Turkey in talks over Gaza task force role: defence source

Turkey is in talks with its other countries over its potential participation in an international Gaza peacekeeping mission with its military “ready” if needed, a defence ministry source said Thursday. “We are continuing contact with our counterparts regarding our participation in the task force to be established in Gaza,” the source said. The task force will operate as part of the US-led Civil-Military Coordination Centre (CMCC) for monitoring the ceasefire, which is based in the southern Israeli town of Kiryat Gat and was inaugurated on Tuesday by US Vice President JD Vance.”The CMCC has been established to facilitate the formation of the Gaza task force. Under this structure, an International Stabilisation Force (ISF) will be set up that will be in charge of monitoring the ceasefire and preventing conflict,” the source said.”For now, nothing is confirmed about the level of Turkey’s participation in such structures but it will probably be confirmed next week.”Asked if the Turkish military would participate, the source said it had “experience from previous peace missions” and was “ready to undertake any task assigned to it.. to establish and maintain peace”. Israel’s relationship with Turkey has nosedived since the Gaza war started in October 2023 with Israeli adamantly opposed to a Turkish presence in Gaza — but the source said as a guarantor of the ceasefire deal, Turkey had leverage. “Israel might not be willing to accept Turkey’s presence but there is an agreement and Turkey is one of the guarantors,” the source said. Speaking at the inauguration of the CMCC on Tuesday, Vance also refused to rule out a Turkish presence. “We’re not going to force anything on our Israeli friends when it comes to foreign troops on their soil. But we do think that there’s a constructive role for the Turks to play, and frankly, they’ve already played a very constructive role,” he said. – Medical rescue experts waiting -Meanwhile, Turkish disaster response specialists sent to help locate Palestinian and Israeli bodies, remained near Egypt’s border with Gaza on Thursday, awaiting Israeli authorisation to enter the territory. Asked about their status, the defence ministry source said there was “no clear information”. “Israel is not complying with its obligations and isn’t allowing in humanitarian aid, we hope they will let AFAD in to do its mission in Gaza as soon as possible,” the source said. The 81-member team from Turkey’s AFAD disaster management authority are waiting to enter with life-detection devices, trained search dogs and other search-and-rescue equipment.An AFP correspondent in Sheikh Zuweid, some 15 kilometres (nine miles) from the Rafah border crossing, saw several of them wearing t-shirts with the logo of Turkey’s UMKE national medical rescue team. They could be seen organising supplies in containers with the AFAD logo, some of which were marked “field hospital”.burs-bg-hmw/tw

Wall Street évolue dans le vert, les yeux rivés sur les résultats d’entreprises

Après une ouverture sans grand entrain, la Bourse de New York évoluait finalement dans le vert jeudi, les investisseurs décortiquant une nouvelle salve de résultats trimestriels en demi-teinte, sur fond d’espoirs de détente commerciale.Vers 14H00 GMT, le Dow Jones prenait 0,22%, le Nasdaq gagnait 0,54% et l’indice élargi S&P 500 prenait 0,18%.”Les résultats financiers sont le sujet principal” aujourd’hui, explique auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers.Après des performances décevantes du géant du “streaming” Netflix, le marché digère avec difficulté celles du spécialiste des véhicules électriques Tesla.Le groupe du milliardaire Elon Musk a subi une chute de 37% de son bénéfice net au troisième trimestre à 1,37 milliard de dollars, plombé par une hausse des dépenses opérationnelles et par les droits de douane. L’action Tesla chutait de 5,10% à 416,60 dollars.”Compte tenu de l’ampleur du dérapage, le titre se comporte plutôt bien”, estime toutefois M. Sosnick.”Les actions à très forte capitalisation continuent d’évoluer de manière timide”, observe aussi Patrick O’Hare, de Briefing.com, à l’image du géant des puces Nvidia (-0,05%) ou de Microsoft (-0,07%).Les investisseurs continuent de scruter les derniers développements commerciaux, “après des informations selon lesquelles l’administration Trump envisagerait d’imposer des restrictions drastiques à l’exportation de logiciels vers la Chine”, notent les analystes de Briefing.com.Donald Trump a affirmé mardi s’attendre à conclure un “bon” accord commercial avec Pékin, mais a toutefois averti que la rencontre prévue la semaine prochaine avec son homologue chinois Xi Jinping pourrait ne pas se produire.En ce qui concerne les droits de douane, “les opérateurs semblent préférer se concentrer sur les bonnes nouvelles”, note M. Sosnick et espèrent une détente des tensions entre Washington et Pékin.Côté indicateurs, la place américaine attend la publication vendredi de l’indice des prix à la consommation (CPI) pour septembre, repoussée en raison de la paralysie budgétaire (“shutdown”) qui frappe le pays.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’État américain se tendait, à 3,98% contre 3,95% mercredi en clôture.Au tableau des valeurs, le groupe informatique américain IBM reculait franchement (-5,00% à 273,12 dollars) malgré des résultats meilleurs qu’escompté.En cause: “la croissance de ses revenus liés au +cloud+ a ralenti, soulignant qu’avec des valorisations à des niveaux record, tout signe de faiblesse peut entraîner un recul”, expliquent les analystes de Briefing.com.La compagnie aérienne American Airlines progressait (+3,57% à 12,52 dollars) après avoir annoncé jeudi une perte nette moins creusée qu’attendu au troisième trimestre.Son chiffre d’affaires est resté quasi-stable (+0,3%) sur un an à 13,69 milliards de dollars.Le groupe pétrochimique américain Dow (+11,11% à 24,11 dollars) profitait de l’annonce d’un bénéfice net de 62 millions de dollars au 3T, après trois trimestres de perte.Les marchés s’attendaient à une nouvelle perte, cette fois de 269 millions de dollars.

Tour de France 2026: l’Alpe d’Huez, plutôt deux fois qu’une

L’Alpe d’Huez, ascension mythique du Tour de France, accueillera deux arrivées d’étape en 2026, dont celle terriblement difficile placée à la veille du terminus à Paris où la butte Montmartre sera une nouvelle fois au programme le 26 juillet.Chaque présentation de la Grande Boucle a son “effet waouh” et jeudi il a fallu attendre les derniers instants au Palais des Congrès de Paris pour découvrir le clou du spectacle de la 113e édition qui s’élancera le 4 juillet de Barcelone.En 2026, l’Alpe d’Huez, la célèbre montagne des Hollandais qui se transforme en discothèque à ciel ouvert au passage des coureurs, sera au menu deux jours de suite lors des 19e et 20e étapes.La première vendredi au départ de Gap se terminera par l’ascension classique des 21 virages venimeux. Le lendemain, le peloton passera par le col de Sarenne, une première dans le Tour, pour rallier la station iséroise (les quatre derniers km seront les mêmes) à l’issue d’une étape-reine démentielle (5.600 m de dénivelé positif !) empruntant aussi la Croix-de-Fer et le Galibier.”J’avais très envie qu’on arrive par le col de Sarenne mais on se disait qu’on ne pouvait pas aller à l’Alpe d’Huez sans passer par les 21 virages. Les gens ne le comprendraient pas. Le seul moyen était donc de le faire deux fois”, explique Christian Prudhomme, le directeur du Tour, à l’AFP.Spectaculaire, le projet n’est toutefois pas complètement inédit puisqu’il y avait déjà eu deux arrivées deux jours de suite à l’Alpe d’Huez en 1979. C’était à l’époque une décision prise à la dernière minute lorsque la station de Vars avait déclaré forfait, n’ayant plus les moyens de loger les coureurs et la caravane.- Suspense -Le Portugais Joaquim Agostinho, qui allait mourir quelques jours plus tard dans une chute sur une petite course au Portugal, avait gagné la première, et le Néerlandais Joop Zoetemelk la deuxième, sans parvenir à priver Bernard Hinault de son deuxième Tour de France.”En 1979, les organisateurs s’étaient repliés sur l’Alpe. Cette fois, c’est complètement voulu et ça tombe 40 ans après la victoire de Bernard Hinault main dans la main avec Greg LeMond”, insiste Prudhomme qui espère entretenir le suspense jusqu’au bout avec cette “avant-dernière étape XXL”.C’est d’ailleurs le sens de l’architecture générale de l’édition 2026, pensée pour éviter que Tadej Pogacar, en lice pour une cinquième victoire, ne plie le match trop vite.Après deux premiers jours et demi en Espagne et un contre-la-montre par équipes lors de la première étape à Barcelone, le peloton aura ainsi droit à une traversée “adoucie” des Pyrénées. Les trois étapes, dont celle inédite arrivant dans le magnifique cirque de Gavarnie en passant par le Tourmalet, y sont davantage dessinées pour des baroudeurs de la montagne que pour des purs grimpeurs.Le tracé rejoindra ensuite Bordeaux avant d’entamer une grande diagonale vers l’est, en passant par le Massif Central pour une étape de montagne très attendue au Lioran le 14 juillet, et le Jura.- Montmartre, “une évidence” -Dans les Vosges, le Markstein, qu’on ira chercher par le col inédit et tout juste asphalté du Haag, proposera une autre étape pour grimpeurs, tout comme celle arrivant au splendide plateau de Solaison, en Haute-Savoie, le dimanche 19 juillet.L’accent mis sur les massifs intermédiaires et ses pentes très raides à défaut d’être aussi longues que les cols des Alpes est une volonté assumée des organisateurs pour créer du spectacle.Le contre-la-montre de 26 km entre Evian-les-Bains et Thonon-les-Bains, au lendemain de la deuxième journée de repos, ne devrait pas bouleverser le classement général.”Le but est d’aller crescendo et de garder le plus grand panel possible de coureurs dans le coup”, souligne Prudhomme en citant des animateurs comme Ben Healy ou Kevin Vauquelin.Les étapes sont souvent courtes et le cumul des ascensions raisonnable.Il y aura tout de même près de 55.000 mètres de dénivelé au total, “dans la fourchette haute”, mais “c’est une montagne qui n’a été poussée à l’extrême qu’à la fin”, avec trois arrivées au sommet lors des quatre dernier jours, résume le directeur du Tour.A Paris, le triple passage comme en 2025 par la butte Montmartre sonnait lui comme “une évidence” pour le patron de la Grande Boucle, conforté à la fois par le spectacle offert et “notre meilleur pic d’audience de ces 25 dernières années” avec plus de 9 millions de téléspectateurs.Reste à tenir la promesse de plus de suspense. Car comme le dit le grimpeur français Valentin Paret-Peintre: “que le Tour soit dur ou moins dur va peut-être changer les minutes avec lesquelles il va gagner le Tour. Mais Pogacar reste dans tous les cas le grand favori.”

Tennis: l’Arabie saoudite obtient son Masters 1000 “dès 2028”

Cette fois, c’est officiel: l’ATP et la société chargée des investissements sportifs du riche fonds public saoudien (PIF) ont annoncé jeudi la création en Arabie saoudite “dès 2028” d’un dixième Masters 1000, après des années de rumeurs.Disputé sur dur, le tournoi sera programmé “en début de saison” dans une ville qui reste à définir – probablement la capitale Ryad – et durera “une semaine”, a précisé le président de l’ATP Andrea Gaudenzi lors d’un point presse à Paris. Les deux seuls tournois ATP (Doha et Dubai) disputés à ce jour dans le Golfe sont traditionnellement programmés en février.Le nouveau tournoi, qui ne sera pas obligatoire contrairement à la plupart des Masters 1000, pourrait être organisé à des dates proches.Pour la première fois depuis la création des Masters 1000 en 1990, un dixième tournoi va ainsi s’ajouter au calendrier dans cette catégorie qui regroupe les épreuves les plus importantes du circuit masculin après celles du Grand Chelem. Ce nouveau Masters 1000 sera “plus qu’un évènement: c’est une affirmation de nos ambitions” de faire de l’Arabie saoudite un lieu incontournable du sport mondial, affirme Danny Townsend, directeur général de Surj Sports Investment, le bras armé du PIF pour ses investissements sportifs.Si le montant investi pour obtenir l’organisation de ce nouveau Masters 1000 n’a pas été dévoilé, “le tennis a démontré ces dernières décennies qu’il générait un retour sur investissement” pour ses financeurs, a-t-il ajouté. Cet alourdissement du calendrier survient au crépuscule d’une saison marquée par les plaintes de certains joueurs quant au rythme exigeant du circuit ATP, dont les tournois s’étalent de janvier à novembre. “Notre système actuel a beaucoup d’avantages car il offre beaucoup de liberté, d’options aux joueurs” dans le choix des tournois qu’ils souhaitent disputer, argumente Andrea Gaudenzi.”L’inconvénient, c’est qu’ils ne peuvent évidemment pas jouer les Grand Chelem, les Masters 1000, les ATP 500 et les ATP 250 en plus des compétitions par équipes (Coupe Davis, Laver Cup, United Cup…) et des exhibitions comme le Six Kings Slam” qui a récemment réuni à Ryad Carlos Alcaraz, Jannik Sinner ou Novak Djokovic, contraint in fine à l’abandon. – Les ATP 250 menacés -L’Arabie saoudite a accru sa présence dans le sport mondial et notamment le tennis ces dernières années et accueille depuis 2024 à Ryad les Masters WTA, le tournoi qui réunit les huit meilleures joueuses de la saison écoulée sur le circuit féminin.Le PIF a aussi accolé son nom au classement ATP et noué des partenariats avec plusieurs Masters 1000 comme Indian Wells, Miami ou Madrid.”Le tennis est un des sports dont nous pensons qu’il va croître très rapidement”, explique une source saoudienne proche du dossier.”Il y a déjà beaucoup d’infrastructures en Arabie saoudite, le tennis parle aux jeunes générations… Ce sport coche tous les critères” pris en compte par le fonds public saoudien dans ses décisions d’investissement, poursuit-on de même source.Si la création d’un dixième Masters 1000 ne menace pas à court terme les neuf tournois déjà existants, selon Andrea Gaudenzi, les épreuves de plus petit calibre comme les ATP 250 sont davantage en péril.”Notre but est en définitive d’essayer de réduire le nombre de tournois”, affirme le président de l’ATP.”On a déjà commencé à le faire: quand j’ai pris mes fonctions début 2020, il y avait 38 ATP 250 au calendrier. Ce nombre a considérablement baissé depuis”, avec 30 tournois de cette catégorie programmés en 2025, fait remarquer Andrea Gaudenzi.L’annonce de la création d’un nouveau tournoi de cette catégorie survient d’ailleurs à deux jours du début des qualifications pour le Masters 1000 de Paris, qui vient de déménager dans une enceinte plus spacieuse après près de 40 ans à Bercy, dans l’est de la capitale.”Il y a neuf Masters 1000 dans le monde, un dixième en création”, soulignait mi-octobre le directeur du tournoi Cédric Pioline. “Nos collègues évoluent fortement depuis pas mal d’années, investissent beaucoup. Le contexte mondial fait que nous aussi, on devait continuer à respecter une forme de rythme imprimé par les autres” Masters 1000, jugeait-il auprès de l’AFP.

Libération du cycliste français Sofiane Sehili qui était détenu en Russie

Le cycliste français Sofiane Sehili, incarcéré depuis début septembre en Russie, a été libéré jeudi par la justice russe après avoir été condamné à une amende pour “franchissement illégal de la frontière” dans l’Extrême-Orient russe.”Il a d’abord été reconnu coupable de franchissement illégal de la frontière et condamné à une amende de 50.000 roubles (environ 530 euros)”, a déclaré à l’AFP par téléphone une porte-parole du service de presse unifié des tribunaux régionaux.Mais compte tenu du temps passé en détention provisoire, le cycliste de 44 ans a été “exempté du paiement de l’amende et libéré dans la salle du tribunal” de la localité de Pogranitchny, dans la région de Primorié (Extrême-Orient russe) où a eu lieu l’audience, a-t-elle précisé.La France a fait part de son “soulagement” via une déclaration du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères jeudi après l’annonce de la libération.Selon les images diffusées sur Telegram par ce service de presse des tribunaux, Sofiane Sehili, vêtu d’un pull et d’un pantalon bleus, a écouté le jugement dans une cage en métal réservée aux prévenus, avant d’être libéré.En France, sa compagne Fanny Bensussan a exprimé son soulagement, et dit à l’AFP dans un message transmis sur Instagram sa “hâte” d’être avec lui et de “pouvoir lui parler, de voir ses parents heureux de le retrouver”.Elle a également indiqué se réjouir de voir “que toute la communauté cycliste saute avec joie sur la nouvelle ce matin”.”J’ai été extrêmement soutenue pendant ces deux mois”, a-t-elle affirmé, saluant également “le travail incroyable” de leur avocate en Russie.”Elle a subi beaucoup de pression, tout en avançant seule. 63 jours de vélo, 51 jours en prison… Ca aurait pu être pire sans elle”, a relevé cette femme qui réside dans le département du Lot (sud-ouest de la France).Dans une publication sur sa page Instagram, Mme Bensussan affirme également: “Donnez-moi encore quelques jours pour organiser le retour de Sofiane. La prochaine update viendra de lui. Je retourne à mon vélo”.- Départ de Lisbonne -Contactée par l’AFP, l’avocate Alla Kouchnir n’était pas joignable dans l’immédiat.Accusé de “franchissement illégal de la frontière” russe, M. Sehili risquait jusqu’à deux ans de prison.Il avait été arrêté début septembre en Extrême-Orient russe, censé être l’étape finale de son record du monde de la traversée eurasienne à vélo. Il était depuis en détention provisoire dans l’attente de son procès.Le cycliste d’endurance français avait voulu pédaler en Russie depuis la Chine via un poste-frontière qui n’était franchissable qu’en train ou en autocar, selon un responsable d’une commission publique de contrôle des prisons, Vladimir Naïdine.Or, utiliser ces modes de transport aurait invalidé son record après plus de 60 jours et des milliers de kilomètres d’effort.Le sportif était parti de Lisbonne début juillet, et comptait traverser 17 pays pour arriver début septembre à Vladivostok, en Extrême-Orient russe.Fanny Bensussan avait indiqué en septembre à une chaîne de télévision française que le cycliste avait décidé de se présenter devant les douaniers, convaincu qu’ils le laisseraient tout de même passer à vélo, mais avait été arrêté.”Il ne pensait qu’à son exploit sportif”, avait-elle expliqué.Ancien documentaliste au magazine culturel français Télérama, Sofiane Sehili s’est spécialisé dans l’ultracyclisme, fait d’épreuves longues de plusieurs centaines ou milliers de kilomètres.Plusieurs ressortissants occidentaux ont été arrêtés en Russie depuis le début de l’offensive à grande échelle en Ukraine en 2022, et les relations diplomatiques entre Paris et Moscou sont glaciales.

Libération du cycliste français Sofiane Sehili qui était détenu en Russie

Le cycliste français Sofiane Sehili, incarcéré depuis début septembre en Russie, a été libéré jeudi par la justice russe après avoir été condamné à une amende pour “franchissement illégal de la frontière” dans l’Extrême-Orient russe.”Il a d’abord été reconnu coupable de franchissement illégal de la frontière et condamné à une amende de 50.000 roubles (environ 530 euros)”, a déclaré à l’AFP par téléphone une porte-parole du service de presse unifié des tribunaux régionaux.Mais compte tenu du temps passé en détention provisoire, le cycliste de 44 ans a été “exempté du paiement de l’amende et libéré dans la salle du tribunal” de la localité de Pogranitchny, dans la région de Primorié (Extrême-Orient russe) où a eu lieu l’audience, a-t-elle précisé.La France a fait part de son “soulagement” via une déclaration du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères jeudi après l’annonce de la libération.Selon les images diffusées sur Telegram par ce service de presse des tribunaux, Sofiane Sehili, vêtu d’un pull et d’un pantalon bleus, a écouté le jugement dans une cage en métal réservée aux prévenus, avant d’être libéré.En France, sa compagne Fanny Bensussan a exprimé son soulagement, et dit à l’AFP dans un message transmis sur Instagram sa “hâte” d’être avec lui et de “pouvoir lui parler, de voir ses parents heureux de le retrouver”.Elle a également indiqué se réjouir de voir “que toute la communauté cycliste saute avec joie sur la nouvelle ce matin”.”J’ai été extrêmement soutenue pendant ces deux mois”, a-t-elle affirmé, saluant également “le travail incroyable” de leur avocate en Russie.”Elle a subi beaucoup de pression, tout en avançant seule. 63 jours de vélo, 51 jours en prison… Ca aurait pu être pire sans elle”, a relevé cette femme qui réside dans le département du Lot (sud-ouest de la France).Dans une publication sur sa page Instagram, Mme Bensussan affirme également: “Donnez-moi encore quelques jours pour organiser le retour de Sofiane. La prochaine update viendra de lui. Je retourne à mon vélo”.- Départ de Lisbonne -Contactée par l’AFP, l’avocate Alla Kouchnir n’était pas joignable dans l’immédiat.Accusé de “franchissement illégal de la frontière” russe, M. Sehili risquait jusqu’à deux ans de prison.Il avait été arrêté début septembre en Extrême-Orient russe, censé être l’étape finale de son record du monde de la traversée eurasienne à vélo. Il était depuis en détention provisoire dans l’attente de son procès.Le cycliste d’endurance français avait voulu pédaler en Russie depuis la Chine via un poste-frontière qui n’était franchissable qu’en train ou en autocar, selon un responsable d’une commission publique de contrôle des prisons, Vladimir Naïdine.Or, utiliser ces modes de transport aurait invalidé son record après plus de 60 jours et des milliers de kilomètres d’effort.Le sportif était parti de Lisbonne début juillet, et comptait traverser 17 pays pour arriver début septembre à Vladivostok, en Extrême-Orient russe.Fanny Bensussan avait indiqué en septembre à une chaîne de télévision française que le cycliste avait décidé de se présenter devant les douaniers, convaincu qu’ils le laisseraient tout de même passer à vélo, mais avait été arrêté.”Il ne pensait qu’à son exploit sportif”, avait-elle expliqué.Ancien documentaliste au magazine culturel français Télérama, Sofiane Sehili s’est spécialisé dans l’ultracyclisme, fait d’épreuves longues de plusieurs centaines ou milliers de kilomètres.Plusieurs ressortissants occidentaux ont été arrêtés en Russie depuis le début de l’offensive à grande échelle en Ukraine en 2022, et les relations diplomatiques entre Paris et Moscou sont glaciales.

Budget: le RN propose 36 milliards d’économies, principalement via des baisses de dépenses

Le RN a présenté jeudi son contre-budget pour 2026, proposant de réaliser 36 milliards d’euros d’économies pour réduire le déficit, avec dans le détail 50 milliards de baisse des dépenses et 14 milliards de baisses des recettes.”Remettre l’Etat à la bonne place, arrêter les dépenses inutiles, inefficaces, voire toxiques et surtout répondre aux préoccupations des Français”, tel est l’objectif du Rassemblement national, dont le contre-budget doit servir de “ligne directrice” durant les discussions budgétaires, a résumé la présidente du groupe des députés RN, Marine Le Pen.Le projet de budget du gouvernement propose un effort global d’une trentaine de milliards d’euros pour 2026, entre hausse des prélèvements (14 milliards) et économies de dépenses (17 milliards). Les députés discuteront à partir de vendredi en séance de la partie recettes du budget de l’Etat, qu’ils ont rejetée en commission dans la nuit de mercredi à jeudi.Le contre-budget RN liste 32,4 milliards de “dépenses inefficaces”. Parmi elles, la baisse de la contribution française à l’Union européenne (8,7), la baisse des moyens dévolus aux “agences et opérateurs” de l’Etat (7,7) et la baisse de l’Aide publique au développement (2,3). Le parti pousse le curseur plus loin que l’an dernier pour les deux premiers postes, où il envisageait des baisses de 5 milliards et 3,4 milliards d’euros.S’y ajoutent la suppression de 4,1 milliards de “dépenses inutiles”, dont 3,2 milliards de baisses des subventions aux associations.Autre poste d’économies (11,9 milliards): l’immigration, avec notamment l’obligation de cinq ans de travail à temps plein pour les étrangers qui souhaitent bénéficier d’un certain nombre de prestations de solidarité, ou la transformation de l’aide médicale d’État en aide médicale d’urgence.Côté recettes, le budget prévoit 45 milliards de baisses ou de suppressions d’impôts (baisse de la TVA sur les énergies, suppression de la TVA sur 100 produits de première nécessité…) et 31 milliards de recettes nouvelles (avec notamment un impôt sur la fortune financière, une taxe sur les superdividendes, ou encore un plan de lutte contre les fraudes). Il envisage 7 milliards de nouvelles dépenses, notamment avec le dégel des prestations sociales, mais aussi le financement de la réforme des retraites du RN (1,5 milliard). Sur la suspension de la réforme des retraites prévue par le gouvernement dans le projet de budget de la Sécurité sociale, “nous sommes pour”, a rappelé Mme Le Pen. Mais il y a dans les textes budgétaires du gouvernement “des choix que l’on ne peut pas soutenir”, a-t-elle aussi ajouté, sans préciser si le Rassemblement national pourrait s’abstenir sur le projet de budget de la Sécurité sociale pour laisser passer cette mesure. La France insoumise a opposé un tir nourri à ces propositions. Son chef de file Jean-Luc Mélenchon a notamment dénoncé sur X le “démantèlement des grandes agences de l’Etat”, “cinq milliards de coupes pour les collectivités”, et “vingt milliards de cadeaux fiscaux annoncés pour les grandes entreprises”.Le coordinateur de LFI Manuel Bompard a de son côté interpellé le RN sur les coupes claires dans “les subventions de l’Etat aux associations +ne relevant pas de l’intérêt général+”. “Lesquelles ? Quels sont les critères retenus?”, a-t-il demandé.