Ligue 1: choc entre le PSG, toujours blessé, et l’étincelant Strasbourg

Le Paris SG, amputé de Ousmane Dembélé, reçoit Strasbourg, 3e et sensation du début de saison, en ouverture de la 8e journée de Ligue 1 vendredi tandis que Marseille, 2e,  tentera de suivre le rythme parisien face au Havre samedi avant un derby breton Lorient-Brest dimanche.. Paris toujours pas au completLe Paris SG, leader du championnat, mais amputé de ses cadres depuis plusieurs rencontres, comptait secrètement sur la trêve internationale pour fourbir ses meilleures armes, avant de recevoir Strasbourg étonnant 3e de Ligue 1, vendredi au Parc des Princes (20h45).Mais le champion de France et d’Europe en titre ne pourra toujours pas compter sur son Ballon d’Or, Ousmane Dembélé, toujours en “phase de reprise”, ni sur ses milieux Fabian Ruiz et Joao Neves.Toutefois le PSG, qui se déplacera à Leverkusen en Ligue des champions mardi, se remplume tout de même: Désiré Doué, Bradley Barcola, ses pépites en attaque, son capitaine, Marquinhos et son porte-bonheur, Khvicha Kvaratskelia, postulent pour le match de vendredi.Ils ne seront pas de trop face à Strasbourg qui compte un point de moins seulement que Paris au classement (15 contre 16), et s’appuie surtout sur le phénoménal argentin Joaquín Panichelli, 23 ans, actuel meilleur buteur du championnat avec 5 réalisations. . Marseille pour ne pas décrocherFace à l’inaltérable rouleau compresseur parisien, seul l’Olympique de Marseille, semble cette saison endosser le rôle du poil à gratter des champions d’Europe, à condition de tenir le rythme imposé.L’OM est en forme et reste sur quatre victoires consécutives. Son gardien argentin, Geronimo Rulli aussi, n’a pas encaissé de but à domicile depuis trois matches. Le Havre, 14e, au début de championnat cahin-caha, reçu samedi au Vélodrome (21h05), ne parait pas armé pour enrayer la belle dynamique olympienne.. Le Paris FC, un promu pas comme les autresRacheté à l’automne dernier par la famille Arnault et par Red Bull, promu en Ligue 1 cette saison, le Paris FC a très vite répondu aux attentes fatalement placées en lui. Avant de se déplacer dans le Nord dimanche (15h00), à Lens, solide 6e du championnat de France, le deuxième club parisien compte dix points, trois victoires, trois défaites et un match nul, soit le meilleur départ d’un promu depuis … Lens lors de la saison 2020-2021.. Lorient-Brest, un derby breton pour prendre le largeLorient, 13e, reçoit Brest 11e dimanche à 17h15 avec, pour chacun, le désir de mettre le plus de distance possible avec la zone rouge. Les Merlus doivent maintenir leur dynamique positive à domicile où ils ont pris six de leurs sept points.En face, Brest a enfin lancé sa saison avec sept points pris sur neuf possibles lors des trois dernières journées. 

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Pauvre et exposé aux chocs climatiques: la double peine pour près de 900 millions de personnes

Près de 80% des pauvres dans le monde, soit près de 900 millions de personnes, sont en plus directement exposés à des aléas climatiques renforcés par le réchauffement de la planète, un “double fardeau” sur lequel alerte l’ONU vendredi.Canicule, sécheresses, inondations… “Personne n’est épargné par les impacts de plus en plus forts et fréquents du changement climatique (…), mais les plus pauvres d’entre nous sont le plus durement touchés”, commente Haoliang Xu, patron par intérim du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).Alors la COP30 au Brésil en novembre “doit être l’occasion pour les dirigeants mondiaux de considérer l’action climatique comme une action contre la pauvreté”, dit-il dans une déclaration écrite à l’AFP.Le PNUD et le centre de recherche Initiative d’Oxford sur la pauvreté et le développement humain (OPHI) publient chaque année l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle, qui brasse désormais des données de 109 pays où vivent 6,3 milliards de personnes.Cet indice prend en compte des indicateurs comme la malnutrition, la mortalité infantile, mais aussi le manque de logements adéquats, de systèmes d’assainissement, d’électricité, ou d’accès à l’éducation.Selon leurs conclusions, 1,1 milliard de personnes vivaient en 2024 dans une pauvreté multidimensionnelle “aiguë”, dont la moitié de mineurs.Les chiffres, similaires à ceux de l’année précédente, témoignent également d’une tendance à la stagnation de cette pauvreté multidimensionnelle, illustrée dans le rapport par la famille de Ricardo.Membre de la communauté indigène guarani, il vit à Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie, avec sa femme, ses trois enfants, ses parents, sa soeur divorcée et ses enfants. Au total 19 personnes, un seul petit logement, une seule salle de bain, des revenus rares, une cuisine au bois et au charbon, aucun enfant scolarisé.- Les 4 en une seule année -Deux régions sont particulièrement touchées par cette pauvreté: l’Afrique sub-saharienne (565 millions de pauvres) et l’Asie du Sud (390 millions), en outre très vulnérables aux impacts du changement climatique.Dans ce contexte, à quelques semaines de la COP30, le PNUD et l’OPHI ont voulu cette année mettre en lumière le “chevauchement” entre cette pauvreté et l’exposition à quatre risques environnementaux : chaleur extrême (au moins 30 jours dépassant 35°C), sécheresse, inondations et pollution de l’air (concentration de particules fines). Résultat, 78,8% de ces populations pauvres (887 millions de personnes) sont exposés directement à au moins une de ces menaces, avec la chaleur extrême arrivant en tête (608 millions), devant la pollution (577), les inondations (465) et la sécheresse (207).651 millions sont exposés à au moins deux des risques, 309 millions à trois ou quatre risques, et 11 millions ont même déjà subi les quatre en une seule année.”La concomitance de la pauvreté et des aléas climatiques est clairement un problème mondial”, insiste le rapport.Et la multiplication des événements climatiques extrêmes menace les progrès de développement. Ainsi, l’Asie du Sud a prouvé son “succès” en matière de lutte contre la pauvreté mais, avec 99,1% de sa population pauvre exposée à au moins un aléa climatique, la région “doit une fois encore tracer un nouveau chemin, équilibrant réduction déterminée de la pauvreté et action climatique innovante”.Alors que le climat actuel est réchauffé d’environ 1,4°C déjà par rapport au XIXe siècle, la situation risque encore de s’aggraver et les projections estiment par exemple que les pays les plus pauvres aujourd’hui sont ceux qui seront le plus frappés par l’augmentation des températures.”Face à ces pressions qui se chevauchent, il faut donner la priorité à la fois aux populations et à la planète, et surtout passer de la description à l’action rapide”, plaide le rapport.”Aligner réduction de la pauvreté, baisse des émissions, adaptation aux impacts et restauration des écosystèmes permet l’émergence et le développement de communautés résilientes, sans laisser personne au bord de la route, en particulier ceux en première ligne dans un monde qui se réchauffe”. 

Pauvre et exposé aux chocs climatiques: la double peine pour près de 900 millions de personnes

Près de 80% des pauvres dans le monde, soit près de 900 millions de personnes, sont en plus directement exposés à des aléas climatiques renforcés par le réchauffement de la planète, un “double fardeau” sur lequel alerte l’ONU vendredi.Canicule, sécheresses, inondations… “Personne n’est épargné par les impacts de plus en plus forts et fréquents du changement climatique (…), mais les plus pauvres d’entre nous sont le plus durement touchés”, commente Haoliang Xu, patron par intérim du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).Alors la COP30 au Brésil en novembre “doit être l’occasion pour les dirigeants mondiaux de considérer l’action climatique comme une action contre la pauvreté”, dit-il dans une déclaration écrite à l’AFP.Le PNUD et le centre de recherche Initiative d’Oxford sur la pauvreté et le développement humain (OPHI) publient chaque année l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle, qui brasse désormais des données de 109 pays où vivent 6,3 milliards de personnes.Cet indice prend en compte des indicateurs comme la malnutrition, la mortalité infantile, mais aussi le manque de logements adéquats, de systèmes d’assainissement, d’électricité, ou d’accès à l’éducation.Selon leurs conclusions, 1,1 milliard de personnes vivaient en 2024 dans une pauvreté multidimensionnelle “aiguë”, dont la moitié de mineurs.Les chiffres, similaires à ceux de l’année précédente, témoignent également d’une tendance à la stagnation de cette pauvreté multidimensionnelle, illustrée dans le rapport par la famille de Ricardo.Membre de la communauté indigène guarani, il vit à Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie, avec sa femme, ses trois enfants, ses parents, sa soeur divorcée et ses enfants. Au total 19 personnes, un seul petit logement, une seule salle de bain, des revenus rares, une cuisine au bois et au charbon, aucun enfant scolarisé.- Les 4 en une seule année -Deux régions sont particulièrement touchées par cette pauvreté: l’Afrique sub-saharienne (565 millions de pauvres) et l’Asie du Sud (390 millions), en outre très vulnérables aux impacts du changement climatique.Dans ce contexte, à quelques semaines de la COP30, le PNUD et l’OPHI ont voulu cette année mettre en lumière le “chevauchement” entre cette pauvreté et l’exposition à quatre risques environnementaux : chaleur extrême (au moins 30 jours dépassant 35°C), sécheresse, inondations et pollution de l’air (concentration de particules fines). Résultat, 78,8% de ces populations pauvres (887 millions de personnes) sont exposés directement à au moins une de ces menaces, avec la chaleur extrême arrivant en tête (608 millions), devant la pollution (577), les inondations (465) et la sécheresse (207).651 millions sont exposés à au moins deux des risques, 309 millions à trois ou quatre risques, et 11 millions ont même déjà subi les quatre en une seule année.”La concomitance de la pauvreté et des aléas climatiques est clairement un problème mondial”, insiste le rapport.Et la multiplication des événements climatiques extrêmes menace les progrès de développement. Ainsi, l’Asie du Sud a prouvé son “succès” en matière de lutte contre la pauvreté mais, avec 99,1% de sa population pauvre exposée à au moins un aléa climatique, la région “doit une fois encore tracer un nouveau chemin, équilibrant réduction déterminée de la pauvreté et action climatique innovante”.Alors que le climat actuel est réchauffé d’environ 1,4°C déjà par rapport au XIXe siècle, la situation risque encore de s’aggraver et les projections estiment par exemple que les pays les plus pauvres aujourd’hui sont ceux qui seront le plus frappés par l’augmentation des températures.”Face à ces pressions qui se chevauchent, il faut donner la priorité à la fois aux populations et à la planète, et surtout passer de la description à l’action rapide”, plaide le rapport.”Aligner réduction de la pauvreté, baisse des émissions, adaptation aux impacts et restauration des écosystèmes permet l’émergence et le développement de communautés résilientes, sans laisser personne au bord de la route, en particulier ceux en première ligne dans un monde qui se réchauffe”. 

Pauvre et exposé aux chocs climatiques: la double peine pour près de 900 millions de personnes

Près de 80% des pauvres dans le monde, soit près de 900 millions de personnes, sont en plus directement exposés à des aléas climatiques renforcés par le réchauffement de la planète, un “double fardeau” sur lequel alerte l’ONU vendredi.Canicule, sécheresses, inondations… “Personne n’est épargné par les impacts de plus en plus forts et fréquents du changement climatique (…), mais les plus pauvres d’entre nous sont le plus durement touchés”, commente Haoliang Xu, patron par intérim du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).Alors la COP30 au Brésil en novembre “doit être l’occasion pour les dirigeants mondiaux de considérer l’action climatique comme une action contre la pauvreté”, dit-il dans une déclaration écrite à l’AFP.Le PNUD et le centre de recherche Initiative d’Oxford sur la pauvreté et le développement humain (OPHI) publient chaque année l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle, qui brasse désormais des données de 109 pays où vivent 6,3 milliards de personnes.Cet indice prend en compte des indicateurs comme la malnutrition, la mortalité infantile, mais aussi le manque de logements adéquats, de systèmes d’assainissement, d’électricité, ou d’accès à l’éducation.Selon leurs conclusions, 1,1 milliard de personnes vivaient en 2024 dans une pauvreté multidimensionnelle “aiguë”, dont la moitié de mineurs.Les chiffres, similaires à ceux de l’année précédente, témoignent également d’une tendance à la stagnation de cette pauvreté multidimensionnelle, illustrée dans le rapport par la famille de Ricardo.Membre de la communauté indigène guarani, il vit à Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie, avec sa femme, ses trois enfants, ses parents, sa soeur divorcée et ses enfants. Au total 19 personnes, un seul petit logement, une seule salle de bain, des revenus rares, une cuisine au bois et au charbon, aucun enfant scolarisé.- Les 4 en une seule année -Deux régions sont particulièrement touchées par cette pauvreté: l’Afrique sub-saharienne (565 millions de pauvres) et l’Asie du Sud (390 millions), en outre très vulnérables aux impacts du changement climatique.Dans ce contexte, à quelques semaines de la COP30, le PNUD et l’OPHI ont voulu cette année mettre en lumière le “chevauchement” entre cette pauvreté et l’exposition à quatre risques environnementaux : chaleur extrême (au moins 30 jours dépassant 35°C), sécheresse, inondations et pollution de l’air (concentration de particules fines). Résultat, 78,8% de ces populations pauvres (887 millions de personnes) sont exposés directement à au moins une de ces menaces, avec la chaleur extrême arrivant en tête (608 millions), devant la pollution (577), les inondations (465) et la sécheresse (207).651 millions sont exposés à au moins deux des risques, 309 millions à trois ou quatre risques, et 11 millions ont même déjà subi les quatre en une seule année.”La concomitance de la pauvreté et des aléas climatiques est clairement un problème mondial”, insiste le rapport.Et la multiplication des événements climatiques extrêmes menace les progrès de développement. Ainsi, l’Asie du Sud a prouvé son “succès” en matière de lutte contre la pauvreté mais, avec 99,1% de sa population pauvre exposée à au moins un aléa climatique, la région “doit une fois encore tracer un nouveau chemin, équilibrant réduction déterminée de la pauvreté et action climatique innovante”.Alors que le climat actuel est réchauffé d’environ 1,4°C déjà par rapport au XIXe siècle, la situation risque encore de s’aggraver et les projections estiment par exemple que les pays les plus pauvres aujourd’hui sont ceux qui seront le plus frappés par l’augmentation des températures.”Face à ces pressions qui se chevauchent, il faut donner la priorité à la fois aux populations et à la planète, et surtout passer de la description à l’action rapide”, plaide le rapport.”Aligner réduction de la pauvreté, baisse des émissions, adaptation aux impacts et restauration des écosystèmes permet l’émergence et le développement de communautés résilientes, sans laisser personne au bord de la route, en particulier ceux en première ligne dans un monde qui se réchauffe”. 

Le dernier membre retrouvé du “gang de Roubaix” jugé à partir de vendredi

Le procès de Seddik Benbahlouli, dernier membre retrouvé du “gang de Roubaix” après 27 ans de cavale, s’ouvre vendredi devant la cour d’assises du Nord pour sa participation présumée à ce groupe criminel des années 1990 mêlant grand banditisme et islamisme radical.L’audience doit débuter à 9H00 à Douai. La cour devra d’abord décider si l’accusé, qui a manifesté son refus de comparaître, sera contraint à assister à son procès. La journée sera ensuite notamment consacrée à l’enquête de personnalité.Arrêté en 2023 aux États-Unis, où il vivait sous une fausse identité, Seddik Benbahlouli avait été interpellé pour infraction à la législation sur les étrangers puis extradé vers la France.Il sera jugé jusqu’au 27 octobre pour tentative de meurtre sur deux policiers en 1996, recel de véhicule volé et participation à une association de malfaiteurs.Âgé de 55 ans et originaire de Roubaix, l’accusé avait été condamné pour ces faits à 20 ans de prison en 2001, par contumace. N’ayant pas acquiescé à ce jugement, il est rejugé comme si cette condamnation n’avait jamais existé.Le “gang de Roubaix”, qualifié d'”islamo-braqueurs” par l’ancien patron de la brigade criminelle de Lille, Romuald Muller, s’était formé au milieu des années 1990 autour d’un noyau d’hommes fréquentant la mosquée Dawa de la ville. La plupart de ses membres s’étaient rendus en Bosnie en 1994-1995, aux côtés d’islamistes venus combattre au sein de “brigades de moudjahidines”.En 1995 naissait l’idée de monter un groupe en France et d’organiser des braquages pour financer la cause islamiste armée.Entre janvier et mars 1996, le groupe a mené une série de braquages et attaques à l’arme de guerre dans le nord de la France, provoquant la mort d’un civil à Roubaix lors d’une course-poursuite avec la police, et faisant plusieurs blessés.Le gang, parfois affublé de masques de carnaval, a notamment braqué plusieurs magasins Aldi dans la métropole lilloise, un Lidl à Auchy-les-Mines, et un fourgon de la Brink’s à Leers (Nord), attaqué au lance-roquettes et à la grenade.Le 28 mars, un attentat à la voiture piégée devant le commissariat de Lille échouait de peu, à quelques jours d’une réunion du G7 dans la ville.Le groupe est démantelé le lendemain, lors d’un assaut du Raid contre une planque à Roubaix. Quatre membres meurent sur place tandis que le chef présumé, Christophe Caze, est abattu dans sa fuite en Belgique.- Volatilisé -Les cinq survivants ont été condamnés, en première instance ou en appel entre 2001 et 2007, à des peines de 15 à 25 ans de réclusion criminelle.Benbahlouli est, lui, soupçonné d’avoir ouvert le feu sur des policiers alors qu’il venait récupérer une Audi 90 volée, le 27 janvier 1996 à Croix, entre Lille et Roubaix. L’un des deux policiers avait été blessé par balle.Après l’effondrement du gang, Benbahlouli a disparu dans la nature. Selon les enquêteurs, il aurait transité par le Yémen, séjourné au Burkina Faso et au Togo, avant de rejoindre la Belgique, sous une fausse identité. Sa trace s’est perdue en 1998 et un mandat d’arrêt international avait été émis à son encontre l’année suivante.Son ADN, reconstitué à partir de celui de ses frères et de vêtements retrouvés en Belgique, a permis d’établir un lien avec des traces de sang retrouvées sur les lieux de la fusillade de Croix. L’un des temps forts du procès devrait être la journée d’audience de mercredi, où les quatre autres survivants du “gang de Roubaix” doivent témoigner.Parmi eux, Lionel Dumont, l’ex-numéro 2 du groupe, doit être interrogé en visioconférence depuis la Grèce: il est en effet incarcéré depuis mai en Crète, où il était venu passer des vacances, la Bosnie réclamant son extradition pour le meurtre d’un policier dans les années 1990.

Trois ans après le meurtre de Lola, l’accusée devant la cour d’assises de Paris

En 2022, le meurtre de Lola avait bouleversé l’opinion et enflammé la classe politique: trois ans après les faits, la cour d’assises de Paris doit juger, à partir de vendredi, Dahbia Benkired, accusée d’avoir violé, torturé et tué cette adolescente de 12 ans.Agée de 27 ans, elle répondra pendant six journées d’audience du meurtre et du viol de Lola, accompagnés d’actes de torture et de barbarie. La jeune femme encourt la réclusion criminelle à perpétuité.Le 14 octobre 2022, vers 16H40, plusieurs résidents d’un immeuble du 19e arrondissement de Paris l’avait aperçue dans leur hall d’entrée, chargée de valises et surtout d’une imposante malle recouverte d’une couverture.Une heure et demie plus tôt, elle apparaissait sur les bandes de vidéosurveillance de la résidence en train d’aborder une jeune adolescente, Lola Daviet, 12 ans, la fille du gardien de l’immeuble, qui rentrait du collège.Entre les deux séquences, l’enquête a reconstitué une scène de crime sordide: Dahbia Benkired a contraint la fillette à la suivre dans l’appartement qu’elle occupait – en fait celui de sa sœur -, lui a imposé des actes sexuels et l’a frappée à plusieurs reprises avec ciseaux et cutter. Enroulée d’adhésif, y compris sur l’ensemble du visage, la jeune Lola est morte d’asphyxie.L’accusée avait alors placé le corps de sa victime dans une malle trouvée dans l’appartement, avant d’entamer une fuite erratique. Au bar en bas de l’immeuble, alors qu’un client croit deviner un reste humain dans cet imposant bagage, elle affirme qu’elle “vend un rein”. A l’ami qu’elle appelle ensuite et qui consent à la ramener chez lui, en banlieue ouest, Dahbia Benkired ne donne en revanche aucune explication à ces lourds bagages – aucune charge n’a été retenue contre lui.Elle avait finalement décidé de retourner au domicile de sa sœur en VTC. Lorsque l’aînée distingue les restes humains, elle hurle, entraînant la panique de Dahbia Benkired qui constate en outre un énorme dispositif policier autour de l’immeuble. Elle prend la fuite, se réfugie chez un autre ami, où elle est interpellée le lendemain matin.- “Conduites manipulatoires” -Devant la cour d’assises, il s’agira notamment d’établir le mobile de ce crime sordide.Lors d’un premier interrogatoire, Dahbia Benkired avait d’abord montré son agacement de ne pas détenir de pass permettant d’appeler les ascenseurs – sa sœur ne lui avait donné que la clé de son appartement- et d’avoir essuyé le refus de la gardienne, la mère de Lola, de lui en fournir un.Elle a ensuite accusé un ex-conjoint d’être l’auteur des faits.Les enquêteurs se sont aussi interrogés sur des croyances autour de la sorcellerie, aiguillonnés par plusieurs recherches internet qu’elle avait effectuées quelques jours plus tôt. Pourquoi, en outre, les chiffres 1 et 0 écrits au vernis sur la voûte plantaire de chaque pied de sa victime? “Ça vous intéresse, la mort d’une petite? Pas moi”, avait répondu Dahbia Benkired.Si les experts ont relevé des “conduites manipulatoires”, l’accusée, grosse consommatrice de cannabis, ne souffre pas “d’une pathologie psychiatrique majeure”.Sans véritable domicile fixe ni activité professionnelle, elle apparaissait au moment des faits sombrer dans une grande précarité, point d’orgue d’une existence chaotique entre l’Algérie et la France, élevée un temps par des tantes peu aimantes avant une installation définitive en France en 2013.Selon une enquête de personnalité consultée par l’AFP, le décès de sa mère, en septembre 2020, avait été un “point de bascule”.L'”affaire Lola” avait déclenché une vague d’effroi dans l’opinion publique. La situation irrégulière en France de Dahbia Benkired, de nationalité algérienne, avait été mise en avant par la droite et l’extrême droite.Six mois après la présidentielle, le parti d’Eric Zemmour avait dénoncé un “francocide”, organisé une manifestation – la présence de l’ultradroite avait convaincu in extremis Jordan Bardella de ne pas y participer – et acheté les noms “ManifPourLola.fr” ou “JusticePourLola.fr”, au mépris de la famille de l’adolescente, qui avait réclamé qu’on n’utilise plus son nom.

Trois ans après le meurtre de Lola, l’accusée devant la cour d’assises de Paris

En 2022, le meurtre de Lola avait bouleversé l’opinion et enflammé la classe politique: trois ans après les faits, la cour d’assises de Paris doit juger, à partir de vendredi, Dahbia Benkired, accusée d’avoir violé, torturé et tué cette adolescente de 12 ans.Agée de 27 ans, elle répondra pendant six journées d’audience du meurtre et du viol de Lola, accompagnés d’actes de torture et de barbarie. La jeune femme encourt la réclusion criminelle à perpétuité.Le 14 octobre 2022, vers 16H40, plusieurs résidents d’un immeuble du 19e arrondissement de Paris l’avait aperçue dans leur hall d’entrée, chargée de valises et surtout d’une imposante malle recouverte d’une couverture.Une heure et demie plus tôt, elle apparaissait sur les bandes de vidéosurveillance de la résidence en train d’aborder une jeune adolescente, Lola Daviet, 12 ans, la fille du gardien de l’immeuble, qui rentrait du collège.Entre les deux séquences, l’enquête a reconstitué une scène de crime sordide: Dahbia Benkired a contraint la fillette à la suivre dans l’appartement qu’elle occupait – en fait celui de sa sœur -, lui a imposé des actes sexuels et l’a frappée à plusieurs reprises avec ciseaux et cutter. Enroulée d’adhésif, y compris sur l’ensemble du visage, la jeune Lola est morte d’asphyxie.L’accusée avait alors placé le corps de sa victime dans une malle trouvée dans l’appartement, avant d’entamer une fuite erratique. Au bar en bas de l’immeuble, alors qu’un client croit deviner un reste humain dans cet imposant bagage, elle affirme qu’elle “vend un rein”. A l’ami qu’elle appelle ensuite et qui consent à la ramener chez lui, en banlieue ouest, Dahbia Benkired ne donne en revanche aucune explication à ces lourds bagages – aucune charge n’a été retenue contre lui.Elle avait finalement décidé de retourner au domicile de sa sœur en VTC. Lorsque l’aînée distingue les restes humains, elle hurle, entraînant la panique de Dahbia Benkired qui constate en outre un énorme dispositif policier autour de l’immeuble. Elle prend la fuite, se réfugie chez un autre ami, où elle est interpellée le lendemain matin.- “Conduites manipulatoires” -Devant la cour d’assises, il s’agira notamment d’établir le mobile de ce crime sordide.Lors d’un premier interrogatoire, Dahbia Benkired avait d’abord montré son agacement de ne pas détenir de pass permettant d’appeler les ascenseurs – sa sœur ne lui avait donné que la clé de son appartement- et d’avoir essuyé le refus de la gardienne, la mère de Lola, de lui en fournir un.Elle a ensuite accusé un ex-conjoint d’être l’auteur des faits.Les enquêteurs se sont aussi interrogés sur des croyances autour de la sorcellerie, aiguillonnés par plusieurs recherches internet qu’elle avait effectuées quelques jours plus tôt. Pourquoi, en outre, les chiffres 1 et 0 écrits au vernis sur la voûte plantaire de chaque pied de sa victime? “Ça vous intéresse, la mort d’une petite? Pas moi”, avait répondu Dahbia Benkired.Si les experts ont relevé des “conduites manipulatoires”, l’accusée, grosse consommatrice de cannabis, ne souffre pas “d’une pathologie psychiatrique majeure”.Sans véritable domicile fixe ni activité professionnelle, elle apparaissait au moment des faits sombrer dans une grande précarité, point d’orgue d’une existence chaotique entre l’Algérie et la France, élevée un temps par des tantes peu aimantes avant une installation définitive en France en 2013.Selon une enquête de personnalité consultée par l’AFP, le décès de sa mère, en septembre 2020, avait été un “point de bascule”.L'”affaire Lola” avait déclenché une vague d’effroi dans l’opinion publique. La situation irrégulière en France de Dahbia Benkired, de nationalité algérienne, avait été mise en avant par la droite et l’extrême droite.Six mois après la présidentielle, le parti d’Eric Zemmour avait dénoncé un “francocide”, organisé une manifestation – la présence de l’ultradroite avait convaincu in extremis Jordan Bardella de ne pas y participer – et acheté les noms “ManifPourLola.fr” ou “JusticePourLola.fr”, au mépris de la famille de l’adolescente, qui avait réclamé qu’on n’utilise plus son nom.