Assassinat de Samuel Paty: les quatre accusés contestent les faits à l’ouverture du procès en appel

Les quatre hommes condamnés en première instance à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle pour leur rôle dans l’assassinat en octobre 2020 du professeur Samuel Paty par un islamiste tchétchène, ont contesté lundi les faits qui leur sont reprochés, à l’ouverture de leur procès en appel.L’enseignant d’histoire-géographie avait été décapité le 16 octobre 2020 aux abords du collège du Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, abattu par la police juste après son crime.Lors du procès en première instance, les huit accusés (sept hommes et une femme) avaient tous été reconnus coupables et condamnés à des peines allant de un à 16 ans de prison.Quatre sont rejugés devant la cour d’assises d’appel spéciale de Paris, jusqu’au 27 février.Parmi eux figurent d’un côté deux amis d’Anzorov, Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, condamnés à 16 ans de réclusion pour complicité d’assassinat; et de l’autre, Brahim Chnina et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avaient écopé respectivement de 13 et 15 ans de réclusion pour association de malfaiteurs terroriste, accusés d’avoir participé à la campagne de haine ayant conduit à l’assassinat de l’enseignant.Les quatre autres personnes qui n’ont pas fait appel étaient en contact avec Anzorov sur les réseaux sociaux.- Mensonge -Tout est né du mensonge d’une élève de 13 ans, fille de Brahim Chnina, accusant le professeur d’avoir discriminé les élèves musulmans de sa classe lors d’un cours sur la liberté d’expression où il avait présenté une caricature de Mahomet. En réalité, elle n’y avait pas assisté mais son mensonge avait été relayé massivement sur les réseaux sociaux par son père et Abdelhakim Sefrioui.Après plusieurs jours d’une campagne virulente ciblant l’enseignant de 47 ans, ce dernier avait été tué par Abdoullakh Anzorov, un islamiste radical tchétchène.En décembre 2024, les magistrats de la cour d’assises spéciale de Paris ont admis que Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui ne connaissaient pas l’assassin.Mais, selon les juges, “les deux accusés ont, en connaissance de cause, pris le risque, malgré le danger et les menaces visant Samuel Paty, qu’une atteinte volontaire à son intégrité physique soit portée par un tiers, violent et radicalisé qui devenait leur bras armé”. Et ils “ont contribué à créer un état d’esprit propre à susciter le crime”, “en attisant la colère et la haine d’un esprit radicalisé”.Concernant les proches de M. Anzorov, les magistrats de première instance ont retenu qu’ils étaient “parfaitement” conscients de la dangerosité de leur ami et qu’ils l’avaient pourtant aidé, dans sa recherche d’armes notamment.A l’issue de la première journée d’audience, largement consacrée à des questions d’organisation et à la lecture du rapport retraçant les faits et les investigations, la présidente a donné la parole aux quatre hommes assis dans le box des accusés.Tous ont contesté les faits qui leur étaient reprochés. “Je voulais présenter mes excuses, dire que je regrette infiniment et dire que je ne reconnais pas les faits”, a dit Brahim Chnina.”Je suis totalement innocent et je suis en réalité accablé chaque fois que j’entends l’acte d’accusation”, a déclaré de son côté Abdelhakim Sefrioui.Pour les conseils de Brahim Chnina, Mes Frank Berton et Louise Tort, dans ce dossier, “on a une extension de l’association de malfaiteurs terroriste” qui “n’est pas normale” ni “légitime”.La défense de M. Sefrioui attend de son côté que la cour d’assises d’appel reconnaisse “l’innocence” du prédicateur.”Il y a une évidence matérielle dans ce dossier, c’est qu’il ne connaissait pas l’auteur de l’attentat et que l’auteur de l’attentat n’a absolument pas vu la vidéo dans laquelle il apparaissait”, a déclaré avant le début du procès un de ses avocats, Me Vincent Brengarth.Les avocats ont demandé que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et l’ex-garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti soient cités comme témoins pour les entendre “sur les défaillances qui ont conduit à l’assassinat”.Des interrogations planent toutefois sur leur présence, prévue vendredi: la présidente de la cour d’assises d’appel a indiqué que M. Dupond-Moretti avait fait savoir qu’il ne souhaitait pas se présenter à la barre; quant à M. Nuñez, sa présence ne peut être autorisée que par un décret présenté en conseil des ministres par le garde des Sceaux. Ces questions restent pour l’heure en suspens.

Assassinat de Samuel Paty: les quatre accusés contestent les faits à l’ouverture du procès en appel

Les quatre hommes condamnés en première instance à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle pour leur rôle dans l’assassinat en octobre 2020 du professeur Samuel Paty par un islamiste tchétchène, ont contesté lundi les faits qui leur sont reprochés, à l’ouverture de leur procès en appel.L’enseignant d’histoire-géographie avait été décapité le 16 octobre 2020 aux abords du collège du Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, abattu par la police juste après son crime.Lors du procès en première instance, les huit accusés (sept hommes et une femme) avaient tous été reconnus coupables et condamnés à des peines allant de un à 16 ans de prison.Quatre sont rejugés devant la cour d’assises d’appel spéciale de Paris, jusqu’au 27 février.Parmi eux figurent d’un côté deux amis d’Anzorov, Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, condamnés à 16 ans de réclusion pour complicité d’assassinat; et de l’autre, Brahim Chnina et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avaient écopé respectivement de 13 et 15 ans de réclusion pour association de malfaiteurs terroriste, accusés d’avoir participé à la campagne de haine ayant conduit à l’assassinat de l’enseignant.Les quatre autres personnes qui n’ont pas fait appel étaient en contact avec Anzorov sur les réseaux sociaux.- Mensonge -Tout est né du mensonge d’une élève de 13 ans, fille de Brahim Chnina, accusant le professeur d’avoir discriminé les élèves musulmans de sa classe lors d’un cours sur la liberté d’expression où il avait présenté une caricature de Mahomet. En réalité, elle n’y avait pas assisté mais son mensonge avait été relayé massivement sur les réseaux sociaux par son père et Abdelhakim Sefrioui.Après plusieurs jours d’une campagne virulente ciblant l’enseignant de 47 ans, ce dernier avait été tué par Abdoullakh Anzorov, un islamiste radical tchétchène.En décembre 2024, les magistrats de la cour d’assises spéciale de Paris ont admis que Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui ne connaissaient pas l’assassin.Mais, selon les juges, “les deux accusés ont, en connaissance de cause, pris le risque, malgré le danger et les menaces visant Samuel Paty, qu’une atteinte volontaire à son intégrité physique soit portée par un tiers, violent et radicalisé qui devenait leur bras armé”. Et ils “ont contribué à créer un état d’esprit propre à susciter le crime”, “en attisant la colère et la haine d’un esprit radicalisé”.Concernant les proches de M. Anzorov, les magistrats de première instance ont retenu qu’ils étaient “parfaitement” conscients de la dangerosité de leur ami et qu’ils l’avaient pourtant aidé, dans sa recherche d’armes notamment.A l’issue de la première journée d’audience, largement consacrée à des questions d’organisation et à la lecture du rapport retraçant les faits et les investigations, la présidente a donné la parole aux quatre hommes assis dans le box des accusés.Tous ont contesté les faits qui leur étaient reprochés. “Je voulais présenter mes excuses, dire que je regrette infiniment et dire que je ne reconnais pas les faits”, a dit Brahim Chnina.”Je suis totalement innocent et je suis en réalité accablé chaque fois que j’entends l’acte d’accusation”, a déclaré de son côté Abdelhakim Sefrioui.Pour les conseils de Brahim Chnina, Mes Frank Berton et Louise Tort, dans ce dossier, “on a une extension de l’association de malfaiteurs terroriste” qui “n’est pas normale” ni “légitime”.La défense de M. Sefrioui attend de son côté que la cour d’assises d’appel reconnaisse “l’innocence” du prédicateur.”Il y a une évidence matérielle dans ce dossier, c’est qu’il ne connaissait pas l’auteur de l’attentat et que l’auteur de l’attentat n’a absolument pas vu la vidéo dans laquelle il apparaissait”, a déclaré avant le début du procès un de ses avocats, Me Vincent Brengarth.Les avocats ont demandé que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et l’ex-garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti soient cités comme témoins pour les entendre “sur les défaillances qui ont conduit à l’assassinat”.Des interrogations planent toutefois sur leur présence, prévue vendredi: la présidente de la cour d’assises d’appel a indiqué que M. Dupond-Moretti avait fait savoir qu’il ne souhaitait pas se présenter à la barre; quant à M. Nuñez, sa présence ne peut être autorisée que par un décret présenté en conseil des ministres par le garde des Sceaux. Ces questions restent pour l’heure en suspens.

Minneapolis: face à une colère croissante, Trump dépêche le responsable de sa politique anti-immigration

Donald Trump a dépêché lundi le responsable de sa politique nationale d’expulsions massives de migrants, Tom Homan, dans le Minnesota, où l’indignation ne cesse de grandir contre la police de l’immigration, après la mort d’un deuxième Américain aux mains d’agents fédéraux.”J’envoie Tom Homan dans le Minnesota ce soir (…) il me rendra directement compte”, a posté le président sur son réseau Truth Social.D’après la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, M. Homan ne se penchera pas spécifiquement sur la mort par balles d’Alex Pretti, infirmier de 37 ans, lors d’une manifestation samedi dans la plus grande ville de l’Etat, Minneapolis.Il dirigera les opérations de la police de l’immigration (ICE) sur place et fera le lien avec les enquêteurs chargés d’une affaire de fraude aux aides publiques éclaboussant la communauté somalienne, a-t-elle précisé sur X.Confronté à des appels, y compris de son propre camp, en faveur d’une enquête indépendante sur la mort d’Alex Pretti, Donald Trump jouait l’apaisement lundi.Sur Truth Social, le président a expliqué avoir eu “une très bonne conversation” téléphonique avec le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, ancien colistier de Kamala Harris et une de ses bêtes noires. “Nous semblons en réalité être sur la même longueur d’ondes”, a écrit le milliardaire, précisant qu’il allait mettre son interlocuteur en relation avec Tom Homan.- La justice sollicitée -Parmi les républicains se désolidarisant de l’opération dans le Minnesota, le représentant James Comer a estimé dimanche que M. Trump devrait envisager de quitter l’Etat pour déployer ailleurs les agences fédérales chargées de l’immigration.Dans une interview dimanche avec le Wall Street Journal, le président a sous-entendu que ces policiers partiraient “à un moment donné”, sans donner de date.Dans une atmosphère tendue depuis la mort de Renee Good, Américaine de 37 ans tuée par balles par un agent fédéral dans la même ville le 7 janvier, deux audiences devant des tribunaux sont attendues lundi.La première examine une plainte pour empêcher les autorités fédérales de détruire les preuves dans l’affaire Alex Pretti.”Une enquête est en cours (…) et il est évident que nous ne détruisons pas les preuves”, a assuré le N.2 du ministère de la Justice, Todd Blanche, sur Fox News lundi matin.Dans la seconde, le procureur général du Minnesota demande la fin de l’opération dans l’Etat, ce qui pourrait faire jurisprudence aux Etats-Unis, a indiqué à l’AFP David Schultz, professeur de sciences politiques et de droit à l’université Hamline. Du côté de l’opposition, les élus démocrates au Congrès menacent de bloquer le financement du gouvernement si les agences fédérales chargées de l’immigration ne sont pas réformées.-  “Mensonges écœurants” -Concernant la mort d’Alex Pretti, “je n’aime pas les tirs”, a commenté Donald Trump. “Mais je n’aime pas non plus quand quelqu’un se rend à une manifestation avec une arme très puissante, entièrement chargée, et deux chargeurs remplis de balles.”Comme pour Renee Good, son gouvernement a rejeté la faute sur la victime, lui reprochant de porter un pistolet — ce pour quoi l’homme disposait d’un permis, selon les autorités locales.Précédemment, le président avait fait peser la responsabilité de ces morts sur les élus démocrates du Minnesota, auxquels il reprochait d’encourager les manifestations depuis plusieurs semaines et de ne pas protéger les agents fédéraux.Une analyse par l’AFP de vidéos de la mort d’Alex Pretti semble contredire la version officielle. Les images montrent l’infirmier dans une rue enneigée, téléphone en main, filmant des hommes armés portant des gilets siglés “Police”.Il s’interpose lorsqu’un agent projette une manifestante au sol et reçoit du gaz lacrymogène au visage. Un agent le plaque à terre et plusieurs de ses collègues interviennent pour le menotter.Quelques secondes plus tard, alors qu’un policier vêtu de gris semble retirer une arme au niveau de la taille d’Alex Pretti, agenouillé et penché en avant avec plusieurs policiers au-dessus de lui, un coup de feu est tiré.Les agents s’écartent brusquement et tirent plusieurs fois à distance. Au moins dix coups de feu sont entendus.Dans un communiqué, les parents de l’infirmier ont accusé l’administration de répandre “des mensonges écœurants” sur leur fils, “un être au grand cœur”.

À son procès pour avoir drogué Sandrine Josso, la complainte de Joël Guerriau

S’épanchant sur la phase “horrible”, “très difficile”, “très dure”, “stressante” qu’il traversait à l’époque, l’ex-sénateur Joël Guerriau a maintenu lundi à son procès avoir drogué par inadvertance la députée Sandrine Josso lors d’un tête-à-tête à son domicile parisien en novembre 2023.L’ancien élu centriste de Loire-Atlantique, qui a démissionné en octobre dernier, est jugé lundi et mardi par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir lourdement drogué “Sandrine”, amie de dix ans, à l’ecstasy afin de la violer. Dans cette affaire souvent perçue comme un cas emblématique de soumission chimique, le prévenu de 68 ans nie toute motivation sexuelle.D’une voix posée, doucereuse, Joël Guerriau décrit en long et en large au tribunal son épisode dépressif à la période de sa réélection en septembre 2023 au Sénat, où il siégeait depuis 2011.”J’étais très angoissé, très stressé. C’était un moment très, très difficile. C’est difficile pour moi”, explique-t-il. “C’était ma dixième campagne électorale. J’étais vraiment épuisé. Je n’en pouvais plus de faire des allers-retours sur Paris. En plus mon épouse ne voulait plus que je me représente”.Constatant son mal-être, affirme-t-il, un collègue sénateur qu’il refuse de nommer – “ça relancerait le débat sur une institution à laquelle je suis très attaché” – lui fournit alors un sachet contenant une poudre indéterminée. De la drogue? Joël Guerriau affirme ne pas s’être posé la question, soutenant qu’il pensait simplement détenir un “phytomédicament”, un “euphorisant” pouvant l'”aider”.La veille de la venue de Sandrine Josso à son pied-à-terre, en proie à une “crise d’angoisse”, “pas bien du tout” après une “journée horrible”, Joël Guerriau dit avoir versé cette poudre dans une coupe pour la prendre. Mais il aurait finalement changé d’avis et rangé la coupe dans le placard, laissant la drogue au fond du verre, oubliant même sa présence.”Ça paraît incompréhensible”, fait remarquer, dubitatif, le président Thierry Donard.- Fajitas et tours de magie -Or le lendemain, “le temps passe vite”. Joël Guerriau est occupé à répéter des tours de magie pour “divertir” son amie, à préparer les fajitas pour le dîner. “D’un seul coup ça sonne, et vous vous dites +ah, déjà+”.Il est 20H00 et la députée de la 7e circonscription de Loire-Atlantique vient de débarquer dans le petit triplex du sénateur, étonnée d’être la seule invitée pour fêter sa réélection.Joël Guerriau lui demande ce qu’elle veut boire, elle choisit du champagne. Il prépare les verres sur le comptoir de sa kitchenette et les lui sert. En bouche, Sandrine Josso trouve un goût étrange au champagne, “un mélange de sucre et de gluant”.Ils trinquent, boivent une gorgée. Selon la plainte de la députée, Joël Guerriau veut alors à nouveau trinquer, ils boivent donc une nouvelle gorgée. Puis, à nouveau, il propose encore de trinquer.Associée à l’alcool, la MDMA peut provoquer des trous de mémoire. Cette drogue n’est toutefois utilisée que dans 2% des cas avérés de soumission chimique en 2018, a relevé un expert au cours de l’instruction.Ce n’est qu’au cours de la soirée, déclare Joël Guerriau à ses juges, qu’il se rappelle soudain avoir oublié la drogue au fond d’un des deux verres qu’il a servis.La députée note le regard “insistant” de son ami. Lui assure qu’il l’observe pour voir si elle a des symptômes dont il devrait s’inquiéter. “Je ne vois aucun signe, rien, ça me rassure”, conclut-il.Au bout d’une vingtaine de minutes, Sandrine Josso commence à se sentir mal: palpitations cardiaques, bouffées de chaleur ou de froid, nausées, tremblements…Voyant Joël Guerriau manipuler un sachet transparent et le ranger dans un tiroir de la cuisine, Sandrine Josso panique et commande un taxi vers 22H00 pour quitter, en grande détresse, l’appartement de Joël Guerriau.Une fois transportée à l’hôpital, les analyses toxicologiques relèvent une forte intoxication de son corps à l’ecstasy, avec une présence de MDMA à hauteur de 388 nanogrammes par millilitre de sang. Une concentration très nettement supérieure à une prise récréative de cette drogue euphorisante.”J’aurais tellement aimé que Sandrine me dise (qu’elle se sentait mal). Je n’avais aucune intention sexuelle à son égard”, assène Joël Guerriau, se disant “vraiment désolé pour Sandrine”.Le procès se poursuit en fin de journée lundi.

À son procès pour avoir drogué Sandrine Josso, la complainte de Joël Guerriau

S’épanchant sur la phase “horrible”, “très difficile”, “très dure”, “stressante” qu’il traversait à l’époque, l’ex-sénateur Joël Guerriau a maintenu lundi à son procès avoir drogué par inadvertance la députée Sandrine Josso lors d’un tête-à-tête à son domicile parisien en novembre 2023.L’ancien élu centriste de Loire-Atlantique, qui a démissionné en octobre dernier, est jugé lundi et mardi par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir lourdement drogué “Sandrine”, amie de dix ans, à l’ecstasy afin de la violer. Dans cette affaire souvent perçue comme un cas emblématique de soumission chimique, le prévenu de 68 ans nie toute motivation sexuelle.D’une voix posée, doucereuse, Joël Guerriau décrit en long et en large au tribunal son épisode dépressif à la période de sa réélection en septembre 2023 au Sénat, où il siégeait depuis 2011.”J’étais très angoissé, très stressé. C’était un moment très, très difficile. C’est difficile pour moi”, explique-t-il. “C’était ma dixième campagne électorale. J’étais vraiment épuisé. Je n’en pouvais plus de faire des allers-retours sur Paris. En plus mon épouse ne voulait plus que je me représente”.Constatant son mal-être, affirme-t-il, un collègue sénateur qu’il refuse de nommer – “ça relancerait le débat sur une institution à laquelle je suis très attaché” – lui fournit alors un sachet contenant une poudre indéterminée. De la drogue? Joël Guerriau affirme ne pas s’être posé la question, soutenant qu’il pensait simplement détenir un “phytomédicament”, un “euphorisant” pouvant l'”aider”.La veille de la venue de Sandrine Josso à son pied-à-terre, en proie à une “crise d’angoisse”, “pas bien du tout” après une “journée horrible”, Joël Guerriau dit avoir versé cette poudre dans une coupe pour la prendre. Mais il aurait finalement changé d’avis et rangé la coupe dans le placard, laissant la drogue au fond du verre, oubliant même sa présence.”Ça paraît incompréhensible”, fait remarquer, dubitatif, le président Thierry Donard.- Fajitas et tours de magie -Or le lendemain, “le temps passe vite”. Joël Guerriau est occupé à répéter des tours de magie pour “divertir” son amie, à préparer les fajitas pour le dîner. “D’un seul coup ça sonne, et vous vous dites +ah, déjà+”.Il est 20H00 et la députée de la 7e circonscription de Loire-Atlantique vient de débarquer dans le petit triplex du sénateur, étonnée d’être la seule invitée pour fêter sa réélection.Joël Guerriau lui demande ce qu’elle veut boire, elle choisit du champagne. Il prépare les verres sur le comptoir de sa kitchenette et les lui sert. En bouche, Sandrine Josso trouve un goût étrange au champagne, “un mélange de sucre et de gluant”.Ils trinquent, boivent une gorgée. Selon la plainte de la députée, Joël Guerriau veut alors à nouveau trinquer, ils boivent donc une nouvelle gorgée. Puis, à nouveau, il propose encore de trinquer.Associée à l’alcool, la MDMA peut provoquer des trous de mémoire. Cette drogue n’est toutefois utilisée que dans 2% des cas avérés de soumission chimique en 2018, a relevé un expert au cours de l’instruction.Ce n’est qu’au cours de la soirée, déclare Joël Guerriau à ses juges, qu’il se rappelle soudain avoir oublié la drogue au fond d’un des deux verres qu’il a servis.La députée note le regard “insistant” de son ami. Lui assure qu’il l’observe pour voir si elle a des symptômes dont il devrait s’inquiéter. “Je ne vois aucun signe, rien, ça me rassure”, conclut-il.Au bout d’une vingtaine de minutes, Sandrine Josso commence à se sentir mal: palpitations cardiaques, bouffées de chaleur ou de froid, nausées, tremblements…Voyant Joël Guerriau manipuler un sachet transparent et le ranger dans un tiroir de la cuisine, Sandrine Josso panique et commande un taxi vers 22H00 pour quitter, en grande détresse, l’appartement de Joël Guerriau.Une fois transportée à l’hôpital, les analyses toxicologiques relèvent une forte intoxication de son corps à l’ecstasy, avec une présence de MDMA à hauteur de 388 nanogrammes par millilitre de sang. Une concentration très nettement supérieure à une prise récréative de cette drogue euphorisante.”J’aurais tellement aimé que Sandrine me dise (qu’elle se sentait mal). Je n’avais aucune intention sexuelle à son égard”, assène Joël Guerriau, se disant “vraiment désolé pour Sandrine”.Le procès se poursuit en fin de journée lundi.

L’application WhatsApp (Meta) va être soumise à des règles renforcées dans l’UE

L’application de messagerie WhatsApp, propriété du groupe américain Meta, va être soumise à des règles renforcées en Europe, après avoir intégré lundi la liste des “très grandes plateformes en ligne”, a annoncé la Commission européenne.Ces nouvelles obligations s’appliqueront uniquement aux “chaînes WhatsApp”, service qui s’apparente à une plateforme de diffusion de contenus, et non aux …

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Bitter cold grips millions as US digs out of sweeping snowstorm

Millions of Americans were facing dangerously cold temperatures Monday in the wake of a massive winter storm that whipped snow and ice across the country, knocking out power and paralyzing transportation.A frigid, potentially life-threatening Arctic air mass threatened to delay clean-up as municipalities from New Mexico to Maine tried to dig out following the storm, which dropped a vicious cocktail of heavy snow and wind along with freezing rain and sleet.Over 780,000 customers remained without electricity, the Poweroutage.com tracking site showed.Tennessee, Texas, Mississippi and Louisiana — southern states unaccustomed to intense winter weather and the bone-chilling cold that’s forecast to continue for much of the next week — were especially impacted.Approximately 190 million people in the United States were under some form of extreme cold alert, the National Weather Service (NWS) told AFP.Areas across 20 states received at least a foot of snow (30.5 cm), and in many cases far more. The NWS said New Mexico’s Bonito Lake accumulated the highest US total over the weekend with 31 inches (78.7 cm).New York’s Central Park received 11.4 inches (29 cm) — breaking a same-day snowfall record from 1905.A compilation of local media reports tallied at least 21 storm-related deaths.NWS meteorologist Allison Santorelli told AFP the agency was seeing widespread reports of significant ice accumulation, including in places unaccustomed to severe winter weather.She said this storm recovery was particularly challenging because so many states were impacted — meaning northern states with more resources were unable to share their equipment and resources with less-prepared southern areas.”A lot of those locations don’t have the means or the resources to clean up after these events,” she said. “We’re particularly concerned about the folks in those areas that are without power right now.”Dave Radell, an NWS meteorologist based in New York, told AFP that the character of this storm’s snow was “very dry” and “fluffy,” meaning the wind could lash it around with ease, impeding roadway-clearing efforts and visibility.”That makes it even more challenging,” he said.- Excruciating cold -The snowfall and biting icy pellets that pummeled cities saw impassable roads, canceled buses and trains along with grounded flights — thousands of departures and arrivals were scrapped over the weekend — as concern turned to the hazardous temperatures set to linger for the better part of a week.The brutal storm system was the result of a stretched polar vortex, an Arctic region of cold, low-pressure air that normally forms a relatively compact, circular system but sometimes morphs into a more oval shape, sending cold air pouring across North America.Scientists say the increasing frequency of such disruptions may be linked to climate change, though the debate is not settled and natural variability plays a role.People in the Great Lakes region woke up to extreme temperatures that could cause frostbite on exposed skin within minutes — in parts of Minnesota and Wisconsin, the NWS reported early morning temperatures as low as an excruciating -23F (-30.6C).Forecasted windchills in those areas that make the apparent temperature even more frigid could hit as low as -50F (-45.6C), the weather authority said.As far south as the Gulf Coast was expected to see freezing temperatures each night into the end of the week.At least 20 states and the US capital Washington were under states of emergency in order to deploy emergency personnel and resources.Many cities had opened warming centers for those without shelter or without power to take refuge, and authorities across the country were continuing to encourage residents who could to stay home.