Même aux Etats-Unis, les voitures électriques sont plus écologiques

Même aux Etats-Unis où l’électricité est encore très carbonée, une voiture électrique émettra beaucoup moins de gaz à effet de serre sur tout son cycle de vie qu’une voiture thermique, ont calculé des chercheurs de l’université du Michigan dans une étude publiée lundi.Certes, la fabrication d’une voiture électrique, avec ses centaines de kilogrammes de batteries, émet plus de gaz à effet de serre que la fabrication d’une voiture thermique, ont noté les auteurs de l’étude: près de 12 tonnes d’équivalent CO2 pour un SUV moyen électrique contre moins de 8 pour son équivalent thermique.Mais cette surpollution est largement compensée ensuite lors de l’usage, le carburant d’une voiture thermique étant beaucoup plus polluant en termes d’émission de gaz à effet de serre que la production d’électricité d’une voiture électrique.Les chercheurs ont calculé qu’un SUV thermique de taille moyenne qui aura roulé pendant 15 ans sur une distance retenue d’environ 210.000 miles (337.000 km) sera à l’origine de l’émission de 84 tonnes d’équivalent CO2, contre 18 tonnes pour son équivalent électrique dans les mêmes conditions.En moyenne, un véhicule électrique avec une autonomie de 300 miles (482 kilomètres) sera à l’origine de 30% de moins d’émissions sur tout son cycle de vie qu’une voiture hybride rechargeable, autour de 60% de moins qu’une hybride non rechargeable et environ 70% de moins qu’un voiture à moteur thermique à essence.La chercheuse Elizabeth Smith et les autres auteurs de l’étude, publiée dans la revue “Environmental Science & Technology”, ont “été les premiers à démontrer que l’électrification amenait une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans tous les comtés américains”, avancent-ils.Ainsi, même dans le comté d’Apache dans l’Arizona, “qui possède le réseau électrique le plus intensif en carbone”, un pick-up électrique émettra 40% moins de gaz à effet de serre sur tout son cycle de vie que son équivalent thermique.L’étude s’est appuyée sur un modèle statistique d’estimation des émissions de CO2 que les auteurs ont nourri avec des variables liées au profil du conducteur américain moyen ou encore à l’intensité carbone de l’électricité dans le pays.Les Etats-Unis, encore très dépendants du gaz et du charbon, ont une électricité en moyenne bien plus carbonée que dans beaucoup de pays européens.Sur les trois derniers mois, chaque kilowatt-heure d’électricité produite y a engendré 424 grammes d’équivalent CO2, contre 269 en Allemagne, 195 au Royaume-Uni, 36 en Norvège et 26 en France, selon les calculs du site franco-danois Electricity Maps.L’électrification des véhicules aux Etats-Unis est encore limitée: 2,7% des voitures en circulation sont électriques, selon des chiffres de 2024 de l’Agence internationale de l’énergie, contre 4,4% au sein de l’Union européenne et 11% en Chine.

Trump advisor says US may take stakes in other firms after Intel

The US government could take stakes in other companies after doing so with chipmaker Intel, Donald Trump’s top economic advisor Kevin Hassett said Monday — with the president himself expressing hope to have more cases like it.Hassett, director of the National Economic Council, cited Trump’s plans for a sovereign wealth fund in a CNBC interview, saying “I’m sure that at some point there’ll be more transactions” in the semiconductor industry or others.He was responding to a question on whether a recently announced deal for the US government to take a 10-percent equity stake in Intel was the start of broader efforts towards similar moves in other industries that authorities have been funding.”I hope I’m going to have many more cases like it,” Trump told reporters separately. “There will be other cases. If I have that opportunity again, I would do that.”Under the agreement with Intel, the US government will receive 433.3 million shares of common stock, representing a 9.9-percent stake in the company, Intel said in an earlier statement.This amounts to an $8.9 billion investment, funded partially by $5.7 billion in grants awarded but not yet paid under the CHIPS and Science Act — a major law passed under former president Joe Biden, which Trump has criticized. The other portion comes from a different award.Hassett said Monday that “the federal government has been giving money away” to companies.He maintained that under potential deals like that with Intel, “these are going to be shares that don’t have voting rights,” adding that the government plans to stay out of how companies are run.- Company risks -Intel warned in a securities filing on Monday that the government’s equity stake could limit its ability to secure grants from government entities in the future — among other risks.It noted that the timing for receiving the funding, and its ability to fulfil conditions for the funds, “remain uncertain.”Intel additionally noted that its international business could be “adversely impacted” by the US government being a significant shareholder.Critics of the deal warn it could be bad for the company’s viability if politics are seen as driving business decisions.In February, shortly after Trump returned to the presidency, the White House published a plan for the world’s biggest economy to set up a sovereign wealth fund.A sovereign wealth fund is a state-owned investment fund that manages a country’s excess reserves, typically derived from natural resource revenues or trade surpluses, to generate long-term returns.For now, Hassett said the deal with Intel came out of “a very, very special circumstance because of the massive amount of CHIPS act spending that was coming Intel’s way.”

Congé menstruel: Strasbourg fait appel pour appliquer la mesure

La ville et la métropole de Strasbourg ont annoncé lundi avoir fait appel de la décision du tribunal administratif les empêchant d’instaurer un congé gynécologique pour leurs salariées.”Ce vendredi 22 août, la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg ont conjointement fait appel du jugement prononcé par le Tribunal administratif de Strasbourg sur le dispositif expérimental de congé de santé gynécologique instauré depuis septembre 2024 au profit des agentes de la collectivité”, ont indiqué les deux collectivités dans un communiqué.Le tribunal administratif de Strasbourg, saisi par la préfecture du Bas-Rhin, a annulé fin juin cette mesure, estimant qu’elle ne pouvait pas être instituée par une collectivité, faute de cadre légal.”Le signal qui est envoyé aux femmes, c’est que leur corps n’est pas pris en compte, que leur santé et que leur souffrance n’est pas prise en compte”, a déclaré lors d’un point presse la maire (Les Ecologistes) de Strasbourg, Jeanne Barseghian. “J’ai l’impression que la vague réactionnaire qu’on connaît met à mal un certain nombre d’avancées qui sont portées par des collectivités comme Strasbourg, et donc nous faisons appel de cette décision.”La mesure retoquée permettait aux agentes souffrant de douleurs menstruelles, d’endométriose ou de symptômes de la ménopause de disposer de 13 jours annuels d’absence exceptionnelle, sur présentation d’un certificat médical.Plusieurs collectivités, majoritairement dirigées par la gauche, expérimentent une forme de congé menstruel, ciblant les règles douloureuses, ou gynécologique, qui englobe des pathologies plus larges.Parmi elles, la région Nouvelle-Aquitaine, la métropole de Lyon, la ville de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) ou plusieurs communes de la métropole grenobloise.Ces mesures sont souvent attaquées en justice par les préfectures, qui en contestent la légalité.Des propositions de loi visant à permettre aux collectivités de l’instaurer ont été rejetées en 2024 au parlement.”Nous, on est convaincus qu’on va dans le sens de l’histoire, et qu’avec nos parlementaires, nous allons pouvoir faire bouger la loi et on espère aussi que le recours participera de cette évolution”, a déclaré Jeanne Barseghian.”C’est pas beaucoup demander de juste pouvoir travailler sans être perclus de produits pour arrêter de souffrir et sans être perclus de douleurs. Pour n’importe quelle autre personne on trouverait ça normal. C’est normal pour tous, sauf pour les femmes”, a ajouté la députée (Les Ecologistes) du Bas-Rhin Sandra Regol.

Musk’s xAI sues Apple, OpenAI alleging antitrust violations

Elon Musk’s companies xAI and X filed a sweeping US antitrust lawsuit Monday against Apple and OpenAI, alleging the tech giants formed an illegal partnership to stifle competition in artificial intelligence and smartphone markets.The 61-page complaint, filed in federal court in Texas, accuses Apple and OpenAI of entering an exclusive deal that makes OpenAI’s ChatGPT the only generative AI chatbot integrated into Apple’s iPhone operating system, while blocking rivals like xAI’s Grok.”This is a tale of two monopolists joining forces to ensure their continued dominance in a world rapidly driven by the most powerful technology humanity has ever created: artificial intelligence,” the lawsuit states.The plaintiffs claim Apple holds 65 percent of the US smartphone market, while OpenAI controls at least 80 percent of the generative AI chatbot market through ChatGPT.Apple and OpenAI announced their partnership in June 2024, making ChatGPT the exclusive AI assistant accessible through Apple’s Siri voice assistant and other iPhone features.The lawsuit alleges this arrangement gives ChatGPT exclusive access to “billions of user prompts” from hundreds of millions of iPhone users.The complaint also accuses Apple of manipulating App Store rankings to favor ChatGPT while delaying approval of updates to the Grok app.Musk’s companies are seeking billions in damages and a permanent injunction to stop the alleged anticompetitive practices. They have demanded a jury trial.”This latest filing is consistent with Mr Musk’s ongoing pattern of harassment,” OpenAI said in a statement to AFP.Apple did not immediately respond to a request for comment.The lawsuit follows threats Musk made earlier this month that triggered a fiery exchange with OpenAI CEO Sam Altman.Altman called Musk’s accusation of ranking manipulation “remarkable,” charging that Musk himself “manipulates X to benefit himself and his own companies and harm his competitors and people he doesn’t like.”Musk called Altman a “liar” in the heated exchange.Both men were original founders of OpenAI before Musk’s departure in 2018 and now have a highly conflictual relationship.Musk founded xAI in 2023 to compete with OpenAI and other major AI players that have poured billions of dollars into AI since the blockbuster launch of the first version of OpenAI’s ChatGPT in late 2022.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Naissance exceptionnelle d’un tatou albinos au zoo de Beauval

Une petite femelle tatou albinos est née en mai au ZooParc de Beauval, situé dans le Loir-et-Cher, “une naissance très rare” et une première au moins en Europe, a-t-on appris lundi auprès du directeur général du parc.”C’est une naissance plus qu’exceptionnelle, atypique, on a été très surpris”, s’est réjoui auprès de l’AFP Rodolphe Delord.D’ordinaire, “les tatous sont jaunes, mais celui-ci est blanc. Il va bien et reste encore auprès de sa maman”, a-t-il ajouté.La petite femelle, née du couple Bola et Bolek, présente une carapace très claire et surtout des yeux rouges, signe caractéristique de l’albinisme. Découverte à la grande surprise des soigneurs, elle serait née le 7 mai, pèse encore moins d’un kilo et n’a pas encore de nom.Une naissance très rare selon le coordinateur du programme européen (EEP), qui avait dans un premier temps indiqué n’avoir jamais observé un cas d’albinisme chez cette espèce.”Mais il semblerait qu’il y ait eu un ou deux cas similaires aux Etats-Unis”, a précisé M. Delord.Un autre cas similaire a également été documenté chez une autre espèce de tatou, un groupe de 4 tatous à 9 bandes, observé sur l’île de Cozumel au Mexique en 2009, selon Beauval.Les tatous à trois bandes sont originaires d’Amérique du Sud et sont des espèces très menacées, notamment en raison du braconnage et de la destruction de son habitat.Ils sont classés comme animal vulnérable (VU) par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

Vague de recours contre les transferts dans la prison pour narcotrafiquants de Vendin-le-Vieil

“Des erreurs de casting”: deux détenus ont contesté lundi devant le tribunal administratif de Lille leur transfert dans le nouveau quartier spécial narcotrafiquants de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), alors que les recours se multiplient en France contre ce dispositif.”Ce que nous contestons, c’est l’erreur de casting”, a lancé l’avocate de ces deux détenus, Me Delphine Boesel, lors de sa plaidoirie en référé-suspension. Selon elle, l’administration a voulu remplir ce quartier de 100 places “sans prendre en compte la réalité des dossiers” individuels. Son premier client, qui a déjà purgé une peine de six ans de prison pour trafic de stupéfiants, exécute actuellement deux ans ferme pour “faux documents” jusqu’en juillet 2026. Il est aussi mis en examen pour corruption de surveillant. “Mais cette instruction ne peut pas justifier sa place au QLCO”, le quartier de lutte contre la criminalité organisée de Vendin-le-Vieil, selon son avocate, décrivant des conditions “pires qu’à l’isolement” qu’il subissait auparavant à la prison de la Santé à Paris.En visioconférence, le détenu dénonce une mesure “hypocrite”: “On me propose comme fin de peine de me socialiser avec les 100 plus gros narcotrafiquants de France”, ironise-t-il, rappelant avoir passé en prison l’équivalent du bac, un BTS et participé à des concours d’écriture ou d’éloquence. En juillet, “quand on me met les menottes pour m’envoyer au QLCO, je suis en état de sidération. Je suis séparé de ma famille, il n’y a pas d’unité de vie familiale ici”, déplore-t-il.Une représentante du ministère de la Justice réplique que le QLCO était “de moindre sévérité que l’isolement”. Le détenu peut recevoir ses proches, y compris ses enfants mineurs “sans hygiaphone”, et poursuivre ses cours par correspondance, assure-t-elle.Pour son second client, condamné à quinze ans de réclusion criminelle, Me Boesel a également mis en cause ce placement à Vendin-le-Vieil: “S’il ne peut pas travailler, pas aller à l’école, pas faire de formation, comment je vais accompagner un homme pour le préparer à sa sortie?” Les décisions dans ces deux dossiers sont attendues mercredi. – “Raisons populistes” -Deux autres recours similaires seront examinés mardi matin à Lille. D’autres tribunaux administratifs ont déjà été saisis, notamment à Caen, Versailles, Amiens, mais aussi Melun (Seine-et-Marne) et Paris, où des requêtes ont été rejetées: les juges du fond devront se prononcer dans les prochains mois.Me Fabien Arakelian, qui défendra mardi à Lille un autre détenu, dénonce des procédures “en dehors de la loi”. “On a voulu faire de lui un exemple”, a-t-il affirmé auprès de l’AFP, fustigeant un transfert à Vendin motivé par “des raisons populistes, électoralistes”, relevant du “fait du prince, du garde des Sceaux”. “L’opération de communication est réussie, mais c’est un recul de l’État de droit”.En visio-audience à Versailles vendredi, le détenu Sofiane Boukhedimi a décrit ses nouvelles conditions de détention à Vendin: “Je me retrouve d’une situation respectueuse avec l’administration pénitentiaire à l’isolement, à l’enfer (…). Je suis fouillé deux fois par jour, c’est extrêmement difficile”. Entre fin juillet et début août, 88 détenus, majoritairement en détention provisoire, ont rejoint ce nouveau quartier pour narcotrafiquants, le premier à avoir vu le jour en France. Parmi eux figure Mohamed Amra, dont l’évasion sanglante en mai 2024 dans l’Eure a coûté la vie à deux agents pénitentiaires.Une vingtaine de détenus ont déjà saisi la justice administrative pour contester leur transfert à Vendin, selon l’entourage du ministre de la Justice Gérald Darmanin.Parallèlement, l’Association des avocats pénalistes a saisi le Conseil d’État pour obtenir l’annulation du décret autorisant ces quartiers, et M. Darmanin est visé par une plainte pour abus d’autorité devant la Cour de justice de la République (CJR).D’autres recours, introduits devant des juges de la liberté et de la détention, ont quasiment tous été jugés irrecevables, selon l’administration pénitentiaire, qui précise que des appels ont été interjetés dans le cas contraire.burs-zl/etb/jpa