Lille: un homme mis en examen pour homicide routier, du protoxyde d’azote retrouvé

Un refus d’obtempérer, un choc mortel et du protoxyde d’azote retrouvé: un trentenaire a été mis en examen et placé en détention provisoire pour homicide routier après la mort dans la nuit de vendredi à samedi à Lille d’un homme de 19 ans.Mathis a été tué samedi à 4H48 du matin, en plein centre ville, près de la préfecture. “Percuté par un véhicule qui roulait à vive allure”, il est “décédé sur le coup avant l’arrivée des pompiers”, détaille Samuel Finielz, procureur de Lille, dans un communiqué.”Quelques mètres après l’accident, le mis en cause s’est arrêté et a tenté de prendre la fuite à pied avant d’être interpellé”, poursuit le procureur.Le conducteur présumé du véhicule, un homme âgé de 31 ans “connu pour des délits routiers”, a été mis en examen dimanche pour homicide routier avec trois circonstances aggravantes: violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité et de prudence, délit de fuite et refus d’obtempérer.”Des bouteilles de protoxyde d’azote ont été trouvées dans le véhicule”, ajoute le procureur, précisant que l’enquête permet pour l’heure d’établir “une consommation de protoxyde d’azote contemporaine de la conduite du véhicule”.Le suspect n’a pas reconnu les faits et a contesté avoir conduit le véhicule, précise le procureur. Filmées par un témoin, des images partielles du drame ont circulé sur TikTok.Mathis, adopté par un couple du nord de la France où il a grandi, “était quelqu’un de très enjoué, qui avait toujours le sourire, quelqu’un de solaire”, a décrit son père au quotidien local La Voix du Nord. Interrogé sur le drame, il appelle à ne “pas laisser passer ce genre de comportement”.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, en visite dans le Nord, a déploré un drame “intolérable”.Le conducteur “a refusé à deux reprises de s’arrêter, malgré les injonctions en ce sens des effectifs de police”. “C’est tout à fait intolérable, surtout que ça se traduit par un drame, la mort d’un jeune homme qui devait avoir 20 ans dans 48 heures”.- Des délits “en augmentation” -“Nous ne baisserons pas la garde, on ne laissera rien passer sur le refus d’obtempérer”, a-t-il ajouté, indiquant avoir donné comme instruction de “poursuivre les véhicules” et interpeller les conducteurs lors de ce genre de délits, “en augmentation” depuis le début de l’année selon lui.Pour Marine Le Pen, patronne des députés Rassemblement national, “ces drames insupportables et récurrents qui plongent des familles dans une douleur insondable doivent connaître une réponse pénale implacable”, a-t-elle écrit sur X.”J’exprime toute ma solidarité” aux proches de Mathis, a écrit sur le même réseau social le député LFI du Nord Ugo Bernalicis, qui assure avoir été “parmi les premiers à alerter sur la nécessité d’une véritable politique de prévention en matière de consommation, dotée de moyens à la hauteur des enjeux”.Concernant le protoxyde d’azote, “nous luttons contre le trafic de bonbonnes” mais “il faudra un moment s’interroger sur une modification des règles législatives sur la vente de ce type de produits”, a souligné Laurent Nunez.Le Sénat a voté en mars la pénalisation de l’usage détourné du protoxyde d’azote ou “gaz hilarant”, sans aller toutefois jusqu’à interdire totalement sa vente aux particuliers, comme l’avaient fait auparavant les députés. L’avenir de cette loi dépendra des négociations entre les deux chambres.Par ailleurs, comme d’autres villes, la mairie de Lille a pris en mai un arrêté interdisant l’utilisation, la vente ou la consommation de protoxyde d’azote sur la voie publique.La loi créant le délit d’homicide routier a été promulguée en juillet après un combat de plusieurs années des familles et associations de victimes.Avec ce délit, les responsables d’accidents mortels de la circulation accompagnés d’au moins une circonstance aggravante sont désormais poursuivis pour homicide routier.Lorsqu’un conducteur se rend coupable d’au moins deux de ces circonstances, il est passible de 10 ans d’emprisonnement.

Audiences: CNews bat à nouveau son record et atteint la barre des 4%

CNews a poursuivi son ascension comme première chaîne info de France en octobre en battant à nouveau son record d’audience mensuel, qui a désormais atteint la barre des 4%, selon les chiffres de Médiamétrie publiés lundi.Le précédent record (3,9% de part d’audience) de la chaîne dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré datait du mois …

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Gaza: des pays musulmans refusent toute tutelle sur le territoire palestinien

Sept pays musulmans réunis lundi à Istanbul pour discuter de l’avenir de Gaza ont insisté sur une gouvernance par les seuls Palestiniens, refusant qu’un “nouveau système de tutelle” soit imposé au territoire, après deux semaine d’un cessez-le-feu fragile.”Les Palestiniens doivent gouverner les Palestiniens et les Palestiniens doivent assurer leur propre sécurité”, a déclaré le chef …

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Mexique: manifestations après l’assassinat d’un maire à l’ouest du pays

Des centaines de personnes ont manifesté dimanche au Mexique pour réclamer justice après l’assassinat, la veille au soir, du maire d’une grande ville de l’Etat du Michoacan (ouest) gangréné par le trafic de drogues.Ils se sont rassemblées à Uruapan, ville d’environ 350.000 habitants dans une importante région agricole connue pour ses avocats et citrons, pour …

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Tanzanie: Samia Suluhu Hassan, présidente à l’élection tâchée de sang

Déjà accusée de diriger un régime répressif avant la présidentielle, Samia Suluhu Hassan, investie lundi, voit sa réputation se teinter de sang, après que des manifestations contre son régime ont été violemment réprimées, l’opposition dénonçant des centaines de morts.Lundi, le quotidien kényan “The Standard” titrait : “Massacre en Tanzanie”, avec des photos de corps en …

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A Corfou, la gestion des déchets dans une Grèce en retard sur le recyclage

Son téléphone portable collé à l’oreille, Kosmas Vasilas observe ses équipes vider des poubelles multicolores dans des camions sur l’île touristique de Corfou. Une initiative novatrice en Grèce où la gestion et le recyclage des déchets s’avèrent encore anarchiques.Dans ce pays, il est fréquent de jeter dans la rue matelas, appareils usagés, gravats, vieux meubles …

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Procès Le Scouarnec: la justice examine l’indemnisation des victimes

La cour criminelle du Morbihan a analysé lundi l’impact des violences sexuelles pour les centaines de victimes du pédocriminel Joël Le Scouarnec et pour leurs proches afin de les indemniser, ce qui prendra encore plusieurs mois.L’audience de quatre heures a débuté un peu avant 14H30 à Vannes par une minute de silence en hommage à Maxime Tessier, avocat de Joël Le Scouarnec lors du procès pénal, qui s’est suicidé en juillet à 34 ans.Les sommes cumulées des dommages et intérêts devraient atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.Quelques avocats ont plaidé pour mettre en avant les préjudices subis par leurs clients, victimes directes, parents ou proches, en présence d’un petit nombre de parties civiles et des journalistes.Certains avocats ont fait valoir des préjudices spécifiques: un préjudice juvénile défini “comme la perte d’insouciance”, ou encore un préjudice exceptionnel de “crime et délit sériels”. Il s’agit de “reconnaître que les victimes de Joël Le Scouarnec ont subi un préjudice unique”, a plaidé l’avocate Louise Aubret-Lebas, évoquant le déroulé de l’enquête et un procès de trois mois hors normes, ainsi qu’une forte exposition médiatique.Cette audience est “une nouvelle étape pour les victimes et covictimes” qui “entendent faire valoir toutes les conséquences engendrées sur leurs vies par les actes commis par le condamné”, notamment des parents et des proches. Ces derniers “doivent être reconnus dans les souffrances qu’ils ont endurées en raison des conséquences des agissements du condamné sur leurs enfants”, indique le Collectif de victimes de Joël Le Scouarnec dans un communiqué.L’ex-chirurgien de 74 ans n’était pas présent devant la cour criminelle, la même qui l’a jugé pour des viols et agressions sexuelles de 1989 à 2014 sur près de 300 victimes, en majorité des patients mineurs au moment des faits. Elle l’a condamné fin mai à la peine maximale de 20 ans de réclusion.Il était représenté par deux avocats commis d’office, Me Corentin La Selve et Me Esther Prouzet, après le suicide de Maxime Tessier et le retrait de son avocat historique, Thibaut Kurzawa.- Audiences supplémentaires -“Ca n’effacera rien”, a déclaré à la presse Manon Lemoine, porte-parole du Collectif de victimes en parlant des indemnisations, disant ne pas connaître une victime “qui aille bien”.”Joël Le Scouarnec aura laissé une empreinte indélébile”, a également souligné lundi dans sa plaidoirie Me Francesca Satta. “Mais, à ce jour, nous n’avons pas d’autre solution” pour reconnaître les préjudices subis par les victimes, a rappelé le ministère public à la fin de l’audience.Ces indemnisations peuvent toutefois permettre de couvrir des frais médicaux, d’un suivi psychologique ou encore compenser la difficulté à travailler.Les décisions de la cour criminelle concernant les dossiers examinés lundi seront rendues le 20 janvier 2026, a fait savoir lundi la présidente de la cour criminelle, Aude Buresi, sauf en cas de demande d’une expertise psychologique ou psychiatrique pour déterminer plus précisément le préjudice des parties civiles.Deux autres audiences se tiendront le 4 décembre et le 4 mai 2026 pour examiner d’autres dossiers.Les demandes d’indemnisation cumulées devraient s’élever “à plusieurs centaines de milliers d’euros”, or M. Le Scouarnec peut difficilement “disposer d’une capacité financière aussi importante”, relève son avocate Me Prouzet.Dans ce cas, les parties civiles peuvent demander au Fonds de garantie des victimes (FGTI) de les indemniser. Elles passent alors par la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi), qui évalue le montant du préjudice de manière autonome par rapport aux juges.Leur prise en charge “demeure à ce jour très inégalitaire et dépend trop du niveau d’informations accessibles”, déplore le Collectif de victimes de Joël Le Scouarnec.Des expertises par la Civi se sont mal passées, a aussi indiqué Manon Lemoine, qui dit rester “vigilant” pour la suite.

Procès Le Scouarnec: la justice examine l’indemnisation des victimes

La cour criminelle du Morbihan a analysé lundi l’impact des violences sexuelles pour les centaines de victimes du pédocriminel Joël Le Scouarnec et pour leurs proches afin de les indemniser, ce qui prendra encore plusieurs mois.L’audience de quatre heures a débuté un peu avant 14H30 à Vannes par une minute de silence en hommage à Maxime Tessier, avocat de Joël Le Scouarnec lors du procès pénal, qui s’est suicidé en juillet à 34 ans.Les sommes cumulées des dommages et intérêts devraient atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.Quelques avocats ont plaidé pour mettre en avant les préjudices subis par leurs clients, victimes directes, parents ou proches, en présence d’un petit nombre de parties civiles et des journalistes.Certains avocats ont fait valoir des préjudices spécifiques: un préjudice juvénile défini “comme la perte d’insouciance”, ou encore un préjudice exceptionnel de “crime et délit sériels”. Il s’agit de “reconnaître que les victimes de Joël Le Scouarnec ont subi un préjudice unique”, a plaidé l’avocate Louise Aubret-Lebas, évoquant le déroulé de l’enquête et un procès de trois mois hors normes, ainsi qu’une forte exposition médiatique.Cette audience est “une nouvelle étape pour les victimes et covictimes” qui “entendent faire valoir toutes les conséquences engendrées sur leurs vies par les actes commis par le condamné”, notamment des parents et des proches. Ces derniers “doivent être reconnus dans les souffrances qu’ils ont endurées en raison des conséquences des agissements du condamné sur leurs enfants”, indique le Collectif de victimes de Joël Le Scouarnec dans un communiqué.L’ex-chirurgien de 74 ans n’était pas présent devant la cour criminelle, la même qui l’a jugé pour des viols et agressions sexuelles de 1989 à 2014 sur près de 300 victimes, en majorité des patients mineurs au moment des faits. Elle l’a condamné fin mai à la peine maximale de 20 ans de réclusion.Il était représenté par deux avocats commis d’office, Me Corentin La Selve et Me Esther Prouzet, après le suicide de Maxime Tessier et le retrait de son avocat historique, Thibaut Kurzawa.- Audiences supplémentaires -“Ca n’effacera rien”, a déclaré à la presse Manon Lemoine, porte-parole du Collectif de victimes en parlant des indemnisations, disant ne pas connaître une victime “qui aille bien”.”Joël Le Scouarnec aura laissé une empreinte indélébile”, a également souligné lundi dans sa plaidoirie Me Francesca Satta. “Mais, à ce jour, nous n’avons pas d’autre solution” pour reconnaître les préjudices subis par les victimes, a rappelé le ministère public à la fin de l’audience.Ces indemnisations peuvent toutefois permettre de couvrir des frais médicaux, d’un suivi psychologique ou encore compenser la difficulté à travailler.Les décisions de la cour criminelle concernant les dossiers examinés lundi seront rendues le 20 janvier 2026, a fait savoir lundi la présidente de la cour criminelle, Aude Buresi, sauf en cas de demande d’une expertise psychologique ou psychiatrique pour déterminer plus précisément le préjudice des parties civiles.Deux autres audiences se tiendront le 4 décembre et le 4 mai 2026 pour examiner d’autres dossiers.Les demandes d’indemnisation cumulées devraient s’élever “à plusieurs centaines de milliers d’euros”, or M. Le Scouarnec peut difficilement “disposer d’une capacité financière aussi importante”, relève son avocate Me Prouzet.Dans ce cas, les parties civiles peuvent demander au Fonds de garantie des victimes (FGTI) de les indemniser. Elles passent alors par la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi), qui évalue le montant du préjudice de manière autonome par rapport aux juges.Leur prise en charge “demeure à ce jour très inégalitaire et dépend trop du niveau d’informations accessibles”, déplore le Collectif de victimes de Joël Le Scouarnec.Des expertises par la Civi se sont mal passées, a aussi indiqué Manon Lemoine, qui dit rester “vigilant” pour la suite.