Inondations: Bali fait les frais du développement touristique effréné

Se tenant debout là où se dressait encore récemment sa maison familiale, Ruth Deidree Boelan ferme les yeux et prie pour ses proches disparus lors des inondations meurtrières qui ont balayé l’île touristique de Bali début septembre.”Je suis encore sous le choc. Mon frère, mon père et ma mère ont été emportés par les eaux et la maison entière”, située en bord de rivière, “a disparu”, confie à l’AFP la femme de 28 ans, des sanglots dans la voix.Ces inondations et glissements de terrain provoqués par des pluies torrentielles ont fait 18 morts sur “l’île des dieux” et ont mis en lumière les méfaits sur l’environnement d’années de développement urbanistique et touristique effréné.Le sud de l’île indonésienne, autrefois verdoyant, a été transformé par un boom touristique créateur d’emplois mais qui a fragilisé des terres assurant auparavant le drainage de l’eau.En comparant des images d’espionnage américaines déclassifiées datant la guerre froide et des photos satellites récentes, la start-up TreeMap, via son projet Nusantara Atlas, fait apparaître nettement ces bouleversements. “Tout ce terrain est désormais transformé en routes ou en bâtiments, le sol n’a plus la même capacité à absorber l’eau”, explique David Gaveau, son fondateur.Plus de 4,6 millions de touristes étrangers ont visité Bali sur les sept premiers mois de 2025, soit plus que les 4,4 millions d’habitants permanents.L’infrastructure pour les accueillir a entraîné “une conversion des terres et une gestion urbaine chaotique, accompagnées d’une application laxiste des lois d’aménagement du territoire”, dénonce Made Krisna Dinata, directeur exécutif de l’ONG locale Walhi Bali.Tout cela “a placé Bali dans une situation très propice aux catastrophes”, estime-t-il.- Précipitations record -Selon les données de l’agence de météorologie locale, Bali a connu des précipitations record le 9 septembre dernier, notamment dans le district de Badung qui abrite certaines des installations touristiques les plus populaires de l’île.”Il n’y a jamais eu de précipitations aussi importantes”, a déclaré à l’AFP le gouverneur de Bali, Wayan Koster, tout en reconnaissant que des problèmes d’infrastructures ont également joué un rôle dans les inondations désastreuses.Une étude sur les constructions le long de quatre grands cours d’eau va être lancée, ainsi qu’une chasse aux constructions enfreignant les réglementations de zonage, a ajouté le gouverneur.s”Si les règles sont violées, des mesures seront prises pour les faire respecter”, a-t-il promis.Une réglementation visant à protéger les emblématiques rizières en terrasse de Bali de tout développement ultérieur est également prévue.Mais à cet enjeu s’ajoute celui de la gestion des déchets.Selon des recherches menées en 2019, Bali produit 4.200 tonnes de déchets par jour, dont moins de la moitié est envoyée à la décharge, explique I Gede Hendrawan, professeur à l’Université Udayana de Bali.Mal collectés ou éliminés, ces déchets obstruent les rivières et les égouts, aggravant les inondations, explique-t-il à l’AFP.- Déchets -Les autorités balinaises s’apprêtent à fermer une importante décharge sur l’île cette année et exhortent les ménages à mieux gérer leurs déchets organiques. Mais bon nombre de détritus risquent de finir dans la nature, déplore M. Hendrawan, car “nous sommes tous confrontés (…) à l’absence d’un bon système de gestion des ordures”.Bien que le gouvernement local travaille avec Jakarta en vue de construire une usine de valorisation énergétique des déchets, cela ne devrait pas se concrétiser rapidement, indique M. Koster.Les volumes de déchets risquent également d’augmenter si le projet d’ouverture d’un deuxième aéroport international dans le nord de l’île voit le jour, visant à développer, selon les autorités, le tourisme dans cette partie encore peu fréquentée.Le changement climatique fait par ailleurs craindre des pluies record plus fréquentes car une atmosphère plus chaude retient davantage d’humidité.”Si nous ne parvenons pas à résoudre ce problème (de gestion des déchets), alors en décembre et janvier, lorsque la saison des pluies sera à son apogée, nous pouvons craindre qu’une catastrophe encore plus grande ne se produise”, met en garde M. Hendrawan.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Inondations: Bali fait les frais du développement touristique effréné

Se tenant debout là où se dressait encore récemment sa maison familiale, Ruth Deidree Boelan ferme les yeux et prie pour ses proches disparus lors des inondations meurtrières qui ont balayé l’île touristique de Bali début septembre.”Je suis encore sous le choc. Mon frère, mon père et ma mère ont été emportés par les eaux et la maison entière”, située en bord de rivière, “a disparu”, confie à l’AFP la femme de 28 ans, des sanglots dans la voix.Ces inondations et glissements de terrain provoqués par des pluies torrentielles ont fait 18 morts sur “l’île des dieux” et ont mis en lumière les méfaits sur l’environnement d’années de développement urbanistique et touristique effréné.Le sud de l’île indonésienne, autrefois verdoyant, a été transformé par un boom touristique créateur d’emplois mais qui a fragilisé des terres assurant auparavant le drainage de l’eau.En comparant des images d’espionnage américaines déclassifiées datant la guerre froide et des photos satellites récentes, la start-up TreeMap, via son projet Nusantara Atlas, fait apparaître nettement ces bouleversements. “Tout ce terrain est désormais transformé en routes ou en bâtiments, le sol n’a plus la même capacité à absorber l’eau”, explique David Gaveau, son fondateur.Plus de 4,6 millions de touristes étrangers ont visité Bali sur les sept premiers mois de 2025, soit plus que les 4,4 millions d’habitants permanents.L’infrastructure pour les accueillir a entraîné “une conversion des terres et une gestion urbaine chaotique, accompagnées d’une application laxiste des lois d’aménagement du territoire”, dénonce Made Krisna Dinata, directeur exécutif de l’ONG locale Walhi Bali.Tout cela “a placé Bali dans une situation très propice aux catastrophes”, estime-t-il.- Précipitations record -Selon les données de l’agence de météorologie locale, Bali a connu des précipitations record le 9 septembre dernier, notamment dans le district de Badung qui abrite certaines des installations touristiques les plus populaires de l’île.”Il n’y a jamais eu de précipitations aussi importantes”, a déclaré à l’AFP le gouverneur de Bali, Wayan Koster, tout en reconnaissant que des problèmes d’infrastructures ont également joué un rôle dans les inondations désastreuses.Une étude sur les constructions le long de quatre grands cours d’eau va être lancée, ainsi qu’une chasse aux constructions enfreignant les réglementations de zonage, a ajouté le gouverneur.s”Si les règles sont violées, des mesures seront prises pour les faire respecter”, a-t-il promis.Une réglementation visant à protéger les emblématiques rizières en terrasse de Bali de tout développement ultérieur est également prévue.Mais à cet enjeu s’ajoute celui de la gestion des déchets.Selon des recherches menées en 2019, Bali produit 4.200 tonnes de déchets par jour, dont moins de la moitié est envoyée à la décharge, explique I Gede Hendrawan, professeur à l’Université Udayana de Bali.Mal collectés ou éliminés, ces déchets obstruent les rivières et les égouts, aggravant les inondations, explique-t-il à l’AFP.- Déchets -Les autorités balinaises s’apprêtent à fermer une importante décharge sur l’île cette année et exhortent les ménages à mieux gérer leurs déchets organiques. Mais bon nombre de détritus risquent de finir dans la nature, déplore M. Hendrawan, car “nous sommes tous confrontés (…) à l’absence d’un bon système de gestion des ordures”.Bien que le gouvernement local travaille avec Jakarta en vue de construire une usine de valorisation énergétique des déchets, cela ne devrait pas se concrétiser rapidement, indique M. Koster.Les volumes de déchets risquent également d’augmenter si le projet d’ouverture d’un deuxième aéroport international dans le nord de l’île voit le jour, visant à développer, selon les autorités, le tourisme dans cette partie encore peu fréquentée.Le changement climatique fait par ailleurs craindre des pluies record plus fréquentes car une atmosphère plus chaude retient davantage d’humidité.”Si nous ne parvenons pas à résoudre ce problème (de gestion des déchets), alors en décembre et janvier, lorsque la saison des pluies sera à son apogée, nous pouvons craindre qu’une catastrophe encore plus grande ne se produise”, met en garde M. Hendrawan.

Pakistan punish sloppy South Africa to reach 259-5 in second Test

Pakistan punished poor catching from South Africa to accumulate 259-5 on the opening day of the second and final Test in Rawalpindi on Monday.Had the tourists not dropped five catches on a turning pitch they would have been in a better position after Pakistan won the toss and batted.Skipper Shan Masood, dropped on 71 off a luckless Keshav Maharaj, top-scored with 87 while Abdullah Shafique — dropped four times — made 57.Saud Shakeel and Salman Agha will resume on Tuesday unbeaten on 42 and 10 respectively, with the home team seeking a 2-0 series win against the world Test champions.South African pacer Kagiso Rabada trapped Mohammad Rizwan with the fifth delivery with the second new ball for 19 to give some respite to his team.Maharaj, who missed the first Test in Lahore through injury, took 2-63 and fellow spinner Simon Harmer 2-75.With the bulk of bowling done by Maharaj and Harmer, spinner Senuran Muthusamy — who took 11 wickets in the first Test — was surprisingly used for just four overs.The final session also saw Masood fall to an uppish sweep off Maharaj, caught by Marco Jansen, after hitting two four and three sixes in his innings.Earlier, Shafique’s chancy knock finally ended when he edged Harmer to wicketkeeper Kyle Verreynne after adding an invaluable 111 runs for the second wicket with skipper Masood.The struggling Babar Azam, again cheered by a home crowd willing him to return to form, was dismissed for just 16 when Tony de Zorzi took a low catch at silly point for Maharaj’s first wicket.Azam has gone 29 Test innings without a century.Maharaj himself dropped Shafique on 15 off his own bowling and then saw Aiden Markram drop the same batter on 41 and 53.Shafique also survived on nine when a Jansen delivery rolled onto the stumps but did not dislodge the bails.In the morning session South Africa’s only breakthrough came from Harmer, who bowled Imam-ul-Haq for 17 with a sharp turner that beat the bat and hit off-stump.Rabada was also unlucky when Tristan Stubbs dropped Shafique in the slips off the fourth ball of the match when he was on nought.Having won the first Test in Lahore by 93 runs, Pakistan included a third spinner in Asif Afridi, dropping fast bowler Hasan Ali.At 38 years and 299 days, Asif became the second oldest Pakistani Test debutant, behind Miran Bakhsh, who made his debut at 47 years and 284 days against India in 1955.

Une partie du web mondial perturbée plusieurs heures par une panne du service cloud d’Amazon

Plusieurs sites, jeux en ligne et applications populaires comme Snapchat et Fortnite ont été inaccessibles plusieurs heures lundi matin après une panne aux Etats-Unis d’Amazon Web Services (AWS), la plateforme cloud d’Amazon, illustrant la dépendance des entreprises aux géants américains de la tech.Le site de réservation de logements Airbnb, le site communautaire Reddit ou les jeux vidéo en ligne Roblox et Brawl Stars… Une partie de l’internet mondial et des applications au coeur du quotidien de millions de personnes se sont grippés lundi.Au Royaume-Uni, un porte-parole de la banque Lloyds a indiqué que certains de ses services étaient touchés “par des problèmes liés à Amazon Web Services”.Coinbase, l’une des plus importantes plateformes d’échange de cryptomonnaies, a également indiqué à l’AFP avoir “rencontré des problèmes en raison d’une panne AWS”. Sur X, l’entreprise  a dit constater “de premiers signes de rétablissement” à 09h30 GMT.”Perplexity est actuellement indisponible”, a indiqué sur X Aravind Srinivas, PDG de la start-up californienne spécialisée dans l’intelligence artificielle (IA). “Le problème provient d’un dysfonctionnement d’AWS. Nous travaillons à sa résolution”, a-t-il poursuivi.Selon le site Downdetector, où les internautes peuvent signaler des difficultés à se connecter aux plateformes en ligne, cette défaillance a aussi affecté des plateformes de streaming vidéo comme Prime Video, propriété d’Amazon.La situation semblait rentrer dans l’ordre à la mi-journée, AWS indiquant sur son site de maintenance que “la plupart des opérations du service AWS fonctionnent désormais normalement”.- “Dépendance” -Le problème lié au DNS, système de nom de domaines des sites internet, “a été entièrement résolu”, explique le service, qui anticipe toutefois des ralentissements jusqu’à la résolution complète de l’incident.Plus tôt dans la journée, il avait relevé “des taux d’erreur importants pour les requêtes adressées” à sa base de données DynamoDB, utilisée par de nombreuses applications web et jeux en ligne.Les premiers ralentissements avaient été observés vers 07h11 GMT.Filiale d’Amazon, AWS est une plateforme d’informatique à distance (cloud) qui fournit aux entreprises des services à la demande comme le stockage, les bases de données ou l’intelligence artificielle (IA).Selon son site de maintenance, le problème semblait provenir d’une zone critique de son infrastructure dans la région “US-EAST-1”, située dans le nord de l’Etat américain de Virginie.Cette panne “met en évidence les défis liés à la dépendance” aux fournisseurs de services basés à l’étranger comme Amazon, Microsoft et Alphabet (Google), et qui concentrent une partie importante des clients dans le monde, estime Junade Ali, expert en cybersécurité à l’IET (Institution of Engineering and Technology), au Royaume-Uni.Elle soulève “de sérieuses questions” sur la pertinence pour les entreprises “d’externaliser tout ou partie de leur infrastructure essentielle à un petit groupe de fournisseurs tiers afin de réaliser des économies sur l’hébergement”, pointe l’analyste financier britannique Michael Hewson.En juillet 2024, une autre panne informatique, liée à la mise à jour d’un logiciel de CrowdStrike sur Windows, avait paralysé des aéroports, des hôpitaux et de nombreuses autres organisations, provoquant une gigantesque pagaille à travers le monde.D’après Microsoft, environ 8,5 millions d’appareils avaient été touchés par cette défaillance, les utilisateurs étant confrontés à des “écrans bleus de la mort” qui rendaient le redémarrage impossible.

Une partie du web mondial perturbée plusieurs heures par une panne du service cloud d’Amazon

Plusieurs sites, jeux en ligne et applications populaires comme Snapchat et Fortnite ont été inaccessibles plusieurs heures lundi matin après une panne aux Etats-Unis d’Amazon Web Services (AWS), la plateforme cloud d’Amazon, illustrant la dépendance des entreprises aux géants américains de la tech.Le site de réservation de logements Airbnb, le site communautaire Reddit ou les jeux vidéo en ligne Roblox et Brawl Stars… Une partie de l’internet mondial et des applications au coeur du quotidien de millions de personnes se sont grippés lundi.Au Royaume-Uni, un porte-parole de la banque Lloyds a indiqué que certains de ses services étaient touchés “par des problèmes liés à Amazon Web Services”.Coinbase, l’une des plus importantes plateformes d’échange de cryptomonnaies, a également indiqué à l’AFP avoir “rencontré des problèmes en raison d’une panne AWS”. Sur X, l’entreprise  a dit constater “de premiers signes de rétablissement” à 09h30 GMT.”Perplexity est actuellement indisponible”, a indiqué sur X Aravind Srinivas, PDG de la start-up californienne spécialisée dans l’intelligence artificielle (IA). “Le problème provient d’un dysfonctionnement d’AWS. Nous travaillons à sa résolution”, a-t-il poursuivi.Selon le site Downdetector, où les internautes peuvent signaler des difficultés à se connecter aux plateformes en ligne, cette défaillance a aussi affecté des plateformes de streaming vidéo comme Prime Video, propriété d’Amazon.La situation semblait rentrer dans l’ordre à la mi-journée, AWS indiquant sur son site de maintenance que “la plupart des opérations du service AWS fonctionnent désormais normalement”.- “Dépendance” -Le problème lié au DNS, système de nom de domaines des sites internet, “a été entièrement résolu”, explique le service, qui anticipe toutefois des ralentissements jusqu’à la résolution complète de l’incident.Plus tôt dans la journée, il avait relevé “des taux d’erreur importants pour les requêtes adressées” à sa base de données DynamoDB, utilisée par de nombreuses applications web et jeux en ligne.Les premiers ralentissements avaient été observés vers 07h11 GMT.Filiale d’Amazon, AWS est une plateforme d’informatique à distance (cloud) qui fournit aux entreprises des services à la demande comme le stockage, les bases de données ou l’intelligence artificielle (IA).Selon son site de maintenance, le problème semblait provenir d’une zone critique de son infrastructure dans la région “US-EAST-1”, située dans le nord de l’Etat américain de Virginie.Cette panne “met en évidence les défis liés à la dépendance” aux fournisseurs de services basés à l’étranger comme Amazon, Microsoft et Alphabet (Google), et qui concentrent une partie importante des clients dans le monde, estime Junade Ali, expert en cybersécurité à l’IET (Institution of Engineering and Technology), au Royaume-Uni.Elle soulève “de sérieuses questions” sur la pertinence pour les entreprises “d’externaliser tout ou partie de leur infrastructure essentielle à un petit groupe de fournisseurs tiers afin de réaliser des économies sur l’hébergement”, pointe l’analyste financier britannique Michael Hewson.En juillet 2024, une autre panne informatique, liée à la mise à jour d’un logiciel de CrowdStrike sur Windows, avait paralysé des aéroports, des hôpitaux et de nombreuses autres organisations, provoquant une gigantesque pagaille à travers le monde.D’après Microsoft, environ 8,5 millions d’appareils avaient été touchés par cette défaillance, les utilisateurs étant confrontés à des “écrans bleus de la mort” qui rendaient le redémarrage impossible.

Une partie du web mondial perturbée plusieurs heures par une panne du service cloud d’Amazon

Plusieurs sites, jeux en ligne et applications populaires comme Snapchat et Fortnite ont été inaccessibles plusieurs heures lundi matin après une panne aux Etats-Unis d’Amazon Web Services (AWS), la plateforme cloud d’Amazon, illustrant la dépendance des entreprises aux géants américains de la tech.Le site de réservation de logements Airbnb, le site communautaire Reddit ou les jeux vidéo en ligne Roblox et Brawl Stars… Une partie de l’internet mondial et des applications au coeur du quotidien de millions de personnes se sont grippés lundi.Au Royaume-Uni, un porte-parole de la banque Lloyds a indiqué que certains de ses services étaient touchés “par des problèmes liés à Amazon Web Services”.Coinbase, l’une des plus importantes plateformes d’échange de cryptomonnaies, a également indiqué à l’AFP avoir “rencontré des problèmes en raison d’une panne AWS”. Sur X, l’entreprise  a dit constater “de premiers signes de rétablissement” à 09h30 GMT.”Perplexity est actuellement indisponible”, a indiqué sur X Aravind Srinivas, PDG de la start-up californienne spécialisée dans l’intelligence artificielle (IA). “Le problème provient d’un dysfonctionnement d’AWS. Nous travaillons à sa résolution”, a-t-il poursuivi.Selon le site Downdetector, où les internautes peuvent signaler des difficultés à se connecter aux plateformes en ligne, cette défaillance a aussi affecté des plateformes de streaming vidéo comme Prime Video, propriété d’Amazon.La situation semblait rentrer dans l’ordre à la mi-journée, AWS indiquant sur son site de maintenance que “la plupart des opérations du service AWS fonctionnent désormais normalement”.- “Dépendance” -Le problème lié au DNS, système de nom de domaines des sites internet, “a été entièrement résolu”, explique le service, qui anticipe toutefois des ralentissements jusqu’à la résolution complète de l’incident.Plus tôt dans la journée, il avait relevé “des taux d’erreur importants pour les requêtes adressées” à sa base de données DynamoDB, utilisée par de nombreuses applications web et jeux en ligne.Les premiers ralentissements avaient été observés vers 07h11 GMT.Filiale d’Amazon, AWS est une plateforme d’informatique à distance (cloud) qui fournit aux entreprises des services à la demande comme le stockage, les bases de données ou l’intelligence artificielle (IA).Selon son site de maintenance, le problème semblait provenir d’une zone critique de son infrastructure dans la région “US-EAST-1”, située dans le nord de l’Etat américain de Virginie.Cette panne “met en évidence les défis liés à la dépendance” aux fournisseurs de services basés à l’étranger comme Amazon, Microsoft et Alphabet (Google), et qui concentrent une partie importante des clients dans le monde, estime Junade Ali, expert en cybersécurité à l’IET (Institution of Engineering and Technology), au Royaume-Uni.Elle soulève “de sérieuses questions” sur la pertinence pour les entreprises “d’externaliser tout ou partie de leur infrastructure essentielle à un petit groupe de fournisseurs tiers afin de réaliser des économies sur l’hébergement”, pointe l’analyste financier britannique Michael Hewson.En juillet 2024, une autre panne informatique, liée à la mise à jour d’un logiciel de CrowdStrike sur Windows, avait paralysé des aéroports, des hôpitaux et de nombreuses autres organisations, provoquant une gigantesque pagaille à travers le monde.D’après Microsoft, environ 8,5 millions d’appareils avaient été touchés par cette défaillance, les utilisateurs étant confrontés à des “écrans bleus de la mort” qui rendaient le redémarrage impossible.

Ligue des champions: Loïc Badé, pierre angulaire de la nouvelle défense de Leverkusen

A 25 ans, Loïc Badé a posé cet été ses valises à Leverkusen, où il est devenu l’élément de base de la défense, avec un match particulier à venir pour lui qui a grandi à Antony, dans la banlieue sud de Paris, mardi contre le PSG en Ligue des champions.Ces dernières saisons au Bayer, le patron de la défense s’appelait Jonathan Tah. Mais l’international allemand a quitté le club de la périphérie de Cologne après dix saisons de bons et loyaux services pour rejoindre le Bayern Munich.Pour pallier son départ, Leverkusen a misé en fin de mercato sur Loïc Badé, appelé chez les Bleus pour la première fois en octobre 2024 et qui a célébré sa première sélection en juin contre l’Allemagne en match pour la 3e place de la Ligue des nations (2-0 pour les Bleus).”Le patron, je ne sais pas. J’ai une position sur le terrain qui me permet, sur la ligne défensive, de voir un peu tout. J’essaie d’aider au mieux l’équipe, de diriger quand je peux. Parfois, j’essaie de prendre les choses en main, par ma voix, par ma personnalité”, explique le défenseur central, vice-champion olympique avec la France en 2024.Ce n’est pas le changement d’entraîneur en début de saison, avec la mise à l’écart d’Erik ten Hag et l’arrivée de Kasper Hjulmand début septembre, qui a pu le perturber, lui qui a connu sept entraîneurs différents lors de son passage au Séville FC, son précédent club (janvier 2023-août 2025).A chaque fois titularisé par le Danois, Badé occupe la position centrale de la défense avec à sa droite le jeune anglais Jarell Quansah (22 ans) et à sa gauche le Burkinabé Edmond Tapsoba. Son coéquipier du milieu de terrain, le champion du monde argentin Exequiel Palacios, loue “ses compétences à organiser la défense”.”Il fait la connexion dans le vestiaire. On a de nombreux joueurs hispanophones, francophones ou anglophones. En étant si international, c’est important d’avoir des joueurs qui font le lien au sein de l’équipe”, glisse de son côté le directeur sportif du Bayer04 Simon Rolfes, soulignant le caractère de son défenseur sur le terrain, mais aussi en dehors.- Mondial-2026 à l’esprit -C’est à Antony, en région parisienne, que Badé a découvert le foot. Dans sa famille, personne n’y jouait, mais il se retrouvait avec des amis. Passé par les équipes de jeunes d’Antony, de l’AC Boulogne-Billancourt, puis du Paris FC, le match de mardi contre le PSG aura forcément une saveur particulière pour lui.”Je joue finalement contre le club de ma ville. Après, il y a aussi le Paris FC maintenant. On va dire le +club phare+ de ma ville. Ce match me tient un petit peu à coeur, ça fait quelque chose”, reconnait-il auprès de l’AFP.Face au PSG qu’il voit comme la “meilleure équipe au monde” malgré les blessures, citant en exemple notamment la victoire à Barcelone il y a trois semaines en Ligue des champions, Badé va recroiser certaines connaissances. “J’ai été plusieurs fois en sélection avec Bradley Barcola, j’étais à Rennes avec Désiré Doué, et j’ai fait quelques sélections avec Ousmane Dembélé aussi”, développe-t-il.Passé par six clubs depuis son arrivée chez les professionnels (il a joué aussi au Havre, à Lens, à Rennes et à Nottingham Forrest), il admet toutefois que “c’est parfois compliqué de garder le contact” avec ses anciennes connaissances.Appelé par Didier Deschamps en juin dernier chez les Bleus, Badé reconnait avoir dans un coin de sa tête la Coupe du monde 2026, même s’il n’en fait pas “une fixette”. “J’essaie vraiment de me concentrer sur le Bayer Leverkusen, y performer au mieux. Et puis après, le sélectionneur fera ses choix. Je pense que c’est important que chaque joueur ait des objectifs. Et puis ça me permet aussi d’avoir une motivation en plus”, assure-t-il.La rencontre de Ligue des champions mardi à la BayArena contre les Parisiens, tenants du titre, lui offre une première occasion cette saison de s’illustrer sur la plus grande scène.

Chine: la croissance trimestrielle au plus bas depuis un an

La Chine a annoncé lundi un ralentissement de sa croissance au troisième trimestre, au rythme le plus faible depuis un an, au moment où s’ouvre à Pékin une réunion clé du Parti communiste.La session plénière (ou “plénum”) des membres du Comité central, sorte de parlement du parti au pouvoir, se tient sur quatre jours à huis clos. Elle vise notamment à discuter de la planification économique pour les prochaines années, sur fond de longue crise dans l’immobilier, de faible consommation des ménages, et de tensions commerciales avec Washington.”Beaucoup de gens hésitent à dépenser car leurs revenus ne sont pas suffisants et de nombreuses entreprises licencient, voire ferment”, résume Alin, une quadragénaire employée dans l’assurance, interrogée dans les rues de Pékin.La croissance du PIB chinois sur la période juillet-septembre s’est établie à +4,8% sur un an, a annoncé lundi le Bureau national des statistiques (BNS).Il s’agit d’un net ralentissement par rapport au trimestre précédent (+5,2%), anticipé par les économistes sondés par l’AFP.Avec les pressions commerciales qui s’intensifient, nombre d’économistes estiment que la Chine doit opérer une transition plus nette vers un modèle de croissance davantage tiré par la consommation intérieure que par les exportations.Mais les médias d’Etat et les responsables chinois restent discrets sur les mesures concrètes qui pourraient être inscrites dans le 15e plan quinquennal (2026-2030), dont la préparation est au centre des discussions du plénum.- “Dans l’humain” -Selon un commentaire publié lundi par l’agence officielle Chine nouvelle toutefois, ce nouveau plan visera à “consolider les fondations du bien-être de la population”, notamment en “investissant dans l’humain”.Le texte mentionne par ailleurs plusieurs fois les “nouvelles forces productives de qualité”, une expression utilisée pour désigner les technologies clés dans lesquelles la Chine entend atteindre l’autosuffisance afin d’assurer une croissance durable.Plusieurs indicateurs économiques restent à l’orange.Le moral mitigé des consommateurs s’est traduit le mois dernier par une croissance des ventes de détail (+3% sur un an) à son rythme le plus faible depuis novembre 2024, selon le BNS.Ce fléchissement s’explique par l’atténuation des effets des programmes de stimulation de la consommation, lancés l’an passé, écrit dans une note Julian Evans-Pritchard, analyste chez Capital Economics.Selon l’économiste, les dépenses des ménages sont aussi freinées par la baisse continue des prix immobiliers, qui ont enregistré en septembre leur plus fort recul en un an.”Pour encourager la consommation, les subventions à elles seules ne suffisent pas”, estime Alin, l’employée interrogée par l’AFP.Elle évoque la sécurité de l’emploi, le prix de l’immobilier et les dépenses liées à l’éducation comme facteurs clés.- “Alarmant” -Autre indicateur dans le rouge, les investissements en capital fixe ont chuté au troisième trimestre, en particulier dans l’immobilier (-13,9% sur un an), selon le BNS.Ce plongeon est “rare et alarmant” selon Zhiwei Zhang, économiste en chef chez Pinpoint Asset Management.Signe positif, la production industrielle a grimpé de 6,5% en septembre sur un an, selon le BNS, soit plus que la prévision d’analystes interrogés par Bloomberg (+5%).Mais cette croissance s’explique “uniquement parce que les exportations, toujours solides, ont compensé la faiblesse de la demande intérieure”, note Julian Evans-Pritchard.Des discussions commerciales sont attendues plus tard ce mois-ci entre des hauts responsables chinois et américains pour tenter de résoudre les différends commerciaux après l’offensive de droits de douane lancée en début d’année par Donald Trump.Les craintes d’une escalade se sont toutefois atténuées après que le président américain Donald Trump a déclaré à Fox News que des droits de douane supplémentaires de 100% sur tous les produits chinois n’étaient “pas tenables”.Une rencontre entre M. Trump et son homologue chinois Xi Jinping pourrait même avoir lieu en marge du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec) qui s’ouvrira fin octobre.”L’impact des droits de douane de Trump s’est avéré beaucoup plus léger que prévu au début de l’année”, écrivent dans une note les économistes de Macquarie.L’Etat-parti chinois a fixé un objectif de croissance “d’environ 5%” pour 2025.Cette ambition reste réaliste, selon des économistes, qui soulignent toutefois que ces chiffres officiels pourraient être surestimés par rapport à la croissance réelle.