Une conférence Travail et Retraites pour relancer le dialogue social mais sans le Medef

La conférence Travail et Retraites, qui s’est ouverte mardi par une réunion de méthode, ambitionne de faire progresser le dialogue social sur ces sujets épineux et d’alimenter les débats en vue de la campagne présidentielle, mais se fera sans la première organisation patronale, le Medef, qui n’y “participera pas”.Cette conférence, voulue par le Premier ministre après l’annonce de la suspension de la réforme des retraites de 2023, “est un lieu de débat et pas de négociation”, a expliqué le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou à des journalistes.Il l’a présentée comme “une démarche de dialogue social qu’on souhaite mettre à côté du débat politique”, lequel prendra le relais une fois que la conférence sera close à l’été 2026, “pas très loin du début de la campagne pour l’élection présidentielle”.”Les écuries présidentielles, si elles le souhaitent, auront un matériau sur un sujet central pour le pays dont elles pourront s’emparer”, selon M. Farandou qui veut davantage que par le passé lier les sujets travail et retraites.Alors que le relèvement programmé de l’âge de départ à 64 ans reste très impopulaire, le ministre s’est interrogé: “Ces deux ans de travail, qu’est-ce qu’il y a derrière qui font qu’ils apparaissent aussi compliqués à accepter pour les salariés ?”.Sept organisations syndicales et six patronales se sont réunies au ministère du Travail où M. Farandou et le ministre de la Fonction publique leur ont proposé une méthode et un calendrier.Les débats se dérouleront au Conseil économique, social et environnemental (Cese) en présence des partenaires sociaux et d’experts, avec une première session plénière avant la fin de l’année suivie de trois ateliers qui se tiendront tous les mois ou mois et demi. Les retraites du privé et celles du public seront abordées séparément.- “Pas une surprise” -“Le Medef a signifié qu’il ne participerait pas” à cette nouvelle conférence, a fait savoir la première organisation patronale à l’AFP, précisant que “c’est une décision unanime de (ses) instances”.”Il y a un agenda social autonome qui a été défini par les partenaires sociaux” et “dans ce cadre, on souhaite traiter de sujets comme le financement de la protection sociale ou du modèle productif”, a poursuivi l’organisation, estimant que cet agenda “n’est pas indexé sur des échéances politiques”.En outre, “le débat budgétaire qui conduit à augmenter très fortement les prélèvements sur les entreprises n’est pas de nature à installer la confiance”, juge l’organisation, qui a lancé mardi “un simulateur” pour “calculer son salaire et comparer le coût du travail en Europe”.”Ce n’est pas une surprise, ça fait des années que le Medef n’a rien à dire sur les questions de travail mais je trouve ça incompréhensible (…) dans une période de crise”, a jugé la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon.”La CFDT utilisera cet espace pour faire valoir les attentes et les engagements qui ont pu être pris précédemment”, a-t-elle ajouté, estimant que la conférence va permettre de “remettre le sujet du travail, de l’emploi et des retraites dans le bon sens”.Absente mardi, la CGT a de son côté prévenu qu’elle refusera de “tenir les chandelles entre celles et ceux qui veulent un système à points (prôné par la CFDT) et ceux qui veulent la capitalisation”, notamment au sein des organisations patronales, a prévenu sa cheffe de file Sophie Binet. “Je ferme la porte sur la retraite à points”, a également déclaré lundi le secrétaire général de FO Frédéric Souillot, dont l’organisation sera représentée par sa numéro deux Patricia Drevon.Côté patronal, seule l’U2P, qui représente les TPE, a envoyé son président Michel Picon.La CPME a elle aussi dépêché son négociateur, Eric Chevée, mais son président Amir Reza-Tofighi, absent pour “un problème d’agenda”, a affirmé que son organisation était “très volontaire pour participer aux travaux”.”Dans le sujet des retraites on n’a peut être pas assez discuté sur l’accompagnement des seniors dans leur fin de carrière”, a-t-il reconnu. Mais pour M. Reza-Tofighi, “tout ce qui est âge, trimestre, etc, est désormais un sujet d’élection présidentielle, pas de cette conférence”.boc-tg-bat-od-lby/ito

Le budget de la Sécu arrive à l’Assemblée dans un hémicycle sous tension

Une nouvelle étape du marathon budgétaire s’ouvre mardi à l’Assemblée: avec la suspension de la réforme des retraites et d’autres mesures explosives, le budget de la Sécurité sociale arrive dans l’hémicycle, où son adoption la semaine prochaine est on ne peut plus incertaine.Les députés vont examiner le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), sans avoir réussi à terminer l’examen du budget de l’État qui va reprendre mi-novembre.Franchises médicales, durée des arrêts de travail, cotisation sur les tickets-restaurants… Les discussions sur le PLFSS s’annoncent inflammables, la gauche dénonçant “un musée des horreurs”.Le gouvernement a prévu des économies massives pour réduire le déficit de la Sécu à 17,5 milliards en 2026, contre 23 cette année.Mais le texte sera sans aucun doute remanié. Sébastien Lecornu a lui-même déclaré vendredi être prêt à renoncer au gel des pensions de retraite et minimas sociaux, l’une des mesures les plus contestées.Une nouvelle concession, après avoir fait inscrire la suspension de la réforme des retraites dans le texte, l’une des conditions du PS pour ne pas censurer.”En réalité c’est sur le PLFSS que le sort du gouvernement se joue dans les jours qui viennent”, a déclaré à l’AFP le socialiste Jérôme Guedj.”Un grand moment de clarification idéologique”, a résumé le Premier ministre aux députés du groupe des députés de son parti, Renaissance, selon des participants. Il a prévenu que tout les compromis ne se feraient pas: “on ne va pas mettre l’économie à terre”.Les débats débuteront vers 17H00 et doivent durer jusqu’à dimanche soir. La suspension de la réforme des retraites ne sera discutée qu’en fin d’examen – sauf si l’exécutif décide d’avancer cet article en priorité.En commission, elle a été adoptée grâce aux voix du RN et des socialistes, et des abstentions, dont celle des députés Renaissance. Les Républicains et Horizons veulent au contraire supprimer l’article.Mais des incertitudes planent sur l’épineuse question de son financement. Elle coûterait au moins 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard en 2027.La commission a largement rejeté les propositions du gouvernement: une surtaxe sur les complémentaires santé dont beaucoup craignent qu’elle se répercute sur les assurés, et une sous-indexation des pensions de retraite par rapport à l’inflation.- “Fortes incertitudes” -Le PS propose une hausse de la CSG sur les revenus du capital. Telle qu’adoptée en commission, elle ferait entrer 2,7 milliards d’euros. Un mécanisme auquel Sébastien Lecornu a semblé ouvert. Mais le rapporteur général du texte, Thibault Bazin (LR), n’est pas sûr “qu’il y ait une majorité en séance là-dessus”, d’autant que la mesure concerne aussi les plans d’épargne logement (PEL).Autre point chaud: le doublement des franchises médicales (reste à charge des patients sur des consultations et médicaments), qui rapporterait 2,3 milliards d’euros. La mesure ne figure pas dans le texte et peut être prise par décret mais elle est vivement combattue à droite comme à gauche, alors qu’elle est l’une des clés prévues pour la réduction du déficit de la Sécu.Selon M. Bazin, la copie sortie de commission équivaudrait à un déficit “entre 22 et 25 milliards”, loin de l’objectif, ce qui inquiète la Cour des comptes.Depuis La Rochelle où il participait aux Assises de l’économie de la Mer, le président Emmanuel Macron, très discret jusqu’alors sur ces débats budgétaires, a lancé un avertissement à une Assemblée encline ces derniers jours à voter des hausses de prélèvements, notamment sur les les multinationales.”On ne rend pas un pays plus heureux quand on empêche ses champions d’aller conquérir de nouveaux marchés”, a-t-il prévenu.- Vote le 12 novembre -Les députés devront en tout cas se hâter pour finir dimanche: près de 2.500 amendements ont été déposés (une partie sera irrecevable).Un vote solennel est ensuite prévu le 12 novembre. Même si l’examen n’est pas terminé ce jour-là, le texte sera quoi qu’il arrive transmis au Sénat en raison des délais constitutionnels.Si le vote a bien lieu, son adoption dépendra en grande partie des abstentions. Celle des écologistes et des communistes, qui réclament notamment que les carrières longues soient comprises dans la suspension de la réforme des retraites via un amendement gouvernemental.Celle du PS, qui a pour l’instant exclu de voter pour.Et celle du RN, Marine Le Pen n’ayant pas exclu la possibilité d’une abstention – tout comme celle d’un vote contre.

Indian Sikh pilgrims enter Pakistan, first major crossing since May conflict

Pakistan on Tuesday welcomed jubilant Sikh pilgrims from India, in the first major crossing since deadly clashes in May closed the land border between the nuclear-armed neighbours.More than 2,100 pilgrims were granted visas to attend a 10-day festival marking 556 years since the birth of Guru Nanak, founder of the Sikh faith, Pakistan’s High Commission in New Delhi said last week. Islamabad and New Delhi engaged in the worst fighting since 1999 in May, with more than 70 people killed.The Wagah-Attari border — the only active land crossing between the two countries — was closed to general traffic following the violence.AFP journalists saw hundreds of pilgrims streaming their way through the border with their luggage in tow.They were received by Pakistani officials, who presented them with flowers and showered them with rose petals. Many wore garlands and chanted joyfully after crossing. “We have nothing to do with the war,” pilgrim Parvinder Kaur told AFP.”We often watched videos of the shrines and dreamed of coming here, and now, we are finally here for the first time.” Another said the welcome was overwhelming. “It doesn’t feel like we are in another country. It feels like we are among our own people,” said Valeti Singh. “We pray to God that when Pakistanis visit our side, we can reciprocate the same warmth and respect.”- ‘Pleasant memories’ -Nasir Mushtaq, a senior official at Pakistan’s religious affairs ministry, told AFP around 2,000 pilgrims crossed into Pakistan on Tuesday, the eve of Guru Nanak’s birthday.There was no immediate confirmation from Indian authorities.”We are welcoming all the Sikh pilgrims arriving from India with greater respect, honour and hospitality than ever before,” Mushtaq said.”We want to leave a lasting impression of love, peace and respect with our Sikh guests so they return to India and elsewhere with pleasant memories of Pakistan.”The pilgrims will gather on Wednesday at Nankana Sahib, Guru Nanak’s birthplace west of Lahore, and later visit other sacred sites in Pakistan, including Kartarpur, where the guru is buried.Pakistan’s High Commission had said last week its decision was consistent with efforts to promote “inter-religious and inter-cultural harmony and understanding”.The Kartarpur Corridor, a visa-free route that opened in 2019 allowing Indian Sikhs to visit the temple without crossing the main border, remains closed since the conflict.Four days of clashes broke out in May after New Delhi accused Islamabad of backing a deadly attack on tourists in Indian-administered Kashmir, claims Pakistan denied.Sikhism is a monotheistic religion born in the 15th century in Punjab, a region spanning parts of what is now India and Pakistan.The frontier between the two countries was a colonial creation drawn at the violent end of British rule in 1947, which sliced the subcontinent into Hindu-majority India and Muslim-majority Pakistan. While most Sikhs migrated to India during partition, some of their most revered places of worship ended up in Pakistan, including the shrines in Nankana Sahib and Kartarpur.

Budget: Macron critique ceux qui empêchent les “champions” d’avancer

Le président Emmanuel Macron a fustigé mardi ceux qui empêchent les “champions d’aller conquérir de nouveaux marchés”, dans une allusion à peine voilée au vote de plusieurs amendements taxant les multinationales lors de la discussion budgétaire en cours à l’Assemblée nationale. “On ne rend pas un pays plus heureux quand on empêche ses champions d’aller conquérir de nouveaux marchés”, a déclaré le chef de l’Etat à la vingtième édition des Assises de l’économie de la mer qui se déroulent à La Rochelle. “Vous le savez ici, vous qui avez des champions dans le nautisme, des champions dans le vélique, des champions dans le fret, etc., etc. Et donc on va continuer d’avancer sur cette même ambition”, a-t-il complété. “A chaque fois qu’on a voulu expliquer à la France (…) qu’il fallait se replier et ne plus vouloir le grand large, on s’est trompé”, a-t-il encore estimé plus tard dans son discours. Dans une alliance gauche et Rassemblement national, l’Assemblée a voté la semaine dernière plusieurs amendements augmentant les prélèvements sur les multinationales. La gauche réclame par ailleurs de s’attaquer aux aides de l’Etat sur les grandes entreprises pour faire des économies et réduire le déficit public. Emmanuel Macron a également vivement défendu l’éolien en mer, “une énergie renouvelable abondante et qui participe de notre stratégie de décarbonation”.  “J’ai vu beaucoup de combats que je pensais avoir réussi à écarter ces derniers temps resurgir, c’est un très mauvais combat que d’opposer le renouvelable au nucléaire”, a-t-il lancé en référence notamment aux positions de LR et du RN sur cette question.”Il faut là aussi, pardon de défendre une vieille conviction, un +en même temps+ qui marche”, a-t-il insisté.Le Rassemblement national et la droite ont tenté d’imposer un moratoire sur les nouvelles installations éoliennes et solaires, finalement rejeté par l’Assemblée nationale en juin, et le patron des Républicains, Bruno Retailleau, a lui aussi prôné un tel moratoire.”Nous mettrons en œuvre ce qui est prévu dans la Loi de programmation militaire et les +surmarches+”, l’effort supplémentaire annoncé en juillet, a poursuivi le président, en évoquant notamment “la transformation de la dronisation”. “Je souhaite que les budgets prévus soient bien dégagés car nous ne pouvons pas laisser nos industriels sans soutien financier”, a-t-il tancé.Très discret sur la scène intérieure, Emmanuel Macron est de retour sur le terrain avec un déplacement mardi en Charente-Maritime consacré à la mer, un de ses sujets de prédilection, de la décarbonation du fret maritime à la lutte contre la flotte fantôme de pétroliers mise en place par la Russie pour contourner les sanctions induites par la guerre en Ukraine.Il doit ensuite débattre avec des collégiens et des lycéens de Rochefort sur les effets néfastes des écrans et des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes.

Une proposition de loi veut créer la première génération sans tabac

Créer la première génération sans tabac : le député écologiste Nicolas Thierry a annoncé mardi le dépôt d’une proposition de loi transpartisane visant à interdire la vente de tabac à toute personne née après 2014, une mesure soutenue par des associations de patients et anti-tabac.”L’objectif est très clair : stopper l’entrée des jeunes dans le tabagisme en cessant de leur offrir l’accès au produit”, explique à l’AFP le député de la 2e circonscription de Gironde, qui veut “enrayer définitivement l’épidémie de tabagisme”, grâce à une “interdiction générationnelle et progressive”.En clair, à compter du 1er janvier 2032, il serait interdit de vendre du tabac à toute personne née après le 1er janvier 2014, même majeure, une mesure saluée notamment par la Ligue contre le cancer et l’Alliance contre le tabac (ACT).L’interdiction s’appliquerait à tous les produits du tabac dont le tabac chauffé, “nouveau cheval de bataille des cigarettiers”, se réjouit l’ACT.”Face à l’ingéniosité de l’industrie du tabac, qui essaye d’en minimiser le danger, seules des mesures drastiques permettront de protéger les générations futures”, plaide Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer.En France, le tabac demeure la première cause de mortalité évitable : il tue 75.000 personnes par an avec un “coût social” global (morts, maladies, pertes de production, dépenses de prévention, répression et soins, pour l’Etat) estimé à 156 milliards d’euros par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies.Après une baisse entre 2014 et 2019, les dernières données disponibles “tendent à montrer une récente stabilisation” de la prévalence du tabagisme “depuis 2020”, décrit l’exposé des motifs.Le tabagisme a recommencé à reculer depuis, selon la dernière enquête de Santé publique France: une personne âgée de 18 à 75 ans sur quatre fumait du tabac en 2024, contre près d’une personne sur trois en 2021, ont montré les premiers résultats de son baromètre mi-octobre.Si “les politiques anti-tabac fonctionnent plutôt bien: espaces sans tabac, paquet neutre, augmentation des prix (…) s’imaginer que le combat est gagné est illusoire”, pointe le député. – “Fléau sanitaire” -Cette proposition de loi répond aussi à l’objectif de parvenir à la première génération sans tabac d’ici 2032, c’est-à-dire atteindre moins de 5% de prévalence de tabagisme à l’âge adulte pour les générations nées à partir de 2014.”Plusieurs fois, les pouvoirs publics ont énoncé un tel objectif – la ministre de la Santé en 2014 ou le président de la République en 2021 – et l’horizon 2032 figure désormais dans le dernier Programme national de lutte contre le tabac (2023-2027)”, rappelle le texte.Ce plan anti-tabac français s’inscrit dans l’objectif fixé par l’Union européenne d’atteindre une génération sans tabac avec moins de 5% de la population de l’UE consommant des produits du tabac d’ici à 2040.Pour l’heure, cette proposition de loi transpartisane est soutenue par une vingtaine de députés de sept groupes différents allant de LFI à Horizons, explique Nicolas Thierry.Le député espère également que le gouvernement soutiendra sa proposition, qui pourrait être inscrite à l’ordre du jour lors du prochain créneau où l’Assemblée débattra de projets de loi transpartisans.Sollicité par l’AFP, le cabinet de la ministre de la Santé Stéphanie Rist indique que cette proposition de loi “témoigne d’une volonté partagée : protéger les jeunes et réduire durablement le tabagisme”.Estimant que l’objectif de ramener la prévalence du tabagisme à 20% d’ici 2027 est “déjà atteint”, il ajoute que “toute nouvelle mesure devra s’inscrire dans le cadre légal et européen”.”Au regard de l’ampleur du marché parallèle et de sa croissance ininterrompue, on se dirige surtout vers une génération sans tabac acheté chez le buraliste”, a réagi Serdar Kaya, président de la Confédération des buralistes, auprès de l’AFP.Selon l’étude Tabac échappant à la Fiscalité nationale (TAFE) publiée en octobre, 17,7% des produits de tabac échappent en moyenne au réseau des buralistes.Pour M. Thierry, la progressivité de la mesure fera “décroître la demande très lentement, sans effet de bascule”. “Il faut aussi assumer qu’il n’est de toute façon pas acceptable de faire perdurer un modèle économique uniquement basé sur un fléau sanitaire”, dit-il, pointant aussi un impact écologique et social, la culture du tabac contribuant au plan mondial, à “environ 5% de la déforestation mondiale” tandis que plus de 1,3 million d’enfants travaillent encore dans les champs de tabac.Une initiative similaire a été lancée au Royaume-Uni, où l’interdiction totale et définitive de la vente de cigarettes aux personnes nées après 2009 est en discussion au Parlement.