A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Arctique: la station polaire de Tara ne sondera pas les eaux russes

La station polaire Tara Polar Station, qui dérivera sur la banquise du pôle Nord l’an prochain depuis le nord de la Russie, n’effectuera pas de relevés acoustiques dans les eaux russes en raison de la situation géopolitique, a indiqué le directeur de la Fondation Tara océan jeudi.Sorte de “station spatiale” polaire, ce laboratoire flottant de 110 tonnes devrait se laisser prendre dans les glaces de l’Arctique, puis dériver sur la banquise pendant entre 350 et 500 jours pour étudier cette région encore mal connue.L’expédition, qui comptera 12 membres en hiver (dont six scientifiques) et 18 en été, a reçu l’autorisation de naviguer dans les eaux russes du 25 août jusqu’au 15 septembre afin de gagner son point de départ sur la dorsale de Gakkel, chaîne de montagnes sous-marines située entre la Sibérie et le Groenland.Dans la zone russe, les scientifiques s’abstiendront de faire des relevés acoustiques, un des volets de la campagne.”Niveau défense, c’est trop compliqué. On ne peut pas écouter ce qui se passe, sinon on ne peut pas passer”, a déclaré à l’AFP Romain Troublé lors d’une escale de la station polaire à Oslo, au retour d’une campagne de tests dans le Grand Nord.”C’est un non-dit mais c’est en tout cas ce qu’on a respecté pour la première fois: il n’y aura pas de programme acoustique actif à bord du bateau, pas de sonar” dans les eaux russes, a-t-il expliqué.Tara Polar Station transitera par une zone proche de la péninsule de Kola, où est basée la puissante Flotte du Nord de la Russie, qui comprend des sous-marins de sa force de dissuasion nucléaire.Ressemblant à un igloo posé sur une grosse bouée ovale, la station polaire construite à Cherbourg peut résister à la pression de la glace de mer et supporter des températures de -52°C. Au total, 30 centres de recherche de 12 pays sont associés à la première expédition qui se concentrera sur deux axes, la recherche fondamentale en particulier dans le domaine biologique et l’étude du “changement global” (climat, pollution).Les relations avec deux institutions russes, l’Institut océanographique Chirchov à Moscou et l’Institut de recherche sur l’Arctique et l’Antarctique à Saint-Pétersbourg, ont été gelées du fait de la guerre en Ukraine.”Ça ne va pas handicaper le programme, mais c’est clair que la contribution de chercheurs russes aurait été la bienvenue”, a commenté Marcel Babin, directeur scientifique de la station polaire. “Les Russes étudient l’Arctique depuis très longtemps. Ils ont énormément de connaissances sur l’Arctique, autant en physique qu’en biologie”, a-t-il dit à l’AFP.Dix expéditions de Tara Polar Station sont prévues dans l’Arctique entre 2026 et 2045.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

La grippe aviaire a décimé les éléphants de mer, montre une étude

Les éléphants de mer, principale espèce de phoques dans le monde, ont été dévastés par la grippe aviaire, alertent jeudi des scientifiques, sur la base d’un effondrement de la population sur une île proche de l’Antarctique.Depuis l’arrivée de la grippe aviaire en 2023 en Géorgie du Sud, le nombre de femelles reproductrices présentes sur les plages a chuté de 47%, soit environ 53.000 éléphants de mer en moins, selon cette étude parue dans la revue Communications Biology.Cette île isolée, située dans l’Océan Atlantique au large de la côte antarctique, sert de point d’ancrage à la grande majorité des éléphants de mer austraux. Selon le dernier décompte effectué en 1995, elle sert de refuge à un peu plus de la moitié d’entre eux.La grippe aviaire est arrivée sur cette île en 2023, après s’être répandue dans le monde comme jamais auparavant, tuant des centaines de millions d’oiseaux et touchant de nombreuses d’espèces de mammifères ainsi que plusieurs êtres humains. Désormais, pour les éléphants de mer, la situation y est “déchirante”, souligne auprès de l’AFP Connor Bamford, auteur principal de l’étude et membre de l’institut national de recherche polaire du Royaume-Uni.”Ils sont des milliers à cracher et tousser”, déclare Bamford, soulignant la tendance des phoques à avoir le “nez qui coule”.Les chercheurs  pensent que ces mammifères se transmettent le virus les uns aux autres par les gouttelettes d’eau, selon M. Bamford. Alors que les éléphants passent le plus clair de leur temps dans l’eau, ils se reproduisent dans des endroits densément peuplés sur de larges plages de sable.Beaucoup de nouveaux-nés sont par ailleurs morts sur les plages après que leurs mères, touchées par la grippe aviaire, les ont abandonnés.Un peu plus tôt dans l’année, une étude portant sur la péninsule Valdès, une des côtes argentines propices aux naissances, avait déjà déterminé que 97% des nouveaux-nés étaient morts soit par abandon, soit après avoir contracté la grippe aviaire. Les femelles reproductrices sont encore plus nombreuses – environ deux tiers – à avoir disparu de cette péninsule, par rapport à la Géorgie du Sud.”Si la population de l’île de Géorgie du Sud répond de manière similaire aux modèles observés dans la péninsule Valdès, l’avenir est sombre”, souligne les auteurs de l’étude.Connor Bamford ne pense pas cependant que les éléphants de mer soient “proches de l’extinction”.La population vivant sur l’île de Géorgie du Sud est bien plus importante – des centaines de milliers – que celles des côtes argentines, permettant d’espérer qu’elle soit plus résiliente.”Mais les impacts sur cette population se sentiront pendant de nombreuses années”, ajoute-t-il. 

Budget: le gouvernement subit un revers sur la taxation des retraités à la reprise des débats

Le gouvernement a subi un revers jeudi matin à la reprise des débats dans l’hémicycle sur le projet de loi de finances : les députés ont maintenu l’abattement fiscal de 10% sur les retraites, dont la suppression aurait généré d’importantes économies.La copie initiale du budget de l’Etat pour 2026 prévoit de remplacer l’abattement de 10% dont les retraités bénéficient sur leur pension, par un abattement forfaitaire de 2.000 euros, avec un rendement attendu de 1,2 milliard d’euros.L’objectif, selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, serait de créer de “la solidarité entre retraités” en permettant une “baisse d’impôt pour 1.6 million” des plus modestes, tout en augmentant celui des autres.  Mais la mesure a provoqué une levée de boucliers lors de son examen en première lecture à l’Assemblée. L’essentiel de la gauche, de l’alliance RN-UDR et des députés LR ont joint leurs voix pour l’effacer.”Il est hors de question de s’attaquer au pouvoir d’achat (…) de ceux qui ont travaillé toute leur vie”, a tonné Laurent Wauquiez, patron du groupe Les Républicains.Le communiste Nicolas Sansu a rappelé que la mesure provoquerait une hausse d’impôt “dès 1667 euros de pension mensuelle”. Jean Philippe Tanguy (RN) a fustigé une proposition participant à faire des retraités “les nouveaux bouc émissaires d’un système en échec”.A l’inverse, le député macroniste Guillaume Kasbarian a salué une proposition “courageuse” et fustigé ceux qui “refusent” de supprimer “l’un des nombreux avantages fiscaux des retraités” par “crainte électorale”.Ce vote intervient à la reprise de l’examen du budget de l’Etat dans l’hémicycle après 9 jours de pause. C’est le budget de la Sécu qui avait pris place au Palais Bourbon, avec le vote emblématique mercredi de la “suspension” de la réforme des retraites de 2023, l’une des conditions de la non-censure des socialistes du gouvernement de Sébastien Lecornu.L’examen du texte n’a pu aller à son terme mercredi soir, mais Amélie de Montchalin a redit jeudi que “l’ensemble des amendements votés ont été transmis au Sénat”.Pour le budget de l’État, la tâche s’annonce tout aussi ardue: plus de 2.100 amendements restant à examiner sur la seule première partie, consacrée aux recettes. Un vote aurait dû avoir lieu sur ce volet le 17 novembre, mais gouvernement et Assemblée ont acté qu’il n’y en aurait pas. Un vote sur la partie “recettes” n’est pas non plus assuré. L’ensemble du texte doit être transmis au Sénat le 23 novembre à minuit, selon les délais constitutionnels.- “Faire traîner les débats” -Le député LFI Aurélien Le Coq a accusé dans l’hémicycle le gouvernement de “vouloir faire trainer les débats”, et empêcher un vote, comme sur le budget de la Sécu. Cela “dépend de vous, il n’y a pas lieu de polémiquer”, lui a rétorqué la ministre. Comme sur le budget de la Sécu, certains groupes n’ont pas forcément envie d’aller jusqu’au bout et pourraient jouer la montre.”Face aux horreurs votées, on n’a pas intérêt à aller au vote”, dit un cadre Renaissance, ajoutant que vu le nombre d’amendements restants, il n’y a pas besoin de faire obstruction, mais de “prendre le temps du débat”.Une multitude de taxes reste à examiner, dont celle sur les petits colis, qui suscite une attention particulière alors que la polémique autour du géant du e-commerce Shein agite le débat public. Ou encore la hausse des droits de timbre pour obtenir un titre de séjour, décriée par la gauche.Avant la pause sur le budget de l’Etat, les députés s’étaient attaqués aux mesures les plus emblématiques, notamment sur la taxation des plus riches. Si la gauche a échoué à faire adopter sa “taxe Zucman”, plusieurs impôts visant les multinationales ou les superdividendes ont été votés, ulcérant le camp gouvernemental qui a dénoncé une “folie fiscale”.

Budget: le gouvernement subit un revers sur la taxation des retraités à la reprise des débats

Le gouvernement a subi un revers jeudi matin à la reprise des débats dans l’hémicycle sur le projet de loi de finances : les députés ont maintenu l’abattement fiscal de 10% sur les retraites, dont la suppression aurait généré d’importantes économies.La copie initiale du budget de l’Etat pour 2026 prévoit de remplacer l’abattement de 10% dont les retraités bénéficient sur leur pension, par un abattement forfaitaire de 2.000 euros, avec un rendement attendu de 1,2 milliard d’euros.L’objectif, selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, serait de créer de “la solidarité entre retraités” en permettant une “baisse d’impôt pour 1.6 million” des plus modestes, tout en augmentant celui des autres.  Mais la mesure a provoqué une levée de boucliers lors de son examen en première lecture à l’Assemblée. L’essentiel de la gauche, de l’alliance RN-UDR et des députés LR ont joint leurs voix pour l’effacer.”Il est hors de question de s’attaquer au pouvoir d’achat (…) de ceux qui ont travaillé toute leur vie”, a tonné Laurent Wauquiez, patron du groupe Les Républicains.Le communiste Nicolas Sansu a rappelé que la mesure provoquerait une hausse d’impôt “dès 1667 euros de pension mensuelle”. Jean Philippe Tanguy (RN) a fustigé une proposition participant à faire des retraités “les nouveaux bouc émissaires d’un système en échec”.A l’inverse, le député macroniste Guillaume Kasbarian a salué une proposition “courageuse” et fustigé ceux qui “refusent” de supprimer “l’un des nombreux avantages fiscaux des retraités” par “crainte électorale”.Ce vote intervient à la reprise de l’examen du budget de l’Etat dans l’hémicycle après 9 jours de pause. C’est le budget de la Sécu qui avait pris place au Palais Bourbon, avec le vote emblématique mercredi de la “suspension” de la réforme des retraites de 2023, l’une des conditions de la non-censure des socialistes du gouvernement de Sébastien Lecornu.L’examen du texte n’a pu aller à son terme mercredi soir, mais Amélie de Montchalin a redit jeudi que “l’ensemble des amendements votés ont été transmis au Sénat”.Pour le budget de l’État, la tâche s’annonce tout aussi ardue: plus de 2.100 amendements restant à examiner sur la seule première partie, consacrée aux recettes. Un vote aurait dû avoir lieu sur ce volet le 17 novembre, mais gouvernement et Assemblée ont acté qu’il n’y en aurait pas. Un vote sur la partie “recettes” n’est pas non plus assuré. L’ensemble du texte doit être transmis au Sénat le 23 novembre à minuit, selon les délais constitutionnels.- “Faire traîner les débats” -Le député LFI Aurélien Le Coq a accusé dans l’hémicycle le gouvernement de “vouloir faire trainer les débats”, et empêcher un vote, comme sur le budget de la Sécu. Cela “dépend de vous, il n’y a pas lieu de polémiquer”, lui a rétorqué la ministre. Comme sur le budget de la Sécu, certains groupes n’ont pas forcément envie d’aller jusqu’au bout et pourraient jouer la montre.”Face aux horreurs votées, on n’a pas intérêt à aller au vote”, dit un cadre Renaissance, ajoutant que vu le nombre d’amendements restants, il n’y a pas besoin de faire obstruction, mais de “prendre le temps du débat”.Une multitude de taxes reste à examiner, dont celle sur les petits colis, qui suscite une attention particulière alors que la polémique autour du géant du e-commerce Shein agite le débat public. Ou encore la hausse des droits de timbre pour obtenir un titre de séjour, décriée par la gauche.Avant la pause sur le budget de l’Etat, les députés s’étaient attaqués aux mesures les plus emblématiques, notamment sur la taxation des plus riches. Si la gauche a échoué à faire adopter sa “taxe Zucman”, plusieurs impôts visant les multinationales ou les superdividendes ont été votés, ulcérant le camp gouvernemental qui a dénoncé une “folie fiscale”.

Budget: le gouvernement subit un revers sur la taxation des retraités à la reprise des débats

Le gouvernement a subi un revers jeudi matin à la reprise des débats dans l’hémicycle sur le projet de loi de finances : les députés ont maintenu l’abattement fiscal de 10% sur les retraites, dont la suppression aurait généré d’importantes économies.La copie initiale du budget de l’Etat pour 2026 prévoit de remplacer l’abattement de 10% dont les retraités bénéficient sur leur pension, par un abattement forfaitaire de 2.000 euros, avec un rendement attendu de 1,2 milliard d’euros.L’objectif, selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, serait de créer de “la solidarité entre retraités” en permettant une “baisse d’impôt pour 1.6 million” des plus modestes, tout en augmentant celui des autres.  Mais la mesure a provoqué une levée de boucliers lors de son examen en première lecture à l’Assemblée. L’essentiel de la gauche, de l’alliance RN-UDR et des députés LR ont joint leurs voix pour l’effacer.”Il est hors de question de s’attaquer au pouvoir d’achat (…) de ceux qui ont travaillé toute leur vie”, a tonné Laurent Wauquiez, patron du groupe Les Républicains.Le communiste Nicolas Sansu a rappelé que la mesure provoquerait une hausse d’impôt “dès 1667 euros de pension mensuelle”. Jean Philippe Tanguy (RN) a fustigé une proposition participant à faire des retraités “les nouveaux bouc émissaires d’un système en échec”.A l’inverse, le député macroniste Guillaume Kasbarian a salué une proposition “courageuse” et fustigé ceux qui “refusent” de supprimer “l’un des nombreux avantages fiscaux des retraités” par “crainte électorale”.Ce vote intervient à la reprise de l’examen du budget de l’Etat dans l’hémicycle après 9 jours de pause. C’est le budget de la Sécu qui avait pris place au Palais Bourbon, avec le vote emblématique mercredi de la “suspension” de la réforme des retraites de 2023, l’une des conditions de la non-censure des socialistes du gouvernement de Sébastien Lecornu.L’examen du texte n’a pu aller à son terme mercredi soir, mais Amélie de Montchalin a redit jeudi que “l’ensemble des amendements votés ont été transmis au Sénat”.Pour le budget de l’État, la tâche s’annonce tout aussi ardue: plus de 2.100 amendements restant à examiner sur la seule première partie, consacrée aux recettes. Un vote aurait dû avoir lieu sur ce volet le 17 novembre, mais gouvernement et Assemblée ont acté qu’il n’y en aurait pas. Un vote sur la partie “recettes” n’est pas non plus assuré. L’ensemble du texte doit être transmis au Sénat le 23 novembre à minuit, selon les délais constitutionnels.- “Faire traîner les débats” -Le député LFI Aurélien Le Coq a accusé dans l’hémicycle le gouvernement de “vouloir faire trainer les débats”, et empêcher un vote, comme sur le budget de la Sécu. Cela “dépend de vous, il n’y a pas lieu de polémiquer”, lui a rétorqué la ministre. Comme sur le budget de la Sécu, certains groupes n’ont pas forcément envie d’aller jusqu’au bout et pourraient jouer la montre.”Face aux horreurs votées, on n’a pas intérêt à aller au vote”, dit un cadre Renaissance, ajoutant que vu le nombre d’amendements restants, il n’y a pas besoin de faire obstruction, mais de “prendre le temps du débat”.Une multitude de taxes reste à examiner, dont celle sur les petits colis, qui suscite une attention particulière alors que la polémique autour du géant du e-commerce Shein agite le débat public. Ou encore la hausse des droits de timbre pour obtenir un titre de séjour, décriée par la gauche.Avant la pause sur le budget de l’Etat, les députés s’étaient attaqués aux mesures les plus emblématiques, notamment sur la taxation des plus riches. Si la gauche a échoué à faire adopter sa “taxe Zucman”, plusieurs impôts visant les multinationales ou les superdividendes ont été votés, ulcérant le camp gouvernemental qui a dénoncé une “folie fiscale”.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Face-à-face corsé entre Turquie et Australie pour décrocher la prochaine COP

Un choix s’offre aux visiteurs de la COP30 à Belem en quête d’un bon café: un cappuccino sur le stand australien ou le puissant café turc sur le pavillon d’Ankara, symbole du bras de fer entre les deux pays pour organiser la prochaine conférence.Au moment même où le Brésil tente de montrer au monde que la diplomatie climatique fonctionne encore, les deux pays sont sous pression pour se mettre d’accord afin d’éviter un scandale dans la ville amazonienne de Belem.Sans retrait d’une des deux candidatures pour la COP31 de 2026 ou sans compromis, Australie et Turquie risquent de perdre la partie. Une situation inédite, qui verrait l’organisation de la prochaine conférence climat de l’ONU revenir par défaut à l’Allemagne.D’autres COP ont fait l’objet d’une forte concurrence par le passé mais “jamais aucune n’a connu un tel suspense”, souligne auprès de l’AFP Alden Meyer, vétéran des sommets climatiques pour le groupe de réflexion E3G.Ce n’est d’ailleurs, selon certains, pas un hasard si les deux stands se trouvent côte à côte dans l’immense enceinte brésilienne: “C’est à 100% fait exprès”, assure Kathryn McCallum, militante du réseau d’ONG Climate Action Network Australia. “En gros, la présidence brésilienne leur dit: +Débrouillez-vous+”, car “ils ne veulent pas que cela éclipse les discussions cruciales en cours”, juge-t-elle.- Supporters -La proximité des stands n’a pas empêché une vingtaine de supporters australiens de promouvoir jeudi la candidature du pays pour la COP31, sous le regard des Turcs.Un autre jour, une foule enthousiaste s’était pressée autour du pavillon australien à l’occasion de la visite de la reine Mary de Danemark, originaire de Tasmanie.Côté turc, c’est un calligraphe qui attire les visiteurs qui repartent avec des illustrations personnalisées et des sacs en toile.Mais parallèlement à ces opérations de séduction à ciel ouvert, la diplomatie est à l’oeuvre en coulisses. Un émissaire a été nommé par le Brésil pour tenter de rapprocher les positions avant la clôture du sommet, prévue le 21 novembre.”Nous sommes toujours déterminés à organiser la COP31″, affirme à l’AFP la diplomate turque Aysin Turpanci.De son côté, l’Australie se targue d'”un soutien international large et solide”, par la voix de Josh Wilson, son ministre adjoint du Climat. Son pays a “engagé des discussions avec la Turquie au plus haut niveau”, dit-il.Mais aucun des deux pays ne semble prêt à plier et l’heure tourne.Jeudi, le Premier ministre australien Anthony Albanese a expliqué depuis Sydney que le président turc Recep Tayyip Erdogan “maintient sa position en réponse à l’Australie qui maintient sa position”.Pour un membre de la délégation turque, interrogé par l’AFP, le rapport de force est de “50-50”.- Berlin pousse -Selon les règles de l’ONU qui régissent les COP, les villes d’accueil sont choisies à tour de rôle chaque année au sein de cinq blocs régionaux.Pour l’an prochain c’est au tour de l’Europe occidentale et d’un groupe d’autres Etats dont la Turquie, l’Australie et le Canada, qui doivent décider par consensus qui organisera l’événement.Faute de décision, le sommet aura lieu à Bonn, en Allemagne, qui accueille le secrétariat de l’ONU Climat.Or “je sais que l’Allemagne ne souhaite pas organiser cette COP”, confie à l’AFP Jennifer Morgan, ancienne envoyée climatique de l’Allemagne. Selon elle, Berlin pousse les deux pays à trouver une solution.Pendant ce temps, l’Éthiopie a été désignée mardi par les pays africains pour organiser la COP32 en 2027. Quel qu’il soit, le futur hôte de la COP31 aura peu de temps pour se préparer.Les nations du Pacifique, qui co-organiseraient avec l’Australie en cas de victoire de Canberra, observent la situation avec inquiétude: “Plus nous serons fixés tôt, mieux ce sera – et espérons-le, ce sera en Australie”, dit à l’AFP Vishal Prasad, membre de l’organisation Pacific Islands Students Fighting Climate Change.Les îles du Pacifique sont particulièrement vulnérables au réchauffement climatique.

YouTube superstar MrBeast opens pop-up park in Saudi Arabia

MrBeast, the world’s most followed YouTuber with over 450 million subscribers, opened a temporary amusement park in Riyadh on Thursday, the latest celebrity drawn to Saudi Arabia as it aspires to become a major entertainment hub.Eager for a chance to meet the social media star, families and teenagers gathered at “Beast Land”, a venue featuring obstacle course-like challenges similar to those in his popular videos where contestants compete for massive pay days.Hani Abu al-Naja said he travelled all the way from the city of Khobar, around 400 kilometres (250 miles) east of Riyadh, with his four children and four nephews for the opening.”It was a surprise for them,” the 42-year-old Palestinian told AFP, beaming with joy.MrBeast’s park will be open until December 27 as part of Riyadh Season, a major annual festival launched to promote the capital city as a tourist hub, as Saudi Arabia seeks to attract high-profile celebrities to diversify its oil-reliant economy.”The majority of our audience is outside of North America and we have a large concentration of people who watch our videos in the Middle East,” he told AFP in the Saudi capital Riyadh.”A lot of times when we do stuff, we do it in the West or in other places and I just really wanted to do something fun for our fans who live around here,” he added.After a dramatic countdown on giant screens, MrBeast appeared on stage surrounded by flames, lasers, confetti and a swarm of shining drones to intense applause.He opened briefcases and huge chests with bundles of cash. Every day, the visitor with the highest score will win 7,000 riyals ($1,866), and in 45 days the participant with the best overall score will receive 1 million riyals ($266,645).- ‘The craziest thing’ -The influencer had earlier posted a video from the gates of the new park in Riyadh, shaped like a blue tiger’s head with flashing lightning bolts for eyes, reminiscent of his logo, with neon lights beaming on the attractions.”This thing is the craziest thing that I’ve ever done, I can’t wait for you guys to experience this,” he said in the clip.With more followers across his social media platforms than there are people in the United States, the 27-year-old influencer — whose real name is Jimmy Donaldson — has built a digital empire over the years thanks to his prodigious output of content often featuring contests and challenges.The kingdom, where 75 percent of Saudis are under 35 years of age, is the perfect playground for influencers like MrBeast, whose content is mostly watched by children and young people.Smartphone market penetration in the kingdom stands at over 98 percent, while internet penetration stands at nearly 98 percent, both well above the global average, according to PwC.Saudis rank “among the most avid media consumers in the world” according to the consultancy.Human rights groups accuse the kingdom of inviting international stars and “art-washing” to obscure its poor human rights record, including a high rate of executions.In 2023, Time magazine named MrBeast one of the world’s most influential people.That same year, Forbes put his net worth at around half a billion dollars.Saudi Arabia has been building multiple leisure and entertainment attractions, including Qiddiya near Riyadh, billed as an “entertainment city” of theme parks and a motorsports racetrack.

Study flags ‘complicity’ of oil-supplying states in Gaza war

Twenty-five countries shipped oil to Israel during its two-year offensive in Gaza, according to a report published Thursday by the nonprofit Oil Change International, which argued the same fossil-fuel system driving the climate crisis is also enabling “genocide.”Released at the UN climate summit in Brazil, the analysis found Azerbaijan and Kazakhstan were by far the largest suppliers of crude, accounting for 70 percent of shipments between November 1, 2023 and October 1, 2025.Russia, Greece and the United States were the top providers of refined petroleum products — with the US standing out as the sole supplier of JP-8, a jet-fuel blend designed for military aircraft.”The states that have supplied Israel with fuel during this period have done so in full knowledge of its atrocities,” said Oil Change International, which advocates for a global phase-out of fossil fuels.”Their complicity is documented here to hold these states accountable. These states must address their role in the genocide and cease their complicity.”The group commissioned research firm Data Desk to conduct the analysis, which tracked 323 shipments during the study period, totaling 21.2 million tonnes.The conflict began in October 2023 when an attack by Islamist group Hamas killed 1,221 people in Israel, mostly civilians, according to an AFP tally based on official figures.Israel’s retaliatory campaign has since killed more than 69,000 Palestinians, according to Gaza’s health ministry, whose data is deemed reliable by the United Nations.Israel and Hamas agreed to a ceasefire in Gaza that has largely halted the war since October 10, though violent incidents continue to be reported, often with fatalities.The International Court of Justice has ruled that Israel’s actions are unlawful, and a UN Commission has concluded Israel has committed genocide in Gaza.Irene Pietropaoli, a senior fellow in business and human rights at the British Institute of International and Comparative Law, said states were obliged to follow the ICJ’s interim order directing them to “prevent and punish genocide.””States must consider that their military or other assistance to Israel’s military operations in Gaza may put them at risk of being complicit in genocide under the Genocide Convention,” she said.In August 2024, Colombian President Gustavo Petro announced that Colombia had formally suspended coal exports to Israel.While official data indicates Brazil last sent oil directly to Israel in March 2024, the head of the Rio de Janeiro Oil Workers Union has claimed Brazil may have rerouted shipments via Italy.