Le Conseil de sécurité de l’ONU vote pour une force internationale à Gaza

Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté lundi pour le plan de paix de Donald Trump à Gaza, prévoyant en particulier le déploiement d’une force internationale, sous la pression des Etats-Unis qui mettaient en garde contre le risque d’une reprise de la guerre.Treize de ses membres se sont prononcés en faveur de la résolution. Le président américain s’est félicité d’une “des approbations les plus importantes de l’histoire des Nations Unies”.Donald Trump a remercié les pays siégeant au Conseil de sécurité, y compris la Russie et la Chine, qui se sont abstenues.Plusieurs fois modifiée lors de négociations sensibles, la résolution “endosse” le plan du président américain qui a permis, depuis le 10 octobre, un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas dans le territoire palestinien. Pour Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, son adoption est “une étape importante dans la consolidation du cessez-le-feu” à Gaza, ravagée par deux années de guerre provoquée par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien du 7 octobre 2023.Le Hamas a estimé que le texte, soutenu par l’Autorité palestinienne, “ne répond(ait) pas aux exigences et aux droits politiques et humains” des Palestiniens. Il “impose un mécanisme de tutelle internationale sur la bande de Gaza, ce que notre peuple, ses forces et ses composantes rejettent”, a écrit le mouvement.La résolution, vue par l’AFP, donne mandat jusqu’au 31 décembre 2027 à un “Comité de la paix”, organe de “gouvernance de transition” jusqu’à la réforme de l’Autorité palestinienne. Ce comité doit être présidé par Donald Trump.Le texte “autorise” aussi une “force de stabilisation internationale” (ISF) chargée notamment de la sécurisation des frontières avec Israël et l’Egypte, de la démilitarisation de Gaza, du désarmement “des groupes armés non étatiques”, de la protection des civils et de la formation d’une police palestinienne. La composition de cette force n’est pas évoquée.Contrairement aux premières versions, l’éventualité d’un Etat palestinien est mentionnée. Après la réforme de l’Autorité palestinienne, “les conditions pourraient finalement être en place pour un chemin crédible vers une autodétermination palestinienne et un statut d’Etat”, dit le texte.- Objections russes -Un avenir clairement rejeté par Israël. “Notre opposition à un Etat palestinien sur quelque territoire que ce soit n’a pas changé”, a insisté dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu.L’ambassadeur d’Israël aux Nations unies, Danny Danon, a insisté de son côté sur le retour des corps des trois derniers otages encore à Gaza et la “démilitarisation du Hamas”.Pour la France, qui a voté en faveur de cette résolution, elle “répond aux besoins les plus urgents des populations et permet de soutenir les efforts de paix en cours”. “Nous nous sommes assurés que le texte (…) inclue des éléments importants pour nous, et notamment des références à la perspective d’un État palestinien”, a ajouté une source diplomatique.Louis Charbonneau, de l’ONG Human Rights Watch, a insisté sur le fait que la résolution ne diminue en rien “l’obligation qu’ont Israël et ses alliés de se conformer au droit international humanitaire et aux droits humains”.La Russie, qui a fait circuler un texte concurrent, avait justifié cette initiative par le fait que la résolution américaine n’allait pas assez loin sur la perspective d’un Etat palestinien, affirmant un “engagement indéfectible” en faveur de la solution à deux Etats.L’ambassadeur russe, Vassili Nebenzia, a regretté que “le Conseil donne son aval à une initiative américaine sur la base de promesses de Washington, accordant le contrôle total de la bande de Gaza au Comité de la paix”.D’autres Etats membres ont exprimé des réticences, s’inquiétant d’un manque de clarté dans les mandats du Comité de la paix et de l’ISF.Face à ce qu’ils ont qualifié de “tentatives de semer la discorde”, les Etats-Unis avaient redoublé d’efforts ces derniers jours pour obtenir un feu vert.”Voter contre cette résolution, c’est voter pour un retour à la guerre”, a notamment lancé Mike Waltz avant le scrutin.Les Américains ont également mis en avant le soutien des pays arabes et musulmans (Qatar, Egypte, Emirats arabes unis, Arabie saoudite, Indonésie, Pakistan, Jordanie, Turquie). 

TotalEnergies accused of Mozambique war crimes ‘complicity’Tue, 18 Nov 2025 08:29:02 GMT

An NGO said Tuesday it had filed a legal complaint against TotalEnergies, accusing the French energy multinational of “complicity in war crimes” at its gas site in Mozambique.The complaint by the European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR), a German NGO, was filed on Monday with France’s national anti-terrorism prosecutor, according to the proof …

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“Ce qu’ils veulent c’est nous dégager!”: en Seine et Marne, la colère de maires de petites communes

Parité obligatoire et fin du panachage: la réforme du scrutin électoral dans les communes de moins de 1.000 habitants divise. Si certains élus y voient une avancée, d’autres redoutent qu’elle signe la disparition progressive des petites localités, à l’image de ce qui se joue en Seine-et-Marne.Dans sa mairie située face à l’église romane du XIe siècle, Romain Senoble, 62 ans, regrette déjà le vote “à l’ancienne”. “Avant les gens avaient la possibilité de panacher les listes: ils pouvaient rayer des noms, en ajouter, raturer, faire des commentaires sur un tel ou un tel”, explique le maire de Forges (Seine-et-Marne), petite commune rurale de 480 habitants. “Pour moi, c’était l’expression directe de la démocratie.” Près de 70 % des communes françaises, soit 25.000, comptent moins de 1.000 habitants.En mai dernier, le Conseil constitutionnel a mis un terme à ce système de panachage, également appelé “tir aux pigeons” en validant une nouvelle loi qui impose aux petites communes de présenter des listes de candidats alternant femmes et hommes. Un système désormais identique à celui des autres villes françaises.En cas de rature, le bulletin sera dorénavant considéré comme nul. “On l’a bien expliqué dans un article du bulletin municipal, mais les gens nous disent que ça les embête beaucoup” de ne plus pouvoir s’exprimer à leur guise, précise Laurence Klein, maire de Villemaréchal-Saint-Ange.Selon une enquête AMF/Cevipof-Sciences Po publiée vendredi sur leur état d’esprit, 52% des maires jugent la réforme mauvaise. Le rejet grimpe à 68% chez les édiles de communes de moins de 500 habitants.Yves Lagües-Baguet est lui favorable au changement. “Il est important d’avancer, de voter pour un projet et plus pour des hommes et des femmes en déglinguant au tir au pigeons celui-ci ou celui-là avec”, précise le maire de Champeaux, 814 habitants en 2022.Dans sa mairie, Jean-Luc Auzou, 68 ans, ne décolère pas. “Ce qu’ils veulent c’est nous dégager! Ils veulent supprimer des maires parce qu’à Paris, ils disent qu’il y en a trop”, estime l’édile de Courcelles-en-Bassée, pour qui les nouvelles règles visent uniquement à compliquer les choses aux candidats, notamment en imposant la parité.S’il assure avoir le nombre requis de femmes sur la liste qu’il déposera à la préfecture, le maire, élu en 2020 par la centaine d’électeurs que compte son village de 210 habitants, confesse qu’il n’aurait “peut-être pas repris les mêmes” s’il avait eu le luxe de pouvoir convaincre de nouvelles têtes. “Dans les petits villages, ça va poser des problèmes. C’est vrai que le plus dur pour moi a été de recruter des femmes. Celles que j’allais voir avaient des enfants et ça n’allait pas dans leur emploi du temps”, regrette de son côté Laurence Klein dont la commune a fusionné en 2019 avec une autre qui ne trouvait pas de candidat. – “La France Amazon” -La fusion: c’est bien le scénario que redoutent de nombreux élus de petites villes. “Si vous n’arrivez pas à constituer une liste complète et si vous n’avez pas la parité, le préfet la refusera et désignera une délégation spéciale pour gérer les affaires courantes”, explique Romain Senoble, le maire de Forges. Ensuite, si dans un délai de trois mois, aucune liste n’était constituée, la commune sera rattachée à une autre pour former une commune nouvelle, précise la préfecture de Seine-et-Marne. Une “solution exceptionnelle”, envisagée “en dernier recours”. Dans pareille situation, Courcelles-en-Bassée fusionnerait probablement avec Marolles-sur-Seine, imagine son maire, mécontent à cette idée. “Le maire de Marolles, il a assez à faire. Il se foutra royalement des habitants de mon village. Tout ça, c’est la France Amazon, la France sans contact où on ne se parle pas mais où on impose des trucs”, poursuit Jean-Luc Auzou.”La commune c’est quand même une richesse. Les gens aujourd’hui c’est dans leur commune qu’ils se reconnaissent”, abonde Romain Senoble, rappelant que le maire est l’élu préféré des Français. “Si ça arrive, ce sera à la marge”, relativise de son côté François Deysson, vice-président de l’association des maires ruraux de Seine-et-Marne. Moins précautionneux, son collègue Yannick Guillo rejette la faute sur les candidats: “Disons-le, quelqu’un qui a la prétention de gérer une commune, qui n’est pas capable de rassembler avec lui une équipe paritaire dans les chiffres qu’on nous demande, (…) c’est quelqu’un qui ne fait pas consensus”.

Climat: près de Bordeaux, levures et porte-greffe à la rescousse du vin

Enfouis dans la terre des vignes, ces plants font rarement parler d’eux: les porte-greffe, qui équipent quasiment tous les ceps depuis la vieille épidémie de phylloxéra, font désormais partie de l’arsenal des chercheurs dans la course infernale contre le réchauffement climatique.Sur le campus de l’institut Inrae près de Bordeaux, des alignements de porte-greffe grandissent sous serre. Une nouvelle piste pour que perdure la viticulture, qui compte plus de 2.500 ans d’histoire en France et représente les deux tiers de son excédent agroalimentaire.De premières variétés de raisin résistantes ont été mises au point, mais elles ne correspondent pas forcément à tous les terroirs. Agir sur le porte-greffe contourne le problème: on ne touche pas au précieux cépage.Il est comme le doubleur de voix d’un acteur, dit Elisa Marguerit, enseignante chercheuse à Bordeaux Sciences Agro: “ce n’est pas de lui dont on parle le plus, il est dans l’ombre, mais il a un effet” manifeste sur la production.Le porte-greffe forme le système racinaire du pied de vigne, sa partie souterraine, sur laquelle est greffé le cépage, la partie aérienne, qui porte les grappes.Ces plants ont été déployés au 19e siècle dans les vignes françaises pour leur capacité à résister au puceron phylloxéra. Aujourd’hui encore ils sont là, car le fameux ravageur “est toujours présent”, rappelle la scientifique.A Bordeaux, les chercheurs étudient les performances face à la sécheresse des 30 types disponibles en France, et de 25 étrangers (italien, hongrois…), chacun associé à cinq grands cépages français.”C’est un exemple ancien de lutte biologique, une belle invention qui limite l’utilisation de produits chimiques”, souligne Kees van Leeuwen, professeur de viticulture à Bordeaux Sciences Agro: “un porte-greffe qui résiste bien à la sécheresse n’a pas besoin d’être irrigué, celui qui assimile bien les minéraux a moins besoin d’être fertilisé”.Alors que le réchauffement s’accélère, la recherche explore tous azimuts, car il n’y a pas de solution unique. Sur le campus, on teste par exemple le “vitivoltaïsme”: quel impact sur le rendement et la qualité des vignes de l’ombre de panneaux solaires plantés à 5 m du sol?Les chercheurs misent aussi sur la vinification, une fois le raisin récolté, pour tenter de garder aux vins le style qui fait leur réputation.- Inconnue post-deux degrés -“Le réchauffement modifie les équilibres sensoriels, les vins sont plus riches en alcool, moins frais, moins élégants”, explique Alexandre Pons, chercheur oenologue pour le groupe Oeneo, détaché à l’université de Bordeaux.Pour les vins de Bordeaux, on “passe d’un style de fruits frais à un modèle plus de fruit confituré”, “vers ce que l’on a l’habitude d’observer dans la Napa Valley en Californie, au climat historiquement plus chaud”.Les consommateurs apprécient peu ce changement, souligne-t-il. “La typicité – le lien entre le produit et son terroir – est une notion très importante en oenologie. C’est aussi un élément de valorisation” du vin.Dans ses outils, le vigneron dispose de nouvelles levures, sélectionnées sur des baies de raisin et permettant, en plus de transformer les sucres en alcool, de rapporter l’acidité perdue.Un vin issu de raisin trop mûr a aussi un moindre potentiel de garde. D’où l’importance de maîtriser l’oxygénation: “on a démontré dans des travaux récents que le bouchon joue un rôle très net sur la capacité du vin à préserver sa fraîcheur au cours du vieillissement en bouteille”, dit M. Pons.”Des innovations et des solutions existent déjà, dans les labos et chez les viticulteurs, et permettent d’envisager que l’on puisse s’adapter dans la plupart des vignobles”, souligne Jean-Marc Touzard, directeur de recherche Inrae qui a coanimé le vaste projet Laccave, réunissant l’écosystème des sciences et du vin.Mais “ce n’est jouable que si l’on arrive à stabiliser le climat le plus tôt possible”, s’empresse-t-il d’ajouter: au-delà de +2°C par rapport à l’ère préindustrielle, “on ne sait plus quoi dire. Si on est sur un scénario à la Trump à +4°C à la fin du siècle au niveau mondial, on a trop d’instabilité pour construire une viticulture telle qu’on la connaît”.Cet été, sur les parcelles du campus bordelais, les thermomètres ont mesuré jusqu’à 52,4°C sur la peau des raisins.

Climat: près de Bordeaux, levures et porte-greffe à la rescousse du vin

Enfouis dans la terre des vignes, ces plants font rarement parler d’eux: les porte-greffe, qui équipent quasiment tous les ceps depuis la vieille épidémie de phylloxéra, font désormais partie de l’arsenal des chercheurs dans la course infernale contre le réchauffement climatique.Sur le campus de l’institut Inrae près de Bordeaux, des alignements de porte-greffe grandissent sous serre. Une nouvelle piste pour que perdure la viticulture, qui compte plus de 2.500 ans d’histoire en France et représente les deux tiers de son excédent agroalimentaire.De premières variétés de raisin résistantes ont été mises au point, mais elles ne correspondent pas forcément à tous les terroirs. Agir sur le porte-greffe contourne le problème: on ne touche pas au précieux cépage.Il est comme le doubleur de voix d’un acteur, dit Elisa Marguerit, enseignante chercheuse à Bordeaux Sciences Agro: “ce n’est pas de lui dont on parle le plus, il est dans l’ombre, mais il a un effet” manifeste sur la production.Le porte-greffe forme le système racinaire du pied de vigne, sa partie souterraine, sur laquelle est greffé le cépage, la partie aérienne, qui porte les grappes.Ces plants ont été déployés au 19e siècle dans les vignes françaises pour leur capacité à résister au puceron phylloxéra. Aujourd’hui encore ils sont là, car le fameux ravageur “est toujours présent”, rappelle la scientifique.A Bordeaux, les chercheurs étudient les performances face à la sécheresse des 30 types disponibles en France, et de 25 étrangers (italien, hongrois…), chacun associé à cinq grands cépages français.”C’est un exemple ancien de lutte biologique, une belle invention qui limite l’utilisation de produits chimiques”, souligne Kees van Leeuwen, professeur de viticulture à Bordeaux Sciences Agro: “un porte-greffe qui résiste bien à la sécheresse n’a pas besoin d’être irrigué, celui qui assimile bien les minéraux a moins besoin d’être fertilisé”.Alors que le réchauffement s’accélère, la recherche explore tous azimuts, car il n’y a pas de solution unique. Sur le campus, on teste par exemple le “vitivoltaïsme”: quel impact sur le rendement et la qualité des vignes de l’ombre de panneaux solaires plantés à 5 m du sol?Les chercheurs misent aussi sur la vinification, une fois le raisin récolté, pour tenter de garder aux vins le style qui fait leur réputation.- Inconnue post-deux degrés -“Le réchauffement modifie les équilibres sensoriels, les vins sont plus riches en alcool, moins frais, moins élégants”, explique Alexandre Pons, chercheur oenologue pour le groupe Oeneo, détaché à l’université de Bordeaux.Pour les vins de Bordeaux, on “passe d’un style de fruits frais à un modèle plus de fruit confituré”, “vers ce que l’on a l’habitude d’observer dans la Napa Valley en Californie, au climat historiquement plus chaud”.Les consommateurs apprécient peu ce changement, souligne-t-il. “La typicité – le lien entre le produit et son terroir – est une notion très importante en oenologie. C’est aussi un élément de valorisation” du vin.Dans ses outils, le vigneron dispose de nouvelles levures, sélectionnées sur des baies de raisin et permettant, en plus de transformer les sucres en alcool, de rapporter l’acidité perdue.Un vin issu de raisin trop mûr a aussi un moindre potentiel de garde. D’où l’importance de maîtriser l’oxygénation: “on a démontré dans des travaux récents que le bouchon joue un rôle très net sur la capacité du vin à préserver sa fraîcheur au cours du vieillissement en bouteille”, dit M. Pons.”Des innovations et des solutions existent déjà, dans les labos et chez les viticulteurs, et permettent d’envisager que l’on puisse s’adapter dans la plupart des vignobles”, souligne Jean-Marc Touzard, directeur de recherche Inrae qui a coanimé le vaste projet Laccave, réunissant l’écosystème des sciences et du vin.Mais “ce n’est jouable que si l’on arrive à stabiliser le climat le plus tôt possible”, s’empresse-t-il d’ajouter: au-delà de +2°C par rapport à l’ère préindustrielle, “on ne sait plus quoi dire. Si on est sur un scénario à la Trump à +4°C à la fin du siècle au niveau mondial, on a trop d’instabilité pour construire une viticulture telle qu’on la connaît”.Cet été, sur les parcelles du campus bordelais, les thermomètres ont mesuré jusqu’à 52,4°C sur la peau des raisins.

Perrier: un tribunal français rend sa décision quant à la suspension des ventes

Les ventes de Perrier sous l’appellation “eau minérale naturelle” devront-elles être suspendues le temps que Nestlé Waters obtienne une nouvelle autorisation pour exploiter ses forages? Un tribunal français rend sa décision mardi, énième rebondissement d’un feuilleton de deux ans.”Les juges ont l’occasion de rappeler une évidence: une eau vendue comme eau minérale naturelle doit être… naturelle et originellement pure”, selon Marie-Amandine Stévenin, présidente de l’association française de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, qui avait saisi le tribunal de Nanterre (région parisienne) en référé au printemps.L’association argue que la microfiltration utilisée par le groupe sur ses eaux fait que celles-ci ne peuvent plus prétendre à l’appellation “eau minérale naturelle”, et demande une “interdiction de commercialisation” et “la cessation des tromperies”. Son avocat, Me Alexis Macchetto, était allé jusqu’à dire qu’il existait “un risque réel pour le consommateur”.Nestlé Waters & Premium Beverages, qui produit en France les eaux Perrier, Vittel, Contrex ou encore Hépar, conteste “fermement” les demandes d’UFC-Que Choisir, “notamment les allégations mettant en cause la sécurité alimentaire des produits”.”Toutes nos eaux” sont consommables “en toute sécurité”, assène depuis deux ans le groupe suisse, au cœur d’un scandale après qu’il a admis, début 2024 sous le coup de plusieurs enquêtes de presse, avoir utilisé par le passé des traitements interdits (charbon, UV) pour ses eaux.- Commercialisation “trompeuse”? -Ils ont été depuis remplacés par une microfiltration à 0,2 micron dont la légalité a été contestée, l’eau minérale naturelle ne pouvant faire l’objet de désinfection ou traitement de nature à modifier ses caractéristiques, sauf exception pour retirer du fer ou du manganèse considérés comme nocifs.Le groupe affirme l’avoir fait dans le cadre d’un plan de transformation validé par le gouvernement français en 2023.Depuis, les autorités sanitaires ont estimé que cette microfiltration à 0,2 micron modifiait le microbisme de l’eau, poussant le groupe, sous injonction préfectorale, à la remplacer par une microfiltration à 0,45 micron.Si Nestlé Waters affirme que ce degré de microfiltration a été validé par les autorités, il a dû déposer de nouvelles demandes d’autorisation préfectorale pour exploiter ses forages et commercialiser sous l’appellation eau minérale naturelle.Alors que les préfets n’ont toujours pas rendu leur décision, UFC-Que Choisir affirme que la commercialisation actuelle est “trompeuse”.Nestlé Waters s’en défend, soulignant la mise en place depuis juin, indépendamment de la procédure judiciaire, d’une “vaste” campagne de communication dans les supermarchés et la presse, affirmant bien que les eaux Perrier, Contrex et Hépar “sont susceptibles” de ne pas être minérales naturelles selon “l’analyse par l’État de leur microfiltration”.- Pas d’impact sur les ventes -Dans l’immédiat, cette campagne ne semble pas avoir eu d’impact sur les ventes. Sur les bouteilles Perrier classiques, “le nombre de foyers acheteurs est resté stable”, souligne l’entreprise à l’AFP, précisant qu’elle vend toute sa production. Sur le dernier trimestre, avec une météo propice à la consommation d’eau, les ventes sont “même en croissance”.En revanche, la production des bouteilles bleues de Perrier fines bulles a reculé puisque des forages ont été suspendus depuis le début du scandale, et le groupe reconnaît que les ventes ont mécaniquement baissé.Une autre campagne de communication a été lancée ces dernières semaines, cette fois par les concurrents français de Nestlé Waters réunis dans la Maison des eaux minérales naturelles.”L’appellation eau minérale naturelle se mérite”, affirme le syndicat qui rassemble Danone (Evian, Badoit, Salvetat, Volvic) avec des plus petits acteurs (Wattwiller, Mont-Roucous, Eau neuve, Bonneval).Pour eux, la réglementation, dont Nestlé Waters a demandé une clarification, est limpide. “Nous partageons une responsabilité commune: protéger la pureté originelle. Sans traitement. Sans compromis”. C’est-à-dire avec une microfiltration à 0,45 micron réservée au retrait du fer ou du manganèse, ce qui n’est pas le cas pour les filtres utilisés par Nestlé Waters dans le cadre des demandes d’autorisation en cours.

Perrier: un tribunal français rend sa décision quant à la suspension des ventes

Les ventes de Perrier sous l’appellation “eau minérale naturelle” devront-elles être suspendues le temps que Nestlé Waters obtienne une nouvelle autorisation pour exploiter ses forages? Un tribunal français rend sa décision mardi, énième rebondissement d’un feuilleton de deux ans.”Les juges ont l’occasion de rappeler une évidence: une eau vendue comme eau minérale naturelle doit être… naturelle et originellement pure”, selon Marie-Amandine Stévenin, présidente de l’association française de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, qui avait saisi le tribunal de Nanterre (région parisienne) en référé au printemps.L’association argue que la microfiltration utilisée par le groupe sur ses eaux fait que celles-ci ne peuvent plus prétendre à l’appellation “eau minérale naturelle”, et demande une “interdiction de commercialisation” et “la cessation des tromperies”. Son avocat, Me Alexis Macchetto, était allé jusqu’à dire qu’il existait “un risque réel pour le consommateur”.Nestlé Waters & Premium Beverages, qui produit en France les eaux Perrier, Vittel, Contrex ou encore Hépar, conteste “fermement” les demandes d’UFC-Que Choisir, “notamment les allégations mettant en cause la sécurité alimentaire des produits”.”Toutes nos eaux” sont consommables “en toute sécurité”, assène depuis deux ans le groupe suisse, au cœur d’un scandale après qu’il a admis, début 2024 sous le coup de plusieurs enquêtes de presse, avoir utilisé par le passé des traitements interdits (charbon, UV) pour ses eaux.- Commercialisation “trompeuse”? -Ils ont été depuis remplacés par une microfiltration à 0,2 micron dont la légalité a été contestée, l’eau minérale naturelle ne pouvant faire l’objet de désinfection ou traitement de nature à modifier ses caractéristiques, sauf exception pour retirer du fer ou du manganèse considérés comme nocifs.Le groupe affirme l’avoir fait dans le cadre d’un plan de transformation validé par le gouvernement français en 2023.Depuis, les autorités sanitaires ont estimé que cette microfiltration à 0,2 micron modifiait le microbisme de l’eau, poussant le groupe, sous injonction préfectorale, à la remplacer par une microfiltration à 0,45 micron.Si Nestlé Waters affirme que ce degré de microfiltration a été validé par les autorités, il a dû déposer de nouvelles demandes d’autorisation préfectorale pour exploiter ses forages et commercialiser sous l’appellation eau minérale naturelle.Alors que les préfets n’ont toujours pas rendu leur décision, UFC-Que Choisir affirme que la commercialisation actuelle est “trompeuse”.Nestlé Waters s’en défend, soulignant la mise en place depuis juin, indépendamment de la procédure judiciaire, d’une “vaste” campagne de communication dans les supermarchés et la presse, affirmant bien que les eaux Perrier, Contrex et Hépar “sont susceptibles” de ne pas être minérales naturelles selon “l’analyse par l’État de leur microfiltration”.- Pas d’impact sur les ventes -Dans l’immédiat, cette campagne ne semble pas avoir eu d’impact sur les ventes. Sur les bouteilles Perrier classiques, “le nombre de foyers acheteurs est resté stable”, souligne l’entreprise à l’AFP, précisant qu’elle vend toute sa production. Sur le dernier trimestre, avec une météo propice à la consommation d’eau, les ventes sont “même en croissance”.En revanche, la production des bouteilles bleues de Perrier fines bulles a reculé puisque des forages ont été suspendus depuis le début du scandale, et le groupe reconnaît que les ventes ont mécaniquement baissé.Une autre campagne de communication a été lancée ces dernières semaines, cette fois par les concurrents français de Nestlé Waters réunis dans la Maison des eaux minérales naturelles.”L’appellation eau minérale naturelle se mérite”, affirme le syndicat qui rassemble Danone (Evian, Badoit, Salvetat, Volvic) avec des plus petits acteurs (Wattwiller, Mont-Roucous, Eau neuve, Bonneval).Pour eux, la réglementation, dont Nestlé Waters a demandé une clarification, est limpide. “Nous partageons une responsabilité commune: protéger la pureté originelle. Sans traitement. Sans compromis”. C’est-à-dire avec une microfiltration à 0,45 micron réservée au retrait du fer ou du manganèse, ce qui n’est pas le cas pour les filtres utilisés par Nestlé Waters dans le cadre des demandes d’autorisation en cours.

Perrier: un tribunal français rend sa décision quant à la suspension des ventes

Les ventes de Perrier sous l’appellation “eau minérale naturelle” devront-elles être suspendues le temps que Nestlé Waters obtienne une nouvelle autorisation pour exploiter ses forages? Un tribunal français rend sa décision mardi, énième rebondissement d’un feuilleton de deux ans.”Les juges ont l’occasion de rappeler une évidence: une eau vendue comme eau minérale naturelle doit être… naturelle et originellement pure”, selon Marie-Amandine Stévenin, présidente de l’association française de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, qui avait saisi le tribunal de Nanterre (région parisienne) en référé au printemps.L’association argue que la microfiltration utilisée par le groupe sur ses eaux fait que celles-ci ne peuvent plus prétendre à l’appellation “eau minérale naturelle”, et demande une “interdiction de commercialisation” et “la cessation des tromperies”. Son avocat, Me Alexis Macchetto, était allé jusqu’à dire qu’il existait “un risque réel pour le consommateur”.Nestlé Waters & Premium Beverages, qui produit en France les eaux Perrier, Vittel, Contrex ou encore Hépar, conteste “fermement” les demandes d’UFC-Que Choisir, “notamment les allégations mettant en cause la sécurité alimentaire des produits”.”Toutes nos eaux” sont consommables “en toute sécurité”, assène depuis deux ans le groupe suisse, au cœur d’un scandale après qu’il a admis, début 2024 sous le coup de plusieurs enquêtes de presse, avoir utilisé par le passé des traitements interdits (charbon, UV) pour ses eaux.- Commercialisation “trompeuse”? -Ils ont été depuis remplacés par une microfiltration à 0,2 micron dont la légalité a été contestée, l’eau minérale naturelle ne pouvant faire l’objet de désinfection ou traitement de nature à modifier ses caractéristiques, sauf exception pour retirer du fer ou du manganèse considérés comme nocifs.Le groupe affirme l’avoir fait dans le cadre d’un plan de transformation validé par le gouvernement français en 2023.Depuis, les autorités sanitaires ont estimé que cette microfiltration à 0,2 micron modifiait le microbisme de l’eau, poussant le groupe, sous injonction préfectorale, à la remplacer par une microfiltration à 0,45 micron.Si Nestlé Waters affirme que ce degré de microfiltration a été validé par les autorités, il a dû déposer de nouvelles demandes d’autorisation préfectorale pour exploiter ses forages et commercialiser sous l’appellation eau minérale naturelle.Alors que les préfets n’ont toujours pas rendu leur décision, UFC-Que Choisir affirme que la commercialisation actuelle est “trompeuse”.Nestlé Waters s’en défend, soulignant la mise en place depuis juin, indépendamment de la procédure judiciaire, d’une “vaste” campagne de communication dans les supermarchés et la presse, affirmant bien que les eaux Perrier, Contrex et Hépar “sont susceptibles” de ne pas être minérales naturelles selon “l’analyse par l’État de leur microfiltration”.- Pas d’impact sur les ventes -Dans l’immédiat, cette campagne ne semble pas avoir eu d’impact sur les ventes. Sur les bouteilles Perrier classiques, “le nombre de foyers acheteurs est resté stable”, souligne l’entreprise à l’AFP, précisant qu’elle vend toute sa production. Sur le dernier trimestre, avec une météo propice à la consommation d’eau, les ventes sont “même en croissance”.En revanche, la production des bouteilles bleues de Perrier fines bulles a reculé puisque des forages ont été suspendus depuis le début du scandale, et le groupe reconnaît que les ventes ont mécaniquement baissé.Une autre campagne de communication a été lancée ces dernières semaines, cette fois par les concurrents français de Nestlé Waters réunis dans la Maison des eaux minérales naturelles.”L’appellation eau minérale naturelle se mérite”, affirme le syndicat qui rassemble Danone (Evian, Badoit, Salvetat, Volvic) avec des plus petits acteurs (Wattwiller, Mont-Roucous, Eau neuve, Bonneval).Pour eux, la réglementation, dont Nestlé Waters a demandé une clarification, est limpide. “Nous partageons une responsabilité commune: protéger la pureté originelle. Sans traitement. Sans compromis”. C’est-à-dire avec une microfiltration à 0,45 micron réservée au retrait du fer ou du manganèse, ce qui n’est pas le cas pour les filtres utilisés par Nestlé Waters dans le cadre des demandes d’autorisation en cours.