Espagne: Mbappé sauve encore le Real Madrid à Getafe
Un éclair au bout de l’ennui: au terme d’un match soporifique, l’attaquant français Kylian Mbappé a de nouveau été le sauveur du Real Madrid dimanche à Getafe (1-0), permettant au géant espagnol de reprendre la tête de la Liga devant le FC Barcelone.De retour sur les terrains après sa blessure à la cheville droite avec l’équipe de France, Mbappé a fait la différence en fin de match d’une frappe du droit à l’entrée de la surface (80e, 1-0), sur un excellent service du jeune turc Arda Güler.”Mbappé et Güler ont une connexion incroyable, et avoir ce genre d’association dans une équipe c’est très important”, a réagi l’entraîneur madrilène Xabi Alonso.Ce dixième but en neuf journées du N.10 merengue permet au Real (1er, 24 points) de reprendre la première place avec deux longueurs d’avance sur son éternel rival, le FC Barcelone (2e, 22 points) à une semaine du Clasico.”C’est un but fondamental, parce qu’on a eu du mal à générer des occasions et à mettre du rythme. Ce sont trois points cruciaux, ce fut un match très compliqué”, a estimé Alonso.Le buteur français, rassurant sur son état physique, avait jusqu’ici buté sur la défense adverse et le gardien David Soria (8e, 32e), manquant également le cadre de peu à plusieurs reprises (9e, 66e), notamment sur un coup franc dévié par le dos de son coéquipier Eder Militao (72e).Valeureux, mais souvent à la limite dans l’engagement, les joueurs de Getafe ont fini par exploser et ont terminé la partie à neuf, après les expulsions d’Alan Nyom (77e) et Alex Sancris (84e).Côté madrilène, c’est le gardien belge Thibaut Courtois qui s’est fait un belle frayeur dans le temps additionnel sur une sortie salvatrice dans les pieds du jeune anglais Abu Kamara (90e+6), où il s’est fait percuter au niveau du genou droit, dont il avait été opéré l’an dernier.Les 22 joueurs n’ont pas disputé les premières secondes de la rencontre, comme sur les autres pelouse de Liga, pour protester contre la délocalisation du match Villarreal – FC Barcelone aux Etats-Unis.Plus tôt dimanche, la Real Sociedad (18e, 6 points), en grande difficulté depuis le début de saison, a quitté la dernière place en ramenant un point de son déplacement à Vigo (17e, 7 points) grâce à un but tardif de l’ancien parisien Carlos Soler à la 89e minute (1-1). Large vainqueur (3-0) à Levante (14e, 8 points), le Rayo Vallecano (10e, 11 points), porté par un doublé de l’international espagnol Jorge De Frutos, a réintégré la première partie de tableau.Mbappé, auteur dimanche de son 18e but en 14 rencontres toutes compétitions confondues en club et en sélection, tentera d’ajouter une nouvelle victime à sa liste mercredi en Ligue des champions face à la Juventus, pour poursuivre son impressionnante moisson.
Italie: l’AC Milan passe en tête, mauvais week-end pour les buteurs
L’AC Milan est le nouveau leader du Championnat d’Italie grâce à son succès face à la Fiorentina (2-1) dimanche lors d’une 7e journée du Championnat d’Italie qui pourrait être historique, avant son dernier match lundi, pour son rendement famélique.Rafael Leao n’avait plus marqué depuis 513 jours à San Siro: l’international portugais qui, avant la trêve internationale, avait passablement énervé son entraîneur Massimiliano Allegri, a fini la journée avec un doublé.Grâce à cette quatrième victoire en cinq matches, le Milan a pris les commandes de la Serie A (16 pts) pour la première fois depuis septembre 2022.Mais la soirée du club lombard n’a pas été une promenade de santé. La Fiorentina de son ancien entraîneur Stefano Pioli a longtemps fait jeu égal, voire dominé, concrétisant son ascendant par Robin Gosens (55e) plus prompt qu’une défense lombarde bien empruntée.Mais Leao a fait oublier Christian Pulisic, blessé et absent pour un mois, d’une frappe lointaine (63e) et sur penalty (86e).”On est sur la bonne voie, il faut continuer à travailler comme on fait mais il ne faut pas s’emballer”, a prévenu Luka Modric.Au lendemain de la défaite de Naples face au Torino (1-0) et de la victoire de l’Inter sur le terrain de l’AS Rome (1-0), l’AC Milan devance désormais son rival milanais, le Napoli et la Roma d’une longueur.Rien ne va plus en revanche pour la Juventus Turin: le club le plus titré du football italien a concédé sa première défaite de la saison à Côme (2-0).La Juve n’a plus gagné depuis plus d’un mois et sa victoire renversante, 4-3 contre l’Inter Milan, et restait avant ce revers sur cinq nuls de suite, toutes compétitions confondues.- 9 buts en neuf matches -A trois jours de son déplacement à Madrid pour défier le Real en Ligue des champions, le club bianconero est au bord d’une énième crise.”La première période a été équilibrée, on a réussi des choses intéressantes, la seconde beaucoup moins convaincante”, a analysé son entraîneur Igor Tudor.”Est ce que je suis préoccupé pour mon avenir ? Un entraîneur doit toujours être inquiet car c’est en pensant comme ça qu’il s’améliore”, a-t-il ajouté.La pépite argentine Nico Paz est le grand artisan de la victoire de Côme, la première depuis 1952 pour le club lombard face à la Juve.Le milieu de 21 ans, déjà très convoité à l’intersaison par les plus grands d’Europe, a offert la passe décisive à Marc-Oliver Kempf pour l’ouverture du score dès la 4e minute et a assuré la victoire de son équipe en doublant la mise à la 79e.Résultat, l’ambitieux Côme a bondi à la sixième place, tandis que la Juve a reculé au septième rang, avec chacun douze points.Il ne reste plus qu’une seule équipe à ne pas avoir connu la défaite en Serie A, l’Atalanta Bergame, tenue en échec par la Lazio (0-0), son cinquième nul de la saison, synonyme de 8e place (11 pts).Les buteurs n’ont pas été à la fête en Italie ce week-end avec neuf buts en neuf matches, avant le dernier match lundi entre la Cremonese et Udinese. Cette journée pourrait être la moins prolifique depuis le passage à la victoire à trois points, pire que les 13 buts de la 2e journée de la saison 2022-23.
Ligue 1: Lens sur sa lancée, Lille plombe Nantes
Lens a disposé du Paris FC (2-1) pour se hisser à la quatrième place de Ligue 1 dimanche lors de la 8e journée, marquée aussi par un derby fou entre Lorient et Brest (3-3) et le déplacement fructueux de Lille à Nantes (2-0).A La Beaujoire, les Lillois ont dominé les débats et marqué en début et fin de match: un premier but plutôt collectif avec Olivier Giroud en passeur décisif pour Hakon Haraldsson, le deuxième sur un exploit individuel de Hamza Igamane.Le Losc monte à la 6e place (14 points) et Nantes reste cloué à la 15e (6 points), pas un début de saison idéal pour le nouvel entraîneur Luis Castro.Les Lensois, sous la houlette de Pierre Sage, ont démarré leur saison du bon pied et enchaînent un quatrième match sans défaite, grâce à Odsonne Edouard et Samson Baidoo, et malgré l’égalisation de Pierre Lees-Melou. Ils sont à égalité de points avec Strasbourg, l’autre sensation du début de saison. Le PFC avec son ambitieux projet reste bloqué à la 11e place (10 points).Encore plus ambitieux cette saison après un mercato dépensier, Rennes fait grise mine après son nul contre Auxerre, le cinquième en huit matches. Au Roazhon Park, les Rennais avaient pourtant semblé vouloir soutenir leur coach Habib Beye, dont la position sur le banc est inconfortable, en dominant la rencontre. Breel Embolo a marqué son deuxième but sous ses nouvelles couleurs.Mais les Bretons se sont montrés trop tendres en prenant deux buts évitables, d’abord sur une perte de balle près de la surface puis en concédant un pénalty. Rennes est 9e avec 11 points. Auxerre est 14e avec 7 points.Lorient et Brest aussi n’ont pas réussi à se départager dans un match riche en buts. Et pourtant Brest pensait avoir enfin pris l’avantage en toute fin de match sur un pénalty de Romain Del Castillo, mais un ciseau de Sambou Soumano a ramené Eric Roy et les siens sur terre. Avec 8 points, Lorient continue à flotter au-dessus des places dangereuses avec une 13e position, deux points devant le barragiste Le Havre. Brest occupe la place du dessus avec un point de plus.Au Stadium, Toulouse a écrasé 4-0 Metz qui avait déjà encaissé deux buts avant d’être réduits à dix. Yann Gboho a mis un but en pivot exceptionnel pour le 3-0. Les hommes de Carles Martinez Novell sont 8e avec 13 points, tandis que Metz reste lanterne rouge avec seulement deux points.Cette 8e journée a été généreuse avec 40 buts, record de la saison.
Ligue 1: Lens sur sa lancée, Lille plombe Nantes
Lens a disposé du Paris FC (2-1) pour se hisser à la quatrième place de Ligue 1 dimanche lors de la 8e journée, marquée aussi par un derby fou entre Lorient et Brest (3-3) et le déplacement fructueux de Lille à Nantes (2-0).A La Beaujoire, les Lillois ont dominé les débats et marqué en début et fin de match: un premier but plutôt collectif avec Olivier Giroud en passeur décisif pour Hakon Haraldsson, le deuxième sur un exploit individuel de Hamza Igamane.Le Losc monte à la 6e place (14 points) et Nantes reste cloué à la 15e (6 points), pas un début de saison idéal pour le nouvel entraîneur Luis Castro.Les Lensois, sous la houlette de Pierre Sage, ont démarré leur saison du bon pied et enchaînent un quatrième match sans défaite, grâce à Odsonne Edouard et Samson Baidoo, et malgré l’égalisation de Pierre Lees-Melou. Ils sont à égalité de points avec Strasbourg, l’autre sensation du début de saison. Le PFC avec son ambitieux projet reste bloqué à la 11e place (10 points).Encore plus ambitieux cette saison après un mercato dépensier, Rennes fait grise mine après son nul contre Auxerre, le cinquième en huit matches. Au Roazhon Park, les Rennais avaient pourtant semblé vouloir soutenir leur coach Habib Beye, dont la position sur le banc est inconfortable, en dominant la rencontre. Breel Embolo a marqué son deuxième but sous ses nouvelles couleurs.Mais les Bretons se sont montrés trop tendres en prenant deux buts évitables, d’abord sur une perte de balle près de la surface puis en concédant un pénalty. Rennes est 9e avec 11 points. Auxerre est 14e avec 7 points.Lorient et Brest aussi n’ont pas réussi à se départager dans un match riche en buts. Et pourtant Brest pensait avoir enfin pris l’avantage en toute fin de match sur un pénalty de Romain Del Castillo, mais un ciseau de Sambou Soumano a ramené Eric Roy et les siens sur terre. Avec 8 points, Lorient continue à flotter au-dessus des places dangereuses avec une 13e position, deux points devant le barragiste Le Havre. Brest occupe la place du dessus avec un point de plus.Au Stadium, Toulouse a écrasé 4-0 Metz qui avait déjà encaissé deux buts avant d’être réduits à dix. Yann Gboho a mis un but en pivot exceptionnel pour le 3-0. Les hommes de Carles Martinez Novell sont 8e avec 13 points, tandis que Metz reste lanterne rouge avec seulement deux points.Cette 8e journée a été généreuse avec 40 buts, record de la saison.
J-1 avant le marathon budgétaire, les forces politiques fourbissent leurs armes
A la veille d’un débat budgétaire inédit sous la Ve République, les forces politiques, tout en promettant de jouer le jeu du parlementarisme, continuent à fourbir leurs armes pour tenter de modifier la copie du gouvernement et d’arracher des victoires.Pour la première fois depuis 1958, les parlementaires vont débattre dans un contexte très particulier: non seulement le gouvernement ne dispose pas de majorité à l’Assemblée, mais il a renoncé à l’article 49.3 de la Constitution qui lui a permis depuis 2022 de faire adopter, sans vote, tous les budgets.Les passes d’armes vont débuter lundi: l’examen de la première partie du projet de loi de finances pour 2026, consacrée aux recettes de l’Etat, démarre en commission à l’Assemblée où quelque 1.800 amendements ont été déposés.Dans l’hémicycle les députés repartiront de la copie initiale du gouvernement, mais le passage en commission servira tout de même de révélateur des positions des uns et des autres. – “Pas d’illusions” -Les groupes ont promis de ne pas faire d’obstruction afin de ne pas dépasser les délais constitutionnels pour voter les budgets.Mais que ce soit pour celui de l’Etat ou de la Sécurité sociale, chacun va tenter d’arracher des victoires puisque, sans 49.3 possible, c’est la version amendée, issue des débats, qui sera théoriquement soumise au vote à la fin de l’année. La gauche, PS en tête, espère notamment revenir sur l’année blanche, le gel des prestations sociales et compte réintroduire la taxe Zucman sur les hauts patrimoines.”Avec ce gouvernement, on va avoir un dialogue permanent où ils seront ce qu’ils sont, la droite, et nous serons ce que nous sommes, la gauche. C’est la meilleure façon de dégonfler l’extrême droite”, veut croire le premier secrétaire du PS Olivier Faure dans un entretien à Mediapart.Le président de la Commission des Finances de l’Assemblée, l’Insoumis Eric Coquerel, lui, ne veut pas se faire d'”illusions” : “il n’y aura pas de majorité pour passer beaucoup des mesures” voulues par la gauche. Au final, l’objectif de La France insoumise sera donc de “battre”, ne pas voter, ce budget. A droite, malgré leurs divergences, Les Républicains promettent de lutter contre les hausses d’impôts et pour une baisse de la dépense publique. Et le Rassemblement national pourrait remettre sur la table la suppression de l’Aide médicale d’Etat pour les sans-papiers, une ligne rouge pour la gauche.- “Appel à la lucidité” -Face à cela, le camp gouvernemental appelle au compromis.”Ne pas avoir de budget serait un aveu d’impuissance collective énorme”, a mis en garde la ministre chargée des Comptes publics Amélie de Montchalin, son collègue à l’Economie Roland Lescure lançant “un appel à la lucidité” et “la responsabilité”.La dette française apparaît de plus en plus vulnérable sur les marchés.Vendredi, l’une des plus grandes agences de notation, S&P Global Ratings, a abaissé d’un cran la note de la France, invoquant une incertitude “élevée” sur les finances publiques. Fitch avait dégradé sa note en septembre et la décision de Moody’s est attendue vendredi.La promesse de suspension de la réforme des retraites, enjeu majeur pour permettre à Sébastien Lecornu de se maintenir, continue d’agiter la classe politique.”Je considère que cette suspension est en réalité une abrogation. Le débat est à présent renvoyé à l’élection présidentielle”, affirme Olivier Faure.Mais le gouvernement a fait le choix d’inscrire cette promesse dans un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Et certains craignent que cette voie lui permette de ne pas acter la suspension en cas d’enlisement des débats et de recours à des ordonnances pour faire passer le budget.”Il n’y a ni entourloupe ni plan caché”, a assuré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon au Parisien, le Premier ministre “veut permettre à l’Assemblée de débattre”.Pas de quoi convaincre le RN et LFI qui demandent à Sébastien Lecornu “une lettre rectificative” permettant de modifier le projet de budget de la Sécu avant son examen. “Cela fait partie des options que nous avons demandées au Premier ministre”, a déclaré à l’AFP Pierre Jouvet, le secrétaire général du PS. “On regarde tout et on réfléchit à tout”, a commenté de son côté un conseiller gouvernemental.Cette piste n’est pas envisageable pour le président (LR) du Sénat Gérard Larcher, qui a estimé sur RTL/Public Sénat que cela “amputera de 15 jours” les débats à la chambre haute. Il a aussi mis en garde contre un éventuel recours aux ordonnances, une “négation du Parlement”.”Si ce sont des ordonnances qui font office de pseudo 49.3, la censure sera là”, a aussi averti Olivier Faure.
J-1 avant le marathon budgétaire, les forces politiques fourbissent leurs armes
A la veille d’un débat budgétaire inédit sous la Ve République, les forces politiques, tout en promettant de jouer le jeu du parlementarisme, continuent à fourbir leurs armes pour tenter de modifier la copie du gouvernement et d’arracher des victoires.Pour la première fois depuis 1958, les parlementaires vont débattre dans un contexte très particulier: non seulement le gouvernement ne dispose pas de majorité à l’Assemblée, mais il a renoncé à l’article 49.3 de la Constitution qui lui a permis depuis 2022 de faire adopter, sans vote, tous les budgets.Les passes d’armes vont débuter lundi: l’examen de la première partie du projet de loi de finances pour 2026, consacrée aux recettes de l’Etat, démarre en commission à l’Assemblée où quelque 1.800 amendements ont été déposés.Dans l’hémicycle les députés repartiront de la copie initiale du gouvernement, mais le passage en commission servira tout de même de révélateur des positions des uns et des autres. – “Pas d’illusions” -Les groupes ont promis de ne pas faire d’obstruction afin de ne pas dépasser les délais constitutionnels pour voter les budgets.Mais que ce soit pour celui de l’Etat ou de la Sécurité sociale, chacun va tenter d’arracher des victoires puisque, sans 49.3 possible, c’est la version amendée, issue des débats, qui sera théoriquement soumise au vote à la fin de l’année. La gauche, PS en tête, espère notamment revenir sur l’année blanche, le gel des prestations sociales et compte réintroduire la taxe Zucman sur les hauts patrimoines.”Avec ce gouvernement, on va avoir un dialogue permanent où ils seront ce qu’ils sont, la droite, et nous serons ce que nous sommes, la gauche. C’est la meilleure façon de dégonfler l’extrême droite”, veut croire le premier secrétaire du PS Olivier Faure dans un entretien à Mediapart.Le président de la Commission des Finances de l’Assemblée, l’Insoumis Eric Coquerel, lui, ne veut pas se faire d'”illusions” : “il n’y aura pas de majorité pour passer beaucoup des mesures” voulues par la gauche. Au final, l’objectif de La France insoumise sera donc de “battre”, ne pas voter, ce budget. A droite, malgré leurs divergences, Les Républicains promettent de lutter contre les hausses d’impôts et pour une baisse de la dépense publique. Et le Rassemblement national pourrait remettre sur la table la suppression de l’Aide médicale d’Etat pour les sans-papiers, une ligne rouge pour la gauche.- “Appel à la lucidité” -Face à cela, le camp gouvernemental appelle au compromis.”Ne pas avoir de budget serait un aveu d’impuissance collective énorme”, a mis en garde la ministre chargée des Comptes publics Amélie de Montchalin, son collègue à l’Economie Roland Lescure lançant “un appel à la lucidité” et “la responsabilité”.La dette française apparaît de plus en plus vulnérable sur les marchés.Vendredi, l’une des plus grandes agences de notation, S&P Global Ratings, a abaissé d’un cran la note de la France, invoquant une incertitude “élevée” sur les finances publiques. Fitch avait dégradé sa note en septembre et la décision de Moody’s est attendue vendredi.La promesse de suspension de la réforme des retraites, enjeu majeur pour permettre à Sébastien Lecornu de se maintenir, continue d’agiter la classe politique.”Je considère que cette suspension est en réalité une abrogation. Le débat est à présent renvoyé à l’élection présidentielle”, affirme Olivier Faure.Mais le gouvernement a fait le choix d’inscrire cette promesse dans un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Et certains craignent que cette voie lui permette de ne pas acter la suspension en cas d’enlisement des débats et de recours à des ordonnances pour faire passer le budget.”Il n’y a ni entourloupe ni plan caché”, a assuré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon au Parisien, le Premier ministre “veut permettre à l’Assemblée de débattre”.Pas de quoi convaincre le RN et LFI qui demandent à Sébastien Lecornu “une lettre rectificative” permettant de modifier le projet de budget de la Sécu avant son examen. “Cela fait partie des options que nous avons demandées au Premier ministre”, a déclaré à l’AFP Pierre Jouvet, le secrétaire général du PS. “On regarde tout et on réfléchit à tout”, a commenté de son côté un conseiller gouvernemental.Cette piste n’est pas envisageable pour le président (LR) du Sénat Gérard Larcher, qui a estimé sur RTL/Public Sénat que cela “amputera de 15 jours” les débats à la chambre haute. Il a aussi mis en garde contre un éventuel recours aux ordonnances, une “négation du Parlement”.”Si ce sont des ordonnances qui font office de pseudo 49.3, la censure sera là”, a aussi averti Olivier Faure.
J-1 avant le marathon budgétaire, les forces politiques fourbissent leurs armes
A la veille d’un débat budgétaire inédit sous la Ve République, les forces politiques, tout en promettant de jouer le jeu du parlementarisme, continuent à fourbir leurs armes pour tenter de modifier la copie du gouvernement et d’arracher des victoires.Pour la première fois depuis 1958, les parlementaires vont débattre dans un contexte très particulier: non seulement le gouvernement ne dispose pas de majorité à l’Assemblée, mais il a renoncé à l’article 49.3 de la Constitution qui lui a permis depuis 2022 de faire adopter, sans vote, tous les budgets.Les passes d’armes vont débuter lundi: l’examen de la première partie du projet de loi de finances pour 2026, consacrée aux recettes de l’Etat, démarre en commission à l’Assemblée où quelque 1.800 amendements ont été déposés.Dans l’hémicycle les députés repartiront de la copie initiale du gouvernement, mais le passage en commission servira tout de même de révélateur des positions des uns et des autres. – “Pas d’illusions” -Les groupes ont promis de ne pas faire d’obstruction afin de ne pas dépasser les délais constitutionnels pour voter les budgets.Mais que ce soit pour celui de l’Etat ou de la Sécurité sociale, chacun va tenter d’arracher des victoires puisque, sans 49.3 possible, c’est la version amendée, issue des débats, qui sera théoriquement soumise au vote à la fin de l’année. La gauche, PS en tête, espère notamment revenir sur l’année blanche, le gel des prestations sociales et compte réintroduire la taxe Zucman sur les hauts patrimoines.”Avec ce gouvernement, on va avoir un dialogue permanent où ils seront ce qu’ils sont, la droite, et nous serons ce que nous sommes, la gauche. C’est la meilleure façon de dégonfler l’extrême droite”, veut croire le premier secrétaire du PS Olivier Faure dans un entretien à Mediapart.Le président de la Commission des Finances de l’Assemblée, l’Insoumis Eric Coquerel, lui, ne veut pas se faire d'”illusions” : “il n’y aura pas de majorité pour passer beaucoup des mesures” voulues par la gauche. Au final, l’objectif de La France insoumise sera donc de “battre”, ne pas voter, ce budget. A droite, malgré leurs divergences, Les Républicains promettent de lutter contre les hausses d’impôts et pour une baisse de la dépense publique. Et le Rassemblement national pourrait remettre sur la table la suppression de l’Aide médicale d’Etat pour les sans-papiers, une ligne rouge pour la gauche.- “Appel à la lucidité” -Face à cela, le camp gouvernemental appelle au compromis.”Ne pas avoir de budget serait un aveu d’impuissance collective énorme”, a mis en garde la ministre chargée des Comptes publics Amélie de Montchalin, son collègue à l’Economie Roland Lescure lançant “un appel à la lucidité” et “la responsabilité”.La dette française apparaît de plus en plus vulnérable sur les marchés.Vendredi, l’une des plus grandes agences de notation, S&P Global Ratings, a abaissé d’un cran la note de la France, invoquant une incertitude “élevée” sur les finances publiques. Fitch avait dégradé sa note en septembre et la décision de Moody’s est attendue vendredi.La promesse de suspension de la réforme des retraites, enjeu majeur pour permettre à Sébastien Lecornu de se maintenir, continue d’agiter la classe politique.”Je considère que cette suspension est en réalité une abrogation. Le débat est à présent renvoyé à l’élection présidentielle”, affirme Olivier Faure.Mais le gouvernement a fait le choix d’inscrire cette promesse dans un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Et certains craignent que cette voie lui permette de ne pas acter la suspension en cas d’enlisement des débats et de recours à des ordonnances pour faire passer le budget.”Il n’y a ni entourloupe ni plan caché”, a assuré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon au Parisien, le Premier ministre “veut permettre à l’Assemblée de débattre”.Pas de quoi convaincre le RN et LFI qui demandent à Sébastien Lecornu “une lettre rectificative” permettant de modifier le projet de budget de la Sécu avant son examen. “Cela fait partie des options que nous avons demandées au Premier ministre”, a déclaré à l’AFP Pierre Jouvet, le secrétaire général du PS. “On regarde tout et on réfléchit à tout”, a commenté de son côté un conseiller gouvernemental.Cette piste n’est pas envisageable pour le président (LR) du Sénat Gérard Larcher, qui a estimé sur RTL/Public Sénat que cela “amputera de 15 jours” les débats à la chambre haute. Il a aussi mis en garde contre un éventuel recours aux ordonnances, une “négation du Parlement”.”Si ce sont des ordonnances qui font office de pseudo 49.3, la censure sera là”, a aussi averti Olivier Faure.







