Au Bangladesh, le dilemme des irréductibles partisans de la Première ministre déchue

Mais pour qui va-t-on bien pouvoir voter ? A moins d’un mois des élections législatives, la question est sur les lèvres de tous les partisans de la Première ministre déchue du Bangladesh Sheikh Hasina, que l’interdiction de son parti a plongés dans la plus grande incertitude.C’est particulièrement le cas dans son bastion de Gopalganj, à …

Au Bangladesh, le dilemme des irréductibles partisans de la Première ministre déchue Read More »

Ugandan opposition leader says wife in hospital after assault by soldiersSat, 24 Jan 2026 11:40:18 GMT

Fugitive Ugandan opposition figure Bobi Wine said on Saturday that his wife was rushed to hospital after soldiers held her at gunpoint and strangled her during a violent raid on their home.Wine went into hiding after a January 15 election in which President Yoweri Museveni, 81, was re-elected for a seventh term — a result …

Ugandan opposition leader says wife in hospital after assault by soldiersSat, 24 Jan 2026 11:40:18 GMT Read More »

Indonésie: huit morts et plus de 80 disparus dans un glissement de terrain

Au moins huit personnes ont péri samedi dans un glissement de terrain survenu en pleine nuit dans l’île indonésienne de Java et plus de 80 personnes restent portées disparues, a annoncé l’agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB).Provoquée par des pluies torrentielles, la catastrophe a enseveli vers 02H30 locales (19H30 GMT) des habitations de deux villages de la région du Bandung occidental, au sud-est de Jakarta, capitale du vaste archipel comptant plus de 17.000 îles.Un porte-parole de la BNPB, Abdul Muhari, a indiqué dans un communiqué que huit personnes avaient été tuées et que “82 étaient toujours recherchées”.”Il y a eu un grondement, comme le son du tonnerre”, a raconté à l’AFP Oyoh, une habitante du village de Pasirlangu âgée de 52 ans et qui, comme de nombreux Indonésiens, ne possède qu’un seul nom.”Il n’avait pas cessé de pleuvoir depuis le matin et soudain c’est arrivé”, raconte-t-elle à propos du glissement de terrain, “j’ai immédiatement eu peur”.Sa maison a été épargnée par la coulée, mais sa nièce, le mari de celle-ci et leurs deux enfants sont portés disparus.Elle est hébergée dans les locaux de l’administration du village, en compagnie de dizaines d’autres habitants, principalement des femmes et des enfants.Les services locaux de secours ont indiqué mener des opérations manuelles d’excavation, arrosant le sol à l’aide de pompes et utilisant des drones pour rechercher les victimes.Le responsable de la zone du Bandung occidental, Jeje Ritchie Ismail, a indiqué à la presse que l’armée, la police et des volontaires participaient aux recherches, mais il a averti que le terrain était extrêmement difficile et que le sol restait instable.Ce type de catastrophes est fréquent en Indonésie pendant la saison des pluies, qui s’étend habituellement d’octobre à mars et détrempe les sols.- vulnérabilité aux crues -Des spécialistes de l’environnement évoquent la déforestation comme l’une des causes, les forêts aidant à absorber les précipitations et à stabiliser les sols grâce aux racines des arbres. La perte de surfaces boisées rend ces zones plus vulnérables aux crues soudaines et aux glissements.Au début du mois déjà, 16 personnes avaient été tuées sur l’île indonésienne de Siau, dans la mer de Célèbes, par des crues soudaines consécutives à des pluies torrentielles.En novembre, trois provinces de l’île occidentale de Sumatra avaient été dévastées par des inondations qui ont tué quelque 1.200 personnes et entraîné le déplacement de 240.000 autres, selon l’agence nationale de gestion des catastrophes.Des tempêtes tropicales accompagnées d’intenses pluies de mousson avaient également causé à la même époque des inondations meurtrières en Malaisie voisine, en Thaïlande ainsi qu’au Sri Lanka.En début de semaine, le gouvernement indonésien a annoncé la révocation des permis de 28 entreprises dont 22 d’exploitation forestière, une société minière et un constructeur de centrale hydroélectrique.L’exploitation minière, les plantations et les incendies ont entraîné, ces dernières décennies, la disparition de vastes étendues de la luxuriante forêt tropicale indonésienne, selon les ONG.Selon l’analyse du projet Atlas Nusantara de la start-up de surveillance de la forêt The TreeMapPlus, plus de 240.000 hectares de forêt primaire ont été perdus en 2024 en Indonésie, quatrième pays le plus peuplé du monde avec près de 300 millions d’habitants.

Finis les horaires de bureau: pourquoi Wall Street veut rester ouverte en continu

Un coup de cloche à 09H30, un autre à 16H00: ce rituel volontiers médiatisé qui ordonne les échanges à Wall Street depuis plus d’un siècle pourrait perdre de son lustre. La Bourse américaine veut passer au “trading” nuit et jour, qui plaît aux petits investisseurs.La Bourse de New York (NYSE) a annoncé en début de semaine son intention d’ouvrir une plateforme permettant “des opérations 24 heures sur 24, sept jours sur sept” et “un règlement instantané”, sans préciser encore quand.Ces transactions sans limite horaire s’appuieront notamment sur l’émission de jetons numériques (“token”) reproduisant les actions des entreprises cotées en Bourse, a indiqué dans un communiqué Intercontinental Exchange, maison mère du NYSE.Le Nasdaq, autre plateforme d’échanges à New York, en particulier pour la cotation des entreprises technologiques, pourrait sauter le pas dès cette année, avec un fonctionnement 24 heures sur 24, cinq jours par semaine.Ces ambitions doivent encore être validées par le régulateur boursier américain, la SEC, mais elles constituent une petite révolution pour le marché boursier américain.- “Perte de temps” -A l’origine, les investisseurs “devaient se rendre physiquement” à Wall Street pour acheter ou vendre des actions, rappelle auprès de l’AFP Sam Burns, stratégiste en chef chez Mill Street Research.”Beaucoup de choses se faisaient sur papier, les gens se tenaient debout et se criaient dessus (…), puis ils devaient noter ce que chacun avait acheté et vendu” et comptabiliser le tout, un rythme “impossible à suivre” si les horaires étaient trop larges, selon lui.Mais au fil des décennies, des plateformes de transactions électroniques se sont créées, permettant en particulier d’échanger en dehors des horaires conventionnels, avec un succès croissant.Selon un document publié début 2025 par la Bourse de New York, “le volume des transactions en dehors des heures d’ouverture a considérablement augmenté” depuis 2019 et même “explosé” depuis 2024, avec une “moyenne quotidienne de plus de 61 milliards de dollars”.Mais pour le professeur d’économie Steve Hanke, l’intérêt reste limité.”Historiquement, l’idée selon laquelle les avantages du trading 24 heures sur 24 l’emportent sur ses coûts est peu étayée”, assure l’enseignant à l’université John Hopkins à Baltimore, au nord-est des Etats-Unis.”Il y a peu d’événements susceptibles d’influencer le marché de la Bourse de New York qui se produisent en dehors des heures normales de bureau”, ajoute-t-il, pointant une “perte de temps”.Selon lui, le seul avantage dans l’annonce du NYSE se trouve du côté des délais nécessaires pour finaliser une transaction. Aujourd’hui, sur l’essentiel des marchés boursiers, un ordre d’achat n’est réglé que le lendemain, le temps de vérifier que tout est en ordre.”La réduction de la fenêtre de règlement pourrait devenir un avantage” pour New York par rapport aux autres marchés financiers, estime M. Hanke.- Attirer les étrangers et les jeunes -La place américaine reste de très loin la plus importante au monde, notamment par les immenses capitalisations qu’elle héberge. Mais elle voit la concurrence s’affirmer.L’année dernière, une grande partie des indices européens ont généré des rendements supérieurs à ceux de leurs homologues américains.Avec des plages horaires étendues, Wall Street peut espérer élargir son public à des investisseurs de taille modeste, y compris en dehors du continent américain.Selon le Trésor, près de 18% des actions américaines étaient détenues par des étrangers en 2024, derniers chiffres disponibles.Les nouveaux boursicoteurs, “en particulier les plus jeunes, semblent apprécier l’idée de pouvoir négocier des actions à tout moment, comme ils le font avec les cryptomonnaies et autres actifs numériques, que ce soit la nuit ou le week-end”, reprend Sam Burns.Leur impact sur les cours pourrait toutefois rester limitée. Pour M. Burns, les investisseurs à gros portefeuille ne sont pas forcément intéressés par ces horaires élargis. Et les banques nenth devraient pas faire évoluer leur emploi du temps.”Ainsi, juge l’analyste, même si les Bourses sont ouvertes (en continu, ndlr), si tout le reste ne fonctionne pas 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Il devient difficile de tout aligner correctement.”

Kiev dénonce une “nuit de terreur russe” avant une nouvelle journée de pourparlers à Abou Dhabi

L’Ukraine a dénoncé une “nuit de terreur” marquée par des frappes russes nocturnes ayant fait au moins un mort et 27 blessés, avant une deuxième journée de pourparlers samedi entre Ukrainiens, Russes et Américains à Abou Dhabi pour discuter des conditions d’un règlement du conflit.”Efforts de paix? Rencontre trilatérale aux Emirats arabes unis? Diplomatie? Pour les Ukrainiens, c’était une nouvelle nuit de terreur russe”, a dénoncé samedi le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga.”Avec cynisme, (Vladimir) Poutine a ordonné une frappe de missiles brutale et massive contre l’Ukraine au moment où des délégations se rencontrent à Abou Dhabi pour faire avancer le processus de paix mené par les Américains”, a-t-il ajouté, “ses missiles ne frappent pas que les gens, mais aussi la table des négociations”.Des négociateurs russes, ukrainiens et américains reprennent samedi leurs discussions à Abou Dhabi sur les conditions d’un règlement de quatre ans de guerre en Ukraine, un objectif qui bloque sur l’épineuse question du territoire du Donbass.Annonçant des pourparlers difficiles, le Kremlin a répété en préambule exiger de Kiev un retrait de ses forces de ce bassin minier de l’est de l’Ukraine aujourd’hui en grande partie contrôlé par la Russie.Selon le négociateur en chef ukrainien, Roustem Oumerov, les premiers entretiens vendredi ont porté “sur les paramètres permettant de mettre fin à la guerre menée par la Russie et sur la suite logique du processus de négociation visant à progresser vers une paix digne et durable”.Ces pourparlers sont les premières négociations directes connues entre Moscou et Kiev sur le plan américain de règlement de cette guerre qui a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2022.Côté russe, la délégation est menée par le général Igor Kostioukov qui dirige le renseignement militaire (GRU).Washington est notamment représenté par les émissaires spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.”Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions”, a déclaré à l’issue des premières discussions vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.”Il est nécessaire que non seulement l’Ukraine souhaite mettre fin à cette guerre et atteindre une sécurité totale, mais qu’une volonté similaire apparaisse aussi en Russie”, a-t-il ajouté.- “Quitter le Donbass” -Ces rencontres ont lieu alors qu’un “état d’urgence” a été déclaré par les autorités ukrainiennes pour le réseau énergétique, ciblé presque quotidiennement par les frappes russes qui provoquent des coupures d’électricité et de chauffage d’ampleur par des températures glaciales, notamment à Kiev.D’intenses bombardements ont encore fait au moins un mort et 27 blessés à Kiev et Kharkiv, dans le nord-est, dans la nuit de vendredi à samedi.Des milliers d’immeubles ont de nouveau été privés d’eau, de chauffage et d’électricité dans la capitale sur fond de températures chutant sous les -10°C, selon le maire Vitali Klitschko.Selon le président Zelensky, la Russie a frappé l’Ukraine avec 370 drones et 21 missiles, touchant de nombreux bâtiments civils, dont une maternité à Kharkiv.Sur le front, les troupes ukrainiennes sont sur le recul depuis près de deux ans face à un adversaire plus nombreux et mieux armé, Kiev dépendant en grande partie du soutien financier et militaire occidental.”Les forces armées ukrainiennes doivent quitter le Donbass, elles doivent s’en retirer”, a exigé vendredi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, “sans règlement de la question territoriale (…), il est inutile d’espérer la conclusion d’un accord de long terme”.Cette réunion à Abou Dhabi s’est tenue au lendemain de deux rencontres à un plus haut niveau: l’une à Davos entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump, et l’autre à Moscou entre Vladimir Poutine et les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner.- Sans les Européens -Des négociations directes entre Russes et Ukrainiens avaient déjà eu lieu en 2022 lors de la première année du conflit, puis en 2025 à Istanbul, n’aboutissant que sur des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats.Les nouvelles discussions de cette semaine se tiennent loin de l’Europe et sans participation des pays de l’UE, lesquels craignent que Washington ne pousse Kiev à accepter un accord jugé trop favorable à Moscou. La Russie n’a pour sa part eu de cesse de critiquer l’ingérence des Européens dans les négociations.A Davos jeudi, M. Zelensky avait critiqué une Europe “fragmentée” et “perdue” lorsqu’il s’agit d’influer sur les positions de Donald Trump et manquant de “volonté politique” face à Vladimir Poutine.En marge du Forum économique mondial, il s’était brièvement entretenu avec M. Trump, assurant avoir obtenu du dirigeant américain un accord sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine, qui doit désormais être finalisé par les deux dirigeants et les Parlements des deux pays.

Minnesota: importantes manifestations à Minneapolis, les autorités américaines sur la défensive

En dépit des températures glaciales, les opposants aux opérations antimigrants dans le Minnesota se sont massivement mobilisés vendredi en dépit des tentatives des autorités américaines de calmer l’indignation provoquée par la détention d’un garçon de cinq ans par la police de l’immigration (ICE).Des milliers de personnes ont défilé dans le centre de Minneapolis, la plus grande ville de cet Etat du nord des Etats-Unis, appelant à “abolir ICE” et à “laisser nos voisins tranquilles”. Un rassemblement s’est ensuite tenu sur le terrain de l’équipe locale de NBA.”Je suis ici parce que, si nous ne nous battons pas, (…) le fascisme l’emportera”, a expliqué à l’AFP un manifestant souhaitant rester anonyme.La police de l’immigration est “brutale” et “ne respecte pas la loi”, a déploré un autre, se présentant sous le prénom Aron.D’autres manifestations ont eu lieu autour d’un bâtiment utilisé par ICE et à l’aéroport international de Minneapolis-Saint-Paul, d’où partent les migrants envoyés vers les centres de rétention. Cents membres du clergé ont été arrêté pendant qu’ils manifestaient à l’aéroport et accusés de violation de lieu privé et de désobéissance aux forces de l’ordre, selon la pasteure Mariah Funess Tollgaard qui se trouvait sur place. “Ma foi enseigne que chaque personne est à l’image de Dieu et mérite dignité et sécurité, et qu’en ce moment, toutes les personnes de foi et de conscience morale doivent résister”, a-t-elle déclaré dans un communiqué. – Versions opposées -Répondant au mot d’ordre “Pas de travail. Pas d’école. Pas de shopping”, des commerces et restaurants sont restés fermés.Dans les esprits, Renee Good, Américaine de 37 ans tuée par un agent d’ICE le 7 janvier, et Liam Conejo Ramos, 5 ans, détenu depuis mardi. Une photo, devenue virale, montre le garçonnet apeuré, coiffé d’un bonnet bleu aux oreilles de lapin, portant un sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir.Deux versions s’opposent concernant sa prise en charge par la police de l’immigration.Zena Stenvik, responsable du réseau scolaire local, a accusé les autorités d’avoir utilisé le garçon comme “appât”, en le faisant frapper à la porte de son domicile pour faire sortir les personnes qui s’y trouvaient.Le vice-président JD Vance, en visite à Minneapolis jeudi, a affirmé qu’il avait été récupéré devant son domicile après que son père, originaire d’Equateur et présenté comme clandestin, eut pris la fuite.”Nous ne visions pas l’enfant”, a insisté l’un des dirigeants d’ICE, Marcos Charles, vendredi.Il a assuré que ses hommes avaient “fait tout leur possible pour le réunir avec sa famille” mais que celle-ci avait refusé de lui ouvrir. Les agents d’ICE l’ont “emmené manger dans un restaurant et ont passé des heures à s’assurer qu’il ne manquait de rien”, a ajouté M. Charles, précisant que le garçonnet et son père, Adrian Conejo Arias, avaient été réunis dans un “centre familial en attendant l’issue de leur procédure d’immigration”.M. Conejo Arias se trouve dans un centre de rétention au Texas, selon une base de données fédérale ne répertoriant pas les moins de 18 ans.Leur avocat, Marc Prokosch, a assuré que la famille, qui compte aussi la mère et un frère aîné, a “fait ce qu’on lui avait demandé de faire (…) à chaque étape du processus d’immigration”.- “Mauvais traitements” -Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU s’est dit “sidéré par les mauvais traitements désormais quotidiens” envers les migrants, pressant Washington de “cesser les pratiques qui déchirent les familles”.Cet incident aggrave une situation tendue par la mort de Renee Good. Les élus démocrates locaux et les manifestants contestent la thèse officielle selon laquelle le policier qui l’a tuée aurait agi en état de légitime défense. Ce dernier n’a pas été suspendu.La ministre de la Sécurité Intérieure Kristi Noem a indiqué cette semaine que “plus de 10.000 étrangers en situation irrégulière” et accusés de crimes avaient été arrêtés dans le Minnesota, dont 3.000 au cours des six dernières semaines.Parmi eux, au moins quatre enfants du même réseau scolaire que Liam Conejo Ramos. Des mineurs sont régulièrement confrontés aux services fédéraux de l’immigration, sous des gouvernements républicains comme démocrates.Le Minnesota, dont de nombreuses zones sont des “sanctuaires” limitant la coopération des forces de l’ordre locales avec ICE, a attaqué en justice l’opération en cours. Une audience est prévue lundi.