Madagascar: manifestations de joies en attendant la prise de parole du président

L’annonce d’une allocution du président malgache Andry Rajoelina, prévue lundi soir, suscite des espoirs de démission à Antananarivo parmi les milliers de manifestants encore réunis lundi, libres de défiler depuis le ralliement d’unités militaires samedi.Durant le week-end, Andry Rajoelina, dont la localisation est inconnue, a dénoncé “une tentative de prise du pouvoir illégale (…) actuellement en cours” dans cette île particulièrement pauvre de l’océan Indien, où une partie de l’armée a pris le parti d’un mouvement de contestation né le 25 septembre.Élu en 2018, puis réélu en 2023 lors d’un scrutin boycotté par l’opposition, il fait l’objet de rumeurs de fuite.Des remises gracieuses de peine ont été accordées lundi par décret présidentiel à une série de personnes, dont le Franco-Malgache Paul Maillot Rafanoharana, emprisonné depuis 2021 pour tentative de coup d’Etat, dont le cas était un point de crispation entre les deux pays. L’authenticité du document a été confirmée par une source proche de la présidence.Ce week-end, une unité militaire, le Capsat, qui avait joué un rôle majeur dans le coup d’État de 2009 d’Andry Rajoelina, à la suite déjà d’une mobilisation populaire, a appelé les forces de sécurité à “refuser de tirer” sur les manifestants, avant de rejoindre ces derniers dans le centre de la capitale malgache.”C’est tout bizarre, vu qu’on était habitués à toujours être pourchassés et bombardés par des gaz lacrymogènes”, témoigne auprès de l’AFP Finaritra Manitra Andrianamelasoa, un étudiant en droit de 24 ans parmi les milliers de manifestants ayant rejoint lundi la place du 13-mai dans une ambiance de fête, devant l’hôtel de ville d’Antananarivo.Marchant au rythme d’une fanfare, le cortège a enflé à mesure qu’il approchait de ce lieu symbolique de l’histoire politique malgache, baptisé en hommage aux tués d’un soulèvement populaire en 1972 ayant conduit au départ du premier président.L’actuel chef de l’État doit s’adresser à la nation à 19H00 (16H00 GMT), d’après un communiqué diffusé lundi par ses services.”Nous attendons déjà qu’il s’excuse auprès de tous les Malgaches, parce qu’on a eu beaucoup de blessés. (…) Au tout début, ce qu’on demandait, c’était l’électricité, la liberté de s’exprimer, mais on attend actuellement sa démission”, assène Steven Mandimbiarivong Rasolonjanahary, 19 ans, un autre étudiant en droit.- “Plus de dinosaures” -“On attend sa démission mais le connaissant, je ne crois pas qu’il va dire ça”, pronostique Rotsinasandratra Lucas Hantamalala, étudiante de 20 ans. “Plus de dinosaures politiques s’il vous plaît, on en a assez vus”, exhorte-t-elle.Des soldats ont accompagné samedi dans le centre-ville de la capitale malgache des milliers de manifestants, les rejoignant à nouveau dimanche pour un rassemblement en hommage aux personnes tuées au cours des plus de deux semaines de manifestations.Le collectif à l’origine des manifestations, baptisé Gen Z, a appelé à un nouveau rassemblement plus tard lundi.Le mouvement de contestation, qui dénonçait au départ les coupures incessantes d’eau et d’électricité, s’est mué depuis en une contestation plus large du président Rajoelina, 51 ans, et de son clan.Les manifestants ont obtenu ce week-end le départ du décrié président du Sénat Richard Ravalomanana, ancien commandant de gendarmerie. Quant au troisième homme vilipendé par la rue, l’homme d’affaires et proche du chef de l’Etat Maminiaina Ravatomanga, il a fui dimanche matin à l’île Maurice voisine, comme l’a confirmé le gouvernement mauricien.Surnommé “Général Bomba” pour son recours généreux aux grenades lacrymogènes lors de la crise de 2009, Richard Ravalomanana était accusé par les contestataires d’être un des principaux acteurs de la répression des manifestations ces dernières semaines.Au moins 22 personnes ont été tuées au début des manifestations et plus d’une centaine blessées, d’après un bilan des Nations unies.Le chef de l’État a démenti des “chiffres erronés”, évoquant 12 morts, tous “des pilleurs, des casseurs”, selon lui.Madagascar, île à la population particulièrement démunie, a une longue histoire de soulèvements populaires suivis par la mise en place de gouvernements militaires.Au moins 80% des 32 millions d’habitants de Madagascar vivent avec moins de 15.000 ariary par jour (2,80 euros), le seuil de pauvreté de la Banque mondiale.

Duel emerges for Cameroon presidency as votes countedMon, 13 Oct 2025 14:57:29 GMT

Supporters of long-standing president Paul Biya and of opponent and former minister Issa Tchiroma Bakary both claimed Monday to be leading Cameroon’s presidential race as vote counting was under way. Biya, the world’s oldest serving head of state, is vying to extend his 43 years in power but former employment minister Tchiroma generated unexpected enthusiasm among …

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Trump à Charm el-Cheikh après avoir été accueilli en héros à Jérusalem

Donald Trump est arrivé en Egypte lundi pour coprésider un Sommet sur Gaza après avoir proclamé à Jérusalem la fin d’un “long cauchemar” pour les Israéliens et les Palestiniens, le jour de la libération des 20 derniers otages vivants en échange de prisonniers palestiniens.A l’origine du plan qui a instauré un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et prévoit de mettre fin définitivement à deux ans de guerre dans le territoire palestinien, le président américain a atterri à Charm el-Cheikh, avec près de trois heures de retard.M. Trump doit coprésider avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi un sommet sur Gaza, en présence de dirigeants de nombreux pays et du patron de l’ONU Antonio Guterres. Ni M. Netanyahu ni le Hamas n’y sont présents.Les pays médiateurs doivent signer à Charm el-Cheikh un document garantissant l’application du cessez-le-feu.Sur la place des Otages à Tel-Aviv, des scènes de liesse ont accueilli les libérations qu’Israël attendait depuis 738 jours.Certains avaient le visage grave, d’autres souriaient, beaucoup s’étreignaient.”C’est superbe et bouleversant que cela arrive enfin” a déclaré Shelly Bar Nir, 34 ans. “Nous nous battons depuis plus de deux ans: nos otages rentrent enfin chez eux”.Quelques heures plus tard à Ramallah en Cisjordanie occupée, une explosion de joie a accompagné l’arrivée des premiers cars transportant des prisonniers palestiniens libérés.Pour beaucoup, ces retrouvailles étaient les premières en liberté depuis des années, voire des décennies. “C’est un sentiment indescriptible, une renaissance”, a confié à l’AFP Mahdi Ramadan, un prisonnier libéré, encadré par ses parents.Plusieurs cars ont ensuite gagné Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, accueillis par des milliers de personnes qui agitaient le drapeau palestinien et celui du mouvement islamiste palestinien Hamas.Les 20 otages, libérés au quatrième jour du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, avaient été enlevés le 7 octobre 2023 pendant une attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien. La majorité des 251 personnes alors enlevées avaient été libérées lors de deux précédentes trêves.Cette attaque a déclenché en représailles une offensive israélienne qui a fait des dizaines de milliers de morts dans la bande de Gaza et provoqué un désastre humanitaire.- “La fin d’une guerre” -“Ce n’est pas seulement la fin d’une guerre, c’est la fin d’une ère de terreur et de mort”, a déclaré Donald Trump devant le Parlement israélien, où il a été ovationné.Il a estimé que cette journée marquait la fin d'”un long et douloureux cauchemar” pour les Israéliens mais aussi pour les Palestiniens, qu’il a appelés à “se détourner pour toujours de la voie du terrorisme”. Et d’annoncer “l’aube historique d’un nouveau Moyen-Orient”. M. Netanyahu a salué en Donald Trump le “meilleur ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison Blanche” et dit entrevoir, grâce à lui, la possibilité d’une conclusion rapide de nouveaux traités de paix entre Israël et des pays arabes.Lundi matin dans la bande de Gaza, un premier groupe de sept otages, puis un autre de 13, ont été remis à la Croix-Rouge internationale, dont les voitures ont pris la direction d’Israël sous l’oeil d’hommes en armes portant l’uniforme noir du Hamas, sans qu’aucune image des libérations ne filtre. Première étape du plan américain, le retour des 47 derniers otages retenus à Gaza, dont 27 sont morts, doit s’accompagner de la libération par Israël de 250 détenus pour des “raisons de sécurité”, dont de nombreux condamnés pour des attentats meurtriers anti-israéliens, et de 1.700 Palestiniens arrêtés à Gaza depuis octobre 2023.Aux termes du plan, le retour des otages vivants et des dépouilles devait s’achever 72 heures après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, soit lundi à 09h00 GMT. Mais le Forum des familles d’otages a déclaré que seuls quatre corps seraient ramenés lundi de Gaza.L’armée israélienne a indiqué que la Croix-Rouge était en route pour aller récupérer un nombre non précisé de dépouilles, après que le Hamas a publié les noms de quatre otages dont il compte rendre les corps dans la journée.Parallèlement au retrait progressif déjà amorcé de l’armée israélienne, qui garde pour le moment le contrôle de 53% de la bande de Gaza, le plan Trump prévoit dans une phase ultérieure que le Hamas soit exclu de la gouvernance du territoire, où il a pris le pouvoir en 2007, et que son arsenal soit détruit.- “Chercher des repères” -Dans la bande de Gaza, des centaines de milliers de Palestiniens déplacés par la guerre ont regagné à la faveur du cessez-le-feu le nord du territoire, transformé en champ de ruines.Fatima Salem, 38 ans, peine à reconnaître son quartier à Gaza-ville. “Mes yeux n’arrêtaient pas de chercher des repères, mais rien n’était plus pareil, même les maisons des voisins n’étaient plus là.”Des camions chargés d’aide humanitaire ont commencé à entrer à Gaza, via Israël. D’autres attendent sur la frontière entre Gaza et l’Egypte.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles.Depuis lors, 67.869 Palestiniens ont été tués dans l’offensive israélienne sur la bande de Gaza, selon les chiffres du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugés fiables par l’ONU.

Trump à Charm el-Cheikh après avoir été accueilli en héros à Jérusalem

Donald Trump est arrivé en Egypte lundi pour coprésider un Sommet sur Gaza après avoir proclamé à Jérusalem la fin d’un “long cauchemar” pour les Israéliens et les Palestiniens, le jour de la libération des 20 derniers otages vivants en échange de prisonniers palestiniens.A l’origine du plan qui a instauré un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et prévoit de mettre fin définitivement à deux ans de guerre dans le territoire palestinien, le président américain a atterri à Charm el-Cheikh, avec près de trois heures de retard.M. Trump doit coprésider avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi un sommet sur Gaza, en présence de dirigeants de nombreux pays et du patron de l’ONU Antonio Guterres. Ni M. Netanyahu ni le Hamas n’y sont présents.Les pays médiateurs doivent signer à Charm el-Cheikh un document garantissant l’application du cessez-le-feu.Sur la place des Otages à Tel-Aviv, des scènes de liesse ont accueilli les libérations qu’Israël attendait depuis 738 jours.Certains avaient le visage grave, d’autres souriaient, beaucoup s’étreignaient.”C’est superbe et bouleversant que cela arrive enfin” a déclaré Shelly Bar Nir, 34 ans. “Nous nous battons depuis plus de deux ans: nos otages rentrent enfin chez eux”.Quelques heures plus tard à Ramallah en Cisjordanie occupée, une explosion de joie a accompagné l’arrivée des premiers cars transportant des prisonniers palestiniens libérés.Pour beaucoup, ces retrouvailles étaient les premières en liberté depuis des années, voire des décennies. “C’est un sentiment indescriptible, une renaissance”, a confié à l’AFP Mahdi Ramadan, un prisonnier libéré, encadré par ses parents.Plusieurs cars ont ensuite gagné Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, accueillis par des milliers de personnes qui agitaient le drapeau palestinien et celui du mouvement islamiste palestinien Hamas.Les 20 otages, libérés au quatrième jour du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, avaient été enlevés le 7 octobre 2023 pendant une attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien. La majorité des 251 personnes alors enlevées avaient été libérées lors de deux précédentes trêves.Cette attaque a déclenché en représailles une offensive israélienne qui a fait des dizaines de milliers de morts dans la bande de Gaza et provoqué un désastre humanitaire.- “La fin d’une guerre” -“Ce n’est pas seulement la fin d’une guerre, c’est la fin d’une ère de terreur et de mort”, a déclaré Donald Trump devant le Parlement israélien, où il a été ovationné.Il a estimé que cette journée marquait la fin d'”un long et douloureux cauchemar” pour les Israéliens mais aussi pour les Palestiniens, qu’il a appelés à “se détourner pour toujours de la voie du terrorisme”. Et d’annoncer “l’aube historique d’un nouveau Moyen-Orient”. M. Netanyahu a salué en Donald Trump le “meilleur ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison Blanche” et dit entrevoir, grâce à lui, la possibilité d’une conclusion rapide de nouveaux traités de paix entre Israël et des pays arabes.Lundi matin dans la bande de Gaza, un premier groupe de sept otages, puis un autre de 13, ont été remis à la Croix-Rouge internationale, dont les voitures ont pris la direction d’Israël sous l’oeil d’hommes en armes portant l’uniforme noir du Hamas, sans qu’aucune image des libérations ne filtre. Première étape du plan américain, le retour des 47 derniers otages retenus à Gaza, dont 27 sont morts, doit s’accompagner de la libération par Israël de 250 détenus pour des “raisons de sécurité”, dont de nombreux condamnés pour des attentats meurtriers anti-israéliens, et de 1.700 Palestiniens arrêtés à Gaza depuis octobre 2023.Aux termes du plan, le retour des otages vivants et des dépouilles devait s’achever 72 heures après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, soit lundi à 09h00 GMT. Mais le Forum des familles d’otages a déclaré que seuls quatre corps seraient ramenés lundi de Gaza.L’armée israélienne a indiqué que la Croix-Rouge était en route pour aller récupérer un nombre non précisé de dépouilles, après que le Hamas a publié les noms de quatre otages dont il compte rendre les corps dans la journée.Parallèlement au retrait progressif déjà amorcé de l’armée israélienne, qui garde pour le moment le contrôle de 53% de la bande de Gaza, le plan Trump prévoit dans une phase ultérieure que le Hamas soit exclu de la gouvernance du territoire, où il a pris le pouvoir en 2007, et que son arsenal soit détruit.- “Chercher des repères” -Dans la bande de Gaza, des centaines de milliers de Palestiniens déplacés par la guerre ont regagné à la faveur du cessez-le-feu le nord du territoire, transformé en champ de ruines.Fatima Salem, 38 ans, peine à reconnaître son quartier à Gaza-ville. “Mes yeux n’arrêtaient pas de chercher des repères, mais rien n’était plus pareil, même les maisons des voisins n’étaient plus là.”Des camions chargés d’aide humanitaire ont commencé à entrer à Gaza, via Israël. D’autres attendent sur la frontière entre Gaza et l’Egypte.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles.Depuis lors, 67.869 Palestiniens ont été tués dans l’offensive israélienne sur la bande de Gaza, selon les chiffres du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugés fiables par l’ONU.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

A Paris, un jeu de rôles pour se préparer aux inondations

Après une brutale crue de la Seine, un immeuble du centre de la capitale doit être évacué en urgence. Ce scénario fait l’objet d’un exercice de simulation grandeur nature organisé par la mairie de Paris et auquel participent des riverains, des élèves et des secouristes pour préparer au risque d’inondation.Dans cet exercice fictif, Paris est inondée depuis deux mois, l’eau de la Seine se trouve à plus de 7 mètres et continue de monter.En salle de crise de la mairie de Paris, où une trentaine d’élus sont réunis autour d’une longue table rectangulaire, l’alerte est donnée: les précipitations rendent très probable le franchissement d’une crue centennale, à l’image de celle de 1910, quand le fleuve avait atteint 8,62 mètres au pont d’Austerlitz et paralysé la ville pendant plusieurs semaines.- 630.000 personnes touchées -Dans ce cas de figure, en Île-de-France, “630.000 personnes auront les pieds dans l’eau” et beaucoup d’autres “auront des conditions de vie très dégradées et il faudra sans doute les évacuer”, explique Béatrice Steffan, préfète et secrétaire générale de la zone de défense et de sécurité de Paris. Plus d’électricité, plus d’ascenseur, plus de chauffage… “Vous ne pourrez plus vivre à Paris”, même si votre logement est “éloigné de la Seine”, ajoute Pénélope Komitès, adjointe en charge de la résilience à la mairie de Paris et organisatrice de l’exercice. Pour s’y préparer, sapeurs-pompiers de Paris, secouristes et policiers municipaux se sont prêtés au jeu de rôles. Dans le 4e arrondissement, deux tentes de la Croix-Rouge et de la Protection civile ont été dressées, pour accueillir une cinquantaine de prétendus sinistrés pris au piège dans un immeuble situé à quelques mètres de la Seine.”J’ai six personnes dont quatre enfants en situation d’hypothermie”, lance dans son talkie-walkie Basile, chef de poste du centre de tri de la Croix-Rouge. Parmi eux, Noam, 9 ans et couverture de survie sur le dos, prend son rôle à cœur: “Là, j’ai un peu froid…”, dit-il aux secouristes.Plus spectaculaire, des habitants coincés au troisième étage du bâtiment sont évacués par la fenêtre par des pompiers, parfois en rappel à l’aide d’une civière ou bien dans une nacelle hissée par un camion.- Kit d’urgence -Enfants blessés, personnes en situation de handicap ou sans domicile fixe… Cette simulation permet de tester plusieurs types d’évacuation et la coordination entre les différents acteurs de la ville. Autre objectif: sensibiliser les Parisiens aux bons réflexes à adopter en cas de crue majeure. Si vous êtes en zone de risque inondation, “il faut avoir réfléchi à une situation de repli”, explique Daphné Maurel, directrice générale de la Protection civile Paris Seine. Il faut aussi avoir préparé son kit d’urgence “avec vos papiers d’identité, une radio avec des piles au cas où le réseau téléphonique tombe, une photocopie de vos contrats d’assurance, un peu d’eau”, ajoute-t-elle.  “Quand le préfet dit qu’il faut évacuer, il faut évacuer tout de suite”, complète l’adjointe à la mairie Pénélope Komitès, rappelant le risque de ne plus pouvoir partir ou de saturer les gymnases et autres sites réservés, en priorité, aux habitants sans solution de relogement immédiate.En parallèle de ce jeu de rôle, la préfecture de police a organisé à l’échelle de l’Île-de-France l’exercice “Hydros 2025″. Au métro Rome, près de la gare Saint-Lazare, la RATP s’est entraînée à monter un batardeau qui forme des parois étanches autour de la bouche de métro pour éviter le ruissellement des eaux de la surface vers les escaliers de la station.”En cas de crue centennale, seules les lignes de métro 2, 3 bis, 7 bis ne seraient pas impactées”,selon David Courteille, directeur technique de la gestion des actifs de la RATP.

A Paris, un jeu de rôles pour se préparer aux inondations

Après une brutale crue de la Seine, un immeuble du centre de la capitale doit être évacué en urgence. Ce scénario fait l’objet d’un exercice de simulation grandeur nature organisé par la mairie de Paris et auquel participent des riverains, des élèves et des secouristes pour préparer au risque d’inondation.Dans cet exercice fictif, Paris est inondée depuis deux mois, l’eau de la Seine se trouve à plus de 7 mètres et continue de monter.En salle de crise de la mairie de Paris, où une trentaine d’élus sont réunis autour d’une longue table rectangulaire, l’alerte est donnée: les précipitations rendent très probable le franchissement d’une crue centennale, à l’image de celle de 1910, quand le fleuve avait atteint 8,62 mètres au pont d’Austerlitz et paralysé la ville pendant plusieurs semaines.- 630.000 personnes touchées -Dans ce cas de figure, en Île-de-France, “630.000 personnes auront les pieds dans l’eau” et beaucoup d’autres “auront des conditions de vie très dégradées et il faudra sans doute les évacuer”, explique Béatrice Steffan, préfète et secrétaire générale de la zone de défense et de sécurité de Paris. Plus d’électricité, plus d’ascenseur, plus de chauffage… “Vous ne pourrez plus vivre à Paris”, même si votre logement est “éloigné de la Seine”, ajoute Pénélope Komitès, adjointe en charge de la résilience à la mairie de Paris et organisatrice de l’exercice. Pour s’y préparer, sapeurs-pompiers de Paris, secouristes et policiers municipaux se sont prêtés au jeu de rôles. Dans le 4e arrondissement, deux tentes de la Croix-Rouge et de la Protection civile ont été dressées, pour accueillir une cinquantaine de prétendus sinistrés pris au piège dans un immeuble situé à quelques mètres de la Seine.”J’ai six personnes dont quatre enfants en situation d’hypothermie”, lance dans son talkie-walkie Basile, chef de poste du centre de tri de la Croix-Rouge. Parmi eux, Noam, 9 ans et couverture de survie sur le dos, prend son rôle à cœur: “Là, j’ai un peu froid…”, dit-il aux secouristes.Plus spectaculaire, des habitants coincés au troisième étage du bâtiment sont évacués par la fenêtre par des pompiers, parfois en rappel à l’aide d’une civière ou bien dans une nacelle hissée par un camion.- Kit d’urgence -Enfants blessés, personnes en situation de handicap ou sans domicile fixe… Cette simulation permet de tester plusieurs types d’évacuation et la coordination entre les différents acteurs de la ville. Autre objectif: sensibiliser les Parisiens aux bons réflexes à adopter en cas de crue majeure. Si vous êtes en zone de risque inondation, “il faut avoir réfléchi à une situation de repli”, explique Daphné Maurel, directrice générale de la Protection civile Paris Seine. Il faut aussi avoir préparé son kit d’urgence “avec vos papiers d’identité, une radio avec des piles au cas où le réseau téléphonique tombe, une photocopie de vos contrats d’assurance, un peu d’eau”, ajoute-t-elle.  “Quand le préfet dit qu’il faut évacuer, il faut évacuer tout de suite”, complète l’adjointe à la mairie Pénélope Komitès, rappelant le risque de ne plus pouvoir partir ou de saturer les gymnases et autres sites réservés, en priorité, aux habitants sans solution de relogement immédiate.En parallèle de ce jeu de rôle, la préfecture de police a organisé à l’échelle de l’Île-de-France l’exercice “Hydros 2025″. Au métro Rome, près de la gare Saint-Lazare, la RATP s’est entraînée à monter un batardeau qui forme des parois étanches autour de la bouche de métro pour éviter le ruissellement des eaux de la surface vers les escaliers de la station.”En cas de crue centennale, seules les lignes de métro 2, 3 bis, 7 bis ne seraient pas impactées”,selon David Courteille, directeur technique de la gestion des actifs de la RATP.

Présidentielle au Cameroun: duel Biya/Tchiroma dans l’attente des résultats

Au lendemain du scrutin présidentiel qui a vu émerger un duel entre le président camerounais Paul Biya, au pouvoir depuis 43 ans, et son ancien ministre Issa Tchiroma Bakary, des militants de chaque camp revendiquent la victoire, alors que les résultats sont attendus d’ici deux semaines.”Nous demandons à tous de respecter les résultats issus des urnes dans chaque bureau de vote. C’est le seul que nous accepterons”, a souligné à la mi-journée sur Facebook Tchiroma, alors que des opposants craignent des fraudes favorisant M. Biya, 92 ans, réélu avec plus de 70% depuis plus de 20 ans et qui tient le pays d’une main de fer.Les autorités n’ont communiqué ni le chiffre de participation, ni la date prévue de publication des résultats, qui doivent être proclamés avant le 26 octobre par le Conseil constitutionnel. Lundi matin, les activités ont repris leur cours dans la capitale, même si des forces de sécurité ont été déployées à certains carrefours stratégiques, ont pu constater des journalistes de l’AFP. Dans le quartier de la Briqueterie, fief du candidat Tchiroma à Yaoundé, où des centaines de ses partisans scandaient “Au revoir Paul Biya, Tchiroma arrive” dimanche soir, Abdou Mana, 50 ans, reste “dans l’attente des résultats définitifs” annoncés par le Conseil constitutionnel. “On veut le changement mais on ne veut pas de problème”, temporise-t-il. Des partisans des deux camps respectifs commencent déjà à revendiquer leurs victoires en ligne. Des messages de félicitations ont même été adressés à Tchiroma Bakary, notamment par la coalition de partis Union pour le Changement 2025 qui l’avait désigné comme candidat consensuel de l’opposition mi-septembre, mais aussi d’Ateki Saxton qui avait retiré sa candidature au profit de Bello Bouba Maïgari, un autre ancien ministre.- Procès-verbaux et tableaux noirs -Le directeur de campagne de Tchiroma, Chris Maneng’s, joint au téléphone par l’AFP, attend néanmoins la compilation complète des procès-verbaux des observateurs qu’il affirme avoir placés dans 90% des bureaux de vote afin d’avoir “une approche statistique de cette victoire”. “Nous avons un lead dans la quasi-majorité des régions au Cameroun”, a-t-il déclaré.Dans la région du Nord, un vivier électoral important, dont le candidat Issa Tchiroma est originaire, des affrontements entre partisans et forces de l’ordre ont éclaté dimanche soir. S’il est autorisé de rendre public les procès verbaux de chacun des bureaux de vote, il est en revanche illégal de proclamer le résultat du vote avant le Conseil constitutionnel.”C’est la ligne rouge à ne pas franchir” a réitéré le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji, lors d’une conférence de presse dimanche soir, à l’issue d’une élection qui s’est déroulée selon lui “sans incident majeur”.En 2018, lors de la dernière présidentielle, Maurice Kamto, arrivé deuxième du scrutin et dont la candidature a été rejetée cette année, s’était proclamé vainqueur au lendemain du vote. Kamto avait ensuite été arrêté, et les rassemblements de ses partisans dispersés à coups de gaz lacrymogènes et canons à eau, et des dizaines de manifestants arrêtés – certains restent toujours emprisonnés.Par ailleurs, selon le code électoral, toute contestation du scrutin doit être adressée “dans un délai maximum de 72 heures à compter de la date de clôture du scrutin”. Mais les résultats risquent bien de ne pas être connus d’ici là: en 2018, les autorités électorales les avaient annoncés deux semaines après le vote.Des citoyens, soucieux de “surveiller leur vote”, ont assisté, téléphone et mode vidéo enclenché, aux dépouillements dans certains bureaux du pays à leur fermeture dimanche à 18H (17H GMT).Les images de procès-verbaux et de tableaux noirs sur lesquels étaient reportés les résultats des dépouillements ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Alimentant les revendications de victoire de l’un ou l’autre des protagonistes du duel de tête.

Dans la bande de Gaza, l’émotion au retour de prisonniers palestiniens

Chaises en ordre, bannières, haut-parleurs, le décor était prêt depuis des heures à Khan Younes dans le sud de la bande de Gaza et quand les cars pleins de Palestiniens libérés par Israël arrivent enfin en milieu d’après-midi, c’est l’explosion de joie.Le cortège de cars roule au pas, entouré d’une foule compacte, euphorique.Dans les étroites impostes coulissantes des bus, des hommes de tous âges vêtus de pulls en molleton gris des services pénitentiaires israéliens se bousculent pour tenter de passer la tête au dehors. Un homme se hisse pour saluer l’un d’eux alors que le véhicule roule encore. A leur descente des cars, certains sont chancelants, d’autres rayonnent en regardant tout autour d’eux ou s’agenouillent pour embrasser le sol, en pleurs. Puis, à pied, en fauteuil roulant ou épaulés par des membres du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à la chasuble blanche, ils rejoignent la cour du complexe hospitalier Nasser à Khan Younes, une grande ville de la partie méridionale du territoire palestinien, presque entièrement détruite par la guerre. Sur ce terrain vague sablonneux bordé de hangars, des centaines de personnes attendent depuis le matin le retour de proches. Drapeaux palestiniens mais aussi verts du Hamas et noirs de la branche armée du Jihad islamique (les Brigades al-Qods) étaient déployés dans la matinée, des hauts-parleurs crachent des odes à la liberté.Ces libérations surviennent à la faveur du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas qui est entré en vigueur vendredi à 09h00 GMT. Il fait partie de la première phase du plan négocié sous l’égide des Etats-Unis et destiné à faire taire durablement les armes, et prévoit la libération de 250 Palestiniens détenus pour des “raisons de sécurité” et 1.700 Palestiniens arrêtés à Gaza depuis le début de la guerre. Depuis plus d’un an, les organisations de défense des détenus dénoncent de mauvais traitements dans les centres de détention israéliens. Plusieurs prisonniers sont morts derrière les barreaux. Les autorités israéliennes affirment respecter la loi.De son côté, le Hamas s’est engagé à libérer les vingt otages israéliens vivants ainsi que les corps des 28 décédés. Le 7-Octobre, 251 personnes avaient été enlevées lors de l’attaque en Israël de commandos du groupe islamiste et de ses alliés. La plupart avaient déjà été libérées.- Hors caméra -Pour ces vingt Israéliens, c’est la fin du cauchemar de 738 jours de captivité dans le territoire ravagé par autant de jours de guerre. Aucune image en direct n’a filtré du moment où les otages ont été remis au CICR.En février, lors d’une précédente libération d’otages à Deir el-Balah (centre de la bande de Gaza), des otages pâles et émaciés avaient été contraints de s’exprimer devant la foule. La scène avait provoqué de l’indignation en Israël et au-delà.Avant le lever du jour, à Deir el-Balah (centre), des rangées d’autobus ont été alignées devant les bureaux du CICR, selon des images de l’AFPTV. Des images d’Al Jazeera ont  ensuite montré des véhicules de la Croix-Rouge franchir un portail devant lesquels se tenaient des combattants en treillis et armés.Dans les heures suivantes, le Forum des familles partage des vidéos et des photos des proches de Matan Zangauker, Nimrod Cohen, Ariel et David Cunio, en appel téléphonique. Sur les écrans de téléphone les otages sont apparus, flanqués de combattants le visage entièrement cagoulé, pour l’un armé. “Tu rentres à la maison, mon amour, je t’aime… Dieu merci, tu rentres à la maison, la guerre est finie”, glisse Einav Zangauker à son fils Matan, dans l’une de ces vidéos, avant que des médias israéliens ne diffusent des images des otages libérés. A Ramallah, en Cisjordanie occupée, des dizaines de prisonniers palestiniens ont été accueillis par une foule en liesse. “C’est un sentiment indescriptible, une renaissance”, décrit Mahdi Ramadan à l’AFP, un prisonnier tout juste libéré, encadré par ses deux parents.Embrassades front contre front et sanglots d’émotion lâchés dans une assemblée fébrile, pour beaucoup, c’étaient les premières retrouvailles, hors milieu carcéral, depuis des années, voire des décennies.

Dans la bande de Gaza, l’émotion au retour de prisonniers palestiniens

Chaises en ordre, bannières, haut-parleurs, le décor était prêt depuis des heures à Khan Younes dans le sud de la bande de Gaza et quand les cars pleins de Palestiniens libérés par Israël arrivent enfin en milieu d’après-midi, c’est l’explosion de joie.Le cortège de cars roule au pas, entouré d’une foule compacte, euphorique.Dans les étroites impostes coulissantes des bus, des hommes de tous âges vêtus de pulls en molleton gris des services pénitentiaires israéliens se bousculent pour tenter de passer la tête au dehors. Un homme se hisse pour saluer l’un d’eux alors que le véhicule roule encore. A leur descente des cars, certains sont chancelants, d’autres rayonnent en regardant tout autour d’eux ou s’agenouillent pour embrasser le sol, en pleurs. Puis, à pied, en fauteuil roulant ou épaulés par des membres du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à la chasuble blanche, ils rejoignent la cour du complexe hospitalier Nasser à Khan Younes, une grande ville de la partie méridionale du territoire palestinien, presque entièrement détruite par la guerre. Sur ce terrain vague sablonneux bordé de hangars, des centaines de personnes attendent depuis le matin le retour de proches. Drapeaux palestiniens mais aussi verts du Hamas et noirs de la branche armée du Jihad islamique (les Brigades al-Qods) étaient déployés dans la matinée, des hauts-parleurs crachent des odes à la liberté.Ces libérations surviennent à la faveur du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas qui est entré en vigueur vendredi à 09h00 GMT. Il fait partie de la première phase du plan négocié sous l’égide des Etats-Unis et destiné à faire taire durablement les armes, et prévoit la libération de 250 Palestiniens détenus pour des “raisons de sécurité” et 1.700 Palestiniens arrêtés à Gaza depuis le début de la guerre. Depuis plus d’un an, les organisations de défense des détenus dénoncent de mauvais traitements dans les centres de détention israéliens. Plusieurs prisonniers sont morts derrière les barreaux. Les autorités israéliennes affirment respecter la loi.De son côté, le Hamas s’est engagé à libérer les vingt otages israéliens vivants ainsi que les corps des 28 décédés. Le 7-Octobre, 251 personnes avaient été enlevées lors de l’attaque en Israël de commandos du groupe islamiste et de ses alliés. La plupart avaient déjà été libérées.- Hors caméra -Pour ces vingt Israéliens, c’est la fin du cauchemar de 738 jours de captivité dans le territoire ravagé par autant de jours de guerre. Aucune image en direct n’a filtré du moment où les otages ont été remis au CICR.En février, lors d’une précédente libération d’otages à Deir el-Balah (centre de la bande de Gaza), des otages pâles et émaciés avaient été contraints de s’exprimer devant la foule. La scène avait provoqué de l’indignation en Israël et au-delà.Avant le lever du jour, à Deir el-Balah (centre), des rangées d’autobus ont été alignées devant les bureaux du CICR, selon des images de l’AFPTV. Des images d’Al Jazeera ont  ensuite montré des véhicules de la Croix-Rouge franchir un portail devant lesquels se tenaient des combattants en treillis et armés.Dans les heures suivantes, le Forum des familles partage des vidéos et des photos des proches de Matan Zangauker, Nimrod Cohen, Ariel et David Cunio, en appel téléphonique. Sur les écrans de téléphone les otages sont apparus, flanqués de combattants le visage entièrement cagoulé, pour l’un armé. “Tu rentres à la maison, mon amour, je t’aime… Dieu merci, tu rentres à la maison, la guerre est finie”, glisse Einav Zangauker à son fils Matan, dans l’une de ces vidéos, avant que des médias israéliens ne diffusent des images des otages libérés. A Ramallah, en Cisjordanie occupée, des dizaines de prisonniers palestiniens ont été accueillis par une foule en liesse. “C’est un sentiment indescriptible, une renaissance”, décrit Mahdi Ramadan à l’AFP, un prisonnier tout juste libéré, encadré par ses deux parents.Embrassades front contre front et sanglots d’émotion lâchés dans une assemblée fébrile, pour beaucoup, c’étaient les premières retrouvailles, hors milieu carcéral, depuis des années, voire des décennies.

Les Etats-Unis commencent à ressentir les effets de la paralysie budgétaire

Paies de fonctionnaires gelées, musées et parcs nationaux fermés, trafic aérien touché: les Etats-Unis ressentent de manière croissante les effets de la paralysie budgétaire, qui entre lundi dans sa troisième semaine sans dénouement à l’horizon.Depuis le 1er octobre, les républicains de Donald Trump et l’opposition démocrate se trouvent dans l’impasse au Congrès, incapables de s’entendre sur un nouveau budget. L’Etat fédéral se trouve depuis lors en état de “shutdown”, avec des centaines de milliers de fonctionnaires mis au chômage technique.A court de fonds, les musées publics de Washington ont été forcés dimanche de fermer leurs portes pour la durée de la paralysie budgétaire. Certains parcs nationaux, comme celui des grottes de Carlsbad dans le Nouveau-Mexique (sud-ouest), sont également inaccessibles aux visiteurs depuis le début du “shutdown”.Et dans les aéroports, l’inquiétude grandit de voir s’allonger les files d’attente en raison d’un absentéisme croissant des contrôleurs aériens et des agents de la sécurité des transports.Qu’ils soient au chômage technique ou non, quelque deux millions de fonctionnaires fédéraux ne recevront pas leur salaire tant que le blocage perdurera. Un manque à gagner conséquent et une situation “très stressante”, a expliqué à l’AFP Marilyn Richards, une fonctionnaire fédérale du Missouri, dans le centre du pays.”La plupart des gens vivent au jour le jour, en comptant sur le prochain salaire pour payer les factures”, a-t-elle souligné.- “Otage” -En revanche, les plus de 1,3 million de militaires américains devraient obtenir leur paie mercredi comme prévu, après que Donald Trump a ordonné samedi d’utiliser certains fonds en ce sens, dans un message sur sa plateforme Truth Social.Dans un pays où les membres des forces armées tiennent une place particulière auprès du grand public, son message s’inscrit dans une volonté de gagner la bataille de l’opinion populaire.”Je ne laisserai pas les démocrates tenir en OTAGE nos militaires, et la sécurité entière de notre pays, avec leur +shutdown+ dangereux de l’Etat”, a ainsi ajouté le président.Au Congrès, les républicains proposent une prolongation du budget actuel, avec les mêmes niveaux de dépenses, tandis que les démocrates réclament une prolongation de subventions pour des programmes d’assurance santé à destination de ménages à bas revenus.Sans prolongation, les coûts d’assurance santé devraient plus que doubler pour 24 millions d’Américains qui utilisent le programme public “Obamacare”, selon KFF, un cercle de réflexion spécialisé sur les questions de santé.En raison des règles en vigueur au Sénat, plusieurs voix démocrates sont nécessaires pour adopter un budget, malgré une majorité républicaine.Mais Donald Trump rejette toute négociation avec l’opposition sur les questions de santé sans “réouverture” de l’Etat fédéral comme préalable.- “Ça ou rien” -Le chef des démocrates à la Chambre, Hakeem Jeffries, a réitéré dimanche que son parti était ouvert à la discussion avec la Maison Blanche et les responsables républicains au Congrès.”Malheureusement, ils ont pris la décision d’adopter une approche +c’est ça ou rien+”, a-t-il soutenu dans une interview avec Fox News.Le vice-président JD Vance a lui affirmé sur CBS News que la position des démocrates ne s’apparentait pas à de la négociation mais à une “prise d’otages”, et s’est lamenté du “chaos” engendré par la situation.Pour tenter de faire céder de plus en plus de sénateurs démocrates, Donald Trump a aussi multiplié les menaces.”Nous mettons fin à certains programmes dont nous ne voulons pas. Il se trouve que ce sont des programmes soutenus par les démocrates”, a-t-il déclaré dimanche à bord de l’avion présidentiel Air Force One, en route vers Israël.”Je pense qu’ils ont fait une erreur, je pense qu’ils ont fait une grosse erreur”, a-t-il ajouté à propos des démocrates.Vendredi, la Maison Blanche avait annoncé avoir commencé à licencier des fonctionnaires fédéraux. Plus de 4.000 d’entre eux, qui travaillent dans pas moins de sept ministères différents, ont d’ores et déjà reçu des avis de licenciement, selon un document judiciaire.