Gaza: échange imminent d’otages contre prisonniers entre Israël et le Hamas

Le Hamas devrait remettre lundi à Israël les derniers otages vivants qu’il détient dans la bande de Gaza en échange de prisonniers palestiniens, à quelques heures d’un sommet de la paix en Egypte en présence de Donald Trump.Première étape du plan présenté par le président américain pour faire taire les armes, le retour en Israël des 48 otages, vivants ou morts, doit s’accompagner de la libération par Israël de 250 détenus pour des “raisons de sécurité” — dont de nombreux condamnés pour des attentats meurtriers anti-israéliens, et de 1.700 Palestiniens arrêtés à Gaza depuis octobre 2023.Au quatrième jour du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, le retour des otages marquera un “événement historique” mêlant “tristesse” et “joie”, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.Leur arrivée est prévue “tôt lundi matin”, selon Shosh Bedrosian, porte-parole de M. Netanyahu, et le gouvernement s’attend à ce que les “20 otages vivants soient libérés ensemble [et remis tous] en même temps à la Croix-Rouge”. Les autorités israéliennes anticipent toutefois que tous les otages morts ne seront pas restitués lundi. Auquel cas, un “organisme international, convenu dans le cadre de ce plan, aidera à localiser les otages (morts) s’ils ne sont pas retrouvés et libérés” lundi, selon Mme Bedrosian.- “La guerre est terminée” -Selon des sources proches des négociations, le Hamas a “terminé les préparatifs” pour la libération des otages vivants, mais continue d’exiger que soient relâchés en échange des chefs palestiniens.Israël a de son côté prévenu que les détenus palestiniens, qui ont été transférés dans deux prisons spécifiques, ne seraient libérés qu’après confirmation que les otages ont été rendus.Donald Trump est attendu en Israël lundi à 06H20 GMT. Après un échange avec M. Netanyahu, il s’exprimera devant le Parlement et rencontrera des proches d’otages.”La guerre est terminée. D’accord? Vous comprenez ça?”, a déclaré le président américain aux journalistes en quittant les Etats-Unis.De son côté, M. Netanyahu a estimé qu’Israël avait remporté “d’immenses victoires, des victoires qui ont stupéfié le monde entier”. “Je dois vous dire que la lutte n’est pas terminée”, a-t-il toutefois ajouté dans une allocution télévisée.- Sommet pour la paix -Après son court séjour en Israël, M. Trump se rendra à Charm el-Cheikh, en Egypte, pour y coprésider avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi un “sommet pour la paix” à Gaza, en présence de dirigeants de plus de 20 pays et du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. La gouvernance de la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre, en sera l’un des enjeux.Les pays médiateurs de l’accord de cessez-le-feu à Gaza doivent y signer un document garantissant son application, a indiqué une source diplomatique selon qui ces pays seront “les Etats-Unis, l’Egypte, le Qatar et probablement la Turquie”.Aucun responsable israélien ne fera le voyage, pas plus que le Hamas. L’Iran, soutien de longue date de ce dernier, a été invité mais ne participera pas non plus.Parallèlement au retrait progressif déjà amorcé de l’armée israélienne, qui garde le contrôle de 53% de la bande de Gaza, le plan américain prévoit dans une phase ultérieure que le Hamas soit exclu de la gouvernance de la bande de Gaza où il a pris le pouvoir en 2007, et que son arsenal soit détruit.Selon le plan américain, le gouvernement serait confié à “un comité palestinien technocratique et apolitique” placé “sous la supervision et le contrôle d’un nouvel organe international de transition” dirigé par M. Trump.- Baisse des prix -Sur le terrain à Gaza, des journalistes de l’AFP ont vu dimanche des Gazaouis se rendre sur les marchés où le prix des denrées a baissé, le cessez-le-feu promettant un assouplissement du blocus imposé par Israël.Des camions chargés d’aide sont entrés par le point de passage de Kerem Shalom, dans le sud d’Israël. D’autres camions attendaient depuis le petit matin à Rafah, le point de passage voisin, sur la frontière entre Gaza et l’Egypte.Certains chargements auraient déjà été pillés, selon plusieurs témoignages d’habitants.”Nous ne voulons pas vivre dans une jungle, nous exigeons que l’aide soit sécurisée et distribuée avec respect pour les gens,” a déclaré à l’AFP Mohammed Za’rab, un jeune homme devant des cartons au sol le long d’une route.La guerre dans la bande de Gaza a été déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas contre le territoire israélien le 7 octobre 2023 qui a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles.Ce jour-là, 251 personnes ont été enlevées par le Hamas et ses alliés.Depuis lors, plus de 67.806 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza dans la campagne israélienne de représailles militaires, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas. Des chiffres jugés fiables par l’ONU.

Pluies torrentielles au Mexique: 47 morts, les secouristes tentent de rouvrir des routes

Le bilan des pluies torrentielles dans l’est et le centre du Mexique s’est alourdi dimanche à 47 morts, selon le gouvernement fédéral, alors que les secouristes civils et militaires tentent avec difficulté de rouvrir des routes pour atteindre les villages isolés.Trois décès de plus sont à déplorer par rapport au précédent bilan qui s’établissait à 44 morts, les Etats comptant le plus de décès et de dégâts matériels étant ceux d’Hidalgo, de Puebla et de Veracruz, a indiqué le ministère de la Sécurité dans un communiqué.Trente-neuf autres personnes sont portées disparues, mais les autorités locales estiment que certains cas pourraient être liés à l’effondrement du réseau de télécommunication dans les hameaux des zones reculées.- Ponts aériens -“De nombreuses routes ne sont toujours pas praticables, certaines localités restent inaccessibles. Aujourd’hui, des ponts aériens ont été mis en place pour acheminer de la nourriture et de l’eau potable”, a déclaré dans l’après-midi la présidente Claudia Sheinbaum à la presse depuis Poza Rica, dans le nord de l’Etat de Veracruz.Mme Sheinbaum s’est rendue en hélicoptère militaire dans trois localités touchées, où elle s’est engagée auprès des habitants à leur fournir une aide financière.Ces régions traversées par la Sierra Madre orientale, une chaîne de montagnes qui s’étend parallèlement à la côte du golfe du Mexique, ont subi une tempête tropicale qui a déclenché d’intenses pluies depuis jeudi.Ces dernières ont provoqué des débordements de rivières, des inondations de villages entiers, des glissements de terrain, l’effondrement de routes et de ponts ainsi que des coupures de courant et de télécommunications.La couverture nuageuse s’est finalement dissipée dimanche, permettant d’intensifier les efforts pour tenter de rouvrir des routes de montagne et permettre l’accès à des dizaines de petites villes.Des employés du groupe public d’énergie sont parvenus à rétablir le courant, ce qui devrait contribuer à améliorer les communications téléphoniques.L’AFP s’est rendue dans des zones de la municipalité de Tenango de Doria, dans l’Etat d’Hidalgo, aux portes de villages de montagne rendus inaccessibles.De nombreux habitants marchent des kilomètres dans les deux sens, certains montant dans les villages pour prendre des nouvelles de leurs proches, d’autres descendant chercher de la nourriture et des médicaments.”Nous sommes partis pour des raisons de santé et parce qu’il n’y a pas de nourriture, ou parce que (les commerçants) profitent de la situation pour augmenter les prix”, a déclaré à l’AFP Giovani, un habitant de la région de 28 ans qui préfère garder l’anonymat.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Pluies torrentielles au Mexique: 47 morts, les secouristes tentent de rouvrir des routes

Le bilan des pluies torrentielles dans l’est et le centre du Mexique s’est alourdi dimanche à 47 morts, selon le gouvernement fédéral, alors que les secouristes civils et militaires tentent avec difficulté de rouvrir des routes pour atteindre les villages isolés.Trois décès de plus sont à déplorer par rapport au précédent bilan qui s’établissait à 44 morts, les Etats comptant le plus de décès et de dégâts matériels étant ceux d’Hidalgo, de Puebla et de Veracruz, a indiqué le ministère de la Sécurité dans un communiqué.Trente-neuf autres personnes sont portées disparues, mais les autorités locales estiment que certains cas pourraient être liés à l’effondrement du réseau de télécommunication dans les hameaux des zones reculées.- Ponts aériens -“De nombreuses routes ne sont toujours pas praticables, certaines localités restent inaccessibles. Aujourd’hui, des ponts aériens ont été mis en place pour acheminer de la nourriture et de l’eau potable”, a déclaré dans l’après-midi la présidente Claudia Sheinbaum à la presse depuis Poza Rica, dans le nord de l’Etat de Veracruz.Mme Sheinbaum s’est rendue en hélicoptère militaire dans trois localités touchées, où elle s’est engagée auprès des habitants à leur fournir une aide financière.Ces régions traversées par la Sierra Madre orientale, une chaîne de montagnes qui s’étend parallèlement à la côte du golfe du Mexique, ont subi une tempête tropicale qui a déclenché d’intenses pluies depuis jeudi.Ces dernières ont provoqué des débordements de rivières, des inondations de villages entiers, des glissements de terrain, l’effondrement de routes et de ponts ainsi que des coupures de courant et de télécommunications.La couverture nuageuse s’est finalement dissipée dimanche, permettant d’intensifier les efforts pour tenter de rouvrir des routes de montagne et permettre l’accès à des dizaines de petites villes.Des employés du groupe public d’énergie sont parvenus à rétablir le courant, ce qui devrait contribuer à améliorer les communications téléphoniques.L’AFP s’est rendue dans des zones de la municipalité de Tenango de Doria, dans l’Etat d’Hidalgo, aux portes de villages de montagne rendus inaccessibles.De nombreux habitants marchent des kilomètres dans les deux sens, certains montant dans les villages pour prendre des nouvelles de leurs proches, d’autres descendant chercher de la nourriture et des médicaments.”Nous sommes partis pour des raisons de santé et parce qu’il n’y a pas de nourriture, ou parce que (les commerçants) profitent de la situation pour augmenter les prix”, a déclaré à l’AFP Giovani, un habitant de la région de 28 ans qui préfère garder l’anonymat.

Sarkozy convoqué en vue de son incarcération dans le dossier libyen

Convoqué par le parquet national financier au tribunal de Paris, l’ex-président Nicolas Sarkozy va connaître lundi la date de son incarcération imminente, après sa condamnation en septembre à cinq ans de prison ferme avec exécution provisoire dans le procès libyen.Le 25 septembre, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré l’ancien chef de l’Etat coupable d’association de malfaiteurs pour avoir laissé ses plus proches collaborateurs démarcher la Libye de Mouammar Kadhafi en vue d’un financement illégal de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.Bien qu’ayant fait appel du jugement, Nicolas Sarkozy va être incarcéré en raison du mandat de dépôt à effet différé avec exécution provisoire prononcé à son encontre. Une mesure que le tribunal a justifié par l'”exceptionnelle gravité des faits”, commis par un responsable politique aspirant alors à la fonction suprême de la République.Contrairement aux deux autres condamnés avec mandat de dépôt dans ce procès, l’intermédiaire Alexandre Djouhri et le banquier Wahib Nacer, Nicolas Sarkozy, qui a toujours répondu aux convocations de la justice, a bénéficié d’un délai avant son incarcération pour prendre ses dispositions professionnelles.L’ancien champion de la droite a rendez-vous lundi au tribunal dans les locaux du parquet national financier qui lui communiquera à cette occasion la date et le lieu de son incarcération.La mise sous écrou doit théoriquement intervenir dans un délai de quatre mois à compter de cette convocation mais Nicolas Sarkozy sera incarcéré dans un “délai relativement proche”, avait indiqué à l’AFP une source judiciaire au moment du jugement.En principe, en région parisienne, la ventilation dans les établissements pénitentiaires se fait selon une répartition alphabétique. Mais pour assurer sa sécurité, l’ex-président pourrait être incarcéré soit dans un “quartier vulnérable” (QPV), soit en quartier d’isolement. En région parisienne, seules deux maisons d’arrêt disposent d’un “quartier vulnérable”: la Santé à Paris et Fleury-Mérogis, en Essonne.- “Verre d’adieu” -Dès son entrée en prison, la défense de Nicolas Sarkozy, 70 ans, pourra déposer une demande de mise en liberté devant la cour d’appel. Celle-ci a un maximum de deux mois pour statuer sur cette demande. En cas de rejet, M. Sarkozy pourra déposer de nouvelles demandes.Mercredi soir, selon le récit qu’en a fait Le Figaro, l’ancien président a réuni une centaine d’ex-collaborateurs, dont l’actuel secrétaire général de l’Elysée Emmanuel Moulin, pour un “verre d’adieu” dans un pavillon du bois de Boulogne.”L’affaire Dreyfus a commencé avec un faux!” leur a déclaré Nicolas Sarkozy selon des propos rapportés par le journal qui y assistait, “+Le Comte de Monte-Cristo+ commence par un faux! A chaque fois, la vérité finit toujours par triompher, ce n’est qu’une question de temps.”Critiquée à droite et à l’extrême droite, l’incarcération de Nicolas Sarkozy avant son appel est estimée “juste” par 61% des sondés, contre 38% qui la trouvent “injuste”, selon un sondage Elabe pour BFMTV réalisé par internet du 29 au 30 septembre auprès d’un échantillon de 1.002 personnes.Les sept prévenus condamnés dans le procès libyen ont fait appel, de même que le parquet national financier. Le ministère public a aussi fait appel de relaxes prononcées par le tribunal de Paris, comme celle d’Eric Woerth, trésorier de la campagne de 2007.Un nouveau procès se tiendra donc au cours des prochains mois devant la cour d’appel de Paris.En première instance, le tribunal a considéré que des flux d’argent sont effectivement partis de Libye mais que la procédure ne démontrait pas qu’ils étaient arrivés dans les caisses de la campagne Sarkozy.Toutefois, en droit, la préparation suffit à caractériser le délit d’associations de malfaiteurs, même si le but visé ne s’est finalement pas concrétisé.Si les trois détenus du dossier libyen sont maintenus en prison, la juridiction a un délai de six mois pour organiser un nouveau procès, une période renouvelable deux fois si cela est dûment motivé. Au-delà de dix-huit mois, si l’audience sur le fond n’a pas pu avoir lieu, les prévenus sont remis immédiatement en liberté, s’ils ne sont pas détenus par ailleurs dans d’autres dossiers.

Sarkozy convoqué en vue de son incarcération dans le dossier libyen

Convoqué par le parquet national financier au tribunal de Paris, l’ex-président Nicolas Sarkozy va connaître lundi la date de son incarcération imminente, après sa condamnation en septembre à cinq ans de prison ferme avec exécution provisoire dans le procès libyen.Le 25 septembre, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré l’ancien chef de l’Etat coupable d’association de malfaiteurs pour avoir laissé ses plus proches collaborateurs démarcher la Libye de Mouammar Kadhafi en vue d’un financement illégal de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.Bien qu’ayant fait appel du jugement, Nicolas Sarkozy va être incarcéré en raison du mandat de dépôt à effet différé avec exécution provisoire prononcé à son encontre. Une mesure que le tribunal a justifié par l'”exceptionnelle gravité des faits”, commis par un responsable politique aspirant alors à la fonction suprême de la République.Contrairement aux deux autres condamnés avec mandat de dépôt dans ce procès, l’intermédiaire Alexandre Djouhri et le banquier Wahib Nacer, Nicolas Sarkozy, qui a toujours répondu aux convocations de la justice, a bénéficié d’un délai avant son incarcération pour prendre ses dispositions professionnelles.L’ancien champion de la droite a rendez-vous lundi au tribunal dans les locaux du parquet national financier qui lui communiquera à cette occasion la date et le lieu de son incarcération.La mise sous écrou doit théoriquement intervenir dans un délai de quatre mois à compter de cette convocation mais Nicolas Sarkozy sera incarcéré dans un “délai relativement proche”, avait indiqué à l’AFP une source judiciaire au moment du jugement.En principe, en région parisienne, la ventilation dans les établissements pénitentiaires se fait selon une répartition alphabétique. Mais pour assurer sa sécurité, l’ex-président pourrait être incarcéré soit dans un “quartier vulnérable” (QPV), soit en quartier d’isolement. En région parisienne, seules deux maisons d’arrêt disposent d’un “quartier vulnérable”: la Santé à Paris et Fleury-Mérogis, en Essonne.- “Verre d’adieu” -Dès son entrée en prison, la défense de Nicolas Sarkozy, 70 ans, pourra déposer une demande de mise en liberté devant la cour d’appel. Celle-ci a un maximum de deux mois pour statuer sur cette demande. En cas de rejet, M. Sarkozy pourra déposer de nouvelles demandes.Mercredi soir, selon le récit qu’en a fait Le Figaro, l’ancien président a réuni une centaine d’ex-collaborateurs, dont l’actuel secrétaire général de l’Elysée Emmanuel Moulin, pour un “verre d’adieu” dans un pavillon du bois de Boulogne.”L’affaire Dreyfus a commencé avec un faux!” leur a déclaré Nicolas Sarkozy selon des propos rapportés par le journal qui y assistait, “+Le Comte de Monte-Cristo+ commence par un faux! A chaque fois, la vérité finit toujours par triompher, ce n’est qu’une question de temps.”Critiquée à droite et à l’extrême droite, l’incarcération de Nicolas Sarkozy avant son appel est estimée “juste” par 61% des sondés, contre 38% qui la trouvent “injuste”, selon un sondage Elabe pour BFMTV réalisé par internet du 29 au 30 septembre auprès d’un échantillon de 1.002 personnes.Les sept prévenus condamnés dans le procès libyen ont fait appel, de même que le parquet national financier. Le ministère public a aussi fait appel de relaxes prononcées par le tribunal de Paris, comme celle d’Eric Woerth, trésorier de la campagne de 2007.Un nouveau procès se tiendra donc au cours des prochains mois devant la cour d’appel de Paris.En première instance, le tribunal a considéré que des flux d’argent sont effectivement partis de Libye mais que la procédure ne démontrait pas qu’ils étaient arrivés dans les caisses de la campagne Sarkozy.Toutefois, en droit, la préparation suffit à caractériser le délit d’associations de malfaiteurs, même si le but visé ne s’est finalement pas concrétisé.Si les trois détenus du dossier libyen sont maintenus en prison, la juridiction a un délai de six mois pour organiser un nouveau procès, une période renouvelable deux fois si cela est dûment motivé. Au-delà de dix-huit mois, si l’audience sur le fond n’a pas pu avoir lieu, les prévenus sont remis immédiatement en liberté, s’ils ne sont pas détenus par ailleurs dans d’autres dossiers.

Dernière ligne droite au procès Jubillar: l’accusé interrogé sur la nuit de la disparition

La cour d’assises du Tarn va tenter lundi d’éclaircir le mystère qui, malgré les indices et les témoignages incriminants, continue d’entourer la disparition de Delphine Jubillar en 2020, en interrogeant pour la première fois son mari Cédric, accusé de l’avoir tuée, sur la nuit des faits.Aucun coup de théâtre n’est attendu au début de l’ultime semaine du procès. Le peintre-plaquiste de 38 ans est jusqu’ici resté globalement stoïque dans son box du palais de justice d’Albi pendant les 13 premières journées d’audiences.  “Il ne donne pas l’impression de mesurer l’abîme qui s’ouvre devant nous” au moment d’évoquer cette nuit du 15 au 16 décembre 2020, au cours de laquelle l’infirmière de 33 ans a disparu sans jamais être retrouvée, a estimé l’un des avocats des parties civiles, Laurent de Caunes.Interrogé vendredi pendant quatre heures sur une première série de thématiques, dont les menaces de mort qu’il avait proférées à l’encontre de son épouse avant sa disparition, ou encore son état d’esprit concernant la relation extraconjugale qu’il avait découverte, Cédric Jubillar est resté fidèle à lui-même, enchaînant les réponses minimalistes – “oui”, “non”, “tout à fait”, “je sais plus” – et haussements d’épaules.Tout au plus a-t-il parfois semblé déstabilisé, agité de tics nerveux et semblant suer un moment à grosses gouttes, la présidente de la cour Hélène Ratinaud lui demandant même: “Ça va, M. Jubillar? Je vois que vous transpirez.””C’est intéressant de voir qu’il choisit de ne pas répondre, ou de répondre le strict minimum, quand on sait que c’est un être exubérant, prolixe, un être qui, en dehors de la cour d’assises, a une grande gueule”, a analysé vendredi soir l’avocat des cousins de la disparue, Mourad Battikh.- “Aucune inquiétude” de la défense -Ni défense ni parties civiles ne s’attendent lundi à un rebondissement majeur. “Je n’ai aucune inquiétude sur les propos que tiendra Cédric Jubillar lundi”, a confié l’un de ses avocats, Alexandre Martin, “parce que depuis le début cet homme a toujours la même version sur ce qu’il a fait cette nuit-là”.Pour les parties civiles, “il ne va pas passer aux aveux maintenant”, a estimé Laurent de Caunes, conseil des frères et sœur de Delphine. Dans ce dossier, “tout est cohérent, tout coïncide, on n’a pas tellement besoin de lui (…) Ce tout va être livré à la réflexion et à la conscience de la cour et des jurés et on verra ce qui en résultera.””On n’obtiendra rien de Cédric Jubillar à cette audience”, lui a fait écho Me Battikh. “La culture de l’aveu, ce n’est pas ce que l’on attend de ce procès”, a poursuivi l’avocat.- “Vérité judiciaire” -“Nous, ce qu’on attend, c’est qu’il y ait une vérité judiciaire qui s’exprime au regard des éléments du dossier (…) qui sont quand même très accablants”, a ajouté Me Battikh, en référence aux témoignages et aux indices recueillis comme les lunettes de Delphine, cassées, sa voiture changée de sens pendant la nuit, les cris de femme entendus dans la nuit…La semaine écoulée a notamment été marquée par le témoignage de la mère de l’accusé, Nadine Jubillar, qui a raconté comment, quelques semaines avant la disparition de sa belle-fille, Cédric lui aurait dit: “J’en ai marre, elle m’énerve, je vais la tuer, l’enterrer et personne ne va la retrouver”, ce que l’accusé a en partie reconnu.”Je n’ai pas compris la portée de ses mots au départ”, a-t-elle dit au cours d’une prise de parole contrastée, entre l’amour d’une mère et sa “culpabilité”. “Si j’avais pris plus au sérieux cette phrase, on n’en serait pas là”, a-t-elle encore confié.”C’est une expression que j’utilise fréquemment”, s’est défendu Cédric Jubillar, en référence aux menaces également proférées à deux amis, avant de marteler, comme depuis le début du procès: “Je n’ai jamais fait de mal à Delphine.”Le reste de la semaine sera consacré aux plaidoiries des parties civiles et de la défense, ainsi qu’au réquisitoire des deux avocats généraux désignés pour ce procès où près de 90 personnes ont été entendues, dont 65 témoins et 11 experts.Le verdict est attendu vendredi. Cédric Jubillar encourt la réclusion à perpétuité.

Dernière ligne droite au procès Jubillar: l’accusé interrogé sur la nuit de la disparition

La cour d’assises du Tarn va tenter lundi d’éclaircir le mystère qui, malgré les indices et les témoignages incriminants, continue d’entourer la disparition de Delphine Jubillar en 2020, en interrogeant pour la première fois son mari Cédric, accusé de l’avoir tuée, sur la nuit des faits.Aucun coup de théâtre n’est attendu au début de l’ultime semaine du procès. Le peintre-plaquiste de 38 ans est jusqu’ici resté globalement stoïque dans son box du palais de justice d’Albi pendant les 13 premières journées d’audiences.  “Il ne donne pas l’impression de mesurer l’abîme qui s’ouvre devant nous” au moment d’évoquer cette nuit du 15 au 16 décembre 2020, au cours de laquelle l’infirmière de 33 ans a disparu sans jamais être retrouvée, a estimé l’un des avocats des parties civiles, Laurent de Caunes.Interrogé vendredi pendant quatre heures sur une première série de thématiques, dont les menaces de mort qu’il avait proférées à l’encontre de son épouse avant sa disparition, ou encore son état d’esprit concernant la relation extraconjugale qu’il avait découverte, Cédric Jubillar est resté fidèle à lui-même, enchaînant les réponses minimalistes – “oui”, “non”, “tout à fait”, “je sais plus” – et haussements d’épaules.Tout au plus a-t-il parfois semblé déstabilisé, agité de tics nerveux et semblant suer un moment à grosses gouttes, la présidente de la cour Hélène Ratinaud lui demandant même: “Ça va, M. Jubillar? Je vois que vous transpirez.””C’est intéressant de voir qu’il choisit de ne pas répondre, ou de répondre le strict minimum, quand on sait que c’est un être exubérant, prolixe, un être qui, en dehors de la cour d’assises, a une grande gueule”, a analysé vendredi soir l’avocat des cousins de la disparue, Mourad Battikh.- “Aucune inquiétude” de la défense -Ni défense ni parties civiles ne s’attendent lundi à un rebondissement majeur. “Je n’ai aucune inquiétude sur les propos que tiendra Cédric Jubillar lundi”, a confié l’un de ses avocats, Alexandre Martin, “parce que depuis le début cet homme a toujours la même version sur ce qu’il a fait cette nuit-là”.Pour les parties civiles, “il ne va pas passer aux aveux maintenant”, a estimé Laurent de Caunes, conseil des frères et sœur de Delphine. Dans ce dossier, “tout est cohérent, tout coïncide, on n’a pas tellement besoin de lui (…) Ce tout va être livré à la réflexion et à la conscience de la cour et des jurés et on verra ce qui en résultera.””On n’obtiendra rien de Cédric Jubillar à cette audience”, lui a fait écho Me Battikh. “La culture de l’aveu, ce n’est pas ce que l’on attend de ce procès”, a poursuivi l’avocat.- “Vérité judiciaire” -“Nous, ce qu’on attend, c’est qu’il y ait une vérité judiciaire qui s’exprime au regard des éléments du dossier (…) qui sont quand même très accablants”, a ajouté Me Battikh, en référence aux témoignages et aux indices recueillis comme les lunettes de Delphine, cassées, sa voiture changée de sens pendant la nuit, les cris de femme entendus dans la nuit…La semaine écoulée a notamment été marquée par le témoignage de la mère de l’accusé, Nadine Jubillar, qui a raconté comment, quelques semaines avant la disparition de sa belle-fille, Cédric lui aurait dit: “J’en ai marre, elle m’énerve, je vais la tuer, l’enterrer et personne ne va la retrouver”, ce que l’accusé a en partie reconnu.”Je n’ai pas compris la portée de ses mots au départ”, a-t-elle dit au cours d’une prise de parole contrastée, entre l’amour d’une mère et sa “culpabilité”. “Si j’avais pris plus au sérieux cette phrase, on n’en serait pas là”, a-t-elle encore confié.”C’est une expression que j’utilise fréquemment”, s’est défendu Cédric Jubillar, en référence aux menaces également proférées à deux amis, avant de marteler, comme depuis le début du procès: “Je n’ai jamais fait de mal à Delphine.”Le reste de la semaine sera consacré aux plaidoiries des parties civiles et de la défense, ainsi qu’au réquisitoire des deux avocats généraux désignés pour ce procès où près de 90 personnes ont été entendues, dont 65 témoins et 11 experts.Le verdict est attendu vendredi. Cédric Jubillar encourt la réclusion à perpétuité.

Nobel d’économie: intelligence artificielle ou écart de richesse pour clore la saison 2025

Créé à la mémoire d’Alfred Nobel, le prix d’économie boucle lundi la saison 2025 des fameuses récompenses et pourrait primer l’économie comportementale, à moins que des recherches sur l’intelligence artificielle ou les inégalités n’emportent la faveur du jury, selon les experts consultés par l’AFP.Le nom du ou des heureux élus – le prix d’économie est souvent attribué collégialement – sera rendu public à partir de 11H45 (09H45 GMT) à l’Académie des sciences à Stockholm.Il succédera à un trio de chercheurs basé aux Etats-Unis et récompensé l’an dernier pour des recherches sur les disparités de richesses entre pays, l’Américano-turc Daron Acemoglu et les Britanno-américains Simon Johnson et James A. Robinson.Prédire le futur lauréat n’a rien d’une science exacte mais nombreux sont ceux qui établissent une feuille de route pour tenter de l’identifier, le processus de nomination et de sélection étant secret.Pour Micael Dahlén, professeur à l’Ecole de commerce de Stockholm, il faut regarder du côté des disciplines économiques primées par le passé.”L’économie de l’information est bien placée, le dernier prix la récompensant date de 2016″, avec la théorie du contrat, qui étudie les relations d’échange entre des agents économiques, en tenant compte des contraintes d’information, estime-t-il.”Ces dernières années, notamment avec l’IA, le domaine est devenu très pertinent. Un candidat fort est Erik Brynjolfsson (Etats-Unis). Un autre candidat intéressant est Monika Schnitzer (Allemagne) dans le domaine de l’économie internationale”, a-t-il dit à l’AFP.En la matière, le comité Nobel pourrait aussi distinguer l’Américaine Susan Athey qui explore comment les nouvelles technologies transforment les marchés et les politiques publiques, explique Mikael Carlsson, de l’université d’Uppsala.- Trois lauréates seulement -Les femmes sont notablement peu nombreuses – trois seulement sur 96 lauréats – dans le palmarès du prix. La parité, si elle n’intervient pas directement dans le processus de sélection, reste une préoccupation sous-jacente.”Personne n’est insensible à la manière dont les décisions sont comprises”, dit Magnus Henrekson, de l’Institut de recherche en économie industrielle de Stockholm. L’édition 2025 des prix Nobel a couronné deux femmes, l’Américaine Mary Brunkow, colauréate du prix de médecine, et la cheffe de l’opposition vénézuélienne Maria Corina Machado pour la paix.Seul à ne pas avoir été prévu dans le testament d’Alfred Nobel, le prix d’économie a été créé par la Banque centrale suédoise “à la mémoire” de l’inventeur. Il s’est ajouté en 1969 aux cinq traditionnelles récompenses (médecine, physique, chimie, littérature et paix), lui valant chez ses détracteurs le sobriquet de “faux Nobel”.  “S’il avait rédigé son testament aujourd’hui, je pense que les sciences économiques seraient incluses tant elles sont importantes pour notre compréhension des événements mondiaux et pour la façon dont nous pouvons améliorer nos sociétés”, a assuré M. Dahlén.Le millésime 2025 pourrait primer des économistes qui travaillent sur les inégalités de richesse, Emmanuel Saez (France/Etats-Unis) et Thomas Piketty (France), estime l’Université de Göteborg.”Leurs comparaisons internationales et bases de données ouvertes ont rendu le débat plus factuel et renforcé la compréhension de la manière dont différents systèmes fiscaux peuvent réduire les inégalités sans freiner le développement économique”, a indiqué Olof Johansson Stenman dans une analyse. Gabriel Zucman (France) pourrait aussi leur être associé si sa récente notoriété ne rebute pas la discrète Académie des sciences qui attribue le prix. “Ca peut (la) dissuader”, croit savoir Magnus Henrekson.Gabriel Zucman a reçu en 2023 la médaille John Bates Clark, récompense considérée par des commentateurs avisés comme annonciatrice du Nobel, 17% des lauréats l’ayant reçue.Parmi les autres candidats possibles, les experts mettent en avant les noms de la Belge Marianne Bertrand, spécialiste des discriminations évoquée par l’Institut Clarivate, du Suisse Ernst Fehr, spécialisé dans l’économie comportementale et la neuroéconomie, qui pourrait le partager avec les Américains George Loewenstein et Colin Camerer, ainsi que ceux du Japonais Nobuhiro Kiyotaki et du Britannique John H. Moore, pour leurs travaux sur les impacts des frictions financières sur les cycles économiques, et de l’Américain Robert Barro pour ses recherches sur la croissance.Les lauréats reçoivent un chèque de 11 millions de couronnes (un million d’euros), à partager en cas de multiples gagnants.

Nobel d’économie: intelligence artificielle ou écart de richesse pour clore la saison 2025

Créé à la mémoire d’Alfred Nobel, le prix d’économie boucle lundi la saison 2025 des fameuses récompenses et pourrait primer l’économie comportementale, à moins que des recherches sur l’intelligence artificielle ou les inégalités n’emportent la faveur du jury, selon les experts consultés par l’AFP.Le nom du ou des heureux élus – le prix d’économie est souvent attribué collégialement – sera rendu public à partir de 11H45 (09H45 GMT) à l’Académie des sciences à Stockholm.Il succédera à un trio de chercheurs basé aux Etats-Unis et récompensé l’an dernier pour des recherches sur les disparités de richesses entre pays, l’Américano-turc Daron Acemoglu et les Britanno-américains Simon Johnson et James A. Robinson.Prédire le futur lauréat n’a rien d’une science exacte mais nombreux sont ceux qui établissent une feuille de route pour tenter de l’identifier, le processus de nomination et de sélection étant secret.Pour Micael Dahlén, professeur à l’Ecole de commerce de Stockholm, il faut regarder du côté des disciplines économiques primées par le passé.”L’économie de l’information est bien placée, le dernier prix la récompensant date de 2016″, avec la théorie du contrat, qui étudie les relations d’échange entre des agents économiques, en tenant compte des contraintes d’information, estime-t-il.”Ces dernières années, notamment avec l’IA, le domaine est devenu très pertinent. Un candidat fort est Erik Brynjolfsson (Etats-Unis). Un autre candidat intéressant est Monika Schnitzer (Allemagne) dans le domaine de l’économie internationale”, a-t-il dit à l’AFP.En la matière, le comité Nobel pourrait aussi distinguer l’Américaine Susan Athey qui explore comment les nouvelles technologies transforment les marchés et les politiques publiques, explique Mikael Carlsson, de l’université d’Uppsala.- Trois lauréates seulement -Les femmes sont notablement peu nombreuses – trois seulement sur 96 lauréats – dans le palmarès du prix. La parité, si elle n’intervient pas directement dans le processus de sélection, reste une préoccupation sous-jacente.”Personne n’est insensible à la manière dont les décisions sont comprises”, dit Magnus Henrekson, de l’Institut de recherche en économie industrielle de Stockholm. L’édition 2025 des prix Nobel a couronné deux femmes, l’Américaine Mary Brunkow, colauréate du prix de médecine, et la cheffe de l’opposition vénézuélienne Maria Corina Machado pour la paix.Seul à ne pas avoir été prévu dans le testament d’Alfred Nobel, le prix d’économie a été créé par la Banque centrale suédoise “à la mémoire” de l’inventeur. Il s’est ajouté en 1969 aux cinq traditionnelles récompenses (médecine, physique, chimie, littérature et paix), lui valant chez ses détracteurs le sobriquet de “faux Nobel”.  “S’il avait rédigé son testament aujourd’hui, je pense que les sciences économiques seraient incluses tant elles sont importantes pour notre compréhension des événements mondiaux et pour la façon dont nous pouvons améliorer nos sociétés”, a assuré M. Dahlén.Le millésime 2025 pourrait primer des économistes qui travaillent sur les inégalités de richesse, Emmanuel Saez (France/Etats-Unis) et Thomas Piketty (France), estime l’Université de Göteborg.”Leurs comparaisons internationales et bases de données ouvertes ont rendu le débat plus factuel et renforcé la compréhension de la manière dont différents systèmes fiscaux peuvent réduire les inégalités sans freiner le développement économique”, a indiqué Olof Johansson Stenman dans une analyse. Gabriel Zucman (France) pourrait aussi leur être associé si sa récente notoriété ne rebute pas la discrète Académie des sciences qui attribue le prix. “Ca peut (la) dissuader”, croit savoir Magnus Henrekson.Gabriel Zucman a reçu en 2023 la médaille John Bates Clark, récompense considérée par des commentateurs avisés comme annonciatrice du Nobel, 17% des lauréats l’ayant reçue.Parmi les autres candidats possibles, les experts mettent en avant les noms de la Belge Marianne Bertrand, spécialiste des discriminations évoquée par l’Institut Clarivate, du Suisse Ernst Fehr, spécialisé dans l’économie comportementale et la neuroéconomie, qui pourrait le partager avec les Américains George Loewenstein et Colin Camerer, ainsi que ceux du Japonais Nobuhiro Kiyotaki et du Britannique John H. Moore, pour leurs travaux sur les impacts des frictions financières sur les cycles économiques, et de l’Américain Robert Barro pour ses recherches sur la croissance.Les lauréats reçoivent un chèque de 11 millions de couronnes (un million d’euros), à partager en cas de multiples gagnants.