Chine: l’activité manufacturière perd son élan en janvier

L’activité manufacturière chinoise a ralenti en janvier, selon les données officielles publiées samedi, rompant avec la brève remontée en territoire positif observée en fin d’année 2025. L’indice des directeurs d’achat (PMI) de l’activité manufacturière, un indicateur clé qui reflète notamment le moral des milieux industriels, a reculé à 49,3 en janvier, d’après le Bureau national des statistiques (BNS). En décembre, il était s’était pourtant établi à 50,1, remontant timidement au-dessus de la barre des 50 points qui traduit une expansion de l’activité, et ce pour la première fois depuis mars 2025.Retombant sous ce seuil, le chiffre de janvier est également nettement inférieur à la prévision des analystes de Bloomberg, qui misaient sur 50,1 points de nouveau.Les données de janvier reflètent “une demande effective insuffisante sur le marché, ainsi qu’une “saison creuse traditionnelle” pour certains secteurs industriels, a interprété Huo Lihui, statisticien au BNS, dans le communiqué. La deuxième économie mondiale est confrontée à un ralentissement persistant de la consommation intérieure, qui pèse sur l’activité malgré la vigueur des exportations.Ce nouveau recul de l’activité manufacturière en janvier résulte d’une “faible demande intérieure”, a relevé dans une note Zhiwei Zhang, président et économiste en chef de Pinpoint Asset Management. “L’activité économique pourrait ralentir au premier trimestre”, estime-t-il.L’année dernière, les exportations ont représenté le “pilier de la croissance”, a-t-il ajouté, précisant que la “durabilité” du secteur était “très importante pour les perspectives de croissance”.La Chine a enregistré en 2025 un excédent commercial record de près de 1.200 milliards de dollars, une dynamique essentielle alors que la confiance des consommateurs nationaux reste morose. Pékin a promis courant janvier des mesures “fortes” pour stimuler d’ici 2030 cette consommation intérieure très modeste ces dernières années en raison notamment des difficultés du secteur immobilier et des pressions démographiques.Les hauts responsables chinois ont assuré que des politiques clés seraient annoncées en mars, lors de la publication du nouveau plan quinquennal chinois pour la période 2026-2030, en cours d’élaboration. Le pays a enregistré une croissance de 5% en 2025, conformément à son objectif officiel, mais ce taux reste toutefois l’un des plus faibles depuis des décennies, hors pandémie de Covid-19. 

De “Stranger Things” à “Dune”, un studio québécois s’impose sur la scène des effets visuels

Créé il y a 20 ans dans un sous-sol sombre du Vieux-Montréal, le studio Rodeo FX est parvenu à se faire une place au milieu des grands noms de l’industrie des effets spéciaux et vient de signer ceux de la dernière saison de “Stranger Things”.”Avec le temps, on a grossi, on a eu une très belle croissance”, raconte à l’AFP Ara Khanikian, superviseur exécutif des effets visuels, depuis leurs bureaux aux murs de briques et élégantes boiseries situées dans le quartier du Vieux-Port de Montréal.Mais tout “a vraiment commencé au sous-sol de l’immeuble à côté”, ajoute-t-il dans un sourire.Aujourd’hui, le studio québécois a des antennes à Toronto, Los Angeles ou Paris et s’impose dans un monde des effets spéciaux dominé par des compagnies associées aux grands conglomérats comme Disney, Warner Bros, Universal et Paramount.Leur dernier fait d’armes: les saisons 4 et 5 de la célèbre série de Netflix “Stranger Things”. Lancée en 2016, celle-ci raconte l’histoire d’adolescents d’une petite ville américaine confrontés à des créatures surnaturelles et un univers parallèle, sur fond de nostalgie des années 1980.Pendant une année, Philip Harris-Genois s’est échiné à peaufiner la créature du Démogorgon, avec pour mission de rendre “encore plus imposant” ce monstre agile dont le visage s’ouvre telle une fleur pour dévoiler des rangées de dents baveuses.D’un coup habile de souris, le modeleur 3D ajoute une cicatrice sur le torse de la bête, expliquant comment il a façonné le monstre, trait par trait, comme s’il “travaillait une sculpture en pâte à modeler”. Il rajoute, de l’excitation dans la voix, qu’il est allé puiser dans l’anatomie du lion pour créer cette posture si menaçante du Démogorgon, posé sur ses orteils, prêt à bondir.- “De la nature” -Julien Héry, superviseur entre autres du projet “Stranger Things”, explique que les effets visuels extraordinaires “s’inspirent souvent de la nature”.Pour “Dune:Prophecy”, Rodeo FX a puisé dans la géographie de la côte méditerranéenne pour créer l’environnement du palais impérial de la première saison de cette série sortie en 2024.”On a fait des recherches sur la végétation, quel type d’arbre existe près des côtes, quel type de roche”, pour que le public ait envie d’y croire.Après la conceptualisation vient la modélisation, l’animation, la simulation, l’éclairage, puis la superposition de ces images dans les séquences déjà tournées. Un processus chronophage.À titre d’exemple, l’emblématique scène de combat entre le Démogorgon et Jim Hopper, interprété par David Harbour, dans une prison soviétique dans la saison 4 de “Stranger Things” a pris “de six mois à un an” de sa conceptualisation à son montage. Pour une scène de moins de 7 minutes.”C’est sûr qu’on passe beaucoup de temps sur nos projets, confie Julien Héry. La saison 4, c’était plus de deux ans de travail. Ca devient très personnel, on y met beaucoup d’amour.”Mais cela semble payer. C’est à Rodeo FX qu’on doit, notamment, les transitions ayant transformé “Birdman”, Oscar du meilleur film en 2014, en très long plan-séquence, et une partie du monde onirique de “Dune: Part Two”, vainqueur de l’Oscar des meilleurs effets visuels la même année.Leur travail leur a valu, plus récemment, quatre nominations aux prix VES, qui récompensent les meilleurs de l’industrie des effets visuels, dont les gagnants seront annoncés le 25 février prochain.Le petit studio devenu grand travaille sur plusieurs projets d’envergure pour 2026. “Il y a plein de projets qu’on ne peut pas réellement dévoiler”, commente Julien Héry, mais ils travaillent déjà à la superproduction Marvel, “Avengers: Doomsday” et à la deuxième saison de “Monarch”.

Epstein survivors say abusers ‘remain hidden’ after latest files release

Survivors of Jeffrey Epstein said their alleged abusers “remain hidden and protected” after the US government released millions of new pages from files related to the convicted sex offender on Friday, adding fuel to the case that has dogged President Donald Trump.Deputy Attorney General Todd Blanche said the White House played no role in the Justice Department’s review of the extensive files on Epstein, a former friend of Trump.”They did not tell this department how to do our review, what to look for, what to redact, what to not redact,” Blanche told a news conference.More than three million documents were released on Friday that included mention of numerous powerful figures, including 79-year-old Trump, Elon Musk, Bill Gates and former prince Andrew Mountbatten-Windsor.The Justice Department said some of the documents contained “untrue and sensationalist claims” about Trump that were submitted to the FBI before the 2020 presidential election.Blanche, formerly Trump’s personal lawyer, denied suggestions that embarrassing material about the president had been redacted from the newly released files, which included at least 180,000 images and 2,000 videos.”We did not protect President Trump,” he said.Blanche said all images of girls and women had been redacted aside from those of Ghislaine Maxwell, who was convicted of trafficking underage girls for Epstein and is serving a 20-year prison sentence.However, a statement from survivors of Epstein’s alleged abuses claimed identifying information about them still remained in the files, “while the men who abused us remain hidden and protected.”The letter was signed by 19 people, some using aliases or initials, and demanded “the full release of the Epstein files” and that Attorney General Pam Bondi directly address the matter when she testifies before Congress next month.- Executives, politicians, celebrities -A wealthy US financier, Epstein died in a New York prison cell in 2019 while awaiting trial for sex trafficking of underage girls. His death was ruled a suicide.Previous document releases have shed light on Epstein’s ties to top business executives such as Microsoft’s Gates, celebrities such as filmmaker Woody Allen, academics and politicians, including Trump and former president Bill Clinton.In a draft email among the latest published documents, Epstein said Gates had engaged in extramarital affairs, a claim the Gates Foundation denied in a statement to The New York Times.Another document showed an email exchange between Musk and Epstein in 2012 in which Musk asked: “What day/night will be the wildest party on your island?”Musk said in a post on his X platform on Saturday he was aware that the email correspondence could be “misinterpreted and used by detractors to smear my name.”He called for the prosecution of “those who committed serious crimes with Epstein.”In other emails, Epstein connected Steve Tisch, 76, producer of the movie “Forrest Gump” and the co-owner of the New York Giants football team, with multiple women.In one exchange with Tisch, Epstein describes a woman as “russian, and rarely tells the full truth, but fun.”Former prince Andrew, who was stripped of his royal titles over his ties to Epstein, is mentioned in one document inviting Epstein to Buckingham Palace in 2010 after Epstein proposed introducing Andrew to a Russian woman.- Conspiracy theories -Trump’s right-wing base has long been obsessed by the Epstein saga and conspiracy theories that the financier oversaw a sex trafficking ring for the world’s elite.Maxwell, Epstein’s former girlfriend, is the only other person charged in connection with his crimes and Blanche appeared to play down expectations that the latest files would lead to further prosecutions.Trump and Clinton both figure prominently in the records published so far but neither has been accused of wrongdoing.A Republican-led House panel voted recently to launch contempt of Congress proceedings against Bill and Hillary Clinton over their refusal to testify before its probe into Epstein.Trump, who moved in the same social circles as Epstein in Florida and New York, fought for months to prevent release of the vast trove of documents about the disgraced financier.However, a rebellion inside his Republican Party forced him to sign off on a law mandating release of all the documents.Trump has given varying accounts of why he eventually fell out with Epstein. He has criticized the file dumps, saying that people who “innocently met” Epstein over the years risked having their reputations smeared.The Epstein Files Transparency Act called for all the documents held by the Justice Department to be published by December 19.Blanche said Friday’s release “marks the end of a very comprehensive document identification and review process”. He blamed the delay on work on redactions to protect the identities of Epstein’s more than 1,000 alleged victims.

Ligue 1: Marseille et De Zerbi entre calme et tempête

“Demain, je serai sur le banc”. Après 24h d’incertitude et d’informations contradictoires, Roberto De Zerbi a assuré qu’il dirigerait bien l’OM samedi face au Paris FC, même si la défaite de mercredi à Bruges et l’élimination en Ligue des champions ont sans surprise laissé des traces.Au lendemain du naufrage de Bruges (défaite 3-0), la journée de jeudi avait été agitée autour de l’OM, parti se mettre au vert en région parisienne, entre Rambouillet et le centre d’entraînement de Clairefontaine.Ce bref séjour était prévu depuis longtemps mais il a pris un tour particulier quand plusieurs médias ont annoncé que De Zerbi n’avait pas dirigé l’entraînement programmé sur le terrain Michel Platini. D’autres publications ont ensuite assuré que le technicien italien était sur le départ ou que la direction du club réfléchissait à s’en séparer.”Je n’ai pas dirigé l’entraînement d’hier parce que j’avais beaucoup analysé le Paris FC, j’avais peu dormi et je ne me sentais pas très bien. Tout le reste, ce sont des choses écrites et racontées. Mais je suis encore là, je suis devant vous. C’est ça la vérité”, a-t-il répondu vendredi lors d’une visioconférence de presse.”On a perdu un match important, d’une mauvaise façon et on est éliminés de la Ligue des champions. C’est un match qui fait mal. On a parlé hier soir avec Pablo Longoria et Medhi Benatia pour chercher les meilleures solutions”, a-t-il ajouté.- “encore cinq ou six ans” -“Pour le reste, il n’y a rien à confirmer. J’étais l’entraîneur de l’OM et je suis l’entraîneur de l’OM (…) Aujourd’hui j’ai préparé l’équipe et demain je serai sur le banc”, a encore assuré De Zerbi, ajoutant avoir “la force pour encore cinq ou six ans” à son poste.Difficile tout de même de se projeter aussi loin, surtout à l’OM et surtout avant un enchaînement redoutable: Paris FC samedi, réception de Rennes mardi en Coupe de France et nouveau déplacement dans la capitale pour affronter le Paris SG dans dix jours.”Il faut deux victoires et on verra les choses sous un angle différent”, a pourtant estimé l’entraîneur marseillais à propos des deux premiers de ces trois rendez-vous.En attendant, il est manifeste que la défaite et l’élimination rocambolesque de mercredi ont provoqué un nouveau séisme, dont l’intensité exacte reste encore à mesurer.Marseille avait déjà vécu une première crise en août avec le départ d’Adrien Rabiot, qui apparaît comme le péché originel de cette saison mal emmanchée. En traverser une deuxième dès janvier, c’est beaucoup, même selon les standards de l’OM.- “Je ne sais pas…” -On en oublierait presque qu’en championnat, Marseille reste sur un succès très convaincant samedi dernier face à Lens, alors leader (3-1), qui a laissé l’équipe de De Zerbi bien placée dans la course à la Ligue des champions, le seul objectif publiquement affiché. Mercredi à Bruges, le directeur du football Medhi Benatia, plus en colère contre les joueurs que contre l’entraîneur, avait d’ailleurs rappelé l’importance de la Coupe de France pour l’OM, mais aussi la difficulté de se projeter face à l’irrégularité de son équipe.”La vérité, c’est que tu vas te pointer contre Rennes et tu ne sais pas quelle équipe de l’OM tu vas trouver. Moi, je ne sais pas. Si c’est celle de Bruges, on va en prendre cinq. Par contre, si c’est celle de Lens, on est capables de gagner et derrière on ne regarde même pas le tirage parce qu’on est meilleurs que celle qui arrive. Mais je ne sais pas. La vérité, je ne sais pas”, a-t-il expliqué, désabusé.Et contre le Paris FC samedi, quel OM va-t-on voir ? On ne sait pas…

La rue ne décolère pas à Minneapolis, Trump y voit des “insurgés”

Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue à Minneapolis vendredi pour dénoncer les coups de filet de la police de l’immigration et la politique de l’administration Trump, qui poursuit un ancien présentateur de CNN pour sa couverture des événements.L’émotion née de la mort de deux manifestants américains abattus par des agents fédéraux en janvier ne retombe pas aux Etats-Unis, où la ville du Midwest est devenue l’épicentre de la contestation.L’un d’eux, Alex Pretti, tué de dix coups de feu par des agents de la police aux frontières (CPB) le 24 janvier, a été qualifié vendredi d'”agitateur” par Donald Trump, qui ne cesse de souffler le chaud et le froid sur le mouvement de contestation.Malgré un déploiement important de policiers masqués censés incarner ce tour répressif, des milliers de manifestants ont battu le pavé vendredi par un froid mordant (-17°C) sous des pancartes hostiles autant à Donald Trump qu’à sa police fédérale de l’immigration, l’ICE, qui cristallise les tensions.”Je vis ici (…) et je ne pense pas que notre gouvernement devrait nous terroriser comme ça”, a expliqué à l’AFP Sushma Santhana, une ingénieure de 24 ans.”On essaie de les faire partir d’ici”, a abondé Connie, une autre manifestante, en évoquant les agents d’ICE.- “Poutine serait fier”Deux journalistes américains ont été arrêtés en lien avec les récentes manifestations, a indiqué la ministre de la Justice Pam Bondi, qui s’est félicitée sur X d’avoir dirigé elle-même l’interpellation d’un ex-présentateur de CNN, Don Lemon.Il est poursuivi des faits d’entrave à la liberté de culte, pour avoir couvert une manifestation dans une église du Minnesota, selon le ministère de la Sécurité intérieure.D’autres personnes, dont une journaliste indépendante avaient aussi été arrêtées. Toutes ont été relâchées, selon des médias américains, même si Don Lemon devra comparaître à Minneapolis début février.”Je ne vais pas m’arrêter maintenant”, a-t-il déclaré après sa sortie. “Il n’a jamais été aussi important d’avoir des médias libres et indépendants qui mettent la vérité en lumière et tiennent les puissants pour responsables”.Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a condamné une “attaque flagrante” contre la presse.Sarcastique et amer, le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom, critique virulent de l’administration Trump, a estimé de son côté sur X que le président russe Vladimir Poutine “serait fier”.Dans le même temps, les Etats-Unis sont entrés à 00H00 samedi (05H00 GMT) en situation de paralysie budgétaire partielle, le blocage ayant pour origine le refus de l’opposition démocrate d’adopter un budget pour la sécurité intérieure sans la mise en place de freins contre la police de l’immigration.- “Insurgés”Après avoir parlé ces derniers jours de “désescalade” et fait savoir par son émissaire Tom Homan qu’il pourrait bientôt réduire le nombre d’agents masqués qui mènent des raids à Minneapolis, Donald Trump a lancé vendredi de nouvelles virulentes critiques envers les manifestants: des “insurgés”, des “agitateurs” et des “fauteurs de troubles financés” par des “professionnels” de la rébellion, selon lui.M. Homan, lui, a déclaré vendredi à Fox News que Donald Trump allait toujours “procéder à une expulsion massive” de migrants.”Je ne suis pas payée pour être là”, a raillé la manifestante Sushma Santhana à Minneapolis, où la légende du rock Bruce Springsteen est montée sur scène pour interpréter une chanson en hommage aux victimes.Minneapolis, veut croire la retraitée Lisa Schmid, est devenue “la ville qui lutte pour la liberté”.- “Il méritait de mourir?”Le ministère américain de la Justice a évoqué vendredi l’ouverture d’une nouvelle enquête sur la mort d’Alex Pretti, cette fois concernant la violation de ses droits fondamentaux, tout en soulignant qu’il s’agissait d’une procédure “standard”.Sur sa plateforme Truth Social, M. Trump a critiqué M. Pretti, dont il a fustigé la “démonstration de violence” dans une vidéo devenue virale, où l’on voit l’infirmier, 11 jours avant sa mort, se rebeller lors d’une interpellation par des policiers fédéraux.L’AFP n’a pas pu vérifier ces images dans l’immédiat.”Le type a donné un coup de pied dans le phare d’une voiture. Est-ce que ça signifie qu’il méritait de mourir?”, s’est indigné Pedro Wolcott, propriétaire d’une sandwicherie à Minneapolis.Avant Alex Pretti, une mère de famille de 37 ans, Renee Good, avait été tuée le 7 janvier par un agent de l’ICE.Les opposants à cette politique continuent également de se mobiliser de New York sur la côte est à Los Angeles sur la côte ouest, rassemblant chaque fois environ un millier de personnes.burs-rfo-gw-sha/chl/pt

Britain’s Starmer ends China trip aimed at reset despite Trump warning

British Prime Minister Keir Starmer wrapped up a four-day trip to China on Saturday, after his bid to forge closer ties prompted warnings from US President Donald Trump.Starmer’s visit was the first to China by a British prime minister in eight years, following in the footsteps of other Western leaders looking to counter an increasingly volatile United States.Leaders from France, Canada and Finland have flocked to Beijing in recent weeks, recoiling from Trump’s bid to seize Greenland and tariff threats against NATO allies.Trump warned on Thursday it was “very dangerous” for Britain to be dealing with China.Starmer brushed off those comments on Friday, noting that Trump was also expected to visit China in the months ahead.”The US and the UK are very close allies, and that’s why we discussed the visit with his team before we came,” Starmer said in an interview with UK television.”I don’t think it is wise for the UK to stick its head in the sand. China is the second-largest economy in the world,” he said.Asked about Trump’s comments on Friday, Beijing’s foreign ministry said “China is willing to strengthen cooperation with all countries in the spirit of mutual benefit and win-win results”.Starmer met top Chinese leaders, including President Xi Jinping and Premier Li Qiang, on Thursday, with both sides highlighting the need for closer ties.He told business representatives from Britain and China on Friday that both sides had “warmly engaged” and “made some real progress”.”The UK has got a huge amount to offer,” he said in a short speech at the UK-China Business Forum at the Bank of China.He signed a series of agreements on Thursday, with Downing Street announcing Beijing had agreed to visa-free travel for British citizens visiting China for under 30 days, although Starmer acknowledged there was no start date for the arrangement yet.The Chinese foreign ministry said only that it was “actively considering” the visa deal and would “make it public at an appropriate time upon completing the necessary procedures”.He also said Beijing had lifted sanctions on UK lawmakers targeted since 2021 for their criticism of alleged human rights abuses against China’s Muslim Uyghur minority.”President Xi said to me that that means all parliamentarians are welcome”, Starmer said in an interview with UK television.He travelled from Beijing to economic powerhouse Shanghai, where he spoke with Chinese students at the Shanghai International College of Fashion and Innovation, a joint institute between Donghua University and the University of Edinburgh.On Saturday, Starmer visited a design institute and met with performing arts students alongside British actress Rosamund Pike, who spoke of her children’s experience learning Mandarin.Later on Saturday, Starmer will arrive in Tokyo for a meeting with Japanese counterpart Sanae Takaichi.- Visas and whisky -The visa deal could bring Britain in line with about 50 other countries granted visa-free travel, including France, Germany, Australia and Japan, and follows a similar agreement made between China and Canada this month.The agreements signed included cooperation on targeting supply chains used by migrant smugglers, as well as on British exports to China, health and strengthening a bilateral trade commission.China also agreed to halve tariffs on British whisky to five percent, according to Downing Street.British companies sealed £2.2 billion ($3 billion) in export deals and around £2.3 billion in “market access wins” over five years, and “hundreds of millions worth of investments,” Starmer’s government said in a statement.Xi told Starmer on Thursday that their countries should strengthen dialogue and cooperation in the context of a “complex and intertwined” international situation.Relations between China and Britain deteriorated from 2020 when Beijing imposed a national security law on Hong Kong and cracked down on pro-democracy activists in the former British colony.However, China remains Britain’s third-largest trading partner, and Starmer is hoping deals with Beijing will help fulfil his primary goal of boosting UK economic growth.British pharmaceutical group AstraZeneca said on Thursday it would invest $15 billion in China through 2030 to expand its medicines manufacturing and research.And China’s Pop Mart, makers of the wildly popular Labubu dolls, said it would set up a regional hub in London and open 27 stores across Europe in the coming year, including up to seven in Britain.