CES: l’IA peut maintenant être votre barista, votre parfumeur ou un partenaire de tennis

L’intelligence artificielle (IA) a encore affirmé sa présence lors de l’édition 2026 du salon technologique CES, dépassant le stade du gadget pour s’insérer encore davantage dans nos vies, jusqu’à préparer votre café du matin.En voici quelques exemples relevés à Las Vegas.Alexa, fais-moi un expresso serréLe groupe allemand Bosch a présenté une nouvelle fonctionnalité de sa machine à café entièrement automatisée 800 Series (vendue à partir de 1.700 dollars) qui va pouvoir être synchronisée avec l’assistant vocal Alexa+ d’Amazon.L’utilisateur peut expliquer oralement à l’assistant qu’il veut un double expresso serré après une petite nuit et la cafetière s’exécute, sans avoir eu à la toucher préalablement. Quelque 35 choix différents d’expressos sont disponibles.”Nous sommes l’un des premiers fabricants à vraiment nous engager dans cette voie” avec Amazon, explique Andrew de Lara, porte-parole de Bosch. Sur le plan technologique, “c’est plus difficile de faire ça avec un gros appareil électroménager qu’avec un petit objet connecté.”L’entreprise centenaire, positionnée haut de gamme aux Etats-Unis, veut progressivement faire entrer l’IA dans la cuisine, notamment grâce à son application mobile Home Connect, qui permettait déjà de contrôler plusieurs appareils à distance.”Vous pouvez maintenant prendre une photo de quatre steaks”, prend comme exemple Andrew de Lara, et l’IA “va évaluer leur poids et vous dire exactement ce que vous devez faire pour obtenir l’un des quatre niveaux de cuisson possibles”.Un parfum d’IALe Sud-Coréen DigitalScent a mis au point une machine déjà installée dans certains aéroports qui vous concocte un parfum personnalisé en fonction de votre humeur et de vos préférences olfactives.Une fois le paramétrage réalisé sur l’écran de la borne, cette dernière projette un souffle parfumé qui donne une idée du résultat final. Il est ensuite possible d’effectuer des modifications avant de se décider.Une fois la commande passée, la machine produit, en quelques secondes grâce à l’IA, une fragrance presque unique, car elle a été retenue dans un éventail de plus de 1.150 combinaisons.Le tout est contenu dans une petite fiole transportable, pour “3 à 4 dollars”, selon une porte-parole.Jeu, set, IAPlusieurs startup ont présenté dans le Nevada des machines à balles nouvelle génération, dopées à l’intelligence artificielle.Si la Singapourienne Sharpa propose déjà un robot humanoïde pongiste convaincant avec un temps de réaction de deux centièmes seulement, il n’existe pas sur le marché d’équivalent pour le tennis.Le Chinois UBTech a bien mis en ligne, il y a quelques jours, une vidéo de son Walker S2 effectuant des échanges avec un humain, mais à une vitesse lente et sans vrais déplacements.En outre, UBTech destine ses robots à l’industrie et non aux terrains de tennis et n’a, a priori, produit ce petit film que pour montrer l’agilité du Walker S2.En attendant l’humanoïde qui montera au filet, une autre société chinoise, Tenniix, commercialise un robot qui envoie des balles jusqu’à 120 km/h. Il possède 10 coups différents, certains avec des effets, et même un lob qui monte à huit mètres de hauteur.La version de base, pouvant contenir jusqu’à 100 balles, vous reviendra à 699 dollars, mais la plus complète, à 1.600 dollars, comprend des caméras et des roues qui lui autorisent des déplacements.La machine va ainsi décrypter, grâce à l’IA, la trajectoire de votre coup droit décroisé, se rendre au point de passage de la balle et en renvoyer immédiatement une pour que le joueur ait l’impression de réaliser un échange.”Il y a un vrai rythme”, décrit Run Kai Huang, porte-parole de Tenniix, “comme si vous jouiez avec une vraie personne.”

New rallies in Iran as son of shah calls for city centres to be seized

Major Iranian cities were gripped overnight by new mass rallies denouncing the Islamic republic, as the son of the ousted shah urged protesters on Saturday to plan to seize city centres.The two weeks of protests have posed one of the biggest challenges to the theocratic authorities who have ruled Iran since the 1979 Islamic revolution, although supreme leader Ayatollah Ali Khamenei has expressed defiance and blamed the United States.Following the movement’s largest protests yet on Thursday, new demonstrations took place late Friday, according to images verified by AFP and other videos published on social media.This was despite an internet shutdown imposed by the authorities, with monitor Netblocks saying early Saturday that “metrics show the nationwide internet blackout remains in place at 36 hours”.In Tehran’s Saadatabad district, people banged pots and chanted anti-government slogans including “death to Khamenei” as cars honked in support, a video verified by AFP showed.Other images disseminated on social media and by Persian-language television channels based outside Iran showed similar large protests elsewhere in the capital, as well as in the eastern city of Mashhad, Tabriz in the north and the holy city of Qom.In the western city of Hamedan, a man was shown waving a shah-era Iranian flag featuring the lion and the sun amid fires and people dancing.In the Pounak district of northern Iran, people were shown dancing round a fire in the middle of a highway, while in the Vakilabad district of Mashhad, a city home to one of the holiest shrines in Shiite Islam, people marched down an avenue chanting “death to Khamenei”. It was not possible to immediately verify the videos.- ‘Big trouble’ -Reza Pahlavi, the US-based son of Iran’s ousted shah, hailed the “magnificent” turnout on Friday and urged Iranians to stage more targeted protests this Saturday and Sunday.”Our goal is no longer just to take to the streets. The goal is to prepare to seize and hold city centres,” Pahlavi said in a video message on social media.Pahlavi, whose father Mohammad Reza Pahlavi was ousted by the 1979 revolution and died in 1980, added he was also “preparing to return to my homeland” at a time that he believed was “very near”.Activists have expressed concern that the internet shutdown could mask repression by authorities, and the Norway-based Iran Human Rights group has said at least 51 people have been killed in the crackdown so far.Iranian Nobel Peace Prize winner Shirin Ebadi warned on Friday that security forces could be preparing to commit a “massacre under the cover of a sweeping communications blackout”.Authorities say several members of the security forces have been killed, and Khamenei in a defiant speech on Friday lashed out at “vandals” and vowed the Islamic republic would “not back down”.He blamed the US for stoking the unrest in comments echoed by several other Iranian officials.US President Donald Trump again refused on Friday to rule out new military action against Iran after Washington backed and joined Israel’s 12-day war against the Islamic republic in June.”Iran’s in big trouble. It looks to me that the people are taking over certain cities that nobody thought were really possible just a few weeks ago,” Trump said.Asked about his message to Iran’s leaders, Trump said: “You better not start shooting because we’ll start shooting too.”

CAN-2025: Nigeria-Algérie, opposition de stars, opposition de styles

Le Nigeria de Victor Osimhen, meilleure attaque du tournoi, affronte l’Algérie de Riyad Mahrez, la meilleure défense, dans une opposition de styles en quarts de finale de la CAN-2025, samedi à Marrakech. Parmi les formations les plus impressionnantes du tournoi, les Super Eagles et les Fennecs sont en outre les seules à s’être imposées lors de leurs trois matches de groupe.Et de 4 qui font douze: en huitièmes de finale, face au modeste Mozambique (4-0), Osimhen, l’attaquant masqué, et ses lieutenants Ademola Lookman -pas loin d’être le meilleur joueur du tournoi- et Akor Adams ont en outre porté à 12 le nombre de réalisations depuis le début de la Coupe d’Afrique.Une attaque de feu, impressionnante, qui masque jusqu’à présent les problèmes que les Super Eagles rencontrent en coulisses. Bouderie d’Osimhen pestant contre Lookman pour une passe oubliée et un éventuel triplé, primes promises qui tardent à arriver et menace de grève des joueurs… Les hommes du Malien Eric Chelle ont l’art de se compliquer la tâche.Mais l’attaquant de Galatasaray dont la rumeur a couru qu’il allait quitter le Maroc pour regagner la Turquie est toujours là et ses coéquipiers, qui avaient menacé de ne pas se rendre à Marrakech pour disputer leur quart, sont arrivés également. “On est bien préparé”, a affirmé Chelle, qui a entrainé en Algérie, préférant ne pas évoquer ce qui se passe en coulisses.En face, pourtant, “on a concédé qu’un seul but donc je ne dirais pas qu’on a peur du Nigeria, on est l’une des meilleures défenses du tournoi”, a souligné Ibrahim Maza, 20 ans et nouvelle pépite du football algérien.- Préparés à souffrir -Avec un but encaissé lors de leur troisième match de poule, les Fennecs partagent avec l’hôte marocain la meilleure défense du tournoi. Mais le but concédé par l’Algérie face à la Guinée Équatoriale est intervenue à 3-0, alors que l’équipe maghrébine avait été fortement remaniée.Et c’est peut-être la plus grande réussite du Bosnien Vladimir Petković depuis son arrivée à la tête des Fennecs: être parvenu à former un groupe homogène, presque interchangeable.Durant les trois premiers matches de groupe, il a beaucoup fait tourner, en défense notamment, sans que le rendement de l’équipe n’en pâtisse vraiment.En huitièmes, c’est son coaching en fin de rencontre qui a permis aux Fennecs de s’imposer in extremis grâce à un but splendide d’Adil Boulbina sur une passe de Ramiz Zerrouki, deux entrants.”Je suis convaincu que mes joueurs savent comment souffrir et sont capables de le faire”, a expliqué Petkovic, en dévoilant, selon lui, une clé de la rencontre à venir.D’autant qu’au-delà de faire le dos rond pour contenir les flèches nigérianes, les Algériens ont aussi quelques arguments offensifs: Maza impressionne tous les observateurs par la justesse de son jeu. Mahrez, qui a annoncé que cette CAN serait probablement sa dernière, a inscrit trois buts malgré ses 34 ans.Et si les Super Eagles disposent d’une attaque sans commune mesure, ils sont beaucoup moins sereins en défense. Depuis le début du tournoi, ils ont déjà encaissé quatre buts. Soit la moins bonne défense de tous les quarts de finalistes.

CAN-2025: Hassan le feu égyptien, Faé la glace ivoirienne, une rivalité de 20 ans

Hossam Hassan, le sélectionneur égyptien, et Emerse Faé, son homologue ivoirien, se sont affrontés en tant que joueurs lors de la CAN-2006 avant de se retrouver comme entraineurs en quarts de finale la Coupe d’Afrique 2025, où Pharaons et Eléphants se font face samedi à Agadir. “Depuis mardi, je reçois beaucoup de photos où on me voit 20 ans en arrière quand j’étais joueur et que j’affrontais le sélectionneur de l’Égypte”, s’est amusé Emerse Faé vendredi. “C’est bizarre de le de le retrouver demain en quart de finale, en tant que qu’entraîneur. Mais pour l’instant, il y a 1-0 pour lui, j’ai bien l’intention d’égaliser demain”, a-t-il poursuivi. Faé, intronisé il y a deux ans, en pleine CAN-2024 disputée à domicile, avait affronté Hassan, 39 ans à l’époque, lors de la CAN-2006 en Egypte, lors du match de poules entre les deux équipes qui allaient ensuite se retrouver en finale.- Egypte 1 – Côte d’Ivoire 0 -Celui qui était déjà une légende chez les Pharaons, avec deux CAN glanées en 1986 et en 1998, n’était pas entré en jeu lors de la finale perdue par les Eléphants aux tirs au but.  20 ans après, rien n’a changé… ou presque en Egypte. “On a regardé l’Égypte version 2025-2026, mais j’aurais pu remettre les images de 2006, ça aurait été exactement pareil”, a exagéré Faé. “Les joueurs changent, le style du maillot aussi, mais c’est exactement l’Égypte que j’attendais: on a toujours l’impression qu’ils sont en difficulté et que ça va lâcher, mais ça ne lâche jamais… enfin quasiment jamais”.C’est encore le cas dans cette édition marocaine de la Coupe d’Afrique que les partenaires de Mohamed Salah ont passé jusqu’à présent à Agadir au soleil, loin du tumulte et de la pluie de Rabat où ils se sont hissés sans jamais briller, sans encombre non plus, jusqu’en quart de finale. Ils espèrent fermement porter la marque de leur record de titre obtenus à la CAN, à huit sacres, le 18 janvier, jour de la finale, avec l’insolente confiance en eux qui les caractérise.Si le bouillant Hossam Hassan, 59 ans, à la longévité de joueur à peine croyable, et le placide Emerse Faé, 41 ans, qui a stoppé sa carrière à 28 ans, s’opposent sur presque tout, ils ont toutefois un point commun dans leur management.Depuis 2024, Hassan est systématiquement accompagné d’Ibrahim, son frère jumeau, manager de l’équipe, qui a suivi son frère dans tous les clubs où il a joué durant son interminable carrière, d’Al Alhy, en passant par le PAOK en Grèce, Xamax en Suisse ou Al Ain en Arabie Saoudite. – Deux adjoints, deux frères -En évoquant son frère, Hassan a presque fendu l’armure qu’il porte devant un micro. “Travailler avec Ibrahim me donne une force particulière. Je travaille avec lui comme avec personne d’autre. Chacun de nous deux est à sa place, comme lorsque nous jouions. Il était le meilleur arrière droit en Afrique. Et personne n’a encore atteint son niveau. Je ne dis pas cela parce que c’est mon frère. Son rôle de directeur de la sélection m’a facilité beaucoup de choses”.”La fédération a de la chance d’avoir un cadre comme lui. Son expérience apporte la même valeur que mon rôle technique”, a poursuivi Hassan, toujours aussi dithyrambique. Faé, lui, n’a pas son frère de sang comme adjoint, mais un frère tout de même. Il s’agit de Guy Demel, qu’il a connu en sélection en 2005, qui l’accompagne depuis 2023, et qui lui a présenté sa cousine, devenue sa femme.Intronisé après la démission de Jean-Louis Gasset en pleine CAN pour une mission commando, Faé n’a exigé qu’une chose: que Demel, ancien défenseur des Eléphants, alors consultant pour Canal+ Afrique, le rejoigne comme adjoint.”En fait, je n’ai même pas eu à l’exiger, précise Faé. Parce que le président en me nommant m’a dit qu’il avait déjà nommé Guy comme adjoint avant de me proposer le poste, parce qu’il connaissait notre relation, savait que Guy était mon ‘grand frère’ et qu’il pensait qu’on ferait de grandes choses tous les deux”. Accompagnés de “leurs frères”, Faé et Hassan ont un match retour à disputer. 20 ans après.

Angleterre: Liam Rosenior lance sa nouvelle vie à Chelsea

Parti d’Angleterre sur la pointe des pieds, revenu par la grande porte, Liam Rosenior étrenne son nouveau costume d’entraîneur de Chelsea samedi en “Cup” à Charlton, dans l’est de Londres, où ses choix seront scrutés comme jamais.La dernière expérience de Rosenior (41 ans) sur un banc anglais remonte à mai 2024, un jour de défaite à Plymouth avec Hull City, club de deuxième division qui le licenciera quelques jours après.Difficile alors d’imaginer le Londonien d’origine occuper le poste si convoité à la tête des “Blues”, lauréats du dernier Mondial des clubs, moins de deux ans plus tard.Mais il a fait ses preuves entre temps à Strasbourg, où la pression est nettement plus faible, certes, et où le propriétaire (BlueCo) est le même qu’à Chelsea, un facteur qui a joué en faveur de sa promotion express.L’actionnaire américain a choisi d’en faire le successeur d’Enzo Maresca, démis de ses fonctions le 1er janvier après une crise de résultats, sur fond de tensions en interne.”Les niveaux de talent et de capacité que j’ai vus ces derniers jours sont de classe mondiale”, a-t-il dit vendredi en conférence de presse, saluant la qualité de son effectif à la veille du troisième tour de Coupe d’Angleterre contre Charlton Athletic, actuel 19e de Championship.”L’entraîneur précédent Enzo (Maresca) a fait un très bon travail tactique et ma tâche est de l’amener au niveau supérieur”, a-t-il souligné.Rosenior a également affirmé son indépendance par rapport à BlueCo. “Je comprends, je ne suis pas un extraterrestre et je lis la presse, mais on ne peut pas être manager si on ne prend pas de décision seul”, a-t-il lancé.De nombreux supporters anglais vont découvrir la silhouette de l’entraîneur aux fines lunettes noires et au sweat à capuche, à laquelle les amateurs de Ligue 1 sont habitués.- Clough, Ferguson et Guardiola -L’ancien défenseur ou ailier de Fulham, Reading ou encore Brighton n’est pas une célébrité dans son pays, mais pas un inconnu non plus.Au crépuscule de sa carrière de joueur, étirée entre la Premier League et la deuxième division, il a rédigé des chroniques pour le quotidien The Guardian puis été consultant chez le diffuseur Sky Sports.Il a ensuite très vite embrassé la carrière d’entraîneur, auprès des jeunes de Brighton d’abord, dans le staff de Derby County ensuite, puis à Hull comme numéro un.”J’entraînais l’équipe de l’école quand j’avais 11 ans, je faisais des sessions avec eux, j’organisais l’équipe pour les matches et mes professeurs me laissaient faire. C’est quelque chose que j’adore et qui a toujours été en moi”, racontait-il en mars à l’AFP.Il a appris très jeune aux côtés de son père Leroy, ex-joueur de Fulham et West Ham notamment, devenu lui aussi entraîneur en Angleterre après avoir raccroché les crampons.En sources d’inspiration, il cite Brian Clough et Alex Ferguson parmi les figures historiques, mais aussi l’actuel entraîneur de Manchester City: “Pep Guardiola est mon héros”, disait-il à l’AFP. “Je pense qu’il façonne le football moderne, la manière dont le football a évolué, la manière dont chaque entraîneur voit le jeu”.Rosenior Junior pourrait lui aussi servir de modèle aux générations suivantes. Il est devenu mardi le dixième entraîneur noir à être nommé de manière permanente à la tête d’une équipe de Premier League.Dans le championnat le plus suivi au monde, il devra relancer une équipe de Chelsea qui a glissé à la huitième place après n’avoir remporté qu’un seul de ses neuf derniers matches, et convaincre les supporters de ses capacités, dès le 17 janvier contre Brentford à domicile.Trois jours plus tôt, le public de Stamford Bridge le découvrira pour la première fois à l’occasion de la demi-finale aller de coupe de la Ligue contre Arsenal.”Dans un club de cette envergure, les fans veulent des victoires et ils ont en ont tout à fait le droit, a dit Rosenior jeudi. Mon travail, pour gagner la confiance des supporters, c’est de gagner des matches”.