Fired US health agency chief says was under RFK Jr ‘pressure’ to ignore science

The ex-chief of the US disease prevention agency told senators Wednesday she was fired for refusing to approve changes to childhood vaccine schedules not backed by scientific evidence, as the Trump administration moves to dismantle longstanding health policy. The high-profile testimony follows last month’s abrupt ouster of the Centers for Disease Control and Prevention head Susan Monarez, who told lawmakers on the Senate Health Committee that US Health Secretary Robert F. Kennedy Jr. also demanded she fire career scientists from the agency without cause.”Even under pressure I could not replace evidence with ideology, or compromise my integrity,” she told the panel.”Vaccine policy must be guided by credible data, not predetermined outcomes.”The testimony comes a day before a highly anticipated meeting of the Advisory Committee on Immunization Practices — a body Kennedy has dramatically revamped, firing all of its members and replacing them with figures whose views mirror his own vaccine skepticism.Monarez said Kennedy had demanded she agree to rubber-stamp every recommendation that committee makes to the CDC.She was fired less than a month after senators had voted to confirm her with unanimous support from Republican lawmakers.Her testimony contradicts what Kennedy had told the Senate Finance Committee. He insisted he had only requested she keep an open mind and said that she ultimately had not been “trustworthy.”Under questioning from Republican Senate health committee chair Bill Cassidy — a physician who continues to vouch for the safety of vaccines — Monarez said she told Kennedy she “would be open” to childhood vaccine schedule shifts if there were solid scientific data to justify them.But Kennedy “did not have any data or science to point to,” she said.”To be clear, he said there was not science or data” but he “still expected you to change this?” Cassidy asked.”Correct,” Monarez responded.- ‘Censored’ science -Monarez’s ouster was followed by the departure of several senior CDC officials from the body.Former CDC chief medical officer Debra Houry also testified Wednesday, and said Kennedy “censored CDC science, politicized its processes and stripped leaders of independence.””I could not in good conscience remain under those conditions.”Senator Angela Alsobrooks, a Democrat, later asked Houry if she believed Kennedy was “incompetent and dangerous to the American people’s health.”Houry was uncompromising in her response: “Seeing what he has asked our scientists to do and to compromise our integrity, and the children that have died under his watch, I think he should resign.”In 2025, the United States experienced its worst measles outbreak in more than 30 years, with more than 1,400 total confirmed cases and three deaths, including two young children.Asked by Republican Susan Collins what the public health implications might be if major CDC decisions come from politicized ideology rather than hard science, Monarez said it could move the US into “a very dangerous place in public health.””These are very important, highly technical discussions that have life-saving implications for our children and others who need vaccines.”Vaccines are safe and effective, according to the overwhelming consensus of the scientific community, but critics say the Trump administration has gone out of its way to sow doubt about them.

Afghanistan: le gouvernement taliban réduit l’accès à internet pour lutter contre “le vice”

Le gouvernement taliban a réduit mercredi pour la deuxième journée consécutive l’accès à internet dans plusieurs provinces afghanes, où des responsables ont justifié les coupures par la lutte contre le “vice” et la “corruption morale”.Dans la province de Balkh (nord), l’internet par fibre optique a été totalement interdit “et le réseau est déconnecté” sur ordre du chef suprême des talibans, l’émir Hibatullah Akhundzada, a annoncé Attaullah Zaïd, porte-parole du gouvernorat.”Cette mesure a été prise pour empêcher le vice et des options alternatives seront mises en place dans le pays pour répondre aux besoins” de connectivité, a-t-il ajouté mardi sur X.Dans cette région, l’accès à internet n’est désormais possible que via le réseau téléphonique, qui est perturbé, a confirmé un correspondant de l’AFP, précisant que tous les opérateurs étaient concernés.Il en va de même dans les régions de Badakhshan et de Takhar, dans le nord, et de Kandahar, Helmand, Uruzgan et Nangarhar dans le sud, ont rapporté mercredi d’autres correspondants de l’AFP.Sollicités par l’AFP, ni les porte-paroles du gouvernement ni le ministère des Télécommunications n’ont commenté ces mesures dans l’immédiat.La fibre est la technologie la plus répandue en Afghanistan, a précisé à l’AFP un employé d’un opérateur privé à Kaboul, ajoutant, sous couvert d’anonymat, ignorer les raisons et les détails de la mesure talibane.”Si ces problèmes de connexion ne sont pas résolus, on va subir de grandes pertes”, a déploré Atta Mohammed, un entrepreneur dans le marbre à Kandahar. “Si on ne répond pas à temps aux emails de nos clients à Dubaï et en Inde, on ne pourra pas continuer nos affaires. Je n’en ai pas dormi de la nuit”.Qoraishi Badloune, porte-parole du département de l’Information et de la Culture de Nangarhar, a dit s’attendre à une mise en oeuvre de la décision à l’échelle nationale “dans les jours à venir”.”De récentes études menées en Afghanistan montrent que des applications en ligne ont affecté négativement les fondations économiques, sociales, culturelles et religieuses de la société et l’ont conduit vers la corruption morale”, a-t-il plaidé dans un communiqué publié mardi.En 2024, Kaboul avait pourtant présenté la fibre optique, déployée à partir des années 2000 par les précédentes autorités et couvrant aujourd’hui 9.350 km, comme une “priorité” pour “rapprocher le pays du reste du monde” et le “sortir de la pauvreté”.Depuis leur retour au pouvoir en 2021, les talibans multiplient les décisions liberticides, inspirées de leur vision ultra-rigoriste de la loi islamique.Certains responsables talibans sont toutefois très actifs pour relayer les communications gouvernementales sur les réseaux sociaux.

Chikungunya: les contaminations dans l’Hexagone grimpent encore, la vigilance reste de mise

Face à la hausse inédite des contaminations cet été en métropole par le chikungunya et dans une moindre mesure par la dengue, les autorités sanitaires ont appelé mercredi à rester vigilants car “la saison n’est pas terminée” pour les moustiques vecteurs de ces maladies.Au 15 septembre, autour de 480 cas autochtones de chikungunya ont été identifiés en France métropolitaine, selon le bilan hebdomadaire de l’agence sanitaire, contre 382 la semaine précédente. Si plusieurs épisodes sont désormais clos, l’été 2025 est d’une ampleur inédite en métropole pour les cas autochtones de chikungunya, dont le virus se transmet d’un humain à l’autre via des piqûres de moustiques tigres et provoque des fièvres et douleurs articulaires.”Plusieurs foyers totalisent plus de 20 et même 50 cas (Fréjus, Antibes et Bergerac)”, et il existe aussi parfois des foyers secondaires (dus à une chaîne de transmission initiée par un cas autochtone d’un autre foyer), a noté Santé publique France.Cet été, le nombre important de foyers de chikungunya dans l’Hexagone et leur précocité est partiellement lié à l’épidémie majeure qui a sévi à La Réunion et dans la zone de l’océan Indien et encouragé l’arrivée de cas importés, lesquels ont ensuite favorisé des contaminations en métropole.L’expansion du chikungunya s’inscrit aussi dans un contexte où le moustique tigre, encore absent de métropole voici quelques décennies, est désormais implanté dans 81 départements, sur fond de réchauffement climatique.Egalement transmise par le moustique tigre, la dengue totalise toujours 21 cas -aucun nouveau enregistré la semaine écoulée-, sans atteindre le record 2024 (66 cas).Pour “limiter le risque de circulation de ces virus entre les territoires, une attention particulière est demandée aux voyageurs à destination des Antilles et de la Guyane, territoires moins touchés par le chikungunya mais où sont présents, toute l’année, les moustiques vecteurs de cette maladie”, ont prévenu le centre de crises sanitaires du ministère de la Santé et Santé Publique France dans un communiqué commun.Autre maladie sous surveillance renforcée: la fièvre “West Nile” ou du Nil occidental, transmise par le moustique Culex, compte 32 cas autochtones mi-septembre – neuf nouveaux en une semaine.Dans ce “contexte inédit en France métropolitaine”, les autorités sanitaires ont donc appelé à “maintenir un haut niveau de vigilance individuelle et collective” contre les piqûres et contre la prolifération des moustiques.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Dieselgate: trois associations saisissent la justice, l’État défend ses actions

L’association de consommateurs CLCV, France Nature Environnement et l’ONG ClientEarth ont annoncé mercredi déposer un recours en justice dans le dossier du Dieselgate contre l’État français, accusé d’inaction, ce que ce dernier conteste.Dix ans après la révélation du scandale des moteurs truqués, qui avait d’abord éclaboussé Volkswagen puis de nombreux autres constructeurs, le volet judiciaire n’est pas clos. Trois organisations non gouvernementales ont annoncé déposer mercredi un recours devant le tribunal administratif de Paris, qui vise l’État “en raison de son inaction face aux dommages sanitaires et économiques du Dieselgate”, écrivent-elles dans un communiqué, confirmant des informations de France Info et du Monde. “Plusieurs millions de voitures diesel” aux moteurs truqués, “vendues entre 2009 et 2019, continuent de circuler en France, émettant des niveaux de dioxyde d’azote (NO2) entre 2 et 10 fois supérieurs aux normes en vigueur”, affirment la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), France Nature Environnement (FNE) et ClientEarth, dont le siège est à Bruxelles.Dans leur requête, que l’AFP a consultée, elles demandent le rappel des véhicules en question. “Ces nouvelles actions confirment que le Dieselgate est un scandale de santé publique et environnemental qui perdure et contre lequel toutes les victimes peuvent agir”, a réagi pour l’AFP Marc Barennes, avocat d’entités publiques et privées qui se sont constituées parties civiles, dans des procédures distinctes de celle des associations. Accusé par les trois ONG de n’avoir “ni engagé les procédures nécessaires, ni sanctionné les constructeurs automobiles pour faire cesser ces pratiques”, l’État défend au contraire son action. Après le scandale, il a créé en 2020 le service de surveillance des véhicules et des moteurs (SSMVM) et “la recherche de dispositifs d’invalidation (c’est-à-dire de trucage, NDLR) fait partie depuis cette date des contrôles de surveillance de marché”, soulignent les ministères des Transports et de la Transition écologique dans une déclaration commune à l’AFP. “Plus d’une centaine de modèles de véhicules à motorisation thermique sur différentes générations ont déjà été contrôlés” et “plusieurs modèles ont été identifiés pour des émissions de NOx excédentaires”, précisent les ministères. Mais “certaines étapes” prennent du temps, soulignent-ils : “la durée des analyses nécessaires” et les “échanges contradictoires” avec les constructeurs. Le gouvernement précise aussi que les “multiplications de contestations de constructeurs” ont pu causer des “blocages”. – Quatre procès requis en France -Dans le sillage de Volkswagen, qui a reconnu en septembre 2015 avoir commercialisé plus de 11 millions de véhicules équipés d’un logiciel détectant les phases de tests afin de truquer et diminuer ses émissions, d’autres constructeurs ont été épinglés pour de possibles pratiques similaires. Quatre procès pour tromperie ont pour l’heure été requis en France par le parquet de Paris, visant Volkswagen, mais aussi Peugeot-Citroën, Fiat-Chrysler et Renault. La Répression des fraudes (DGCCRF) avait mis en lumière fin 2016 des écarts allant jusqu’à 377% entre les performances de certains modèles Renault au moment de leur homologation en laboratoire et lors de leur utilisation en conditions réelles.Dans la procédure contre la marque au losange, la cour d’appel de Paris a rejeté mercredi sa demande d’annuler des pièces lui valant sa mise en examen.De son côté, Stellantis, qui détient plusieurs des marques mises en cause, est “fermement convaincu que ses véhicules sont conformes à toutes les réglementations applicables en matière d’émissions et collabore toujours avec les autorités pour le démontrer”, a réagi le groupe auprès de l’AFP. Alors que deux modèles dans son giron font partie de ceux dont les associations demandent le rappel, le groupe indique avoir “volontairement lancé un rappel” des “3.659” Opel Meriva concernées en 2022. S’agissant des “12.800” Peugeot 308 “équipées d’une boîte de vitesses DV6FC et ML6C”, Stellantis demande aux propriétaires “de prendre contact avec leur concessionnaire ou agent agréé”. Les oxydes d’azote (NOx) sont jugés responsables de dizaines de milliers de décès prématurés chaque année à travers le monde.

Dieselgate: trois associations saisissent la justice, l’État défend ses actions

L’association de consommateurs CLCV, France Nature Environnement et l’ONG ClientEarth ont annoncé mercredi déposer un recours en justice dans le dossier du Dieselgate contre l’État français, accusé d’inaction, ce que ce dernier conteste.Dix ans après la révélation du scandale des moteurs truqués, qui avait d’abord éclaboussé Volkswagen puis de nombreux autres constructeurs, le volet judiciaire n’est pas clos. Trois organisations non gouvernementales ont annoncé déposer mercredi un recours devant le tribunal administratif de Paris, qui vise l’État “en raison de son inaction face aux dommages sanitaires et économiques du Dieselgate”, écrivent-elles dans un communiqué, confirmant des informations de France Info et du Monde. “Plusieurs millions de voitures diesel” aux moteurs truqués, “vendues entre 2009 et 2019, continuent de circuler en France, émettant des niveaux de dioxyde d’azote (NO2) entre 2 et 10 fois supérieurs aux normes en vigueur”, affirment la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), France Nature Environnement (FNE) et ClientEarth, dont le siège est à Bruxelles.Dans leur requête, que l’AFP a consultée, elles demandent le rappel des véhicules en question. “Ces nouvelles actions confirment que le Dieselgate est un scandale de santé publique et environnemental qui perdure et contre lequel toutes les victimes peuvent agir”, a réagi pour l’AFP Marc Barennes, avocat d’entités publiques et privées qui se sont constituées parties civiles, dans des procédures distinctes de celle des associations. Accusé par les trois ONG de n’avoir “ni engagé les procédures nécessaires, ni sanctionné les constructeurs automobiles pour faire cesser ces pratiques”, l’État défend au contraire son action. Après le scandale, il a créé en 2020 le service de surveillance des véhicules et des moteurs (SSMVM) et “la recherche de dispositifs d’invalidation (c’est-à-dire de trucage, NDLR) fait partie depuis cette date des contrôles de surveillance de marché”, soulignent les ministères des Transports et de la Transition écologique dans une déclaration commune à l’AFP. “Plus d’une centaine de modèles de véhicules à motorisation thermique sur différentes générations ont déjà été contrôlés” et “plusieurs modèles ont été identifiés pour des émissions de NOx excédentaires”, précisent les ministères. Mais “certaines étapes” prennent du temps, soulignent-ils : “la durée des analyses nécessaires” et les “échanges contradictoires” avec les constructeurs. Le gouvernement précise aussi que les “multiplications de contestations de constructeurs” ont pu causer des “blocages”. – Quatre procès requis en France -Dans le sillage de Volkswagen, qui a reconnu en septembre 2015 avoir commercialisé plus de 11 millions de véhicules équipés d’un logiciel détectant les phases de tests afin de truquer et diminuer ses émissions, d’autres constructeurs ont été épinglés pour de possibles pratiques similaires. Quatre procès pour tromperie ont pour l’heure été requis en France par le parquet de Paris, visant Volkswagen, mais aussi Peugeot-Citroën, Fiat-Chrysler et Renault. La Répression des fraudes (DGCCRF) avait mis en lumière fin 2016 des écarts allant jusqu’à 377% entre les performances de certains modèles Renault au moment de leur homologation en laboratoire et lors de leur utilisation en conditions réelles.Dans la procédure contre la marque au losange, la cour d’appel de Paris a rejeté mercredi sa demande d’annuler des pièces lui valant sa mise en examen.De son côté, Stellantis, qui détient plusieurs des marques mises en cause, est “fermement convaincu que ses véhicules sont conformes à toutes les réglementations applicables en matière d’émissions et collabore toujours avec les autorités pour le démontrer”, a réagi le groupe auprès de l’AFP. Alors que deux modèles dans son giron font partie de ceux dont les associations demandent le rappel, le groupe indique avoir “volontairement lancé un rappel” des “3.659” Opel Meriva concernées en 2022. S’agissant des “12.800” Peugeot 308 “équipées d’une boîte de vitesses DV6FC et ML6C”, Stellantis demande aux propriétaires “de prendre contact avec leur concessionnaire ou agent agréé”. Les oxydes d’azote (NOx) sont jugés responsables de dizaines de milliers de décès prématurés chaque année à travers le monde.

Des scientifiques créent une IA qui peut prédire la probabilité de maladies

Des scientifiques ont mis au point un modèle d’intelligence artificielle (IA) capable de prédire la probabilité de maladies chez un individu, et la prévalence dans une population, plusieurs années en amont, en se basant sur la même technologie que ChatGPT d’OpenAI.Entraîné à partir des antécédents médicaux de près d’un demi-million de patients britanniques tirés de la UK Biobank, une base de données biomédicales pour la recherche, le modèle Delphi-2M “prédit la probabilité de plus de 1.000 maladies” plusieurs années en avance, selon l’étude publiée mercredi dans la revue Nature. Les chercheurs issus d’institutions britannique, danoise, allemande et suisse se sont servis d’une technologie similaire à celle de ChatGPT, un modèle de langage basé au départ sur les contenus textuels. Comprendre une séquence de diagnostics médicaux revient en effet un peu “à apprendre la grammaire dans un texte”, a expliqué à des journalistes Moritz Gerstung, spécialiste de l’intelligence artificielle au Centre allemand de recherche contre le cancer. Grâce à son entraînement, Delphi-2M “apprend à repérer des schémas dans les données de santé, dans les diagnostics antérieurs, dans quelles combinaisons et quelle succession il se produisent,” a ajouté M. Gerstung, permettant “des prédictions très significatives et pertinentes pour la santé”.Selon le spécialiste, l’IA pourrait identifier chez certains individus un risque de crise cardiaque plus ou moins élevé que celui prédit par des facteurs comme l’âge ou d’autres données.Les capacités de Delphi-2M ont été vérifiées à partir des données de santé de près de deux millions de personnes au Danemark.Ce modèle a toutefois besoin de subir d’autres tests et n’est pas encore prêt à être utilisé, selon les équipes de recherche.”Le chemin est encore long pour aboutir à une améliorations des soins médicaux, comme le reconnaissent les auteurs, car les deux ensembles de données (britanniques et danois) présentent des biais en termes d’âge, d’origine ethnique et de résultats actuels en matière de santé,” a commenté Peter Bannister, chercheur en technologies de la santé et membre de l’Institution of Engineering and Technology britannique.Dans de nombreux pays, des outils informatiques sont déjà utilisés pour prédire les risques de maladies, comme le programme QRISK3 utilisé par les médecins généralistes britanniques pour évaluer le risque d’une crise cardiaque ou d’un AVC. Par contraste, Delphi-2M “peut gérer toutes les maladies en même temps et sur une longue période”, a déclaré l’un des co-auteurs de l’étude, Ewan Birney. Pour Gustavo Sudre, professeur au King’s College de Londres spécialisé dans l’IA médicale, cette avancée “semble être un pas significatif vers une modélisation prédictive évolutive, interprétable et — plus important encore — éthiquement responsable”.L’IA “interprétable” ou “explicable” est l’un des principaux objectifs de recherche, car le fonctionnement interne complet de nombreux grands modèles d’IA reste actuellement mystérieux, même pour leurs créateurs.

Référendum sur l’immigration: un succès en trompe l’oeil pour la pétition de Villiers

Avec plus d’un million et demi de signatures revendiquées mais invérifiables et des liens établis avec les médias de la galaxie Bolloré, la pétition de Philippe de Villiers appelant à un référendum sur l’immigration suscite la prudence à droite et à l’extrême droite.”Une marée montante”; “la dernière voie pacifique” pour des Français “pas prêts à se sentir étrangers à leur propre pays”: sur CNews mercredi matin, l’ancien eurodéputé souverainiste s’enorgueillit des soutiens que réunit son initiative et développe son argumentaire anti-immigration.Lancée début septembre et immédiatement relayée par l’hebdomadaire Le Journal du Dimanche (JDD) qui en fait sa une le 7 septembre, sa pétition reprend une proposition phare du programme du Rassemblement national (RN), de Reconquête! ou encore des Républicains (LR): l’organisation d’un référendum sur l’immigration, jugée “urgente” pour “la survie de la France”.L’entreprise semble fonctionner. En dix jours, le total de signatures revendiquées par le site internet dépasse le million et demi. Un rythme similaire, à première vue, à celui de la pétition contre la loi agricole Duplomb, qui a dépassé les deux millions de signataires au cours de l’été, incitant l’Assemblée nationale à rouvrir le débat.Les soutiens de Philippe de Villiers, ainsi que les médias où il intervient comme chroniqueur ou animateur (le JDNews et CNews, toutes deux dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré), n’hésitent d’ailleurs pas à dresser la comparaison entre les deux pétitions au fil de leurs éditions.- L’ombre de Bolloré ? -Mais cela a ses limites: là où la pétition anti-loi Duplomb, déposée sur le portail de l’Assemblée nationale, nécessite une authentification sécurisée via FranceConnect, la pétition du fondateur du Puy du Fou ne demande à son signataire qu’un nom, un code postal et une adresse électronique, et ne transmet aucun courriel de vérification ni de confirmation…Un même internaute peut donc voir validées par le site plusieurs signatures effectuées depuis le même appareil, tant qu’il renseigne à chaque fois une nouvelle adresse électronique.Peu importe d’ailleurs que cette adresse lui appartienne ou non, selon des essais réalisés par plusieurs rédactions dont l’AFP. Une situation qui rend impossible tout chiffrage rigoureux des signataires.Par ailleurs, la pétition invite chacun des signataires, s’il le souhaite, à autoriser Philippe de Villiers à communiquer son adresse électronique “à la société Lagardère Media News”, groupe de médias de Vincent Bolloré, pour obtenir les communications du JDNews et du JDD.C’est également l’adresse des locaux de la branche médias de Lagardère (Europe 1, JDD…), dans le XVe arrondissement de Paris, qui figure sur le site internet de la pétition, dans l’onglet relatif aux données personnelles.Sollicités, ni la branche médias de Lagardère ni Philippe de Villiers n’avaient donné suite à l’AFP mercredi soir.- Les réserves du RN -Malgré les chiffres avancés, le succès de la pétition reste néanmoins assez limité auprès de la sphère politique. Si les leaders de Reconquête! Eric Zemmour et Sarah Knafo ont indiqué l’avoir signée, tout comme le chef des députés LR Laurent Wauquiez à titre personnel. Ce n’est pas le cas de Marine Le Pen.”Moi, je ne signe pas de pétition, parce que moi, je dépose des propositions de loi”, a balayé la cheffe des députés RN sur CNews et Europe 1, tout en indiquant partager “l’inquiétude” du fondateur du Mouvement pour la France (MPF). Les élus RN comme ceux de ses alliés de l’UDR d’Eric Ciotti n’ont pas non plus relayé l’initiative. Faut-il y voir une certaine réserve quant à la personnalité de Philippe de Villiers, ou à une méfiance quant à la proximité établie de cette pétition avec l’empire Bolloré ?”Il y a de la prudence vis-à-vis de tous les éléments extérieurs”, concède un cadre RN, tout en reconnaissant que le parti d’extrême droite n’hésite pas lui-même à lancer ses propres pétitions sur le sujet “pour mobiliser les gens, pour récupérer de la data”. “Cette pétition, elle ne débouche sur rien de concret derrière”, ajoute-t-il. “La traduction politique, elle est chez nous.”

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Trump tente de “saper le consensus” mondial sur le climat, juge l’ex-émissaire américain

Le recul climatique du président américain Donald Trump a non seulement un impact aux Etats-Unis mais “entraîne le monde dans la mauvaise direction”, estime dans un entretien à l’AFP John Podesta, l’ancien émissaire pour le climat de son prédécesseur démocrate Joe Biden.John Podesta a témoigné mardi dans le Montana lors d’un procès fédéral intenté par des jeunes plaignants contre l’administration Trump, accusée de bafouer leurs droits en promouvant le pétrole et le gaz par une série de décrets.Depuis son retour au pouvoir en janvier, l’administration Trump s’efforce aussi de promouvoir gaz et pétrole en dehors des Etats-Unis, qu’il s’agisse d’intégrer l’achat de gaz naturel liquéfié (GNL) dans les accords commerciaux ou de faire pression sur des organismes internationaux tels que l’Agence internationale de l’énergie.John Podesta a parlé à l’AFP dans le Montana, en marge des audiences fédérales, de l’abandon par les Etats-Unis de leur rôle de leader mondial et des conséquences pour la planète, à moins de deux mois de la conférence annuelle de l’ONU sur le climat, la COP30, au Brésil.Q: Comment analysez-vous la politique internationale climatique de l’administration Trump? R: Lors du premier mandat, ils avaient décidé d’abandonner leur rôle de locomotive. Maintenant, ils essayent d’entraîner le monde dans la mauvaise direction. Dans les forums internationaux, ils s’efforcent d’empêcher toute action en faveur du climat. Dans les relations bilatérales, ils encouragent l’utilisation des combustibles fossiles. Et dans les forums multilatéraux, ils affichent leur mépris pour toute action commune. Q: Il a été rapporté qu’ils pourraient essayer d’affaiblir le consensus de l’ONU sur le changement climatique. Quels effets cela aurait-il?R: Ils feront tout pour faire pencher la balance vers les énergies fossiles. Le raisonnement consistant à s’en prendre à la recherche scientifique aux Etats-Unis finira par saper le consensus scientifique à l’étranger. Parviendront-ils réellement à changer la dynamique au sein du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), surtout qu’ils privent le Giec de ressources et interdisent aux scientifiques fédéraux américains de participer à des études? Je ne pense pas qu’ils auront beaucoup d’impact sur la production globale de travaux scientifiques évalués par les pairs, mais ils sèmeront un peu le désordre en cours de route.Q: Comment cela affecte-t-il la place des Etats-Unis dans le monde, en particulier face à la Chine qui veut dominer les énergies propres?R: Il est clair que cela réduit le sentiment de solidarité que nous avons avec les pays autres que la Chine. Si nous sommes en concurrence avec la Chine pour le leadership mondial, nous nous alignons sur la Russie et l’Arabie saoudite plutôt que sur nos alliés naturels en Europe, en Amérique latine et en Asie. Du point de vue de la sécurité, c’est une terrible erreur.Q: Quelles seront les conséquences de tout cela pour les négociations de la COP30? R: On verra ce qui se passe (au Brésil) et après. Il existe toujours un fort consensus mondial pour aller de l’avant, mais avec les Etats-Unis non seulement absents du leadership mais jouant un rôle révisionniste, des pays comme l’Arabie saoudite et la Russie qui veulent réduire les ambitions ont désormais un allié de poids.Q: Selon vous, qu’est-ce qui motive l’administration Trump?R: C’est une tentative de transformer l’énergie propre en enjeu des guerres culturelles tout en ignorant les réalités économiques de la transition, et sa loyauté envers les intérêts de l’industrie fossile qui ont financé son ascension. Mais c’est surtout une question de politique culturelle: tant qu’il (Donald Trump, ndlr) pensera que cela lui est profitable, il continuera dans cette voie.

De nombreux médicaments jetés chaque semaine dans les hôpitaux, selon une enquête

En une semaine, plus de 250.000 médicaments ont été jetés au sein d’environ 200 hôpitaux et cliniques français, montre une étude publiée mercredi, qui note qu’un cinquième de ces traitements seraient encore utilisables.Ces résultats constituent une première étape “du travail à mener pour réduire le volume des médicaments jetés”, souligne un rapport publié à l’issue de cette étude réalisée par 210 établissements de santé, en majorité des hôpitaux publics, sur une période s’étalant de novembre à mars 2025.Ce n’est qu’une petite part des quelque 3.000 établissements recensés en France, mais cette étude donne une idée de l’ampleur d’un phénomène dont s’est notamment inquiété la Cour des comptes. Elle appelait début septembre à identifier les produits de santé les plus jetés et les raisons de ce gaspillage.Cette enquête a été lancée par le C2DS, un réseau de 940 établissements visant à réduire l’empreinte environnementale du système de santé et le RésOMEDIT, qui rassemble des observatoires régionaux des médicaments.Les établissements participants ont recensé combien de médicaments ils jetaient en une semaine. Résultat, 252.246 médicaments ont fini parmi leurs déchets, représentant 707.000 euros et plus de deux tonnes.Certains sont périmés – un tiers – ou impropres à l’usage pour d’autres raisons – un sixième. Mais une proportion conséquente –  un cinquième – d’entre eux seraient encore utilisables.S’ils finissent à la poubelle, c’est généralement parce qu’ils sont conditionnés en trop grande quantité et que les équipes des établissements n’ont pas le temps de reconditionner à l’unité les traitements entamés.Un autre cinquième provient de médicaments non utilisés après avoir été personnellement apportés par les patients de l’hôpital. Plus de la majorité des médicaments jetés (61%) sont des comprimés. Mais des injectables, des crèmes et des inhalateurs figurent aussi parmi les déchets. Les médicaments jetés dont le coût à l’achat est faible, tels que les hypnotiques, anxiolytiques ou antidépresseurs, sont très majoritaires en volume.A l’inverse, du fait de leur prix élevé, les médicaments de chimiothérapie pour traiter certains cancers et les antithrombotiques (visant à prévenir les thromboses) représentent plus du tiers (32,8%) de la valeur des ces médicaments jetés.”La gestion des péremptions de ces médicaments est prioritaire”, souligne ainsi le rapport qui préconise “un dispositif d’alerte sur les médicaments onéreux proches de la péremption”, propose d'”améliorer les commandes” pour ne pas créer de surstock et de mener des “études de stabilité prolongée pour allonger les durées de conservation”.