Foot: accusé de racisme, le joueur argentin de Benfica Prestianni suspendu face au Real par l’UEFA

Gianluca Prestianni, l’attaquant argentin du Benfica Lisbonne accusé de racisme par des joueurs du Real Madrid lors du barrage aller de Ligue des champions, a été “suspendu provisoirement” par l’UEFA et ne pourra pas disputer le match retour mercredi à Madrid, a annoncé l’instance européenne lundi.En attendant les conclusions de l’enquête, l’organe de discipline et d’éthique (CEDB) de l’UEFA “a décidé aujourd’hui (lundi) de suspendre M. Gianluca Prestianni” pour “comportement discriminatoire”, peut-on lire dans le communiqué.La rencontre, disputée mardi dernier à Lisbonne et remportée 1-0 par les Madrilènes, a été interrompue une dizaine de minutes après que l’attaquant brésilien Vinicius Junior s’est plaint d’avoir été traité de “singe” par l’Argentin. Des accusations que ce dernier a réfutées sur son compte Instagram, arguant que le Madrilène avait “malheureusement mal interprété ce qu’il a cru entendre”.Le Benfica Lisbonne a réagi immédiatement à la décision de l’UEFA, disant “regretter d’être privé du joueur alors que la procédure est encore en cours d’instruction”, tout en assurant de son “engagement indéfectible dans la lutte contre toute forme de racisme ou de discrimination”.Le club portugais “fera appel de cette décision de l’UEFA, même si les délais en question auront difficilement un quelconque effet pratique pour le match retour du barrage de la Ligue des champions”, ajoute-t-il dans un communiqué. La rencontre est programmée mercredi à 21h00.Parallèlement à l’enquête menée par un inspecteur spécialiste des questions d’éthique et de discipline de l’UEFA, l’Autorité portugaise pour la prévention et la lutte contre la violence dans le sport a elle aussi annoncé la semaine dernière l’ouverture “d’une procédure de sanction administrative afin d’établir les faits”.Après avoir inscrit l’unique but de la partie à la 50e minute, Vinicius Jr a chambré le public du stade de la Luz, déclenchant une vive discussion avec plusieurs joueurs du Benfica, ce qui lui a valu un carton jaune.Alors que le match semblait sur le point de reprendre, le Brésilien a couru vers l’arbitre en pointant du doigt Prestianni et en se plaignant d’avoir été traité de singe (“mono” en espagnol) par l’Argentin. La partie a été interrompue pendant près de dix minutes par l’arbitre qui a ensuite décidé de la faire reprendre sans autre sanction.Après le match, Kylian Mbappé avait estimé en zone mixte que Prestianni ne “méritait pas de disputer la Ligue des champions”. “L’UEFA, avait ajouté l’attaquant français, essaie de faire bouger les choses, mais il s’agit d’un cas grave et j’espère que des décisions seront prises, avec calme.”

En Premier League, un week-end “épouvantable” et banal de racisme en ligne

Quatre joueurs du championnat d’Angleterre, dont le Français Wesley Fofana, ont été victimes d’attaques racistes en ligne durant un “épouvantable” week-end, relançant le débat sur l’impunité des agresseurs et la responsabilité des plateformes.”En 2026, c’est toujours la même chose, rien ne change. Ces gens-là ne sont jamais punis. Vous lancez des grandes campagnes contre le racisme, mais en réalité personne ne fait rien”, a taclé le défenseur de Chelsea, samedi sur Instagram.Le natif de Marseille a partagé certains des messages à caractère raciste qu’il a reçus sur Instagram après le match contre Burnley (1-1), pendant lequel il a été expulsé. Depuis ces comptes anonymes, il est insulté et comparé à “un singe” dont la place est “dans un zoo”.Son adversaire Hannibal Mejbri, international tunisien né en France, a lui aussi subi des attaques, tout comme l’ailier anglais Romaine Mundle (Sunderland) et l’attaquant nigérian Tolu Arokodare (Wolverhampton) dimanche.- “Ecoeuré”Il est “incroyable” que des gens aient “autant de liberté pour exprimer un tel racisme, sans aucune conséquence”, a protesté le joueur des Wolves, pris pour cible sur les réseaux sociaux après son pénalty manqué lors de la défaite contre Crystal Palace. Son club, “écoeuré”, a dit se tenir “résolument à ses côtés, ainsi qu’aux côtés de tous les footballeurs contraints de subir ces abus de la part de comptes anonymes agissant dans une apparente impunité”.”Ce week-end a été épouvantable (…)”, a aussi commenté Kick It Out, la principale association de lutte contre les discriminations dans le football anglais, “mais le triste constat, c’est que nous savons que cela se produit régulièrement”.En un seul week-end en novembre dernier, plus de 2.000 messages particulièrement violents avaient été publiés sur les réseaux à l’encontre des entraîneurs et joueurs évoluant dans les premières divisions masculine (Premier League) et féminine (Women’s Super League), dont des menaces de mort et de viol, selon une enquête de la BBC.Interrogée par le groupe audiovisuel britannique, l’entraîneuse française de Chelsea, Sonia Bompastor avait alors pointé du doigt les plateformes de réseaux sociaux qui “ne font pas leur travail, elles n’assument ni leur responsabilité ni leurs obligations”. Le jour même, Chelsea annonçait un partenariat entre sa section féminine et le groupe Signify, dont l’outil Threat Matrix permet d’identifier et de désanonymiser les comptes à l’origine des abus.Le club d’Arsenal, qui utilise ce service depuis cinq ans, a interdit de stade une trentaine de ses supporters entre 2021 et 2025 pour divers motifs (racisme, homophobie, menaces de mort, etc.), selon des chiffres du club compilés par l’AFP.- Enquête ouverte -En février 2025, un nouveau groupe de travail a été constitué pour s’attaquer au fléau, réunissant notamment la Premier League, l’autorité régulatrice des télécommunications (Ofcom), le syndicat des joueurs et l’unité de police en charge du football (UK Football Policing Unit, soit UKFPU).Dans un communiqué lundi, l’UKFPU a annoncé enquêter sur les événements du week-end et assuré que des condamnations ont été prononcées “ces derniers mois”, avec “d’importantes interdictions de stade” à la clé. Mais, a-t-elle aussi reconnu, “beaucoup reste à faire”.”Le racisme subi par ces footballeurs est odieux”, a aussi réagi lundi un porte-parole du Premier ministre britannique Keir Starmer, en appelant les plateformes à réguler davantage.Meta, propriétaire de Facebook et Instagram notamment, “a indiqué qu’elle continuerait à œuvrer pour protéger les personnes contre les abus. Les ministres les tiendront pour responsables afin de s’assurer que cela se concrétise”, a-t-il asséné.Contacté par l’AFP, le groupe américain n’avait pas répondu en début d’après-midi.”Personne ne devrait être exposé à des insultes racistes, et nous supprimons ce contenu lorsque nous le trouvons”, a assuré ce week-end un porte-parole auprès de la BBC. Meta continuera “à travailler pour protéger notre communauté contre les abus et à coopérer avec les enquêtes de police”.

Iraq’s Maliki defends PM candidacy, seeks to reassure US

The leading candidate to become Iraq’s next prime minister, former premier Nouri al-Maliki, told AFP on Monday that he will not withdraw his nomination after pressure from the US, while also seeking to allay Washington’s concerns.Since the US-led invasion that overthrew former ruler Saddam Hussein in 2003, Iraqi leaders have struggled to find a balance between two global powers competing for influence in the country: neighbour Iran and its arch-rival the United States.Last month President Donald Trump intervened by issuing an ultimatum that if Maliki — a two-time former premier with close ties to Iran — was named Iraq’s next prime minister, the US would no longer help the country.”I have absolutely no intention of withdrawing out of respect for my country, its sovereignty, and its will,” Maliki told AFP in an interview.”No one has the right to say whom we can or cannot vote for,” the powerbroker added.”I will not withdraw until the end.”Trump’s threat left Iraqi leaders at a loss, particularly within the Coordination Framework — a ruling alliance of Shiite groups with varying degrees of links to Iran than nominated Maliki.Maliki told AFP that “countries have the right to set conditions in their dealings with Iraq,” but changing the nomination depends on the Coordination Framework, which still backs him.- ‘One army under one command’ -Maliki — who is Iraq’s only two-term prime minister, serving from 2006 to 2014 — also rejected claims that his relationship with the US was bad during his previous tenure.Maliki at first enjoyed support from the American occupation following the 2003 invasion, but later fell out with Washington over his growing ties with Iran and allegations that he pushed a sectarian agenda.Iraq’s new premier will be expected to address Washington’s longstanding demand that Baghdad rein in Tehran-backed factions that are designated terrorist groups by the US.Maliki said that Washington has conveyed several messages to Iraqi leaders.”They seek changes in the state’s policies,” he said.Washington’s concerns include the future of the Hashed al-Shaabi — a former paramilitary alliance that has integrated into the armed forces — as well as disarming pro-Iran armed factions and accusations that some Iraqi entities are helping Iran evade US sanctions on oil exports.Maliki sought to reassure the US on Monday.”In fact, what America wants is not new. These are our demands,” he said.”We want weapons in the hands of the state. We want a centralised military force. We have said it repeatedly: we want one army under one command, directly under state authority.”It’s quite possible” to achieve a deal with pro-Iran armed factions, he added.”There is a good basis for understanding with the factions” but this cannot happen “through force, war or confrontations,” he said.Maliki added that he believes factions “do not want to expose Iraq to any danger.”Washington has also demanded that the eventual Iraqi government exclude Iran-backed armed groups — an issue that is under discussion, according to Maliki.Some of these groups have increased their presence in the new parliament and have seen their political and financial clout increase.”We want those who participate in the political process and the government to lay down their arms,” Maliki said.”Those who lay down their arms are welcome to be part of the next government.”- No attacks -After decades of conflict, Iraq has begun to enjoy some stability in recent years, yet its politics remain volatile, shaped not only by internal disputes but also by regional dynamics.Today, all eyes are on negotiations between the US and Iran over Tehran’s nuclear programme, with a third round of talks scheduled for Geneva on Thursday.With fears rising that Iraq could be dragged into a war if the US strikes Iran, Maliki vowed to prevent attacks on diplomatic missions in Iraq if he becomes prime minister.”All countries can be assured that we will prevent any violation against their embassies or officially recognised interests in Iraq,” Maliki said. “We will not allow any party to target any country that maintains a diplomatic presence.”Previously, Iran-backed armed groups attacked US missions and troops in Iraq. Maliki defended Iraq’s relations with Iran, which he said “rest on the principle that Iraq’s sovereignty is respected” and that “shared interests define this relationship”.”We share a 1,300-kilometre border and mutual interests with Iran,” he added.Despite its oil wealth, Iraq depends on imports from Iran to meet its energy needs.Maliki warned that “if Iran cut off our natural gas supply… it would be a major catastrophe.” 

Israeli settlers attack West Bank mosque, local officials and army say

Israeli settlers attempted to set fire to a mosque in the occupied West Bank village of Tell early Monday, the Palestinian Authority’s ministry of religious affairs said.”The Ministry of Endowments and Religious Affairs condemned the attempt by a group of settlers to set fire to a part of the Abu Bakr al-Siddiq Mosque in the village of Tell, near Nablus, and the writing of racist slogans on its walls”, the ministry said in a statement.The ministry noted an increase in attacks on mosques in the West Bank, totalling 45 in 2025.”The burning of part of the mosque clearly demonstrates the barbarity reached by the Israeli racist incitement machine toward Islamic and Christian holy sites in Palestine”, the ministry said.An AFP journalist on the ground reported burnt carpets, broken front doors, walls and windows blackened by fire. However there was no structural damage as the fire did not catch and spread throughout the whole building.Israel’s military said in a statement to AFP that army and police forces “were dispatched to the area of Tell following a report and footage that was received after the fact regarding suspects who set fire to a mosque and sprayed graffiti.””No injuries were reported”, and the forces are searching for the suspects, the statement added.Ghassan Daghlas, governor of the Nablus region which includes Tell, condemned the attack in a video posted on social media.”They burned the mosque, and we are the ones rebuilding it. This is our land — the land of Palestine”, he said, a garden hose in hand to wash off debris at the site.Excluding Israeli-annexed east Jerusalem, more than 500,000 Israelis live in West Bank settlements and outposts, which are illegal under international law. Around three million Palestinians live in the territory, which Israel has occupied since 1967.While most Israeli settlers do not engage in violence, a small but militant fringe has been linked to attacks on Palestinians.The current Israeli government, considered one of the most right-wing in the country’s history, has fast-tracked settlement expansion and recognised some outposts.

“Productivité et compétitivité”: les mots clés de Genevard pour un “grand réveil alimentaire”

Dans une France agricole guettée par le déclin, la ministre de l’Agriculture a appelé lundi à relancer productivité et compétitivité, piliers du “grand réveil alimentaire” lancé en décembre au nom de la souveraineté.”Pour que ce salon marque le début du grand sursaut agricole, le chantier majeur est celui de la productivité et de la compétitivité”, a lancé Annie Genevard, s’interrogeant par ailleurs sur l’avenir des petites fermes en inaugurant le stand du ministère au Salon de l’agriculture.La ministre a insisté sur l’importance de la future Loi d’urgence agricole dans un calendrier serré: “Je veux que ce texte aille au bout avant 2027. (…) Entre les campagnes municipales et sénatoriales, il reste, en tout et pour tout, quatre mois au maximum disponibles pour faire prospérer des textes avant les élections”, a-t-elle souligné.”Le texte agricole est inscrit (au Parlement, NDLR), contrairement à beaucoup d’autres, car le gouvernement en fait une priorité”, a-t-elle assuré. Annoncé en pleine mobilisation agricole, pour le troisième hiver consécutif, ce projet de loi portant sur les questions de l’eau, de la prédation des bêtes par le loup et des moyens de production est en cours d’élaboration et devrait être présenté en mars pour un examen cet été.Rappelant qu’en 2025, “pour la première fois depuis 1970, la balance commerciale agroalimentaire de la France a frôlé le zéro”, Mme Genevard a vanté une agriculture retrouvant sa puissance par ses volumes de production et ses exportations, fustigeant de nouveau les “apprentis sorciers de la décroissance” qui “nous expliquent avec une tranquille assurance qu’il faudrait produire moins pour produire mieux”.Alors que le président Emmanuel Macron a donné samedi trois axes politiques pour la ferme française: “produire, préserver, protéger”, la ministre LR n’a jamais abordé la question de l’environnement – le mot n’est pas prononcé une seule fois – et de la protection de la biodiversité.- “Taille critique” -Elle a axé son propos sur le réarmement de l’agriculture face à une concurrence mondiale accrue, y compris au sein de l’Europe, déplorant que la France importe aujourd’hui 40% du fromage qu’elle consomme.Pour défendre la compétitivité, la ministre a rappelé l’engagement de l’exécutif à défendre un budget agricole européen puissant et à combattre toute “concurrence déloyale” dans les échanges commerciaux.Elle a listé les mesures déjà prises en France: “abaissement de charges d’un demi-milliard d’euros”, “mouvement de simplification administrative avec le contrôle unique” des fermes, une “première levée d’entraves avec la loi Duplomb-Menonville”, “l’autorisation de l’utilisation de drones en agriculture” et un “investissement dans la recherche et l’innovation”.Alors qu’approche la campagne présidentielle, “la mère des batailles”, Mme Genevard attend des débats guidés par trois mots d’ordre: “production, ré-industrialisation, compétitivité” auxquels s’ajoute “la question du revenu”.Dans cette perspective, elle a invité à s’interroger sur “la taille critique” des exploitations en France: “Les fermes françaises, globalement de taille intermédiaire, fondées sur un modèle familial, (…) peuvent-elle toujours tenir la cadence face à des exploitations, roumaines, polonaises ou même allemandes?”, a-t-elle demandé.En France, la taille des exploitations était en 2020 de 69 hectares en moyenne, avec une tendance marquée à l’agrandissement, encore loin des gigantesques surfaces des fermes céréalières ukrainiennes ou américaines.Sur la taille des exploitations, le président de la FNSEA, premier syndicat agricole, a relevé cette “nouveauté” dans le discours ministériel, trouvant “assez courageux qu’on se pose la question”.Pour le reste, a ajouté Arnaud Rousseau, “on partage le diagnostic”. La ministre est “assez volontariste dans le discours. Le sujet aujourd’hui, c’est comment elle décline le discours”, a-t-il ajouté.Outre des représentants de la FNSEA, ceux de son allié des Jeunes agriculteurs ont assisté au discours de la ministre, en revanche boudé par les deux autres grands syndicats, la Coordination rurale et la Confédération paysanne.

“Productivité et compétitivité”: les mots clés de Genevard pour un “grand réveil alimentaire”

Dans une France agricole guettée par le déclin, la ministre de l’Agriculture a appelé lundi à relancer productivité et compétitivité, piliers du “grand réveil alimentaire” lancé en décembre au nom de la souveraineté.”Pour que ce salon marque le début du grand sursaut agricole, le chantier majeur est celui de la productivité et de la compétitivité”, a lancé Annie Genevard, s’interrogeant par ailleurs sur l’avenir des petites fermes en inaugurant le stand du ministère au Salon de l’agriculture.La ministre a insisté sur l’importance de la future Loi d’urgence agricole dans un calendrier serré: “Je veux que ce texte aille au bout avant 2027. (…) Entre les campagnes municipales et sénatoriales, il reste, en tout et pour tout, quatre mois au maximum disponibles pour faire prospérer des textes avant les élections”, a-t-elle souligné.”Le texte agricole est inscrit (au Parlement, NDLR), contrairement à beaucoup d’autres, car le gouvernement en fait une priorité”, a-t-elle assuré. Annoncé en pleine mobilisation agricole, pour le troisième hiver consécutif, ce projet de loi portant sur les questions de l’eau, de la prédation des bêtes par le loup et des moyens de production est en cours d’élaboration et devrait être présenté en mars pour un examen cet été.Rappelant qu’en 2025, “pour la première fois depuis 1970, la balance commerciale agroalimentaire de la France a frôlé le zéro”, Mme Genevard a vanté une agriculture retrouvant sa puissance par ses volumes de production et ses exportations, fustigeant de nouveau les “apprentis sorciers de la décroissance” qui “nous expliquent avec une tranquille assurance qu’il faudrait produire moins pour produire mieux”.Alors que le président Emmanuel Macron a donné samedi trois axes politiques pour la ferme française: “produire, préserver, protéger”, la ministre LR n’a jamais abordé la question de l’environnement – le mot n’est pas prononcé une seule fois – et de la protection de la biodiversité.- “Taille critique” -Elle a axé son propos sur le réarmement de l’agriculture face à une concurrence mondiale accrue, y compris au sein de l’Europe, déplorant que la France importe aujourd’hui 40% du fromage qu’elle consomme.Pour défendre la compétitivité, la ministre a rappelé l’engagement de l’exécutif à défendre un budget agricole européen puissant et à combattre toute “concurrence déloyale” dans les échanges commerciaux.Elle a listé les mesures déjà prises en France: “abaissement de charges d’un demi-milliard d’euros”, “mouvement de simplification administrative avec le contrôle unique” des fermes, une “première levée d’entraves avec la loi Duplomb-Menonville”, “l’autorisation de l’utilisation de drones en agriculture” et un “investissement dans la recherche et l’innovation”.Alors qu’approche la campagne présidentielle, “la mère des batailles”, Mme Genevard attend des débats guidés par trois mots d’ordre: “production, ré-industrialisation, compétitivité” auxquels s’ajoute “la question du revenu”.Dans cette perspective, elle a invité à s’interroger sur “la taille critique” des exploitations en France: “Les fermes françaises, globalement de taille intermédiaire, fondées sur un modèle familial, (…) peuvent-elle toujours tenir la cadence face à des exploitations, roumaines, polonaises ou même allemandes?”, a-t-elle demandé.En France, la taille des exploitations était en 2020 de 69 hectares en moyenne, avec une tendance marquée à l’agrandissement, encore loin des gigantesques surfaces des fermes céréalières ukrainiennes ou américaines.Sur la taille des exploitations, le président de la FNSEA, premier syndicat agricole, a relevé cette “nouveauté” dans le discours ministériel, trouvant “assez courageux qu’on se pose la question”.Pour le reste, a ajouté Arnaud Rousseau, “on partage le diagnostic”. La ministre est “assez volontariste dans le discours. Le sujet aujourd’hui, c’est comment elle décline le discours”, a-t-il ajouté.Outre des représentants de la FNSEA, ceux de son allié des Jeunes agriculteurs ont assisté au discours de la ministre, en revanche boudé par les deux autres grands syndicats, la Coordination rurale et la Confédération paysanne.

Ukraine: Macron appelle l’UE à “avancer” pour adopter les nouvelles sanctions contre la Russie

Le président français Emmanuel Macron a appelé lundi l’Union européenne à continuer à accroître la “pression” sur la Russie dans la guerre en Ukraine et à adopter un 20e paquet de sanctions, bloqué par la Hongrie.”Nous continuerons d’augmenter la pression sur la Russie”, a-t-il dit au côté de son homologue finlandais Alexander Stubb alors que la guerre en Ukraine entre mardi dans sa cinquième année. “Nous devons avancer sur le 20e paquet de sanctions de l’Union européenne et des discussions se tiendront dans les prochains jours”, a ajouté Emmanuel Macron.La Commission européenne a mis sur la table un nouveau “paquet” de sanctions contre la Russie depuis son invasion de l’Ukraine le 24 février 2022, en vue d’une adoption par les ministres des Affaires étrangères avant mardi, date anniversaire de cette invasion.Mais la Hongrie a annoncé ce weekend son intention de bloquer cette adoption, tant qu’elle n’aura pas obtenu la reprise des livraisons de pétrole russe via un oléoduc, actuellement endommagé et qui traverse l’Ukraine.Emmanuel Macron a aussi affiché sa détermination à “mettre en œuvre le prêt (européen) de 90 milliards d’euros” en faveur de l’Ukraine dont le principe a été adopté en décembre par l’UE.Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a assuré qu’il bloquerait également l’adoption de ce prêt, pour les mêmes raisons.”Les engagements politiques et la parole donnée au dernier Conseil européen seront tenus. Il ne peut en être autrement”, a martelé le président français.Le président finlandais, dont le pays a adhéré à l’Otan après le début de la guerre en Ukraine, a déclaré pour sa part que l’offensive russe était un “échec stratégique”, “militaire” et “économique” pour le président Vladimir Poutine.Le maître du Kremlin n’a “pas voulu que l’Otan s’élargisse, la Finlande et la Suède y sont” entrées, a relevé Alexander Stubb. “C’est aussi un échec militaire. Il perd beaucoup de soldats maintenant”, a-t-il ajouté.Les deux dirigeants ont également insisté sur la nécessité pour les Européens de renforcer leur “posture de défense dans l’Arctique”, face aux ambitions russes et chinoises dans la région mais aussi celles de Donald Trump au Groenland.Ils participeront ensemble à une visioconférence des pays baltes et nordiques du groupe NB8 (Finlande, Suède, Danemark, Norvège, Islande, Estonie, Lettonie, Lituanie) à 14H00 (13H00 GMT) pour évoquer la sécurité en Arctique après la crise autour des visées américaines sur le Groenland.