Terres rares: l’accord Washington-Canberra peut défier la domination chinoise, selon un patron du secteur

La domination chinoise sur la production de terres rares pourrait bientôt être remise en cause par le rapprochement australo-américain, estime mercredi dans un entretien à l’AFP le patron de la société minière australienne Arafura Rare Earths (ex-Arafura Resources), Darryl Cuzzubbo. Les Etats-Unis et l’Australie ont signé lundi à Washington un accord sur les minéraux critiques dont le sous-sol australien regorge, Canberra se posant ainsi en alternative fiable pour son allié Washington, qui cherche à se libérer de l’étau de Pékin qui règne en maître sur ce marché crucial pour l’industrie mondiale – de la fabrication de panneaux solaires, à celle de missiles de précision. “La Chine contrôle essentiellement le marché des terres rares en contrôlant les prix”, indique M. Cuzzubbo à l’AFP.”Le problème, c’est que la Chine montre qu’elle va utiliser son contrôle à 90% de la production de terres rares comme un outil géopolitique”, souligne-t-il. Non seulement la Chine détient un quasi-monopole sur la production de terres rares, mais elle dispose en plus d’un moyen de pression considérable en étant pratiquement le seul pays capable de raffiner ces métaux à l’échelle industrielle.Etats-Unis, Allemagne ou Corée du Sud… Les pays manufacturiers recherchent depuis longtemps des partenaires alternatifs à la puissance asiatique. Et l’accord Washington-Canberra ouvre la voie à d’autres chaînes d’approvisionnement, s’enthousiasme M. Cuzzubbo.”Cela donne alors aux investisseurs l’assurance que ces pays partageant les mêmes préoccupations qu’eux agiront pour contrer le contrôle de la Chine.”Avec l’accord lundi, les Etats-Unis ont accepté de contribuer au financement d’une série de projets liés aux terres rares en Australie en échange d’un accès préférentiel aux minéraux extraits.Car si elle excelle dans l’extraction, l’Australie peine à traiter ces minéraux critiques sur son territoire. Plus de 90% de son lithium est expédié chaque année vers les gigantesques raffineries chinoises. Arafura possède l’un des premiers projets à recevoir un financement dans le cadre de l’accord Washington-Canberra et vise à augmenter rapidement sa capacité de raffinage.Une autre entreprise australienne, Lynas Rare Earths, a déjà signé un contrat de 258 millions de dollars américains (223 millions d’euros) pour la construction d’une raffinerie de terres rares au Texas.”Il va y avoir une sorte de jeu avec la Chine tant que cette chaîne d’approvisionnement diversifiée ne sera pas en place”, anticipe Darryl Cuzzubbo.”Et la Chine va en tirer tout ce qu’elle peut, car elle sait que d’ici trois à cinq ans, elle commencera à perdre le contrôle”, pense-t-il.Pour les analystes, il est peu probable que l’Australie produise un jour des terres rares raffinées à l’échelle de la Chine – mais le développement de cette activité sur l’île de l’Océanie pourrait toutefois réduire l’emprise chinoise. “L’Australie est le partenaire le plus important des États-Unis pour contrer la domination de la Chine dans le domaine des terres rares”, a également estimé cette semaine le Centre for Strategic and International Studies, un organisme américain. 

Ligue des champions: le PSG commence à tourner la page des blessures avec brio

Avec six joueurs cadres buteurs mardi lors de la démonstration à Leverkusen en Ligue des champions (7-2), dont les revenants Ousmane Dembélé et Désiré Doué, le PSG a commencé à tourner la page sans encombres après l’hécatombe des blessures… alors même qu’il manquait encore trois titulaires.”Ce début de saison a été très bizarre et très difficile pour nous. On a surmonté ce moment”, a reconnu mardi soir Luis Enrique, évoquant les multiples blessures qui ont touché l’effectif parisien depuis le mois de septembre.Et pour ouvrir cette nouvelle séquence de la saison parisienne, rien de mieux qu’un doublé de Désiré Doué en sept minutes et un but du Ballon d’or Ousmane Dembélé, trois minutes après son entrée en jeu.Sur la pelouse de la BayArena, l’effectif n’était toutefois pas encore au complet car il manquait toujours trois joueurs titulaires de la finale de mai dernier contre l’Inter Milan (5-0): Marquinhos, sur le banc mais qui n’est pas entré en jeu, Joao Neves et Fabian Ruiz, qui n’ont pas fait le voyage en Allemagne.Vainqueurs de l’Atalanta Bergame (4-0) en septembre et sur le terrain du FC Barcelone (2-1) le 1er octobre avec une équipe B et des buts de Senny Mayulu et Gonçalo Ramos, d’ordinaire remplaçants, les Parisiens ont mardi marqué leur sept buts avec six joueurs titulaires en finale: Willian Pacho (7e), Désiré Doué (41, 45+3e), Khvicha Kvaratskhelia (44e), Nuno Mendes (50e), Ousmane Dembélé (66e) et Vitinha (90e). – “Vitinha, notre maestro” -Avec le retour des deux attaquants français blessés depuis six semaines et de “Kvara”, absent aussi à Barcelone, les joueurs de Luis Enrique ont pris la tête provisoirement du classement européen et marqué les esprits.La fin de la première période assez folle et une grande partie de la seconde ont rappelé à toute l’Europe l’étendue du talent du champion d’Europe avec ses revenants, sachant que son trio offensif de la finale de la Ligue des champions n’a pas encore rejoué ensemble.”On a gagné les trois matches, on a neuf points. Il faut continuer et il faut enchaîner les buts aussi, c’est important pour la fin”, a rappelé Nuno Mendes, de plus en plus libre et qui continue de briller, lui qui a réussi à éviter les blessures, comme seulement trois autres cadres: Vitinha, Achraf Hakimi et Willian Pacho.Malgré la cadence, ces quatre cadres ont tenu leur rang lors des pépins physiques multiples qui ont touché le reste de l’équipe.Mardi soir, Vitinha (passeur et buteur comme Mendes et “Kvara”) a encore éclaboussé la rencontre par ses inspirations, donnant le rythme à son équipe, aux côtés de Senny Mayulu et Warren Zaïre-Emery, de nouveau convaincant. “Il contrôle le match et le ballon aux moments les plus importants, il contrôle tout ce que nous devons faire”, a commenté Luis Enrique. “Vitinha, c’est notre maestro”, a glissé aussi Ousmane Dembélé.- Zabarnyi, seule ombre -Face à Leverkusen, invaincu depuis deux mois mais qui faisait face à de nombreuses absences, tous les joueurs titulaires ont été au rendez-vous, hormis Illya Zabarnyi, aligné en défense centrale à la place de Marquinhos.L’Ukrainien n’a pas marqué de points en concédant deux pénalties coup sur coup (24e, 37e, un seul transformé) pour deux fautes dans la surface (de la main et sur Christian Kofane). Paris a été alors bousculé quelques minutes au moment de l’égalisation (1-1, 38e), avant que le rouleau compresseur ne se mette en route.Malgré cette seule ombre au tableau, le message est clair: “Nous cherchons à encore tout gagner cette saison. On a de la confiance de l’année dernière. Notre objectif est réel et vrai”, a insisté Luis Enrique, avant le choc face au Bayern Munich le 4 novembre au Parc des princes.Il restera ensuite quatre matches: contre Tottenham (26 novembre), à Bilbao (10 décembre), au Sporting (20 janvier) et face à Newcastle (28 janvier). 

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

“Polluants éternels”: les pistes de l’Anses pour mieux les contrôler

Ils sont présents dans l’air, les sols, l’eau, les aliments: l’Agence nationale de sécurité sanitaire Anses a formulé dans deux rapports publiés mercredi des recommandations pour mieux contrôler les “polluants éternels” ou PFAS, prônant d’étendre le champ des contrôles de ces composés chimiques persistants.Pendant deux ans, les services de l’agence ont compilé “près de deux millions de données relatives à 142 PFAS pour lesquels des mesures ont été réalisées”.”On les a complétées par d’autres substances pour lesquelles on a trouvé des informations sur leur présence dans des sources de contamination ou sur des données de toxicité qui n’existaient pas dans les bases de données ou dans la littérature qu’on avait collectées”, a indiqué Nawel Bemrah, coordinatrice du groupe de travail sur les PFAS.Les PFAS, utilisés par l’industrie dans de nombreux objets pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur, sont extrêmement persistants dans l’environnement et ont pour certains des effets délétères sur la santé.En tout, l’agence propose “une stratégie de surveillance pour 247 PFAS” au total, sur les milliers de molécules existantes de cette famille. Pour définir cette stratégie, elle a établi un “score” pour chacune des molécules étudiées, basé sur les données disponibles d’occurrence et de toxicité.Car si la restriction de l’usage de ces molécules, comme le font certains pays dont la France, est “une priorité pour limiter leurs émissions”, “face à une famille de substances aussi vaste et hétérogène, identifier les plus préoccupantes est un élément majeur pour optimiser les dispositifs de surveillance”, souligne l’Anses.Parmi ses principales recommandations, l’agence prône une extension de la liste de 20 PFAS qui seront contrôlés en France dans l’eau du robinet à partir du 1er janvier 2026, avec l’ajout de cinq PFAS supplémentaires, dont l’acide trifluoroacétique ou TFA.”Le TFA a été intégré parce qu’il répond à des enjeux de santé publique. Il a une forte occurrence essentiellement dans l’eau et en plus certaines études ont révélé qu’il se retrouvait également dans le sang humain”, a indiqué Mme Bemrah.- Des “trous” dans la raquette -A ce stade non réglementée, cette molécule, matière première dans la production de produits phytosanitaires ou pharmaceutiques (antidiabétiques, antiviraux, anti-VIH, thérapies anticancéreuses…) et dont la toxicité est en cours d’évaluation par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), est le PFAS “le plus retrouvé” dans l’eau du robinet, selon un rapport d’enquête de Générations Futures, publié en février.Autre recommandation de l’Anses, alors que seuls quatre PFAS (PFOS, PFOA, PFHxS, PFNA) sont réglementés à l’échelle européenne dans certaines familles d’aliments (poissons, crustacés, œufs, viande), l’Agence recommande d’étendre la surveillance à plus d’une vingtaine de PFAS en tout et de contrôler d’autres types d’aliments comme les céréales, les fruits et légumes, le miel, le sucre et les aliments pour enfants.Concernant la contamination des populations, “les teneurs moyennes en PFAS qui ont été mesurées dans le sang de la population française sont du même ordre de grandeur que celles mesurées chez nos voisins européens”, que ce soit chez les enfants ou chez les adultes, a indiqué Céline Druet, directrice adjointe à l’évaluation des risques.Les niveaux relevés se situent, là encore en moyenne, “en dessous des seuils sanitaires” existants, a précisé Mme Bemrah.Les travaux menés par l’Anses ont également permis d’établir “des trous assez conséquents” dans les connaissances: “dans l’air, dans le sol, dans les poussières, il n’y a pratiquement aucun élément de surveillance” en France, a déclaré Matthieu Schuler, directeur général délégué du pôle Sciences pour l’expertise, lors de la présentation des rapports.L’Anses recommande par ailleurs d’investiguer d’autres sources de contamination, comme les matériaux au contact des denrées alimentaires ou au contact de l’eau, les matériaux de construction”, entre autres.Enfin, l’agence recommande d’acquérir des connaissances sur les expositions professionnelles en s’appuyant notamment sur les travaux de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS).Cet institut, financé par une dotation de l’Assurance-maladie, a lancé fin 2024 une grande enquête à ce sujet, qui doit livrer ses résultats d’ici fin 2025.

“Polluants éternels”: les pistes de l’Anses pour mieux les contrôler

Ils sont présents dans l’air, les sols, l’eau, les aliments: l’Agence nationale de sécurité sanitaire Anses a formulé dans deux rapports publiés mercredi des recommandations pour mieux contrôler les “polluants éternels” ou PFAS, prônant d’étendre le champ des contrôles de ces composés chimiques persistants.Pendant deux ans, les services de l’agence ont compilé “près de deux millions de données relatives à 142 PFAS pour lesquels des mesures ont été réalisées”.”On les a complétées par d’autres substances pour lesquelles on a trouvé des informations sur leur présence dans des sources de contamination ou sur des données de toxicité qui n’existaient pas dans les bases de données ou dans la littérature qu’on avait collectées”, a indiqué Nawel Bemrah, coordinatrice du groupe de travail sur les PFAS.Les PFAS, utilisés par l’industrie dans de nombreux objets pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur, sont extrêmement persistants dans l’environnement et ont pour certains des effets délétères sur la santé.En tout, l’agence propose “une stratégie de surveillance pour 247 PFAS” au total, sur les milliers de molécules existantes de cette famille. Pour définir cette stratégie, elle a établi un “score” pour chacune des molécules étudiées, basé sur les données disponibles d’occurrence et de toxicité.Car si la restriction de l’usage de ces molécules, comme le font certains pays dont la France, est “une priorité pour limiter leurs émissions”, “face à une famille de substances aussi vaste et hétérogène, identifier les plus préoccupantes est un élément majeur pour optimiser les dispositifs de surveillance”, souligne l’Anses.Parmi ses principales recommandations, l’agence prône une extension de la liste de 20 PFAS qui seront contrôlés en France dans l’eau du robinet à partir du 1er janvier 2026, avec l’ajout de cinq PFAS supplémentaires, dont l’acide trifluoroacétique ou TFA.”Le TFA a été intégré parce qu’il répond à des enjeux de santé publique. Il a une forte occurrence essentiellement dans l’eau et en plus certaines études ont révélé qu’il se retrouvait également dans le sang humain”, a indiqué Mme Bemrah.- Des “trous” dans la raquette -A ce stade non réglementée, cette molécule, matière première dans la production de produits phytosanitaires ou pharmaceutiques (antidiabétiques, antiviraux, anti-VIH, thérapies anticancéreuses…) et dont la toxicité est en cours d’évaluation par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), est le PFAS “le plus retrouvé” dans l’eau du robinet, selon un rapport d’enquête de Générations Futures, publié en février.Autre recommandation de l’Anses, alors que seuls quatre PFAS (PFOS, PFOA, PFHxS, PFNA) sont réglementés à l’échelle européenne dans certaines familles d’aliments (poissons, crustacés, œufs, viande), l’Agence recommande d’étendre la surveillance à plus d’une vingtaine de PFAS en tout et de contrôler d’autres types d’aliments comme les céréales, les fruits et légumes, le miel, le sucre et les aliments pour enfants.Concernant la contamination des populations, “les teneurs moyennes en PFAS qui ont été mesurées dans le sang de la population française sont du même ordre de grandeur que celles mesurées chez nos voisins européens”, que ce soit chez les enfants ou chez les adultes, a indiqué Céline Druet, directrice adjointe à l’évaluation des risques.Les niveaux relevés se situent, là encore en moyenne, “en dessous des seuils sanitaires” existants, a précisé Mme Bemrah.Les travaux menés par l’Anses ont également permis d’établir “des trous assez conséquents” dans les connaissances: “dans l’air, dans le sol, dans les poussières, il n’y a pratiquement aucun élément de surveillance” en France, a déclaré Matthieu Schuler, directeur général délégué du pôle Sciences pour l’expertise, lors de la présentation des rapports.L’Anses recommande par ailleurs d’investiguer d’autres sources de contamination, comme les matériaux au contact des denrées alimentaires ou au contact de l’eau, les matériaux de construction”, entre autres.Enfin, l’agence recommande d’acquérir des connaissances sur les expositions professionnelles en s’appuyant notamment sur les travaux de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS).Cet institut, financé par une dotation de l’Assurance-maladie, a lancé fin 2024 une grande enquête à ce sujet, qui doit livrer ses résultats d’ici fin 2025.

“Polluants éternels”: les pistes de l’Anses pour mieux les contrôler

Ils sont présents dans l’air, les sols, l’eau, les aliments: l’Agence nationale de sécurité sanitaire Anses a formulé dans deux rapports publiés mercredi des recommandations pour mieux contrôler les “polluants éternels” ou PFAS, prônant d’étendre le champ des contrôles de ces composés chimiques persistants.Pendant deux ans, les services de l’agence ont compilé “près de deux millions de données relatives à 142 PFAS pour lesquels des mesures ont été réalisées”.”On les a complétées par d’autres substances pour lesquelles on a trouvé des informations sur leur présence dans des sources de contamination ou sur des données de toxicité qui n’existaient pas dans les bases de données ou dans la littérature qu’on avait collectées”, a indiqué Nawel Bemrah, coordinatrice du groupe de travail sur les PFAS.Les PFAS, utilisés par l’industrie dans de nombreux objets pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur, sont extrêmement persistants dans l’environnement et ont pour certains des effets délétères sur la santé.En tout, l’agence propose “une stratégie de surveillance pour 247 PFAS” au total, sur les milliers de molécules existantes de cette famille. Pour définir cette stratégie, elle a établi un “score” pour chacune des molécules étudiées, basé sur les données disponibles d’occurrence et de toxicité.Car si la restriction de l’usage de ces molécules, comme le font certains pays dont la France, est “une priorité pour limiter leurs émissions”, “face à une famille de substances aussi vaste et hétérogène, identifier les plus préoccupantes est un élément majeur pour optimiser les dispositifs de surveillance”, souligne l’Anses.Parmi ses principales recommandations, l’agence prône une extension de la liste de 20 PFAS qui seront contrôlés en France dans l’eau du robinet à partir du 1er janvier 2026, avec l’ajout de cinq PFAS supplémentaires, dont l’acide trifluoroacétique ou TFA.”Le TFA a été intégré parce qu’il répond à des enjeux de santé publique. Il a une forte occurrence essentiellement dans l’eau et en plus certaines études ont révélé qu’il se retrouvait également dans le sang humain”, a indiqué Mme Bemrah.- Des “trous” dans la raquette -A ce stade non réglementée, cette molécule, matière première dans la production de produits phytosanitaires ou pharmaceutiques (antidiabétiques, antiviraux, anti-VIH, thérapies anticancéreuses…) et dont la toxicité est en cours d’évaluation par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), est le PFAS “le plus retrouvé” dans l’eau du robinet, selon un rapport d’enquête de Générations Futures, publié en février.Autre recommandation de l’Anses, alors que seuls quatre PFAS (PFOS, PFOA, PFHxS, PFNA) sont réglementés à l’échelle européenne dans certaines familles d’aliments (poissons, crustacés, œufs, viande), l’Agence recommande d’étendre la surveillance à plus d’une vingtaine de PFAS en tout et de contrôler d’autres types d’aliments comme les céréales, les fruits et légumes, le miel, le sucre et les aliments pour enfants.Concernant la contamination des populations, “les teneurs moyennes en PFAS qui ont été mesurées dans le sang de la population française sont du même ordre de grandeur que celles mesurées chez nos voisins européens”, que ce soit chez les enfants ou chez les adultes, a indiqué Céline Druet, directrice adjointe à l’évaluation des risques.Les niveaux relevés se situent, là encore en moyenne, “en dessous des seuils sanitaires” existants, a précisé Mme Bemrah.Les travaux menés par l’Anses ont également permis d’établir “des trous assez conséquents” dans les connaissances: “dans l’air, dans le sol, dans les poussières, il n’y a pratiquement aucun élément de surveillance” en France, a déclaré Matthieu Schuler, directeur général délégué du pôle Sciences pour l’expertise, lors de la présentation des rapports.L’Anses recommande par ailleurs d’investiguer d’autres sources de contamination, comme les matériaux au contact des denrées alimentaires ou au contact de l’eau, les matériaux de construction”, entre autres.Enfin, l’agence recommande d’acquérir des connaissances sur les expositions professionnelles en s’appuyant notamment sur les travaux de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS).Cet institut, financé par une dotation de l’Assurance-maladie, a lancé fin 2024 une grande enquête à ce sujet, qui doit livrer ses résultats d’ici fin 2025.

Gold falls again as rally comes to halt, stock markets mixed

Gold and silver sank for a second day Wednesday, bringing a rally in the precious metals to a juddering halt, while stocks were mixed after US President Donald Trump remarked that a meeting with Chinese counterpart Xi Jinping might not take place.Bullion has seen an eye-watering run-up since the turn of the year, helping it climb more than 60 percent and hitting multiple records, with observers suggesting it could soon hit $5,000 an ounce.The rally has been built on a range of issues including a weaker dollar, expectations of interest rate cuts, falling bond yields and central bank buying.Lingering worries about the global outlook have also boosted its haven status, while a fear of missing out on the surge has equally played a part.But the buying reversed Tuesday, tanking as much as six percent at one point, and continued its retreat in Asia, hit by profit-taking, hopes for a further easing of China-US tensions and a stronger dollar.At one point Wednesday it hit a low around $4,000 — after chalking up a record peak above $4,381 in Asian trade Tuesday. Silver, which has been riding the coattails of the rally, also plunged.The retreat hit gold miners and producers. Northern Star Resources in Sydney dived more than eight percent, with Perseus Mining losing more than six percent.Hong Kong-listed Zijin Gold International shed more than four percent and Shandong Gold Mining was off nearly two percent, while Merdeka Copper Gold dived around four percent in Jakarta. “Gold’s glorious charge finally met gravity. After months of one-way conviction and relentless inflows, the metal took a six-percent cliff dive,” said Stephen Innes at SPI Asset Management.”Volatility in gold has now surpassed equities, echoing the pandemic’s manic heartbeat,” he said.However, he added that the commodity would likely still retain support among investors.”Beneath the surface, the structural demand for insurance remains.”Central banks will keep stacking reserves, investors still question the durability of fiat promises, and the monetary plumbing remains swollen with debt and distortion.”Charu Chanana of Saxo Markets added: “None of this means the precious metals story is over. In fact, these are healthy developments, helping to cool what had become an overheated trade and preventing the rallies from turning into a bubble.”The selling matched losses in equities, with most Asian markets falling following two days of strong gains.While investors were taking a breather from the latest run-up — fanned by hopes for a thawing of relations between Beijing and Washington as well as rate-cut bets — comments from Trump raised eyebrows.The US president said Tuesday he expected to seal a “good” trade deal with Xi at the APEC summit in South Korea next week, saying that “I think we’re going to have a very successful meeting. Certainly, there are a lot of people that are waiting for it”.But he then added: “Maybe it won’t happen. Things can happen where, for instance, maybe somebody will say, ‘I don’t want to meet. It’s too nasty.’ But it’s really not nasty.” Hong Kong and Shanghai dropped along with Sydney, Wellington, Taipei and Manila, though Singapore, Seoul and Jakarta rose.Tokyo ended flat, eroding early losses fuelled by profit-taking after a strong rally sparked by an end to political turmoil in Japan.London rose and sterling fell as data showing UK inflation came in below forecasts and boosted bets on the Bank of England cutting interest rates to support the stuttering economy.Paris and Frankfurt edged down.Oil prices jumped more than one percent on speculation that India will agree to cut its purchases of the commodity from Russia as part of a trade deal with the United States.Trump claims New Delhi has pledged to reduce its imports from Russia, which Washington says helps finance Moscow’s war in Ukraine.Indian officials have neither confirmed nor denied any policy shift.India is one of the world’s largest crude importers and relies on foreign suppliers for more than 85 percent of its oil needs. It began buying heavily discounted Russian crude in 2022, taking advantage of Western sanctions that limited Moscow’s export options.- Key figures at around 0810 GMT -Tokyo – Nikkei 225: FLAT at 49,307.79 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.9 percent at 25,781.77 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.1 percent at 3,913.76 (close)London – FTSE 100: UP 0.6 percent at 9,487.01 Euro/dollar: DOWN at $1.1603 from $1.1606 on TuesdayPound/dollar: DOWN at $1.3332 from $1.3374Dollar/yen: DOWN at 151.80 from 151.91 yenEuro/pound: UP at 87.03 pence from 86.78 penceWest Texas Intermediate: UP 1.6 percent at $58.13 per barrelBrent North Sea Crude: UP 1.4 percent at $62.20 per barrelNew York – Dow: UP 0.5 percent at 46,924.74 (close)

Le roi Charles III va prier avec le pape au Vatican, une première depuis cinq siècles

Le roi Charles III, en visite d’Etat mercredi et jeudi au Vatican, va prier avec le pape Léon XIV lors d’un service œcuménique dans la chapelle Sixtine, une première depuis le schisme anglican il y a cinq siècles. Cette visite intervient dans un contexte délicat pour le monarque britannique, dont le frère Andrew fait l’objet de nouvelles révélations accablantes dans l’affaire Epstein.Pour Charles III, qui a le rôle de gouverneur suprême de l’Eglise -anglicane- d’Angleterre, il s’agira d’une première rencontre avec le nouveau chef de l’Eglise catholique, qui a succédé en mai au pape François.La visite de Charles, accompagné de son épouse Camilla, “marquera un moment important dans les relations entre l’Église catholique et l’Église d’Angleterre”, a souligné le palais de Buckingham.La religion anglicane est née il y a près de 500 ans d’une scission avec l’Eglise catholique, provoquée par le roi d’Angleterre Henri VIII à la suite du refus du pape d’annuler son mariage avec Catherine d’Aragon.En 1961, la mère de Charles, Elizabeth II, avait été le premier monarque britannique à se rendre au Vatican depuis le schisme.Temps fort de la visite, un service oecuménique dans la chapelle Sixtine verra jeudi le pape et le souverain britannique prier ensemble sous les célèbres fresques de Michel-Ange. Il aura pour thème la protection de la nature, un thème cher à Charles III.- “Evénement historique” -Ce service religieux va mêler des traditions catholiques et anglicanes. La chorale de la chapelle Sixtine accompagnera celle de la chapelle Saint-Georges de Windsor. “C’est un évènement historique”, explique à l’AFP William Gibson, professeur d’histoire ecclésiastique à la Oxford Brookes university. Il rappelle que le souverain britannique est tenu par la loi d’être protestant.”De 1536 à 1914, il n’y avait pas de relations diplomatiques officielles entre le Royaume-Uni et le Saint-Siège”, dit-il. Londres a ouvert une ambassade au Vatican en 1982 seulement. Et ce n’est qu’en 2013 que la loi a été légèrement assouplie pour permettre aux membres de la famille royale qui épousaient des catholiques de conserver leur place dans l’ordre de succession, explique William Gibson. Jusque là, ils devaient renoncer à toute prétention au trône.Lors de leur visite, Charles et Camilla assisteront également à un autre service religieux œcuménique à la basilique Saint-Paul-hors-les-murs à Rome.A cette occasion, le roi sera fait “confrère royal”, et un siège spécial a été créé pour lui, qui restera dans la basilique et pourra être utilisé à l’avenir par ses successeurs sur le trône britannique.Léon XIV et le monarque britannique célèbreront ensemble l’année jubilaire ou Année Sainte de l’Eglise catholique, qui a lieu tous les 25 ans et attire des millions de pèlerins au Vatican.Cette visite d’Etat survient au lendemain de la publication des mémoires posthumes de Virginia Giuffre, principale accusatrice dans l’affaire du pédocriminel Jeffrey Epstein. Elle affirme avoir été contrainte à des relations sexuelles avec le prince Andrew, le frère de Charles III, à trois reprises, dont la première quand elle avait 17 ans. Déjà mis à l’écart de la famille royale depuis 2019, Andrew a annoncé vendredi, sous la pression de Charles, renoncer à utiliser son titre de duc de York.De son côté, Charles, qui est âgé de 76 ans, est toujours soigné pour un cancer, révélé début 2024.Il s’est déjà rendu plusieurs fois au Vatican.Le couple royal a rencontré en privé le prédécesseur de Léon XIV, le pape François, le 9 avril dernier au Vatican, 12 jours avant sa mort, en marge d’une visite d’Etat en Italie.

A l’ouverture de son procès, il “s’excuse” d’avoir fauché un ado après un match France-Maroc

Le procès d’un chauffard accusé d’avoir mortellement fauché Aymen, 13 ans, en marge des célébrations de la demi-finale France-Maroc lors de la dernière Coupe du monde de football s’est ouvert mercredi avec les “excuses” de l’accusé devant la cour criminelle de l’Hérault.”Je voudrais m’excuser à la famille…”, a déclaré depuis le box des accusés, juste après avoir décliné son identité, William C., 23 ans, t-shirt blanc, petite barbe et cheveux noirs noués en catogan.La mère d’Aymen, revêtue d’un t-shirt portant une photo de son fils et les mots “mon ange”, son père, son frère et ses deux soeurs, assis sur le banc des parties civiles de la grande salle du palais de justice de Montpellier, n’ont pas réagi. A son arrivée, la famille n’a pas fait de déclaration.”Ca vient un peu tard, ils trouvent que ce sont des excuses de circonstance”, a déclaré lors d’une suspension Me Marc Gallix, avocat de la famille, soulignant que les proches d’Aymen “attendent beaucoup de la décision qui va être rendue (mais) ne sont pas animée par des sentiments de haine ou de vengeance”.L’accusé est jugé jusqu’à jeudi pour “violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner” et “violences volontaires avec arme n’ayant pas entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours”. Il encourt jusqu’à 20 ans de prison.- Trois piétons percutés -Le décès d’Aymen avait endeuillé la compétition et un millier de personnes avaient défilé à Montpellier, roses blanches à la main, pour rendre hommage à l’adolescent. Sa mort avait aussi provoqué des échauffourées dans un quartier défavorisé où s’était déroulé le drame.Le 14 décembre 2022, une centaine de supporters arborant le drapeau marocain étaient descendus dans les rues du quartier de La Mosson, en périphérie de Montpellier, à l’issue de cette demi-finale remportée 2-0 par la France. Certains, le visage dissimulé, ont mis le feu à des poubelles et procédé à des tirs de mortiers.Au même moment, William C., alors âgé de 20 ans, a décidé d’aller fêter la victoire de la France en paradant au volant de la Citroën C4 de sa mère, drapeau tricolore accroché à la portière.Sur le trajet du retour, vers 22H30, il s’est retrouvé bloqué entre deux véhicules à un feu rouge, à proximité des supporters du Maroc. Le conducteur s’est fait chahuter par des jeunes, visiblement hostiles, et l’un d’entre eux a arraché le drapeau français de la portière, ont retracé les enquêteurs.William C. a alors démarré brusquement, effectuant un demi-tour sur les voies du tramway et percutant trois piétons, dont Aymen. Grièvement blessé, l’adolescent, qui avait regardé le match dans le snack de son grand frère avant de rejoindre ses amis pour faire la fête, est décédé peu après sa prise en charge. Un autre ado, légèrement blessé, s’est constitué partie civile.- Fuite en Espagne -Le chauffard avait pris la fuite. Activement recherché, il était interpellé 12 jours plus tard dans les Pyrénées-Orientales après avoir passé plusieurs jours en Espagne avec l’aide de sa famille maternelle, qui a dit avoir craint des représailles de la part de la communauté marocaine envers la communauté gitane.Né d’un père marocain, William C. a en fait été élevé par une mère issue de la communauté des gens du voyage. Ayant arrêté l’école en classe de primaire, il est illettré et n’a jamais vraiment travaillé.Devant les policiers, il s’était dit “désolé”, expliquant qu’il n’avait “pas voulu percuter les personnes (…), qu’il n’avait pas pris conscience (…) d’avoir blessé et encore moins d’avoir tué quelqu’un”.Selon son avocat, Jean-Baptiste Mousset, “toute sa détention a été émaillée de menaces de mort et de violences par des personnes se revendiquant être proches de la victime”.