Dans un Parlement européen sous tension, von der Leyen tente de réunir sa coalition

Visée par deux motions de censure, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est efforcée lundi d’appeler le Parlement européen à l’unité, après plus d’un an de crispations et d’invectives jusque dans sa propre majorité.Dans un “monde dangereux”, les adversaires de l’Union européenne “exploitent nos divisions” et les “attisent”, a-t-elle souligné, en mentionnant la Russie.”Les tensions et les débats font partie intégrante” de la vie parlementaire, mais “nous devons nous concentrer sur ce qui compte vraiment” et “agir pour les Européens”, a-t-elle exhorté.Débattues ce lundi et soumises au vote jeudi, ces motions déposées par l’extrême droite et la gauche radicale n’ont quasiment aucune chance de faire tomber la présidente de la Commission.Mais elles traduisent un changement d’ambiance au Parlement européen, bousculé par la percée de l’extrême droite aux élections de juin 2024. Et elles vont permettre de mesurer dans quel état se trouve la coalition entre sociaux-démocrates, centre (Renew) et droite (PPE).Gauche et centre reprochent à la droite européenne, dont est issue Ursula von der Leyen, de cultiver l’ambiguïté avec l’extrême droite pour mieux détricoter les lois environnementales.Une première tentative de censure de l’extrême droite avait été largement repoussée en juillet. Mais le débat avait déjà donné lieu à une série de critiques au sein du camp dit pro-européen.Rebelote lundi. “Depuis la première motion de censure de juillet dernier, on ne peut pas dire qu’on ait réellement fait de progrès dans ce Parlement. La majorité pro-européenne qui vous a élue fonctionne mal, toujours aussi mal”, a déploré la cheffe des centristes Valérie Hayer, en se tournant vers Ursula von der Leyen.- “Fuite en avant migratoire” -“Vous devez choisir entre vos alliés et ceux qui ne sont pas nos amis”, a aussi réclamé la présidente des sociaux-démocrates Iratxe Garcia.L’amertume s’est accentuée cet été après l’accord commercial scellé par l’Union européenne avec les Etats-Unis, que de nombreux parlementaires, y compris parmi les soutiens de la présidente de la Commission, jugent déséquilibré.Les eurodéputés sont “rentrés énervés après s’être fait allumer tout l’été sur le deal avec Donald Trump”, raconte un haut fonctionnaire européen. “Je sais que ces préoccupations sont sincères et légitimes”, a tenté de déminer lundi Ursula von der Leyen, qui avait défendu cet accord le 10 septembre, pour éviter le “chaos” de la guerre commerciale.Son appel à l’unité a-t-il été entendu ? Cette fois, le chef de la droite, Manfred Weber, et son homologue sociale-démocrate Iratxe Garcia ont évité les invectives personnelles.Manfred Weber a renvoyé dos à dos “extrême droite” et “extrême gauche”, reprochant à Jordan Bardella (Les Patriotes) et Manon Aubry (LFI) d’importer au niveau européen les débats politiques français.Auparavant M. Bardella et Mme Aubry s’étaient succédé à la tribune pour demander à Ursula von der Leyen de partir.Le responsable d’extrême droite a pointé du doigt la “fuite en avant migratoire” de l’Union européenne et critiqué la “reddition commerciale” de Bruxelles dans l’accord commercial avec Donald Trump.- “Moment de vérité” -Manon Aubry, cheffe du groupe de gauche radicale, a de son côté, dénoncé “l’inaction” de l’Europe dans ce qu’elle considère comme un “génocide” à Gaza.Dans un hémicycle de plus en plus polarisé, le camp pro-européen a eu bien du mal à afficher un visage uni depuis plus d’un an.Jusqu’ici, faute de lois majeures, ces crispations à répétition restent sans grande conséquence. Mais l’automne “sera un moment de vérité”, prévient Manfred Weber. Car les premières lois de fond arrivent, dont une série de mesures de simplification de lois environnementales qui divisent l’hémicycle.”Depuis un an, notre problème, c’est que le Parlement est introuvable. C’est une situation un peu visqueuse. Et on ne sait pas trop comment ça va se décanter”, témoigne un diplomate européen, anonymement.Selon un haut fonctionnaire, “le risque ce n’est pas que la motion de censure passe cette fois, mais que tout se cristallise sur un texte qui provoque un blocage et disloque la majorité”.Jamais, le Parlement européen n’a renversé une Commission à ce jour. Avec cependant un cas particulier en 1999. Avant un vote perdu d’avance, la Commission européenne de l’époque, présidée par le Luxembourgeois Jacques Santer, avait démissionné à la suite d’un rapport accablant sur sa “lourde responsabilité” dans des affaires de fraude.

Cash-strapped UNHCR shed 5,000 jobs this year

The United Nations refugee agency has shed nearly 5,000 jobs this year following swingeing cuts in international aid, its chief said Monday, decrying the “disastrous” political choices behind the crisis. The UNHCR is grappling with surging global displacement, while under President Donald Trump the United States — traditionally the world’s top donor — has heavily slashed foreign aid, causing havoc across the globe.The agency’s chief Filippo Grandi said the cuts constituted more than a quarter of the agency’s workforce, with more to come — and no country or sector left unscathed. “Critical programmes and lifesaving activities have to be stopped, gender-based violence prevention work, psychosocial support to survivors of torture, stopped,” Grandi said. “Schools were closed, food assistance decreased, cash grants cut, resettlement ground to a halt. This is what happens when you slash funding by over $1 billion in a matter of weeks.”The UN refugee chief said the humanitarian system was facing “political choices with disastrous financial implications”.Washington previously accounted for more than 40 percent of the UNHCR’s budget, and its pull-back, along with belt-tightening by other major donor countries, has left the agency facing “bleak” numbers, Grandi said.UNHCR had an approved budget for 2025 of $10.6 billion, Grandi said, stressing though that the agency in recent years had only received “approximately half of our budget requirements” — or around $5 billion.”As things stand, we projected we will end 2025 with $3.9 billion in funds available — a decrease of $1.3 billion compared to 2024,” he said.An agency spokesman told AFP that both full-time staff and people on temporary or consultancy contracts had lost their jobs.The United States has been paying a “disproportionate” share of UNHCR’s costs, Washington’s UN representative told the annual meeting of the agency’s executive committee on Monday.Calling for reform, Tressa Rae Finerty also blamed economic migration for the strain on asylum systems around the world.”Abuse of the asylum system by economic migrants seeking to undermine immigration law has reached epidemic proportions and now threatens support for the asylum principle itself,” she warned.A cornerstone of the right to seek asylum is the principle of non-refoulement, which guarantees that no one should be returned to a country where they would face torture, cruel, inhuman or degrading treatment or punishment.Grandi warned that putting that principle on the table “would be a catastrophic error”.Dismantling the system put in place after World War II would not rein in mass migration, but would instead make it more difficult to address, Grandi said.”By putting pressure on refugees, on refugee hosting countries and on the humanitarian system all at once, you risk creating a domino effect of instability, (worsening) the very displacement we are all working to resolve,” he said. 

Le Nobel de médecine récompense la découverte des “gardiens du système immunitaire”

Le prix Nobel de médecine 2025 a été décerné lundi à un trio américano-japonais pour leurs travaux sur la façon dont le corps contrôle le système immunitaire, en particulier l’identification des “gardiens du système immunitaire”.La chercheuse américaine Mary E. Brunkow, 14e femme lauréate du Nobel de médecine, et les chercheurs américain Fred Ramsdell et japonais Shimon Sakaguchi sont récompensés pour leurs “découvertes concernant la tolérance immunitaire périphérique”, a annoncé le comité Nobel.Les travaux distingués “portent sur la manière dont nous contrôlons notre système immunitaire afin de pouvoir lutter contre tous les microbes imaginables tout en évitant les maladies auto-immunes”, a expliqué Marie Wahren-Herlenius, professeure à l’institut Karolina.”Le puissant système immunitaire de l’organisme doit être régulé, sinon il risque d’attaquer nos propres organes”, souligne le comité Nobel.Les lauréats ont ainsi “identifié les gardiens du système immunitaire, les cellules T régulatrices, qui empêchent les cellules immunitaires d’attaquer notre propre corps”, ajoute-t-il.En pratique, les lauréats ont ouvert “un nouveau domaine de recherche et mené au développement de nouveaux traitements, par exemple pour le cancer et les maladies auto-immunes”.Leurs découvertes pourraient également prévenir les complications graves après les greffes de cellules souches, selon le jury.- Lymphocytes T régulateurs -Shimon Sakaguchi, 74 ans et chercheur en immunologie à l’université d’Osaka, a réalisé la première avancée dans ce domaine en 1995.À l’époque, de nombreux chercheurs étaient convaincus que la tolérance immunitaire ne se développait qu’avec l’élimination des cellules immunitaires potentiellement dangereuses dans le thymus, glande située devant la trachée, par un processus appelé “tolérance centrale”. Le chercheur japonais a démontré que le système immunitaire était plus complexe, en découvrant “une classe de cellules immunitaires jusqu’alors inconnue, qui protège l’organisme contre les maladies auto-immunes”, explique le jury.Depuis le Japon, M. Sakaguchi a dit espérer que ce prix permette à la recherche de se développer davantage “dans une direction où il pourrait être appliqué aux malades et dans des contextes cliniques”.Mary E. Brunkow, née en 1961, et Fred Ramsdell, 64 ans, ont fait l’autre découverte clé en 2001, lorsqu’ils ont montré comment un certain type de souris était particulièrement vulnérable aux maladies auto-immunes. “Ils ont découvert que ces souris possédaient une mutation dans un gène qu’ils ont nommé Foxp3”, selon le jury. Ils ont également mis en évidence le fait que des mutations dans l’équivalent humain de ce gène provoquent une grave maladie auto-immune, appelée IPEX.Deux ans plus tard, Shimon Sakaguchi a réussi à faire le lien entre ses découvertes et celles de Brunkow et Ramsdell: il a établi que le gène Foxp3 régissait le développement des cellules qu’il avait identifiées en 1995. Ces cellules “désormais connues sous le nom de lymphocytes T régulateurs, surveillent les autres cellules immunitaires et veillent à ce que notre système immunitaire tolère nos propres tissus”.”Ma carrière scientifique a beaucoup changé depuis ces travaux, je ne travaille même plus dans ce domaine particulier. C’est donc un honneur d’avoir pu y participer”, a réagi Mary E. Brunkow auprès de la fondation Nobel, soulignant qu’il était nécessaire que “plusieurs cerveaux différents travaillent ensemble” sur ce sujet pour le faire avancer.La chercheuse travaille à l’Institute for Systems Biology de Seattle, un organisme indépendant de recherche, et Fred Ramsdell à Sonoma Biotherapeutics à San Francisco, une société de biotechnologie.Mme Brunkow est seulement la quatorzième femme lauréate du Nobel de médecine, sur 232 personnes depuis 1901.Ces recherches sont à un stade précoce et n’ont pas encore donné lieu à des thérapies qui profiteraient aux patients, a dit à l’AFP Jonathan Fisher, immunologue à l’University College London.”Il y a un grand fossé entre, d’un côté, comprendre scientifiquement notre système immunitaire ou le manipuler en laboratoire, et, de l’autre, élaborer un médicament qui ait un effet constant et bénéfique chez l’humain tout en restant sûr”, dit-il.- Recherche américaine fragilisée -Les chercheurs américains tirent à nouveau leur épingle du jeu avec ce prix, mais les coupes budgétaires décidées par Donald Trump alimentent le débat sur le risque d’affaiblissement de la recherche américaine à moyen terme.”Il règne aujourd’hui un sentiment croissant d’incertitude quant à la volonté des États-Unis de conserver leur position de leader dans le domaine de la recherche”, a observé Thomas Perlmann auprès de l’AFP, le secrétaire général du comité décernant le Nobel de médecine, avant la remise du prix.Le Nobel consiste en un diplôme, une médaille d’or et un chèque de 11 millions de couronnes suédoises (près d’un million d’euros).

Paris stocks slide as French PM resigns, Tokyo soars

Stock markets diverged Monday as a deepening political crisis in France sent Paris into a tailspin while a new Japanese ruling party leader buoyed shares in Tokyo.Gold pushed ever closer to $4,000 an ounce as the US government shutdown and expected interest cuts from the Federal Reserve boosted the precious metal’s attractiveness.The euro fell against main rivals and French borrowing costs spiked as Sebastien Lecornu, who had been prime minister for less than a month, resigned just 14 hours after naming a largely unchanged cabinet.France’s “fractured parliament is making it nearly impossible to pass a budget that reduces the fiscal deficit”, said Jack Allen-Reynolds, deputy chief eurozone economist at Capital Economics.”With government borrowing running at more than five percent of GDP and the debt ratio rising, the risk premium on French government bonds will continue to widen,” he added.Shares in French banks BNP Paribas, Societe Generale and Credit Agricole all shed more than three percent.London also dipped but Frankfurt’s stock exchange ended the day flat.On Wall Street, both the S&P 500 and tech-heavy Nasdaq Composite sat next to record highs as AI deals overshadowed concerns over a government shutdown that dragged into a second week.Shares in Advanced Micro Devices (AMD) jumped more than 33 percent after the chipmaker announced a multi-year partnership with OpenAI to develop AI data centres which should bring it tens of billions of dollars in new revenue over the next five years.In Asia, Tokyo surged almost five percent to a record high and the yen sank on bets the new leader of Japan’s ruling party will loosen monetary policy to kickstart the economy.Sanae Takaichi, likely to become Japan’s prime minister this month, has previously backed aggressive monetary easing and expanded government spending.Traders are “enthused by the new Japanese leader, who promises to reignite stimulus to light a fire under the Japanese economy,” said Chris Beauchamp, chief market analyst at trading platform IG.The yen weakened more than one percent against the dollar and hit a record low against the euro.Yields on 30-year Japanese bonds rose sharply reflecting fears the country’s already colossal debt will balloon further.After her victory Saturday, Takaichi pledged first to implement measures to address inflation and boost Japan’s economy, rural areas and primary industries.”She has said that the Bank of Japan should not raise interest rates, which is feeding demand for stocks and weighing on long term bond yield,” said Kathleen Brooks, research director at trading group XTB.”The decline in the yen is also a sign that the market is pricing out the prospect of BoJ rate hikes this year,” she added.Oil prices jumped nearly one percent after OPEC+ agreed at the weekend to boost supplies by 137,000 barrels a day — less than initially expected.”The limited supply adjustment was seen as a supportive move that would help offset a glut in the oil market while still signalling confidence in global demand levels,” said Trade Nation analyst David Morrison.- Key figures at around 1530 GMT -New York – Dow: DOWN 0.1 percent at 46,696.12 pointsNew York – S&P 500: UP 0.3 percent at 6,736.19 New York – Nasdaq Composite: UP 0.5 percent at 22,902.72London – FTSE 100: DOWN 0.2 percent at 9,479.14 (close)Paris – CAC 40: DOWN 1.4 percent at 7,971.78 (close)Frankfurt – DAX: FLAT at 24,378.29 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 4.8 percent at 47,944.76 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.7 percent at 26,957.77 (close)Shanghai – Composite: Closed for a holidayEuro/dollar: DOWN at $1.1711 from $1.1742 on FridayPound/dollar: DOWN at $1.3474 from $1.3482Dollar/yen: UP at 150.09 yen from 147.45 yenEuro/pound: DOWN at 86.92 pence from 87.09 penceWest Texas Intermediate: UP 1.3 percent at $61.64 per barrelBrent North Sea Crude: UP 1.4 percent at $65.41 per barrelburs-rl/ach 

Les négociations indirectes pour mettre fin à la guerre à Gaza commencent en Egypte

Les pourparlers indirects entre Israël et le Hamas en vue de libérer les otages et mettre fin à deux ans de guerre à Gaza ont commencé lundi en Egypte, mais le mouvement islamiste palestinien s’attend à des négociations difficiles, selon une source proche de ces discussions.   Ces pourparlers sont basés sur le plan en 20 points proposé par le président américain Donald Trump pour mettre fin aux combats et libérer les otages israéliens retenus dans la bande de Gaza en échange de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.Les négociations ont commencé à Charm el-Cheikh, a annoncé un média égyptien, à la veille du deuxième anniversaire de l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.Les médiateurs égyptiens et qataris “travaillent avec les deux parties pour établir un mécanisme” pour la libération de tous les otages en échange des prisonniers, a ajouté Al-Qahera News, une télévision liée à l’Etat égyptien.”Nous nous attendons à des négociations difficiles et complexes” étant donné qu’Israël “continue sa guerre d’extermination”, a dit à l’AFP une source proche des négociations, estimant qu’elles prendraient “plusieurs jours”.”Je demande à tout le monde d’avancer rapidement”, a déclaré Donald Trump après avoir dépêché en Egypte son émissaire Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner.Selon des sources proches des négociations, il est prévu que la délégation israélienne et celle du Hamas participent à ces négociations indirectes dans le même bâtiment, mais dans des pièces différentes, les médiateurs faisant la navette entre les deux. Et ce moins d’un mois après la tentative d’assassinat des négociateurs du Hamas par Israël, dans une frappe sans précédent ayant visé une réunion du mouvement au Qatar.L’équipe du Hamas en Egypte est dirigée par Khalil Al-Hayya, qui a échappé à cette frappe dans laquelle son fils a été tué. – “Modalités” -Selon un haut responsable du mouvement, la délégation du Hamas devait s’entretenir lundi matin au Caire avec les médiateurs égyptiens et qataris avant le début des négociations à Charm el-Cheikh.Celles-ci “porteront sur les modalités du cessez-le-feu, du retrait des forces israéliennes (de Gaza) et de l’échange” des otages contre des prisonniers palestiniens, a-t-il précisé à l’AFP.Dimanche, le Hamas a exprimé sa volonté “d’entamer immédiatement le processus d’échange”.Il a réclamé “l’arrêt de toutes les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza”, selon une source proche du dossier. Le Hamas a ajouté qu’il “mettra fin à ses opérations militaires” dans le même temps.Annoncé le 29 septembre, le plan du président américain prévoit un cessez-le-feu, la libération dans les 72 heures des otages retenus à Gaza, le retrait par étapes de l’armée israélienne et le désarmement du Hamas.Dans sa réponse au plan Trump, le Hamas a dit vendredi être prêt à libérer tous les otages “afin de parvenir à la fin de la guerre et d’assurer un retrait total israélien de Gaza”.Mais n’a pas mentionné la question de son désarmement, un point clé du plan, affirmant en outre qu’il entendait participer aux discussions sur l’avenir de Gaza alors que la proposition américaine exclut tout rôle du Hamas “dans la gouvernance de Gaza”.Allié du président américain, M. Netanyahu affirme soutenir le plan Trump, tout en précisant que son armée se maintiendra dans la majeure partie de la bande de Gaza, qu’elle contrôle à environ 75%. Il a aussi réaffirmé la nécessité de désarmer le Hamas.- Bombardements israéliens à Gaza -En cas d’échec des négociations, “nous reprendrons le combat”, a averti dimanche le chef d’état-major israélien Eyal Zamir.Les efforts des médiateurs ont jusqu’à présent échoué à aboutir à un cessez-le-feu durable. Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages ou de corps de captifs en échange de prisonniers palestiniens.La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Mirjana Spoljaric, qui a coordonné les échanges précédents, a déclaré lundi que ses équipes étaient prêtes “à aider à ramener les otages et détenus auprès de leurs familles.”Dans la bande de Gaza, la Défense civile a fait état de frappes lundi notamment à Gaza-ville (nord) et à Khan Younès (sud) où deux Palestiniens ont été tués. “Les tirs d’artillerie et de drones se sont poursuivis toute la nuit à l’est de Gaza-ville”, selon cette organisation de secours opérant sous l’autorité du Hamas.Des images de l’AFP ont montré plusieurs explosions le matin dans la bande de Gaza, d’où s’élèvent des panaches de fumée. L’attaque du 7 octobre 2023 a tué côté israélien 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 sont toujours otages à Gaza dont 25 sont mortes selon l’armée.L’offensive de représailles israélienne a fait au moins 67.160 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas, fiables selon l’ONU.L’ONU a déclaré l’état de famine dans une partie du territoire, assiégé par les troupes israéliennes, et ses enquêteurs affirment qu’Israël y commet un génocide. Des affirmations rejetées par Israël.bur-mdh/sg

Indirect talks on ending Gaza war begin in Sharm El-Sheikh: Egypt media

Delegations from Hamas and Israel on Monday began indirect talks in the Egyptian resort town of Sharm El-Sheikh on ending the nearly two-year war in Gaza, Egyptian state-linked media reported.Al-Qahera News, which is linked to state intelligence, said the delegations “are discussing preparing ground conditions for the release of detainees and prisoners”, in line with a proposal from US President Donald Trump to halt hostilities.”Egyptian and Qatari mediators are working with both sides to establish a mechanism” for the exchange of hostages held in Gaza for the Palestinian prisoners in Israeli jails, they added.Behind closed doors and under tight security, negotiators will speak through mediators shuttling back and forth, only weeks after Israel tried to kill Hamas’s lead negotiators in a strike on Qatar.The Hamas delegation, led by top negotiator Khalil al-Hayya who survived the attack in Doha, held a meeting with Egyptian intelligence officials ahead of the talks, according to an Egyptian security source.This round of negotiations, launched on the eve of the second anniversary of Hamas’s October 7, 2023 attack that sparked the war, “may last for several days”, said a Palestinian source close to Hamas’s leadership.”We expect the negotiations to be difficult and complex, given the occupation’s intentions to continue its war of extermination,” he told AFP.Trump, whose envoy Steve Witkoff and son-in-law Jared Kushner are expected in Egypt, has urged negotiators to “move fast” to end the war in Gaza, where Israeli strikes continued on Monday.At least seven Palestinians were killed in the latest Israeli air strikes, according to Mahmud Basal, spokesman for Gaza’s civil defence agency.AFP footage showed explosions in the Gaza Strip, with plumes of smoke rising over the skyline, even after US Secretary of State Marco Rubio said Israel must stop bombing the territory.- ‘Require several days’ -Both Hamas and Israel have responded positively to Trump’s proposal, but reaching an agreement on the details is set to be a herculean task.The plan envisages the disarmament of Hamas, which the militant group is unlikely to accept.It also provides for the full withdrawal of Israeli forces from Gaza, but Israel’s Prime Minister Benjamin Netanyahu has vowed to redeploy troops “deep inside” the territory while securing the release of hostages.According to the Palestinian source, the initial hostage-prisoner exchange will “require several days, depending on field conditions related to Israeli withdrawals, the cessation of bombardment and the suspension of all types of air operations”.Previous rounds of negotiations have also stalled over the names of Palestinian prisoners the Islamist group proposed for release.Negotiations will look to “determine the date of a temporary truce”, a Hamas official said, as well as create conditions for a first phase of the plan, in which 47 hostages held in Gaza are to be released in return for hundreds of Palestinian detainees.Mirjana Spoljaric, head of the International Committee of the Red Cross, which has coordinated previous exchanges, said its teams were standing at the ready “to help bring hostages and detainees back to their families”.The ICRC said it was ready to facilitate aid access, which must resume “at full capacity” and be distributed safely across the territory, where the UN has declared a famine.- ‘MOVE FAST’ -Posting on his Truth Social platform on Sunday, Trump praised “positive discussions with Hamas” and allies around the world including Arab and Muslim nations.”I am told that the first phase should be completed this week, and I am asking everyone to MOVE FAST,” he wrote.On Monday, Egyptian President Abdel Fattah al-Sisi praised Trump’s plan saying it offered “the right path to lasting peace and stability”.A Palestinian source close to Hamas said it would halt its military operations in parallel with Israel stopping its bombardment and withdrawing its troops from Gaza City.Israeli military chief Lieutenant General Eyal Zamir warned if the negotiations failed, then the military would “return to fighting” in Gaza.Militants seized 251 hostages during their October 7, 2023 attack, 47 of whom are still in Gaza. Of those, the Israeli military says 25 are dead.According to Trump’s plan, in return for the hostages, Israel is expected to release 250 Palestinian prisoners with life sentences and more than 1,700 detainees from Gaza taken during the war.Hamas has insisted it should have a say in the territory’s future, though Trump’s roadmap stipulates that it and other factions “not have any role in the governance of Gaza”.Under the proposal, administration of the territory would be taken up by a technocratic body overseen by a transitional authority headed by Trump himself.”We hope Trump will pressure Netanyahu and force him to stop the war,” said Ahmad Barbakh, from the Al-Mawasi area.”We want the prisoner exchange deal to be completed quickly so that Israel has no excuse to continue the war.”Hamas’s October 2023 attack resulted in the deaths of 1,219 people, mostly civilians, according to an AFP tally of Israeli official figures.Israel’s retaliatory offensive has killed at least 67,160 Palestinians, according to health ministry figures in the Hamas-run territory that the United Nations considers reliable.burs-bha/dv