Plus de la moitié des électeurs se sont déplacés pour les législatives en Irak

Les Irakiens ont voté mardi pour élire leur Parlement, avec une participation ayant dépassé 55% selon la commission électorale, un taux inattendu pour ce scrutin surveillé de près par Téhéran et Washington.L’Irak a connu une stabilité inhabituelle ces dernières années, après plusieurs décennies de guerre et de répression sous Saddam Hussein et depuis l’invasion menée …

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La paralysie budgétaire touche à sa fin aux Etats-Unis, sur fond de dissensions démocrates

La Chambre américaine des représentants doit voter mercredi pour lever la paralysie budgétaire, une “très grande victoire” a estimé Donald Trump, tandis que la colère monte côté démocrate face aux sénateurs de leur camp qui ont passé un accord avec les républicains.Après plus de 40 jours d’impasse, le Sénat a adopté lundi une proposition de loi qui prolonge le budget actuel jusqu’à fin janvier. La Chambre doit en débattre à partir de mercredi, avec un vote attendu potentiellement dans la soirée.Il ne resterait alors que la signature présidentielle pour lever le “shutdown”.”Notre long cauchemar national touche enfin à sa fin”, avait lancé lundi le chef républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson.Lors d’un discours au cimetière national d’Arlington, à l’occasion mardi de la journée des anciens combattants, Donald Trump s’est réjoui de ces avancées.”Félicitations à vous et à John et à tout le monde pour une très grande victoire”, a déclaré le président américain à l’adresse de Mike Johnson, présent dans l’assistance, et en référence à John Thune, chef de la majorité républicaine au Sénat.”Nous rouvrons notre pays, il n’aurait jamais dû être fermé”, a-t-il ajouté.- “Capitulation” -En raison des règles en vigueur au Sénat, plusieurs voix démocrates étaient nécessaires pour adopter un budget même si les républicains y sont majoritaires. Finalement, huit sénateurs de l’opposition ont voté pour, après des négociations en coulisses.Ces élus, connus pour la plupart comme de tendance centriste, ont obtenu l’annulation du licenciement de milliers de fonctionnaires fédéraux par l’administration Trump depuis le début de la paralysie.Mais les huit sénateurs se sont attiré les foudres de nombreux membres de leur propre camp, qui dénoncent de maigres concessions et des promesses en l’air de la part des républicains.Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, s’est lamenté dimanche sur X d’une “capitulation” et d’une “trahison” envers l’Amérique qui travaille.Leur courroux se dirige principalement vers Chuck Schumer, chef de la minorité au Sénat. S’il a voté non dimanche soir, il est soupçonné par de nombreux élus et sympathisants démocrates d’avoir poussé en coulisses pour que ces élus modérés parviennent à un accord avec les républicains.Le chef de la minorité démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries, a lui exhorté les républicains à tenir leur engagement d’organiser bientôt un vote au Congrès pour prolonger certaines subventions pour “Obamacare”, principal programme public d’assurance santé pour les Américains à bas revenus.”Maintenant il va falloir voir des actes, ou si c’étaient seulement des paroles”, a déclaré Hakeem Jeffries sur CNN.- Santé “inabordable” -La question de ces subventions est au coeur du différend entre républicains et démocrates qui a mené au “shutdown”.Sans prolongation, les coûts de l’assurance santé devraient plus que doubler en 2026 pour 24 millions d’Américains qui utilisent “Obamacare”, selon KFF, un cercle de réflexion spécialisé sur les questions de santé.”La santé des gens à travers ce pays est sur le point de devenir inabordable (…). Et cela en Amérique, le pays le plus riche au monde dans l’Histoire!”, a dénoncé Hakeem Jeffries lors d’une conférence de presse mardi soir au Capitole.Depuis le 1er octobre, plus d’un million de fonctionnaires ne sont pas payés, le versement de certaines aides est fortement perturbé, tout comme le trafic aérien.En raison de pénuries de contrôleurs aériens, certains choisissant de se faire porter pâle plutôt que de travailler sans salaire, des dizaines de milliers de vols ont été annulés ces derniers jours aux Etats-Unis.Le ministre des Transports, Sean Duffy, a lancé un nouvel avertissement mardi: si la Chambre des représentants n’adopte pas rapidement le nouveau texte budgétaire, de nouvelles répercussions sont à attendre dans les aéroports.”Je pense que vous aurez des compagnies qui réfléchiront sérieusement à la question de savoir si elles doivent continuer de voler, point”, a-t-il déclaré depuis l’aéroport O’Hare de Chicago.

“Trump est temporaire”: le gouverneur de Californie vedette américaine de la COP30

En l’absence de Donald Trump à la COP30 au Brésil, c’est son principal opposant démocrate, le gouverneur de Californie Gavin Newsom, qui a attiré la lumière mardi avec une défense sans ambiguïté de l’action climatique, en attendant 2028.”Trump est temporaire”, a lancé mardi Gavin Newsom à Belem, ville d’Amazonie brésilienne qui accueille la conférence de l’ONU sur le climat, sans aucune délégation fédérale américaine pour la première fois de l’histoire des COP.”Donald Trump redouble d’imbécillité”, a-t-il déclaré en critiquant la marche arrière du gouvernement fédéral sur l’énergie et le climat, et le second retrait américain de l’accord de Paris, moteur de la coopération mondiale sur le climat.Toute la journée, le virulent opposant à Donald Trump, considéré comme l’un des candidats les plus sérieux à la présidentielle de 2028, a répété que ses reculs étaient une “abomination”. Il a multiplié les réunions et les événements de haut niveau, avec le gouverneur de l’Etat brésilien du Para, avec un ministre allemand, avec le président brésilien de la COP30… goûtant aux spécialités culinaires amazoniennes, jus d’açai et cupuaçu, un fruit local.Interrogé par l’AFP lors d’une visite dans la ville, il a affirmé qu’un président démocrate réintégrerait les États-Unis dans l’accord de Paris “sans hésitation”. “C’est un engagement moral, c’est un impératif économique”, a-t-il poursuivi.A chaque étape, Gavin Newsom a vanté comme un modèle sa Californie, qui indépendante serait la 4e économie mondiale, et dont l’électricité a été “100% propre” (sans fossiles) neuf jours sur dix cette année.- “Avec humilité” -Les villes, les provinces, les régions de nombreux pays sont très présents à cette COP pour démontrer que l’action climatique au niveau régional ou local complétait celle des Etats – même s’ils n’ont pas de siège dans les négociations onusiennes, réservées ici aux gouvernements membres de la Convention des Nations unies sur le changement climatique (CNUCC).Egalement présente, la gouverneure démocrate du Nouveau Mexique, Michelle Lujan Grisham, a affirmé que “lorsque le gouvernement fédéral s’engage, nous en faisons plus, et quand il se désengage, nous en faisons plus”.L’absence de représentant de l’administration Trump est en tout cas un soulagement pour ceux qui craignaient que les Etats-Unis ne viennent torpiller les négociations, comme en octobre à l’Organisation maritime internationale (OMI) où un accord sur une taxe carbone a été coulé après des menaces américaines sur certains pays.”C’est une bonne chose”, a dit Christiana Figueres, ancienne cheffe de l’ONU Climat au moment de l’accord de Paris, mardi à Belem. “Ils ne peuvent pas prendre la parole.”Le retrait de l’accord de Paris décidé par le président américain sera effectif en janvier 2026, mais les Etats-Unis restent membres de la CNUCC et garderont leurs sièges aux COP.”La position de Trump est excessive”, a dit à l’AFP Abe Assamoi, représentant de la Côte d’Ivoire à la COP, “parce qu’on sait que les changements climatiques sont une réalité”.”L’absence des Etats-Unis ne compromet pas la COP”, a souligné le Premier ministre portugais Luis Montenegro, jeudi dernier à Belem. Mais à long terme, le réengagement du pays, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, sera “indispensable”, poursuit-il.D’où la venue du gouverneur californien, “avec humilité”, pour convaincre les pays qui perdent confiance dans les Etats-Unis à cause des va-et-vient sur le climat, de George W. Bush et la non-ratification du protocole de Kyoto à Donald Trump.Quant à ses concitoyens, pour faire du climat un sujet moins partisan, Gavin Newsom a concédé qu’il cherchait encore la bonne recette.”La grande majorité de mon public ne sait pas ce que Celsius veut dire, quand on parle de 1,5°C. Cela fait combien en Fahrenheit?” s’est-il interrogé en fin de journée. “Les émissions de gaz à effet de serre, elles flottent dans le ciel, elles atterrissent? Nous avons besoin de meilleures métaphores.”

‘Trump is temporary’: California governor Newsom seizes COP30 spotlight

With US President Donald Trump skipping the UN’s climate summit in the Amazon, California Governor Gavin Newsom grabbed the spotlight Tuesday and unleashed a barrage of attacks on the fossil fuel agenda of his political nemesis.The well-coiffed Democrat — seen as a potential 2028 presidential candidate — blasted Trump for twice leaving the Paris climate accord and for “doubling down on stupid” through his support of Big Oil.Newsom said a future Democratic administration would rejoin the Paris Agreement “without hesitation.””It’s a moral commitment, it’s an economic imperative,” Newsom said in response to a question by AFP in Belem, the Brazilian Amazon city in northern Para state hosting the climate summit known as COP30.It is “an abomination that he has twice, not once, pulled away from the accords.”After returning to office in January, Trump withdrew the United States from the landmark Paris deal for a second time — the first was during his first term — and he has sneered at the idea of human-caused planetary warming, calling it a “con job.”Newsom’s first appearance of the day came alongside Helder Barbalho, governor of Para, where he touted California’s green credentials between bites of tropical fruit and sips of acai juice — noting that the Golden State, the world’s fourth-largest economy, is now two-thirds powered by renewables.He then launched into a whirlwind of meetings and press events with officials from Germany’s Baden-Wurttemberg state, Brazil’s minister for Indigenous Peoples and the Brazilian president of COP30 — all the while trailed by large media scrums normally reserved for national leaders. – Not part of negotiations -Still, there are limits. Regional leaders have no part of official negotiations at COP30, which opened Monday with urgent calls to stay the course on climate action.New Mexico Governor Michelle Lujan Grisham, who also attended events Tuesday, acknowledged these constraints.”Certainly our meetings with leaders at the UN and others was to demonstrate that we’re interested in any possibility that does more about that direct negotiation and representation,” she said. Her aim in coming, she added, was to show that “when the federal government leans in, we do more, and when they lean out, we do more. It’s both.”But Christiana Figueres, an architect of the Paris agreement, said the summit was better off without Trump’s government showing up.”I actually think it is a good thing,” she said, suggesting that while the United States may work behind the scenes with petrostates including Saudi Arabia, “they can not take the floor” and directly bully other nations.  – ‘Trump is temporary’ -Even without a seat at the table, US states and cities have concrete power.A recent analysis by the University of Maryland found that if these governments ramp up their efforts — and a climate-friendly president is elected in 2028 — US emissions could fall by well over 50 percent by 2035, approaching the 61-66 percent reduction targeted by Biden’s administration.”The president can’t throw a switch and turn everything off — that’s not how our system works,” Nate Hultman, who led the report, told AFP.The market-driven green shift remains a strong factor including in US states with climate-hostile leadership, like Texas, the country’s renewable energy generation leader last year, added Hultman, who previously worked for Democratic presidents.Even so there are questions over how far state-level action can go without federal support. Trump’s Republicans recently passed a law bringing an early end to clean energy tax credits, seen as a potentially crippling blow to the renewable sector.  Beyond pushing for more drilling at home and declaring war on green energy, Trump’s administration recently torpedoed international efforts to impose a carbon tax on shipping by vowing reprisals against countries that backed the plan.Newsom urged nations to hold firm against further intimidation efforts, saying it was vital to remember “Trump is temporary” and that “you stand up to a bully.”

US stocks end mostly higher despite drop in Nvidia

Wall Street stocks mostly rose Tuesday as optimism over a likely end to the US government shutdown offset weakness in some leading technology equities.After Monday’s rally, US stocks opened mostly lower on lingering unease about the stratospheric valuation growth of major players in artificial intelligence.Those worries ebbed a bit as the session progressed, with some large tech equities finishing in positive territory. But the tech-heavy Nasdaq Composite was down 0.3 percent, the only one of the three main US indices to retreat. “There’s definitely concern over valuations but that valuations don’t mean the market’s going to sell off,” said Tim Urbanowicz of Innovator Capital Management, adding “it just leaves a lot less room for bad news.”Japan’s SoftBank announced it sold $5.8 billion worth of shares in US chip giant Nvidia last month. SoftBank did not give a reason for the Nvidia stock sale in its earnings statement.Shares in Nvidia, whose processors are prized by companies training and operating AI models, fell 3.0 percent.”For the wider investment community, when big investors cash out of their AI positions, they will take notice, and this is why the stock is declining today,” said Kathleen Brooks, research director at XTB trading group.More broadly, Brooks said tech stocks were no longer providing market momentum.”Without momentum helping US indices move higher, volatility could take hold, so we are not expecting stocks to move in a straight line for now, and the market correction may not be over,” she said in a note to clients.Some market watchers viewed Tuesday’s strong rise in the Dow as evidence of a rotation to industrial names from tech.Investors have been cheered by the progress on legislation on Capitol Hill to reopen the government.On Monday night several Democratic senators broke ranks to join Republicans in a 60-40 vote passing legislation to reopen the government, which would trigger a release of US economic reports on labor, consumer prices and other key benchmarks in the coming weeks.Tuesday’s session was held on Veteran’s Day, a US holiday, resulting in lower volumes than normal.Europe’s main stock markets climbed Tuesday.London’s top-tier FTSE 100 index reached a fresh record high as a weakening pound boosted multi-nationals earning in dollars, while Paris won solid gains in a day that is also a public holiday in France.- Key figures at 2110 GMT -New York – Dow:  UP 1.2 percent at 47,927.96 (close)New York – S&P 500: UP 0.2 percent at 6,846.61 (close)New York – Nasdaq Composite: DOWN 0.3 percent at 23,468.30 (close)London – FTSE 100: UP 1.2 percent at 9,899.60 (close) Paris – CAC 40: UP 1.3 percent at 8,156.23 (close)Frankfurt – DAX: UP 0.5 percent at 24,088.06 (close)Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.1 percent at 50,842.93 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.2 percent at 26,696.41 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.4 percent at 4,002.76 (close)Euro/dollar: UP at $1.1588 from $1.1557 on MondayPound/dollar: DOWN at $1.3168 from $1.3175Dollar/yen: DOWN at 154.10 yen from 154.15 yenEuro/pound: UP at 87.99 pence from 87.72 penceBrent North Sea Crude: UP 1.7 percent at $65.16 per barrelWest Texas Intermediate: UP 1.5 percent at $61.04 per barrelburs-jmb/jgc

Son DG démissionnaire appelle la BBC à “se battre” pour défendre son journalisme

Le directeur général démissionnaire de la BBC Tim Davie a appelé mardi le groupe à “se battre” pour défendre son journalisme, après les menaces de Donald Trump de poursuivre en diffamation le groupe audiovisuel public britannique pour un montage trompeur de l’un de ses discours.”Nous devons nous battre pour défendre notre journalisme”, “nous sommes une …

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Le Premier ministre indien qualifie l’explosion meurtrière à Delhi de “complot”

Le Premier ministre indien Narendra Modi a qualifié mardi de “complot” l’explosion la veille d’une voiture au cœur de la capitale, qui a fait au moins huit morts.Jusqu’à présent, la police n’a évoqué aucune cause pour expliquer la déflagration qui s’est produite lundi près du Fort Rouge, un monument emblématique depuis lequel les Premiers ministres …

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La rivalité Chine-USA s’invite au Web Summit de Lisbonne

Les rivalités géopolitiques et commerciales entre les États-Unis et la Chine étaient au cœur des discussions du Web Summit, qui réunit depuis mardi à Lisbonne les acteurs de la tech mondiale. Au moins 71.000 participants de 157 pays, dont plus de 2.700 start-up et 1.800 investisseurs, sont attendus dans la capitale portugaise jusqu’à jeudi.Pour cette première …

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Plus de la moitié des électeurs se sont déplacés pour les législatives en Irak

Les Irakiens ont voté mardi pour élire leur Parlement, avec une participation ayant dépassé 55% selon la commission électorale, un taux inattendu pour ce scrutin surveillé de près par Téhéran et Washington.L’Irak a connu une stabilité inhabituelle ces dernières années, après plusieurs décennies de guerre et de répression sous Saddam Hussein et depuis l’invasion menée par les Etats-Unis en 2003 qui l’a renversé.Le pays souffre toujours cependant d’infrastructures médiocres, de services publics défaillants et d’une corruption endémique.Les premiers résultats sont attendus dans les prochaines 24 heures. Selon la commission électorale, plus de 12 millions de personnes ont voté, sur plus de 21,4 millions d’électeurs.Le taux de participation marque une forte hausse par rapport au record historiquement bas de 41% en 2021, malgré un sentiment général d’apathie et de scepticisme, ainsi que le boycott du scrutin de cette année par l’influent leader chiite Moqtada Sadr.Sur le terrain, plusieurs électeurs ont cependant dit avoir voté dans l’espoir d’un changement. “Nous sommes confrontés au chômage et les gens sont fatigués, nous avons besoin de progrès”, a confié à l’AFP Ali Abed, 57 ans, dans la ville de Mossoul (nord).”Tous les quatre ans, c’est la même chose. On ne voit ni des visages jeunes ni de nouvelles énergies” capables “d’apporter un changement”, a déploré de son côté un étudiant à l’université, Al-Hassan Yassin.Les électeurs étaient appelés à départager plus de 7.700 candidats, dont près d’un tiers de femmes, pour occuper 329 sièges de députés aux mandats de quatre ans.Les femmes doivent obtenir au moins un quart des sièges du futur Parlement, selon un système de quotas, tandis que neuf sont réservés aux minorités.Seuls 75 candidats indépendants étaient en lice, la loi électorale étant perçue comme favorisant les grands partis. – Postes bien définis -Il s’agit du sixième scrutin depuis la chute de Saddam Hussein.Les élections ouvrent la voie à la désignation d’un nouveau président – poste largement honorifique réservé à un Kurde – et d’un Premier ministre – traditionnellement chiite – choisi après de longues tractations. Un sunnite occupera le poste de président du Parlement.Depuis la chute du sunnite Saddam Hussein, la majorité chiite longtemps opprimée en Irak continue de dominer, la plupart des partis conservant des liens avec l’Iran voisin.L’actuel Premier ministre chiite, Mohamed Chia al-Soudani, qui mise sur un second mandat, devrait remporter un large bloc, sans toutefois obtenir la majorité. Il était arrivé au pouvoir en 2022 grâce au soutien d’une alliance regroupant des partis et factions chiites tous liés à l’Iran.- Absence de Moqtada Sadr -Le prochain Premier ministre sera élu par la coalition qui parviendra à rassembler suffisamment d’alliés.Lors des dernières législatives, le courant du leader chiite Moqtada Sadr avait remporté le plus grand nombre de sièges avant de se retirer du Parlement à la suite d’un différend avec les partis chiites qui ne soutenaient pas sa tentative de former un gouvernement et qui se sont plutôt regroupés entre eux.Cette année, M. Sadr a refusé de participer à une “élection bancale, dominée par les intérêts sectaires, ethniques et partisans”, appelant ses partisans à boycotter le scrutin.L’analyste politique Hamzeh Hadad a estimé auprès de l’AFP que la hausse de la participation au scrutin constituait “une avancée positive pour l’Irak” et montrait que “l’influence de Sadr se limite véritablement à ses partisans”.”Cela prouve qu’aucun dirigeant politique ne peut empêcher la tenue d’élections démocratiques en Irak”, a-t-il ajouté.Les partis sunnites se sont présentés séparément, l’ancien président du Parlement Mohamed al-Halboussi étant donné favori.Dans la région autonome du Kurdistan, la rivalité entre le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) reste vive.- Téhéran et Washington à l’affût -L’Irak, proche allié de l’Iran et des Etats-Unis, cherche de longue date à maintenir un équilibre fragile entre les deux ennemis.L’Iran espère préserver son influence chez son voisin après avoir vu ses autres alliés régionaux (Hezbollah libanais, Hamas palestinien, Houthis yéménites) affaiblis par des frappes israéliennes depuis deux ans. Téhéran a en outre perdu un allié majeur avec la chute de Bachar al-Assad en Syrie fin 2024.Et l’Irak est sous pression des Etats-Unis (qui maintiennent quelque 2.500 soldats dans le pays) pour désarmer les groupes pro-iraniens.L’administration Trump a nommé un envoyé spécial pour le pays, Mark Savaya, d’origine irakienne, qui a insisté sur la nécessité de voir l’Irak “libéré des ingérences étrangères malveillantes, notamment celles de l’Iran et de ses supplétifs”.