Grippe aviaire: les décès de milliers de grues cendrées ravivent les inquiétudes

Du Nord-Est au Sud-Ouest, l’influenza aviaire fait des ravages chez les grues cendrées en pleine période de migration, ravivant les inquiétudes des éleveurs de canards et volailles qui espèrent néanmoins éviter une nouvelle épizootie grâce à la vaccination. “On est inquiets car on a vécu des choses terribles et on ne veut pas les revivre”, explique Michel Larrère, président de la FDSEA des Landes, qui élève 25.000 poulets à quelques dizaines de kilomètres de la réserve d’Arjuzanx où ont été retrouvées une centaine de grues mortes ces derniers jours, selon la préfecture.”En 2020, j’ai passé six mois sans produire, c’est dur à vivre”, ajoute-t-il. De 2015 à 2017, puis de 2020 à 2023, son département, principal producteur français de canards gras et réputé pour ses volailles, a beaucoup souffert de la grippe aviaire.Dans l’ensemble du pays, des dizaines de millions d’oiseaux d’élevage ont été abattus ces dernières années pour enrayer la progression de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), qui a coûté des milliards d’euros.- Abattages massifs en Allemagne -Relativement épargnée depuis le lancement, en octobre 2023, de la vaccination des canards, espèce amplificatrice du virus, la France est repassée en “risque élevé” la semaine dernière, plus tôt que les années précédentes. Depuis, les élevages sont confinés, en raison des risques de contamination par des animaux sauvages malades. Après de premières morts de grues cendrées en Allemagne, où la propagation de la maladie dans des élevages a entraîné l’abattage d’un demi-million d’oiseaux, des milliers d’autres ont été recensées en France sur leur parcours de migration des zones de reproduction vers les zones d’hivernage.En Champagne-Ardennes, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) a comptabilisé “au minimum” environ 6.500 grues cendrées mortes.Le lac du Der-Chantecoq, en Champagne, est particulièrement touché car “des centaines de milliers” de grues cendrées y observent une “halte” chaque année, précise à l’AFP Alexandre Portmann, directeur du Centre de sauvegarde de la faune lorraine (CSFL), qui n’a “jamais vu une mortalité pareille”.Dans les Landes, “le phénomène ne s’était pas produit sur les dernières années”, indique la préfecture.La plateforme d’épidémiosurveillance évoque, elle, un risque d'”introduction massive” du virus en France “par l’intermédiaire des migrations de grues cendrées”.- L’Etat montré du doigt -La contamination aux élevages peut se faire “par les fientes, les plumes ou les rongeurs qui vont circuler”, explique Julien Mora, qui élève entre 2.500 et 4.000 canards dans les Landes.”On y sera exposés de plus en plus fréquemment avec l’augmentation des flux industriels et des migrations”, ajoute ce porte-parole du Modef (Mouvement de défense des exploitants familiaux), défenseur d’un modèle autarcique en plein air, où “les animaux développent une meilleure immunité que ceux claustrés toute leur vie” et le risque de diffusion est plus faible.Selon lui, la vaccination permet “d’éviter des flambées historiques” en “limitant la propagation de proche en proche”.Comme les autres syndicats, il regrette donc que l’État ne participe plus qu’à hauteur de 40%, contre 70% la saison dernière, à la vaccination – estimée à 100 millions d’euros par an.”Il y a un risque que les éleveurs arrêtent de vacciner”, ajoute-t-il, évaluant le coût par animal entre 80 centimes et 2 euros.Les filières canards “ont joué le jeu” de la vaccination jusqu’ici malgré la baisse du soutien de l’État, assure Yann Nédélec, directeur de l’interprofession des volailles de chair Anvol qui gère aussi les canards à rôtir, mais estime que des “cas isolés” pourraient “passer outre à l’avenir” sans “un accompagnement un peu plus important”.La FDSEA des Landes avait d’ailleurs menacé d’une “grève vaccinale” avant l’été pour protester contre cette baisse de la participation de l’État, mais “ne l’a pas mise à exécution, car on sait très bien le risque que l’on court”, précise M. Larrère.”On connaît ces périodes à risques à partir d’octobre-novembre, quand on voit passer les palombes et les grues, poursuit-il. On a trois mois compliqués à passer”. mzd-bar-ldf-gf/jed/rl

L’Assemblée rejette la taxe Zucman, Lecornu lâche du lest sur les retraites et minimas sociaux

L’Assemblée nationale a rejeté vendredi l’emblématique taxe Zucman, au grand dam de la gauche, à laquelle Sébastien Lecornu a tenté de donner des gages en renonçant au gel des minimas sociaux et des pensions de retraite.Le Premier ministre parviendra-t-il à échapper à la censure du PS, qui a déjà décroché la suspension de la réforme des retraites, votée vendredi soir en commission ? Un consensus finira-t-il par émerger sur le budget dans une Assemblée plus que jamais fragmentée, alors que M. Lecornu a renoncé à l’utilisation du 49.3 ?Épinglé pour “l’intransigeance” de son camp vendredi lors de discussions sur la fiscalité tendues et encalminées, M. Lecornu a appelé à un “changement de méthode” et demandé à ses ministres de réunir les représentants des groupes politiques pour tenter de trouver un terrain d’atterrissage, loin du théâtre de l’hémicycle. Ce sera sans les Insoumis, qui refusent de participer à la “comédie du gouvernement”, selon leur cheffe Mathilde Panot.Présent toute l’après-midi sur les bancs du palais Bourbon, le Premier ministre a réfuté l’existence d’un “impôt miracle pour rétablir la justice fiscale”, alors que la taxe Zucman, qui a cristallisé les débats ces derniers jours, venait d’être repoussée.La mesure, visant à instaurer un impôt minimum de 2% sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros, et inspirée des travaux de l’économiste Gabriel Zucman, a été rejetée par 228 députés contre 172. Les députés ont également rejeté une version de compromis de cette taxe, proposée par les socialistes.S’appuyant sur un avis du Conseil d’Etat, le chef du gouvernement a prédit que la mesure serait de toutes façons censurée par le Conseil constitutionnel.A la recherche d’une voie de passage et face à la colère de la gauche, il s’est dit prêt à renoncer au gel des pensions de retraite et des minimas sociaux, fortement contestés, et dont la suppression était dans le même temps votée en commission des Affaires sociales. Le gouvernement comptait faire jusqu’à 3,6 milliards d’économies sur ces sujets, et pourrait compenser cela, au moins en partie, par une hausse de la CSG sur le patrimoine, déjà votée à l’initiative de la gauche en commission dans le budget de la Sécu.- Le PS maintient l’étreinte -Des initiatives saluées par le PS d’Olivier Faure, qui a toutefois maintenu la pression en enjoignant M. Lecornu à “encore rechercher le compromis” sous peine de devoir “repartir aux élections”. A ce stade, “il n’y a pas de possibilité de voter ce budget”, a-t-il lancé.Plus que jamais, ces débats budgétaires tournent au pas de deux entre le PS et M. Lecornu, qui a convié vendredi midi MM. Faure et Vallaud à déjeuner à Matignon. Mais le Premier ministre est confronté à une équation globale quasi insoluble, s’il veut que son propre socle puisse se retrouver dans une copie budgétaire hétéroclite.Illustration: une alliance baroque de députés PS, RN et MoDem a approuvé dans la soirée une modification de l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui intègre les actifs financiers dans l’assiette de l’impôt, et en exclut la résidence unique ou principale, comme le souhaite de longue date le RN. Si le PS s’est réjoui d’un rétablissement de l’ISF, LFI a au contraire jugé que l’IFI était “affaibli”. Le RN a salué le vote d’un impôt “inspiré” de son programme.Plus tôt dans la journée, le patron des députés LR Wauquiez avait aussi obtenu l’adoption d’une version édulcorée de la taxe sur les holdings, à l’initiative de son groupe. Au point de la “vider de sa substance” selon plusieurs députés de gauche.- Réforme des retraites suspendue en commission -Dans l’ombre de l’hémicycle, la commission des Affaires sociales examinait de son côté le budget de la Sécu, et la suspension de la réforme des retraites, intégrée dans le texte par le gouvernement dans sa recherche d’un accord de non-censure avec le PS.Paradoxalement, la question a divisé les partisans et les opposants à la réforme de 2023, qui porte progressivement l’âge de départ à 64 ans.Dans le camp des opposants à la réforme, les socialistes ont voté pour l’article, tout comme le RN. Mais les Insoumis ont voté contre la suspension, qu’ils considèrent comme une façon d’entériner indirectement le passage un jour à 64 ans.Les Ecologistes se sont abstenus, exigeant comme d’autres oppositions l’intégration des carrières longues au dispositif et des pistes de financement différentes ne reposant pas sur les assurés. Sandrine Runel (PS) a assuré que le gouvernement s’était engagé à amender le texte dans l’hémicycle pour intégrer notamment les carrières longues.Le camp gouvernemental s’est aussi divisé: LR et Horizons plaidant pour maintenir la réforme, et les députés Renaissance s’abstenant pour ne pas mettre en péril la suite des débats budgétaires.Les députés ont finalement rejeté l’ensemble du projet de budget de la Sécu, qui arrivera dans l’hémicycle mardi, dans sa version initiale déposée par le gouvernement.sac-bpa-cma-sl/jmt/gvy

L’Assemblée rejette la taxe Zucman, Lecornu lâche du lest sur les retraites et minimas sociaux

L’Assemblée nationale a rejeté vendredi l’emblématique taxe Zucman, au grand dam de la gauche, à laquelle Sébastien Lecornu a tenté de donner des gages en renonçant au gel des minimas sociaux et des pensions de retraite.Le Premier ministre parviendra-t-il à échapper à la censure du PS, qui a déjà décroché la suspension de la réforme des retraites, votée vendredi soir en commission ? Un consensus finira-t-il par émerger sur le budget dans une Assemblée plus que jamais fragmentée, alors que M. Lecornu a renoncé à l’utilisation du 49.3 ?Épinglé pour “l’intransigeance” de son camp vendredi lors de discussions sur la fiscalité tendues et encalminées, M. Lecornu a appelé à un “changement de méthode” et demandé à ses ministres de réunir les représentants des groupes politiques pour tenter de trouver un terrain d’atterrissage, loin du théâtre de l’hémicycle. Ce sera sans les Insoumis, qui refusent de participer à la “comédie du gouvernement”, selon leur cheffe Mathilde Panot.Présent toute l’après-midi sur les bancs du palais Bourbon, le Premier ministre a réfuté l’existence d’un “impôt miracle pour rétablir la justice fiscale”, alors que la taxe Zucman, qui a cristallisé les débats ces derniers jours, venait d’être repoussée.La mesure, visant à instaurer un impôt minimum de 2% sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros, et inspirée des travaux de l’économiste Gabriel Zucman, a été rejetée par 228 députés contre 172. Les députés ont également rejeté une version de compromis de cette taxe, proposée par les socialistes.S’appuyant sur un avis du Conseil d’Etat, le chef du gouvernement a prédit que la mesure serait de toutes façons censurée par le Conseil constitutionnel.A la recherche d’une voie de passage et face à la colère de la gauche, il s’est dit prêt à renoncer au gel des pensions de retraite et des minimas sociaux, fortement contestés, et dont la suppression était dans le même temps votée en commission des Affaires sociales. Le gouvernement comptait faire jusqu’à 3,6 milliards d’économies sur ces sujets, et pourrait compenser cela, au moins en partie, par une hausse de la CSG sur le patrimoine, déjà votée à l’initiative de la gauche en commission dans le budget de la Sécu.- Le PS maintient l’étreinte -Des initiatives saluées par le PS d’Olivier Faure, qui a toutefois maintenu la pression en enjoignant M. Lecornu à “encore rechercher le compromis” sous peine de devoir “repartir aux élections”. A ce stade, “il n’y a pas de possibilité de voter ce budget”, a-t-il lancé.Plus que jamais, ces débats budgétaires tournent au pas de deux entre le PS et M. Lecornu, qui a convié vendredi midi MM. Faure et Vallaud à déjeuner à Matignon. Mais le Premier ministre est confronté à une équation globale quasi insoluble, s’il veut que son propre socle puisse se retrouver dans une copie budgétaire hétéroclite.Illustration: une alliance baroque de députés PS, RN et MoDem a approuvé dans la soirée une modification de l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui intègre les actifs financiers dans l’assiette de l’impôt, et en exclut la résidence unique ou principale, comme le souhaite de longue date le RN. Si le PS s’est réjoui d’un rétablissement de l’ISF, LFI a au contraire jugé que l’IFI était “affaibli”. Le RN a salué le vote d’un impôt “inspiré” de son programme.Plus tôt dans la journée, le patron des députés LR Wauquiez avait aussi obtenu l’adoption d’une version édulcorée de la taxe sur les holdings, à l’initiative de son groupe. Au point de la “vider de sa substance” selon plusieurs députés de gauche.- Réforme des retraites suspendue en commission -Dans l’ombre de l’hémicycle, la commission des Affaires sociales examinait de son côté le budget de la Sécu, et la suspension de la réforme des retraites, intégrée dans le texte par le gouvernement dans sa recherche d’un accord de non-censure avec le PS.Paradoxalement, la question a divisé les partisans et les opposants à la réforme de 2023, qui porte progressivement l’âge de départ à 64 ans.Dans le camp des opposants à la réforme, les socialistes ont voté pour l’article, tout comme le RN. Mais les Insoumis ont voté contre la suspension, qu’ils considèrent comme une façon d’entériner indirectement le passage un jour à 64 ans.Les Ecologistes se sont abstenus, exigeant comme d’autres oppositions l’intégration des carrières longues au dispositif et des pistes de financement différentes ne reposant pas sur les assurés. Sandrine Runel (PS) a assuré que le gouvernement s’était engagé à amender le texte dans l’hémicycle pour intégrer notamment les carrières longues.Le camp gouvernemental s’est aussi divisé: LR et Horizons plaidant pour maintenir la réforme, et les députés Renaissance s’abstenant pour ne pas mettre en péril la suite des débats budgétaires.Les députés ont finalement rejeté l’ensemble du projet de budget de la Sécu, qui arrivera dans l’hémicycle mardi, dans sa version initiale déposée par le gouvernement.sac-bpa-cma-sl/jmt/gvy

L’Assemblée rejette la taxe Zucman, Lecornu lâche du lest sur les retraites et minimas sociaux

L’Assemblée nationale a rejeté vendredi l’emblématique taxe Zucman, au grand dam de la gauche, à laquelle Sébastien Lecornu a tenté de donner des gages en renonçant au gel des minimas sociaux et des pensions de retraite.Le Premier ministre parviendra-t-il à échapper à la censure du PS, qui a déjà décroché la suspension de la réforme des retraites, votée vendredi soir en commission ? Un consensus finira-t-il par émerger sur le budget dans une Assemblée plus que jamais fragmentée, alors que M. Lecornu a renoncé à l’utilisation du 49.3 ?Épinglé pour “l’intransigeance” de son camp vendredi lors de discussions sur la fiscalité tendues et encalminées, M. Lecornu a appelé à un “changement de méthode” et demandé à ses ministres de réunir les représentants des groupes politiques pour tenter de trouver un terrain d’atterrissage, loin du théâtre de l’hémicycle. Ce sera sans les Insoumis, qui refusent de participer à la “comédie du gouvernement”, selon leur cheffe Mathilde Panot.Présent toute l’après-midi sur les bancs du palais Bourbon, le Premier ministre a réfuté l’existence d’un “impôt miracle pour rétablir la justice fiscale”, alors que la taxe Zucman, qui a cristallisé les débats ces derniers jours, venait d’être repoussée.La mesure, visant à instaurer un impôt minimum de 2% sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros, et inspirée des travaux de l’économiste Gabriel Zucman, a été rejetée par 228 députés contre 172. Les députés ont également rejeté une version de compromis de cette taxe, proposée par les socialistes.S’appuyant sur un avis du Conseil d’Etat, le chef du gouvernement a prédit que la mesure serait de toutes façons censurée par le Conseil constitutionnel.A la recherche d’une voie de passage et face à la colère de la gauche, il s’est dit prêt à renoncer au gel des pensions de retraite et des minimas sociaux, fortement contestés, et dont la suppression était dans le même temps votée en commission des Affaires sociales. Le gouvernement comptait faire jusqu’à 3,6 milliards d’économies sur ces sujets, et pourrait compenser cela, au moins en partie, par une hausse de la CSG sur le patrimoine, déjà votée à l’initiative de la gauche en commission dans le budget de la Sécu.- Le PS maintient l’étreinte -Des initiatives saluées par le PS d’Olivier Faure, qui a toutefois maintenu la pression en enjoignant M. Lecornu à “encore rechercher le compromis” sous peine de devoir “repartir aux élections”. A ce stade, “il n’y a pas de possibilité de voter ce budget”, a-t-il lancé.Plus que jamais, ces débats budgétaires tournent au pas de deux entre le PS et M. Lecornu, qui a convié vendredi midi MM. Faure et Vallaud à déjeuner à Matignon. Mais le Premier ministre est confronté à une équation globale quasi insoluble, s’il veut que son propre socle puisse se retrouver dans une copie budgétaire hétéroclite.Illustration: une alliance baroque de députés PS, RN et MoDem a approuvé dans la soirée une modification de l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui intègre les actifs financiers dans l’assiette de l’impôt, et en exclut la résidence unique ou principale, comme le souhaite de longue date le RN. Si le PS s’est réjoui d’un rétablissement de l’ISF, LFI a au contraire jugé que l’IFI était “affaibli”. Le RN a salué le vote d’un impôt “inspiré” de son programme.Plus tôt dans la journée, le patron des députés LR Wauquiez avait aussi obtenu l’adoption d’une version édulcorée de la taxe sur les holdings, à l’initiative de son groupe. Au point de la “vider de sa substance” selon plusieurs députés de gauche.- Réforme des retraites suspendue en commission -Dans l’ombre de l’hémicycle, la commission des Affaires sociales examinait de son côté le budget de la Sécu, et la suspension de la réforme des retraites, intégrée dans le texte par le gouvernement dans sa recherche d’un accord de non-censure avec le PS.Paradoxalement, la question a divisé les partisans et les opposants à la réforme de 2023, qui porte progressivement l’âge de départ à 64 ans.Dans le camp des opposants à la réforme, les socialistes ont voté pour l’article, tout comme le RN. Mais les Insoumis ont voté contre la suspension, qu’ils considèrent comme une façon d’entériner indirectement le passage un jour à 64 ans.Les Ecologistes se sont abstenus, exigeant comme d’autres oppositions l’intégration des carrières longues au dispositif et des pistes de financement différentes ne reposant pas sur les assurés. Sandrine Runel (PS) a assuré que le gouvernement s’était engagé à amender le texte dans l’hémicycle pour intégrer notamment les carrières longues.Le camp gouvernemental s’est aussi divisé: LR et Horizons plaidant pour maintenir la réforme, et les députés Renaissance s’abstenant pour ne pas mettre en péril la suite des débats budgétaires.Les députés ont finalement rejeté l’ensemble du projet de budget de la Sécu, qui arrivera dans l’hémicycle mardi, dans sa version initiale déposée par le gouvernement.sac-bpa-cma-sl/jmt/gvy

Sahara occidental: le Conseil de sécurité de l’ONU soutient le plan d’autonomie marocain

Sous l’impulsion des Etats-Unis de Donald Trump, le Conseil de sécurité de l’ONU a apporté vendredi un soutien inédit au plan marocain d’autonomie du Sahara occidental, l’estimant la solution “la plus réalisable” pour résoudre un conflit enlisé depuis des décennies, malgré l’hostilité de l’Algérie.Le Sahara occidental, colonie espagnole jusqu’en 1975, est contrôlé en majeure partie par le Maroc mais considéré comme un territoire non autonome par les Nations unies. Un conflit y oppose Rabat aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l’Algérie.Jusqu’alors, le Conseil de sécurité pressait le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie de reprendre des négociations – interrompues depuis 2019 – pour parvenir à une “solution politique réalisable, durable et mutuellement acceptable”.Mais à l’initiative des Américains, chargés de ce dossier au Conseil, la résolution adoptée par 11 voix pour, aucune contre et trois abstentions – l’Algérie ayant refusé de participer au vote – donne un coup de pouce au plan présenté par Rabat en 2007: une autonomie sous souveraineté marocaine pour ce vaste territoire désertique, riche en phosphate et aux eaux poissonneuses.Le texte estime ainsi qu'”une véritable autonomie sous souveraineté marocaine pourrait représenter la solution la plus réalisable”.Dans ce contexte, il appelle le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et son émissaire sur ce dossier, Staffan de Mistura, à mener des négociations “sur la base” de ce plan pour parvenir à un accord mutuellement acceptable.”Nous ouvrons un nouveau chapitre victorieux dans le processus de consécration de la marocanité du Sahara, destiné à clore définitivement ce dossier”, a réagi le roi du Maroc Mohammed VI, saluant un “changement historique” du Conseil.Ce “vote historique” permet de créer “un élan” vers la paix, a également salué l’ambassadeur américain Mike Waltz, assurant de la détermination de Donald Trump dans ce dossier.”Nous pensons qu’une paix régionale est possible cette année”, a-t-il affirmé, appelant toutes les parties à “utiliser les prochaines semaines” pour engager des discussions sérieuses.”L’élan politique est là, il est temps désormais d’avancer”, a renchéri son homologue français Jérôme Bonnafont, saluant l'”approche nouvelle” du Conseil pour relancer les efforts de paix. Une position partagée ni par l’Algérie ni par le Polisario.- “Parodie” -Le texte “ne reflète pas fidèlement, ne reflète pas suffisamment la doctrine onusienne en matière de décolonisation”, a déclaré l’ambassadeur algérien Amar Bendjama, qui a refusé de participer au vote.”Cette résolution ne crée pas, pas encore, le momentum et les conditions nécessaires” pour la réussite des efforts diplomatiques de Donald Trump, a-t-il ajouté.Alger avait déjà regretté en avril la réaffirmation par Washington de son soutien à Rabat. Et ses relations avec Paris sont au plus bas depuis l’été 2024 et la reconnaissance par la France du plan marocain.Après l’annonce spectaculaire en 2020 par Donald Trump du soutien américain à cette proposition en échange d’une normalisation de ses relations avec Israël, le Maroc a obtenu successivement l’appui d’une série de pays dont l’Espagne, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.Le représentant du Front Polisario à New York, Sidi Omar, soulignant que le vote du Conseil ne représente pas une “reconnaissance de l’occupation militaire marocaine”, a lui qualifié le plan de Rabat de “parodie” qui ne “vaut pas plus que le papier sur lequel il est écrit”.”Le Front Polisario réaffirme la détermination sans faille du peuple sahraoui dans sa lutte contre la libération, la résistance” et “l’indépendance”, a-t-il déclaré à la presse, alors que le chef de la diplomatie du Polisario avait récemment indiqué qu’il serait prêt à accepter le plan uniquement si la population sahraouie le validait par référendum.L’ambassadeur russe Vassili Nebenzia, qui s’est abstenu, a lui espéré que la “charge de cowboy des Américains ne produise pas l’effet inverse en dégelant” le conflit.Lors d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité début octobre, Staffan de Mistura avait répété ses inquiétudes sur le “flou” du plan marocain, selon le texte de son discours vu par l’AFP.”Il est désormais crucial que le Maroc donne plus de détails et développe sa proposition”, y compris concernant “le principe d’autodétermination” du peuple sahraoui, avait-il insisté.La résolution adoptée vendredi prolonge d’autre part d’un an la mission de maintien de la paix de l’ONU au Sahara occidental (Minurso), tout en demandant au secrétaire général d’en réaliser d’ici six mois une “évaluation stratégique”.

Nucléaire: Trump répète vouloir mener des essais, sans clarifier ses intentions exactes

Donald Trump a réitéré vendredi son intention de reprendre les essais d’armes nucléaires, sans toutefois lever l’ambiguïté sur ce qu’il entendait exactement par cette annonce qui a suscité inquiétude et protestations dans le monde entier. Quand un journaliste de l’AFP lui a demandé s’il parlait de procéder à une explosion nucléaire souterraine, ce que les Etats-Unis ont fait pour la dernière fois en 1992, le président américain a répondu: “Je ne vais pas le dire”.”Vous le saurez très bientôt, mais nous allons procéder à des tests, oui. D’autres pays le font aussi. S’ils le font, nous le ferons aussi”, a-t-il déclaré à bord de l’avion présidentiel Air Force One.Jeudi, il avait annoncé avoir ordonné au Pentagone de “commencer à tester nos armes nucléaires sur un pied d’égalité” avec la Russie et la Chine.Le doute demeure depuis – à dessein ou non – sur son propos: parle-t-il d’essais d’armes capables de porter une tête nucléaire ou bien de la détonation même d’une charge nucléaire?Sa décision choc a suscité de vives protestations dans le monde. Dernier à réagir, l’Iran, accusé par les Occidentaux et Israël de développer l’arme atomique malgré ses démentis, a jugé que les Etats-Unis représentaient “le risque de prolifération le plus dangereux au monde”.C’est une “menace grave pour la paix et la sécurité internationales”, a déclaré sur X le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. “Le monde doit s’unir pour demander des comptes aux États-Unis”.- “Dissuasion crédible” -Des survivants japonais des bombes d’Hiroshima et Nagasaki en août 1945, uniques occurrences de l’usage de l’arme suprême et symbole depuis du tabou militaire absolu, se sont joints aux protestations.Les propos de Donald Trump vont “à l’encontre des efforts déployés par les nations pour construire un monde pacifique sans arme nucléaire et (sont) absolument inacceptables”, a ainsi dénoncé l’organisation Nihon Hidankyo dans une lettre à l’ambassade des Etats-Unis au Japon.A Kuala Lumpur, où il venait de rencontrer son homologue chinois, le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a justifié vendredi la décision par la nécessité d’avoir une “dissuasion nucléaire crédible”.”Reprendre les essais est une manière assez responsable, très responsable de le faire”, a-t-il estimé, sans lui non plus clarifier de quel type d’essais il s’agirait.Aucune puissance n’a procédé officiellement à un essai nucléaire depuis trois décennies – à l’exception de la Corée du Nord (à six reprises entre 2006 et 2017). La Russie (alors Union soviétique) n’en a plus conduit depuis 1990 et la Chine depuis 1996.Mais de nombreux pays, Etats-Unis en tête, effectuent régulièrement des tests de vecteurs – missiles, sous-marins, avions de chasse ou autres.Selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), la Russie dispose de 4.309 ogives nucléaires déployées ou stockées, contre 3.700 pour les Etats-Unis et 600 pour les Chinois. Ces chiffres excluent les ogives destinées à être démantelées.- “Escalade imprudente” -L’annonce de Washington intervient dans un contexte géopolitique incandescent, et alors que la rhétorique nucléaire revient périodiquement au premier plan depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.Ces essais “ne doivent jamais être permis”, a insisté jeudi Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. “Nous ne devons pas oublier l’héritage désastreux des plus de 2.000 essais nucléaires menés ces 80 dernières années”.Washington est signataire du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (Tice). Procéder à une explosion nucléaire en constituerait une violation flagrante.La décision de Donald Trump répond aux manoeuvres de Moscou: cette semaine, le président russe Vladimir Poutine s’est félicité de l’essai final réussi d’un missile de croisière d'”une portée illimitée”, puis de celui d’un drone sous-marin, deux engins à propulsion nucléaire selon Moscou.Mais le Kremlin a précisé jeudi qu’il s’agissait d’essais d’armes capables de porter une charge nucléaire et non de bombes elles-mêmes, disant espérer “que le président Trump en a été informé correctement”.Pékin, pour sa part, a émis le souhait que Washington respecte “sérieusement” ses obligations internationales et prenne “des mesures concrètes pour préserver le système mondial de désarmement et de non-prolifération”.  La Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (Ican), prix Nobel de la paix en 2017, a jugé “pas claires” les intentions américaines et dénoncé “une escalade inutile et imprudente de la menace nucléaire”.

G7 says it’s ‘serious’ about confronting China’s critical mineral dominance

The G7 announced two dozen new projects Friday aimed at reducing China’s dominance of critical mineral supply chains, as Canada’s energy minister vowed the alliance was “serious” about reforming the global market. The deals, announced as Group of Seven energy ministers concluded a meeting in Toronto, involve a range of metals essential to high-tech products, including the rare earth materials where China has built outsized control.The initial steps taken by the newly launched G7 Critical Minerals Production Alliance “sends the world a very clear message,” Canada’s Energy Minister Tim Hodgson told reporters.”We are serious about reducing market concentration and dependencies,” he said, referencing China. Ministers from Britain, Canada, France, Germany, Italy, Japan, and the United States met in Toronto after US President Donald Trump and China’s President Xi Jinping reached a deal that will see Beijing suspend certain rare earth export restrictions for at least one year.Rare earths are needed to make the magnets used in a range of sophisticated products, and the prospect of China limiting exports had rattled markets.China has overwhelming dominance in the processing of rare earths, and Hodgson conceded that broadening supply chains would take time. He said the goal was building systems that stretch from “from mine to magnet.””That doesn’t exist in the West today…It will take time,” he said. The 26 projects announced include partnerships across the G7 and its allies, but the United States has not initially signed on to a specific arrangement. – Non-market tactics -By US Energy Secretary Chris Wright, who attended the meeting, had earlier told reporters that Trump’s administration was in full alignment with G7 allies on countering China’s market influence. There was “no disagreement within the group,” Wright said. He also said the G7 will have to use “non-market” tactics to counter China’s position.”China, frankly, just used non-market practices to squish the rest of the world out of manufacturing those products, so it got strategic leverage. Everybody sees that now,” Wright told reporters.”We need to establish our own ability to mine, process, refine, and create the products that come out of rare earth elements,” Wright said.”We’re going to have to intervene and use some non-market forces.”Repeating a widely shared accusation made against Beijing, Wright said China had used its rare earth stockpiles to manipulate global prices.”As soon as you start to invest, someone floods the market and crushes the prices. (China has) chilled investments,” he said.