A quatre jours de sa chute attendue, Bayrou défend un gouvernement qui ne se “défile” pas

Après avoir reçu le PS, plus que jamais au centre des discussions autour de sa succession, François Bayrou a de nouveau refusé toute concession jeudi soir, défendant un gouvernement qui “pour une fois” ne se “défile” pas face à la nécessité de redresser les finances publiques.”Ce n’est pas l’austérité qu’on plaide, on plaide un ralentissement des dépenses”, sans quoi “la dette continue à augmenter”, a-t-il une nouvelle fois tenté de convaincre au 20H00 de France 2, déclarant ne pas regretter avoir sollicité un vote de confiance au Parlement lundi qui s’annonce pourtant perdu d’avance.”Je suis inquiet de la situation du pays. Je suis inquiet de l’absence de prise de conscience et c’est pourquoi je vais plus loin qu’aucun gouvernement ne va jamais, en disant voilà, nous mettons en jeu la vie même du gouvernement”, a-t-il martelé. Tout en disant vouloir se battre jusqu’à “la dernière minute”, il a semblé esquissé la possibilité de sa sortie, en doutant que “des nominations” puissent avoir lieu dès le lendemain du vote. “Ca arrive à des gouvernements de tomber, et à des gouvernements très bien, vous savez”, a-t-il encore dit. Interrogé sur l’opportunité d’une dissolution, il s’est une nouvelle fois prononcé contre, car elle déboucherait selon lui sur “une assemblée encore plus divisée”. Dans la matinée, le Premier ministre a reçu le PS qui poursuit son offensive pour décrocher Matignon, renouvelant son offre de “discuter” sur la “base de travail” des propositions budgétaires des partis de gauche hors LFI, avec “toutes les forces du front républicain”.Les socialistes ont proposé un effort budgétaire deux fois moindre que les 44 milliards d’euros de François Bayrou. “C’est un projet juste, qui permet de remettre de la couleur dans nos vies”, a plaidé le premier secrétaire Olivier Faure, l’opposant au plan “dépressif” du Premier ministre.Le PS a aussi rappelé son engagement à ne pas recourir à l’article 49.3 de la Constitution, ce qui obligera à trouver des compromis avec a minima le bloc central pour faire passer des textes, et en premier lieu le budget.Mardi, le chef de l’État avait enjoint aux chefs de l’actuelle coalition gouvernementale (Renaissance, MoDem, Horizons, LR) de “travailler avec les socialistes”. Il a de nouveau appelé jeudi les forces politiques à faire preuve de “responsabilité” et à assurer la “stabilité”.Le chef des députés LR Laurent Wauquiez a lui assuré que son groupe ne censurerait a priori “ni un gouvernement PS ni un gouvernement RN” pour éviter “une instabilité catastrophique” après l’échec des gouvernements Barnier et Bayrou en moins d’un an.- “tambouille” -L’eurodéputé Raphaël Glucksmann a souhaité que le nouveau Premier ministre “annonce d’emblée une méthode (…), celle du compromis”. Mais, a-t-il prévenu, il s’agira surtout de “tenir” sur la base de quelques points d’accord jusqu’en 2027.La démarche des socialistes est toutefois accueillie avec méfiance par Stéphane Peu, président du groupe communiste: “Si c’est pour à tout prix créer une stabilité politique en renonçant à tous ses principes, (…) à ce moment-là on n’en sera pas”, a-t-il déclaré aux journées parlementaires du parti au Touquet.Et le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a lui exprimé sur X son dédain: “Heure après heure, se fait un glissement politicien vers une grande coalition de Glucksmann à Wauquiez avec le PS et la macronie. Les insoumis n’ont rien à voir avec cette tambouille”.LFI a donc décliné l’invitation des Ecologistes, qui ont réuni jeudi après-midi les autres représentants de gauche pour préparer l’après Bayrou. “Oui, la gauche et les écologistes se préparent à gouverner”, a déclaré la cheffe écologiste Marine Tondelier.Dans l’immédiat, François Bayrou est presque arrivé au terme de ses rencontres avec les partis politiques. Il doit encore recevoir le parti radical vendredi.Depuis lundi, la gauche, l’extrême droite, la majorité du petit groupe indépendant Liot et quelques députés LR ont promis de ne pas voter la confiance. S’ouvrira ensuite une période d’incertitudes. Emmanuel Macron n’ayant a priori ni l’intention de dissoudre l’Assemblée -comme le réclame le RN- ni de démissionner -comme le voudrait LFI et près de deux tiers des Français, selon un sondage publié jeudi-, il devra nommer un nouveau Premier ministre. Mais de quel bord et dans quel délai?

L’armée israélienne affirme contrôler 40% de la ville de Gaza

L’armée israélienne a affirmé jeudi avoir pris le contrôle de 40% de la ville de Gaza, la Défense civile locale faisant état de 64 morts dans les raids israéliens à travers le territoire palestinien ravagé par la guerre.Près de deux ans après le début de la guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, l’armée israélienne a intensifié ces dernières semaines ses bombardements et opérations au sol à Gaza-ville.Mais ni l’armée ni le gouvernement de Benjamin Netanyahu n’ont annoncé publiquement le début de l’offensive majeure pour s’emparer de cette ville, prévue dans un plan approuvé en août.Selon le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, parmi les 64 Palestiniens tués jeudi, 30 l’ont été dans les frappes à Gaza-ville (nord), présentée par l’armée comme le dernier grand bastion du Hamas dans le territoire palestinien. “Aujourd’hui, nous contrôlons 40% du territoire de Gaza-ville”, a indiqué le porte-parole de l’armée, Effie Defrin, dans une déclaration télévisée.”L’opération continuera à s’étendre et à s’intensifier dans les prochains jours (…) Nous allons accroître la pression sur le Hamas jusqu’à sa défaite”, a-t-il ajouté. Selon des estimations de l’ONU il y a quelques semaines, près d’un million de personnes vivent dans et autour de Gaza-ville. Des milliers de Palestiniens ont déjà fui le secteur.Mercredi, un responsable militaire a déclaré qu’Israël s’attendait à ce “qu’un million” de personnes fuient la ville en direction du sud.- “L’impensable a commencé” -L’armée israélienne contrôle aujourd’hui environ 75% de la bande de Gaza, un territoire de 365 km2 où elle assiège les quelque deux millions d’habitants plusieurs fois déplacés par la guerre. L’ONU y a déclaré la famine, ce que dément Israël.Le gouvernement Netanyahu a dit vouloir prendre le contrôle sécuritaire du territoire situé à la frontière sud d’Israël et faire cesser la menace du Hamas, qui y a pris le pouvoir en 2007.Il poursuit son offensive à Gaza malgré les fortes pressions en Israël comme à l’étranger, pour faire taire les armes et obtenir la libération des otages enlevés durant l’attaque du 7-Octobre.”L’impensable a déjà commencé”, a déclaré depuis al-Mawassi (sud) une porte-parole du Fonds de l’ONU pour l’enfance (Unicef), Tess Ingram, après un déplacement à Gaza-ville. “Sans un accès immédiat et accru à la nourriture (…) davantage d’enfants mourront de faim.”Quasiment tous les jours, la Défense civile à Gaza rapporte des dizaines de morts dans les opérations israéliennes. Mais compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans de la Défense civile et les informations des différentes parties.A Gaza-ville, une frappe sur des tentes de déplacés a fait cinq morts, dont trois enfants, selon M. Bassal.L’armée a indiqué à l’AFP avoir ciblé “un terroriste du Hamas” et “déploré toute atteinte à des civils innocents”.A l’extérieur de l’hôpital Al-Chifa de Gaza-ville, où les corps des victimes de la frappe ont été transportés, une femme caresse en pleurant la tête de son fils mort, allongé sur un brancard. “Pourquoi m’as tu quitté mon fils? Pourquoi? Pourquoi?”- “Ils tuent nos enfants” -Dans le secteur de Nousseirat (centre), M. Bassal a affirmé qu’une frappe israélienne avait touché des tentes de déplacés et tué sept personnes, dont trois enfants. L’armée a dit ne pas être au courant d’un raid dans ce secteur.”Ils nous affament, nous privent d’eau, nous déplacent et tuent nos enfants, tout cela sous les yeux du monde”, s’est exclamée Oum Nabil Al-Aish, une Gazaouie qui a perdu des proches dans le bombardement.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 restent otages à Gaza dont 25 sont décédées selon l’armée israélienne.La campagne de représailles israélienne a fait au moins 64.231 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. Les Affaires étrangères en Israël ont rejeté les propos de la commissaire européenne Teresa Ribera qui a évoqué un “génocide” à Gaza. Des enquêteurs indépendants de l’ONU et des ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont accusé Israël de perpétrer un génocide à Gaza.Par ailleurs, le Hamas a annoncé une rencontre jeudi à Doha entre de hauts responsables du mouvement avec le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, dont le pays est un ennemi juré d’Israël.

L’armée israélienne affirme contrôler 40% de la ville de Gaza

L’armée israélienne a affirmé jeudi avoir pris le contrôle de 40% de la ville de Gaza, la Défense civile locale faisant état de 64 morts dans les raids israéliens à travers le territoire palestinien ravagé par la guerre.Près de deux ans après le début de la guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, l’armée israélienne a intensifié ces dernières semaines ses bombardements et opérations au sol à Gaza-ville.Mais ni l’armée ni le gouvernement de Benjamin Netanyahu n’ont annoncé publiquement le début de l’offensive majeure pour s’emparer de cette ville, prévue dans un plan approuvé en août.Selon le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, parmi les 64 Palestiniens tués jeudi, 30 l’ont été dans les frappes à Gaza-ville (nord), présentée par l’armée comme le dernier grand bastion du Hamas dans le territoire palestinien. “Aujourd’hui, nous contrôlons 40% du territoire de Gaza-ville”, a indiqué le porte-parole de l’armée, Effie Defrin, dans une déclaration télévisée.”L’opération continuera à s’étendre et à s’intensifier dans les prochains jours (…) Nous allons accroître la pression sur le Hamas jusqu’à sa défaite”, a-t-il ajouté. Selon des estimations de l’ONU il y a quelques semaines, près d’un million de personnes vivent dans et autour de Gaza-ville. Des milliers de Palestiniens ont déjà fui le secteur.Mercredi, un responsable militaire a déclaré qu’Israël s’attendait à ce “qu’un million” de personnes fuient la ville en direction du sud.- “L’impensable a commencé” -L’armée israélienne contrôle aujourd’hui environ 75% de la bande de Gaza, un territoire de 365 km2 où elle assiège les quelque deux millions d’habitants plusieurs fois déplacés par la guerre. L’ONU y a déclaré la famine, ce que dément Israël.Le gouvernement Netanyahu a dit vouloir prendre le contrôle sécuritaire du territoire situé à la frontière sud d’Israël et faire cesser la menace du Hamas, qui y a pris le pouvoir en 2007.Il poursuit son offensive à Gaza malgré les fortes pressions en Israël comme à l’étranger, pour faire taire les armes et obtenir la libération des otages enlevés durant l’attaque du 7-Octobre.”L’impensable a déjà commencé”, a déclaré depuis al-Mawassi (sud) une porte-parole du Fonds de l’ONU pour l’enfance (Unicef), Tess Ingram, après un déplacement à Gaza-ville. “Sans un accès immédiat et accru à la nourriture (…) davantage d’enfants mourront de faim.”Quasiment tous les jours, la Défense civile à Gaza rapporte des dizaines de morts dans les opérations israéliennes. Mais compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans de la Défense civile et les informations des différentes parties.A Gaza-ville, une frappe sur des tentes de déplacés a fait cinq morts, dont trois enfants, selon M. Bassal.L’armée a indiqué à l’AFP avoir ciblé “un terroriste du Hamas” et “déploré toute atteinte à des civils innocents”.A l’extérieur de l’hôpital Al-Chifa de Gaza-ville, où les corps des victimes de la frappe ont été transportés, une femme caresse en pleurant la tête de son fils mort, allongé sur un brancard. “Pourquoi m’as tu quitté mon fils? Pourquoi? Pourquoi?”- “Ils tuent nos enfants” -Dans le secteur de Nousseirat (centre), M. Bassal a affirmé qu’une frappe israélienne avait touché des tentes de déplacés et tué sept personnes, dont trois enfants. L’armée a dit ne pas être au courant d’un raid dans ce secteur.”Ils nous affament, nous privent d’eau, nous déplacent et tuent nos enfants, tout cela sous les yeux du monde”, s’est exclamée Oum Nabil Al-Aish, une Gazaouie qui a perdu des proches dans le bombardement.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 restent otages à Gaza dont 25 sont décédées selon l’armée israélienne.La campagne de représailles israélienne a fait au moins 64.231 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. Les Affaires étrangères en Israël ont rejeté les propos de la commissaire européenne Teresa Ribera qui a évoqué un “génocide” à Gaza. Des enquêteurs indépendants de l’ONU et des ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont accusé Israël de perpétrer un génocide à Gaza.Par ailleurs, le Hamas a annoncé une rencontre jeudi à Doha entre de hauts responsables du mouvement avec le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, dont le pays est un ennemi juré d’Israël.

In face of US ‘threat,’ how does Venezuela’s military stack up?

With an ill-disciplined military and an outdated arsenal, Venezuela would be at a serious disadvantage in the event of an American invasion, experts say.President Nicolas Maduro has declared his country prepared for “a period of armed struggle in defense of the national territory” in the eventuality — widely deemed unlikely — of a US attack.But defeating the world’s mightiest military would be an “impossible” endeavor, said a retired Venezuelan general who spoke to AFP on condition of anonymity amid rising tension caused by a US deployment of warships in the south Caribbean.The economicaly troubled South American country has a ragtag collection of Russian fighter jets, Iranian drones, old French tanks and a German submarine, as well as an estimated 340,000-odd men and women in arms.Venezuela possesses 15 F16 fighter jets purchased from the United States in the 1980s, 173 French AMX-13 tanks, 78 British tanks, and a Sabalo submarine acquired from Germany in 1973. It has one operational Italian frigate; nine coastal patrol vessels, 25 armed speedboats and three landing vessels for 12 tanks and 200 personnel.In the 2000s, the country used the windfall from an oil boom to spend billions on its military under Maduro’s predecessor, Hugo Chavez.From Russia, it acquired 23 fighter jets, eight helicopters, 12 anti-aircraft missiles and 44 surface-to-air missile systems between 2006 and 2011 for a $11 billion price tag, according to Evan Ellis of the US Army War College’s Strategic Studies Institute.More recently, under Western sanctions since 2017, Caracas also bought eight Iranian Mohajer drones.”The problem is that if they are not coordinated, those military systems are useless,” said the general, who held several high-ranking positions during his career.”The Armed Forces do not train collectively to use all these land, air, and sea elements. Coordinating that without prior exercises, complicates the command of a complex operation.”The general also highlighted high levels of desertion and low recruitment rates.”Morale is far below what is expected for a conflict” situation, he said.- ‘Without due process’ -Maduro claims Venezuela has more than eight million militia members and reservists — equivalent to about a third of the population.Analysts say the figure is unrealistic.The International Institute of Strategic Studies (IISS) estimates the force at 123,000 soldiers, 220,000 militia — a civilian arm of the military — and 8,000 reservists. The economic collapse that saw an 80 percent drop in Venezuela’s GDP under Maduro, who took over from Chavez in 2013, also hit the military even though it is one of Maduro’s main sources of support. Military spending dropped to $3.9 billion dollars in 2023, according to the International Peace Research Institute (SIPRI), from a record $6.2 billion in 2013. Venezuela has petitioned the United Nations to intervene in what it has called a US threat to the country.On Wednesday, Caracas said the United States had “murdered 11 people without due process” after President Donald Trump announced US forces had killed “narcoterrorists” in a strike on a boat transporting drugs.Analysts have told AFP the US Caribbean deployment, which it labeled an anti-drug operation, was likely a show of force to put pressure on Maduro, whom it accuses of leading a drug cartel and whose last two reelections it does not recognize.Maduro fears he is the target of a regime change maneuver, but the International Crisis Group said in a report this week that “the task force dispatched to the vicinity of Venezuela is a fraction of what would be required for a full-scale intervention.”

US sues power company over deadly Los Angeles wildfire

The US government on Thursday filed multi-million dollar lawsuits against a major power company over wildfires in Southern California, including one of the huge blazes that tore through the Los Angeles area in January.The Department of Justice said it had no doubt that Southern California Edison was to blame for the Eaton Fire, which laid waste to Altadena, killing 19 people and destroying thousands of homes.”The lawsuits filed today allege a troubling pattern of negligence resulting in death, destruction, and tens of millions of federal taxpayer dollars spent to clean up one utility company’s mistakes,” said Acting United States Attorney Bill Essayli. “We hope that today’s filings are the first step in causing the beginnings of a culture change at Southern California Edison, one that will make it a responsible, conscientious company that helps -– not harms –- our community. “Hardworking Californians should not pick up the tab for Edison’s negligence.”The Eaton Fire was one of two blazes that ripped through greater Los Angeles in January, fanned by powerful winds.Firefighters battled for weeks from the ground and the air to tame the fires, which also hit the well-to-do area of Pacific Palisades.The fires, which together killed at least 31 people, left thousands of people homeless and created long-term health impacts for many more.Together, they are counted as one of the costliest natural disasters ever, anywhere in the world.In July Southern California Edison (SCE) said it would begin paying compensation to victims of the Eaton Fire, even before an official investigation concludes.For several months, the finger of blame has been pointing at an SCE powerline as the cause of the fire. Videos and witness accounts suggest that the equipment produced sparks that could have triggered the fast-moving conflagration.The company has previously admitted that it detected a fault on one of its transmission lines around that time.In a July filing with the US Securities and Exchange Commission, SCE reported it was “not aware of evidence pointing to another possible source of ignition.”The Justice Department said it would be seeking $40 million from SCE for the Eaton Fire, relating solely to costs to the federal government.A second lawsuit filed Thursday alleges sagging SCE power lines ignited the September 2022 Fairview Fire in San Bernardino County, east of Los Angeles.That blaze killed two people as it charred 14,000 acres (5,600 hectares) and destroyed dozens of buildings.”A majority of the fires in California are started by these utility companies that do not maintain the areas and the infrastructure around their transmission lines,” Essayli told reporters.”We want Edison to change the way it does business.”A spokesperson for SCE said the company would review the lawsuits and “respond through the appropriate legal channels.”

Israel military says controls 40 percent of Gaza City

The Israeli military on Thursday said it controls 40 percent of Gaza City, the largest urban centre in the Palestinian territory which it is preparing to conquer after nearly two years of devastating war.Israel has intensified in recent days its bombardments of the area of Gaza City, in the territory’s north, ahead of the planned offensive, despite mounting international pressure to halt the campaign.Gaza’s civil defence agency said Israeli strikes on Thursday killed more than 30 people in the city, out of at least 64 Palestinians killed across the Gaza Strip.As concern grows over the dire humanitarian conditions for Gaza’s population of more than two million, one of the European Union’s top officials called the war a “genocide” — a term strongly rejected by Israel, but which several governments and numerous rights groups have adopted.In a televised briefing, Israeli military spokesman Brigadier General Effie Defrin said that “we hold 40 percent of the territory of Gaza City”, adding that the offensive “will continue to expand and intensify in the coming days”.Defrin vowed to “increase the pressure” on Palestinian militant group Hamas, whose October 2023 attack on Israel sparked the war, “until it is defeated”.With the vast majority of Gazans already displaced at least once during the war, a senior Israeli military official told journalists on Wednesday that authorities expected the new offensive to push an estimated one million Palestinians south, away from Gaza City.The United Nations last month declared a famine in and around Gaza City, where it estimates nearly one million people live.- Basic services ‘collapse’ -Civil defence spokesman Mahmud Bassal said that an Israeli air strike on Thursday hit a tent sheltering a displaced Palestinian family in Gaza City, killing five people including three children.Contacted by AFP, the Israeli military said forces had targeted “a Hamas terrorist”, adding that it “regrets any harm caused to uninvolved civilians”.In Tel al-Hawa, the neighbourhood where the strike reported by the civil defence took place, AFP footage showed Palestinians outside damaged tents, clearing up scattered belongings.A pair of blood-stained pink slippers lay amongst the debris.Israa al-Basous, who lives there, recounted seeing the tent next to hers on fire.”My children and I were sleeping in the tent when we heard the sound of bombing. Shrapnel fell on us, and my four children started screaming,” she told AFP.At Gaza City’s Al-Shifa Hospital, where the dead and wounded were being received, bodies wrapped in white shrouds lay on the floor of the hospital’s morgue.One woman stroked the head of her dead son as his body lay outside on a stretcher.”Who are you leaving me to, son? Why? Why?” she wept.UNICEF spokeswoman Tess Ingram, briefing journalists from a visit to the Gaza Strip, said that “the unthinkable in Gaza City has already begun”, with escalating military operation leading to “the collapse of essential services”.”Without immediate and increased access to food… more children will starve,” she said.”Palestinian life is being dismantled here, steadily but surely.”- ‘Destroyed’ -European Commission vice president Teresa Ribera, speaking in Paris, called the war a “genocide” and slammed the 27-nation bloc for failing to act to stop it.”The genocide in Gaza exposes Europe’s failure to act and speak with one voice,” Ribera said, in remarks slammed by Israel as serving “Hamas propaganda”.Top EU officials have so far shied away from calling Israel’s actions a “genocide”.In central Gaza’s Nuseirat refugee camp, the civil defence said another Israeli air strike killed seven people including three children.The Israeli military said it was “not aware” of a strike there.AFP footage showed Yousef Suleiman, who said he lost relatives in the pre-dawn strike, walking through a bombed-out shelter where tattered scraps of material hung from tent poles.”The entire tent was destroyed, along with everyone inside,” he told AFP.Media restrictions in Gaza and difficulties in accessing many areas mean AFP is unable to independently verify the tolls and details provided by the civil defence agency or the Israeli military.Hamas’s October 2023 resulted in the deaths of 1,219 people, mostly civilians, according to an AFP tally based on Israeli figures.Israel’s retaliatory offensive has killed at least 64,231 Palestinians, most of them civilians, according to figures from the health ministry in Hamas-run Gaza that the United Nations considers reliable.A Hamas statement meanwhile said that top officials from the group, which is backed by Iran, met in Doha with Tehran’s Foreign Minister Abbas Araghchi to discuss efforts to bring the war to an end.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Plus de 2.200 morts dans le pire séisme de l’histoire récente en Afghanistan

Quatre jours après que la terre a tremblé dans l’est de l’Afghanistan, des centaines de corps ont encore été sortis jeudi des décombres, portant à plus de 2.200 morts le bilan du séisme, devenu le plus meurtrier de l’histoire récente du pays.Les rescapés des villages à flanc de montagne de la province de Kounar, celle qui compte la quasi-totalité des morts et des près de 4.000 blessés, passent une nouvelle nuit dehors, sous des abris de fortune ou sans abri du tout.Eboulements et glissements de terrain compliquent toujours l’accès aux zones les plus reculées, parfois déjà non desservies par des routes avant le séisme de magnitude 6, survenu dimanche vers minuit.Dans ces provinces orientales, à la lisière du Pakistan, la terre continue de bouger: une réplique de magnitude 5,6 et d’une profondeur d’à peine 10 km, avec pour épicentre la même région de Jalalabad, a été ressentie à des centaines de kilomètres à la ronde, jusqu’à Kaboul et Islamabad, ont constaté des journalistes de l’AFP.Il s’agit de la septième forte réplique depuis dimanche soir, qui fait replonger les sinistrés dans la peur.”Une vague continue de répliques dans l’est de l’Afghanistan terrifient des enfants qui ont perdu leur famille et leur maison”, a alerté l’ONG Save the children.- “En urgence” -Ces dernières 24 heures, les autorités talibanes ont recensé plus de 700 nouveaux décès.Ce bilan pourrait encore croître car “des centaines de corps ont été retrouvés dans les maisons détruites” au cours d'”opérations de recherche et de secours qui continuent”, prévient Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement.Le séisme a détruit environ 7.000 maisons dans les provinces de Kounar, de Laghman et de Nangarhar.”Il nous faut des tentes, de l’eau, de la nourriture et des médicaments en urgence”, lance à l’AFP Zahir Khan Safi, agriculteur de 48 ans dans le village dévasté de Mazar Dara, à Kounar.Installé dans un champ avec des centaines de familles, dans le village où plus aucune toilette n’est accessible, il raconte comment les hommes sont obligés de s’éloigner pour se soulager. “Les femmes attendent la nuit pour y aller”, sans être vues, poursuit-il.Plusieurs ONG ont indiqué à l’AFP avoir des tentes prêtes à être distribuées mais attendre de sécuriser un accès vers les zones sinistrées.Dans ces régions verdoyantes et agricoles, les habitants craignent la pluie et continuent de chercher leurs proches dans les gravats, comme à Shelt, dans la province de Kounar, rapporte un habitant, Khan Zaman Hanafi.Ici, dit-il à l’AFP, “on n’a pas seulement perdu sa maison, mais aussi le bétail et les fermes”.Depuis 1900, le nord-est de l’Afghanistan, à la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne, a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7.- Afghans expulsés du Pakistan -A la tête d’un des pays les plus pauvres au monde, les autorités talibanes, déjà confrontées à des séismes dévastateurs en 2022 et 2023, ont mobilisé des hélicoptères militaires pour évacuer des blessés et acheminer des vivres, mais assurent qu’elles ne pourront pas faire face seules.Mais l’ONU et les ONG ont été forcées depuis le début de l’année de réduire leur assistance aux Afghans en raison des coupes dans l’aide internationale, alors que le pays est confronté à une grave sécheresse et au retour de millions d’Afghans, chassés ou expulsés de pays voisins.L’OMS, qui a alerté sur le risque d’épidémies, a lancé un nouvel appel de fonds de quatre millions de dollars pour répondre aux besoins “immenses” après le séisme, tandis que l’ONU a déjà débloqué cinq millions de dollars.La Chine a annoncé jeudi débloquer six millions d’euros.Malgré le drame, le Pakistan a poussé au départ depuis lundi des milliers d’Afghans porteurs de cartes de réfugiés de l’ONU censées les protéger, ont rapporté à l’AFP des responsables des deux côtés de la frontière.Déjà, selon l’OMS, 270.000 Afghans récemment rentrés dans leur pays ont été affectés par le séisme.L’ONU a appelé le Pakistan à suspendre les expulsions, ce à quoi Islamabad n’a pas réagi dans l’immédiat.

Plus de 2.200 morts dans le pire séisme de l’histoire récente en Afghanistan

Quatre jours après que la terre a tremblé dans l’est de l’Afghanistan, des centaines de corps ont encore été sortis jeudi des décombres, portant à plus de 2.200 morts le bilan du séisme, devenu le plus meurtrier de l’histoire récente du pays.Les rescapés des villages à flanc de montagne de la province de Kounar, celle qui compte la quasi-totalité des morts et des près de 4.000 blessés, passent une nouvelle nuit dehors, sous des abris de fortune ou sans abri du tout.Eboulements et glissements de terrain compliquent toujours l’accès aux zones les plus reculées, parfois déjà non desservies par des routes avant le séisme de magnitude 6, survenu dimanche vers minuit.Dans ces provinces orientales, à la lisière du Pakistan, la terre continue de bouger: une réplique de magnitude 5,6 et d’une profondeur d’à peine 10 km, avec pour épicentre la même région de Jalalabad, a été ressentie à des centaines de kilomètres à la ronde, jusqu’à Kaboul et Islamabad, ont constaté des journalistes de l’AFP.Il s’agit de la septième forte réplique depuis dimanche soir, qui fait replonger les sinistrés dans la peur.”Une vague continue de répliques dans l’est de l’Afghanistan terrifient des enfants qui ont perdu leur famille et leur maison”, a alerté l’ONG Save the children.- “En urgence” -Ces dernières 24 heures, les autorités talibanes ont recensé plus de 700 nouveaux décès.Ce bilan pourrait encore croître car “des centaines de corps ont été retrouvés dans les maisons détruites” au cours d'”opérations de recherche et de secours qui continuent”, prévient Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement.Le séisme a détruit environ 7.000 maisons dans les provinces de Kounar, de Laghman et de Nangarhar.”Il nous faut des tentes, de l’eau, de la nourriture et des médicaments en urgence”, lance à l’AFP Zahir Khan Safi, agriculteur de 48 ans dans le village dévasté de Mazar Dara, à Kounar.Installé dans un champ avec des centaines de familles, dans le village où plus aucune toilette n’est accessible, il raconte comment les hommes sont obligés de s’éloigner pour se soulager. “Les femmes attendent la nuit pour y aller”, sans être vues, poursuit-il.Plusieurs ONG ont indiqué à l’AFP avoir des tentes prêtes à être distribuées mais attendre de sécuriser un accès vers les zones sinistrées.Dans ces régions verdoyantes et agricoles, les habitants craignent la pluie et continuent de chercher leurs proches dans les gravats, comme à Shelt, dans la province de Kounar, rapporte un habitant, Khan Zaman Hanafi.Ici, dit-il à l’AFP, “on n’a pas seulement perdu sa maison, mais aussi le bétail et les fermes”.Depuis 1900, le nord-est de l’Afghanistan, à la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne, a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7.- Afghans expulsés du Pakistan -A la tête d’un des pays les plus pauvres au monde, les autorités talibanes, déjà confrontées à des séismes dévastateurs en 2022 et 2023, ont mobilisé des hélicoptères militaires pour évacuer des blessés et acheminer des vivres, mais assurent qu’elles ne pourront pas faire face seules.Mais l’ONU et les ONG ont été forcées depuis le début de l’année de réduire leur assistance aux Afghans en raison des coupes dans l’aide internationale, alors que le pays est confronté à une grave sécheresse et au retour de millions d’Afghans, chassés ou expulsés de pays voisins.L’OMS, qui a alerté sur le risque d’épidémies, a lancé un nouvel appel de fonds de quatre millions de dollars pour répondre aux besoins “immenses” après le séisme, tandis que l’ONU a déjà débloqué cinq millions de dollars.La Chine a annoncé jeudi débloquer six millions d’euros.Malgré le drame, le Pakistan a poussé au départ depuis lundi des milliers d’Afghans porteurs de cartes de réfugiés de l’ONU censées les protéger, ont rapporté à l’AFP des responsables des deux côtés de la frontière.Déjà, selon l’OMS, 270.000 Afghans récemment rentrés dans leur pays ont été affectés par le séisme.L’ONU a appelé le Pakistan à suspendre les expulsions, ce à quoi Islamabad n’a pas réagi dans l’immédiat.