Au Mexique, Macron prône une lutte antidrogue qui respecte “la souveraineté” des Etats

Emmanuel Macron a plaidé vendredi à Mexico pour un renforcement des relations économiques entre la France et le Mexique, et a prôné une lutte contre les narcotrafiquants qui respecte la “souveraineté” des Etats, semblant critiquer les frappes menées par les Etats-Unis de Donald Trump.Arrivé du Brésil en clôture d’une mini-tournée en Amérique latine, le président français a été interrogé, au côté de son homologue mexicaine Claudia Sheinbaum, sur la campagne de frappes américaines contre des narcotrafiquants présumés, notamment dans les Caraïbes, et sur des informations de presse sur d’éventuels projets d’opérations au Mexique.”Je ne ferai pas de politique fiction. Je dis simplement que la France est attachée à la souveraineté de tout Etat, que la lutte contre les narcotrafiquants est une cause qui nous lie tous”, a-t-il répondu lors d’une conférence de presse au palais national, après un accueil en grande pompe.Il a souligné en avoir discuté avec son homologue de gauche, affirmant que ce fléau devait se régler “par la coopération entre des Etats souverains et le respect de la souveraineté de chacun”.A Mexico, sa priorité était toutefois de “renforcer la relation économique et donner encore plus de visibilité aux investisseurs des deux côtés”.Il a ainsi présidé avec Claudia Sheinbaum une réunion avec des dirigeants d’entreprises françaises et mexicaines. Côté français, les dirigeants de Safran, d’Alstom, de Blablacar ou encore de Novair ont fait le déplacement.Le Mexique est le premier pays latino-américain investisseur en France, tandis que la France se classe comme le 11e investisseur étranger au Mexique.Alors que le dernier déplacement sur place d’un président français, François Hollande, remontait à 2014, il a évoqué une nouvelle “impulsion” à ces relations qui fêteront en 2026 leur bicentenaire. Il a invité son homologue en France pour cet anniversaire.”La France aime le Mexique”, a assuré Emmanuel Macron, évoquant des valeurs communes notamment en défense d’un “ordre mondial fondé sur le respect du droit international, du multilatéralisme” et de la lutte contre les “dérèglements climatiques”, au lendemain de sa participation à un sommet de la COP30 à Belem, en Amazonie brésilienne.- “Codex” exposé -Au-delà de cet aspect économique, Claudia Sheinbaum avait clairement fait savoir que pour Mexico, la priorité de cette visite était la demande de retour d’œuvres illustrant la vie et les croyances de la civilisation Mexica, anciennement appelée aztèque, conservées aujourd’hui en France.”Ces +codex” sont fondamentaux pour la relation entre l’Europe et le Mexique”, a-t-elle redit vendredi.”Ils représentent la mémoire vivante du Mexique, de notre histoire, la voix écrite de nos ancêtres et la racine profonde de notre identité”, a-t-elle ajouté.Emmanuel Macron a annoncé que le “Codex Azcatitlan, conservé à la Bibliothèque nationale de France, sera présenté au Mexique l’an prochain dans le cadre d’une exposition croisée entre nos deux pays à l’occasion des cérémonies du bicentenaire”.Il a ensuite estimé dans un discours devant la communauté française que cet accord “extrêmement respectueux” devrait “permettre de dépassionner ce débat qui parfois a pu être empreint de tension”.Un groupe de travail franco-mexicain va continuer à se pencher sur cette question, mais à ce stade une restitution n’a pas été évoquée côté français.L’autre document réclamé par Mexico est le “Codex Borbonicus”, conservé au palais Bourbon, qui abrite l’Assemblée nationale française, composé de 36 feuilles en écorce de ficus, et long de 14 mètres.

Au Mexique, Macron prône une lutte antidrogue qui respecte “la souveraineté” des Etats

Emmanuel Macron a plaidé vendredi à Mexico pour un renforcement des relations économiques entre la France et le Mexique, et a prôné une lutte contre les narcotrafiquants qui respecte la “souveraineté” des Etats, semblant critiquer les frappes menées par les Etats-Unis de Donald Trump.Arrivé du Brésil en clôture d’une mini-tournée en Amérique latine, le président français a été interrogé, au côté de son homologue mexicaine Claudia Sheinbaum, sur la campagne de frappes américaines contre des narcotrafiquants présumés, notamment dans les Caraïbes, et sur des informations de presse sur d’éventuels projets d’opérations au Mexique.”Je ne ferai pas de politique fiction. Je dis simplement que la France est attachée à la souveraineté de tout Etat, que la lutte contre les narcotrafiquants est une cause qui nous lie tous”, a-t-il répondu lors d’une conférence de presse au palais national, après un accueil en grande pompe.Il a souligné en avoir discuté avec son homologue de gauche, affirmant que ce fléau devait se régler “par la coopération entre des Etats souverains et le respect de la souveraineté de chacun”.A Mexico, sa priorité était toutefois de “renforcer la relation économique et donner encore plus de visibilité aux investisseurs des deux côtés”.Il a ainsi présidé avec Claudia Sheinbaum une réunion avec des dirigeants d’entreprises françaises et mexicaines. Côté français, les dirigeants de Safran, d’Alstom, de Blablacar ou encore de Novair ont fait le déplacement.Le Mexique est le premier pays latino-américain investisseur en France, tandis que la France se classe comme le 11e investisseur étranger au Mexique.Alors que le dernier déplacement sur place d’un président français, François Hollande, remontait à 2014, il a évoqué une nouvelle “impulsion” à ces relations qui fêteront en 2026 leur bicentenaire. Il a invité son homologue en France pour cet anniversaire.”La France aime le Mexique”, a assuré Emmanuel Macron, évoquant des valeurs communes notamment en défense d’un “ordre mondial fondé sur le respect du droit international, du multilatéralisme” et de la lutte contre les “dérèglements climatiques”, au lendemain de sa participation à un sommet de la COP30 à Belem, en Amazonie brésilienne.- “Codex” exposé -Au-delà de cet aspect économique, Claudia Sheinbaum avait clairement fait savoir que pour Mexico, la priorité de cette visite était la demande de retour d’œuvres illustrant la vie et les croyances de la civilisation Mexica, anciennement appelée aztèque, conservées aujourd’hui en France.”Ces +codex” sont fondamentaux pour la relation entre l’Europe et le Mexique”, a-t-elle redit vendredi.”Ils représentent la mémoire vivante du Mexique, de notre histoire, la voix écrite de nos ancêtres et la racine profonde de notre identité”, a-t-elle ajouté.Emmanuel Macron a annoncé que le “Codex Azcatitlan, conservé à la Bibliothèque nationale de France, sera présenté au Mexique l’an prochain dans le cadre d’une exposition croisée entre nos deux pays à l’occasion des cérémonies du bicentenaire”.Il a ensuite estimé dans un discours devant la communauté française que cet accord “extrêmement respectueux” devrait “permettre de dépassionner ce débat qui parfois a pu être empreint de tension”.Un groupe de travail franco-mexicain va continuer à se pencher sur cette question, mais à ce stade une restitution n’a pas été évoquée côté français.L’autre document réclamé par Mexico est le “Codex Borbonicus”, conservé au palais Bourbon, qui abrite l’Assemblée nationale française, composé de 36 feuilles en écorce de ficus, et long de 14 mètres.

Shein échappe pour l’heure à une suspension mais reste sous étroite surveillance

Shein échappe pour l’heure à une suspension en France après avoir supprimé de son site tous les produits illicites mais reste “sous surveillance rapprochée” du gouvernement et toujours sous le coup de procédures judiciaires.Les pouvoirs publics avaient donné mercredi 48h à la plateforme asiatique de vente en ligne pour se mettre en conformité avec la loi après la découverte sur son site de poupées sexuelles d’apparence enfantine et d’armes de catégorie A.Dans un communiqué vendredi, le gouvernement annonce avoir “obtenu la suppression par Shein de tous les produits illicites vendus sur sa plateforme”.Ce résultat découle de la décision de Shein de suspendre sa “marketplace” où sont proposées les produits de vendeurs tiers.La Répression des fraudes a constaté qu’il n’y avait “plus aucun produit illicite (objets à caractère pédopornographique, armes blanches, médicaments…etc.) en vente sur Shein”, selon le gouvernement, qui y voit une “victoire fondamentale” pour les consommateurs et l’ordre public.Mais Shein n’est pas sortie d’affaires. Un nouveau point de situation est prévu la semaine prochaine à la demande du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui “confirme” sur X “le maintien des procédures judiciaires aux fins d’obtenir la suspension de la plateforme”. Le ministère de l’Intérieur a saisi vendredi le tribunal judiciaire de Paris pour “faire cesser les graves dommages à l’ordre public causés par les défaillances répétées de Shein”, dit le gouvernement.- “Nouvelles procédures” -En outre, le parquet de Paris a annoncé lundi avoir confié quatre enquêtes à l’Office des mineurs (Ofmin), sur quatre plateformes (Shein, AliExpress, Temu et Wish). Ces investigations portent sur la “diffusion de message violent, pornographique, ou contraire à la dignité accessible à un mineur”, mais aussi, pour Shein et AliExpress, sur la “diffusion de l’image ou la représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique”.”Nous prenons note de la décision du gouvernement aujourd’hui”, a indiqué à l’AFP le porte-parole de Shein en France, Quentin Ruffat. “Shein reste engagée dans le dialogue avec les autorités françaises afin de répondre aux préoccupations exprimées et de présenter les mesures que nous avons mises en place pour continuer à nous améliorer”.Au-delà, le gouvernement a constaté la vente de produits illicites sur d’autres plateformes, non nommées, et “engagera dans les prochains jours de nouvelles procédures à leur encontre”.Comme l’a constaté l’équipe de l’Investigation numérique de l’AFP, il semble toujours possible pour un acheteur français de se procurer facilement une poupée sexuelle à l’apparence enfantine sur internet, sans passer par le darkweb.La recherche d’une des poupées précédemment vendues par Shein a permis vendredi d’atterrir sur un site chinois en proposant.Shein montre désormais patte blanche. “Le Shein d’aujourd’hui n’est pas du tout celui de mercredi”, avait reconnu vendredi le ministre du Commerce Serge Papin.- Premiers magasins -Jeudi à l’aéroport Roissy-CDG, lors d’une opération de contrôle de 100% des colis Shein, des produits “pas aux normes” voire “destinés à un trafic illicite” ont été découverts, selon le ministre.M. Papin a par ailleurs refusé la possibilité d’une rencontre avec Donald Tang, le patron de Shein, qui s’engageait dans une lettre à “respecter toutes les lois françaises” et proposait une entrevue.La France a également interpellé la Commission européenne pour sanctionner Shein. La ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, s’est entretenue jeudi avec la vice-présidente de la Commission chargée du numérique, Henna Virkkunen. Cette dernière “considère l’affaire des poupées pédopornographiques comme extrêmement grave et ne compte pas en rester là”, a assuré la ministre au Parisien. Vendredi, par la voix du ministre du Commerce extérieur Nicolas Forissier, en déplacement à Shanghai, la France a fait savoir à la Chine, où la marque de mode ultra-éphémère fabrique majoritairement ses produits, que la vente par Shein de ces poupées était “inacceptable”.C’est dans ce contexte que Shein continue d’installer en France ses premiers magasins pérennes au monde. Après le BHV à Paris mercredi, des ouvertures sont prévues le 18 novembre à Dijon et Reims et le 21 novembre à Grenoble, puis début décembre à Angers et Limoges, selon la Société des grands magasins (SGM), propriétaire des structures qui accueilleront la marque.ac-ole-cnc-aor/jbo/cbn

Hungary’s Orban wins Russian oil sanctions exemption from Trump

US President Donald Trump handed Hungarian Prime Minister Viktor Orban an exemption from sanctions to keep buying Russian oil on Friday, as the right-wing allies held a chummy White House meeting.As Orban and Trump heaped praise on each other, the Hungarian nationalist said it would take a “miracle” for Ukraine to beat Moscow, underscoring the gulf between him and other European leaders on the war.Trump meanwhile wholeheartedly backed Orban on the touchstone issue of migration, saying that the Hungarian’s European Union counterparts should show him more respect.Hungarian Foreign Minister Peter Szijjarto hailed what he called the “major outcome” of the meeting, Orban’s first at the White House since Trump returned to power in January.”The United States has granted Hungary a full and unlimited exemption from sanctions on oil and gas. We are grateful for this decision, which guarantees Hungary’s energy security,” Szijjarto said on X.Trump had earlier said he would consider giving landlocked Hungary a pass because it has to rely on pipelines, leaving it heavily dependent on Russia despite EU efforts to wean it off.”As you know they don’t have the advantage of having sea,” Trump told reporters.- Canceled summit -Orban, who has often bucked the rest of the EU on pressuring Russia over its invasion of Ukraine, pressed his case that Russian energy was vital for his country.”Pipeline is not an ideological or political issue. It’s a physical reality because we don’t have port(s),” Orban said.Hungary — the closest ally in the European Union of both Trump and the Kremlin — has also offered to host a summit in Budapest between Trump and Russian President Vladimir Putin.Trump called off the summit in October amid growing frustration with Putin’s refusal to end his invasion of Ukraine, and slapped Russia’s two biggest oil companies with sanctions.Washington has given firms who work with Russian oil giants Rosneft and Lukoil one month to cut ties or face secondary sanctions, which would deny them access to US banks, traders, shippers and insurers.- ‘Respect this leader’ -Experts say the meeting with the US president was expected to give at least a “symbolic” win to Orban, who faces an unprecedented challenge to his 15-year rule ahead of elections next spring amid economic stagnation.Trump told European Union leaders to show more respect to Orban, who has thumbed his nose at them over migration.”I think they should respect Hungary and respect this leader very, very strongly because he’s been right on immigration,” Trump told reporters.Trump, who has carried out a sweeping crackdown on immigration at home, again alleged a link between migrants and crime, which is not backed up by statistics in the United States.Orban visited his “dear friend” Trump at his Mar-a-Lago residence in Florida three times last year, but the US president’s return to power has had a mixed effect on Hungary.Washington has withdrawn sanctions against top Orban aide Antal Rogan and restored the country’s status in a visa waiver scheme.But Trump’s tariffs against the European Union have hit Hungary’s export-oriented car industry hard, contributing to an already weak economy.Daniel Hegedus, central Europe director at the German Marshall Fund (GMF), had predicted that Trump would show some flexibility on Orban’s request on the oil sanctions.”I expect Trump will give a victory to Orban that he can sell at home and strengthens his position, as the administration actively supports political forces that divide the EU,” he said.Orban — who has refused to send military aid to Ukraine and opposes Kyiv’s EU bid — has had frequent run-ins with Brussels on the rule of law and other issues.burs-dk/des

More than 1,000 flights cut in US shutdown fallout

More than 1,000 flights were canceled across the United States on Friday after the Trump administration ordered reductions to ease strain on air traffic controllers working without pay amid a federal government shutdown.Forty airports were slated for the cuts, including major hubs in Atlanta, Newark, Denver, Chicago, Houston and Los Angeles.With Republicans and Democrats in a bitter standoff, particularly over health insurance subsidies, federal agencies have been grinding to halt since funding lapsed on October 1.Many government employees, including vital airport staff, are either working without pay or furloughed at home, waiting for the now nearly six-week crisis to end.The flight reductions are taking effect gradually, starting at four percent and rising to 10 percent next week if Congress still hasn’t reached a funding deal.More than 1,000 flights scheduled for Friday were canceled, according to tracking website FlightAware.The most affected airports late Friday were Reagan National in Washington, Denver International and Hartsfield-Jackson in Atlanta, according to data analyzed by AFP.According to the Federal Aviation Administration (FAA), travelers at Reagan National were seeing average delays of four hours, with 90-minute waits in Phoenix and one hour delays in Chicago and San Francisco.”This is frustrating. We don’t need to be in this position,” American Airlines CEO Robert Isom told CNBC.The upheaval means ordinary Americans are now directly feeling the impacts of the Washington budget fight that has shut down much of the government.US Transportation Secretary Sean Duffy blamed Democrats for the shutdown, saying they should vote to reopen the government.”If Democrats are going to go home this weekend, and they’ve kept the government shut down, that’s shameful,” Duffy told reporters at Reagan National Airport.In a post on Truth Social, President Donald Trump on Friday also called on Senate lawmakers to remain in Washington until an agreement to end the shutdown.Republicans control Congress, but Democrats have said they will refuse to sign off on the majority party’s budget plans, including severe healthcare cuts.- ‘Hurting people’ -The flight reduction measures come as the country enters its busiest travel time of the year, with the Thanksgiving holiday just weeks away.”This will get serious if things drag on to Thanksgiving,” retiree Werner Buchi told AFP at New York’s LaGuardia airport as he waited for his daughter to arrive on a flight from Wilmington, North Carolina.Rhonda, 65 — who arrived at LaGuardia without a hitch from Portland, Maine — worried about holiday plans “that could be ruined because people won’t talk to each other. This is hurting a lot of people,” she said.American Airlines said in a statement that its scheduled reduction amounted to 220 flight cancellations each day.Delta Air Lines said it was cutting about 170 flights scheduled for Friday, while broadcaster CNN reported Southwest Airlines axed around 100 flights set for that day.More than 6,800 US flights were delayed Thursday with some 200 cancellations, FlightAware data showed, with passengers facing long lines at security checkpoints.- ‘Safe to fly’ -The Trump administration sought to reassure people that flying remains safe.”It’s safe to fly today, tomorrow, and the day after because of the proactive actions we are taking,” Duffy said on social media late Thursday.But many in high-stress aviation-related jobs are now calling in sick and potentially working second jobs to pay their bills.

Un millier de vols annulés aux Etats-Unis, sous paralysie budgétaire

Un millier de vols ont été annulés vendredi dans les aéroports américains en raison du blocage budgétaire qui s’étire et a conduit les autorités à alléger le trafic aérien face à la pénurie d’aiguilleurs du ciel.Par mesure de sécurité, l’administration Trump a imposé mercredi une réduction du trafic dans quarante des aéroports américains les plus fréquentés face au manque de personnel dans les tours de contrôle, auquel il est demandé depuis plus de cinq semaines de travailler sans être payé du fait du “shutdown”.Les vols internationaux ne sont pas concernés, a confirmé vendredi le ministre des Transports Sean Duffy.Arrivé sans encombre à New York du Canada vendredi, Ravi, un homme d’affaires quadragénaire qui ne souhaite pas donner son nom de famille, doit repartir pour Miami dimanche. “Nous espérons ne pas être affectés. Je reprends donc un autre vol. Je n’ai pas envie mais c’est déjà réservé”, dit-il à l’AFP.Un millier de vols ont été annulés vendredi, selon le site de suivi FlightAware, qui identifie les aéroports de Washington (Reagan), Chicago O’Hare et Atlanta comme ceux les plus touchés. Environ 700 annulations sont annoncées pour samedi.L’aéroport Reagan de la capitale a averti dans l’après-midi sur les réseaux sociaux “prévoir des retards importants et des annulations dans la soirée en raison de la réduction du trafic aérien.”- Vols intérieurs et régionaux -D’après le ministère des Transports, le trafic aérien est réduit de 4% vendredi, puis le sera de 6% mardi et jusqu’à 10% dans une semaine, si la paralysie budgétaire se poursuit.Depuis l’aéroport de Miami, Jose Rincon, 78 ans, s’attend à “beaucoup de problèmes à partir de ce week-end”. “Et je ne sais pas pourquoi le gouvernement laisse durer le blocage, surtout pour des choses aussi essentielles que la sécurité et le confort des passagers”, considère-t-il auprès de l’AFP.”Réduire les vols, si c’est une question de sécurité, absolument, mais on n’aurait jamais dû en arriver là”, déplore Elvira Buchi, venue chercher sa fille à l’aéroport de La Guardia à New York.Dans son 38e jour vendredi, la paralysie budgétaire est la plus longue de l’histoire américaine, parlementaires républicains et démocrates étant incapables de s’entendre sur un nouveau budget.La compagnie aérienne United indique que les annulations se concentrent sur “les vols intérieurs et régionaux qui ne relient pas nos hubs” aéroportuaires.Ces perturbations s’ajoutent aux files d’attente qui s’allongent aux points de contrôle gérés par des agents de sécurité, également privés de salaire depuis plus d’un mois.- “C’est beaucoup demander” -Elles débutent à la veille d’un week-end que nombre d’Américains prolongeront jusqu’au mardi 11 novembre, férié aux Etats-Unis. Et elles surviennent à l’approche de Thanksgiving, la grande fête familiale pour laquelle des millions d’Américains prennent l’avion chaque année, le 27 novembre.”Si vous devez aller à un mariage, des obsèques ou autre chose d’important dans les prochains jours, compte tenu du risque d’annulation de vols, je conseillerais d’acheter un billet de secours sur une autre compagnie”, suggère le patron de la compagnie à bas coût Frontier, Barry Biffle, sur les réseaux sociaux.A titre d’illustration, le régulateur aérien américain (FAA) expliquait le 31 octobre que la moitié des 30 aéroports principaux “connaissent des pénuries de personnel” et que près de 80% des contrôleurs aériens étaient absents dans les aéroports new-yorkais”. “Après 31 jours sans salaire, les contrôleurs aériens sont soumis à un stress et une fatigue immenses”.”C’est beaucoup demander que de travailler sous pression sans être payé”, souligne auprès de l’AFP Kathleen, retraitée de 81 ans arrivée à New York de Saint Louis, dans le Missouri.Autour de 14.000 contrôleurs aériens surveillent le ciel américain. Chaque jour plus de trois millions de passagers prennent l’avion aux Etats-Unis, à raison de plus de 44.000 vols en moyenne, selon la FAA.

Turkey issues genocide arrest warrant against Netanyahu

Turkey announced Friday that it had issued arrest warrants for genocide against Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu and senior officials in his government over the war in Gaza.The announcement was met with a firm rebuttal from Israel. Foreign Minister Gideon Saar said Israel “firmly rejects, with contempt” the charges, calling them “the latest PR stunt by the tyrant (Turkish President Recep Tayyip) Erdogan”.The Istanbul prosecutor’s office said in a statement that a total of 37 suspects were targeted by the arrest warrants, without providing a full list.They include Israeli Defence Minister Israel Katz, National Security Minister Itamar Ben Gvir and army chief Lieutenant General Eyal Zamir.Turkey has accused the officials of “genocide and crimes against humanity” that Israel has “perpetrated systematically” in Gaza.The statement also refers to the “Turkish-Palestinian Friendship Hospital”, built by Turkey in the Gaza Strip and bombed by Israel in March.Turkey, which has been one of the most vocal critics of the war in Gaza, last year joined South Africa’s case accusing Israel of genocide at the International Court of Justice (ICJ).A fragile ceasefire has been in force in the devastated Palestinian territory since October 10 as part of US President Donald Trump’s regional peace plan.The Islamist militant group Hamas welcomed Turkey’s announcement, calling it a “commendable measure (confirming) the sincere positions of the Turkish people and their leaders, who are committed to the values of justice, humanity and fraternity that bind them to our oppressed Palestinian people”.- Stabilisation force -Saar said in his post in English on the social media platform X that “in Erdogan’s Turkey, the judiciary has long since become a tool for silencing political rivals and detaining journalists, judges and mayors”.He added that the Istanbul prosecutor’s office “recently orchestrated the arrest of the Mayor of Istanbul merely for daring to run against Erdogan”, referring to Ekrem Imamoglu, who was detained in March.Israel’s former foreign minister Avigdor Lieberman wrote on X that the arrest warrants for senior Israeli officials “clearly explain why Turkey should not be present in the Gaza Strip — directly or indirectly”.Turkey wants to take part in the international stabilisation force intended to play a role in post-war Gaza, according to Trump’s plan.But Ankara’s efforts, which include increasing diplomatic contacts in the region and seeking to influence the pro-Israel stance of the United States, are viewed unfavourably in Israel, which considers Turkey too close to Hamas.Israeli leaders have repeatedly expressed their opposition to any Turkish participation in the international stabilisation force in Gaza.Israel has rejected as “false” and “antisemitic” accusations of genocide from a UN-mandated commission, several NGOs and some countries.

James Watson, Nobel prize-winning DNA pioneer, dead at 97

James Watson — the Nobel laureate co-credited with the discovery of DNA’s double-helix structure, but whose reputation was tainted by his repeated racist remarks — has died aged 97.The eminent American biologist died Thursday in hospice care on Long Island in New York, said the Cold Spring Harbor Laboratory, where he was based for much of his career. Watson went down as among the 20th century’s most storied scientists for his 1953 discovery of the double helix, a breakthrough made with research partner Francis Crick.Along with Crick and Maurice Wilkins, Watson shared the 1962 Nobel Prize for their momentous work that gave rise to modern biology and opened the door to insights including on genetic code and protein synthesis.That ushered in a new era of modern life, allowing for revolutionary technologies in medicine, forensics and genetics, like criminal DNA testing or genetically manipulated plants.Watson was just 25 when he joined in on one of science’s greatest discoveries. He later went on to do groundbreaking work in cancer research and mapping the human genome. His 1968 memoir “The Double Helix” was a best-seller praised for its breezy writing about fierce competition in the name of scientific advancement. But on a personal level Watson was known as at best cantankerous and frank, at worst mean and bigoted.He routinely disparaged female scientists, including Rosalind Franklin, whose work on X-ray diffraction images of DNA offered the clue that made Watson and Crick’s modeling possible.Franklin, who worked with Wilkins, did not receive the Nobel. She died in 1958, and the prestigious prize is neither shared by more than three people nor given posthumously. Watson faced few consequences for his behavior until 2007 when he told a newspaper he was “inherently gloomy about the prospect of Africa” because “all our social policies are based on the fact that their intelligence is the same as ours — whereas all the testing says not really.”He apologized — but was swiftly removed as his lab’s chancellor and his public image never recovered.- ‘Twisting ladder’ -Born on April 6, 1928 in Chicago, Illinois, at the aqe of 15 James Dewey Watson won a scholarship to the University of Chicago.He received a Ph.D. in zoology in 1950 from Indiana University Bloomington, and embarked on an academic path that took him to European universities including Cambridge, where he met Crick and began a historic partnership.Working with X-ray images obtained by Franklin and Wilkins, researchers at King’s College in London, Watson and Crick started parsing out the double helix.Their first serious effort came up short.But their second attempt — an image of Franklin’s proved key, and the duo had it without her knowledge — resulted in Watson and Crick presenting the double-helical configuration.The now iconic depiction resembles a twisting ladder.Their model also showed how the DNA molecule could duplicate itself,  answering a fundamental question in the field of genetics.Watson and Crick published their findings in the British journal “Nature” in 1953 to great acclaim.Watson taught at Harvard for 15 years before becoming director of what today is known as the Cold Spring Harbor Laboratory, which he transformed into a global hub of molecular biology research.From 1988 to 1992, Watson was one of the directors of the Human Genome Project at the National Institutes of Health, where he oversaw the mapping of the genes in the human chromosomes.He shared two sons, Rufus and Duncan, with his wife Elizabeth.And he received honorary degrees from dozens of universities, wrote many books and was heavily decorated. Jeff Goldblum played him in a BBC-produced film about the double helix.On Friday his former lab commended his “extraordinary contributions.”But the institution had ultimately severed ties with the scientist, including stripping him of his emeritus status — in a PBS documentary that aired in 2019, Watson once again made “reprehensible” remarks.