Mayotte: Darmanin veut 300 places de prison supplémentaires “d’ici un an et demi”

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé lundi la construction prochaine d’un nouveau site pénitentiaire à Mayotte, où la prison actuelle, conçue pour 278 détenus, affiche un taux d’occupation dépassant régulièrement les 200%.En visite dans l’établissement de Majicavo, le ministre a déclaré vouloir “250-300 places supplémentaires” dans des “prisons modulaires”, après l’identification de deux terrains potentiels. Il a annoncé un possible retour en juillet avec l’Agence publique pour l’immobilier de la justice pour confirmer le projet.Un deuxième établissement pénitentiaire sur l’île française de l’océan Indien avait été annoncé dès 2022, initialement prévu pour 400 places en dur, mais il est bloqué depuis par la question du foncier disponible, une problématique récurrente à Mayotte.Gérald Darmanin a également annoncé des travaux immédiats dans la prison existante, incluant l’installation de filets anti-projections, ainsi qu’une revalorisation des primes des agents mahorais “d’ici deux mois”.”Il faut absolument construire des places de prison mais, par ailleurs, que les étrangers qui commettent des actes de délinquance soient expulsés”, a déclaré à la presse le garde des Sceaux, précisant que 50% des détenus étaient étrangers et 270 ont été expulsés l’année dernière.Les travaux du tribunal judiciaire, dont les retards suscitent l’ire des magistrats locaux, devrait finir le 8 juillet, a précisé le ministre de la Justice, annonçant qu’il viendrait lui-même inaugurer le bâtiment.Aucune annonce n’a en revanche été faite autour du projet de la cité judiciaire, un autre projet datant de 2022. Cent vingt-quatre millions d’euros pour sa réalisation d’ici 2028-2031 sont prévus dans la loi de refondation de Mayotte promulguée en août 2025.

Les athlètes français fêtés à Albertville, Lecornu remobilise pour les J0-2030

“Tout le monde à son poste de combat”: le Premier ministre Sébastien Lecornu a appelé lundi le Comité d’organisation des JO-2030 à dépasser ses divergences, avant une grande cérémonie populaire à Albertville pour fêter l’équipe tricolore des Jeux de Milan Cortina.Biathlon bien sûr, mais aussi danse sur glace ou ski alpinisme: c’est forte d’une sixième place au tableau des médailles et d’un bilan record de 23 médailles (dont huit en or) que l’équipe de France a conclu dimanche les JO-2026 de Milan Cortina et, passée la cérémonie de clôture dédiée à la beauté italienne qui s’est déroulée dimanche soir à Vérone, est rentrée à la maison.Parmi les très attendus héros du jour, les biathlètes multimédaillés Quentin Fillon Maillet et Océane Michelon ou le fondeur Mathis Desloges sont apparus en musique, médailles rutilantes au cou, devant plusieurs milliers de personnes réunies, dûment munies de petits drapeaux français, dans la halle olympique d’Albertville, haut lieu des JO d’hiver de 1992, les derniers que la France ait accueillis à ce jour.La cérémonie prévoit aussi un déploiement symbolique du drapeau à cinq anneaux, qui sera hissé avec son et lumière sur un grand mât d’une cinquantaine de mètres et déroulé par des chasseurs alpins du régiment de Savoie descendant en rappel.Cette “célébration populaire et festive”, retransmise en direct par France Télévision, doit permettre “d’honorer l’héritage de 1992 et de lancer notre route vers les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver des Alpes Françaises 2030”, a déclaré Amélie Oudéa-Castéra, la présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).- “Mettre de l’ordre” -Elle survient toutefois en pleine crise de gouvernance au sein du Comité organisateur des Jeux (Cojop) alors qu’il lui reste désormais moins de quatre ans pour boucler son projet dans les Alpes françaises. Plusieurs de ses cadres ont démissionné ces derniers mois et le directeur général Cyril Linette est également sur le départ en raison du constat de “désaccords insurmontables”.Alors que le projet olympique a déjà souffert ces derniers mois de l’instabilité gouvernementale de la France, le président du Cojop, le champion olympique de ski de bosses à Albertville Edgar Grospiron pourrait lui-même se trouver fragilisé par ces turbulences.La semaine passée, un proche d’Emmanuel Macron avait indiqué que le président avait “fait passer le message qu’il faut mettre de l’ordre dans l’organisation des JO Alpes 2030”. “D’ici un mois”, avait-il précisé.M. Lecornu, venu lundi rencontrer les organisateurs, dont les présidents des régions Aura Fabrice Pannekoucke et Paca Renaud Muselier, ainsi que les athlètes, a pour sa part appelé à laisser de côté “les persifleurs” qui s’obstinent à prédire un échec des Jeux.”Tout le monde à son poste de combat et tirons tous (…) dans le même sens pour y arriver en 2030″, a-t-il lancé.- “On gère” -Interrogé par France télévision sur la crise de gouvernance au sein du Cojop, Grospiron a tenu à relativiser: “On gère. Il y a des turbulences, mais comme dans tous les projets de ce type. On est là, on gère, on tient la baraque”, a-t-il insisté.Après avoir félicité les athlètes, Sébastien Lecornu les a interrogés sur leur vécu en Italie et leurs attentes pour les prochains Jeux d’hiver: “Ce que vous pouvez nous dire peut avoir beaucoup d’importance pour la compréhension de l’organisation qu’on a pour 2030”, a-t-il dit.Plusieurs ont évoqué l’éclatement des sites de Milan Cortina, que les Alpes françaises entendent également mettre en oeuvre. Ce nouveau modèle, ont-ils souligné, permet d’utiliser des infrastructures déjà existantes – et d’alléger la facture – mais complexifie aussi les transports et laisse certains sites un peu isolés, quand il ne se traduit pas par une absence de “ferveur olympique” au moment de la remise des médailles, ont regretté certains.”En tout cas, les Alpes 2030, on a toutes les capacités pour réussir ces Jeux”, a estimé le biathlète Emilien Jacquelin, médaillé d’or et de bronze. “Je pense que ce sera une réussite. Mais bien sûr, c’est un modèle qui demande à évoluer, les Jeux olympiques”, a-t-il ajouté.

Trump either a ‘traitor’ or ‘exceptional’, Nobel-winner Walesa tells AFP

US President Donald Trump is either a “traitor” or an “exceptional” leader in his dealings with Russia, Nobel Peace Prize laureate Lech Walesa told AFP on Monday. “On the surface, today, he seems to be Russia’s lackey, simply a traitor. That’s one way of looking at it,” said the former Polish president on the eve of the fourth anniversary of Russia’s full-scale invasion of Ukraine.Walesa stated that there may also be a possibility that Trump is “an extremely intelligent political leader” who “knows that if the United States joined the anti-(President Vladimir) Putin chorus, (he) would have no choice but to use nuclear weapons”.”Putin is irresponsible,” said Walesa, whose activism as the former leader of the Solidarnosc (Solidarity) trade union helped to bring down the Iron Curtain.”It’s a very cunning, very clever game: not pushing Putin to use nuclear weapons, playing the friend,” he added.By doing so, Walesa argued, Trump was buying time and “forcing Europe to organise itself against Putin without the United States”.”If the United States enters the game, it’s nuclear war,” he said. “So there are two ways of looking at it: a traitor, or an extremely intelligent man. To this day, I still don’t know which applies to Trump.”- ‘I should have acted sooner’ -Should Trump turn out to be “exceptional”, Walesa argued that he would merit the Nobel Peace Prize — which the Polish politician himself received in 1983. “But if he is a traitor, he doesn’t deserve it,” Walesa added, arguing that for the moment, “it’s too early to judge”. Walesa told AFP he recently met Venezuelan opposition leader and 2025 Nobel Peace Prize laureate Marina Corina Machado in the United States. In January, Machado offered Trump, who has made no secret of his desire for the prestigious award, her prize medal in Washington. On that occasion, “I told her she had rushed things,” Walesa said. At 82, the former electrician with his legendary handlebar moustache is still receiving visitors in an office at the heart of the former Gdansk shipyards. It was in this city along Poland’s Baltic coast where the union leader twisted the arm of the communist authorities.He forced it to negotiate legalising trade unions — and, eventually, the first semi-free elections in the Polish People’s Republic. Walesa has held no official posts since his 1990-1995 presidency and is no longer a unifying figure in his own country. But he remains a well-known voice of authority abroad, where he gives numerous lectures, which now more than ever focus on the Ukrainian cause.”We must help Ukraine with all our might,” said Walesa, who admitted to feeling “remorse” about his past decisions regarding his country’s neighbour.”When I was president, I had a simple idea: We (Poland and Ukraine) would join the European Union and NATO together,” he explained. Fearing that this might jeopardise Poland’s membership of the bloc, however, he decided to keep the plan secret until he had won a second term.”I lost the presidential election and the whole thing fell through,” he said.”I should have acted sooner.” – ‘Neither Putin nor Stalin’ -The bloodiest conflict on European soil since the Second World War, the war in Ukraine, triggered by the Russian invasion of February 24, 2022, enters its fifth year on Tuesday. Russians and Ukrainians have been negotiating since 2025 for a cessation of hostilities, under the impetus of Donald Trump, which has so far been in vain. A political product of the Cold War, Walesa said he believes that since the collapse of the Soviet world, three opposing blocs “have been trying to take the lead in the world: the United States, Russia and China”.But, he argued, “if Russia conquers Ukraine, we can start learning Chinese and Russian. The United States will lose for good.”If, on the contrary, “we manage to defeat Russia, it will recover in 10 years and our grandchildren will have to fight Russia again.”In his view, Russia’s aggression has its roots in the absence of democracy in a country whose “authorities, for centuries, have kept alive the idea that an external enemy threatens (them)”.”The problem with Russia lies neither in Putin nor in Stalin, but in a bad political system.”

Au Somaliland, Israël attendu comme le sauveur face à la crise de l’eau

Sur le champ familial de Faysal Omar Salah, des centaines de mètres de sillons ensemencés de longue date demeurent à l’état de terre poussiéreuse. Le Somaliland attend impatiemment l’aide israélienne pour sauver son agriculture des récurrentes sécheresses.”Nous sommes désespérés”, soupire le trentenaire chétif, dont les deux enfants, déscolarisés, ne survivent que grâce au lait que donne son bétail.Dans la retenue d’eau de Lallays, son village, qui surplombe le champ, des dizaines de chameaux s’emploient à brouter des plantes sauvages. Mais pas une flaque ne subsiste. De mémoire locale, aucune pluie n’est tombée depuis juin ou juillet dernier sur cette zone située à quelques dizaines de kilomètres de la capitale Hargeisa, constellée d’acacias, et qui se trouve pourtant dans la partie du Somaliland où les précipitations sont les plus régulières.”Si la crise de l’eau persiste, nous devrons quitter cette terre pour aller en ville”, se lamente l’agriculteur, qui place désormais ses espoirs dans “Allah qui apportera la pluie” et… Israël, qui l'”aidera à cultiver ses terres arides”.Fin décembre, le gouvernement israélien est devenu le premier à reconnaître officiellement le Somaliland depuis sa sécession en 1991 de la Somalie.Si la république autoproclamée fonctionne depuis en autonomie, Mogadiscio, qui la considère toujours sous son contrôle, a dénoncé “la plus grande des violations contre (sa) souveraineté”.Israël, accusé d’avoir négocié l’établissement d’une base militaire au Somaliland en échange de sa reconnaissance du pays – ce que dément Hargeisa -, préfère vanter la coopération bilatérale à venir dans le civil : l’économie, l’agriculture, la santé… et surtout, l’eau.- Insécurité alimentaire -Vingt-cinq experts en eau ont décollé samedi pour une formation en Israël, a-t-on appris auprès du ministère de l’Eau somalilandais.Le chef de la diplomatie israélienne Gideon Sa’ar, lors d’une visite début janvier, avait également promis d’envoyer des spécialistes israéliens pour “aider à mettre en œuvre ces nouvelles capacités”.Israël, Etat aride, s’est imposé comme un champion de la gestion de l’eau. Près de 90% de ses eaux usées sont recyclées. D’énormes usines de dessalement de l’eau de mer assurent plus de 80% de l’approvisionnement en eau potable du pays.Israël a aussi perfectionné des techniques agricoles, comme l’irrigation au goutte à goutte, pour minimiser les consommations.Des expertises cruciales face au changement climatique, qu’Israël met en avant lorsqu’il veut améliorer ses relations avec des pays souffrant de manque d’eau.Au Somaliland, les deux saisons des pluies annuelles sont depuis cinq ans souvent tardives et peu abondantes, engendrant de fréquentes sécheresses, selon le ministère de l’Agriculture somalilandais.D’autant que 90% des fermiers, à l’instar de Faysal Omar Salah, pratiquent une agriculture traditionnelle, uniquement basée sur les précipitations, observe Abdirazak Sheikh Muhamad, un agronome somalilandais.Leurs repas provenant de ce qu’ils produisent, “la situation nutritionnelle est très mauvaise”, regrette-t-il.Le Programme alimentaire mondial (PAM) estime qu’un quart de la population de la Somalie – qui pour les agences onusiennes inclut le Somaliland -, soit 4,4 millions de personnes, est confronté à de graves niveaux d’insécurité alimentaire.Alors que l’aide internationale s’est effondrée, le PAM estime qu’il sera contraint d’interrompre son assistance alimentaire d’urgence d’ici quelques semaines sans de nouveaux financements.  – L’eau, la vie -A quelques kilomètres des champs sinistrés de Faysal Omar Salah, Muhummad Mohamad Ismail, plus vigoureux, s’active sous ses orangers verdoyants, qu’entourent quelques papayers.Ce fermier somalilandais, âgé de 45 ans, affirme avoir perdu 150 arbres fruitiers du fait des sécheresses. Il soigne désormais patiemment les 70 restants.Chaque fois qu’il les arrose, il creuse d’abord la terre entourant les troncs, puis il verse l’eau. Une fois que celle-ci a imprégné le sol, il le recouvre d’une nouvelle couche de terre, pour éviter l’évaporation.A côté de sa maison, l’agriculteur a fait construire un grand réservoir en béton, payé 2.500 dollars (2.130 euros), une fortune au Somaliland, grâce à la vente d’une partie de son bétail. Une dizaine de fois par an, il fait venir des camions d’eau pour le remplir.Quand il pleut un peu, il dit planter du sorgho, pour nourrir ses animaux.”Tout ce que je fais est lié à l’eau, sourit-il doucement. S’il n’y a pas d’eau, il n’y a pas de vie.”Seules 10% des terres du Somaliland sont arables, dont 3% à peine sont cultivées. Le directeur de la Planification au ministère somalilandais de l’Agriculture, Mohamed Sahal, escompte voir ce pourcentage bondir grâce à l’aide israélienne.”Inch’Allah, Israël va nous aider à changer nos pratiques agricoles, s’enthousiasme un cadre du ministère, Mokhtar Dahir Ahmed, parce que pour les changer il faut des connaissances”.

“Volonté de nuire”: Booba risque un procès pour cyberharcèlement à l’égard de Magali Berdah

Un harcèlement ciblé et personnel, plutôt qu’une campagne contre les dérives des influenceurs: le parquet de Paris demande un procès contre le rappeur Booba pour avoir cyberharcelé Magali Berdah, fondatrice de l’agence Shauna Events.Le ministère public a requis le 18 février un renvoi en correctionnelle contre le rappeur de 49 ans, réclamant qu’il soit jugé pour un harcèlement en ligne ayant duré de mai 2022 à juin 2025 et ayant altéré la santé de Magali Berdah, a appris lundi l’AFP de sources proches du dossier.Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, monument du rap depuis les années 1990, s’était lancé en 2022 dans une croisade contre les influenceurs, qu’il a renommés les “influvoleurs”, et leurs pratiques commerciales qu’il présente comme trompeuses. Avec l’appui de ses “pirates”, une communauté numérique relayant ses publications ou trollant les personnes qu’il ciblait, le “Duc de Boulogne” lançait des “malédictions”.Dans son viseur, notamment: Magali Berdah, 44 ans, qui a vu sa carrière d’agente de stars de l’influence mise à mal. Mais pour le parquet, qui souligne une “volonté de nuire”, les posts de Booba ont dépassé “le cadre de la dénonciation de ses pratiques commerciales”.Le parquet a aussi requis un procès pour complicité à l’encontre de Grégory Zaoui, aussi connu comme l’un des principaux protagonistes de la fraude à la taxe carbone, et d’une ancienne employée de Mme Berdah.Selon les réquisitions dont l’AFP a eu connaissance, Grégory Zaoui est accusé d’avoir “pris part au harcèlement” par des publications et en jouant “l’intermédiaire” entre Booba et l’employée, accusée d’avoir fourni des informations sur sa patronne au rappeur. Son avocate n’était pas joignable dans l’immédiat.- 1,3 post par jour -“Nous nous attendions à ce réquisitoire. C’est simplement le cours normal de la procédure”, ont estimé auprès de l’AFP les avocats du rappeur, Marie Roumiantseva et Gilles Vercken. Le juge d’instruction doit désormais décider d’ordonner un procès ou non.Du côté de Magali Berdah, ses avocats, Mes Antonin Gravelin-Rodriguez, Rachel-Flore Pardo et David-Olivier Kaminski “attendent désormais qu’une ordonnance soit rendue rapidement afin qu’un procès puisse se tenir dans les meilleurs délais”.Le parquet relève l’avalanche de tweets publiés par Booba au sujet de Mme Berdah: 1,3 post par jour en moyenne pendant un an. Une partie “la visait personnellement”: critiques sur son physique, mise en cause de sa religion juive, comparaison à un animal, à un “démon”…Le parquet souligne que Booba “n’a pas hésité à publier sur tout élément de la vie privée de Magali Berdah”, lui en voulant personnellement, selon le ministère public, depuis qu’elle avait fait suspendre certains de ses comptes sur les réseaux.Certains posts concernaient sa vie sexuelle et ses enfants, ou répandaient de “fausses rumeurs sur sa famille”, note le parquet. Mme Berdah s’était vu prescrire 15 jours d’incapacité.Booba a encore continué de publier alors qu’il était mis en examen, note encore le parquet. “Pour moins que cela, certains ont vu leur contrôle judiciaire révoqué…”, s’indigne Me Kaminski.Les charges de menaces de mort et de recel, un temps soulevées, ont par contre été abandonnées.- “Comme une guerrière” -“Booba a voulu me mettre à terre et me rendre infréquentable”, a réagi lundi Magali Berdah, contactée par l’AFP. “J’ai énormément souffert de ce harcèlement inhumain, ma famille aussi. J’ai même tenté plusieurs fois d’en finir, non pas par lâcheté mais pour libérer mes proches de cet enfer. Mais j’ai tenu, et je me sens aujourd’hui comme une guerrière et j’irai jusqu’au bout, grâce à la justice, afin que ça ne se reproduise plus jamais”.En plus du cyberharcèlement, Magali Berdah impute à Booba un lourd préjudice causé à Shauna Events, société spécialisée dans les influenceurs, qu’elle a fondée, et vient de faire saisir près de 40 millions d’euros à “titre conservatoire” sur ses droits d’auteur et comptes bancaires.Booba a de son côté porté plainte contre Magali Berdah, mais l’enquête pénale pour pratiques commerciales trompeuses a été classée sans suite en novembre 2023.Le rappeur est aussi mis en examen depuis octobre pour cyberharcèlement sur Demdem, la compagne du rappeur Gims, et doit être jugé en avril dans un dossier d’injures et de cyberharcèlement envers une journaliste et une essayiste.

Prison requise contre le commandant d’un pétrolier de la flotte fantôme russe

Un an de prison et 150.000 euros d’amende: le parquet de Brest a requis lundi la peine maximale contre le commandant du Boracay, pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné en septembre par la marine française au large de la Bretagne.Les militaires français “ont fait face à une particulière mauvaise volonté du capitaine”, a pointé le substitut du procureur Gabriel Rollin, en réclamant un mandat d’arrêt à l’encontre du commandant chinois Chen Zhangjie, 39 ans, actuellement en mer.Le tribunal correctionnel de Brest a mis sa décision en délibéré au 30 mars.Il est 14H32, ce 27 septembre 2025, quand le commandant de la frégate L’Auvergne informe l’équipage du pétrolier de 244 mètres de long de son intention d’envoyer des militaires à bord pour contrôler le pavillon du navire.Le Boracay, qui a changé de nombreuses fois de nom et de pavillon, est alors suspecté d’être impliqué dans les survols de drones qui ont perturbé le trafic aérien danois en septembre – un volet dont la justice n’est pas saisie. Membre de la flotte fantôme russe, utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales contre ses ventes de pétrole, il navigue alors au large de l’île d’Ouessant (Finistère), avec une cargaison de pétrolier russe à destination de l’Inde et sans pavillon visible.- “Pas de pavillon quand il pleut”-“Il pleuvait et on ne met pas de pavillon quand il pleut”, expliquera M. Chen, lors de sa garde à vue.À 15H32, l’équipage finit par hisser le drapeau du Bénin. Mais les autorités de Cotonou ont déjà confirmé à la France qu’aucun pétrolier n’est immatriculé dans leur pays.    Contacté à de nombreuses reprises par la marine française, le commandant du Boracay affirme attendre l’autorisation de son armateur pour les laisser monter à bord. Finalement, à 16H00, les commandos marine arraisonnent le navire, sans rencontrer d’opposition de l’équipage. Le commandant “a palabré pendant une heure (…) il a joué la montre en se réfugiant derrière la responsabilité de son armateur”, a critiqué le représentant du parquet à l’audience, en soulignant que “monter à bord d’un navire comme le Boracay n’est pas si facile”.”C’est une manœuvre dangereuse, de nature à engendrer un accident. Cela a fait courir un risque aux militaires”, a-t-il ajouté, en décrivant le Boracay comme un “mastodonte des mers de 330.000 tonnes”, chargé d’une “cargaison de 100 millions de dollars”.- Agents de sécurité russes -À son bord, 26 personnes, dont deux agents de sécurité russes. “Je ne sais pas ce qu’ils font sur le bateau”, affirme le commandant en garde à vue. Chargés de surveiller l’équipage et de collecter du renseignement, ces deux hommes, dont un ancien policier passé par la sulfureuse société Wagner, étaient employés par le groupe de sécurité privée russe Moran Security Group, a appris lundi l’AFP de deux sources françaises ayant connaissance du dossier.Tous deux devaient débarquer à Suez, selon Me Henri de Richemont, l’avocat du prévenu, qui a réclamé “une relaxe pure et simple” de son client. “Dans les eaux internationales, c’est le droit international qui s’applique”, à savoir la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, dite de “Montego Bay”, a-t-il plaidé.Si refus d’obtempérer il y avait, M. Chen devrait être jugé par un tribunal chinois et non français au regard de cette convention, a soutenu l’avocat. En outre, “à aucun moment, il n’y a eu refus d’obtempérer car on ne lui a pas demandé de s’arrêter”, a ajouté Me de Richemont, qui a fait valoir que son client était “contraint de demander l’autorisation de son armateur” avant de laisser la marine française monter à bord, sous peine de perdre son emploi. “Il est dans les eaux internationales. Qui est l’autorité légitime si ce n’est son armateur?”, s’est interrogé l’avocat.Le Boracay, qui bat désormais pavillon russe, mouillait lundi près du port de Rizhao, dans le nord-est de la Chine, selon le site Marine Traffic.

Nigeria paid Boko Haram ransom for kidnapped pupils: intel sourcesMon, 23 Feb 2026 16:16:10 GMT

The Nigerian government paid Boko Haram militants a “huge” ransom of millions of dollars to free up to 230 children and staff the jihadists abducted from a Catholic school in November, intelligence sources told AFP.Two Boko Haram commanders were also freed as part of the deal, which goes against the country’s own law banning payments …

Nigeria paid Boko Haram ransom for kidnapped pupils: intel sourcesMon, 23 Feb 2026 16:16:10 GMT Read More »

Crues: la légère amélioration se confirme dans l’Ouest, rentrée scolaire quasi “normale”

L’eau baisse enfin doucement dans les départements inondés de l’ouest de la France, où les écoliers de la zone A ont pu effectuer une rentrée presque “normale” lundi après les vacances d’hiver.La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Charente-Maritime restent jusqu’à mardi en vigilance rouge, le niveau maximal, et deux autres départements de l’Ouest – la Sarthe et la Charente – sont maintenus en orange par Météo-France dans son nouveau bulletin, publié à 16H00.Vigicrues prévient néanmoins qu'”aux abords des cours d’eau placés en vigilance orange ou rouge, le risque inondation est encore bien présent” pendant “au moins 24H00”.En Nouvelle-Aquitaine, la rentrée scolaire s’annonçait très peu perturbée en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, selon les académies, mais elle a pris une tournure inhabituelle à Courcoury, commune de 730 habitants cernée par les eaux, en Charente-Maritime. – Transport scolaire assuré par la gendarmerie -Toute la semaine, le ramassage scolaire est assuré par trois camions 4×4 de la gendarmerie, habituellement dédiés au transport de troupes, qui convoient collégiens et lycéens à travers les routes inondées jusqu’à leurs autocars habituels. “C’est une sacrée aventure!”, témoigne Anne-Laure, mère d’une élève scolarisée à Pons, à moins de 20 km de Courcoury. “On se lève plus tôt mais on garde le sourire. Nos maisons ne sont pas inondées, c’est déjà une chance”, ajoute cette soignante, de 40 ans.”C’est tout de même beaucoup mieux au niveau sécuritaire”, s’est félicité le maire, Eric Bigot, face à une “crue exceptionnelle cette année”.Juste à côté, à Saintes, la rentrée a tourné au “sacré bordel, car la circulation est très compliquée”, a indiqué Bruno Drapron, maire de cette ville où trois écoles étaient fermées, car difficiles d’accès. Les élèves ont été répartis dans d’autres classes.Dans cette commune de 25.000 habitants habituée aux crues, où 1.380 maisons sont inondées, “la problématique la plus contraignante ce sont les coupures d’électricité”, ajoute l’élu. “L’eau doit baisser de 40 cm pour qu’il y ait des retours d’électricité massifs”, mais “la véritable décrue n’est pas attendue avant mercredi ou jeudi”, selon lui.- “Anticiper” la suite -La Croix-Rouge a aussi déployé sa brigade nautique pour “soutenir les sinistrés à leur domicile”, une première en France “dans le cadre d’un événement climatique”, selon son référent communication pour la Charente-Maritime, Samuel Saint-Maxent.”Beaucoup de gens, notamment des personnes âgées et des personnes fragiles, vulnérables, sont clairement isolées et n’ont pas de contact avec l’extérieur, notamment parce qu’il n’y a pas forcément d’électricité”, explique Clement Marragou, chef de secteur nautique de la Croix-Rouge.”Ça fait une semaine qu’on est pas sortis”, témoigne depuis son balcon, Monique Frebault, 83 ans, qui a déjà reçu l’aide de sa fille et d’une voisine “pour soulever tous les meubles”.Plus au nord, dans le Maine-et-Loire, le maire des Ponts-de-Cé, près d’Angers, se réjouit d’une décrue “lente mais réelle”. “La Loire devrait descendre de 20 à 30 cm par 24 heures”, a ajouté Jean-Paul Pavillon, “qui commence à anticiper la gestion des déchets et l’accompagnement des personnes pour vider les terrains et les maisons, les aider aussi pour les démarches auprès des assurances si besoin”.L’eau commence aussi à baisser à Angers, où le record de la crue de 1982 a été égalé, selon Vigicrues. La mairie a annoncé à l’AFP un retour progressif à la normale, “à mesure que les rues seront nettoyées” après la baisse du niveau de l’eau. Une ligne de tramway devrait ainsi rouvrir mardi matin.Des unités mobiles d’assurances se sont installées dans une zone commerciale près d’Angers.Laure, mère célibataire de trois enfants, a eu confirmation que les travaux de réparation de ses chambres d’hôtes à Mûrs-Érigné (Maine-et-Loire) seraient bien pris en charge, mais s’inquiète du délai avant de pouvoir travailler à nouveau. “Je vais avoir une grosse perte d’exploitation, c’est une catastrophe”, redoute-t-elle.A Saint-Georges-sur-Loire (Maine-et-Loire), où une digue menace toujours de céder, l’ordre d’évacuation pour les 300 personnes concernées reste en vigueur. Mais “la protection civile est partie et les centres d’hébergement d’urgence ont fermé” lundi matin, tous les habitants ayant trouvé à se reloger ailleurs, déclare le maire de la commune Philippe MaillartSelon le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), les précipitations vont devenir plus fréquentes et plus intenses en raison de l’évolution du climat, ce qui augmentera les inondations. L’imperméabilisation des sols et la suppression des haies, fossés, zones humides, pour privilégier les grandes cultures agricoles, peuvent en outre aggraver leurs conséquences.cor-ame-tsq-jed-sia/gf/tes

South Africa accepts Trump’s new US ambassadorMon, 23 Feb 2026 15:13:48 GMT

South Africa on Monday said it accepted a conservative envoy highly critical of Pretoria as the new US ambassador to the country, amid frayed relations with President Donald Trump.The two countries’ governments have been at odds over a series of international and domestic policies, including South Africa’s genocide case against Israel at the International Court …

South Africa accepts Trump’s new US ambassadorMon, 23 Feb 2026 15:13:48 GMT Read More »