Au Pakistan, Imaan Mazari, l’avocate des marginalisés face à l’État
Des Afghans aux journalistes, en passant par les accusés de blasphème, l’avocate pakistanaise Imaan Mazari a fait de la défense des communautés marginalisées son combat, s’attirant en retour les foudres du pouvoir.Samedi, Imaan Mazari et son époux Hadi Ali Chattha, également avocat, ont été condamnés à dix ans de prison pour la publication de contenus …
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Nouvelles protestations après la mort d’un second Américain tué à Minneapolis par des agents fédéraux
La mort par balle d’un Américain de 37 ans, le second tué par les agents fédéraux à Minneapolis en janvier, a déclenché de nouvelles protestations samedi dans cette ville secouée depuis plusieurs semaines par des manifestations contre les opérations de la police de l’immigration (ICE).Alex Pretti, infirmier d’un service de réanimation, est mort après une …
A Tokyo, des admirateurs font leurs adieux aux deux uniques pandas repartant en Chine
De nombreux admirateurs font leurs adieux dimanche aux deux pandas extrêmement populaires du zoo de Tokyo, qui s’apprêtent à retourner en Chine, privant l’archipel de la présence de ces animaux emblématiques pour la première fois en un demi-siècle. Prêtés dans le cadre du programme chinois de “diplomatie du panda”, ces animaux symbolisent l’amitié entre Pékin et …
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L’infirmier américain abattu à Minneapolis “voulait changer le monde”
L’Américain abattu samedi par des agents fédéraux de l’immigration à Minneapolis était infirmier dans une unité de soins intensifs pour anciens combattants de la ville, qui “voulait changer le monde” selon sa famille. Alex Pretti, 37 ans, est mort après une altercation avec des agents fédéraux sur une route verglacée de cette ville du Midwest. Son …
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Face à Trump, les Groenlandais tentent de rassurer leurs enfants
“Mes enfants sont en sécurité avec moi”: dans un café de Nuuk, la capitale groenlandaise, Lykke jette un regard attendri sur ses quatre fils et filles qui sirotent un chocolat chaud, en apparence insouciants des convulsions du monde.Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche l’an dernier et son ambition retrouvée de mettre …
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Trophée Jules Verne: Coville réussit son pari, record du monde à la clef
Une circumnavigation en 40 jours 10 heures et 45 minutes: le maxi Trimaran Sodebo 3, skippé par Thomas Coville, a établi dimanche au petit matin un nouveau record du Tour du monde à la voile, améliorant d’une demi-journée le temps de Francis Joyon de 2017.”Il y a 24 heures avec cette tempête Ingrid on n’était pas sûrs de pouvoir finir, de battre le record. On était concentrés, focus et quasiment dans un autre monde. C’est presque difficile à réaliser”, a lâché le skipper de 57 ans, soulagé, au micro d’une partie de son équipe montée sur le navirePartis le 15 décembre au large d’Ouessant, Coville et ses six équipiers ont battu de 12 heures et 44 minutes le record du Trophée Jules Verne, créé en 1993 en référence au célèbre roman “Le Tour du monde en 80 jours”, et à son héros Phileas Fogg.Le maxi-trimaran a franchi la ligne imaginaire située entre le phare du Créac’h et celui du cap Lizard, en Angleterre, à 7h46 (GMT+1), avant de rentrer dans le goulet de Brest aux alentours de 12h00 accompagné d’un impressionnant cortège de navires.Sur le quai du Commandant Malbert, au port de commerce, des centaines de personnes étaient déjà réunies sous une belle lumière hivernale pour les acclamer. Parmi la foule, les proches des marins et plusieurs gloires du large attendaient avec le sourire : Titouan Lamazou, Olivier de Kersauson, Armel Le Cléac’h et bien d’autres. – “Sur le fil du rasoir” -Sodebo a parcouru 28.315 milles (52 440 kilomètres) à la vitesse moyenne de 29,17 nœuds (54 km/h). Coville, Benjamin Schwartz, Léonard Legrand, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel sont les dixièmes détenteurs de l’un des défis les plus engagés de la navigation hauturière.A l’exception du skipper du bateau, aucun d’entre eux n’avait vu le Cap Horn avant début janvier. Coville a eu besoin de quatre tentatives pour succéder à Francis Joyon qui, en 2017 à bord d’Idec Sport, avait signé un temps stratosphérique de 40 jours et 23 heures, sur lequel de nombreux marins ont buté.”On a enfin réussi à réaliser l’objectif dont on rêvait depuis tant d’années. C’est la première fois qu’un bateau volant fait le tour de la planète sans escale, d’arriver à faire ça en 40 jours c’est complètement affolant”, a estimé Coville.Malgré un début de tour du monde canon marqué par un premier temps de référence – la traversée Ouessant/Bonne-Espérance en 10 jours et 23 heures -, le suspense a duré jusqu’au bout entre les “Sodeboys” et le fantôme de l’équipage de Joyon.Dépassés très brièvement à l’antiméridien, les hommes de Thomas Coville ont repris fermement les commandes au cap Horn. Mais ils ont ensuite dû affronter dans le sprint final vers la Bretagne la tempête Ingrid, ses dix mètres de creux et ses coups de vent à près de 100 km/h.- Consécration -Preuve de sa fiabilité à toute épreuve, le Sodebo Ultim 3, géant des mers de 32 mètres de long par 23 de large, a résisté à trente-six heures de combat “sur le fil du rasoir” des Açores au Golfe de Gascogne.Une déferlante a tout de même arraché un support qui permettait de monter et descendre le safran tribord, mais Coville et les siens ont fait le dos rond et continué de filer jusqu’à l’arrivée. Pendant les dernières heures en mer, une deuxième dépression venue du large de l’Irlande a rendu la zone d’arrivée chaotique, obligeant l’équipage à réaliser un ultime empannage avant de lever les bras, à une trentaine de kilomètres des côtes.Pour Coville, il s’agit d’une consécration. Ce marin chevronné, affable et meneur d’hommes, enlève son troisième Trophée Jules Verne après avoir déjà contribué à le conquérir comme équipier de De Kersauson en 1997 et Franck Cammas en 2010. C’est son premier en tant que skipper. Il boucle au passage son dixième tour du monde, après s’être notamment approprié en 2016 le record en solitaire (battu depuis). Mais ni le skipper ni son bateau ne sont au bout de leur aventure. Une troisième génération de foils est actuellement en construction à Lorient pour tenter de gagner la prochaine Route du Rhum à la fin de l’année.
Birmanie: dernière phase des législatives pour sceller la victoire des alliés de la junte
Les Birmans ont voté dimanche pour la dernière phase d’élections législatives qui doivent sceller la victoire écrasante du principal parti promilitaire, lors d’un scrutin critiqué comme une manoeuvre de la junte pour asseoir son pouvoir cinq ans après son coup d’Etat.Depuis son indépendance en 1948, la Birmanie n’avait connu que des régimes militaires, avant que les généraux ne cèdent la place en 2011 à un gouvernement civil pour une décennie de réformes et d’optimisme.Cette parenthèse démocratique a pris fin en 2021 avec un coup d’Etat militaire et l’arrestation de l’ancienne dirigeante et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, qui ont plongé le pays d’Asie du Sud-Est dans une guerre civile et une crise humanitaire.Les bureaux de vote ont fermé vers 16H00 (09H30 GMT) dimanche – à une semaine du cinquième anniversaire du coup d’Etat – à l’issue le troisième et dernière phase des législatives, étalées sur un mois.”Même si je n’en attends pas grand-chose, nous voulons voir un pays meilleur”, a confié à l’AFP Zaw Ko Ko Myint, professeur de 53 ans, après avoir déposé son bulletin à Mandalay, la deuxième ville du pays. “Je me sens soulagé après avoir voté, comme si j’avais rempli mon devoir”.La junte présente le scrutin comme un retour à la démocratie, alors qu’il ne peut pas se tenir dans les vastes zones contrôlées par les rebelles et que le parti d’Aung San Suu Kyi, toujours emprisonnée, a été dissous.Depuis un bureau de vote à Mandalay, le chef de la junte Min Aung Hlaing a en tout cas assuré à des journalistes que ces élections étaient le “chemin choisi par le peuple” qui, selon lui, “peut soutenir qui il veut”.- Pression -Lors des deux premières phases de l’élection, le Parti de l’union, de la solidarité et du développement (PUSD), que des experts considèrent comme un relais civil de la junte, a remporté plus de 85% des sièges de la chambre basse en jeu et deux tiers de ceux de la chambre haute.La Constitution, rédigée par l’armée, réserve par ailleurs un quart des sièges de chaque chambre aux forces militaires.Le général Min Aung Hlaing n’a pas exclu la possibilité de briguer la présidence lorsque le Parlement nouvellement élu se réunira pour attribuer ce poste. Une habitante de Rangoun de 34 ans interrogée par l’AFP avant de voter affirmait sentir la pression des autorités pour se rendre aux urnes, disant vouloir voter pour “n’importe quel parti sauf le PUSD”.”On sait déjà quel sera le résultat final, mais si je peux perturber un peu les choses…”, témoigne-t-elle sous couvert d’anonymat.Les résultats officiels doivent être communiqués en fin de semaine prochaine, mais le parti promilitaire pourrait revendiquer la victoire dès lundi.- Campagne perturbée – Le parti d’Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie, avait largement devancé le PUSD lors des dernières élections législatives en 2020. Mais les militaires en ont annulé le résultat et repris le pouvoir par la force le 1er février 2021, invoquant sans fondement des fraudes électorales généralisées.Le coup d’Etat a plongé le pays dans une guerre civile, des guérillas prodémocratie combattant la junte aux côtés de mouvements armés issus de minorités ethniques longtemps hostiles au pouvoir central.Les frappes aériennes sont fréquentes dans certaines régions, où “ les candidats n’ont pas pu faire campagne pour des raisons de sécurité ”, regrette un aspirant député sous couvert d’anonymat.”Se déplacer n’est pas du tout sûr”, ajoutait-il avant le début du scrutin, estimant qu’à peine un bureau de vote sur dix serait en mesure d’ouvrir dimanche dans sa circonscription.Il n’existe pas de bilan officiel de la guerre civile en Birmanie et les estimations varient largement. Selon le groupe de surveillance ACLED, plus de 90. 000 personnes ont été tuées, tous camps confondus.L’ONU estime que près de la moitié des 50 millions de Birmans vivent sous le seuil de pauvreté.
“Parlez” du harcèlement: foule à la marche pour Camélia qui s’est suicidée à 17 ans
“Parlez” du harcèlement scolaire, “les mots des enfants étouffés par le silence des adultes finissent par tuer”, a imploré dimanche à Mitry-Mory (Seine-et-Marne) l’oncle de Camélia, qui s’est suicidée le 13 janvier à 17 ans, à l’issue d’une marche en sa mémoire réunissant plus de 2.000 personnes.Salim Ayachi s’exprimait devant le lycée Honoré-de-Balzac de Mitry-Mory où était scolarisée sa nièce, devant une foule compacte – 2.200 personnes de source policière – formée de familles et de nombreux élèves de cet établissement et d’autres de la région. Il a ensuite pris dans ses bras la mère de Camélia, qui tenait un portrait de sa fille unique et a seulement prononcé quelques remerciements, avant que des ballons blancs soient lancés vers le ciel. Sur la banderole de tête de la marche blanche partie de la gare de Mitry-Claye, on lisait “Ensemble contre le harcèlement scolaire”, et sur une autre banderole de la FCPE 77 “Un mot peut blesser, un mot peut sauver”.L’élève de terminale, qui devait fêter ses 18 ans vendredi, s’est tuée le 13 janvier dans une gare de la ville, en se couchant sur des rails de RER B, où elle a été percutée par un train. Le lendemain, deux enquêtes judiciaires ont été ouvertes, dont l’une pour “harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider”, et une enquête administrative ordonnée.”Je lance un appel au calme mais certainement pas un appel au silence, car face au harcèlement, se taire, c’est laisser mourir”, a dit à la foule M. Ayachi, rapportant que Camélia avait subi quotidiennement insultes, brimades, humiliations, dans sa classe et en dehors. Il a assuré que la maman de Camélia avait “appelé à l’aide” et “reçu en retour le silence”, en insistant: “Minimiser” le harcèlement, “ou ajouter un +mais+, c’est déjà y participer”.”Ce week-end Camélia aurait eu 18 ans, elle avait préparé sa fête, la liste des invités, des cadeaux (…) C’est elle qui nous offre un cadeau, un cadeau à toutes les victimes de harcèlement scolaire, c’est un espace d’écoute”, a-t-il encore déclaré. “Lycéens, vous nous avez dit que vous vouliez être entendus. C’est le moment. Parlez, racontez, dénoncez (…) Parents, parlez à vos enfants (…) Etablissements scolaires, soyez transparents. Quand des faits sont signalés, prenez vos responsabilités”, a-t-il encore dit.Dans un communiqué publié mardi, le procureur de Meaux Jean-Baptiste Bladier avait appelé “solennellement à la plus grande prudence dans l’expression publique et la mise en cause médiatique de personnes, notamment le proviseur” du lycée, actuellement en retrait de l’établissement.







