Assassinat d’un chrétien irakien à Lyon: cinq personnes en garde à vue

Deux semaines après l’arrestation d’un suspect en Italie, l’enquête sur le meurtre d’un chrétien d’Irak en septembre à Lyon, désormais dirigée par des juges antiterroristes, a encore progressé jeudi avec cinq nouvelles interpellations.Ces cinq personnes, arrêtées à Lyon, ont toutes été en contact avec l’homme interpellé en Italie, un ressortissant algérien de 28 ans, ont précisé à l’AFP des sources proches du dossier.Elles ont été placées en garde à vue sous la direction de juges antiterroristes parisiens, le parquet national antiterroriste (PNAT) ayant repris le dossier initialement supervisé par le parquet de Lyon.Le 10 septembre, Ashur Sarnaya, un chrétien d’Irak de 45 ans, très présent sur les réseaux sociaux où il postait régulièrement des vidéos évoquant sa foi, a été attaqué au pied de son immeuble, dans un quartier résidentiel de Lyon.En situation de handicap, il se trouvait dans son fauteuil roulant, en train de faire un live sur le réseau Tik Tok, quand il a été frappé au cou avec une arme blanche. Son assaillant s’était enfui à pied, tandis qu’il succombait à ses blessures.Selon une source policière française, des “investigations techniques très poussées” ont rapidement permis aux enquêteurs d’identifier un suspect, dont ils ont retrouvé la trace en Italie.Arrivé en bus à Milan dès le 12 septembre, l’homme avait fait étape à Rome avant de se diriger vers le sud du pays. Le 2 octobre, il a été arrêté à Andria, chez des compatriotes, dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen. Un grand couteau a été saisi lors de son interpellation, selon la police italienne.La France a demandé son transfert, mais ce ressortissant algérien se trouvait encore en Italie jeudi, selon deux sources proches du dossier.- “association de malfaiteurs terroristes” -L’enquête, ouverte initialement pour homicide volontaire, avait été rapidement requalifiée en enquête pour assassinat par le parquet de Lyon, mais les enquêteurs restaient prudents sur le mobile du crime.Le 9 octobre, elle a été étendue aux infractions d'”assassinat en relation avec une entreprise terroriste” et “association de malfaiteurs terroriste criminelle”. Le parquet national antiterroriste, qui était en observation depuis un moment, a repris le dossier sans préciser les éléments ayant conduit à sa saisine.Ashur Sarnaya, membre de la communauté chrétienne assyro-chaldéenne, vivait avec sa sœur depuis au moins dix ans à Lyon. Selon ses voisins, il était très discret.Sur ses comptes en ligne, consultés par l’AFP, cet homme était au contraire particulièrement prolixe: il s’exprimait en arabe et postait fréquemment des vidéos consacrées à la religion chrétienne.Sur l’une d’elles, visible sur TikTok, il affirmait que ses contenus étaient régulièrement bloqués et ses comptes suspendus en raison, selon lui, de signalements faits par des utilisateurs musulmans.Au lendemain de son décès, l’Œuvre d’Orient, association catholique qui vient en aide aux chrétiens d’Orient, avait condamné “avec la plus grande fermeté” son assassinat. “Il est indispensable que les chrétiens du Moyen-Orient puissent témoigner de leur foi en toute sécurité et vivre dignement”, avait-elle ajouté dans un communiqué.

Lives at risk of French couple jailed by Iran: families

The lives of a French couple held by Iran for more than three years and who this week were handed lengthy jail sentences for espionage are at risk, their families warned Thursday, as France condemned their conviction on “baseless” charges.Cecile Kohler, 41, and Jacques Paris, 72, were arrested in May 2022 and have been detained ever since. Their current location is unknown after they were moved from Tehran’s Evin prison in the wake of the Israeli strike on the facility in the June war.They are among a number of Europeans still held by Iran in what several European governments, including France, describe as a deliberate strategy of hostage-taking by Tehran to extract concessions from the West.”The French state is responsible, every day that goes by, for the survival of Cecile and Jacques,” Noemie Kohler, Cecile’s sister, told reporters.She said she had spoken to the pair on Tuesday “for eight minutes via video call” under heavy surveillance, with the brief communication still offering no clues over where they were being held.”It was a distress call,” she said.”They told me they were exhausted,” she said, adding the pair are “at the end of their tether”.Cecile Kohler told her sister she could not endure “another three months or even a few weeks of detention”. Anne-Laure Paris, daughter of Jacques Paris, said she wanted to be “the mouthpiece for his exhaustion, his despair, his distress, and his anger”.”My father told me: ‘I am staring death in the face,'” she added.They confirmed that the sentence, initially announced by the Iranian judiciary on Tuesday, amounted to 17 years in prison for Jacques Paris and 20 years for Cecile Kohler.The families insist they are wholly innocent and were only visiting Iran as tourists.Kohler was shown in October 2022 on Iranian television in what activists described as a “forced confession”, a practice relatively common for detainees in Iran which rights groups say is equivalent to torture.Paris-based lawyer Chirinne Ardakani expressed concern they could again be subjected to “something staged for propaganda purposes”.- ‘Complete mobilisation’ -They “were arbitrarily sentenced… to very long prison terms”, French foreign ministry spokesman Pascal Confavreux told reporters in Paris.”The charges… are completely baseless,” he added, calling for their “immediate” release.France had filed a case with the Hague-based International Court of Justice over the couple’s detention, saying they were held under a policy that “targets French nationals travelling in or visiting Iran”.But in September, the ICJ suddenly dropped the case at France’s request, causing disappointment among the families.”If there is one thing that we should absolutely not doubt, it is the full and complete mobilisation at all levels of the state to obtain their immediate release,” said the French foreign ministry spokesman.Iran, which has previously carried out exchanges of Westerners for Iranians held by the West, has previously said the couple could be freed as part of a swap deal with France, which would also see the release of Iranian Mahdieh Esfandiari. Esfandiari was arrested in France in February on charges of promoting terrorism on social media, according to French authorities. She is due to go on trial in Paris from January 13.Frenchman Benjamin Briere, who spent over 1,000 days detained in Iran from May 2020 to May 2023 on national security charges he vehemently denied, told AFP that despite his freedom, “I won’t be able to rest until Cecile and Jacques are back”.”Everyone knows that their fate is not being decided in court. It’s a circus,” said Briere, who later this month is publishing a book “Azadi” (“Freedom” in Persian) about his ordeal.”Everything is happening at a higher, diplomatic and political level,” he added.He said he was now coping “more or less okay” but complained that reintegration into society was difficult as “there is no follow-up, no support, no help”.

Au procès Péchier, dix ans d’empoisonnements et la colère des familles

En dix ans, la clinique Saint-Vincent de Besançon a enregistré 27 des 30 empoisonnements présumés de patients dont est accusé l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier. Une série noire stoppée tardivement, qui nourri la colère des familles de victimes.”J’en veux beaucoup à la clinique et l’ARS (Agence régionale de santé), aux enquêteurs. Ils ont laissé faire ces empoisonnements”, a estimé jeudi devant la cour d’assises du Doubs Céline Comtois, dont la mère Monique Varguet est décédée en 2010, après un arrêt cardiaque inexpliqué.Cette femme “solaire” et “battante” opérée pour une ablation du colon, est chronologiquement la 8e victime reprochée au docteur Péchier, jugé depuis six semaines pour l’empoisonnement de 30 patients âgés de quatre à 89 ans, dont 12 sont morts, dans deux cliniques de Besançon entre 2008 et 2017.”J’ai beaucoup de colère en moi. S’ils avaient enquêté plus rapidement, on aurait pu arrêter avant” l’empoisonneur, regrette la femme de 42 ans.Une enquête de police avait bien été ouverte dès le premier arrêt cardiaque suspect en 2008, qui avait conduit au décès de Damien Iehlen, mais les investigations s’étaient enlisées.Devant la cour, l’une de ses filles, Mélusine Iehlen, a elle aussi critiqué l’établissement, l’ARS et la justice: “L’impensable aurait dû poser question beaucoup plus tôt.”Le procureur a demandé aux enquêteurs en 2009 de joindre le dossier de M. Iehlen à leurs investigations lorsqu’une autre enquête a été ouverte sur trois autres arrêts cardiaques suspects, survenus cette fois-ci à la polyclinique de Franche-Comté.- “Pas de statistiques” -Ils avaient relevé le nom de Frédéric Péchier, seul médecin a avoir exercé dans les deux établissements au moment de ces évènements, sans toutefois l’incriminer. Le parquet avait classé l’enquête pour “auteur inconnu”.Il faudra attendre janvier 2017 pour que l’affaire Péchier soit lancée, grâce à la détermination de l’anesthésiste Anne-Sophie Balon, qui a permis de réaliser qu’un empoisonneur sévissait à la clinique Saint-Vincent.Le chef du service de réanimation du CHU de Besançon s’était alors alerté de ces “trop nombreux” patients en provenance de la clinique Saint-Vincent présentant des arrêts cardiaques inexpliqués.Les chirurgiens, anesthésistes et infirmières qui se sont succédé à la barre depuis l’ouverture du procès le 8 septembre ont témoigné qu’il leur était “inconcevable” d’imaginer un “empoisonneur” parmi eux.A l’époque des premiers faits, “il n’y avait pas de statistiques” disponibles pour comparer le nombre d’EIG (évènements indésirables graves) d’un établissement à l’autre a en outre expliqué l’ancienne directrice de la clinique Saint-Vincent, Valérie Fakhoury.”Le docteur Péchier lui-même nous avait dit qu’il n’y avait pas d’anomalie”, a-t-elle relevé, “je ne vois pas comment moi, de ma fenêtre, j’aurais pu avoir une autre vision”.L’accusé est suspecté d’avoir usé de plusieurs modes opératoires (pollution de poches en amont des opérations, injection de doses toxiques de produits pendant les interventions…), utilisant différentes substances (potassium, anesthésiques locaux, adrénaline, héparine).- “Redoutable” -“Comment pensez-vous que pendant 10 ans, nous n’avons jamais, jamais, soupçonné qu’il y avait un empoisonneur parmi nous ?”, a interrogé jeudi devant la cour Martial Jeangirard, anesthésiste de plusieurs victimes. “Un coup c’est arrivé à l’un, un coup à l’autre… Une fois c’est de l’héparine, une fois de la mépivacaïne, un fois du potassium…. C’est pour ça qu’on n’a pas réagi plus tôt”, a-t-il répondu.”On a un empoisonneur qui s’adapte aux protocoles utilisés. C’est redoutable”, selon l’avocate générale Christine de Curraize.Une infirmière de la clinique, Catherine Party, a précisé que “chacun allait dans son bloc, on ne partageait pas ce qui ce passait”.Céline Comtois est aujourd’hui certaine de la culpabilité de l’accusé de 53 ans, qui a toujours clamé son innocence.”C’est une personne sans empathie, sans sentiment pour les victimes. Quand on fait quelque chose comme ça, on est inhumain”, juge la jeune femme. Elle aurait “aimé avoir des réponses” mais selon elle “l’accusé est dans le déni donc on n’en aura pas”.”J’espère juste que les jurés prendront la bonne décision.”Frédéric Péchier comparait libre, mais risque la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu le 19 décembre.

Trump speaks with Putin ahead of Zelensky visit

Donald Trump held a crucial phone call with Russian leader Vladimir Putin Thursday, a day before Ukraine’s Volodymyr Zelensky meets the US president to push for Tomahawk missiles.”I am speaking to President Putin now,” Trump said on his Truth Social network. “The conversation is ongoing, a lengthy one, and I will report the contents, as will President Putin, at its conclusion.”The call comes as Trump shows mounting frustration over the Kremlin leader’s refusal to end the 2022 invasion of Ukraine despite their recent summit in Alaska.Trump is now considering a request from Ukraine for American-made Tomahawk cruise missiles, which have range of around 1,000 miles (1,600 kilometers) and could strike deep into Russia.During Zelensky’s meeting with Trump at the White House on Friday “the main topic of discussion is Tomahawks,” a senior Ukrainian official told AFP on Thursday.Trump had warned at the weekend that he would likely raise the issue first with Putin, who has warned that the supply of Tomahawks would be a “whole new level of escalation.””I might talk to him, I might say, ‘Look, if this war is not going to get settled, I’m going to send them Tomahawks.’ I may say that,” Trump told reporters aboard Air Force One en route to the Middle East. “The Tomahawk is a incredible weapon, very offensive weapon, and honestly, Russia does not need that.”- ‘Go offensive’ -Trump added on Wednesday that the Ukrainians “want to go offensive” and that they would discuss Kyiv’s request for the cruise missiles.The US leader has said he wants to up the pressure on Moscow for a peace deal following the ceasefire agreement he brokered in Gaza between Israel and Hamas last week.Relations between Trump and Zelensky have meanwhile warmed since February, when they sparred during a now infamous televised meeting at the White House in which the US leader told his Ukrainian counterpart: “You don’t have the cards.”The senior Ukrainian source said the tone of rhetoric between the White House and Kyiv was now “very businesslike” and that Washington understood pressure on Russia “will work to end it all.”Tomahawks would be a major addition to Ukraine’s arsenal, consolidating Kyiv’s long-range strike abilities with a missile that can fly just above the ground at near supersonic speed to avoid radar. The United States has used Tomahawks for more than 40 years and in some of the country’s most high-profile conflicts, from the 1991 Gulf War to this year’s US strikes on Iran’s nuclear program.Previously Tomahawks have primarily been fired from sea-based launchers, like warships or submarines, but the Ukrainian source told AFP that: “There is a technical solution in place for the launch platform.” – ‘Bullying’ -Senior Ukrainian officials visiting  Washington this week met with representatives of US weapon manufacturers, including Raytheon, which produces Tomahawk missiles.Zelensky will also meet with arms makers to discuss when deliveries could begin “but they need a political signal,” the Ukrainian source added.With the war now in its fourth year, Russia launched fresh attacks on energy facilities in eastern Ukraine, repeating the pattern of focusing on Kyiv’s power network that it has followed every winter.Energy has been a core factor throughout the war, with Trump saying on Wednesday that Indian Prime Minister Narendra Modi had promised him New Delhi would stop buying Russian oil.But Putin said Thursday that his country was still among the world’s top oil producers, despite what he called “unfair” anti-competitive practices used against it.China, a major purchaser of Russian oil, meanwhile rejected “unilateral bullying” by Washington.

Tirs dans un stade de Nairobi, l’hommage à Raila Odinga se mue en mouvement de panique

Des tirs des forces de sécurité kényanes ont brutalement transformé jeudi en mouvement de panique l’hommage à l’opposant historique Raila Odinga, décédé la veille en Inde, des dizaines de milliers de personnes évacuant un stade de Nairobi en quelques minutes.Sur la pelouse, un homme git visiblement grièvement blessé à la tête, selon une photo prise par un photographe de l’AFP. Des journalistes de l’AFP ont vu deux autres personnes blessées.Le bilan aurait pu être bien pire encore, alors que les forces de sécurité, dépassées, ont tiré pour disperser une foule nombreuse qui tentait de pénétrer dans la section VIP du stade de Kasarani, le plus grand de la capitale kényane, où la dépouille de Raila Odinga devait être montrée.L’AFPTV a filmé une foule prise totalement au dépourvu, couchée au sol, puis courant dans tous les sens, alors que des dizaines de coups de feu se faisaient entendre. Les images de l’AFP montrent aussi les forces de sécurité frapper à coups de bâton de jeunes hommes dans les tribunes.Des dizaines de milliers de Kényans s’étaient rassemblés jeudi après-midi dans l’enceinte sportive pour rendre hommage à cette figure politique du pays, cinq fois candidat malheureux à la présidentielle, notamment en 2022, et décédé en Inde à l’âge de 80 ans d’une probable crise cardiaque.La mort de ce combattant pour la démocratie, qui a passé huit ans en détention sous le régime autocratique d’Arap Moi, est un séisme pour les Kényans, tout particulièrement pour les Luos, qui voyaient en lui une sorte de figure paternelle vénérée. Elle laisse aussi un grand vide dans l’opposition kényane.Toute la journée des foules conséquentes ont accompagné l’arrivée au pays de la dépouille de “Baba” (papa), le surnom qui lui était affectueusement donné, débordant un dispositif sécuritaire visiblement mal calibré.  Après l’arrivée du corps vers 09H30 (06H30 GMT), l’autorité de l’aviation civile kényane (KCAA) avait dû suspendre temporairement les opérations de l’aéroport Jomo Kenyatta pour “rétablir l’ordre et assurer la sécurité” . Des personnes en deuil avaient accédé à des zones réglementées.- Foule considérable -Le cercueil de Raila Odinga, recouvert d’un drapeau kényan, devait ensuite être amené au Parlement kényan. Mais les milliers de personnes entourant le cortège avaient forcé les autorités à le rediriger vers le stade de Kasarani, ce qui avait créé d’importantes perturbations de circulation.Les télévisions kényanes avaient montré en début d’après-midi une foule considérable paralysant complètement la circulation sur les grands axes menant à l’enceinte sportive.Celle-ci a été d’abord envahie par un grand nombre de personnes endeuillées agitant des branchages, selon une tradition funéraire luo, avant d’être désertée peu avant 15H30 (12H30 GMT).”Pourquoi donc la police utilise-t-elle des gaz lacrymogènes et des balles pour disperser des gens en deuil ?”, s’est indignée sur X l’ancienne ministre Martha Karua, candidate à la prochaine présidentielle.La police a une image déplorable au Kenya, où elle est fréquemment accusée de violences disproportionnées contre la population.”La police est entraînée et aurait pu gérer la foule différemment”, a également commenté sur X le militant des droits humains Boniface Mwangi, regrettant qu’aucune “instruction” n’ait été communiquée à la foule. “La police kényane tire vite, et puis elle réfléchit”, a encore réagi cet autre candidat au scrutin de 2027.- Deuil national -Le président William Ruto a décrété sept jours de deuil national pour Raila Odinga. Jeudi après-midi, il s’est incliné dans un couloir du stade Kasarani face à la dépouille de son adversaire de la dernière présidentielle, qui l’avait accusé de fraude avant que les deux hommes ne s’allient politiquement.Après le chef de l’Etat, Ida Odinga, la veuve de l’opposant historique, s’est recueillie quelques instants son mari allongé dans un cercueil ouvert, le haut du corps recouvert d’un tissu orange, la couleur de son parti, et sur lequel avait été posé un large chapeau emblématique.Des milliers de personnes ont ensuite été autorisées à revenir dans le stade pour pouvoir se recueillir à leur tour sur le corps de leur héros.Des espaces de deuil publics ont été installés dans Nairobi avant une cérémonie nationale vendredi, aussi déclaré jour férié. La dépouille doit ensuite transférée dans l’ouest du Kenya, où M. Odinga est né, et où il bénéficiait d’un soutien populaire immense.La chaîne Citizen TV a montré qu’un grand nombre de personnes s’étaient également rassemblées à Bondo, le siège ancestral de la famille de M. Odinga dans l’ouest du Kenya, où il doit être enterré dimanche.

Infectious diseases ‘spiralling out of control’ in Gaza: WHO

The World Health Organization has warned that infectious diseases are “spiralling out of control” in the Gaza Strip, with only 13 of the Palestinian territory’s 36 hospitals even partially functioning.”Whether meningitis… diarrhoea, respiratory illnesses, we’re talking about a mammoth amount of work,” Hanan Balkhy, regional director for the United Nations’ health body, told AFP in Cairo. A ceasefire deal between Israel and Hamas has raised hopes of life-saving aid and healthcare finally reaching Palestinians in Gaza after two years of war, but Balkhy warned the challenges are “unimaginable”.”We need more fuel to go into Gaza, we need more food, more medical equipment, medications, medics, doctors,” she said in an interview on Wednesday, echoing demands by international leaders for Israel to allow in a massive increase of aid.WHO data shows there are only eight health facilities, all of them partially functioning, in Gaza City — the territory’s main urban hub.The organisation says the hospitals still standing are suffering dire shortages of medical personnel, who have themselves faced famine and Israel’s relentless offensive, which has claimed nearly 68,000 lives according to the Hamas-run territory’s health ministry. The UN considers those figures reliable.For Balkhy, when people talk about repairing Gaza’s devastated hospitals, “the question is how many of them are available for rehabilitation versus (having to) rebuild all over again?””We’re talking about billions of dollars, and we’re talking about decades of work,” she said, after the territory’s healthcare was essentially “dismantled”.- ‘Very little left’ -Since Hamas’s October 7, 2023 attack on Israel which sparked the war, Gaza’s health facilities have suffered more than 800 attacks, according to UN data.”There is very little left of the healthcare system. You have children that were born over the past two years, who many of them, I’m assuming, have received zero doses of immunisations.”The UN says nearly 42,000 people are suffering life-changing injuries, a quarter of them children.Balkhy called for patients to be able to once again “access the West Bank and Jerusalem, so that they can get the care that is available right close by, and that’s the place where they used to go for care”.Israel has severely limited permits for Palestinians to leave Gaza throughout the war, making medical evacuations nearly impossible.Mental health needs, on the other hand, have more than doubled among the more than two million Palestinians trapped under bombardment for two years, according to the WHO.Over one million people require “urgent support”, but available care falls far short.”We’re really hoping that the peace is fully sustained, so that we can start,” Balkhy said.

Stocks higher as traders weigh China-US row, tech earnings

Global stock markets mostly rose on Thursday as investors weighed strong tech earnings and hopes that the latest flare-up in US-China trade tensions might ease.Wall Street was mostly higher in late morning trading, with Europe’s main markets ending the day higher and Asian markets largely in the green.Equities have been in flux since US President Donald Trump last week reignited his tariff row with Beijing, threatening 100 percent levies on Chinese goods in retaliation for its recent rare-earth export controls.But Treasury Secretary Scott Bessent appeared to take a more conciliatory tone on Wednesday, suggesting that a longer pause in tariffs was possible as they look to resolve the rare earths row.He also said Trump still plans to meet Chinese President Xi Jinping later this month.”The general feeling is that last Friday’s tariff tantrum was overdone, particularly as it seems that Presidents Trump and Xi Jinping will go ahead with a planned meeting later this month,” said David Morrison, senior market analyst at trading platform Trade Nation.”In addition, some see President Trump’s more conciliatory tone towards China is yet another example of his success as a dealmaker,” he said.”To others it’s a perfect example of this year’s ‘TACO’ meme. In other words, and perhaps unfairly, when push comes to shove, Trump Always Chickens Out.”Joshua Mahony, chief market analyst at Scope markets, warned that China could “turn up the pressure by further deepening the trade conflict in the knowledge that it could spark a sharp slump in US equity markets”.Investors were also reacting to another record net profit at Taiwanese tech titan TSMC, which was buoyed by soaring demand for microchips that power iPhones and artificial intelligence.”So far, it has been a good earnings season, which has helped to justify stock markets at these elevated levels,” said Fawad Razaqzada, market analyst at City Index and FOREX.com.Nestle shares surged more than nine percent after the Swiss food giant announced that it will cut 16,000 jobs worldwide over the next two years. In Europe, the Paris stock market climbed 1.4 percent as French Prime Minister Sebastien Lecornu survived a no-confidence vote.London edged out a gain despite data that showed lacklustre growth in the UK economy, six weeks ahead of the government’s annual budget.Concerns over China-US tensions, bets on US rate cuts and a weaker dollar have helped push gold to daily records, with it climbing pas $4,270 per ounce on Thursday.”Gold seems set to clock a record fifth consecutive closing high, defying all expectations of a pullback,” said Chris Beauchamp, Chief Market Analyst at trading platform IG.”The move has catapulted gold to global fame, and if the queues seen in many cities are any indication, then the recent move seems set to continue,” he added.Oil prices rose as Trump said Indian Prime Minister Narendra Modi had promised him that New Delhi will stop buying Russian oil.- Key figures at around 1530 GMT -New York – Dow: FLAT at 46,245.97 pointsNew York – S&P 500: UP less than 0.1 percent at 6,675.95New York – Nasdaq Composite: UP 0.3 percent at 22,738.70London – FTSE 100: UP 0.1 percent at 9,436.09 (close)Paris – CAC 40: UP 1.4 percent at 8,188.59 (close)Frankfurt – DAX: UP 0.4 percent at 24,272.19 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 1.3 percent at 48,277.74 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.1 percent at 25,888.51 (close)Shanghai – Composite: UP 0.1 percent at 3,916.23 (close)Euro/dollar: UP $1.1669 from $1.1645 on WednesdayPound/dollar: UP at $1.3428 from $1.3400Dollar/yen: DOWN at 150.76 yen from 151.24 yenEuro/pound: UP at 86.94 percent from 86.90 penceBrent North Sea Crude: UP 0.2 percent at $62.06 per barrelWest Texas Intermediate: UP 0.3 percent at $57.99 per barrel

Madagascar: le nouvel homme fort dément avoir fait un “coup d’Etat”, Rajoelina confirme sa fuite

A la veille de son investiture à la tête de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina a assuré jeudi que le renversement du président Andry Rajoelina, intervenu après sa fuite confirmée à l’étranger et le ralliement de l’armée aux manifestants, n’était “pas un coup d’État”.Dans les rues d’Antananarivo, capitale de cette île pauvre et touristique de l’océan Indien, l’heure est la fête depuis mercredi, l’armée invisible, et la vie quotidienne a repris son cours, sans les barrages qui bloquaient la ville depuis le début des manifestations le 25 septembre.”Un coup d’État, c’est quand les soldats entrent dans le palais présidentiel avec des armes, qu’ils tirent, qu’il y a du sang… Ce n’est pas un coup d’État”, a affirmé à la presse le colonel Michaël Randrianirina, 51 ans, qui doit prêter serment vendredi en tant que “président de la refondation de la République de Madagascar”, selon un décret.Sa désignation à la présidence par la plus haute juridiction du pays prouve d’après lui qu’il n’a “pas pris le pouvoir”. “On m’a donné le pouvoir, on m’a transféré le pouvoir, c’est différent.”, a insisté le militaire lors d’un deuxième point presse jeudi depuis son bureau au siège de son unité militaire, le Capsat.Le secrétaire général de l’ONU s’est pourtant dit “profondément préoccupé par le changement inconstitutionnel de pouvoir”. Et la France, ex-puissance coloniale, a jugé “essentiel que la démocratie, les libertés fondamentales et l’État de droit soient scrupuleusement préservés”.Lors du point presse, le colonel Randrianirina a précisé qu’il ne dissoudrait plus la quasi-totalité des institutions comme il l’avait déclaré mardi, après avoir annoncé: “on a pris le pouvoir”.Le site du Capsat dans la capitale malgache a des airs de cour depuis la veille. Des centaines de visiteurs s’y pressent pour prodiguer des conseils.”On vient discuter avec le président sauveur de ce pays pour faire avancer Madagascar”, explique l’ancien sénateur Robert Razaka, en attente d’une éventuelle audience avec le “colonel Michaël”, comme il est affectueusement appelé dans la rue.- “Pas un régime militaire” -“On revient dans la loi, on respecte la loi”, a expliqué ce dernier, tout en émettant des doutes sur la possibilité d”organiser des élections dans un délai de soixante jours, comme le demande l’arrêt de la Haute cour constitutionnelle.Selon lui, la commission électorale comme les listes électorales ne sont “pas acceptées par tous”, raison pour laquelle le militaire avait annoncé auparavant prévoir un scrutin dans 18 à 24 mois.Seule rescapée de la table rase initialement annoncée, l’Assemblée nationale a élu jeudi un nouveau président, Siteny Randrianasoloniaiko qui était auparavant le chef de l’opposition.”Madagascar n’a pas choisi un régime militaire”, a assuré le nouvel homme fort du pays. “Le gouvernement appartient aux civils et le conseil présidentiel est aussi composé de militaires et de civils.”Il a d’ailleurs dit “souhaiter” l’incorporation de membres du collectif Gen Z, à l’origine des manifestations commencées le 25 septembre, disant les avoir “écouté plusieurs fois”.- “Quitté le pays” -Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’entourage de l’ex-président Andry Rajoelina, destitué mardi par un vote de l’Assemblée nationale malgache, a confirmé pour la première fois que le président déchu avait “quitté le pays” entre le 11 et le 12 octobre. Ce départ est intervenu après que “des menaces explicites et extrêmement graves ont été proférées contre la vie du chef de l’État”, précise un communiqué de son entourage transmis à l’AFP dans la nuit.C’est la première fois qu’Andry Rajoelina reconnaît son départ depuis que la radio française RFI avait annoncé son exfiltration dimanche par un avion militaire français. Lors d’une allocution lundi, il avait dit s’être réfugié dans un “lieu sûr”, sans plus de précision.Au moins 22 personnes avaient été tuées et une centaine blessées au début des manifestations, d’après un bilan de l’ONU.Andry Rajoelina était lui-même arrivé au pouvoir en 2009 dans des conditions similaires, désigné par les militaires après un soulèvement populaire. Après un retrait de quatre ans, il s’était fait élire en 2018 et 2023 dans des conditions contestées.Madagascar, qui a une longue histoire de soulèvements populaires suivis par la mise en place de gouvernements militaires, reste l’un des pays les plus pauvres de la planète. Au moins 80% de ses 32 millions d’habitants vivent avec moins de 2,80 euros par jour, le seuil de pauvreté fixé par la Banque mondiale.

Foot: les Bleues tournées vers la jeunesse pour leur revanche contre l’Allemagne

L’équipe de France féminine va s’appuyer sur la jeunesse avec sept joueuses de moins de 23 ans, dont deux nouvelles venues, pour prendre sa revanche de l’Euro contre l’Allemagne en demi-finale de la Ligue des nations.Trois mois après la déception de leur élimination en quart de finale de l’Euro (1-1, 5 tab 6), les Bleues retrouvent les Allemandes (match aller le 24 octobre à Düsseldorf, retour le 28 à Caen), mais avec un groupe de 26 joueuses bien différent.”Je vais les retrouver lundi, on va se dire les choses, on a beaucoup analysé avec mon staff. Il va y avoir des attentes fortes sur ce stage au niveau de l’état d’esprit, de la combativité, de l’investissement”, a expliqué Laurent Bonadei, qui a connu cet été en Suisse son premier échec à la tête des Bleues.”Tout n’est pas à jeter. Il faut se focaliser sur notre jeu, avec notamment 12 buts en quatre matches à l’Euro, une belle phase de groupes”, a-t-il poursuivi.Depuis l’issue décevante du quart de finale de l’Euro le 19 juillet au Parc Saint-Jacques de Bâle, Bonadei s’est “évidemment” livré à une “introspection personnelle”. “Et j’ai réfléchi avec les retours de mon staff. Je cherche comment m’améliorer, comment faire les meilleurs choix possibles pour l’équipe de France. J’ai appris sur cette compétition, notamment sur le turn-over”, a-t-il développé.Pour tourner la page et aborder cette demi-finale de Ligue des nations que la France dispute pour la deuxième fois en autant d’éditions, sept des joueuses convoquées n’étaient pas du voyage en Suisse.Parmi elles, deux défenseuses font leurs débuts en bleu: Wassa Sangaré (19 ans, London City Lionesses) et Kysha Sylla (21 ans, Washington Spirit). “Wassa est une joueuse née en 2006, elle a gagné l’Euro U17 et elle est finaliste du dernier Euro U19”, a expliqué jeudi Laurent Bonadei en conférence de presse. “Il y avait beaucoup de joueuses de cet effectif que je souhaitais progressivement intégrer dans notre logique de travail avec les U23”. – Questions au milieu -Le sélectionneur a aussi rappelé des jeunes joueuses – qui ont déjà connu l’équipe A – comme les milieux Laurina Fazer (San Diego) et Inès Benyahia (OL Lyonnes), les attaquantes Kessya Bussy (Wolfsburg) et Naomi Feller (Real Madrid) et la gardienne Mylène Chavas. “Il ne faut pas prendre des jeunes pour prendre des jeunes, si elles sont là, c’est que j’estime qu’elles ont le niveau pour être en équipe de France”, a dit le sélectionneur.L’autre sujet de ce rassemblement, qui commence lundi après-midi à Clairefontaine, se situe dans l’entrejeu avec la décision des expérimentées Amel Majri (32 ans) et Sandie Toletti (30 ans et vice-capitaine) de tirer un trait sur leur carrière internationale, et la non-sélection depuis mai de Kenza Dali (34 ans).Les départs de Majri et Toletti, annoncés à deux jours d’intervalle, l’ont-ils surpris ? “À moitié car j’avais appelé Amel pour lui annoncer qu’elle ne serait pas sélectionnée sur ce rassemblement. Cela confortait aussi une décision qu’elle avait presque prise après l’Euro, avec notamment un choix de vie d’aller en Arabie saoudite. “Quant à Sandie, c’est elle qui m’a appelé et je ne m’attendais pas à son annonce. Elle était vice-capitaine. Mais elle m’a expliqué ses raisons, professionnelles et personnelles. Elle a beaucoup réfléchi en août. Malgré mes tentatives de la convaincre de continuer un peu, j’ai accepté son choix. Elle a eu de nombreuses blessures aux tendons, notamment, et mentalement ce n’était pas facile. Elle a eu beaucoup de franchise, de transparence, de maturité. C’est tout à son honneur.” Pour pallier ces absences, c’est “sans aucune inquiétude”qu’il fera confiance à la jeunesse. Il pourra aussi faire descendre d’un cran les attaquantes Sandy Baltimore et Clara Mateo, qui peuvent jouer au coeur du jeu, ou compter sur la défenseuse Griedge Mbock, qui joue parfois sentinelle. Sans compter les cadres Grace Geyoro et Sakina Karchaoui (vice-capitaines), ainsi qu’Oriane Jean-François, à nouveau convoquées.