Ligue Conférence: Panichelli arrache un nul frustrant pour Strasbourg
Dominateur toute la partie mais en mal d’efficacité, Strasbourg a dû se contenter du match nul face aux Polonais de Jagiellonia Bialystok (1-1) arraché grâce à l’entrant Joaquin Panichelli, jeudi lors de la deuxième journée de Ligue Conférence.Malgré un onze de départ largement remanié, Strasbourg aurait pu connaître une soirée plus tranquille. Mais longtemps incapables de trouver la faille face au gardien du Jagiellonia, auteur de plusieurs arrêts décisifs, les Alsaciens ont concédé l’ouverture du score au retour des vestiaires. Ils ont dû s’en remettre à Panichelli, auteur d’un doublé face au Paris SG la semaine dernière, pour arracher un point.Entré à l’heure de jeu en compagnie de Valentin Barco et Diego Moreira, l’avant-centre argentin de 23 ans a délivré la Meinau d’un retourné acrobatique imparable dans les six mètres (79e). Le Racing a alors poussé dans les dernières minutes mais l’ultime rempart polonais Milosz Piekutowski s’est encore illustré dans le temps additionnel.Le gardien de 19 ans s’est montré dès la quatrième minute, impeccable devant une reprise de Sebastian Nanasi, qui n’avait plus joué depuis le mois d’août en raison d’une blessure à une épaule.Malmené par le pressing des Alsaciens, le leader du championnat de Pologne a fait le dos rond et a pu compter sur son gardien, encore décisif devant Félix Lemaréchal (28e) et Nanasi (49e).Dominateur mais stérile, et aussi un peu malchanceux à l’image du poteau trouvé par Kendry Paez (50e), Strasbourg s’est fait surprendre en début de seconde mi-temps. Sur un coup franc excentré, le défenseur Dusan Stojinovic a propulsé un ballon mal dégagé dans le but de Mike Penders, impuissant (52e).Avec ses entrants à l’heure de jeu, le Racing a d’abord peiné à se montrer plus dangereux avant que Panichelli ne trouve la faille. L’attaquant argentin, Martial Godo ou encore Lemaréchal ont eu l’occasion de donner l’avantage aux Strasbourgeois dans les ultimes minutes. Mais l’efficacité à encore manqué: un problème qu’il faudra corriger pour ramener des points d’un déplacement périlleux à Lyon dimanche.
Ado fauché en marge du Mondial: le chauffard condamné à 8 ans, la famille “déçue”
La cour criminelle de l’Hérault a condamné jeudi à huit années de prison le chauffard conduisant sans permis qui avait mortellement fauché Aymen, 13 ans, en marge de la dernière Coupe du monde de football, un verdict qui a profondément déçu la famille de l’adolescent.”L’avocat général avait proposé 12 ans, mais malheureusement la cour n’a retenu que huit” années, a réagi après le verdict Saïd, le frère aîné du jeune homme.”Nous sommes déçus par la décision. C’est une douleur qui se rajoute à celle que nous avons déjà. La justice a fait son travail et a décidé comme il le fallait, d’après elle, mais malheureusement, on n’est pas satisfaits”, a-t-il ajouté.Après une heure et demie de délibéré, la cour criminelle a reconnu William C., 23 ans, coupable de “violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner”, écartant la légitime défense.”Huit ans, pour des faits aussi grave, avec au bout la mort d’un enfant, c’est beaucoup trop peu. Et je ne suis pas sûr que ça conduise à une forme d’apaisement, notamment dans le quartier de la Paillade”, dans la banlieue de Montpellier, où le drame s’était déroulé, a réagi l’avocat de la famille d’Aymen, Marc Gallix.Dans son réquisitoire, l’avocat général, Robert Bartoletti, avait réclamé une peine de 12 années de réclusion criminelle, alors que William C. encourait jusqu’à 20 ans de prison.- “Drame absolu” -“C’est pas la faute à pas de chance, c’est la faute uniquement à son comportement”, avait estimé le représentant du ministère public, en évoquant le “drame absolu” de la perte d’un enfant.”Les magistrats ont tenté de trouver un juste équilibre entre la personnalité de l’accusé et les souffrances des parties civiles”, a réagi après le jugement l’un des avocats de l’accusé, Mikaël d’Alimonte.Le 14 décembre 2022, des dizaines de supporters arborant le drapeau marocain étaient descendus dans les rues du quartier de La Mosson/Paillade à Montpellier, à l’issue de la demi-finale remportée 2-0 par la France contre le Maroc. Au même moment, William C., alors âgé de 20 ans et qui n’avait pas le permis de conduire, a décidé d’aller fêter la victoire de la France avec la voiture de sa mère, drapeau tricolore accroché à la portière. Le jeune homme, illettré et sans emploi, s’était retrouvé bloqué à proximité des supporters du Maroc, qui le chahutent et arrachent son drapeau français.Il démarre alors en trombe, effectue un demi-tour sur les voies du tramway où se trouvent des dizaines de personnes et en percute trois, dont Aymen, qui mourra peu après, et en blesse légèrement un autre.Jeudi, il a réaffirmé que, pour lui, c’était un “accident”, mettant son geste sur le compte de la panique.”Vous pensez que ça va se passer comment, qu’on va sortir et boire le thé ensemble?”, avait lancé son autre avocat, Jean-Baptiste Mousset, en réponse à l’avocat-général, qui avait estimé que William C. n’avait jamais été réellement en danger ce soir-là.- “Cela ne nous rendra pas Aymen” -“Je le reconnais, je suis coupable, mais j’ai essayé de faire mon possible pour ne pas faire de mal. Je demande de me pardonner, excusez-moi, pardon, pardon…”, a répété l’accusé en s’adressant à la famille depuis son box.”Nous entendons que ce sont des excuses sincères, qu’il regrette vraiment. Ça n’excuse pas l’acte, ça ne nous ramènera pas le petit frère, mais ça nous touche”, a répondu Saïd lorsqu’il a été entendu par la cour.À la tête d’un snack situé à proximité du drame, il s’était rendu immédiatement sur les lieux, en compagnie de son père. “Un ambulancier essaie de lui faire un massage cardiaque. Malheureusement, il est mort dans les bras de mon père”, avait ajouté le grand frère.Le décès du jeune homme avait endeuillé Montpellier et un millier de personnes avaient défilé, roses blanches à la main, pour rendre hommage à l’adolescent. Sa mort avait aussi provoqué des échauffourées dans le quartier de la Mosson.
Pour l’experte de l’ONU Francesca Albanese, les sanctions américaines visent à la “salir”
La rapporteure spéciale de l’ONU pour les Territoires palestiniens, Francesca Albanese, a qualifié jeudi de “techniques mafieuses” visant à “salir” sa réputation les sanctions imposées par Washington pour ses critiques de la politique américaine dans la guerre à Gaza.Elle a annoncé, lors d’un entretien avec l’AFP en Afrique du Sud, qu’elle présenterait son rapport à l’Assemblée générale des Nations Unies depuis ce pays ces prochains jours, les sanctions de Washington l’empêchant de se rendre à New York.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio avait annoncé en juillet des sanctions à son encontre, taxant de “partiales et malveillantes” ses critiques ouvertes d’Israël et des Etats-Unis.”Je ne peux pas me rendre aux Etats-Unis”, a déploré Mme Albanese auprès de l’AFP. “Mes avoirs ont été gelés. J’ai une fille américaine, mon mari travaille pour une organisation basée aux États-Unis et toute la famille paie à cause de cela”, a regretté l’avocate italienne.”Les sanctions que les États-Unis m’ont imposées constituent un véritable affront, non seulement pour moi mais aussi pour les Nations unies”, a-t-elle jugé, les comparant aux “techniques mafieuses” de son pays natal : “Salir quelqu’un … pour le ou la dissuader de continuer à s’engager sur les questions de justice”.”Je me répète sans cesse qu’il ne s’agit pas de moi”, a-t-elle dit. “Il s’agit de défendre des gens qui sont victimes d’un génocide maintenant, et j’espère sincèrement que ce message continuera d’être entendu”.Francesca Albanese, mandatée par l’ONU mais qui ne parle pas en son nom, a fait l’objet de vives critiques de la part d’Israël et de certains de ses alliés au sujet de ses accusations selon lesquelles Israël commet un “génocide” à Gaza.Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, accusent également Israël de perpétrer un génocide à Gaza. Israël rejette ces allégations comme “mensongères” et “antisémites”.- “Complicité mondiale”‘ -“Je ne pense pas être clivante mais, bien sûr, il y a des gens qui sont très bien équipés et intéressés à ruiner ma réputation pour que ce mesage ne soit pas transmis”, fait valoir Francesca Albanese.Dans une version préliminaire de son rapport, titrée “Génocide à Gaza: un crime collectif” et mise en ligne sur le site de l’ONU, elle dénonce ce qu’elle juge être “un système de complicité mondiale” des Etat occidentaux dans le drame à Gaza.”Même lorsque la violence génocidaire est devenue visible, les États, principalement occidentaux, ont fourni et continuent de fournir à Israël un soutien militaire, diplomatique, économique et idéologique, alors même que (ce pays) a instrumentalisé la famine et l’aide humanitaire”, écrit-elle.Ces Etats “pourraient et devraient être tenus pour responsables d’avoir aidé, assisté ou participé à des actes” illicites, juge encore l’experte des droits de l’Homme dans ce texte.Alors qu’une trêve fragile est actuellement en vigueur dans le cadre d’un accord visant à mettre fin à deux ans de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, Francesca Albanese affirme que la communauté internationale et l’ordre multilatéral sont “mis à l’épreuve”.”Israël a poussé le monde à s’interroger sur sa capacité à prévenir un génocide, et jusqu’à présent nous avons échoué”.”La question est désormais : serons-nous tout aussi incapables d’arrêter le génocide et de le punir”, s’est-elle interrogée.- “Architecture financière” -L’experte de l’ONU sur les droits de l’homme se trouve actuellement en Afrique du Sud – pays qui a déposé une requête pour génocide contre Israël devant la Cour internationale de Justice – pour assister à la conférence annuelle Nelson Mandela le 25 octobre.La présentation de son rapport dans ce pays est “symbolique”, a déclaré Francesca Albanese, qui a comparé le traitement des Palestiniens par Israël au régime d’apartheid et de ségrégation raciale d’avant 1994.Mais l’Afrique du Sud, principal fournisseur de charbon d’Israël, figure dans son rapport sur la “complicité” des Etats.C’est “un révélateur du monde dans lequel nous vivons”, où “l’élimination, à terme, de l’architecture économique et financière qui soutient notre système et nos sociétés est au cœur du problème”.
White House warns of chaos at US airports as shutdown drags
US President Donald Trump’s administration sounded the alarm Thursday over potential turmoil at airports as the government shutdown threatens to drag into November, warning of ruined holiday plans for millions of Americans. With the standoff in Congress over health care spending now in its fourth week, Trump’s Republicans and the opposition Democrats are facing increasing pressure to end a crisis that has crippled public services.More than 60,000 air traffic controllers and Transportation Security Administration (TSA) officers are working without pay, and the White House warned that increasing absenteeism could mean chaos at check-in lines. Trump’s spokeswoman Karoline Leavitt told reporters the shutdown was already causing “severe impacts” at airports nationwide.”If the Democrats continue to keep the government closed, we fear there will be significant flight delays, disruptions and cancelations in major airports across the country this holiday season,” she said.Airport workers calling in sick rather than working without pay — leading to significant delays — was a major factor in Trump bringing an end to the 2019 shutdown, the longest in history at 35 days.In Congress, House Speaker Mike Johnson told a news conference that airport staffing shortages were now the reason for more than 50 percent of delays, a huge increase on the normal statistic of five percent.Some 19,000 flights were held up from Saturday to Monday, he said, warning that this rate was “only going to increase,” with airport workers taking on second jobs as Uber drivers or delivering food.”The longer the shutdown goes on, and as fewer air traffic controllers show up to work, the safety of the American people is thrown further into jeopardy,” he said.- Politically toxic -Transportation Secretary Sean Duffy, appearing alongside Johnson, said staff in control towers were voicing deepening anger over the shutdown, which has led to an estimated 1.4 million federal workers going without pay.”I want them coming to their facilities and controlling the airspace, but they’re having to make decisions about how they spend their time, to make sure they put food on their table, feed their kids and support their family members,” he said.With no end to the shutdown in sight, the gridlock is beginning to take a personal toll on lawmakers, who fly out of Washington most weekends to return to their home districts. During an earnings call with analysts on Thursday American Airlines CEO Robert Isom said Ronald Reagan Washington National Airport, five miles from the capital, had suffered “operating delays and issues with air traffic control.”After weeks of failed daily votes on a House-passed resolution to reopen the government, the Senate also rejected a bill Thursday to guarantee pay for troops and some federal employees who have been working for nothing. Republicans had hoped that a blockade on troop pay would be seen by some Democrats as politically toxic and might be a catalyst to finally break the party’s united stance on the shutdown. All but three Democrats voted against the bill, however, arguing that it would have given Trump too much sway over who gets paid and who doesn’t, while offering no help for 750,000 workers placed on enforced leave without pay. Democrats say the only path to reopening the government is a Trump-led negotiation over their demands to extend subsidies that make health insurance affordable for millions of Americans — the key sticking point in the standoff.But Trump has insisted he won’t negotiate with Democrats until the shutdown is over.
Trump says postponing federal ‘surge’ in San Francisco
US President Donald Trump said Thursday he was postponing a “surge” of federal forces into San Francisco, after repeatedly musing about sending troops into a city Republicans routinely paint as a crime-ridden hellhole.Trump said he had been readying to order action at the weekend but had been persuaded to step back after speaking to “friends of mine who live in the area” and to Mayor Daniel Lurie.Lurie “asked, very nicely, that I give him a chance to see if he can turn it around. I told him I think he is making a mistake, because we can do it much faster, and remove the criminals that the Law does not permit him to remove,” Trump wrote on his Truth Social website.”Therefore, we will not surge San Francisco on Saturday. Stay tuned!”Lurie, a Democrat who this week warned that masked immigration agents were using tactics designed to create a backlash, said Thursday he had told Trump San Francisco was on the up, and had been assured the federal government was stepping back.”The president told me clearly that he was calling off any plans for a federal deployment in San Francisco,” Lurie said.”Secretary of Homeland Security Kristi Noem reaffirmed that direction in our conversation this morning.”San Francisco serves as a shorthand in Republican circles for everything that is wrong with American cities.The tech hub features regularly on right-wing cable news as a place of spiraling criminality and consequence-free drug use among a rampaging population of homeless people.The reality is more nuanced: unlike a lot of American cities whose down-at-heel districts might be easily avoided, many of San Francisco’s problems are concentrated in an area next to the business district and near places popular with tourists.While this makes the behavior more visible, statistics reveal the city’s crime rates are plunging.Figures from the San Francisco Police Department and the California Department of Justice show the number of murders is at a seven-decade low, while robberies are down to levels not seen in 40 years.Along with an aggressive campaign to arrest and deport migrants using masked agents, Trump has angered Democratic Party-controlled cities like Los Angeles and Washington by sending in National Guard troops.His supporters say this is necessary to stem rising crime and should spread to other cities, but opponents say it is an authoritarian move intended to inflame tensions.
Meurtre d’Anaïs M., 18 ans: les vies “anéanties” des proches de la victime
Au procès à Créteil d’un jeune homme de 23 ans accusé d’avoir tué Anaïs M., 18 ans, après un différend lié au paiement d’un acte sexuel tarifé, deux proches ont raconté jeudi le “vide”, le “manque” et leurs vies “anéanties”.Sur des écrans de la salle de la cour d’assises du Val-de-Marne, des photos souvenirs de l’adolescente sont projetées dans un silence rompu par les mots de sa mère qui les décrit.Carole P., 48 ans, s’est avancée par la suite vers la barre. Elle ne restera que quelques secondes.”Je n’ai pas grand-chose à dire”, déclare-t-elle à la cour, abattue. “Cette ordure a anéanti notre vie. La mienne, celle de mes enfants, de tout le monde”.Derrière elle, la grand-mère d’Anaïs, Monique P., 74 ans, est dans un fauteuil roulant.”Ça nous a tous anéantis. Je n’ai plus de joie de vivre”, témoigne-t-elle à son tour, avant de dresser à propos de sa petite-fille le portrait d’une “gamine joyeuse, gentille, aimable”. Plusieurs jurés laissent couler des larmes.Le grand-père et le frère d’Anaïs auraient dû témoigner aussi jeudi. Mais “c’était insurmontable pour eux de venir”, explique à la cour Me Fabien Arakelian, avocat des parties civiles.À quelques mètres, dans le box de l’accusé, Lilian M. reste prostré. Le jeune homme, âgé de 18 ans à l’époque des faits, reconnaît avoir tué la victime mais conteste tout caractère intentionnel.”Comment envisagez-vous l’avenir?”, lui demande la présidente de la cour, Danièle Dionisi.”J’ai envie de sortir le plus tôt possible. Je sais que je n’ai pas loupé ma vie, mais va falloir commencer à se dépêcher parce que le temps passe vite”, lui répond l’accusé, l’air désinvolte.- “Décalage” -“Vous ne trouvez pas qu’il y a un total décalage (…) alors qu’on est en train de parler d’une jeune femme retrouvée morte entre deux voitures?”, s’offusquera plus tard Me Arakelian.Le 10 mai 2021, au petit matin, le corps d’Anaïs M. a été retrouvé par une livreuse de journaux sur un trottoir de Pontault-Combault (Seine-et-Marne), en banlieue parisienne.Quelques heures plus tôt, elle avait retrouvé dans la commune voisine du Plessis-Trévise (Val-de-Marne) Lilian M., qui l’avait contactée via une petite annonce par laquelle elle se prostituait.Lorsqu’elle le retrouve au domicile de ses grands-parents, ce dernier est alcoolisé. Tous deux descendent dans un parking souterrain. Après un début d’acte sexuel finalement interrompu, le jeune homme refuse de lui payer les 100 euros qu’il lui doit, et n’en propose que la moitié.Celle-ci proteste, il la frappe. Elle tombe par terre, il la relève en l’étranglant avec son bras droit et lui obstrue la bouche avec la main gauche.Alors qu’il comprend qu’elle est décédée, il reste une dizaine de minutes à côté d’elle sans tenter de la ranimer, bien qu’il soit titulaire d’un brevet de secourisme.”J’ai pensé à appeler les secours et je me suis dit que j’allais finir mes jours en prison. J’ai eu peur”, a expliqué jeudi l’accusé, vêtu d’une chemise blanche sous un pull beige, les cheveux châtain relevés en chignon et rasés sur les côtés.Vers 20H00, alors que les débats s’empêtraient, et que le jeune homme ne cachait plus son agacement après un échange redondant avec la présidente, Lilian M. lâche: “C’est pas grave, il est tard”.La présidente de la cour a immédiatement suspendu l’audience.Pour l’expert psychiatre, entendu mercredi en visioconférence, Lilian M. ne souffre pas de pathologie psychiatrique, mais présente un “handicap émotionnel” et une “agressivité paroxystique”.Le verdict est attendu vendredi. L’accusé encourt jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle.
Ligue Europa : Lyon reçu trois sur trois
Lyon a remporté difficilement sa troisième victoire en trois journées de Ligue Europa, jeudi au Groupama stadium, en s’imposant aux dépens du FC Bâle (2-0) et occupe la tête du classement de la phase de ligue, à égalité de points avec Braga.Corentin Tolisso a donné un avantage décisif à son équipe en profitant d’entrée d’un renvoi de sortie de but mal joué par l’équipe suisse (1-0, 3e) avant que le Portugais Afonso Moreira, entré à la 79e minute à la place Khalis Merah, ne soulage l’OL à la conclusion d’une attaque rapide (2-0, 90e). Recruté cet été, il a ainsi marqué pour la première fois avec l’Olympique lyonnais qui n’a toujours pas encaissé de but en C3.Après avoir ouvert la marque, l’OL qui renoue avec la victoire après deux défaites consécutives en championnat contre Toulouse (2-1) et Nice (3-1) avant de recevoir Strasbourg dimanche en Ligue 1, a mal négocié plusieurs offensives pour aggraver l’écart.Les Lyonnais ont eu pourtant quelques occasions. Martin Satriano, de la tête (42e) gardien Marwin Hitz s’est interposé deux fois sur des tentatives de Malick Fofana (47e, 51e). En fin de partie, un but d’Afonso Moreira a été refusé pour un hors jeu de Tyler Morton (84e). Et c’est sans compter une certaine maladresse dans le dernier geste avec 12 tirs non cadrés sur 18 tentés. Le FC Bâle aurait très bien pu prétendre obtenir au moins l’égalisation à 1-1 au cours d’un match d’un niveau moyen mais plutôt animé. Un tir de l’attaquant Albian Ajeti a été contré par Moussa Niakhaté (12e) alors que le gardien Dominik Greif a sauvé Lyon plusieurs fois sur des tentatives de Xherdan Shaqiri (26e), Leo Leroy (70e) ou Ibrahim Salah (77e).Clinton Mata a aussi été déterminant avec des sauvetages devant Ajeti (53e, 64e) et en fin de match, Adam Karabec a détourné un bon tir de Leroy filant au ras du poteau (88) juste avant le coup de grâce de Moreira.







