Thaïlande : fin du vote pour les législatives après une période d’instabilité

Les Thaïlandais ont voté dimanche pour une élection législative anticipée à laquelle l’opposition réformiste est donnée favorite, certains électeurs ayant particulièrement eu en tête le conflit frontalier avec le Cambodge au moment de glisser le bulletin dans l’urne.”Le bureau de vote est fermé”, a annoncé le responsable de l’un de ceux du quartier de Watthana, à Bangkok.Plus tôt, quelque 53 millions de Thaïlandais ont été appelés à voter dans un contexte économique morose. “La première chose à laquelle je veux que le prochain gouvernement s’attaque, c’est l’économie”, a déclaré à l’AFP Khunpueng Chabankoh, 44 ans, ancienne restauratrice devenue agent d’entretien après avoir contracté “beaucoup de dettes”, après avoir voté dans la capitale.Le pays d’Asie du Sud-Est est concurrencé par le Vietnam en pleine expansion, et son secteur touristique vital n’a pas retrouvé son niveau d’avant la pandémie.Le réformiste Parti du peuple est en tête des sondages mais a peu de chance de remporter la majorité absolue, ce qui ouvrirait la voie à des négociations post-électorales pour la formation d’une alliance.Et il risquerait fort de se voir barrer la route par une entente entre le parti conservateur Bhumjaithai et le parti populiste Pheu Thai, pressenti troisième, selon les analystes.  Le chef du Bhumjaithai et actuel Premier ministre Anutin Charnvirakul apparaît donc bien parti pour conserver son poste, auquel il a accédé en septembre après une période mouvementée où le pouvoir a évolué au rythme des dissolutions prononcées par la justice.- “Souveraineté” -Le prochain gouvernement devra en outre gérer un ancien conflit transfrontalier avec le Cambodge qui a dégénéré deux fois l’année dernière en affrontements meurtriers.”Chaque fois que des affrontements éclatent, tout le monde ici éprouve de la détresse”, a déclaré à l’AFP Yaowapa Panomram, 63 ans, depuis le bureau de vote de Buriram (est), ville natale d’Anutin Charnviraku. “Nous voulons la paix, mais nous devons aussi protéger notre souveraineté” et “je pense que le gouvernement actuel est sur la bonne voie”.Le Premier ministre sortant qui a redoublé de promesses nationalistes, a dit espérer que les électeurs “nous feront confiance”, après avoir voté dimanche. Le Parti du peuple, plébiscité par la jeunesse, préconise, lui, la fin de la conscription et la réduction du nombre de généraux. Son chef de file, Natthaphong Ruengpanyawut, a promis dimanche de “former le gouvernement du peuple”, anticipant une victoire de son camp.- Déjà-vu -Mais l’éventualité d’une alliance contre lui a des airs de déjà-vu. En 2023, le prédécesseur du Parti du peuple, Move Forward, avait créé la surprise en remportant les législatives. Mais son candidat avait été écarté du poste de Premier ministre, avant que la formation ne soit dissoute. Le Pheu Thai avait alors formé une coalition avec le Bhumjaithai, et placé deux chefs de gouvernement issus de ses rangs. Destituée par la Cour constitutionnelle l’an dernier pour des propos jugés trop conciliants envers Hun Sen, l’ex-Premier ministre cambodgien, la seconde, Paetongtarn Shinawatra, fille de Thaksin, a été remplacée par Anutin, troisième Premier ministre en deux ans.A 59 ans, ce riche héritier d’une famille qui a fait fortune dans le BTP a su manoeuvrer au gré d’alliances mouvantes ces deux dernières décennies pour collectionner les postes ministériels avant de prendre la tête du gouvernement.Le score du Pheu Thai s’annonce crucial: la formation de la figure dominante de la politique thaïlandaise depuis le début du siècle, Thaksin Shinawatra, espère minimiser son déclin et s’imposer en partenaire indispensable de toute coalition.”Aujourd’hui, la Thaïlande doit changer, votre voix compte, donc je voudrais inviter chacun de vous à venir voter”, a déclaré devant des journalistes à Bangkok le neveu de Thaksin, Yodchanan Wongsawat, prétendant au poste de Premier ministre issu du Pheu Thai.Un référendum également organisé dimanche doit permettre aux électeurs de se prononcer sur le principe d’une réforme constitutionnelle, mais aucune mesure spécifique n’est proposée.Depuis la fin de la monarchie absolue en 1932, le royaume a connu une douzaine de coups d’Etat militaires ainsi que des dissolutions de partis et destitutions régulières de Premiers ministres par la Cour constitutionnelle.La Constitution héritée du dernier coup d’Etat, en 2014, suivi de cinq années de régime militaire, accorde un pouvoir considérable à des institutions conservatrices comme la Cour constitutionnelle, qui contraignent la vie démocratique. 

Thailand votes after three leaders in two years

Thais voted Sunday in an election where progressive reformists were the clear opinion poll leaders but the incumbent conservative was expected to remain prime minister, extending the country’s political impasse.The Southeast Asian nation’s next government will need to contend with anaemic economic growth — the tourism sector vital but arrivals yet to return to their pre-Covid highs.Multibillion-dollar transnational cyberscam networks operate from several neighbouring countries, and a longstanding border dispute with Cambodia erupted into deadly fighting twice last year.”We need a strong leader who can protect our sovereignty,” said Yuernyong Loonboot, 64, the first voter to cast his ballot at a polling station in Buriram, the hometown of incumbent prime minister Anutin Charnvirakul.”Living here, the border conflict has made me anxious. War was never something we used to think about.”No party is forecast to win an outright majority, and coalition negotiations are expected to follow the results, expected later Sunday after polls closed at 5:00 pm (1000 GMT).The progressive People’s Party was the runaway leader in opinion polls ahead of the vote.But while its previous incarnation, Move Forward, won the most seats at the last poll three years ago, its candidate was blocked from the premiership and the party was later dissolved.Party leader Natthaphong Ruengpanyawut said after casting his ballot in Bangkok that he expected to “get the mandate from the people”.”We promise to the people that we’ll form the people’s government to bring policies that benefit all, not the few in the country,” he added.But ahead of voting day, political scientist Thitinan Pongsudhirak cautioned: “There are forces beyond the political arena in Thailand that call the final shots.”It’s not about the election, it’s about the dissolutions.”The Pheu Thai party of now jailed former prime minister Thaksin Shinawatra came second in 2023 and formed a coalition with the third-placed conservatives Bhumjaithai, only to have its prime minister removed by court order.He was succeeded by Thaksin’s daughter Paetongtarn, who was judicially ousted in turn before parliament anointed Bhumjaithai leader Anutin in September — the country’s third prime minister in two years.Thailand’s political history is replete with military coups, bloody street protests and judicial bans on prime ministers and parties.A constitution drafted under military rule following the last coup in 2014 gives significant power to institutions appointed by the senate, which is not directly elected.”People who are elected have been able to be undermined by people who are not elected,” said political scientist Napon Jatusripitak.”That’s not necessarily a good thing for a country where democratic experience has been turbulent.”- Populist handouts -Move Forward was dissolved after the constitutional court ruled its pledge to reform the strict royal insult law amounted to an attempt to overthrow the constitutional monarchy.The issue did not feature in the People’s Party campaign this time.Anutin told reporters he hoped voters would “trust us”. His Bhumjaithai party is second in the polls and analysts anticipate the conservative leader, who championed the legalisation of cannabis, could retain the premiership by again allying with Pheu Thai, now ranked third.Thailand’s most successful political party of modern times, Pheu Thai has fallen from grace after Paetongtarn was dismissed by the constitutional court over her handling of the Cambodia dispute, and with Thaksin jailed for corruption.His nephew Yodchanan Wongsawat, seeking to become the family’s fifth prime minister, said Sunday that “Thailand must change”, but pollster NIDA puts the party on just 16 percent, a far cry from its heyday.While Bhumjaithai touts its national defence credentials, especially after last year’s clashes with Cambodia, the People’s Party is advocating ending conscription and cutting the number of generals.All three major parties offer various populist handouts and socioeconomic policies, including Pheu Thai’s pledge to award nine daily prizes of one million baht ($31,000) each to boost the economy.A referendum ballot on Sunday also gives voters a chance to voice whether they want constitutional reform in principle, but with no specific measures on the table.

Municipales à Paris: les candidats exposent leurs engagements sur le vélo

Les candidats à la mairie de Paris, à l’exception de l’extrême droite, ont exposé vendredi soir devant des associations leurs engagements sur l’avenir du vélo dans la capitale, dont la pratique a explosé sous la mandature d’Anne Hidalgo.Presque une personne sur deux se déplace à vélo au moins une fois par semaine sur les 1.500 kilomètres de pistes que compte la ville, a rappelé en préambule Paris en selle, qui avait convié à son “grand oral” quatre des six candidats à l’Hôtel de ville, devant environ 250 personnes.”Depuis notre premier grand oral aux municipales de 2020, le nombre de cyclistes a triplé”, a expliqué à l’AFP Marion Soulet, porte-parole de l’association.Beaucoup reste à faire, alors que le plan vélo 2020-2026 adopté par la majorité sortante n’a été mis en oeuvre qu’à 40%: répondre à une demande croissante, rééquilibrer les aménagements entre l’Est et l’Ouest (moins bien doté), rendre les voies plus respirables pour cyclistes et piétons… Et mieux les sécuriser face aux “violences motorisées” qui concernent neuf cyclistes sur dix, en s’engageant sur un objectif “zéro mort, zéro blessé”, rappelle Paris en selle dont un militant, Paul Vary, a été écrasé par un SUV en 2024.Le candidat de la gauche unie hors-LFI Emmanuel Grégoire – le seul à être venu en personne – a présenté ses mesures pour un Paris “100% cyclable”, à commencer par la sécurisation des 15 voies de bus les plus fréquentées. L’ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo promet aussi une “coopérative” pour des locations abordables – notamment de “vélos cargos” – et la création d’une “vélo-école” dans chaque arrondissement.- Nouveau plan de circulation -Maud Gatel, venue représenter la candidate de LR et du MoDem Rachida Dati, a insisté sur “la qualité des aménagements” qui ont augmenté au détriment selon elle de la sécurité, en revoyant le plan de circulation.Rachida Dati veut “continuer à augmenter les kilomètres de pistes, en les portant à 1.800 km, avec un niveau de budget adapté pour réparer une voirie en mauvais état”, a critiqué l’élue du MoDem.La candidate de droite souhaite “enfouir le stationnement” des voitures pour “reconquérir de l’espace” au profit des vélos, des piétons et de la végétalisation. Mais sans réduire la place de la voiture, ce qui a agacé l’auditoire, réuni dans les locaux d’une fondation de la Cité universitaire.”On voit que certains sont gênés sur la réduction de la place de la voiture qui est pourtant essentielle pour faire une place au vélo”, a commenté Marion Soulet.Pour le candidat d’Horizons et Renaissance Pierre-Yves Bournazel, le haut-commissaire au Plan Clément Beaune a défendu la création d’une unité de police municipale spécialisée dans la lutte contre les infractions et le doublement du nombre de places de livraisons pour éviter qu’elles empiètent sur les pistes cyclables.Au nom du candidat “anti-pagaille”, il a aussi annoncé un plan “zéro nid de poule”, dont a été récemment été victime à vélo le présentateur de la matinale de RTL Thomas Sotto.   L’écologiste Emile Meunier, représentant la candidate Insoumise Sophia Chikirou, a également souligné la nécessité “d’actualiser le plan de circulation qui date de 2007”, et proposé la création d’un “service public du vélo”, avec la “reprise en régie municipale de Vélib'”.Les candidats ont chacun été appelés à s’engager sur les axes encore non pourvus ou à réaménager en priorité s’ils étaient élus en mars, citant pêle-mêle les boulevards des Italiens et Saint-Germain rive gauche, Magenta, Malesherbes ou encore l’avenue Ledru-Rollin rive droite.La candidate de Reconquête Sarah Knafo et celui du RN Thierry Mariani n’avaient pas été conviés.

Iran defies US threats to insist on right to enrich uranium

Iranian Foreign Minister Abbas Araghchi on Sunday ruled out Tehran ever giving up uranium enrichment in its negotiations with Washington, insisting it will not be intimidated by the threat of war with the United States.The minister, Abbas Araghchi told a forum in Tehran attended by AFP, that Tehran had little trust in Washington and even doubted that the US side was taking renewed negotiations seriously.   “Why do we insist so much on enrichment and refuse to give it up, even if a war is imposed on us? Because no one has the right to dictate our behaviour,” Araghchi “Their military deployment in the region does not scare us,” he said, referring to the arrival of an aircraft carrier, the USS Abraham Lincoln, in the Arabian Sea.The United States and Iran reopened negotiations on Friday, for the first time in years, in Oman.Iran is seeking to have US economic sanctions on the country lifted, in exchange for what Araghchi said at the forum could be “a series of confidence-building measures concerning the nuclear programme.”Western countries and Israel, thought to be the Middle East’s only country with nuclear weapons, say Iran is seeking to acquire a nuclear bomb, which the Islamic republic denies.”They fear our atomic bomb, while we are not looking for one. Our atomic bomb is the power to say ‘no’ to the great powers,” Araghchi said.- ‘Peace through strength’ -Araghchi’s comments came after US lead negotiators Steve Witkoff and Jared Kushner visited the aircraft carrier on Saturday, signalling the persistent threat of US military action against Iran.The US military’s Central Command (CENTCOM) said the two top officials visited the nuclear-powered vessel.In a social media post, Witkoff said the aircraft carrier and its strike group was “keeping us safe and upholding President Trump’s message of peace through strength”.The threat of war continues to hover over the negotiations, even as Trump called the talks “very good” and Iran’s President Masoud Pezeshkian posted on social media that they “constitute a step forward”. Following Friday’s first round in Oman, Trump signed an executive order calling for the “imposition of tariffs” on countries still doing business with Iran despite US sanctions.The United States also announced new sanctions against numerous shipping entities and vessels, aimed at curbing Iran’s oil exports.At the Tehran forum Sunday, Araghchi called into question the United States’ commitment to negotiations.”The continuation of certain sanctions and military actions raise doubts about the seriousness and readiness of the other side to conduct genuine negotiations,” he said. “We are monitoring the situation closely, assessing all the signals andwill decide on the continuation of the negotiations.”- Protests toll -Talks between the two arch enemies came amid a major US military buildup in the region in the wake of Iran’s crackdown on protests that began in late December, driven by economic grievances.The authorities in Iran have acknowledged that 3,117 people were killed in the recent protests, publishing on Sunday a list of 2,986 names, most of whom they say were members of the security forces and innocent bystanders.International organisations have put the toll far higher.The US-based Human Rights Activists News Agency (HRANA), which has kept a running toll since the onset of the protests, says it has verified 6,961 deaths, mainly of protesters, and has another 11,630 cases under investigation. It has also counted more than 51,000 arrests.

Kenya: le kala-azar, maladie méconnue et mortelle des zones arides

Pendant près d’un an, un kala-azar mal diagnostiqué a laissé Harada Hussein Abdirahman aux portes de la mort. La Kényane, malgré l’épreuve qu’elle a traversée, peut toutefois s’estimer chanceuse d’avoir survécu, tant cette maladie méconnue fait des ravages dans les régions africaines arides.Autre nom de la leishmaniose viscérale, le kala-azar – qui signifie “fièvre noire” en hindi – est dû à un parasite transmis par des moucherons, qui provoque fièvre, perte de poids et hypertrophie de la rate et du foie. C’est, après le paludisme, une des maladies parasitaires les plus meurtrières au monde. En l’absence de traitement, 95% des malades succombent.Harada Hussein Abdirahman, une grand-mère de 60 ans, pense avoir été piquée pendant qu’elle gardait du bétail dans le comté de Mandera, dans le nord-est du Kenya.Ce territoire presque aussi grand que la Belgique, frontalier de la Somalie et de l’Ethiopie, est un important foyer du parasite. Mais il ne compte que trois établissements capables de traiter le kala-azar.La sexagénaire a donc d’abord dû s’en remettre à un pharmacien local qui, pendant un an, l’a traitée contre la dengue et paludisme.”Je pensais que j’allais mourir”, confie-t-elle à l’AFP. “C’est pire que toutes les maladies qu’ils pensaient que j’avais.”Après cette longue épreuve, Mme Abdirahman s’est finalement vue diagnostiquer le kala-azar. Elle a perdu une partie de son audition du fait des puissants traitements qu’elle a ensuite dû prendre pour s’en débarrasser.L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recense chaque année 50 à 90.000 cas de kala-azar dans le monde, un chiffre minoré car elle estime qu’à peine 25 à 45% des cas lui sont communiqués. Plus des deux tiers des malades sont en Afrique de l’Est.- Endémique -Le kala-azar s’étend à des zones du Kenya jusqu’ici épargnées et y devient endémique, sous l’effet notamment du réchauffement climatique.D’après le ministère kényan de la Santé, 3.577 cas de kala-azar ont été recensés dans le pays en 2025, plus du double de l’année précédente (1.575 malades). Jusqu’à six millions de personnes y sont exposées au Kenya, estiment les autorités kényanes.”Le changement climatique étend l’aire de répartition des phlébotomes (les moucherons transportant la maladie, NDLR) et accroît le risque de flambées dans de nouvelles zones”, s’inquiète à Nairobi le Dr Cherinet Adera, chercheur à l’Initiative Médicaments pour les maladies négligées, une ONG.De nombreuses infections parmi des ouvriers d’une carrière à Mandera l’an dernier ont conduit les autorités à restreindre les déplacements au crépuscule et à l’aube, lorsque les phlébotomes sont les plus actifs.Au moins deux de ces ouvriers ont péri, selon leurs collègues.Mais les autorités kényanes ne sont pas en mesure de dire combien de personnes exactement ont perdu la vie durant cet épisode infectieux, car la plupart des ouvriers n’était pas originaires de la zone. Beaucoup sont rentrés chez eux pour se faire soigner et vraisemblablement trépasser.”Nous ne connaissions pas cette étrange maladie qui faisait mourir nos collègues”, témoigne Evans Omondi, 34 ans, venu de l’ouest du Kenya, à des centaines de kilomètres de Mandera, pour travailler dans la carrière.- “Peur” -“Nous avions très peur”, confie Peter Otieno, un autre ouvrier originaire de l’ouest du Kenya, qui se souvient comment ses collègues infectés dépérissaient jour après jour.Treize pays — dont six en Afrique — concentrent 95 % des cas de kala-azar. En 2023, les pays d’Afrique les plus touchés ont adopté à Nairobi un cadre visant à éliminer la maladie d’ici 2030.Mais “très peu d’établissements” au Kenya “ont les capacités de diagnostiquer et traiter la maladie”, observe l’AFP le Dr Paul Kibati, de l’ONG médicale Amref.Les agents de santé doivent en outre être formés au kala-azar, poursuit-il, car les erreurs de diagnostic et de traitement peuvent être graves, comme l’atteste l’exemple de Harada Hussein Abdirahman, voire fatales.Dernier problème, de taille: un malade peut passer jusqu’à 30 jours à l’hôpital avant guérison, pour une facture pouvant atteindre 100.000 shillings kényans (environ 650 euros) hors médicaments. Une somme inaccessible pour bon nombre d’habitants de Mandera.Le kala-azar, dont les dommages sont aggravés par la malnutrition et l’affaiblissement du système immunitaire, “touche surtout les plus pauvres”, estime le Dr Kibati.Le phlébotome se réfugie dans les fissures des maisons en terre mal crépies, les termitières et les crevasses du sol. L’insecte se multiplie pendant la saison des pluies après une sécheresse prolongée.Or le nord-est du Kenya, ainsi que des régions voisines d’Ethiopie et de Somalie, ont connu ces derniers mois une sécheresse dévastatrice.Le pire semble donc à venir. “Nous nous attendons à davantage de cas lorsque les pluies commenceront”, soupire Paul Kibati.

Paul Thomas Anderson wins top director prize for ‘One Battle After Another’

“One Battle After Another” director Paul Thomas Anderson won top honors at the Directors Guild of America Awards in Los Angeles on Saturday, solidifying his film’s position as a strong favorite for the Oscars.Anderson, whose movie follows a former revolutionary who tries to protect his teenage daughter when the past comes back to haunt him, won the feature-film prize — the award considered a key indicator of what might happen at the Academy Awards, which cap off the Hollywood awards season.”It’s a tremendous honor to be given this,” Anderson said upon accepting the award at the gala held in Beverly Hills.”We’re going to take it with the love that it’s given and the appreciation of all our comrades in this room,” he added.Starring Leonardo DiCaprio, the film, which depicts a timeless America where white supremacists plot behind the scenes, immigration raids sweep through communities and revolutionary groups take up arms, also won recognition in January at the Critics’ Choice Awards and the Golden Globes.”One Battle After Another” will enter the Oscars as the second-most-nominated film, with 13 nominations. It is behind only the vampire film “Sinners” directed by Ryan Coogler, which garnered 16 nominations, a record for the Academy Awards.Coogler was also nominated for the feature-film prize at the Directors Guild Awards.Anderson received the statuette from Sean Baker, who won last year with his dark comedy “Anora,” which went on to be an Oscar winner.Twenty of the 22 winners of the Directors Guild Awards have subsequently won the Oscar for best director, including the winners of the last three years: “Everything Everywhere All at Once,” “Oppenheimer” and “Anora.” Also on Saturday, Oscar-winning Ukrainian filmmaker and journalist Mstyslav Chernov won the award for best documentary film. His film “2000 Meters to Andriivka” follows a Ukrainian platoon on a campaign to liberate a Russian-occupied village and offers a glimpse into the harsh realities of war.”It’s scary to live in a world where, instead of a camera, you have to get a gun to defend your home, to defend what you believe in,” Chernov said at the event hosted by comedian Kumail Nanjiani.”I want to thank… every soldier, every civilian, every filmmaker who made a choice to leave the camera for now and get a gun and go and fight so I have a chance,” he added.

Ligue 1: Gouiri et Aubameyang, une place pour deux

Qui jouera à la pointe de l’attaque marseillaise dimanche face au PSG au Parc des Princes ? Pour la première fois de la saison peut-être, Amine Gouiri et Pierre-Emerick Aubameyang sont en forme en même temps et le choix n’est pas simple pour Roberto De Zerbi.”Je décide au cas par cas et en fonction du match. Ils peuvent aussi jouer ensemble”, a d’ailleurs assuré vendredi De Zerbi. Mais dans les faits, cela n’arrive qu’en cours de match. Au coup d’envoi, c’est soit l’un, soit l’autre.”Ils ont des caractéristiques différentes. +Auba+ prend plus la profondeur, il a plus d’instinct de buteur dans la surface. Gouiri joue un peu plus, il sait mieux tenir la balle quand le marquage est serré”, a expliqué le technicien italien.Le coach marseillais a donc l’embarras du choix et cela n’a pas toujours été le cas cette saison. En début d’exercice, alors qu’il partait dans la peau d’un titulaire, Gouiri a ainsi eu du mal. En manque de réussite et de fraîcheur physique, il s’est fait doubler par Aubameyang.Puis Gouiri s’est blessé gravement à l’épaule et le Gabonais est devenu irremplaçable, enchaînant les matches malgré ses 36 ans et une petite blessure. L’usure est venue, accentuée ensuite par une CAN compliquée avec sa sélection.- “Très émotif” -Pendant ce temps-là, Gouiri, forfait pour la CAN avec l’Algérie, s’est reconstruit et a récupéré la place de N.1. Il était d’ailleurs titulaire au Koweït lors du Trophée des champions, le dernier affrontement entre l’OM et le PSG.Ce soir-là, c’est Aubameyang, entré en jeu en fin de partie, qui a eu la balle de match et de 3-1. Il l’a ratée et sur le contre, à la dernière seconde, le PSG a égalisé avant de s’imposer aux tirs au but. Une désillusion que l’ancien joueur de Barcelone et Chelsea a mal vécue. Un mois plus tard, il semble avoir remonté la pente. “Le coach a su bien me gérer, j’avais besoin de souffler. J’ai tout donné pour le club et ma sélection. J’ai tout fait pour arriver prêt à la CAN malgré ma blessure, puis il y a eu ce qu’on sait… Ensuite, le match au Koweït contre le PSG a été un coup de massue, avec mon occasion à la fin. Je suis très émotif”, a-t-il reconnu.”Je vois +Auba+ beaucoup mieux. Il a juste eu une baisse athlétique normale”, a de son côté estimé De Zerbi vendredi.- “Je l’aurais tué…” -Mardi contre Rennes (3-0), les deux joueurs ont marqué et ont d’ailleurs des statistiques assez équivalentes sur la saison, avec dix buts et neuf passes décisives en 28 matches pour Aubameyang et sept buts et trois passes pour Gouiri, qui n’a participé qu’à 16 rencontres.Le parallèle se poursuit avec les deux ballons en or très similaires offerts par Mason Grenwood à ses deux avant-centres mardi: Gouiri l’a raté, ce qui lui a valu quelques sifflets à sa sortie, et Aubameyang a marqué.”Je suis content de Gouiri, il a un fait un bon match. Je l’aurais tué pour ce but raté mais je suis content. C’est un garçon en or et un joueur extraordinaire, mais il doit lui aussi être plus exigeant avec lui-même. Son entrée contre le Paris FC ne m’avait pas plu et je lui ai dit”, a commenté De Zerbi.”J’aurais dû la mettre au fond et je pense que les sifflets sont pour ça. Mais j’ai entendu aussi des applaudissements. Et si j’avais marqué, ils auraient crié mon nom”, a de son côté relativisé Gouiri. De toutes façons, il le sait bien, un succès contre Paris dimanche, quel que soit le ou les buteurs, et tout sera pardonné.