé est aujourd’hui un voltigeur chevronné. Né dans une famille pauvre, le jeune homme de 19 ans vit sur place et clame que l’école lui a “apporté beaucoup de choses”. “Quand je suis ici, il y a de l’espoir. J’aime ce travail”, confie le voltigeur qui a été invité à se produire aux États-Unis à l’automne. Faute de passeport, sa carrière à l’international est en suspens.L’école devrait bientôt connaître un second souffle. Elle sera déplacée pour être “intégrée à une nouvelle École nationale des arts du cirque de Guinée” (ENACIG), a indiqué à l’AFP le ministre guinéen de la Culture, Moussa Moïse Sylla.Nouveau bâtiment moderne adapté, chapiteau à quatre mâts, ateliers pour les métiers connexes: le ministre promet un nouveau centre “très éloigné des moyens de fortune” actuels.En attendant, les jeunes circassiens comme Mamadou Saliou Diallo croient en des lendemains meilleurs: “Si je continue de travailler, je vais gagner”. 

Allemagne : Oliver Blume quitte la tête de Porsche pour se concentrer sur Volkswagen

Le fabricant de voitures de luxe Porsche, en difficulté, a annoncé vendredi le départ anticipé de son président du directoire, Oliver Blume, qui va se consacrer pleinement à sa deuxième fonction de patron de la maison mère Volkswagen, qu’il devrait exercer jusqu’à la fin 2030.Le conseil de surveillance s’est entretenu “d’un commun accord” avec lui, au sujet d’un départ anticipé du directoire de Porsche, a indiqué la direction de la marque dans un communiqué.Plus tard en fin d’après-midi, le groupe Volkswagen a fait savoir dans un communiqué que M. Blume continuera à diriger Volkswagen jusqu’à la fin de 2030. “Le conseil de surveillance de Volkswagen a décidé de proposer à M. Blume un nouveau contrat d’une durée de cinq ans à compter du 1er janvier 2026”, a-t-il indiqué. Chez Porsche, Michael Leiters, ancien directeur général du constructeur britannique McLaren Automotive, a été nommé pour succéder à M. Blume. Ingénieur de formation, M. Leiters avait débuté sa carrière chez Porsche, où il a travaillé treize ans comme chef de projet avant de rejoindre Ferrari puis McLaren.Depuis plusieurs mois, la double casquette de M. Blume faisait l’objet de critiques de la part de certains actionnaires, qui estimaient qu’il était difficile de diriger simultanément Volkswagen et Porsche dans un contexte de crise du secteur, pilier de l’économie allemande.Des noms de successeurs potentiels circulaient déjà dans la presse allemande.A la tête de Porsche depuis 2015, M. Blume avait également pris la tête du groupe Volkswagen en 2022, avec la lourde tâche de restructurer le groupe en difficulté, confronté à la concurrence chinoise, notamment en Chine, son premier marché, à la baisse de la demande mondiale et à une transition vers les véhicules électriques plus lente que prévu.Le groupe Volkswagen a annoncé l’hiver dernier vouloir supprimer 35.000 emplois et arrêter la production dans deux de ses usines allemandes, une première historique.Porsche n’est pas épargné : la marque a annoncé en juillet préparer un nouveau plan d’économies, après 1.900 suppressions d’emplois en février. Ses ventes ont reculé de 6% depuis le début de l’année.Ses ventes de voitures depuis le début de l’année ont chuté de 6% sur un an.La marque, dépourvue d’usine aux États-Unis, est également affectée par les droits de douane imposés par Washington sur les voitures importées, ce qui pèse sur ses marges.Porsche a annoncé mi-septembre réviser ses prévisions de résultats à la baisse, tablant désormais sur une marge allant jusqu’à 2%, contre un taux se situant dans une fourchette de 5 à 7% auparavant, un niveau désormais inférieur à celui de la marque grand public VW (2,9%).

Hamas says committed to Gaza truce and returning hostage remains

Hamas insisted it was committed to returning all the hostage remains still unaccounted for under Gaza’s ruins, as a Turkish official said specialists dispatched to help find bodies were on Friday awaiting Israeli permission to enter.Responding to a call from Hamas for help locating the bodies of the 19 hostages, buried under the rubble alongside an untold number of Palestinians, Ankara sent specialists to help in the search.A Turkish official told AFP on Friday that dozens of disaster response specialists were at the Egyptian side of the border awaiting a green light from the Israeli government to enter the war-shattered Palestinian territory.The 81-member team from Turkey’s Disaster and Emergency Management Authority (AFAD) is equipped with specialised search-and-rescue tools, including life-detection devices and trained search dogs.”It remains unclear when Israel will allow the Turkish team to enter Gaza,” the official said.Under a ceasefire agreement between Israel and Hamas spearheaded by US President Donald Trump, Hamas returned 20 surviving hostages and the remains of nine of 28 known deceased hostages — along with another body, which Israel has said was not that of a former hostage.In exchange, Israel freed nearly 2,000 Palestinian prisoners from its jails and halted the military campaign it launched in Gaza after Hamas’s October 7, 2023 attack.A Hamas source told AFP the Turkish delegation is expected to enter Gaza by Sunday.The Turkish official noted that the recovery team’s complicated mission included locating both Palestinian and hostage bodies.- ‘May require some time’ -Israel’s Prime Minister Benjamin Netanyahu reaffirmed on Thursday his determination to “secure the return of all hostages” after his defence minister warned that the military would restart the conflict if Hamas failed to do so.Hamas later insisted on “its commitment to the agreement and its implementation, including its keenness to hand over all remaining corpses”.But it said the process “may require some time, as some of these corpses were buried in tunnels destroyed by the occupation, while others remain under the rubble of buildings it bombed and demolished”.Trump appeared on Wednesday to call for patience when it came to the bodies’ return, insisting Hamas was “actually digging” for hostages’ remains.The ceasefire deal has so far seen the war grind to a halt after two years of agony for the hostages’ families, and constant bombardment and hunger for Gazans.The UN’s World Food Programme said on Friday it had been able to move close to 3,000 tonnes of food supplies into Gaza since the ceasefire took hold.But it cautioned it would take time to reverse the famine in the Gaza Strip, saying all crossings needed to be opened to “flood Gaza with food”.Trump’s 20-point plan for Gaza calls for renewed aid provision, with international organisations eagerly awaiting the reopening of southern Gaza’s strategic Rafah crossing.UN humanitarian chief Tom Fletcher entered Gaza on Friday and watched a convoy of aid crossing to Rafah from Israel’s Kerem Shalom crossing.”We’ve begged for this access for months and finally we’re seeing goods moving at scale: food, medicine, tents, fuel, a lot of fuel got in today,” he said, in a video message posted to social media.The next phases of the truce should also include the disarmament of Hamas, the offer of amnesty to Hamas leaders who decommission their weapons and establishing the governance of post-war Gaza.- ‘Better than living on street’ -The families of the surviving hostages have been able to rejoice in their return after two long years. Others have had to endure the agony of burying the returned remains of their loved ones.”We’ve been waiting for this for so long, two years that we’ve been fighting for him every single day,” said 30-year-old Gal Gilboa Dalal, the older brother of Guy Gilboa Dalal, who was released after two years in Hamas captivity.Gal told AFP that Hamas had intentionally starved his brother and another prisoner for three-and-a-half months to use him as a prop in a propaganda video about hunger.”It’s hard for him to eat much, even though he wants to. He has severe stomach pain and digestive issues. Their skin is very pale and sensitive. Their bones hurt, their muscles hurt. Their recovery will be very long.”Mourners clutching Israeli flags lined the streets in Rishon Lezion on Friday for the funeral convoy of Inbar Hayman, whose body was returned on Wednesday.For Palestinians in Gaza, meanwhile, while there was relief that the bombing had stopped, the road to recovery felt impossible as people began clearing the rubble from their destroyed homes.”I’m right under the threat of death. It could collapse at any moment,” said Ahmad Saleh Sbeih, a Gaza City resident. “But there is no choice. This is better than living on the street.”The war has killed at least 67,967 people in Gaza, according to the health ministry in the Hamas-run territory, figures the United Nations considers credible.The data does not distinguish between civilians and combatants but indicates that more than half of the dead are women and children.Hamas’s October 7 attack on Israel resulted in the deaths of 1,221 people, mostly civilians, according to an AFP tally based on official Israeli figures.