Aide humanitaire à Gaza: la CIJ statue sur les obligations d’Israël

La plus haute juridiction de l’ONU va statuer mercredi sur les obligations d’Israël envers les organismes fournissant une aide aux Palestiniens à Gaza, où les organisations humanitaires s’efforcent d’intensifier leur assistance après le cessez-le-feu.L’ONU a demandé à la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye de clarifier les obligations d’Israël, en tant que puissance occupante, envers les Nations unies et d’autres organismes, “y compris s’agissant d’assurer et de faciliter la fourniture sans entrave d’articles de première nécessité essentiels à la survie” des Palestiniens.Un avis de la CIJ n’est pas juridiquement contraignant, mais la cour estime qu’elle a “un grand poids juridique et une grande autorité morale”.En avril, les juges ont entendu pendant une semaine des témoignages de dizaines de pays et d’organisations, dont une grande partie concernait le statut de l’UNRWA, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens.Israël n’a pas participé aux audiences. Son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, les a qualifiées de “partie intégrante d’une persécution et d’une délégitimation systématiques d’Israël”.Israël a interdit à l’UNRWA d’opérer sur son sol après avoir accusé certains de ses employés de participation à l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.Une série d’enquêtes, dont une menée par l’ancienne ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna, a révélé des “problèmes de neutralité” à l’UNRWA.Cependant, ce rapport d’avril 2024 indiquait qu’Israël n’avait “pas encore fourni de preuves” à l’appui de ses allégations selon lesquelles “un nombre important d’employés de l’UNRWA sont membres d’organisations terroristes”.Lors d’audiences devant la cour de La Haye, un responsable américain a exprimé de “sérieuses inquiétudes” quant à l’impartialité de l’UNRWA et a allégué que le Hamas utilisait des installations de l’agence.Le responsable américain, Josh Simmons, a déclaré qu’Israël n’avait “aucune obligation d’autoriser spécifiquement l’UNRWA à fournir une aide humanitaire”.Le responsable palestinien Ammar Hijazi a dit aux juges de la CIJ qu’Israël bloquait l’aide, la considérant comme une “arme de guerre”, provoquant ainsi la famine à Gaza.- “Bouée de sauvetage” -Le directeur général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, a décrit son organisation comme une “bouée de sauvetage” pour les près de six millions de réfugiés palestiniens.L’agence compte encore quelque 12.000 employés à Gaza et entend jouer un rôle majeur dans sa reconstruction après le fragile cessez-le-feu conclu plus tôt ce mois-ci.Plus de 370 employés de l’UNRWA ont été tués depuis le début de la guerre, selon l’agence.Mardi, Abeer Etefa, porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, a indiqué que 530 camions de l’organisation étaient entrés dans Gaza depuis la prise d’effet du cessez-le-feu.Ces camions ont apporté plus de 6.700 tonnes de nourriture, ce qui, selon elle, “suffit pour nourrir près d’un demi-million de personnes pendant deux semaines”.Israël fait face à plusieurs procédures en droit international concernant ses opérations à Gaza.En juillet 2024, la CIJ a rendu un autre avis consultatif estimant que l’occupation israélienne des territoires palestiniens était “illégale” et devait cesser au plus vite.La cour examine également une affaire portée par l’Afrique du Sud, qui accuse Israël de violation de la Convention des Nations unies sur le génocide de 1948.Une autre juridiction de La Haye, la Cour pénale internationale, a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés.Elle a aussi émis un mandat d’arrêt contre le commandant du Hamas Mohammed Deif, qui, selon Israël, a été tué lors d’une frappe aérienne.

En Israël, JD Vance reste “optimiste” sur le cessez-le-feu à Gaza

Le vice-président américain JD Vance, qui doit rencontrer mercredi Benjamin Netanyahu, s’est dit “très optimiste” sur le maintien du cessez-le-feu à Gaza, lors d’une visite chez son allié israélien, sur fond de pressions maximales sur le mouvement islamiste palestinien Hamas.M. Vance a aussi affirmé mardi que les Etats-Unis n’avaient pas fixé de date butoir pour le désarmement du Hamas, prévu par le plan du président américain Donald Trump sur lequel est basé l’accord de cessez-le-feu.Les Etats-Unis et Israël ont accusé le mouvement islamiste de violer le cessez-le-feu dans la bande de Gaza, où des violences meurtrières dimanche ont menacé la trêve. Ce que le Hamas a démenti. Entré en vigueur le 10 octobre, ce cessez-le-feu est le troisième après deux ans de guerre à Gaza, qui avait été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.”Cela va nécessiter beaucoup, beaucoup de temps”, ainsi qu’une “supervision constante”, mais “ce qu’on a vu pendant la semaine écoulée me rend très optimiste sur le fait que le cessez-le-feu va durer”, a dit M. Vance à Kiryat Gat, dans le sud d’Israël, limitrophe de la bande de Gaza assiégée et ravagée par les représailles israéliennes.”Chaque fois qu’il y a un acte de violence, il y a cette tendance à dire: +oh, c’est la fin du cessez-le-feu, c’est la fin du plan de paix+. Ce n’est pas la fin”, a ajouté le vice-président.- Deux corps identifiés -Mardi soir, Israël a annoncé avoir récupéré, via la Croix-Rouge internationale à Gaza, deux nouvelles dépouilles d’otages restituées par le Hamas. Il s’agit de Tamir Adar, 38 ans, mort le 7 octobre 2023 et d’Aryeh Zalmanovich, 85 ans au moment de sa mort, qui était un des fondateurs du kibboutz Nir Oz, l’un des plus touchés lors de l’attaque du Hamas du 7-Octobre.Aux termes de l’accord qui a instauré le cessez-le-feu, le Hamas a libéré au 13 octobre les 20 otages vivants qu’il détenait depuis son attaque du 7-Octobre.Il devait aussi rendre à cette date tous les corps d’otages, mais il n’en a restitué jusque-là que 15 sur les 28 qu’il retient.En échange, Israël a remis pour l’instant 165 corps de Palestiniens.Avant M. Vance, le président américain a assuré que ses alliés au Moyen-Orient et autour étaient prêts à “entrer à Gaza en force et +corriger+ le Hamas s’il continuait à mal se conduire, en violation de l’accord”.Mais le négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a réaffirmé l’engagement du mouvement à respecter l’accord. “L’accord pour Gaza tiendra”.”Nous sommes déterminés à récupérer les corps de toutes les personnes détenues” malgré des “difficultés pour les extraire”, a-t-il ajouté.L’accord a paru vaciller après les violences dimanche à Gaza, les plus importantes depuis son entrée en vigueur. Israël y a mené des frappes en réponse, selon lui, à des attaques du Hamas. Le Hamas a démenti avoir violé la trêve.La Défense civile à Gaza a fait état de 45 Palestiniens tués dans les bombardements israéliens et l’armée israélienne a déploré la mort de deux soldats au combat.- “Sauver des vies” -Une étape ultérieure du plan Trump prévoit de nouveaux retraits israéliens dans la bande de Gaza, ainsi que le désarmement du Hamas, qui a pris le pouvoir dans le territoire en 2007. Il exclut tout rôle du mouvement islamiste dans la gouvernance de Gaza.Le Hamas a jusque-là refusé d’envisager son désarmement et ses combattants se sont redéployés dans des secteurs de Gaza après la trêve, s’affrontant avec des groupes armés en accusant certains de “collaborer” avec Israël. Il réclame aussi le retrait total des troupes israéliennes qui contrôlent aujourd’hui environ la moitié du territoire palestinien.”(…) Je ne vais pas faire ce que le président des Etats-Unis a refusé de faire jusqu’à présent, c’est-à-dire fixer une date butoir explicite, car (…) ces choses-là sont difficiles”, a dit M. Vance à propos du désarmement du Hamas. Il “n’y aura pas de troupes américaines au sol à Gaza”; a-t-il répété.L’accord de cessez-le-feu prévoit aussi l’entrée de plus d’aides humanitaires à Gaza, dont les accès sont contrôlés par Israël.Le maintien du cessez-le feu est “vital” pour “sauver des vies” à Gaza, en proie à une catastrophe humanitaire, a affirmé le Programme alimentaire mondial, appelant à l’ouverture de tous les points de passage pour l’entrée des aides.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles. L’offensive israélienne menée en représailles a fait 68.229 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas.

En Israël, JD Vance reste “optimiste” sur le cessez-le-feu à Gaza

Le vice-président américain JD Vance, qui doit rencontrer mercredi Benjamin Netanyahu, s’est dit “très optimiste” sur le maintien du cessez-le-feu à Gaza, lors d’une visite chez son allié israélien, sur fond de pressions maximales sur le mouvement islamiste palestinien Hamas.M. Vance a aussi affirmé mardi que les Etats-Unis n’avaient pas fixé de date butoir pour le désarmement du Hamas, prévu par le plan du président américain Donald Trump sur lequel est basé l’accord de cessez-le-feu.Les Etats-Unis et Israël ont accusé le mouvement islamiste de violer le cessez-le-feu dans la bande de Gaza, où des violences meurtrières dimanche ont menacé la trêve. Ce que le Hamas a démenti. Entré en vigueur le 10 octobre, ce cessez-le-feu est le troisième après deux ans de guerre à Gaza, qui avait été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.”Cela va nécessiter beaucoup, beaucoup de temps”, ainsi qu’une “supervision constante”, mais “ce qu’on a vu pendant la semaine écoulée me rend très optimiste sur le fait que le cessez-le-feu va durer”, a dit M. Vance à Kiryat Gat, dans le sud d’Israël, limitrophe de la bande de Gaza assiégée et ravagée par les représailles israéliennes.”Chaque fois qu’il y a un acte de violence, il y a cette tendance à dire: +oh, c’est la fin du cessez-le-feu, c’est la fin du plan de paix+. Ce n’est pas la fin”, a ajouté le vice-président.- Deux corps identifiés -Mardi soir, Israël a annoncé avoir récupéré, via la Croix-Rouge internationale à Gaza, deux nouvelles dépouilles d’otages restituées par le Hamas. Il s’agit de Tamir Adar, 38 ans, mort le 7 octobre 2023 et d’Aryeh Zalmanovich, 85 ans au moment de sa mort, qui était un des fondateurs du kibboutz Nir Oz, l’un des plus touchés lors de l’attaque du Hamas du 7-Octobre.Aux termes de l’accord qui a instauré le cessez-le-feu, le Hamas a libéré au 13 octobre les 20 otages vivants qu’il détenait depuis son attaque du 7-Octobre.Il devait aussi rendre à cette date tous les corps d’otages, mais il n’en a restitué jusque-là que 15 sur les 28 qu’il retient.En échange, Israël a remis pour l’instant 165 corps de Palestiniens.Avant M. Vance, le président américain a assuré que ses alliés au Moyen-Orient et autour étaient prêts à “entrer à Gaza en force et +corriger+ le Hamas s’il continuait à mal se conduire, en violation de l’accord”.Mais le négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a réaffirmé l’engagement du mouvement à respecter l’accord. “L’accord pour Gaza tiendra”.”Nous sommes déterminés à récupérer les corps de toutes les personnes détenues” malgré des “difficultés pour les extraire”, a-t-il ajouté.L’accord a paru vaciller après les violences dimanche à Gaza, les plus importantes depuis son entrée en vigueur. Israël y a mené des frappes en réponse, selon lui, à des attaques du Hamas. Le Hamas a démenti avoir violé la trêve.La Défense civile à Gaza a fait état de 45 Palestiniens tués dans les bombardements israéliens et l’armée israélienne a déploré la mort de deux soldats au combat.- “Sauver des vies” -Une étape ultérieure du plan Trump prévoit de nouveaux retraits israéliens dans la bande de Gaza, ainsi que le désarmement du Hamas, qui a pris le pouvoir dans le territoire en 2007. Il exclut tout rôle du mouvement islamiste dans la gouvernance de Gaza.Le Hamas a jusque-là refusé d’envisager son désarmement et ses combattants se sont redéployés dans des secteurs de Gaza après la trêve, s’affrontant avec des groupes armés en accusant certains de “collaborer” avec Israël. Il réclame aussi le retrait total des troupes israéliennes qui contrôlent aujourd’hui environ la moitié du territoire palestinien.”(…) Je ne vais pas faire ce que le président des Etats-Unis a refusé de faire jusqu’à présent, c’est-à-dire fixer une date butoir explicite, car (…) ces choses-là sont difficiles”, a dit M. Vance à propos du désarmement du Hamas. Il “n’y aura pas de troupes américaines au sol à Gaza”; a-t-il répété.L’accord de cessez-le-feu prévoit aussi l’entrée de plus d’aides humanitaires à Gaza, dont les accès sont contrôlés par Israël.Le maintien du cessez-le feu est “vital” pour “sauver des vies” à Gaza, en proie à une catastrophe humanitaire, a affirmé le Programme alimentaire mondial, appelant à l’ouverture de tous les points de passage pour l’entrée des aides.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles. L’offensive israélienne menée en représailles a fait 68.229 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas.

Journalistes, humanitaires ou manifestants: l’UE attribue le prix Sakharov

Deux reporters emprisonnés, des journalistes et humanitaires dans les territoires palestiniens ou le mouvement étudiant en Serbie? Le Parlement européen va désigner mercredi le prochain vainqueur du prix Sakharov pour la liberté de pensée.Le nom du lauréat sera annoncé dans l’hémicycle en milieu de journée par la présidente du Parlement, Roberta Metsola.Trois candidatures restent en lice: les journalistes polono-bélarusse Andrzej Poczobut et géorgienne Mzia Amaghlobeli; des organisations humanitaires et de journalistes opérant dans les territoires palestiniens; et les étudiants serbes, dont le mouvement de protestation bouscule le pays depuis un an.Les lauréats doivent être désignés lors d’une réunion entre la présidente de la chambre et les présidents des sept groupes politiques.Ils succèderont aux opposants vénézuéliens Edmundo Gonzalez Urrutia et Maria Corina Machado, cette dernière tout juste récompensée du prix Nobel de la Paix.Si les présidents de groupe ne parviennent pas à se mettre d’accord sur un nom, ils voteront pour départager les candidatures, en fonction du poids de leurs groupes respectifs dans l’hémicycle.Dans ce cas, les deux journalistes incarcérés auraient toutes leurs chances, forts du soutien de la droite et d’une partie de l’extrême droite.- “Un argument pour sa libération” -Mzia Amaghlobeli, journaliste géorgienne devenue le symbole de la lutte pour la liberté de la presse dans le pays du Caucase, a été condamnée en août à deux ans de prison après une altercation avec un policier.Reporters sans frontières, qui réclame sa libération, a jugé que sa peine était un symbole du “glissement autoritaire” à l’œuvre en Géorgie.Andrzej Poczobut, membre de la minorité polonaise du Belarus et correspondant de la Gazeta Wyborcza, purge depuis février 2023 une peine de huit ans d’emprisonnement dans le pays dirigé depuis trois décennies par Alexandre Loukachenko, allié du président russe Vladimir Poutine.”Il le mérite. Et cela serait, je l’espère, un argument pour sa libération”, a déclaré le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski.Les socialistes et la gauche radicale ont, eux, proposé la candidature conjointe du Syndicat des journalistes palestiniens, du Croissant-Rouge et de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).”Gaza est identifié comme l’endroit du monde le plus meurtrier pour les journalistes, avec un grand nombre de journalistes palestiniens tués. Les travailleurs humanitaires ont aussi subi des pertes significatives pendant le conflit”, défendent les deux groupes.Mais leur proposition aura du mal à rassembler au-delà, tant la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza a profondément divisé les Européens.En revanche, les étudiants serbes, dont le mouvement de contestation secoue le pays depuis bientôt un an, pourraient faire consensus.Ce soulèvement, qui dénonce une corruption vue comme endémique dans le pays des Balkans, a vu déferler dans les rues de la capitale, Belgrade, les plus grandes manifestations depuis la chute de Slobodan Milosevic en 2000.Dès les premières manifestations, les étudiants ont suivi des principes stricts de démocratie directe: toutes les décisions sont prises collectivement lors d’assemblées plénières dans les facultés et aucun étudiant n’est autorisé à se présenter comme le représentant du mouvement. C’est pourquoi ils ont été nommés pour le prix Sakharov en tant que mouvement, sans distinction pour des individus.Les lauréats de ce prix, nommé ainsi en mémoire du dissident soviétique Andreï Sakharov, doivent se voir décerner le prix dans l’hémicycle de Strasbourg le 16 décembre… s’ils peuvent s’y rendre.

Journalistes, humanitaires ou manifestants: l’UE attribue le prix Sakharov

Deux reporters emprisonnés, des journalistes et humanitaires dans les territoires palestiniens ou le mouvement étudiant en Serbie? Le Parlement européen va désigner mercredi le prochain vainqueur du prix Sakharov pour la liberté de pensée.Le nom du lauréat sera annoncé dans l’hémicycle en milieu de journée par la présidente du Parlement, Roberta Metsola.Trois candidatures restent en lice: les journalistes polono-bélarusse Andrzej Poczobut et géorgienne Mzia Amaghlobeli; des organisations humanitaires et de journalistes opérant dans les territoires palestiniens; et les étudiants serbes, dont le mouvement de protestation bouscule le pays depuis un an.Les lauréats doivent être désignés lors d’une réunion entre la présidente de la chambre et les présidents des sept groupes politiques.Ils succèderont aux opposants vénézuéliens Edmundo Gonzalez Urrutia et Maria Corina Machado, cette dernière tout juste récompensée du prix Nobel de la Paix.Si les présidents de groupe ne parviennent pas à se mettre d’accord sur un nom, ils voteront pour départager les candidatures, en fonction du poids de leurs groupes respectifs dans l’hémicycle.Dans ce cas, les deux journalistes incarcérés auraient toutes leurs chances, forts du soutien de la droite et d’une partie de l’extrême droite.- “Un argument pour sa libération” -Mzia Amaghlobeli, journaliste géorgienne devenue le symbole de la lutte pour la liberté de la presse dans le pays du Caucase, a été condamnée en août à deux ans de prison après une altercation avec un policier.Reporters sans frontières, qui réclame sa libération, a jugé que sa peine était un symbole du “glissement autoritaire” à l’œuvre en Géorgie.Andrzej Poczobut, membre de la minorité polonaise du Belarus et correspondant de la Gazeta Wyborcza, purge depuis février 2023 une peine de huit ans d’emprisonnement dans le pays dirigé depuis trois décennies par Alexandre Loukachenko, allié du président russe Vladimir Poutine.”Il le mérite. Et cela serait, je l’espère, un argument pour sa libération”, a déclaré le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski.Les socialistes et la gauche radicale ont, eux, proposé la candidature conjointe du Syndicat des journalistes palestiniens, du Croissant-Rouge et de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).”Gaza est identifié comme l’endroit du monde le plus meurtrier pour les journalistes, avec un grand nombre de journalistes palestiniens tués. Les travailleurs humanitaires ont aussi subi des pertes significatives pendant le conflit”, défendent les deux groupes.Mais leur proposition aura du mal à rassembler au-delà, tant la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza a profondément divisé les Européens.En revanche, les étudiants serbes, dont le mouvement de contestation secoue le pays depuis bientôt un an, pourraient faire consensus.Ce soulèvement, qui dénonce une corruption vue comme endémique dans le pays des Balkans, a vu déferler dans les rues de la capitale, Belgrade, les plus grandes manifestations depuis la chute de Slobodan Milosevic en 2000.Dès les premières manifestations, les étudiants ont suivi des principes stricts de démocratie directe: toutes les décisions sont prises collectivement lors d’assemblées plénières dans les facultés et aucun étudiant n’est autorisé à se présenter comme le représentant du mouvement. C’est pourquoi ils ont été nommés pour le prix Sakharov en tant que mouvement, sans distinction pour des individus.Les lauréats de ce prix, nommé ainsi en mémoire du dissident soviétique Andreï Sakharov, doivent se voir décerner le prix dans l’hémicycle de Strasbourg le 16 décembre… s’ils peuvent s’y rendre.

Pakistan’s trans people struggle to get safe surgery

In Pakistan, where gender affirmation surgery was recently legalised, Bunty is one of the few trans women who could afford to get it done safely.Despite winning the right to medically transition in 2018, many transgender people in the Muslim-majority nation still turn to unqualified surgeons because of a lack of trained doctors, high costs and cultural taboos.Bunty, who no longer uses her family name since her transition, said she went to the only doctor in the northeastern city of Lahore who performs breast augmentation surgery for trans women — a qualified, experienced professional.While the procedure was successful, she said it took place in an “underground” manner and cost twice the normal rate for a cisgender woman.”I was kept at the hospital for only two hours and then I was forced to leave so that no one would find out,” she told AFP.”I was in extreme pain.”It was the latest ignominy for Bunty, who said she was shunned by her family over her gender identity, then sacked from the job that funded her hospital bills, pushing her into sex work.She said the hospital did not want news of her procedure to spread among doctors and patients who might disapprove.”Gender transitioning is still controversial. Doctors fear they will be judged,” said Mudassir Mahboob, a doctor who carries out legal gender-affirmation surgeries.Mahboob said he chose to work in the capital, Islamabad, to avoid causing controversy in his deeply conservative home province of Khyber Pakhtunkhwa.He has operated on patients who have asked him to repair damage done to them by unscrupulous backstreet “doctors”.One of them, “who got castrated by a so-called practitioner, came to me and asked me to fix what went wrong”, he said.- ‘Have fear of God’ -Reem Sharif, a member of a communal household known as a “dera” for trans people, said there were only two doctors in Pakistan openly offering legal, safe gender affirmation procedures.Public hospitals often turn away those who enquire about such services, citing religion, Sharif said.”They would say: ‘Have fear of God, how can you try to do this?'” she told AFP, surrounded by other trans women putting on make-up and fixing their hair. “Gender transition is legal according to the law, but practically it is not, and (it) is not accepted in society.”No reliable data exists on the number of transgender people in Pakistan.The country has long recognised a third sex, known as “khawaja sira”, who for centuries have played a spiritual role in society, offering blessings at weddings and births.The 2018 law aimed to strengthen political and social rights for transgender people, whose wider integration was being met with increasing violence.Despite being lauded around the world, the law drew domestic backlash from right-wing religious groups, which spread disinformation that it would lead to same-sex marriage in a country where homosexuality is illegal.The law remains in force but is subject to court challenges, including a review of whether it complies with Islamic law, which coexists with Pakistan’s secular legal code.Psychiatrist Sana Yasir said “the most visits and follow-ups I have had” came in the three years since those challenges began, as transgender clients grappled with the potential repercussions of any legal change.Rights groups say trans people who are helped to transition report better quality of life, while those not given support are more likely to report mental health issues, including suicidal ideation.According to Pakistan’s religious and cultural norms, having surgery to change gender characteristics is “a sin”, even if it aligns one’s body and gender identity, said Mehleb Sheikh, an independent trans rights researcher and activist.Gender affirmation surgery is available in some other Muslim countries, such as Egypt, where the procedure is legal but only with approval from doctors and religious officials. In practice, access remains extremely limited.In Iran, gender affirmation care is legal and even subsidised by the government, but according to activists, transgender people face discrimination on a daily basis. – Threats, violence, and pride -Activists say Pakistan is seeing a rise in violence against trans people, although exact figures are not available due to severe underreporting.The Gender Interactive Alliance in Pakistan says 56 people have been killed since 2022.They include three trans women whose bullet-ridden bodies were found on a roadside in the megacity of Karachi last month.”My brother threatened to kill me and demanded that either I be thrown out of the house, or he would hurt me, blaming me for ruining their honour and their reputation,” said Zarun Ishaque, a 29-year-old transgender man in Islamabad.Despite the hardship, he told AFP that “this happiness after my transition is the dearest (thing)”.”My inner self has come out, and I am very happy with my life like this.”Haroon — a pseudonym to protect his identity — said his transformation had allowed him to finally feel “very comfortable with myself”.He has managed to have breast removal and bottom surgery despite being shunned by family and some doctors.”If you have the capability, if you’ve taken this step and made the decision, then you don’t step back,” he told AFP.