Une feuille de route pour financer le programme de Trump débattue au Sénat

Le Sénat américain vote samedi pour adopter une faramineuse résolution budgétaire, préambule à l’adoption de mesures-phares de Donald Trump, mais qui fait face à des dissensions dans le camp républicain et aux incertitudes sur l’avenir économique du pays.La chambre haute à majorité républicaine devrait adopter le texte dans la journée de samedi après une session marathon de vote toute la nuit, en raison des nombreux amendements ajoutés par les démocrates.La résolution n’est pas un budget en soi, mais une feuille de route sur les niveaux de dépenses à atteindre pour l’Etat fédéral.Une version similaire du texte devra ensuite être adoptée à la Chambre des représentants, et une fois cette étape franchie, les élus des deux chambres pourront entamer le travail de fond en commissions sur le contenu du budget lui-même.Mais le gouffre entre la résolution du Sénat et celle voulue par les responsables de la Chambre des représentants présage d’une impasse législative.Car si la première prévoit des coupes dans les dépenses publiques à hauteur de quatre milliards de dollars, la seconde approcherait plutôt les 1.500 milliards de dollars, dans le sillage du démantèlement de vastes pans de l’administration fédérale par Elon Musk et sa commission Doge.- Crédits d’impôt -Depuis son retour à la Maison Blanche fin janvier, Donald Trump a signé une kyrielle de décrets exécutifs. Mais pour concrétiser certains points de son programme, il devra passer par le Congrès.En haut de la liste de ses priorités: les vastes crédits d’impôts adoptés lors de son premier mandat, qui expirent à la fin de l’année et qu’il souhaite rendre permanents.”Echouer à prolonger cet allégement fiscal entraînerait une hausse de 2.600 milliards de dollars d’impôts sur ceux qui gagnent moins de 400.000 dollars par an”, a prévenu jeudi le chef de la majorité républicaine au Sénat, John Thune.Selon des analystes indépendants, cette pérennisation entraînerait cependant un surcoût pour les finances publiques de plus de 4.000 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années.Le Cato Institute, de tendance libertarienne, a qualifié la résolution dans son ensemble de “naufrage fiscal”.A cet onéreux volet de dépenses du budget, vient s’ajouter une incertitude sur le volet recettes: les droits de douane annoncés mercredi par Donald Trump sur le reste du monde ont plongé les places boursières dans le rouge et alimenté les craintes de récession pour la première économie mondiale.- “Poison” -De leur côté, les démocrates s’opposent en bloc au texte, qui selon eux prépare le terrain à d’importantes coupes dans des programmes publics comme Medicaid, l’assurance santé pour les Américains aux revenus modestes.”Le texte républicain aujourd’hui devant le Sénat est un poison”, a lancé depuis l’hémicycle vendredi le chef de la minorité démocrate, Chuck Schumer.L’opposition dénonce aussi la guerre commerciale entamée par le président.”Pendant que l’économie s’enflamme à cause des droits de douane irresponsables de Donald Trump, le texte que les républicains s’efforcent d’adopter est en substance un renflouement pour eux et les grandes entreprises”, a accusé le sénateur démocrate Ron Wyden lors d’une conférence de presse jeudi.L’impasse législative qui s’annonce pourrait cependant durer de nombreuses semaines, voire de nombreux mois, et retarder considérablement la mise en place du programme de Donald Trump. Et ce alors que la campagne pour les élections de mi-mandat pointe déjà le bout de son nez.

Une feuille de route pour financer le programme de Trump débattue au Sénat

Le Sénat américain vote samedi pour adopter une faramineuse résolution budgétaire, préambule à l’adoption de mesures-phares de Donald Trump, mais qui fait face à des dissensions dans le camp républicain et aux incertitudes sur l’avenir économique du pays.La chambre haute à majorité républicaine devrait adopter le texte dans la journée de samedi après une session marathon de vote toute la nuit, en raison des nombreux amendements ajoutés par les démocrates.La résolution n’est pas un budget en soi, mais une feuille de route sur les niveaux de dépenses à atteindre pour l’Etat fédéral.Une version similaire du texte devra ensuite être adoptée à la Chambre des représentants, et une fois cette étape franchie, les élus des deux chambres pourront entamer le travail de fond en commissions sur le contenu du budget lui-même.Mais le gouffre entre la résolution du Sénat et celle voulue par les responsables de la Chambre des représentants présage d’une impasse législative.Car si la première prévoit des coupes dans les dépenses publiques à hauteur de quatre milliards de dollars, la seconde approcherait plutôt les 1.500 milliards de dollars, dans le sillage du démantèlement de vastes pans de l’administration fédérale par Elon Musk et sa commission Doge.- Crédits d’impôt -Depuis son retour à la Maison Blanche fin janvier, Donald Trump a signé une kyrielle de décrets exécutifs. Mais pour concrétiser certains points de son programme, il devra passer par le Congrès.En haut de la liste de ses priorités: les vastes crédits d’impôts adoptés lors de son premier mandat, qui expirent à la fin de l’année et qu’il souhaite rendre permanents.”Echouer à prolonger cet allégement fiscal entraînerait une hausse de 2.600 milliards de dollars d’impôts sur ceux qui gagnent moins de 400.000 dollars par an”, a prévenu jeudi le chef de la majorité républicaine au Sénat, John Thune.Selon des analystes indépendants, cette pérennisation entraînerait cependant un surcoût pour les finances publiques de plus de 4.000 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années.Le Cato Institute, de tendance libertarienne, a qualifié la résolution dans son ensemble de “naufrage fiscal”.A cet onéreux volet de dépenses du budget, vient s’ajouter une incertitude sur le volet recettes: les droits de douane annoncés mercredi par Donald Trump sur le reste du monde ont plongé les places boursières dans le rouge et alimenté les craintes de récession pour la première économie mondiale.- “Poison” -De leur côté, les démocrates s’opposent en bloc au texte, qui selon eux prépare le terrain à d’importantes coupes dans des programmes publics comme Medicaid, l’assurance santé pour les Américains aux revenus modestes.”Le texte républicain aujourd’hui devant le Sénat est un poison”, a lancé depuis l’hémicycle vendredi le chef de la minorité démocrate, Chuck Schumer.L’opposition dénonce aussi la guerre commerciale entamée par le président.”Pendant que l’économie s’enflamme à cause des droits de douane irresponsables de Donald Trump, le texte que les républicains s’efforcent d’adopter est en substance un renflouement pour eux et les grandes entreprises”, a accusé le sénateur démocrate Ron Wyden lors d’une conférence de presse jeudi.L’impasse législative qui s’annonce pourrait cependant durer de nombreuses semaines, voire de nombreux mois, et retarder considérablement la mise en place du programme de Donald Trump. Et ce alors que la campagne pour les élections de mi-mandat pointe déjà le bout de son nez.

Une feuille de route pour financer le programme de Trump débattue au Sénat

Le Sénat américain vote samedi pour adopter une faramineuse résolution budgétaire, préambule à l’adoption de mesures-phares de Donald Trump, mais qui fait face à des dissensions dans le camp républicain et aux incertitudes sur l’avenir économique du pays.La chambre haute à majorité républicaine devrait adopter le texte dans la journée de samedi après une session marathon de vote toute la nuit, en raison des nombreux amendements ajoutés par les démocrates.La résolution n’est pas un budget en soi, mais une feuille de route sur les niveaux de dépenses à atteindre pour l’Etat fédéral.Une version similaire du texte devra ensuite être adoptée à la Chambre des représentants, et une fois cette étape franchie, les élus des deux chambres pourront entamer le travail de fond en commissions sur le contenu du budget lui-même.Mais le gouffre entre la résolution du Sénat et celle voulue par les responsables de la Chambre des représentants présage d’une impasse législative.Car si la première prévoit des coupes dans les dépenses publiques à hauteur de quatre milliards de dollars, la seconde approcherait plutôt les 1.500 milliards de dollars, dans le sillage du démantèlement de vastes pans de l’administration fédérale par Elon Musk et sa commission Doge.- Crédits d’impôt -Depuis son retour à la Maison Blanche fin janvier, Donald Trump a signé une kyrielle de décrets exécutifs. Mais pour concrétiser certains points de son programme, il devra passer par le Congrès.En haut de la liste de ses priorités: les vastes crédits d’impôts adoptés lors de son premier mandat, qui expirent à la fin de l’année et qu’il souhaite rendre permanents.”Echouer à prolonger cet allégement fiscal entraînerait une hausse de 2.600 milliards de dollars d’impôts sur ceux qui gagnent moins de 400.000 dollars par an”, a prévenu jeudi le chef de la majorité républicaine au Sénat, John Thune.Selon des analystes indépendants, cette pérennisation entraînerait cependant un surcoût pour les finances publiques de plus de 4.000 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années.Le Cato Institute, de tendance libertarienne, a qualifié la résolution dans son ensemble de “naufrage fiscal”.A cet onéreux volet de dépenses du budget, vient s’ajouter une incertitude sur le volet recettes: les droits de douane annoncés mercredi par Donald Trump sur le reste du monde ont plongé les places boursières dans le rouge et alimenté les craintes de récession pour la première économie mondiale.- “Poison” -De leur côté, les démocrates s’opposent en bloc au texte, qui selon eux prépare le terrain à d’importantes coupes dans des programmes publics comme Medicaid, l’assurance santé pour les Américains aux revenus modestes.”Le texte républicain aujourd’hui devant le Sénat est un poison”, a lancé depuis l’hémicycle vendredi le chef de la minorité démocrate, Chuck Schumer.L’opposition dénonce aussi la guerre commerciale entamée par le président.”Pendant que l’économie s’enflamme à cause des droits de douane irresponsables de Donald Trump, le texte que les républicains s’efforcent d’adopter est en substance un renflouement pour eux et les grandes entreprises”, a accusé le sénateur démocrate Ron Wyden lors d’une conférence de presse jeudi.L’impasse législative qui s’annonce pourrait cependant durer de nombreuses semaines, voire de nombreux mois, et retarder considérablement la mise en place du programme de Donald Trump. Et ce alors que la campagne pour les élections de mi-mandat pointe déjà le bout de son nez.

F1: malgré son “incroyable” pole, Verstappen aura du mal à tenir tête aux McLaren dimanche

Auteur d’une pole position aussi “incroyable” qu'”inattendue” samedi au Japon, Max Verstappen (Red Bull) aura fort à faire pour tenir tête aux McLaren dimanche lors du Grand Prix.Au terme d’un dernier tour parfait, le Néerlandais a devancé d’un cheveu le Britannique Lando Norris et l’Australien Oscar Piastri, vainqueurs des deux premiers GP de la saison, et arraché la première place sur la grille.”On a fait de notre mieux pour trouver les meilleurs réglages au fil du week-end. Le dernier tour en qualifications a été vraiment incroyable ! On fera tout notre possible demain (dimanche) pour conserver la tête”, a expliqué le pilote Red Bull.Verstappen a décroché la 41e pole de sa carrière, la première depuis celle obtenue en Autriche fin juin. Il met ainsi fin à une série de 15 échecs consécutifs en qualifications, sa plus longue disette depuis 2020.”Je ne sais pas si cette pole position est la plus belle de ma carrière mais elle est tellement inattendue que ça la rend vraiment spéciale. J’étais surmotivé, j’ai tout donné et j’ai pris beaucoup de plaisir durant ce dernier tour”, a-t-il savouré en conférence de presse.Mais si le Néerlandais a gagné une bataille sur le mythique circuit de Suzuka, il est très loin d’avoir la guerre face aux monoplaces de couleur papaye.- McLaren en confiance -Dominateurs depuis le début du week-end, les pilotes McLaren avaient malgré tout le sourire samedi après avoir laissé la pole position leur filer entre les doigts, pour respectivement 12 et 44 millièmes de seconde.”Je suis satisfait car je pense avoir tiré le maximum de la voiture aujourd’hui (samedi). Les écarts sont vraiment infimes. Bravo à Max, il a fait un super boulot et réalisé un tour incroyable”, a reconnu Norris.Cette confiance est assez simple à expliquer: Norris et Piastri savent qu’ils disposent de la meilleure voiture et qu’ils restent donc les grands favoris pour le Grand Prix. Leur rythme en course est bien supérieur à celui de leurs concurrents directs, Red Bull, Ferrari et Mercedes.”Nous avons une très bonne voiture donc je suis confiant pour la course”, a ainsi assuré Piastri.”Nous sommes contents, La deuxième et la troisième places restent de bonnes positions de départ. On essaiera d’exploiter au maximum la performance de la voiture qui a toujours été très solide en course cette saison”, a souligné Andrea Stella, le directeur de l’écurie.La Ferrari du Monégasque Charles Leclerc et surtout les Mercedes du Britannique George Russell et de l’Italien Andrea Kimi Antonelli, surprenantes depuis le début d’année, tenteront également de se mêler à la lutte pour le podium. Tout quadruple champion en titre qu’il est, Verstappen aura du pain sur la planche, d’autant qu’il ne pourra pas compter sur l’aide de son nouveau coéquipier.- Le flop Tsunoda -Après des débuts prometteurs au volant de la Red Bull lors des essais libres, le Japonais Yuki Tsunoda, qui a remplacé le Néo-Zélandais Liam Lawson, évincé après seulement deux courses, a en effet raté ses qualifications. Devant son enthousiaste public, le Nippon ne partira dimanche qu’en 14e position… juste derrière Lawson, de retour chez Racing Bulls.Le coéquipier du Néo-Zélandais, le rookie français Isack Hadjar, a décroché la septième place, juste devant son idole, le septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton (Ferrari).Le Français Pierre Gasly (Alpine) a échoué aux portes de la Q3 pour seulement 39 millièmes (11e). Il reste toutefois bien placé pour offrir ses premiers points à son écurie, la seule qui n’a pas encore ouvert son compteur.Le troisième Français, Esteban Ocon (Haas) s’élancera seulement en 18e position, deux semaines après son inattendue cinquième place en Chine.Les qualifications ont encore été marquées par un incendie qui a provoqué une interruption de la Q2. Les deuxième et troisième séances d’essais libres avaient été interrompues chacune à deux reprises en raison de parcelles de pelouse enflammées en bord de piste.La pluie prévue dimanche matin devrait toutefois permettre d’éviter que cet incident se reproduise durant la course, dont le départ est programmé à 14h00 locales (07h00 à Paris).

India navy delivers aid to quake-hit Myanmar

India’s navy on Saturday delivered hundreds of tonnes of food aid to earthquake-hit Myanmar, a day after Prime Minister Narendra Modi met reclusive junta chief Min Aung Hlaing.India was among the first countries to rush aid and rescue teams to its war-torn neighbour after a devastating 7.7-magnitude quake on March 28.The death toll from the earthquake has risen to more than 3,300, Myanmar state media said Saturday.More than one week after the disaster, desperate survivors remain without enough food and shelter.The latest aid from India comprised 442 tonnes of food including rice, cooking oil, noodles and biscuits, the Indian embassy in Yangon said.The consignment arrived via an Indian navy ship, INS Gharial, at Thilawa port.Modi held a rare face-to-face meeting on Friday with Min Aung Hlaing on the sidelines of the Bangkok BIMSTEC meeting — the grouping of the seven nations on the Bay of Bengal.”India is doing whatever is possible to assist our sisters and brothers of Myanmar in this critical time,” Modi was quoted as saying in a government statement on Friday.India’s foreign ministry said that Modi told the junta chief that there was “no military solution to the conflict”, and stressed the “importance of early restoration of a democratic process through inclusive and credible elections”.Min Aung Hlaing’s armed forces have ruled Myanmar since a 2021 coup, when they wrested power from the civilian government of Aung San Suu Kyi, sparking a multi-sided conflict.The junta leader had issued a rare appeal for international aid following the earthquake, indicating the severity of the crisis.Previous military regimes in the country have shunned foreign assistance even after major natural disasters.Sri Lanka also sent a medical team and a plane loaded with supplies, many funded by donations from Buddhist temples, to Myanmar, a defence official said.Colombo has pledged more than $1 million to help quake victims in the fellow Buddhist nation.burs-abh/pjm/sco

SNCF: un influent collectif de contrôleurs soutient la grève des 9 au 11 mai

Un collectif influent a rejoint samedi l’appel à la grève des contrôleurs de TGV lancé par le syndicat SUD-Rail pour les 9, 10 et 11 mai, en plein pont du 8-Mai, la direction se disant pour sa part “très confiante” de pouvoir faire rouler les trains.Le Collectif national ASCT (CNA), “va appuyer les dates de mobilisation prévues par SUD-Rail les 9, 10 et 11 mai 2025”, a annoncé samedi sur son site ce groupe informel de contrôleurs à l’initiative des grèves très suivies de Noël 2022 et de février 2024.Le dialogue social s’est tendu ces dernières semaines à la SNCF sous l’impulsion de SUD-Rail.Ce syndicat, troisième du groupe mais deuxième chez les contrôleurs, est le seul à ce jour à appeler à la grève.SUD-Rail critique notamment les changements de planning constants à la dernière minute. Il réclame, outre des plannings mieux anticipés, une augmentation de 100 euros par mois de la prime de travail des contrôleurs.Le syndicat a aussi appelé jeudi les conducteurs à se mettre en grève de leur côté le 7 mai.Du côté de la direction de SNCF, on se dit toutefois “très confiant” que les voyageurs auront leur train.”On a fait des avancées très concrètes (…) et ce dialogue social, je suis très confiant, va permettre à tous les Français de voyager en sérénité dans les prochaines semaines”, a déclaré samedi le PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, sur France Inter”On change un peu de contexte, on est maintenant en concurrence (…) et on ne peut vraiment pas se permettre une grève”, a-t-il ajouté.”Mes clients d’aujourd’hui iraient tout simplement chez mes concurrents. Et puis on a un petit risque: c’est qu’ils ne reviennent pas”, a mis en garde M. Fanichet.Il a aussi évoqué l’impact négatif d’une grève pour les investissements dans les rames ou dans le réseau mais aussi le risque de “moins de dividendes pour l’ensemble des cheminots”.”Aujourd’hui, dans le TGV, on fait de l’aménagement du territoire c’est-à-dire que les lignes bénéficiaires, le Paris-Marseille par exemple, paye des lignes déficitaires”, a défendu au passage le dirigeant, citant l’exemple de l’axe sur lequel Trenitalia se lance en juin.”On se sent vraiment seul aujourd’hui sur cet aménagement du territoire”, a-t-il ajouté, posant la question de la refonte de ce modèle dans le contexte concurrentiel.

SNCF: un influent collectif de contrôleurs soutient la grève des 9 au 11 mai

Un collectif influent a rejoint samedi l’appel à la grève des contrôleurs de TGV lancé par le syndicat SUD-Rail pour les 9, 10 et 11 mai, en plein pont du 8-Mai, la direction se disant pour sa part “très confiante” de pouvoir faire rouler les trains.Le Collectif national ASCT (CNA), “va appuyer les dates de mobilisation prévues par SUD-Rail les 9, 10 et 11 mai 2025”, a annoncé samedi sur son site ce groupe informel de contrôleurs à l’initiative des grèves très suivies de Noël 2022 et de février 2024.Le dialogue social s’est tendu ces dernières semaines à la SNCF sous l’impulsion de SUD-Rail.Ce syndicat, troisième du groupe mais deuxième chez les contrôleurs, est le seul à ce jour à appeler à la grève.SUD-Rail critique notamment les changements de planning constants à la dernière minute. Il réclame, outre des plannings mieux anticipés, une augmentation de 100 euros par mois de la prime de travail des contrôleurs.Le syndicat a aussi appelé jeudi les conducteurs à se mettre en grève de leur côté le 7 mai.Du côté de la direction de SNCF, on se dit toutefois “très confiant” que les voyageurs auront leur train.”On a fait des avancées très concrètes (…) et ce dialogue social, je suis très confiant, va permettre à tous les Français de voyager en sérénité dans les prochaines semaines”, a déclaré samedi le PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, sur France Inter”On change un peu de contexte, on est maintenant en concurrence (…) et on ne peut vraiment pas se permettre une grève”, a-t-il ajouté.”Mes clients d’aujourd’hui iraient tout simplement chez mes concurrents. Et puis on a un petit risque: c’est qu’ils ne reviennent pas”, a mis en garde M. Fanichet.Il a aussi évoqué l’impact négatif d’une grève pour les investissements dans les rames ou dans le réseau mais aussi le risque de “moins de dividendes pour l’ensemble des cheminots”.”Aujourd’hui, dans le TGV, on fait de l’aménagement du territoire c’est-à-dire que les lignes bénéficiaires, le Paris-Marseille par exemple, paye des lignes déficitaires”, a défendu au passage le dirigeant, citant l’exemple de l’axe sur lequel Trenitalia se lance en juin.”On se sent vraiment seul aujourd’hui sur cet aménagement du territoire”, a-t-il ajouté, posant la question de la refonte de ce modèle dans le contexte concurrentiel.

Le Premier ministre indien Modi conclut des accords de défense et sur l’énergie avec le Sri Lanka

Le Premier ministre indien Narendra Modi a signé des accords de défense et sur l’énergie avec le Sri Lanka samedi, lors d’une visite sur l’île où la Chine étend son influence.M. Modi est le premier dirigeant étranger à se rendre au Sri Lanka depuis l’arrivée au pouvoir d’Anura Kumara Dissanayake, qui est lui le premier président de gauche du petit état insulaire.Les deux hommes ont conclu un accord de coopération en matière de défense sur cinq ans. Celui-ci doit permettre à des militaires srilankais de s’entraîner en Inde, en plus de prévoir des partages de renseignements et de technologies.”Nous croyons que nos intérêts sécuritaires sont alignés”, a réagi M. Modi depuis le bureau de M. Dissanayake à Colombo, au cours d’une cérémonie télévisée.”J’ai répété notre position au Premier ministre Modi, selon laquelle nous ne laisserons pas le territoire du Sri Lanka être utilisé par quiconque pour saper la sécurité de l’Inde”, a affirmé le président Dissanayake.New Delhi s’oppose notamment à ce que des navires de recherche chinois mouillent dans des ports du Sri Lanka, les accusant de se livrer à des activités d’espionnage militaire. Pékin a toujours démenti.L’Inde considère que le Sri Lanka tombe dans sa sphère d’influence géopolitique alors que la Chine, principal bailleur de fonds de l’île, y renforce sa présence.Pékin détenait plus de la moitié des 14 milliards de dollars (13 mds d’euros) de la dette publique bilatérale du Sri Lanka lorsque ce dernier a fait défaut en 2022, en pleine débâcle financière.Incapable de rembourser un prêt consenti par Pékin pour sa construction, le Sri Lanka a par ailleurs cédé en 2017 à la Chine son port de Hambantota (sud) pour 1,12 milliard de dollars (1 milliard d’euros), dans le cadre d’un bail de 99 ans.Samedi, MM. Modi et Dissanayake ont également lancé la construction d’une centrale solaire d’une capacité de 120 mégawatts.Le projet, à naître dans le district de Trinquemalay (nord-est), était à l’arrêt depuis plusieurs années, avant de redémarrer grâce à l’aide de New Delhi.Mais Pékin est lui aussi présent dans le secteur de l’énergie srilankais: Colombo a conclu en janvier un accord avec une entreprise publique chinoise qui investira 3,7 milliards de dollars dans une raffinerie de pétrole dans le sud de l’île, ce qui s’annonce comme l’investissement étranger le plus important de l’histoire du Sri Lanka.