La sécurité du Louvre “pas conforme à ce qu’on peut attendre d’un musée”, selon un sénateur

Le président de la commission de la Culture du Sénat, Laurent Lafon, a estimé mardi, à l’issue d’une visite des installations de sûreté du Louvre, que la sécurité de l’établissement n’était “pas conforme à ce qu’on peut attendre d’un musée aujourd’hui”.”Il y a de nombreuses améliorations à faire”, a déclaré le sénateur centriste à la presse, entouré d’une délégation, sur le parvis du musée.”L’organisation de la sécurité n’est pas conforme à ce qu’on peut attendre d’un musée aujourd’hui et il est indispensable de réaliser enfin les travaux nécessaires, que ce soit sur le réseau” ou sur la vidéosurveillance, a-t-il ajouté. Huit joyaux de la couronne de France, estimés à 88 millions d’euros, ont été dérobés en quelques minutes au musée du Louvre le 19 octobre.”Si ce vol spectaculaire a eu lieu, c’est un échec, c’est un échec pour tout le monde”, a déclaré mardi la ministre de la Culture Rachida Dati, lors d’une audition devant cette commission de la Culture du Sénat consacrée au projet de budget 2026. “Des failles sécuritaires ont bien existé (…) et donc il faudra y remédier.”La ministre a rappelé avoir lancé plusieurs missions après le cambriolage, notamment une enquête administrative sur la sécurité au Louvre dont elle attend les conclusions “mercredi soir”.”Les conclusions de l’ensemble de ces missions et notamment de l’enquête administrative nous permettront de faire toute la lumière sur les défaillances, les manquements et les responsabilités”, a affirmé Mme Dati, qui a assuré qu’elle prendra “toutes les mesures qui s’imposent”.”Un tel événement ne peut pas rester sans conséquence et actions immédiates”, a-t-elle aussi affirmé. “On ne peut pas dire: circulez y a rien à voir.”Tout en défendant les systèmes de protection interne, la présidente du Louvre, Laurence des Cars, avait reconnu le 22 octobre des failles dans le système de vidéosurveillance de l’extérieur du musée.”Nous n’avons pas repéré suffisamment à l’avance l’arrivée des voleurs”, avait déclaré la dirigeante devant cette même commission du Sénat, faisant par ailleurs état “d’importants soucis dans l’implantation des postes de sécurité au sein du musée qui sont vieillissants”.Selon M. Lafon, la délégation de sénateurs qui s’est rendue mardi au Louvre a “vu un PC de site et le PC central” et est allée dans la galerie d’Apollon, où s’est déroulé le vol.”Pour des raisons de confidentialité, nous ne rentrerons pas dans le détail de ce que nous avons vu. Mais nous ressortons de cette visite avec l’intime conviction qu’il est nécessaire maintenant de réaliser dans les plus rapides délais ce schéma directeur de sécurité”, un plan de sécurisation du Louvre chiffré à 80 millions d’euros en cours de déploiement, a-t-il ajouté.

Italie: De Bruyne (Naples) va être opéré et sera absent au moins trois mois

L’international belge de Naples Kevin De Bruyne, blessé à une cuisse, va être opéré et sera absent au moins trois mois, a annoncé mardi un dirigeant du Napoli.”On aura une meilleure idée (de la durée de son indisponibilité, Ndlr) mercredi, jour prévu pour son opération”, a déclaré sur la plateforme DAZN le manager général du club, Gabriele Oriali, avant le match de Championnat d’Italie entre Lecce et Naples.”Mais on part du principe que cela sera pour une période de trois à quatre mois, ce qui est vraiment dommage, car il avait bien pris ses marques”, a-t-il poursuivi.”KDB” s’est blessé au biceps fémoral de la cuisse droite, en ouvrant la marque à la 33e minute lors de la victoire de son équipe face à l’Inter Milan (3-1) pour le compte de la 8e journée.Dès son penalty transformé, l’ancien joueur de Manchester City s’est figé et a placé sa main droite sur sa cuisse endolorie.Incapable de marcher et grimaçant, il a été dans un premier temps soutenu par ses coéquipiers, avant d’être évacué du terrain par deux soigneurs.Depuis son arrivée libre de tout contrat à Naples, De Bruyne, 34 ans, a marqué quatre buts en huit matches de championnat et délivré deux passes décisives en Ligue des champions.Avant d’affronter Lecce mardi, Naples est leader du championnat avec 18 points, à égalité avec l’AS Rome.

Méga-projets et IA au menu du “Davos du désert” en Arabie saoudite

Un important forum d’investisseurs s’est ouvert mardi en Arabie saoudite réunissant chefs d’Etat et hommes d’affaires, alors que la monarchie pétrolière cherche à promouvoir ses méga-projets et ses ambitions dans l’intelligence artificielle.  Une vingtaine de dirigeants sont attendus à Ryad sur trois jours pour la neuvième édition de la Future Investment Initiative (FII), dont le …

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Vers un “nouvel âge d’or”: à Tokyo, Trump conquis par la Première ministre Takaichi

Promesse d’un “nouvel âge d’or”, accord sur les terres rares et échanges très chaleureux: la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a soigné mardi sa première rencontre avec Donald Trump, lequel lui a assuré que Washington était le plus solide des alliés de Tokyo.Le Japon est la deuxième étape de la tournée du président américain en …

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En Côte d’Ivoire, l’implacable mécanique de victoire d’Alassane Ouattara

Réélu avec 89,77% des voix, Alassane Ouattara a méthodiquement construit son écrasant succès à la présidentielle ivoirienne de samedi, entre tour de vis sécuritaire et leaders d’opposition écartés, pour s’assurer un quatrième mandat.Son entourage jure qu’il aurait voulu affronter son prédécesseur et vieux rival Laurent Gbagbo et le banquier international Tidjane Thiam pour “les battre …

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Nigerian Nobel laureate Wole Soyinka says US visa revokedTue, 28 Oct 2025 17:56:54 GMT

The United States consulate in Lagos has revoked the visa of Nigerian writer Wole Soyinka, the Nobel laureate said Tuesday.”I want to assure the consulate… that I’m very content with the revocation of my visa,” Soyinka, a famed playwright and author who won the 1986 Nobel Prize for Literature, told a news conference.Soyinka previously held …

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US kills 14 in strikes on alleged Pacific drug boats

US forces killed 14 people in strikes that destroyed four alleged drug-smuggling boats in the eastern Pacific Ocean, Defense Secretary Pete Hegseth said Tuesday, bringing the death toll from Washington’s controversial anti-narcotics campaign to at least 57.The United States began carrying out the strikes — which experts say amount to extrajudicial killings even if they target known traffickers — in early September, and has now destroyed at least 14 vessels in the Caribbean and Pacific.In three strikes carried out Monday in international waters, 14 “narco-terrorists” were killed and one survived, Hegseth said in a post on X — making it the deadliest day of the US campaign so far.”The four vessels were known by our intelligence apparatus, transiting along known narco-trafficking routes, and carrying narcotics,” he said.”We will track them, we will network them, and then, we will hunt and kill them,” Hegseth said of drug traffickers.But Washington has yet to make public any evidence that its targets were smuggling narcotics or posed a threat to the United States.The Pentagon chief’s post included video of the strikes, the first of which targeted two stationary boats that appeared to be moored together, while the others hit vessels that were speeding across open water.Hegseth said that US Southern Command (SOUTHCOM) immediately started searching for the sole survivor of the strikes, and that Mexican authorities “accepted the case and assumed responsibility for coordinating the rescue.”- Galapagos base? -He did not specify what happened to the survivor or if the person was found, and SOUTHCOM referred a question on the survivor to Mexico.Mexico’s Navy said it was searching some 400 nautical miles (740 kilometers) southwest of the port of Acapulco.The announced drug interdiction operation has seen a major US military buildup around Latin America.The US has deployed seven US Navy warships as well as F-35 stealth warplanes, and ordered the USS Gerald R. Ford aircraft carrier strike group to the region, bringing a massive increase in firepower.The unusually large US military presence in the Caribbean is coming face to face with Hurricane Melissa, requiring some assets to be moved to safety.Washington has also carried out multiple shows of force with B-52 and B-1B bombers flying near Venezuela’s coast, the most recent of which took place on Monday.Regional tensions have flared as a result of the strikes and the military buildup, with Venezuela saying the United States is plotting to overthrow President Nicolas Maduro, who has accused Washington of “fabricating a war.”Ecuadoran President Daniel Noboa, a staunch US ally, meanwhile said Tuesday that his country could host a foreign military base in the famed Galapagos Islands that could be used to combat drug and fuel trafficking, as well as illegal fishing.Noboa did not specify which country could establish the base in Ecuador, a major hub for cocaine trafficking, but has talked of “various countries,” including the United States.

De nouvelles frappes américaines contre des bateaux de narcotrafiquants présumés font 14 morts

Les Etats-Unis ont mené lundi trois nouvelles frappes contre quatre embarcations de narcotrafiquants présumés dans le Pacifique est, faisant 14 morts, a annoncé mardi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, portant à au moins 57 victimes le bilan de leur campagne antidrogue.”Hier (lundi), sur ordre du président (Donald) Trump, le ministère de la Guerre a mené trois frappes létales contre quatre bateaux utilisés par des organisations désignées comme terroristes (par les Etats-Unis) se livrant au narcotrafic dans le Pacifique est”, a écrit le ministre sur X.”Quatorze narcoterroristes au total ont été tués par les trois frappes, un a survécu”, a-t-il détaillé.Avec ces nouvelles opérations, 14 bateaux présentés comme transportant de la drogue ont désormais été détruits par des frappes américaines dans les Caraïbes et le Pacifique depuis début septembre.Au moins 57 personnes ont été tuées dans ces frappes, dont la légalité est largement mise en doute par les experts. Washington n’a jamais fourni de preuves que les embarcations étaient bien chargées de drogue.”Toutes les frappes (de lundi) ont été menées dans les eaux internationales”, a affirmé Pete Hegseth.Sur les images qui accompagnent le message du ministre, on peut voir deux bateaux côte à côte, en position stationnaire, pris pour cible, puis deux autres touchés en pleine navigation et en feu.”Les quatre bateaux étaient connus de nos services de renseignement, transitaient par des axes du narcotrafic connus et transportaient des stupéfiants”, a encore assuré le ministre.Les autorités mexicaines “ont accepté de prendre en charge la coordination des opérations de sauvetage”, a-t-il ajouté, sans préciser le sort du survivant.- Tensions régionales -La Marine mexicaine a plus tard confirmé avoir réalisé, à la demande des Etats-Unis, une opération de recherche et de sauvetage maritime à plus de 400 milles marins (740 km) au sud-ouest du port mexicain d’Acapulco.La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a aussi exprimé mardi son “désaccord” avec la manière dont sont conduites ces attaques, et demandé que ces questions soient discutées de manière bilatérale avec les Etats-Unis.Washington présente cette campagne de frappes menée depuis début septembre dans les eaux caribéennes et dans le Pacifique comme une opération de lutte contre le narcotrafic. Les Etats-Unis ont opéré une montée en puissance considérable de leurs moyens militaires dans la région en décidant vendredi d’y envoyer le porte-avions Gerald R. Ford, le plus grand au monde, en plus des navires et avions de combat déjà déployés.Les frappes américaines ont fait grimper les tensions régionales, notamment avec le Venezuela, Caracas accusant Washington de chercher à “inventer une nouvelle guerre”.Mardi, le président équatorien, Daniel Noboa, un des principaux alliés du président Trump en Amérique du sud, a évoqué la possible installation d’une base militaire étrangère dans l’archipel des Galapagos.Elle pourrait servir à lutter contre la pêche illégale, le trafic de drogue et le trafic de carburants depuis ces îles stratégiquement situées dans le Pacifique, à 1.000 kilomètres des côtes équatoriennes.Le président Noboa n’a pas explicitement dit qui pourrait établir cette base, mais a parlé de “divers pays”, dont les Etats-Unis.L’Equateur est sur la route du trafic de cocaïne à destination des Etats-Unis.burs-wd-es-cyb/ph

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Le méga ouragan Melissa frappe de plein fouet la Jamaïque

L’ouragan Melissa, l’un des plus puissants jamais recensés a touché terre mardi en Jamaïque, où il devrait provoquer des dégâts considérables, le petit pays des Caraïbes faisant face à la pire tempête de son histoire.Avec des vents soutenus se rapprochant des 300 kilomètres par heure, l’ouragan de catégorie 5, soit la plus élevée de l’échelle de Saffir-Simpson, a frappé de plein fouet l’île.Selon le Centre national américain des ouragans (NHC), il a touché terre dans le sud-ouest, près de New Hope, à environ 160 km de la capitale Kingston.Il s’agit de l’ouragan le plus puissant à jamais avoir frappé la Jamaïque depuis le début des relevés météorologiques. Par ordre de comparaison, l’ouragan Katrina, qui avait ravagé il y a 20 ans la Nouvelle-Orléans et fait plus de 1.000 morts, était plus faible.Avant même qu’il ne touche terre, Melissa avait déversé des vents puissants et fortes pluies sur la Jamaïque, provoquant des inondations par endroits et des coupures d’électricité, notamment dans la capitale.”Ce n’est pas le moment d’être courageux”, a lancé le ministre des Collectivités territoriales, Desmond McKenzie, tandis que sur X, la star jamaïcaine du sprint Usain Bolt enjoignait à ses compatriotes de “rester en sécurité”.Les autorités météorologiques ont prévenu que la situation allait empirer, avec des bourrasques “potentiellement mortelles”, des inondations côtières sévères et des pluies diluviennes qui pourraient provoquer des “glissements de terrain catastrophiques”.L’ouragan a déjà fait trois morts en Haïti et un en République dominicaine, trois autres personnes étant décédées en Jamaïque alors qu’elles se préparaient à son arrivée.Le dernier ouragan majeur à avoir frappé le pays est Gilbert, en septembre 1988. Moins puissant que Melissa, il avait fait 40 morts et causé d’énormes dégâts.- Refus d’évacuer -Depuis, l’île a été touchée par d’autres tempêtes, comme l’ouragan Béryl l’an passé, dont les stigmates sont toujours visibles.Malgré ces précédents et des prévisions inquiétantes, de nombreux habitants refusent d’évacuer.”Même s’il était de catégorie 6, je ne bougerais pas”, a expliqué lundi Roy Brown, plombier-carreleur, rencontré par l’AFP à Port-Royal, petite bourgade côtière près de la capitale Kingston. Selon lui, beaucoup de gens ont gardé de mauvais souvenirs des abris anti-ouragans proposés par les autorités.Plus de 800 lieux ont été recensés comme refuges possibles. Le NHC a recommandé aux personnes n’ayant pas pu les rejoindre de se réfugier dans une pièce sans fenêtres, de se “couvrir avec un matelas” ou de porter un casque.Selon la Croix-Rouge, au moins 1,5 million de personnes, sur les 2,8 millions d’habitants de l’île, pourraient être touchées par Melissa.Le Premier ministre, Andrew Holness, a mis en garde lundi contre le risque de dégâts majeurs dans l’ouest du pays, où selon lui les infrastructures pourraient ne pas résister.- Glissements de terrain -L’inquiétude est d’autant plus grande que des glissements de terrain se sont déjà produits, certaines zones ayant reçu des précipitations importantes ces dernières semaines, a expliqué lundi à l’AFP Esther Pinnock, chargée de communication à la Croix-Rouge pour la Jamaïque.Or, “l’eau tue beaucoup plus de personnes que le vent”, rappelle auprès de l’AFP le météorologue Kerry Emanuel, qui insiste sur le rôle joué par le changement climatique.En réchauffant les mers, il entraîne l’intensification rapide d’un plus grand nombre de tempêtes, comme ce fut le cas pour l’ouragan Melissa.De fausses vidéos générées par l’intelligence artificielle ont envahi les réseaux sociaux, minimisant ou aggravant les risques, conduisant les autorités jamaïcaines à appeler la population à la plus grande prudence.L’ouragan doit toucher Cuba tôt mercredi. Les autorités ont fermé des écoles et commencé à évacuer des habitants, alors que le manque d’électricité freine la  diffusion des messages d’alerte.Continuant sa route vers le nord, l’ouragan pourrait ensuite toucher le sud des Bahamas et l’archipel des îles Turques-et-Caïques, un territoire britannique.burs-cha/cyb

Le méga ouragan Melissa frappe de plein fouet la Jamaïque

L’ouragan Melissa, l’un des plus puissants jamais recensés a touché terre mardi en Jamaïque, où il devrait provoquer des dégâts considérables, le petit pays des Caraïbes faisant face à la pire tempête de son histoire.Avec des vents soutenus se rapprochant des 300 kilomètres par heure, l’ouragan de catégorie 5, soit la plus élevée de l’échelle de Saffir-Simpson, a frappé de plein fouet l’île.Selon le Centre national américain des ouragans (NHC), il a touché terre dans le sud-ouest, près de New Hope, à environ 160 km de la capitale Kingston.Il s’agit de l’ouragan le plus puissant à jamais avoir frappé la Jamaïque depuis le début des relevés météorologiques. Par ordre de comparaison, l’ouragan Katrina, qui avait ravagé il y a 20 ans la Nouvelle-Orléans et fait plus de 1.000 morts, était plus faible.Avant même qu’il ne touche terre, Melissa avait déversé des vents puissants et fortes pluies sur la Jamaïque, provoquant des inondations par endroits et des coupures d’électricité, notamment dans la capitale.”Ce n’est pas le moment d’être courageux”, a lancé le ministre des Collectivités territoriales, Desmond McKenzie, tandis que sur X, la star jamaïcaine du sprint Usain Bolt enjoignait à ses compatriotes de “rester en sécurité”.Les autorités météorologiques ont prévenu que la situation allait empirer, avec des bourrasques “potentiellement mortelles”, des inondations côtières sévères et des pluies diluviennes qui pourraient provoquer des “glissements de terrain catastrophiques”.L’ouragan a déjà fait trois morts en Haïti et un en République dominicaine, trois autres personnes étant décédées en Jamaïque alors qu’elles se préparaient à son arrivée.Le dernier ouragan majeur à avoir frappé le pays est Gilbert, en septembre 1988. Moins puissant que Melissa, il avait fait 40 morts et causé d’énormes dégâts.- Refus d’évacuer -Depuis, l’île a été touchée par d’autres tempêtes, comme l’ouragan Béryl l’an passé, dont les stigmates sont toujours visibles.Malgré ces précédents et des prévisions inquiétantes, de nombreux habitants refusent d’évacuer.”Même s’il était de catégorie 6, je ne bougerais pas”, a expliqué lundi Roy Brown, plombier-carreleur, rencontré par l’AFP à Port-Royal, petite bourgade côtière près de la capitale Kingston. Selon lui, beaucoup de gens ont gardé de mauvais souvenirs des abris anti-ouragans proposés par les autorités.Plus de 800 lieux ont été recensés comme refuges possibles. Le NHC a recommandé aux personnes n’ayant pas pu les rejoindre de se réfugier dans une pièce sans fenêtres, de se “couvrir avec un matelas” ou de porter un casque.Selon la Croix-Rouge, au moins 1,5 million de personnes, sur les 2,8 millions d’habitants de l’île, pourraient être touchées par Melissa.Le Premier ministre, Andrew Holness, a mis en garde lundi contre le risque de dégâts majeurs dans l’ouest du pays, où selon lui les infrastructures pourraient ne pas résister.- Glissements de terrain -L’inquiétude est d’autant plus grande que des glissements de terrain se sont déjà produits, certaines zones ayant reçu des précipitations importantes ces dernières semaines, a expliqué lundi à l’AFP Esther Pinnock, chargée de communication à la Croix-Rouge pour la Jamaïque.Or, “l’eau tue beaucoup plus de personnes que le vent”, rappelle auprès de l’AFP le météorologue Kerry Emanuel, qui insiste sur le rôle joué par le changement climatique.En réchauffant les mers, il entraîne l’intensification rapide d’un plus grand nombre de tempêtes, comme ce fut le cas pour l’ouragan Melissa.De fausses vidéos générées par l’intelligence artificielle ont envahi les réseaux sociaux, minimisant ou aggravant les risques, conduisant les autorités jamaïcaines à appeler la population à la plus grande prudence.L’ouragan doit toucher Cuba tôt mercredi. Les autorités ont fermé des écoles et commencé à évacuer des habitants, alors que le manque d’électricité freine la  diffusion des messages d’alerte.Continuant sa route vers le nord, l’ouragan pourrait ensuite toucher le sud des Bahamas et l’archipel des îles Turques-et-Caïques, un territoire britannique.burs-cha/cyb