Des Canadiens déstabilisés par la volte-face commerciale de Trump

“Sérieusement qui fait ça?”: la décision abrupte de Donald Trump de rompre les négociations commerciales avec le Canada a déstabilisé des travailleurs canadiens vendredi, amplifiant leurs inquiétudes face à l’avenir. “On ne sait tout simplement plus ce qui va arriver d’un jour à l’autre, d’une semaine à l’autre. Il y a tellement d’incertitude”, se plaint John D’Agnolo, leader d’un syndicat de travailleurs automobiles à Windsor, en Ontario (centre).Le Canada a été particulièrement touché par les droits de douane de Donald Trump, en raison de la forte intégration de l’industrie automobile nord-américaine et de l’importance des exportations d’aluminium et d’acier canadiens vers les Etats-Unis.Depuis le début de la guerre commerciale, les travailleurs de l’Ontario, province centrale où se concentre la filière automobile du pays, suivent de près l’actualité, dans l’attente d’une percée dans les négociations.La décision soudaine de Donald Trump de rompre les discussions commerciales, malgré une réunion apparemment cordiale avec son homologue canadien Mark Carney ce mois-ci, est un nouveau coup dur.Le président américain a accusé jeudi les autorités canadiennes de déformer les propos de l’ancien président républicain Ronald Reagan pour faire campagne contre la hausse des droits de douane entre les deux pays. “Ça l’a énervé (Trump), donc il fait une crise de colère et dit: +On ne va pas parler maintenant.+ Sérieusement, qui fait ça?” ajoute John D’Agnolo.- “Epuisés” -Avant ce dernier soubresaut, M. Carney a à de maintes reprises averti qu’un accord supprimant tous les droits de douane sur l’automobile était peu probable, vu la volonté du président américain de rapatrier la fabrication de voitures.Mais les perspectives étaient plus prometteuses pour les métaux.À Hamilton, la “ville de l’acier”, les travailleurs ont dû faire face à des années de vache maigre, alors que le marché mondial des métaux était inondé de produits étrangers moins chers.Une relation stable avec les États-Unis pourrait être bénéfique à l’avenir, mais Ron Wells, un leader syndical à Hamilton, n’y croit plus.”On ne peut pas compter sur eux (les États-Unis) en tant que partenaire commercial, parce que leurs dirigeants ne prennent pas toujours des décisions rationnelles”, explique-t-il. Mark Carney, cherchant à désamorcer les tensions, s’est dit prêt vendredi à reprendre les négociations dès que “les Américains sont prêts”.Il a toutefois répété que la relation entre les deux pays avait été fondamentalement changée et qu’Ottawa devait s’ouvrir à de nouveaux partenaires, avant d’embarquer dans l’avion pour des sommets en Asie.M. Wells soutient les propos du Premier ministre. Selon lui, “le Canada doit être indépendant des États-Unis en ce qui concerne le commerce”.Laura Stephenson, politologue à l’Université Western, croit que l’accès de colère de Trump laissera les Canadiens encore plus “épuisés”, mais pourrait les convaincre de “se rallier davantage à ce que le Premier ministre essaie de faire”.Pour Steven Polevoy, résident de Toronto, ce dernier coup d’éclat reflète l’indifférence du président américain pour ses voisins du Nord.”Il n’a aucune relation avec nous, il ne veut pas de relation avec nous”, dit-il à l’AFP.

Donald Trump se rend en Asie, où il rencontrera Xi Jinping

Donald Trump entame vendredi une importante tournée en Asie, qui sera marquée par une rencontre très attendue avec son homologue chinois Xi Jinping, aux enjeux majeurs pour l’économie mondiale.Toutefois, malgré les spéculations qui vont bon train, un entretien avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un n’est pas à l’ordre du jour de ce voyage en Asie du président américain, le premier dans cette région depuis son retour au pouvoir en janvier.”Le président, bien sûr, a exprimé sa volonté de rencontrer Kim dans un avenir proche. Cela ne figure pas au programme de ce voyage” qui comprend des étapes en Malaisie, au Japon et en Corée du Sud, a affirmé un responsable américain à des journalistes sous le couvert de l’anonymat.Plus tôt vendredi, le ministre sud-coréen de l’Unification Chung Dong-young a indiqué qu’il estimait “fortes” les chances que le président américain rencontre le dirigeant nord-coréen, lors de sa visite dans la péninsule la semaine prochaine.Donald Trump quittera Washington vendredi soir à 22H40 (02H40 GMT samedi) à destination de Kuala Lumpur où il participera dimanche au sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) – qu’il a snobé à plusieurs reprises lors de son premier mandat.Tous les pays hôtes devraient dérouler le tapis rouge à Donald Trump pour tenter de s’attirer ses faveurs et d’obtenir les meilleurs accords possibles en matière de droits de douane et de garanties de sécurité.Un haut responsable américain a déclaré vendredi que M. Trump “tiendrait ses promesses envers le peuple américain dans l’une des régions les plus dynamiques du monde sur le plan économique, en signant une série d’accords économiques”, notamment sur les terres rares.A Kuala Lumpur, le président Trump devrait conclure un accord commercial avec la Malaisie et, surtout, assister à la signature d’un accord de paix entre la Thaïlande et le Cambodge.Après un conflit de plusieurs jours, les deux voisins avaient conclu un cessez-le-feu le 29 juillet, à la suite d’une intervention de Donald Trump.Une rencontre avec le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva est également envisagée à l’occasion du sommet de l’Asean.Les deux dirigeants ont commencé à aplanir leurs différends après des mois de tensions liées en premier lieu au procès et à la condamnation de l’ancien président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, un allié du locataire de la Maison Blanche.- “Tous les sujets” -Donald Trump se rendra ensuite lundi au Japon où il rencontrera le lendemain la nationaliste Sanae Takaichi, devenue cette semaine la première femme à prendre la tête du gouvernement japonais.Cette dernière a dit vouloir des “discussions franches” avec le président américain.Tokyo a signé cet été un accord commercial avec Washington, mais certains détails restent à discuter.Mais le point d’orgue de la tournée aura lieu en Corée du Sud, où Donald Trump est attendu à partir de mercredi prochain pour un sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), en marge duquel il aura un entretien avec Xi Jinping à Gyeongju, programmé jeudi.Le dirigeant républicain avait un moment laissé planer le doute au sujet de cette entrevue, alors que les deux premières économies de la planète s’affrontent durement sur le plan commercial, mais la Maison Blanche a confirmé cette semaine qu’elle aurait bien lieu.Donald Trump a dit espérer conclure un accord avec le président chinois sur “tous les sujets”, même s’il entend surtout “discuter de la relation économique et commerciale”, selon le haut responsable américain cité précédemment.La rencontre ne devrait pas constituer “un point d’inflexion” dans la relation entre les deux dirigeants, prédit à l’AFP Ryan Hass, chercheur au centre de réflexion américain Brookings.Le président américain rencontrera aussi, à l’occasion de ce sommet, son homologue sud-coréen Lee Jae Myung, prononcera un discours devant des hommes d’affaires et participera à un dîner des dirigeants de l’Apec, selon la Maison Blanche.

Donald Trump se rend en Asie, où il rencontrera Xi Jinping

Donald Trump entame vendredi une importante tournée en Asie, qui sera marquée par une rencontre très attendue avec son homologue chinois Xi Jinping, aux enjeux majeurs pour l’économie mondiale.Toutefois, malgré les spéculations qui vont bon train, un entretien avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un n’est pas à l’ordre du jour de ce voyage en Asie du président américain, le premier dans cette région depuis son retour au pouvoir en janvier.”Le président, bien sûr, a exprimé sa volonté de rencontrer Kim dans un avenir proche. Cela ne figure pas au programme de ce voyage” qui comprend des étapes en Malaisie, au Japon et en Corée du Sud, a affirmé un responsable américain à des journalistes sous le couvert de l’anonymat.Plus tôt vendredi, le ministre sud-coréen de l’Unification Chung Dong-young a indiqué qu’il estimait “fortes” les chances que le président américain rencontre le dirigeant nord-coréen, lors de sa visite dans la péninsule la semaine prochaine.Donald Trump quittera Washington vendredi soir à 22H40 (02H40 GMT samedi) à destination de Kuala Lumpur où il participera dimanche au sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) – qu’il a snobé à plusieurs reprises lors de son premier mandat.Tous les pays hôtes devraient dérouler le tapis rouge à Donald Trump pour tenter de s’attirer ses faveurs et d’obtenir les meilleurs accords possibles en matière de droits de douane et de garanties de sécurité.Un haut responsable américain a déclaré vendredi que M. Trump “tiendrait ses promesses envers le peuple américain dans l’une des régions les plus dynamiques du monde sur le plan économique, en signant une série d’accords économiques”, notamment sur les terres rares.A Kuala Lumpur, le président Trump devrait conclure un accord commercial avec la Malaisie et, surtout, assister à la signature d’un accord de paix entre la Thaïlande et le Cambodge.Après un conflit de plusieurs jours, les deux voisins avaient conclu un cessez-le-feu le 29 juillet, à la suite d’une intervention de Donald Trump.Une rencontre avec le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva est également envisagée à l’occasion du sommet de l’Asean.Les deux dirigeants ont commencé à aplanir leurs différends après des mois de tensions liées en premier lieu au procès et à la condamnation de l’ancien président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, un allié du locataire de la Maison Blanche.- “Tous les sujets” -Donald Trump se rendra ensuite lundi au Japon où il rencontrera le lendemain la nationaliste Sanae Takaichi, devenue cette semaine la première femme à prendre la tête du gouvernement japonais.Cette dernière a dit vouloir des “discussions franches” avec le président américain.Tokyo a signé cet été un accord commercial avec Washington, mais certains détails restent à discuter.Mais le point d’orgue de la tournée aura lieu en Corée du Sud, où Donald Trump est attendu à partir de mercredi prochain pour un sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), en marge duquel il aura un entretien avec Xi Jinping à Gyeongju, programmé jeudi.Le dirigeant républicain avait un moment laissé planer le doute au sujet de cette entrevue, alors que les deux premières économies de la planète s’affrontent durement sur le plan commercial, mais la Maison Blanche a confirmé cette semaine qu’elle aurait bien lieu.Donald Trump a dit espérer conclure un accord avec le président chinois sur “tous les sujets”, même s’il entend surtout “discuter de la relation économique et commerciale”, selon le haut responsable américain cité précédemment.La rencontre ne devrait pas constituer “un point d’inflexion” dans la relation entre les deux dirigeants, prédit à l’AFP Ryan Hass, chercheur au centre de réflexion américain Brookings.Le président américain rencontrera aussi, à l’occasion de ce sommet, son homologue sud-coréen Lee Jae Myung, prononcera un discours devant des hommes d’affaires et participera à un dîner des dirigeants de l’Apec, selon la Maison Blanche.

Rubio optimiste sur la mise en place d’une force internationale à Gaza

Le chef de la diplomatie américaine, en visite en Israël, s’est dit optimiste vendredi sur le déploiement prochain d’une force internationale à Gaza, tandis que des groupes palestiniens, dont le Hamas, sont tombés d’accord pour confier la gestion du territoire à un comité de technocrates.Le secrétaire d’Etat Marco Rubio était le dernier en date d’une série de hauts responsables américains à se rendre en Israël, après l’émissaire Steve Witkoff, le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner, et le vice-président JD Vance, pour tenter de consolider le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre dans la bande de Gaza.A son arrivée jeudi, M. Rubio s’est dit “optimiste” sur le maintien du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, basé sur le plan de Donald Trump qui vise à mettre fin définitivement à deux ans de guerre.Il a affirmé vendredi que “de nombreux pays” avaient “proposé” de participer à la Force internationale de stabilisation (ISF) qui, aux termes du plan Trump, doit se déployer dans le territoire palestinien pour y superviser la sécurité, à mesure que l’armée israélienne s’en retirera.”Il faudra que ce soient des personnes ou des pays avec lesquels Israël se sente à l’aise”, a toutefois averti M. Rubio, en précisant qu’Israël aurait un droit de veto sur la composition de la force et pourrait notamment s’opposer à la participation de la Turquie, un pays qui a accueilli des dirigeants du Hamas.”Nous n’en sommes qu’à la phase de planification. Le mandat, les modalités de sa mise en oeuvre et les moyens mis à disposition par les nations contributrices n’ont pas été déterminés”, a-t-on indiqué à l’état-major français des Armées, qui dit avoir déployé “trois officiers de liaison” au sein du Centre de coordination militaro-civil (CMCC, chargé de surveiller le cessez-le-feu et de préparer la transition à Gaza) “pour mener à bien cette phase de planification, sans augurer des décisions politiques sur l’effort consenti”.- “Résidents indépendants” -Après des discussions au Caire, les principaux mouvements palestiniens, dont le Hamas, ont annoncé vendredi s’être mis d’accord pour remettre provisoirement la gestion de la bande de Gaza à un comité indépendant de technocrates.Selon le document publié sur le site du Hamas, ces groupes ont convenu de la mise en place d’un “comité palestinien temporaire composé de résidents indépendants +technocrates+ (…) chargé de gérer les affaires de la vie et les services essentiels”.Cette proposition se distingue de celle du plan Trump, qui propose aussi un comité “technocratique”, mais impose une “supervision” internationale à travers un “comité de la paix” qui serait présidé par M. Trump.Outre le déploiement de l’ISF et la mise en place d’une autorité transitoire, les phases ultérieures du plan Trump prévoient un nouveau retrait israélien de Gaza, le désarmement du Hamas et la reconstruction du territoire notamment.Le mouvement islamiste palestinien, qui s’est emparé du pouvoir à Gaza en 2007, a accepté de renoncer à la gouvernance du territoire mais a jusqu’à présent refusé d’envisager son désarmement.”Nous nous sommes mis d’accord sur les dispositions pour la deuxième phase de gestion de Gaza, affirmant qu’elle sera placée sous administration palestinienne, sans séparation entre la bande de Gaza et la Cisjordanie”, a déclaré vendredi le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem.”Les prochaines réunions aborderont la relation avec l’occupation (Israël, ndlr), le sort des armes de la résistance et les discussions concernant la présence de forces internationales”, a-t-il ajouté.- “Retourner à Beit Lahia” -Le Hamas a libéré le 13 octobre les 20 derniers otages vivants retenus à Gaza. Il devait aussi rendre à cette date à Israël les 28 derniers corps mais n’en a restitué pour l’heure que 15, arguant de difficultés pour trouver les dépouilles dans le territoire en ruines.Israël a restitué en échange 195 corps de Palestiniens. Les forces israéliennes se sont retirées de plusieurs secteurs de Gaza mais contrôlent toujours environ la moitié du territoire assiégé.Vendredi, des familles déplacées tentaient encore de rentrer chez elles parmi les ruines, certaines en vain parce que leur maison se trouve au-delà de la Ligne jaune, qui délimite la zone de repli de l’armée israélienne.”Des jeunes de notre famille ont risqué leur vie pour aller constater les dégâts dans notre quartier et ils nous ont annoncé que ma maison était détruite”, a raconté Hani Abu Omar, un déplacé palestinien de 42 ans originaire de Beit Lahia, dans le nord de Gaza, installé dans un campement à Al-Zawayda, dans le centre du territoire.”J’aimerais pouvoir retourner à Beit Lahia. J’espère que la première phase (du plan américain) va prendre fin et que nous pourrons passer à la deuxième”, a-t-il ajouté.L’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien, qui a déclenché la guerre le 7 octobre 2023, a entraîné du côté israélien la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles.  L’offensive israélienne menée en représailles a fait 68.280 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas.La guerre a provoqué un désastre humanitaire dans le petit territoire, où l’aide entre en quantité insuffisante malgré la trêve, a averti l’ONU. 

Menaces en prison contre Sarkozy: deux détenus jugés le 19 décembre

Deux détenus de la Santé, qui devaient être jugés vendredi en comparution immédiate à Paris pour une vidéo de menaces visant Nicolas Sarkozy, diffusée sur les réseaux sociaux après l’incarcération cette semaine de l’ancien président dans cette prison parisienne, comparaîtront finalement le 19 décembre.Ilies B., 28 ans, et Ange O., 24 ans, ont obtenu un délai pour préparer leur défense devant le tribunal correctionnel de Paris où ils avaient été déférés en comparution immédiate. Il est reproché à Ilies B. d’avoir “menacé de mort” M. Sarkozy “de manière réitérée” par les propos “Il (M. Sarkozy) va passer une mauvaise détention”, “on va venger Kadhafi, on est au courant de tout Sarko”. Selon son conseil Georges Parastatis, son client aurait crié “Rends l’argent!”, “Takieddine, on est au courant!” et “On va venger Kadhafi!”.  Ange O. sera lui jugé pour avoir détenu illégalement en détention un téléphone portable dont il a refusé de donner le code aux enquêteurs. Ilies B. est détenu dans l’attente de son procès en appel les 2 et 3 décembre devant les assises d’Evry, après une peine en première instance de treize ans de réclusion criminelle pour des faits d’extorsion commis avec arme, selon les débats à l’audience. Ange O. est en détention provisoire dans le cadre d’une enquête pour infraction à la législation sur les stupéfiants. Relevant que les affaires de portables en détention arrivaient rarement au tribunal, son avocat Robin Crépieux a demandé de “mettre en perspective ce dossier avec la façon dont c’est traité”.Les deux hommes vont quitter la Santé et être transférés à Osny (Val d’Oise) et Fleury-Mérogis (Essonne). Nicolas Sarkozy s’est constitué partie civile dans ce dossier: il s’agit de “menaces de mort qui ont eu un retentissement qui ne peut être laissé sans réponse pénale”, a expliqué à l’AFP son avocat Isaac Arnoud. Les deux hommes avaient été placés en garde à vue après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo, manifestement tournée par un détenu de l’établissement pénitentiaire, proférant des menaces à l’arrivée de Nicolas Sarkozy le 21 octobre.L’ancien chef de l’État a été condamné le 25 septembre à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs, reconnu coupable d’avoir sciemment laissé des proches démarcher la Libye de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne victorieuse de 2007. Nicolas Sarkozy a fait appel. Son incarcération est une première dans l’histoire de la République. Deux policiers assurent sa protection en détention, une mesure exceptionnelle. 

Menaces en prison contre Sarkozy: deux détenus jugés le 19 décembre

Deux détenus de la Santé, qui devaient être jugés vendredi en comparution immédiate à Paris pour une vidéo de menaces visant Nicolas Sarkozy, diffusée sur les réseaux sociaux après l’incarcération cette semaine de l’ancien président dans cette prison parisienne, comparaîtront finalement le 19 décembre.Ilies B., 28 ans, et Ange O., 24 ans, ont obtenu un délai pour préparer leur défense devant le tribunal correctionnel de Paris où ils avaient été déférés en comparution immédiate. Il est reproché à Ilies B. d’avoir “menacé de mort” M. Sarkozy “de manière réitérée” par les propos “Il (M. Sarkozy) va passer une mauvaise détention”, “on va venger Kadhafi, on est au courant de tout Sarko”. Selon son conseil Georges Parastatis, son client aurait crié “Rends l’argent!”, “Takieddine, on est au courant!” et “On va venger Kadhafi!”.  Ange O. sera lui jugé pour avoir détenu illégalement en détention un téléphone portable dont il a refusé de donner le code aux enquêteurs. Ilies B. est détenu dans l’attente de son procès en appel les 2 et 3 décembre devant les assises d’Evry, après une peine en première instance de treize ans de réclusion criminelle pour des faits d’extorsion commis avec arme, selon les débats à l’audience. Ange O. est en détention provisoire dans le cadre d’une enquête pour infraction à la législation sur les stupéfiants. Relevant que les affaires de portables en détention arrivaient rarement au tribunal, son avocat Robin Crépieux a demandé de “mettre en perspective ce dossier avec la façon dont c’est traité”.Les deux hommes vont quitter la Santé et être transférés à Osny (Val d’Oise) et Fleury-Mérogis (Essonne). Nicolas Sarkozy s’est constitué partie civile dans ce dossier: il s’agit de “menaces de mort qui ont eu un retentissement qui ne peut être laissé sans réponse pénale”, a expliqué à l’AFP son avocat Isaac Arnoud. Les deux hommes avaient été placés en garde à vue après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo, manifestement tournée par un détenu de l’établissement pénitentiaire, proférant des menaces à l’arrivée de Nicolas Sarkozy le 21 octobre.L’ancien chef de l’État a été condamné le 25 septembre à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs, reconnu coupable d’avoir sciemment laissé des proches démarcher la Libye de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne victorieuse de 2007. Nicolas Sarkozy a fait appel. Son incarcération est une première dans l’histoire de la République. Deux policiers assurent sa protection en détention, une mesure exceptionnelle. 

Ligue des nations: l’Espagne surclasse la Suède (4-0) et se rapproche de la finale

L’Espagne, tenante du titre de la Ligue des nations féminine, a largement dominé la Suède (4-0) en demi-finale aller vendredi à Malaga, assurant quasiment sa place en finale. La nouvelle sélectionneuse Sonia Bermudez, nommée en août, a vécu des débuts rêvés avec la Roja grâce cette démonstration face aux Suédoises, troisièmes de la Coupe du monde 2023.La demi-finale retour aura lieu mardi à Göteborg. Dans l’autre demi-finale aller, l’Allemagne a battu la France 1-0 à Düsseldorf.La double lauréate du Ballon d’Or (2021, 2022) Alexia Putellas a inscrit un doublé (11e, 35e) pour les Espagnoles, finalistes du dernier Euro, et a été imitée par Claudia Pina (32e, 90+4)La rencontre a également été marquée par le retour en sélection de Jenni Hermoso, qui est entrée à la 88e minute.La joueuse de 35 ans, meilleure marqueuse de l’histoire de la sélection féminine espagnole (57 buts), n’avait plus été convoquée depuis les Jeux olympiques de Paris en 2024, n’entrant pas dans les plans de la sélectionneuse de l’époque Montse Tome.L’attaquante avait été victime d’un baiser imposé par président de la Fédération espagnole Luis Rubiales à l’issue du Mondial-2023 remporté par l’Espagne. Rubiales a depuis été démis de ses fonctions et condamné pour agression sexuelle.

Ligue 1: le FC Nantes l’emporte au Paris FC (2-1) grâce à Abline en feu

Le FC Nantes a signé une victoire importante pour s’éloigner de la zone rouge en battant le Paris FC 2-1 vendredi au stade Jean-Bouin, en ouverture de la 9e journée de Ligue 1, grâce à un but splendide de son attaquant Matthis Abline.Les Canaris, avant les autres rencontres samedi et dimanche, remontent à la 13e place du classement avec 9 points -un de moins que le PFC, toujours 11e- et sont certains de ne pas être relégables à la fin de la journée. Ce bol d’air frais, ils le doivent autant à une abnégation défensive qu’à la maladresse de l’attaque parisienne: en première période et plus encore en seconde, le PFC a fait le siège du but d’Anthony Lopes mais a buté sur le mur jaune dressé face à lui.Si Paris, surpris d’entrée par un but de Youssef El Arabi dès la 2e minute, est parvenu à revenir au score très vite grâce à son défenseur, néo-international algérien, Samir Chergui (15e), ses attaquants n’ont ensuite jamais plus trouvé le cadre, se faisant régulièrement piéger sur hors-jeu. Les Canaris doivent surtout remercier Matthis Abline, leur jeune attaquant, 22 ans, muet depuis le début de saison, troublé par ses envies d’ailleurs durant l’été. – Une volée sublime -À la 38e minute, l’international espoir a surgi sur un corner frappé par Dehmaine Tabibou et renvoyé de la tête par Pierre Lees-Melou, puis a contrôlé aux vingt mètres avant de marquer son premier but en championnat d’une splendide volée croisée du droit.Fort de ses onze buts inscrits l’an passé et de son Euro espoirs réussi avec les Bleuets en Slovaquie en juin, Abline n’a pas été insensible à l’intérêt de l’OM et… du PFC lors du mercato, mais ses dirigeants ont été inflexibles et ont repoussé toutes les offres, bien décidés à garder leur pépite.Au sein d’une attaque nantaise atone -5 buts inscrits depuis le début de saison, avant la rencontre-, Abline a beaucoup tenté.La semaine passée face à Lille, il s’est procuré au moins trois occasions franches, trouvant même deux fois la transversale sur de superbes gestes, sans parvenir toutefois à ouvrir son compteur de but. Il l’a donc fait, de manière sublime, face à l’ambitieux promu, avant de se précipiter devant la tribune nantaise bouillante, une tétine à la bouche, célébrant à la fois son chef d’œuvre et la naissance récente de son enfant. Abline a probablement lancé sa saison à Paris, et Nantes aussi.