Après l’île Maurice, Macron met le cap sur l’Afrique du Sud

“La France n’entend pas dominer”, “elle veut coopérer” : Emmanuel Macron a plaidé vendredi à Port-Louis pour un renforcement de la coopération régionale au sein de l’océan Indien, avant de mettre le cap sur l’Afrique du Sud, deuxième étape de sa tournée africaine.”La France n’entend pas dominer, elle n’entend en rien imposer, elle veut coopérer face à toutes les tentations parfois hégémoniques dans un monde de désordres où vous voyez comme moi le retour des impéralismes. La région n’y échappe pas”, a déclaré le président sur le site de la future ambassade de France à l’issue d’une visite d’Etat de 24 heures à l’île Maurice.Au premier jour de sa visite jeudi, il a convenu avec le Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam d’accroître la coopération en matière de sécurité maritime pour lutter contre les narcotrafics et la pêche illégale dans la zone.”La France est par sa géographie à La Réunion, Mayotte, par ses ressortissants établis à Maurice, aux Seychelles, à Madagascar, aux Comores, par ces familles mêlées et ses liens humains une des puissances dans l’océan Indien”, a-t-il dit.”Mais nous l’abordons aussi avec aussi humilité et une volonté de travailler en partenariat”, a-t-il insisté. La France concentre 1.600 militaires entre ses deux territoires ultramarins dans la zone.Emmanuel Maceron entend aussi réaffirmer la présence française dans le sud-ouest de l’océan Indien face aux ambitions croissantes de la Chine, la Russie et l’Inde.L’île Maurice, ex-colonie française puis britannique de 1,2 million d’habitants, occupe une position stratégique dans ce carrefour maritime riche en ressources qui attise les convoitises. Le chef de l’Etat a évoqué les “menaces qui pèsent sur la stabilité de l’océan Indien, traversé par des roues maritimes clés pour l’économie mondiale et maintenant le trafic qui descend depuis l’Asie”.La France et Maurice vont “organiser davantage de patrouilles et d’exercices” communs et procéder à un “échange de bonnes pratiques” en matière de sécurité, a-t-il pointé. Le président s’est auparavant rendu sur un bâtiment de la Marine nationale, Le Champlain, mouillant à Port-Louis et qui participe avec les garde-côtes mauriciens à la surveillance des côtes et la lutte contre les trafics, notamment de drogue venant de la zone Inde/Parkistan.Le Premier ministre mauricien, en poste depuis 2024, avait relevé la veille que les relations bilatérales avaient été “quelque peu négligées” ces dix dernières années mais souligné une volonté de les “redynamiser”.- “Amitié” -Le président français s’est envolé vers 13H30 (9H30 GMT) pour Pretoria où il rencontrera dans l’après-midi son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa, avec lequel il a noué selon son entourage “une relation d’amitié, d’estime très proche”, à la veille du sommet du G20.Il doit se rendre dans un centre de formation de la compagnie nationale d’électricité Eskom, qui a bénéficié d’un soutien financier français en matière de transition énergétique, l’un des sujets du G20.Il effectuera aussi une visite hautement symbolique au mémorial de la lutte contre l’apartheid à Pretoria. Quinze noms de Français seront dévoilés à cette occasion sur le mur des héros du monument.Parmi eux les écrivains Jean-Paul Sartre et Aimé Césaire, Frantz Fanon, figure de l’anticolonialisme, l’avocat Paul Vergès, le philosophe Paul Ricoeur et le rugbyman international François Moncla, marqué à vie par l’apartheid lors d’une tournée du XV de France en Afrique du Sud en 1958.”La France était à travers ses artistes, ses figures culturelles, intellectuelles, politiques, en soutien de la lutte contre l’apartheid. Et c’est ça que l’on aura à coeur de démontrer lors de la visite”, relève l’Elysée.Le chef de l’Etat français, déterminé à accroître les liens économiques avec l’Afrique anglophone, assistera par ailleurs au lancement d’un conseil d’affaires franco-sud-africain sur le modèle de celui qui existe déjà au Nigeria, avant de rejoindre Johannesburg pour le sommet du G20 samedi et dimanche. Il poursuivra ensuite sa tournée africaine au Gabon et en Angola.Le président algérien Abdelmadjid Tebboune ne se rendra finalement pas au G20, a annoncé jeudi la télévision algérienne, coupant court à toute possibilité de rencontre avec Emmanuel Macron pour tenter d’apaiser une relation des plus tendues entre France et Algérie, après le signal positif envoyé par Alger, qui a récemment libéré l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal.

Après l’île Maurice, Macron met le cap sur l’Afrique du Sud

“La France n’entend pas dominer”, “elle veut coopérer” : Emmanuel Macron a plaidé vendredi à Port-Louis pour un renforcement de la coopération régionale au sein de l’océan Indien, avant de mettre le cap sur l’Afrique du Sud, deuxième étape de sa tournée africaine.”La France n’entend pas dominer, elle n’entend en rien imposer, elle veut coopérer face à toutes les tentations parfois hégémoniques dans un monde de désordres où vous voyez comme moi le retour des impéralismes. La région n’y échappe pas”, a déclaré le président sur le site de la future ambassade de France à l’issue d’une visite d’Etat de 24 heures à l’île Maurice.Au premier jour de sa visite jeudi, il a convenu avec le Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam d’accroître la coopération en matière de sécurité maritime pour lutter contre les narcotrafics et la pêche illégale dans la zone.”La France est par sa géographie à La Réunion, Mayotte, par ses ressortissants établis à Maurice, aux Seychelles, à Madagascar, aux Comores, par ces familles mêlées et ses liens humains une des puissances dans l’océan Indien”, a-t-il dit.”Mais nous l’abordons aussi avec aussi humilité et une volonté de travailler en partenariat”, a-t-il insisté. La France concentre 1.600 militaires entre ses deux territoires ultramarins dans la zone.Emmanuel Maceron entend aussi réaffirmer la présence française dans le sud-ouest de l’océan Indien face aux ambitions croissantes de la Chine, la Russie et l’Inde.L’île Maurice, ex-colonie française puis britannique de 1,2 million d’habitants, occupe une position stratégique dans ce carrefour maritime riche en ressources qui attise les convoitises. Le chef de l’Etat a évoqué les “menaces qui pèsent sur la stabilité de l’océan Indien, traversé par des roues maritimes clés pour l’économie mondiale et maintenant le trafic qui descend depuis l’Asie”.La France et Maurice vont “organiser davantage de patrouilles et d’exercices” communs et procéder à un “échange de bonnes pratiques” en matière de sécurité, a-t-il pointé. Le président s’est auparavant rendu sur un bâtiment de la Marine nationale, Le Champlain, mouillant à Port-Louis et qui participe avec les garde-côtes mauriciens à la surveillance des côtes et la lutte contre les trafics, notamment de drogue venant de la zone Inde/Parkistan.Le Premier ministre mauricien, en poste depuis 2024, avait relevé la veille que les relations bilatérales avaient été “quelque peu négligées” ces dix dernières années mais souligné une volonté de les “redynamiser”.- “Amitié” -Le président français s’est envolé vers 13H30 (9H30 GMT) pour Pretoria où il rencontrera dans l’après-midi son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa, avec lequel il a noué selon son entourage “une relation d’amitié, d’estime très proche”, à la veille du sommet du G20.Il doit se rendre dans un centre de formation de la compagnie nationale d’électricité Eskom, qui a bénéficié d’un soutien financier français en matière de transition énergétique, l’un des sujets du G20.Il effectuera aussi une visite hautement symbolique au mémorial de la lutte contre l’apartheid à Pretoria. Quinze noms de Français seront dévoilés à cette occasion sur le mur des héros du monument.Parmi eux les écrivains Jean-Paul Sartre et Aimé Césaire, Frantz Fanon, figure de l’anticolonialisme, l’avocat Paul Vergès, le philosophe Paul Ricoeur et le rugbyman international François Moncla, marqué à vie par l’apartheid lors d’une tournée du XV de France en Afrique du Sud en 1958.”La France était à travers ses artistes, ses figures culturelles, intellectuelles, politiques, en soutien de la lutte contre l’apartheid. Et c’est ça que l’on aura à coeur de démontrer lors de la visite”, relève l’Elysée.Le chef de l’Etat français, déterminé à accroître les liens économiques avec l’Afrique anglophone, assistera par ailleurs au lancement d’un conseil d’affaires franco-sud-africain sur le modèle de celui qui existe déjà au Nigeria, avant de rejoindre Johannesburg pour le sommet du G20 samedi et dimanche. Il poursuivra ensuite sa tournée africaine au Gabon et en Angola.Le président algérien Abdelmadjid Tebboune ne se rendra finalement pas au G20, a annoncé jeudi la télévision algérienne, coupant court à toute possibilité de rencontre avec Emmanuel Macron pour tenter d’apaiser une relation des plus tendues entre France et Algérie, après le signal positif envoyé par Alger, qui a récemment libéré l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal.

Face au mur de sa dette, le Sénégal en quête d’un accord avec le FMI

Comment se dépêtrer d’une dette colossale? Alors que l’Afrique accueille son premier G20 samedi à Johannesburg, en Afrique du Sud, avec la dette parmi les sujets prioritaires, le Sénégal surendetté bataille pour obtenir du FMI un nouveau programme d’aide pour soulager ses finances et rétablir la confiance de ses partenaires économiques.- Dette cachée -Avec une …

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Bolivie : le président Rodrigo Paz supprime le ministère de la Justice

Le président bolivien Rodrigo Paz a supprimé jeudi le ministère de la Justice, après avoir annoncé dans un premier temps le remplacement de son titulaire, mis en cause par la révélation d’une condamnation pénale qu’il avait dissimulée.Dans une déclaration à la presse depuis le siège du gouvernement, Rodrigo Paz a rappelé sa promesse de campagne …

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A Washington, la valse diplomatique des ambassades fantômes

Les murs décatis de cette vaste demeure de Washington étaient depuis longtemps cachés par une végétation envahissante quand, en septembre, la haie a été enfin taillée et le drapeau syrien hissé.La réouverture symbolique de l’ambassade de Syrie aux Etats-Unis, après onze ans de fermeture, rappelle qu’une poignée de bâtiments diplomatiques d’un quartier cossu de la …

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Gueule de bois sur les marchés: les craintes d’une “bulle” de l’IA resurgissent malgré les performances de Nvidia

La fête a été de courte durée sur les marchés boursiers: après un bref soulagement face aux performances du géant américain des puces Nvidia, les valeurs technologiques s’effondrent, craignant que l’engouement suscité par l’intelligence artificielle ne soit finalement qu’une bulle spéculative.A Tokyo, le géant des investissements technologiques SoftBank Group a dévissé de 10,9%, et le …

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Australie: le géant du livestream Twitch va interdire aux moins de 16 ans d’utiliser sa plateforme

Le géant du streaming Twitch va être contraint de supprimer tous ses utilisateurs australiens âgés de moins de 16 ans lorsque le pays fera entrer en vigueur le mois prochain une loi interdisant aux adolescents d’accéder aux réseaux sociaux, a rapporté vendredi l’agence régulant internet dans le pays.L’Australie va à partir du 10 décembre forcer les …

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Narcobanditisme: la porte-parole du gouvernement sera à la marche blanche samedi à Marseille

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a annoncé vendredi qu’elle irait à la marche blanche prévue samedi à Marseille en hommage à Mehdi Kessaci, le frère du militant Amine Kessaci engagé contre le narcobanditisme, soulignant que sa présence devait illustrer le “soutien de l’Etat”.Le jeune homme de 20 ans a été assassiné le 13 novembre par deux hommes à moto, et la justice étudie la piste d'”un crime d’intimidation” lié au militantisme de son frère.”Le gouvernement sera présent et je me rendrai samedi à Marseille en compagnie de mon collègue Vincent Jeanbrun, qui est ministre de la Ville et du Logement”, a déclaré Maud Bregeon sur TF1 vendredi, ajoutant que ce drame avait “profondément choqué tous nos concitoyens”.La porte-parole a assuré que son déplacement serait fait “humblement, avec la modestie et la pudeur que cet événement nécessite, sans communication sur place”.Il s’agit, selon elle, de “marquer l’engagement total du gouvernement et le soutien de l’État, du président de la République et du Premier ministre, à cette famille et aux proches de Mehdi Kessaci”.”Au-delà des actes forts et des engagements du ministre de l’Intérieur et du garde des Sceaux, l’État et singulièrement le gouvernement devaient marquer, symboliquement et humblement, leur soutien et leur solidarité lors de ce rassemblement où habitants, élus locaux et nationaux feront bloc contre le narcotrafic”, a précisé l’entourage de Maud Bregeon à l’AFP.La porte-parole retrouvera à Marseille de nombreuses autres personnalités politiques, dont beaucoup issues de gauche, comme Olivier Faure (PS) ou Marine Tondelier (les Ecologistes).”Les réflexes partisans n’ont pas leur place dans une telle marche et dans un tel combat”, a estimé Mme Bregeon, espérant que les participants seraient “le plus nombreux possible” samedi.Si les courants politiques s’accordent sur le constat, ils s’opposent sur les voies à suivre pour contrer le narcotrafic.Le député LFI du Nord Ugo Bernalicis a ainsi affirmé sur franceinfo que “ce qu’on demande au gouvernement, c’est pas tant la participation à cette marche, c’est de faire en sorte que les moyens soient à la hauteur des enjeux”. Et “le compte n’y est pas”, a-t-il dit.Il a notamment appelé à s’attaquer au “cœur du problème” en légalisant le cannabis, dont la vente est “le moteur financier” des trafiquants, selon lui.Le député insoumis des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard, qui sera présent samedi, a exhorté à un “changement de doctrine complet”, demandant par exemple plus de moyens pour la police judiciaire.”Plutôt que d’envoyer des policiers chasser le petit consommateur, je pense au contraire qu’il faut concentrer les moyens dans le démantèlement des réseaux de la criminalité organisée”, a-t-il dit.Quant à la suggestion du maire de Nice Christian Estrosi d’engager l’armée contre le narcotrafic, Maud Bregeon a rappelé que ce n’était “pas les prérogatives de l’armée” et “qu’on a pour ça la police nationale, la gendarmerie nationale, la justice de la République française”.

Japon: les autorités locales approuvent le redémarrage de la plus grande centrale nucléaire au monde

La plus grande centrale nucléaire au monde a obtenu vendredi le feu vert d’autorités locales japonaises pour son redémarrage, une étape cruciale pour la remise en service du site après la catastrophe de Fukushima en 2011 et la fermeture de tous les réacteurs japonais. Hideyo Hanazumi, le gouverneur du département de Niigata (centre-ouest) où se trouve la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il “approuverait” la reprise des activités, qui devra encore recevoir l’aval final du régulateur nucléaire du pays. Le Japon avait fermé tous ses réacteurs nucléaires après le triple désastre – séisme, tsunami et catastrophe nucléaire – de Fukushima en 2011, alors que la population exprimait son inquiétude face à cette source d’énergie. Mais le pays, pauvre en ressources, veut réduire sa forte dépendance aux combustibles fossiles, atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et répondre à la demande croissante d’électricité liée à l’intelligence artificielle.Au total, 14 réacteurs – principalement situés dans l’ouest et le sud du pays – ont ainsi déjà été remis en service après la mise en place de normes de sécurité strictes. La centrale de Kashiwazaki-Kariwa, qui s’étend sur 400 hectares sur la côte de la mer du Japon face à la péninsule coréenne, serait le premier redémarrage d’une centrale nucléaire par Tepco, l’opérateur de celle de Fukushima Daiichi, depuis la catastrophe.Le vaste complexe a été équipé d’une digue de 15 mètres de haut contre les tsunamis, de nouveaux systèmes de secours électriques installés en hauteur, ainsi que d’autres dispositifs de sécurité.- Durée de vie des réacteurs allongée -Avant le séisme et le tsunami de 2011, qui ont fait environ 18.000 morts, l’énergie nucléaire représentait environ un tiers de la production d’électricité du Japon, le reste provenant principalement des énergies fossiles. En juillet, la compagnie d’électricité Kansai Electric a annoncé avoir franchi une première étape vers la construction du premier nouveau réacteur nucléaire du pays depuis la catastrophe de Fukushima. Le Japon est le cinquième émetteur mondial de dioxyde de carbone derrière la Chine, les États-Unis, l’Inde et la Russie, et dépend fortement des combustibles fossiles importés. Près de 70% des besoins en électricité du Japon étaient couverts en 2023 par des centrales thermiques fonctionnant au charbon et aux hydrocarbures.Le pays s’est fixé pour objectif de réduire l’apport des centrales thermiques à 30 à 40% de son mix électrique d’ici 2040.En juin, le Japon a adopté une loi permettant d’allonger la durée de vie des réacteurs nucléaires au-delà de 60 ans afin de compenser les arrêts liés à des “circonstances imprévisibles”. L’archipel veut faire des renouvelables sa principale source d’électricité avant 2040. Dans le cadre de cet objectif, le nucléaire devrait représenter environ 20% de la production électrique du pays à l’horizon 2040, contre 5,6% en 2022.