Carney links Trump’s new tariff threat to N. America trade deal review

Prime Minister Mark Carney on Monday downplayed US President Donald Trump’s latest tariff threat against Canada, saying the comments should be viewed with an eye toward an upcoming trade deal review.Asked about Trump’s threat to impose 100-percent tariffs on Canadian imports should Ottawa finalize a new trade deal with China, Carney told reporters that the North American free trade deal is up for review this year and “the president is a strong negotiator.””I think some of these comments and positioning should be viewed in the broader context of that,” Carney said. Trump has so far adhered to most of the existing United States-Canada-Mexico Agreement (USMCA), which the president negotiated and praised during his first term.Canada has been hit hard by Trump’s sectoral tariffs — especially in the auto, steel and aluminum sectors — but more than 85 percent of bilateral US-Canada trade has remained tariff free through the ongoing trade war.Substantial changes to the USMCA could upend the Canadian economy.  The USMCA review set for the first half of this year comes as Trump has escalated his rhetorical attacks on Carney.The Canadian prime minister delivered a blistering denunciation of US global leadership at last week’s World Economic Forum in Davos, earning a rare standing ovation and capturing global headlines. Trump shot back in his own Davos address, telling Carney to watch his words, as “Canada lives because of the United States.” Carney slapped down that claim but has broadly sought caution when replying to Trump’s inflammatory remarks.Trump called Carney “governor” in a social media post over the weekend, reviving an insult he directed at former prime minister Justin Trudeau — who Trump said was leading the 51st US state, rather than an independent country.Carney was asked Monday if he was offended by being called governor.”In this role, you get called a lot of things,” Carney said. “I’m not going to comment on every tweet…I can handle it.” 

Glucksmann propose au PS une alternative à la primaire unitaire

La primaire, c’est sans lui. Mais le dernier score du PS à une élection nationale, c’était avec lui. Conscient de ce dilemme chez les socialistes, Raphaël Glucksmann veut les convaincre d’abandonner la primaire des unitaires pour une “plateforme” résolument sociale-démocrate.Ce week-end, le projet de primaire des “unitaires”, réunis autour d’Olivier Faure (PS), de Marine Tondelier (Ecologistes) et des anciens Insoumis Clémentine Autain (Après) et François Ruffin (Debout) sous le nom “Front populaire 2027”, a pris forme avec un scrutin annoncé pour le 11 octobre.Et les organisateurs continuent de tendre la main aux deux candidats de gauche en tête dans les sondages, qui refusent catégoriquement de participer à ce processus de désignation: Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann.En vain.Lundi sur BFMTV, le fondateur de Place publique, crédité d’environ 13% des intentions de vote, a redit son refus de participer à un processus qui, selon lui, “est une volonté de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche”: la social-démocratie et la gauche radicale.En retour, il a appelé ses “partenaires socialistes”, avec qui il a fait campagne aux européennes de 2024 pour obtenir 13,8%, à construire une “plateforme commune”.Pas suffisant pour convaincre la direction du parti à la rose.Lors d’une conférence de presse lundi matin, le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, a appelé à construire “un fil de cohérence pour les Français” et estimé qu’en 2027, le PS devait se présenter devant les électeurs avec les mêmes partenaires de gauche – notamment les Ecologistes – que pour les municipales de mars.”A la fin, on a une obligation, c’est d’y aller tous ensemble, sinon nous serons spectateurs de cette élection présidentielle”, a martelé le bras droit d’Olivier Faure alors que les soutiens de la primaire espèrent qu’elle créera une dynamique permettant à son vainqueur de bénéficier du “vote utile” à gauche.”Pour Glucksmann, l’intuition de se passer de la primaire, je peux la comprendre mais il faut qu’il instaure un truc avec les Français”, note de son côté un proche du patron des députés PS, Boris Vallaud, dont l’aile est charnière pour faire ou défaire une majorité au PS.Car le Parti socialiste – et Raphaël Glucksmann en est bien conscient – est divisé sur la question de la participation à la primaire.- “Faure a rien le droit de dire” -Ce week-end, Olivier Faure a rappelé que conformément à ses règles internes, le PS, seul à gauche à avoir dirigé le pays, ne s’engagerait formellement dans le processus de primaire qu’après un vote des militants.”Faure a rien le droit de dire. Il est en plein congrès de l’Unef là”, ironise un ténor Insoumis alors que LFI défend le même raisonnement que Glucksmann sur une opposition claire au premier tour de la présidentielle entre gauche radicale et social-démocratie.Les opposants internes au premier secrétaire, dont le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et la présidente de la région Occitanie Carole Delga, ne sont pas favorables à cette primaire, craignant que le vote des militants unitaires de gauche ne profite pas à un socialiste.Carole Delga, qui a récemment jugé dans Le Point que Raphaël Glucksmann était “prêt pour 2027”, a ainsi réagi samedi en appelant à mettre fin aux “petites tractations d’appareils”.”Le projet est le préalable à toute union crédible, solide et sérieuse. Après viendra le temps de savoir qui le portera dans un large rassemblement”, a-t-elle rappelé.”La primaire n’est pas faite pour que Faure la gagne mais il ne l’a pas compris encore”, tacle, plus direct, un élu socialiste. L’ancien président François Hollande, à qui ses adversaires prêtent des ambitions élyséennes pour 2027, penche également pour une fédération de la gauche réformiste allant du PS à Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot.”Ça ressemble beaucoup à ce que François Hollande appelle de ses voeux”, saluait lundi, après la déclaration de Raphaël Glucksmann, un proche du député de Corrèze auprès de l’AFP. 

Glucksmann propose au PS une alternative à la primaire unitaire

La primaire, c’est sans lui. Mais le dernier score du PS à une élection nationale, c’était avec lui. Conscient de ce dilemme chez les socialistes, Raphaël Glucksmann veut les convaincre d’abandonner la primaire des unitaires pour une “plateforme” résolument sociale-démocrate.Ce week-end, le projet de primaire des “unitaires”, réunis autour d’Olivier Faure (PS), de Marine Tondelier (Ecologistes) et des anciens Insoumis Clémentine Autain (Après) et François Ruffin (Debout) sous le nom “Front populaire 2027”, a pris forme avec un scrutin annoncé pour le 11 octobre.Et les organisateurs continuent de tendre la main aux deux candidats de gauche en tête dans les sondages, qui refusent catégoriquement de participer à ce processus de désignation: Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann.En vain.Lundi sur BFMTV, le fondateur de Place publique, crédité d’environ 13% des intentions de vote, a redit son refus de participer à un processus qui, selon lui, “est une volonté de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche”: la social-démocratie et la gauche radicale.En retour, il a appelé ses “partenaires socialistes”, avec qui il a fait campagne aux européennes de 2024 pour obtenir 13,8%, à construire une “plateforme commune”.Pas suffisant pour convaincre la direction du parti à la rose.Lors d’une conférence de presse lundi matin, le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, a appelé à construire “un fil de cohérence pour les Français” et estimé qu’en 2027, le PS devait se présenter devant les électeurs avec les mêmes partenaires de gauche – notamment les Ecologistes – que pour les municipales de mars.”A la fin, on a une obligation, c’est d’y aller tous ensemble, sinon nous serons spectateurs de cette élection présidentielle”, a martelé le bras droit d’Olivier Faure alors que les soutiens de la primaire espèrent qu’elle créera une dynamique permettant à son vainqueur de bénéficier du “vote utile” à gauche.”Pour Glucksmann, l’intuition de se passer de la primaire, je peux la comprendre mais il faut qu’il instaure un truc avec les Français”, note de son côté un proche du patron des députés PS, Boris Vallaud, dont l’aile est charnière pour faire ou défaire une majorité au PS.Car le Parti socialiste – et Raphaël Glucksmann en est bien conscient – est divisé sur la question de la participation à la primaire.- “Faure a rien le droit de dire” -Ce week-end, Olivier Faure a rappelé que conformément à ses règles internes, le PS, seul à gauche à avoir dirigé le pays, ne s’engagerait formellement dans le processus de primaire qu’après un vote des militants.”Faure a rien le droit de dire. Il est en plein congrès de l’Unef là”, ironise un ténor Insoumis alors que LFI défend le même raisonnement que Glucksmann sur une opposition claire au premier tour de la présidentielle entre gauche radicale et social-démocratie.Les opposants internes au premier secrétaire, dont le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et la présidente de la région Occitanie Carole Delga, ne sont pas favorables à cette primaire, craignant que le vote des militants unitaires de gauche ne profite pas à un socialiste.Carole Delga, qui a récemment jugé dans Le Point que Raphaël Glucksmann était “prêt pour 2027”, a ainsi réagi samedi en appelant à mettre fin aux “petites tractations d’appareils”.”Le projet est le préalable à toute union crédible, solide et sérieuse. Après viendra le temps de savoir qui le portera dans un large rassemblement”, a-t-elle rappelé.”La primaire n’est pas faite pour que Faure la gagne mais il ne l’a pas compris encore”, tacle, plus direct, un élu socialiste. L’ancien président François Hollande, à qui ses adversaires prêtent des ambitions élyséennes pour 2027, penche également pour une fédération de la gauche réformiste allant du PS à Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot.”Ça ressemble beaucoup à ce que François Hollande appelle de ses voeux”, saluait lundi, après la déclaration de Raphaël Glucksmann, un proche du député de Corrèze auprès de l’AFP. 

JO-2026: triple médaillé olympique en ski, Pinturault grand absent de la sélection

Plus grand palmarès du ski alpin français, Alexis Pinturault doit faire le deuil d’une ultime participation aux JO: de retour après deux hivers plombés par les blessures, le triple médaillé olympique n’a pas été sélectionné pour les Jeux de Milan Cortina qui débutent dans 11 jours.Le skieur de Courchevel aux 34 victoires en Coupe du monde, trois podiums olympiques et trois titres mondiaux, en manque de gros résultats cet hiver, n’a pas été retenu parmi les sept hommes sélectionnés en ski alpin, dont le champion olympique du slalom Clément Noël et la révélation de l’hiver Paco Rassat.En raison d’une règle complexe d’allocation des quotas olympiques entre les pays par la Fédération internationale de ski, le clan français avait déchanté il y a dix jours en comprenant qu’au lieu des 11 places escomptées pour les hommes, il n’en obtiendrait que sept (huit pour les femmes).”Ça va être assez difficile”, anticipait mi-janvier Xavier Fournier-Bidoz, entraîneur du groupe vitesse de l’équipe de France.Pour quelques skieurs (Noël et Rassat en slalom, Nils Allègre en vitesse), la sélection ne faisait aucun doute mais pour d’autres cas les sélectionneurs avaient de quoi s’arracher les cheveux.En slalom, qui de Steven Amiez ou de Victor Muffat-Jeandet, tous les deux dans le top 15 mondial? En vitesse, Maxence Muzaton a redistribué toutes les cartes samedi en arrachant à 35 ans et à la surprise générale la 3e place de la mythique descente de Kitzbühel. Et en géant, comment décider de se priver d’Alexis Pinturault, immense nom du ski français, quand bien même il n’est pas le plus performant cet hiver?Face à ce casse-tête, les sélectionneurs ont tranché. Ce sera Nils Alphand et Maxence Muzaton en vitesse, Steven Amiez en slalom et Léo Anguenot en géant. En renonçant donc à Pinturault, cadre des Bleus depuis plus de douze ans.”Alexis a accepté la décision comme le grand champion qu’il est”, a affirmé en conférence de presse David Chastan, responsable du ski alpin au sein de la Fédération française de ski. “Il a tout fait pour essayer de faire les Jeux mais c’est aussi quelqu’un qui respecte le choix de cette sélection (…). Il y des athlètes qui ont fait des meilleurs résultats que lui.”- “Je n’estime pas avoir un passe-droit” -A 34 ans, le skieur de Courchevel avait fait des JO de Milan Cortina une des ses principales sources de motivation pour ne pas arrêter sa carrière après deux graves blessures aux genoux (janvier 2024, janvier 2025).Triple médaillé olympique, la première fois en 2014, il avait décidé cette saison d’abandonner les épreuves de vitesse auxquelles il s’était consacré depuis deux ans pour se concentrer uniquement sur le géant. Mais les résultats cet hiver (trois top 15, cinq top 20 en six courses de Coupe du monde) n’auront pas été suffisants.”J’avais utilisé les mots +course contre la montre+, je n’ai pas parlé de +préparation+ dans l’objectif des Jeux olympiques. J’étais lucide sur le fait qu’il y a énormément de choses à reconstruire dans un temps très court”, affirmait-il début janvier.”Je n’estime pas avoir un passe-droit, je pense que, comme tout le monde, je dois montrer des résultats”, ajoutait alors le vainqueur du classement général de la Coupe du monde en 2021.Le skieur doit s’aligner mardi au géant de Coupe du monde à Schladming (Autriche). Il a plusieurs fois répété qu’il voulait se laisser le temps de la réflexion avant de décider de prendre sa retraite, évoquant la possibilité de continuer jusqu’aux Mondiaux-2027.Chez les femmes, la France disposait de huit quotas en ski alpin, pour à peine plus d’athlètes évoluant sur le circuit de la Coupe du monde. Cheffe de file des Bleues, Romane Miradoli a été sélectionnée avec Camille Cerutti et Laura Gauché, Marie Lamure, Marion Chevrier, Clara Direz, Caitlin McFarlane et Doriane Escané.Au total 160 athlètes français (158 + 2 remplaçants pour le bobsleigh) ont été sélectionnés pour Milan Cortina, un record pour des Jeux d’hiver. La France vise “un top 5 olympique”, avec l’ambition de faire “un peu plus de 50% de médailles par rapport aux Jeux de Pékin” en 2022 (14 médailles, dont 5 en or), avait indiqué en octobre Yann Cucherat, manager de la haute performance à l’Agence nationale du sport.

Ligue 1: à Lille, 2026 rime avec supplice

Un entraîneur qui tâtonne, de la nervosité à tous les étages, des blessés qui s’accumulent… Balayé à domicile par Strasbourg (4-1) dimanche soir, Lille est en pleine crise depuis le début de l’année.Cinq défaites en autant de matches. Éliminé prématurément de la Coupe de France, légèrement décroché en championnat (5e à six points de Marseille, 3e), le club nordiste doit absolument l’emporter jeudi au stade Pierre-Mauroy pour s’assurer une place en barrages de qualification aux huitièmes de la Ligue Europa.- Genesio fragilisé mais conforté -Comme souvent, au cœur d’une crise, les regards se tournent en premier lieu vers l’entraîneur. Depuis plusieurs semaines, Bruno Genesio a bien identifié les maux du patient lillois: une défense coupable de grossières erreurs et globalement friable, ainsi qu’une attaque inoffensive.Mais son discours ne semble pas avoir d’effets sur le groupe. Dimanche soir, le Lyonnais a brandi un 3-4-3 inédit, qui a semblé revitaliser l’attaque en début de rencontre, mais a implosé en deux minutes, quand Joaquin Panichelli (25e) puis Julio Enciso (26e) ont transpercé la défense.Fragilisé par le contexte actuel de l’équipe, Bruno Genesio ne cesse de démentir toute volonté de départ. “Je serai encore là jeudi (contre Fribourg, NDLR). (…) Je me sens concerné, je suis avec les joueurs, au milieu d’eux et non pas au-dessus et c’est ensemble qu’on trouvera des solutions.”L’attitude volontaire du onze lillois l’a bien montré: le groupe ne l’a pas abandonné. Le président du Losc Olivier Létang non plus, en affirmant sa “grande confiance dans tout l’effectif, le staff, Bruno (Genesio)”.- Climat tendu -Présent en zone mixte, Létang effectuait sa première apparition face aux caméras depuis l’annonce de sa suspension jusqu’au 31 mars prononcée par la Ligue de football professionnelle (LFP).Le dirigeant lillois a été sanctionné pour ses invectives à l’arbitre de la rencontre perdue contre Rennes (2-0) en tout début d’année. Il n’en était pas à son coup d’essai: amende de 10.000 euros pour s’être plaint auprès de l’arbitre, déjà, à la mi-temps du match de Ligue Europa contre le PAOK, suspension pour des propos véhéments contre l’arbitrage du match contre Lyon en début de saison… Olivier Létang participe à un climat de tension autour du groupe lillois, tout comme Genesio, également suspendu par la LFP le temps d’un match, même si l’entraîneur a été plus calme depuis.Même dans les tribunes, les DVE, principal groupe d’ultras lillois, ont, à plusieurs reprises cette saison, été coupables d’insultes, parfois homophobes ou racistes, signe d’un club sous tension à tous les niveaux.- Des blessés à gogo -Pour ne rien arranger, les Nordistes font en plus face à de nombreuses blessures, certaines dans le temps. Hamza Igamane, l’une des satisfactions du recrutement estival, ne jouera plus de la saison à cause d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit, laissant à Olivier Giroud, 39 ans, la charge du poste de buteur.Osame Sahraoui pourrait être écarté “deux mois” avec des douleurs au pubis, selon Genesio, Nabil Bentaleb est également indisponible, tout comme le capitaine Benjamin André. À cette liste s’est ajouté Thomas Meunier, sorti à cause d’une blessure aux ischios face à Strasbourg.Bruno Genesio espère alors des recrues: “On a besoin de renforts, mais les joueurs offensifs, à cinq ou six jours de la fin du mercato, ça ne se trouve pas comme ça.”Tout nouveau joueur ne pourra de toute façon pas intégrer la liste européenne pour le match contre Fribourg, que Lille doit absolument gagner.

Face aux “pratiques mafieuses” en Corse, l’Etat s’organise

Face à la vingtaine de bandes criminelles répertoriées en Corse, les autorités administratives et judiciaires ont détaillé un plan de bataille pour contrecarrer l’action de “la pieuvre” dans l’île méditerranéenne.Présentées le 15 novembre lors des manifestations antimafia à Ajaccio et Bastia, “trois initiatives pour lutter contre la criminalité organisée et l’emprise mafieuse” sont désormais “à l’oeuvre”, expliquait la semaine dernière le préfet de Corse, Eric Jalon, lors d’un point presse.Trois “groupes d’évaluation de la criminalité organisée en Corse”, un régional et deux départementaux, ont ainsi été créés pour “mettre autour de la table dans un comité restreint les autorités judiciaires, les autorités administratives et les services de police et de gendarmerie de manière à partager un diagnostic, établir des priorités et coordonner au mieux l’action”, a détaillé le préfet.Un millier d’agents de l’État vont par ailleurs être formés pour “qu’ils puissent déceler tous les endroits où la pieuvre peut s’agripper et le signaler notamment à la coordination pour la sécurité”, a indiqué le préfet, pour qui “en formant la jeunesse, avec les actions initiées par le rectorat” de sensibilisation à la mafia dans les collèges et lycées de l’île et “en formant nos agents, on renforce les défenses immunitaires du corps social”.Enfin, à destination des “entreprises affectées par la criminalité organisée”, notamment par des incendies criminels à répétition, les pouvoirs publics recensent “les outils disponibles (Banque de France, Urssaf, finances publiques,..)” pour les aider “à répondre à leurs difficultés”.- “Action féroce” -“Si on est simplement sur la recherche des auteurs des assassinats, on ne résoudra pas le problème de la mafia”, a assuré à l’AFP le coordonnateur pour la sécurité en Corse, Arnaud Vieules, prônant “une action globale avec des poursuites judiciaires et une action administrative féroce contre les acteurs de la criminalité organisée, dans le respect absolu de la loi mais en ne laissant rien passer”.Le procureur de Bastia, Jean-Philippe Navarre a également précisé à l’AFP mettre en oeuvre avec le préfet de Haute-Corse, Michel Prosic, “une logique de harcèlement des groupes criminels”, en “multipliant les enquêtes” dans “les secteurs sensibles des balades en mer, des travaux publics, de la restauration”, victimes de racket ou d’incendies criminels.”Donc on part des groupes criminels, on identifie leurs intérêts économiques, s’ils veulent investir dans un stade de foot, un club de padel ou la construction d’un supermarché et on va regarder si le terrain est constructible, qui a délivré le permis de construire, est-ce que ça a été fait dans les règles, s’il y a eu un marché public, etc…””On ne va pas trouver à chaque fois quelque chose, mais on a déjà plus de chances de trouver”, relève le magistrat, estimant que “c’est à la justice de faire la démonstration de son efficacité avec des enquêtes plus nombreuses, plus ciblées, en attaquant le produit du crime là où il est, en attaquant les investissements de ces activités criminelles dans l’économie et en rendant plus de réponses pénales, plus vite”.Pour Nicolas Septe, procureur d’Ajaccio, 2025 restera une “année charnière”, “sans retour en arrière possible” dans la lutte contre la criminalité organisée, avec la mise en place du pôle régional anticriminalité organisée (Praco) à Bastia et l’entrée en fonction du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco).”Les priorités de l’action publique en 2026 demeurent la criminalité organisée, les incendies volontaires, les extorsions, mais aussi les saisies d’avoirs criminels”, a-t-il martelé, en se félicitant des 10 millions d’euros saisis en Corse en 2025.