Booba encore poursuivi pour harcèlement, cette fois sur Demdem, compagne de Gims

Et de trois. A l’issue de 24 heures de garde à vue, Booba, poids lourd du rap, est depuis jeudi poursuivi dans un nouveau dossier de harcèlement sous enquête à Paris, cette fois après ses piques contre Demdem, un temps compagne de son rival Gims.Une source proche du dossier l’a annoncé vendredi à l’AFP, ce que le parquet de Paris a confirmé.D’après ce dernier, Elie Yaffa, de son vrai nom, a été mis en examen jeudi pour harcèlement moral en ligne ayant causé une incapacité de travail supérieure à huit jours dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour des faits courant depuis août 2022. Pour ces faits, l’artiste de 48 ans encourt trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.Sollicités, ses avocats Marie Roumiantseva et Gilles Vercken n’ont pas commenté. Le rappeur, qui a enchaîné trois jours de concerts en fin de semaine dernière à Paris La Défense Arena, a interdiction d’entrer en contact “par tout moyen” avec la plaignante, selon les termes de son contrôle judiciaire, a détaillé le parquet.Gims et Demdem, Gandhi Djuna et Adja-Damba Dante à l’état-civil, âgés de 39 et 38 ans, avaient déposé plainte en 2024, signalant des faits de cyberharcèlement visant Demdem depuis 2018 qu’ils imputaient à Booba, outre des propos tenus par ce rappeur lors de concerts. – “Effroyable” -Lors de leur dépôt de plainte révélé par l’AFP, Gims et Demdem avaient accusé Booba de “s’attaquer” à eux “depuis six ans”, “encouragé” par “un nombre absolument impressionnant de ses admirateurs”, créant “une situation effroyable”.Un morceau récent de Booba, “Dolce Camara”, serait d’après la plainte le “point culminant” du harcèlement.Dans ce titre interprété avec SDM, Booba disait notamment: “On les aime fraîches, bien michtos (ndlr: un dérivé argotique de michetonneuse désignant une femme attirée par l’argent), qui savent accueillir comme Demdem”.Booba s’était félicité du succès de ce morceau qui aurait répondu aux “insultes” envers sa fille proférées par Gims, dans le top 10 des artistes les plus écoutés en France en 2024 sur les plateformes de streaming.Dans d’autres messages visés par la plainte, le “Duc de Boulogne” qualifierait Demdem de “pondeuse”, l’aurait assimilée à “une catin” ou présentée de manière “particulièrement sexualisée”.Enfin, les plaignants ont rapporté un supposé message privé adressé par Booba à Demdem: “Passe le salam à ton fils de pute de mari”.Selon le parquet, la plaignante s’est vu reconnaître une incapacité de travail de 10 jours.D’après une source proche du dossier, Gims a finalement indiqué aux enquêteurs qu’il soutenait la plainte de Demdem mais ne la déposait pas pour lui-même. – “Célérité” -Selon le ministère public, Booba a été interpellé mercredi et placé en garde à vue à la BRDP (Brigade de répression de la délinquance faite aux personnes), une mesure levée le lendemain en vue de la présentation à une juge d’instruction parisienne.”Il est satisfaisant que la justice et la police aient démontré célérité et détermination pour interpeller M. Yaffa et faire cesser ses agissements”, a commenté auprès de l’AFP l’avocat des plaignants, Me David-Olivier Kaminski. “A ce jour, nous constatons que Booba fait l’objet de plusieurs procédures pour harcèlement contre de nombreuses victimes. Il est grand temps que ces actes toxiques et nuisibles cessent !”, a insisté le conseil.Figure du rap depuis les années 1990, Booba s’est engagé depuis plusieurs années dans une croisade contre les influenceurs renommés “influvoleurs” et leurs pratiques commerciales présentées comme trompeuses.Parmi ses principales cibles, Magali Berdah, fondatrice de Shauna Events spécialisée dans les influenceurs.L’enquête la visant pour pratiques commerciales trompeuses, ouverte après des plaintes de Booba, a été classée sans suite en mars.Le 2 octobre 2023, Booba a, de son côté, été mis en examen pour harcèlement moral en ligne aggravé à l’encontre de l’influenceuse, qui avait également déposé plainte.Le rappeur sera par ailleurs jugé le 3 décembre pour injure raciste contre une journaliste et un essayiste, ainsi que pour cyberharcèlement aggravé s’agissant de la première.

Booba encore poursuivi pour harcèlement, cette fois sur Demdem, compagne de Gims

Et de trois. A l’issue de 24 heures de garde à vue, Booba, poids lourd du rap, est depuis jeudi poursuivi dans un nouveau dossier de harcèlement sous enquête à Paris, cette fois après ses piques contre Demdem, un temps compagne de son rival Gims.Une source proche du dossier l’a annoncé vendredi à l’AFP, ce que le parquet de Paris a confirmé.D’après ce dernier, Elie Yaffa, de son vrai nom, a été mis en examen jeudi pour harcèlement moral en ligne ayant causé une incapacité de travail supérieure à huit jours dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour des faits courant depuis août 2022. Pour ces faits, l’artiste de 48 ans encourt trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.Sollicités, ses avocats Marie Roumiantseva et Gilles Vercken n’ont pas commenté. Le rappeur, qui a enchaîné trois jours de concerts en fin de semaine dernière à Paris La Défense Arena, a interdiction d’entrer en contact “par tout moyen” avec la plaignante, selon les termes de son contrôle judiciaire, a détaillé le parquet.Gims et Demdem, Gandhi Djuna et Adja-Damba Dante à l’état-civil, âgés de 39 et 38 ans, avaient déposé plainte en 2024, signalant des faits de cyberharcèlement visant Demdem depuis 2018 qu’ils imputaient à Booba, outre des propos tenus par ce rappeur lors de concerts. – “Effroyable” -Lors de leur dépôt de plainte révélé par l’AFP, Gims et Demdem avaient accusé Booba de “s’attaquer” à eux “depuis six ans”, “encouragé” par “un nombre absolument impressionnant de ses admirateurs”, créant “une situation effroyable”.Un morceau récent de Booba, “Dolce Camara”, serait d’après la plainte le “point culminant” du harcèlement.Dans ce titre interprété avec SDM, Booba disait notamment: “On les aime fraîches, bien michtos (ndlr: un dérivé argotique de michetonneuse désignant une femme attirée par l’argent), qui savent accueillir comme Demdem”.Booba s’était félicité du succès de ce morceau qui aurait répondu aux “insultes” envers sa fille proférées par Gims, dans le top 10 des artistes les plus écoutés en France en 2024 sur les plateformes de streaming.Dans d’autres messages visés par la plainte, le “Duc de Boulogne” qualifierait Demdem de “pondeuse”, l’aurait assimilée à “une catin” ou présentée de manière “particulièrement sexualisée”.Enfin, les plaignants ont rapporté un supposé message privé adressé par Booba à Demdem: “Passe le salam à ton fils de pute de mari”.Selon le parquet, la plaignante s’est vu reconnaître une incapacité de travail de 10 jours.D’après une source proche du dossier, Gims a finalement indiqué aux enquêteurs qu’il soutenait la plainte de Demdem mais ne la déposait pas pour lui-même. – “Célérité” -Selon le ministère public, Booba a été interpellé mercredi et placé en garde à vue à la BRDP (Brigade de répression de la délinquance faite aux personnes), une mesure levée le lendemain en vue de la présentation à une juge d’instruction parisienne.”Il est satisfaisant que la justice et la police aient démontré célérité et détermination pour interpeller M. Yaffa et faire cesser ses agissements”, a commenté auprès de l’AFP l’avocat des plaignants, Me David-Olivier Kaminski. “A ce jour, nous constatons que Booba fait l’objet de plusieurs procédures pour harcèlement contre de nombreuses victimes. Il est grand temps que ces actes toxiques et nuisibles cessent !”, a insisté le conseil.Figure du rap depuis les années 1990, Booba s’est engagé depuis plusieurs années dans une croisade contre les influenceurs renommés “influvoleurs” et leurs pratiques commerciales présentées comme trompeuses.Parmi ses principales cibles, Magali Berdah, fondatrice de Shauna Events spécialisée dans les influenceurs.L’enquête la visant pour pratiques commerciales trompeuses, ouverte après des plaintes de Booba, a été classée sans suite en mars.Le 2 octobre 2023, Booba a, de son côté, été mis en examen pour harcèlement moral en ligne aggravé à l’encontre de l’influenceuse, qui avait également déposé plainte.Le rappeur sera par ailleurs jugé le 3 décembre pour injure raciste contre une journaliste et un essayiste, ainsi que pour cyberharcèlement aggravé s’agissant de la première.

Soupçons d’emploi fictif au Canard enchaîné: relaxe pour deux ex-dirigeants, un ancien dessinateur et sa compagne

Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé vendredi deux ex-dirigeants du Canard enchaîné, un ancien dessinateur et sa compagne qui étaient jugés pour des soupçons d’emploi fictif dans l’hebdomadaire satirique.La justice a considéré que les déclarations faites au cours de l’enquête et pendant le procès ne permettaient pas de caractériser le fait que la rémunération d’Edith Vandendaele, compagne du dessinateur André Escaro, et dont l’emploi était au cœur de l’affaire, “serait dénuée de toute contrepartie” et donc “contraire à l’intérêt social” de la société éditrice du Canard enchaîné. “Une chose et son contraire ont été soutenus à l’audience”, et “ces déclarations laissent toute liberté à l’interprétation”, a expliqué la présidente en lisant le jugement.Les quatre prévenus – Edith Vandendaele, André Escaro, Michel Gaillard qui fut président du Canard de 1992 à juillet 2023, et Nicolas Brimo, qui lui a succédé – ont donc été relaxés d’abus de biens sociaux ou recel de ce délit, déclaration frauduleuse pour obtenir une carte de presse, faux et usage de faux et déclaration frauduleuse à un organisme social.”Il y a un biais dans le raisonnement qui doit être dénoncé”, a déclaré à l’AFP Me Pierre-Olivier Lambert, avocat avec Me Maria Cornaz-Bassoli du journaliste Christophe Nobili, à l’origine de l’affaire, et de six autres actionnaires minoritaires qui se sont constitués partie civile. “Le dossier doit se poursuivre en cour d’appel”, a-t-il estimé.”Ce jugement met un terme à trois années d’accusations incessantes et mensongères”, a au contraire souligné Me Jérémie Assous, l’un des avocats de la défense. “Le désaveu est cinglant et total. Cette décision rappelle que la justice se rend dans les tribunaux et non sur les plateaux de télévision ou autres médias”, a-t-il ajouté.Le procès s’était tenu en juillet, dans cette affaire qui avait éclaté après les révélations de Christophe Nobili sur l’emploi d’Edith Vandendaele, rémunérée comme journaliste pendant 25 ans par le journal qui a révélé l’emploi fictif de Penelope Fillon.Or, selon les investigations, personne ne l’a jamais vue à la rédaction. Le tribunal a considéré que cela n’était “pas déterminant”, l’activité de dessin de presse n’imposant pas les mêmes contraintes de présence dans les locaux que celles d’un rédacteur ou d’un secrétaire de rédaction.- “Oeuvre collective” -Pendant le procès, Michel Gaillard et Nicolas Brimo – seuls à être présents, le couple étant absent en raison de l’état de santé de M. Escaro, 97 ans – ont expliqué que Mme Vandendaele assistait son compagnon pour qu’il réalise après son départ à la retraite en 1996, depuis sa résidence dans la Drôme, les “cabochons”, de petits dessins humoristiques d’actualité, pour lesquels il n’était lui-même plus rémunéré.Pour cela, elle se tenait au courant de l’actualité et lui soufflait des idées. C’était elle aussi qui envoyait toutes les semaines les dessins à la rédaction, par fax ou par courriel.Contre les quatre prévenus, le parquet avait requis un an de prison avec sursis et des amendes allant de 100.000 à 150.000 euros. “Une présence morale n’est pas une présence professionnelle”, avait estimé à l’audience un des deux représentants du ministère public.Mais pour le tribunal, “l’activité relative aux cabochons revêt une dimension matérielle et immatérielle” et est “susceptible de correspondre à la définition d’une oeuvre collective ou collaborative”.Lors du procès, les dissensions au sein du Palmipède ont été étalées au grand jour, deux clans s’affrontant et se constituant partie civile: d’un côté, Christophe Nobili et les six autres actionnaires minoritaires du journal, dont le rédacteur en chef historique Claude Angeli, qui réclamaient le remboursement du préjudice, évalué par les enquêteurs à près de 1,5 million d’euros; de l’autre, la direction actuelle du Canard enchaîné, qui reprochait aux premiers d’avoir sali la réputation du titre.

Soupçons d’emploi fictif au Canard enchaîné: relaxe pour deux ex-dirigeants, un ancien dessinateur et sa compagne

Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé vendredi deux ex-dirigeants du Canard enchaîné, un ancien dessinateur et sa compagne qui étaient jugés pour des soupçons d’emploi fictif dans l’hebdomadaire satirique.La justice a considéré que les déclarations faites au cours de l’enquête et pendant le procès ne permettaient pas de caractériser le fait que la rémunération d’Edith Vandendaele, compagne du dessinateur André Escaro, et dont l’emploi était au cœur de l’affaire, “serait dénuée de toute contrepartie” et donc “contraire à l’intérêt social” de la société éditrice du Canard enchaîné. “Une chose et son contraire ont été soutenus à l’audience”, et “ces déclarations laissent toute liberté à l’interprétation”, a expliqué la présidente en lisant le jugement.Les quatre prévenus – Edith Vandendaele, André Escaro, Michel Gaillard qui fut président du Canard de 1992 à juillet 2023, et Nicolas Brimo, qui lui a succédé – ont donc été relaxés d’abus de biens sociaux ou recel de ce délit, déclaration frauduleuse pour obtenir une carte de presse, faux et usage de faux et déclaration frauduleuse à un organisme social.”Il y a un biais dans le raisonnement qui doit être dénoncé”, a déclaré à l’AFP Me Pierre-Olivier Lambert, avocat avec Me Maria Cornaz-Bassoli du journaliste Christophe Nobili, à l’origine de l’affaire, et de six autres actionnaires minoritaires qui se sont constitués partie civile. “Le dossier doit se poursuivre en cour d’appel”, a-t-il estimé.”Ce jugement met un terme à trois années d’accusations incessantes et mensongères”, a au contraire souligné Me Jérémie Assous, l’un des avocats de la défense. “Le désaveu est cinglant et total. Cette décision rappelle que la justice se rend dans les tribunaux et non sur les plateaux de télévision ou autres médias”, a-t-il ajouté.Le procès s’était tenu en juillet, dans cette affaire qui avait éclaté après les révélations de Christophe Nobili sur l’emploi d’Edith Vandendaele, rémunérée comme journaliste pendant 25 ans par le journal qui a révélé l’emploi fictif de Penelope Fillon.Or, selon les investigations, personne ne l’a jamais vue à la rédaction. Le tribunal a considéré que cela n’était “pas déterminant”, l’activité de dessin de presse n’imposant pas les mêmes contraintes de présence dans les locaux que celles d’un rédacteur ou d’un secrétaire de rédaction.- “Oeuvre collective” -Pendant le procès, Michel Gaillard et Nicolas Brimo – seuls à être présents, le couple étant absent en raison de l’état de santé de M. Escaro, 97 ans – ont expliqué que Mme Vandendaele assistait son compagnon pour qu’il réalise après son départ à la retraite en 1996, depuis sa résidence dans la Drôme, les “cabochons”, de petits dessins humoristiques d’actualité, pour lesquels il n’était lui-même plus rémunéré.Pour cela, elle se tenait au courant de l’actualité et lui soufflait des idées. C’était elle aussi qui envoyait toutes les semaines les dessins à la rédaction, par fax ou par courriel.Contre les quatre prévenus, le parquet avait requis un an de prison avec sursis et des amendes allant de 100.000 à 150.000 euros. “Une présence morale n’est pas une présence professionnelle”, avait estimé à l’audience un des deux représentants du ministère public.Mais pour le tribunal, “l’activité relative aux cabochons revêt une dimension matérielle et immatérielle” et est “susceptible de correspondre à la définition d’une oeuvre collective ou collaborative”.Lors du procès, les dissensions au sein du Palmipède ont été étalées au grand jour, deux clans s’affrontant et se constituant partie civile: d’un côté, Christophe Nobili et les six autres actionnaires minoritaires du journal, dont le rédacteur en chef historique Claude Angeli, qui réclamaient le remboursement du préjudice, évalué par les enquêteurs à près de 1,5 million d’euros; de l’autre, la direction actuelle du Canard enchaîné, qui reprochait aux premiers d’avoir sali la réputation du titre.

Italie: l’Inter, encore privé de Thuram, ne sait pas encore quand il reviendra

L’Inter Milan sera privé de son international français Marcus Thuram, blessé, pour affronter l’AS Rome samedi lors de l’affiche de la 7e journée de Serie A, a annoncé vendredi son entraîneur qui n’a pas encore de date pour son retour.”Thuram n’a pas encore repris l’entraînement collectif, il va mieux et a commencé à courir doucement. Nous espérons le revoir au plus vite”, a déclaré Cristian Chivu lors de la traditionnelle conférence de presse de veille de match.”Pour ce qui est de son retour (en compétition), il faut voir, je n’ai pas encore de date”, a poursuivi l’entraîneur de l’Inter.Thuram n’est plus apparu en match depuis la victoire de l’Inter (3-0) face au Slavia Prague en Ligue des champions le 30 septembre.Il avait quitté ses coéquipiers peu après l’heure de jeu après avoir ressenti “comme une crampe” à la cuisse gauche, mais s’était immédiatement montré rassurant.Depuis, il a manqué le match de la 6e journée du Championnat d’Italie contre la Cremonese (4-1) et le duel face à l’Atletico Madrid (1-1) en Ligue des champions, ainsi que le rassemblement de l’équipe de France pour les matches de qualification pour le Mondial-2026, contre l’Azerbaïdjan (3-0) et  en Islande (2-2).L’avant-centre de 28 ans a marqué trois buts cette saison en Serie A.Contre la Roma, Chivu pourrait aligner aux côtés de son capitaine Laurato Martinez un autre Français Ange-Yoann Bonny ou le grand espoir italien Franceso Pio Esposito qui a marqué son premier but en sélection contre l’Estonie.L’Inter, vice-champion d’Italie et d’Europe 2025, occupe la 4e place du championnat (12 pts) avant d’affronter la Roma, 2e avec 15 points.

Le dernier membre retrouvé du “gang de Roubaix” nie en bloc au premier jour de son procès

Le dernier membre retrouvé du “gang de Roubaix”, après 27 ans de cavale, a contesté vendredi l’intégralité des faits qui lui sont reprochés pour sa participation présumée à ce groupe criminel mêlant grand banditisme et islamisme radical dans les années 1990.Dès l’ouverture de son procès devant la cour d’assises du Nord à Douai, Seddik Benbahlouli, 55 ans, crâne dégarni et barbe poivre et sel fournie, ne s’est guère montré coopératif.”Je n’ai nullement l’intention de participer à ce procès. J’ai été clair depuis le début, à cause de la violation de mes droits dès les États-Unis”, a-t-il déclaré, en faisant référence à son arrestation en 2023 dans ce pays, qui a mené à son extradition vers la France.Malgré ses protestations, il est d’abord resté dans le box des accusés, à la demande de la présidente de la cour. Mais lorsqu’il a tenté de quitter sa place de force, les policiers sont intervenus pour le faire sortir de la salle d’audience. Il n’y est plus revenu.”Il conteste l’intégralité des faits qui lui sont reprochés”, a déclaré devant la cour son avocate, Me Soizic Salomon.Seddik Benbahlouli doit être jugé jusqu’au 27 octobre pour tentative de meurtre sur deux policiers en 1996, recel de véhicule volé et participation à une association de malfaiteurs.La présidente de la cour a dit qu’elle pourrait être amenée à demander sa comparution forcée lorsque les victimes témoigneront la semaine prochaine.Originaire de Roubaix et titulaire d’un BEP électrotechnique, l’accusé se déclare célibataire et sans enfant. Aux États-Unis, il aurait principalement vécu à Philadelphie (est), où il aurait travaillé dans le secteur de l’automobile, sous une fausse identité, a rapporté la présidente.En détention, il a été placé à l’isolement “en raison d’un risque de prosélytisme”, tout en se montrant “correct avec les professionnels” et “très religieux”, consacrant “beaucoup de temps à la prière”, a-t-elle poursuivi. – “Eléments imparables” -Le “gang de Roubaix”, qualifié d'”islamo-braqueurs” par l’ancien patron de la brigade criminelle de Lille, Romuald Muller, qui doit témoigner lundi au procès, s’était formé au milieu des années 1990 autour d’un noyau d’hommes fréquentant la mosquée Dawa de la ville. La plupart de ses membres s’étaient rendus en Bosnie en 1994-1995, aux côtés d’islamistes venus combattre au sein de “brigades de moudjahidines”.En 1995 naissait l’idée de monter un groupe en France et d’organiser des braquages pour financer la cause islamiste armée.Entre janvier et mars 1996, le gang mène une série de braquages et attaques avec des armes de guerre dans le nord de la France, causant la mort d’un civil à Roubaix lors d’une course-poursuite avec la police, et faisant plusieurs blessés.Le groupe est démantelé fin mars, lors d’un assaut du Raid contre une planque à Roubaix. Quatre membres meurent sur place et le chef présumé, Christophe Caze, est abattu dans sa fuite en Belgique.Les cinq survivants ont été condamnés, en première instance ou en appel entre 2001 et 2007, à des peines de 15 à 25 ans de réclusion criminelle.Benbahlouli est lui soupçonné d’avoir tiré à la Kalachnikov sur des policiers alors qu’il venait récupérer une Audi 90 volée, le 27 janvier 1996 à Croix, dans la banlieue lilloise. L’un des deux policiers avait été blessé.Dans ce dossier, “il y a des éléments imparables”: de l’ADN de Benbahlouli a été retrouvé “dans une trace de sang sur les lieux du crime”, a rappelé Me Blandine Lejeune, l’avocate des parties civiles.Après la chute du gang, Benbahlouli a disparu dans la nature. Selon les enquêteurs, il serait passé par le Togo, le Burkina Faso et le Yémen, avant de rejoindre la Belgique, sous une fausse identité. Selon les témoignages de membres de sa famille cités par la présidente de la cour, Seddik Benbahlouli ne leur avait plus donné de nouvelles depuis 1996, et les enquêteurs avaient complètement perdu sa trace en 1998. L’un des temps forts du procès devrait être la journée d’audience de mercredi, où les quatre autres survivants du “gang de Roubaix” doivent témoigner.

US sinks international deal on decarbonising ships

An international vote to formally approve cutting maritime emissions was delayed by a year Friday, in a victory for the United States which opposes the carbon-cutting plan.The London-based International Maritime Organization (IMO), which is the shipping body of the United Nations, voted in April for a global pricing system to help curb greenhouse gases.But a vote on whether to formally approve the deal was cancelled on Friday until next year after US President Donald Trump threatened sanctions against countries backing the plan.Increased divisions, notably between oil producing nations and non-oil producers, emerged this week at meetings leading up to Friday’s planned follow-up vote to approve the scheme.Delegates instead voted on a hastily-arranged resolution to postpone proceedings, which passed by 57 votes to 49.Trump on Thursday said the proposed global carbon tax on shipping was a “scam” after the United States withdrew from IMO negotiations in April.A Russian delegate described proceedings as “chaos” as he addressed the plenary Friday after talks had lasted until the early hours.Russia joined major oil producers Saudi Arabia and the United Arab Emirates in voting against the carbon-reduction measure in April, arguing it would harm the economy and food security.IMO Secretary-General Arsenio Dominguez, representing 176 member states, pleaded Friday that he hoped there would be no repeat of how the week’s discussions had gone.”It doesn’t help your organisation, it doesn’t help yourself,” he told delegates. – Trump ‘outraged’ -Since returning to power in January, Trump has reversed Washington’s course on climate change and encouraged fossil fuel use by deregulation.”I am outraged that the International Maritime Organization is voting in London this week to pass a global Carbon Tax,” Trump wrote on his Truth Social platform Thursday. “The United States will NOT stand for this Global Green New Scam Tax on Shipping,” he added, urging countries to vote against it.Washington threatened to impose sanctions, visa restrictions and port levies on those supporting the Net Zero Framework (NZF), the first global carbon-pricing system.Liberia and Saudi Arabia called for Friday’s vote to be postponed.”We agree with the United States that it’s important that these conversations are brought to light,” a Saudi representative said.Ahead of this week’s London gathering, a majority 63 IMO members that in April voted for the plan had been expected to maintain their support and to be joined by others to formally approve the NZF.Argentina, which in April abstained from the vote, now opposes the deal. Leading up to Friday’s decision — China, the European Union, Brazil, Britain and several other members of the IMO — reaffirmed their support.The NZF requires ships to progressively reduce carbon emissions from 2028, or face financial penalties.Shipping accounts for nearly three percent of global greenhouse gas emissions, according to the IMO, while the CO2 pricing plan should encourage the sector to use less polluting fuels.The Philippines, which provides the most seafarers of any country, and Caribbean islands focused on the cruise industry, would be particularly impacted by visa restrictions and sanctions.The plan would charge ships for emissions exceeding a certain threshold, with proceeds used to reward low-emission vessels and support countries vulnerable to climate change.Pacific Island states, which abstained in the initial vote over concerns the proposal was not ambitious enough, had been expected to support it this time around.If the global emissions pricing system was adopted, it would become difficult to evade, even for the United States.IMO conventions allow signatories to inspect foreign ships during stopovers and even detain non-compliant vessels.burs-pml/bcp/ode/jkb/giv

US sinks international deal on decarbonising ships

An international vote to formally approve cutting maritime emissions was delayed by a year Friday, in a victory for the United States which opposes the carbon-cutting plan.The London-based International Maritime Organization (IMO), which is the shipping body of the United Nations, voted in April for a global pricing system to help curb greenhouse gases.But a vote on whether to formally approve the deal was cancelled on Friday until next year after US President Donald Trump threatened sanctions against countries backing the plan.Increased divisions, notably between oil producing nations and non-oil producers, emerged this week at meetings leading up to Friday’s planned follow-up vote to approve the scheme.Delegates instead voted on a hastily-arranged resolution to postpone proceedings, which passed by 57 votes to 49.Trump on Thursday said the proposed global carbon tax on shipping was a “scam” after the United States withdrew from IMO negotiations in April.A Russian delegate described proceedings as “chaos” as he addressed the plenary Friday after talks had lasted until the early hours.Russia joined major oil producers Saudi Arabia and the United Arab Emirates in voting against the carbon-reduction measure in April, arguing it would harm the economy and food security.IMO Secretary-General Arsenio Dominguez, representing 176 member states, pleaded Friday that he hoped there would be no repeat of how the week’s discussions had gone.”It doesn’t help your organisation, it doesn’t help yourself,” he told delegates. – Trump ‘outraged’ -Since returning to power in January, Trump has reversed Washington’s course on climate change and encouraged fossil fuel use by deregulation.”I am outraged that the International Maritime Organization is voting in London this week to pass a global Carbon Tax,” Trump wrote on his Truth Social platform Thursday. “The United States will NOT stand for this Global Green New Scam Tax on Shipping,” he added, urging countries to vote against it.Washington threatened to impose sanctions, visa restrictions and port levies on those supporting the Net Zero Framework (NZF), the first global carbon-pricing system.Liberia and Saudi Arabia called for Friday’s vote to be postponed.”We agree with the United States that it’s important that these conversations are brought to light,” a Saudi representative said.Ahead of this week’s London gathering, a majority 63 IMO members that in April voted for the plan had been expected to maintain their support and to be joined by others to formally approve the NZF.Argentina, which in April abstained from the vote, now opposes the deal. Leading up to Friday’s decision — China, the European Union, Brazil, Britain and several other members of the IMO — reaffirmed their support.The NZF requires ships to progressively reduce carbon emissions from 2028, or face financial penalties.Shipping accounts for nearly three percent of global greenhouse gas emissions, according to the IMO, while the CO2 pricing plan should encourage the sector to use less polluting fuels.The Philippines, which provides the most seafarers of any country, and Caribbean islands focused on the cruise industry, would be particularly impacted by visa restrictions and sanctions.The plan would charge ships for emissions exceeding a certain threshold, with proceeds used to reward low-emission vessels and support countries vulnerable to climate change.Pacific Island states, which abstained in the initial vote over concerns the proposal was not ambitious enough, had been expected to support it this time around.If the global emissions pricing system was adopted, it would become difficult to evade, even for the United States.IMO conventions allow signatories to inspect foreign ships during stopovers and even detain non-compliant vessels.burs-pml/bcp/ode/jkb/giv