L’Iran affirme qu’un accord avec les Etats-Unis est “à portée de main”

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré mardi qu’un accord avec les Etats-Unis était “à portée de main”, à l’avant-veille d’une nouvelle session de pourparlers entre les deux pays, sous forte pression militaire américaine.Dans le même temps, le gouvernement iranien a lancé un avertissement aux étudiants qui ont recommencé à protester, après la répression sanglante en janvier d’une vaste contestation.Avant le troisième rendez-vous prévu jeudi à Genève des deux pays ennemis, qui ont renoué le dialogue sous médiation omanaise le 6 février à Mascate, M. Araghchi a affirmé sur X que son pays était “déterminé à parvenir à un accord juste et équitable — dans les plus brefs délais”.Il a fait état d’une “opportunité historique de conclure un accord sans précédent qui prenne en compte nos préoccupations et nos intérêts mutuels”. “Un accord est à portée de main, mais seulement si la diplomatie est privilégiée”, a-t-il ajouté, alors que depuis des semaines, Donald Trump brandit la menace de nouvelles frappes contre l’Iran, après la guerre de juin 2025, déclenchée par Israël, durant laquelle les Etats-Unis avaient bombardé des sites nucléaires iraniens.Les Etats-Unis, qui ont déployé un dispositif militaire massif dans la région – où le porte-avions Gerald Ford doit bientôt seconder l’Abraham Lincoln – tentent d’arracher un accord garantissant notamment que l’Iran ne se dote pas de l’arme nucléaire. Téhéran se défend de telles ambitions militaires, mais insiste sur son droit au nucléaire civil, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.Dans un rapport publié lundi, l’International Crisis Group (ICG) estime qu’au vu des divergences entre les deux pays, trouver un terrain d’entente sera “une tâche difficile”. “La République islamique et les Etats-Unis n’ont jamais été aussi proches du précipice d’un conflit majeur”, écrit ce centre de réflexion américain. – “Peur” et “espoir” -En Iran, le gouvernement a de son côté jugé, par la voix de sa porte-parole Fatemeh Mohajerani, que les étudiants avaient “le droit de manifester”. Mais il y a “des lignes rouges (…) à ne pas franchir”, a averti Mme Mohajerani, citant “les lieux sacrés” comme les mosquées et “le drapeau” de la République islamique.Depuis la reprise des cours samedi, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et authentifiées par l’AFP montrent des étudiants dans des universités de Téhéran brûler ce drapeau, adopté après la révolution de 1979 qui a renversé la monarchie.Parmi les slogans scandés par les contestataires, “Mort au dictateur”, en référence au guide suprême, Ali Khamenei.Ces rassemblements, marqués pour certains par des affrontements entre adversaires et partisans du pouvoir, secouent un pays encore sous le choc de la répression qui a écrasé dans le sang une vague inédite de contestation du pouvoir iranien.Selon un habitant de Téhéran, interrogé par un journaliste de l’AFP basé à l’étranger, les protestations se limitent aux grandes universités et ne devraient pas s’étendre, du fait de “la peur d’une répression brutale et de l’espoir placé en Trump”.En cas d’échec de la diplomatie, les intentions de Washington “restent floues”, selon les analystes de l’ICG, qui soulignent que Donald Trump préfère “les guerres courtes” plutôt que l’engagement “dans un conflit coûteux et chaotique”.Le président américain, qui a dit le 19 février s’être donné de “dix” à “quinze jours” pour décider d’un éventuel recours à la force contre Téhéran, a démenti lundi des articles de presse selon lesquels le chef d’état-major américain l’aurait mis en garde contre une intervention de grande ampleur.L’Iran a de son côté réitéré qu’il riposterait “avec férocité” à toute frappe américaine, même limitée, mettant en garde contre un risque d'”escalade” régionale.

Nouvelle-Calédonie: le Sénat adopte une réforme constitutionnelle au parcours très incertain

Le Sénat a adopté mardi la réforme constitutionnelle sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, un texte décrié que le gouvernement défend comme le seul chemin vers une “stabilité” retrouvée pour l’archipel français du Pacifique mais dont la suite du parcours parlementaire s’annonce très incertaine.Dominés par une alliance entre droite et centristes, les sénateurs ont voté à 215 voix contre 41 ce projet de loi constitutionnelle. Le texte est désormais transmis à l’Assemblée nationale.”Le statu quo n’est pas une option viable” mais reviendrait à abandonner “les idéaux républicains, le progrès social et la construction renouvelée de la paix sur le territoire”, avait déclaré Sébastien Lecornu en ouverture des débats. Défendant un texte qui serait “un chemin de sortie politique durable”, le Premier ministre avait averti les sénateurs que s’il était rejeté, ce serait “la première fois que le Parlement refuserait d’être le notaire d’un accord conclu entre les parties calédoniennes”.Le projet de loi retranscrit deux accords conclus avec la majorité des forces politiques calédoniennes: celui de Bougival (juillet 2025) et celui de l’Élysée-Oudinot, signé en janvier 2026 sous l’égide d’Emmanuel Macron.Concrètement, son premier article prévoit d’organiser avant le 26 juillet 2026 un référendum local, lors duquel les électeurs calédoniens seraient appelés à approuver ou rejeter l’accord de Bougival.Son deuxième article, plus structurel, vise à inscrire dans la Constitution française la création d’un “État de la Nouvelle-Calédonie”, appartenant à l’ensemble national, doté d’une nationalité propre et pouvant être reconnue sur la scène internationale.Les sénateurs ont par ailleurs adopté un amendement fixant au 20 décembre 2026 au plus tard la tenue des élections provinciales, scrutin crucial dont dépend la composition du gouvernement local et qui a déjà été reporté à trois reprises depuis 2024.- Pas “d’alternative” ? -“Donnons une chance à ces accords, parce qu’en Nouvelle-Calédonie, l’alternative à un processus politique ouvert n’est jamais l’attente tranquille: c’est l’incertitude”, a lancé la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou aux sénateurs.Dominé par une alliance entre droite et centristes, le Sénat a majoritairement partagé le point de vue du gouvernement. “La voie de la raison, c’est d’accompagner la volonté d’une majorité de partenaires, négociée à Bougival”, assume la sénatrice Agnès Canayer (Les Républicains), chargée de piloter l’examen du texte.Mais l’opposition des indépendantistes du FLNKS à ces accords, qu’ils jugent incompatibles avec la pleine souveraineté du territoire, complique sérieusement la donne. L’absence de consensus local fait craindre à de nombreux parlementaires un “passage en force” aux conséquences potentiellement néfastes à Nouméa.”Ne répétons pas les erreurs du passé”, a alerté dans l’hémicycle le sénateur indépendantiste calédonien Robert Xowie, faisant référence aux émeutes meurtrières de mai 2024 en opposition à une précédente réforme constitutionnelle et expliquant que “la Kanaky-Nouvelle-Calédonie a payé cher l’entêtement du gouvernement”.L’autre sénateur calédonien Georges Naturel, pourtant non-indépendantiste, a dit savoir “au fond de (lui) que cette révision constitutionnelle n’apportera malheureusement pas la solution politique stable et de long terme dont la Nouvelle-Calédonie a tant besoin”, résumant les doutes qui persistent jusque dans le camp loyaliste.Il a rappelé que les indépendantistes de l’Union nationale pour l’indépendance (UNI), signataires de Bougival-Elysée-Oudinot, sont désormais fragilisés par l’opposition aux accords exprimée lundi par l’un des leaders historiques du mouvement, Paul Néaoutyne.Les socialistes ont finalement choisi de s’abstenir. “Nous faisons un pas de côté”, a expliqué la sénatrice PS Corinne Narassiguin, disant vouloir donner au gouvernement l’opportunité de “suspendre l’examen du projet de loi constitutionnelle pour convoquer les élections provinciales au printemps”, comme prévu, avant d’ouvrir un nouveau cycle de discussions. – Parcours semé d’embûches -L’examen s’annonce désormais beaucoup plus incertain au Palais Bourbon, à partir du 31 mars. La gauche et le Rassemblement national devraient s’opposer au texte, tandis que beaucoup d’élus s’attendent à de “l’obstruction” des députés Insoumis.Les parlementaires socialistes – qui détiennent une grande partie des clés de l’avenir du texte – restent extrêmement réservés et Corinne Narassiguin a prévenu que si la navette parlementaire se poursuivait comme prévu, les députés socialistes voteraient contre ce projet de loi constitutionnelle. “Le gouvernement a substitué sa contrainte de calendrier à la recherche patiente d’un compromis”, a critiqué le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner, déplorant un “manque de méthode et de continuité” de l’État dans le dossier calédonien.

Nouvelle-Calédonie: le Sénat adopte une réforme constitutionnelle au parcours très incertain

Le Sénat a adopté mardi la réforme constitutionnelle sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, un texte décrié que le gouvernement défend comme le seul chemin vers une “stabilité” retrouvée pour l’archipel français du Pacifique mais dont la suite du parcours parlementaire s’annonce très incertaine.Dominés par une alliance entre droite et centristes, les sénateurs ont voté à 215 voix contre 41 ce projet de loi constitutionnelle. Le texte est désormais transmis à l’Assemblée nationale.”Le statu quo n’est pas une option viable” mais reviendrait à abandonner “les idéaux républicains, le progrès social et la construction renouvelée de la paix sur le territoire”, avait déclaré Sébastien Lecornu en ouverture des débats. Défendant un texte qui serait “un chemin de sortie politique durable”, le Premier ministre avait averti les sénateurs que s’il était rejeté, ce serait “la première fois que le Parlement refuserait d’être le notaire d’un accord conclu entre les parties calédoniennes”.Le projet de loi retranscrit deux accords conclus avec la majorité des forces politiques calédoniennes: celui de Bougival (juillet 2025) et celui de l’Élysée-Oudinot, signé en janvier 2026 sous l’égide d’Emmanuel Macron.Concrètement, son premier article prévoit d’organiser avant le 26 juillet 2026 un référendum local, lors duquel les électeurs calédoniens seraient appelés à approuver ou rejeter l’accord de Bougival.Son deuxième article, plus structurel, vise à inscrire dans la Constitution française la création d’un “État de la Nouvelle-Calédonie”, appartenant à l’ensemble national, doté d’une nationalité propre et pouvant être reconnue sur la scène internationale.Les sénateurs ont par ailleurs adopté un amendement fixant au 20 décembre 2026 au plus tard la tenue des élections provinciales, scrutin crucial dont dépend la composition du gouvernement local et qui a déjà été reporté à trois reprises depuis 2024.- Pas “d’alternative” ? -“Donnons une chance à ces accords, parce qu’en Nouvelle-Calédonie, l’alternative à un processus politique ouvert n’est jamais l’attente tranquille: c’est l’incertitude”, a lancé la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou aux sénateurs.Dominé par une alliance entre droite et centristes, le Sénat a majoritairement partagé le point de vue du gouvernement. “La voie de la raison, c’est d’accompagner la volonté d’une majorité de partenaires, négociée à Bougival”, assume la sénatrice Agnès Canayer (Les Républicains), chargée de piloter l’examen du texte.Mais l’opposition des indépendantistes du FLNKS à ces accords, qu’ils jugent incompatibles avec la pleine souveraineté du territoire, complique sérieusement la donne. L’absence de consensus local fait craindre à de nombreux parlementaires un “passage en force” aux conséquences potentiellement néfastes à Nouméa.”Ne répétons pas les erreurs du passé”, a alerté dans l’hémicycle le sénateur indépendantiste calédonien Robert Xowie, faisant référence aux émeutes meurtrières de mai 2024 en opposition à une précédente réforme constitutionnelle et expliquant que “la Kanaky-Nouvelle-Calédonie a payé cher l’entêtement du gouvernement”.L’autre sénateur calédonien Georges Naturel, pourtant non-indépendantiste, a dit savoir “au fond de (lui) que cette révision constitutionnelle n’apportera malheureusement pas la solution politique stable et de long terme dont la Nouvelle-Calédonie a tant besoin”, résumant les doutes qui persistent jusque dans le camp loyaliste.Il a rappelé que les indépendantistes de l’Union nationale pour l’indépendance (UNI), signataires de Bougival-Elysée-Oudinot, sont désormais fragilisés par l’opposition aux accords exprimée lundi par l’un des leaders historiques du mouvement, Paul Néaoutyne.Les socialistes ont finalement choisi de s’abstenir. “Nous faisons un pas de côté”, a expliqué la sénatrice PS Corinne Narassiguin, disant vouloir donner au gouvernement l’opportunité de “suspendre l’examen du projet de loi constitutionnelle pour convoquer les élections provinciales au printemps”, comme prévu, avant d’ouvrir un nouveau cycle de discussions. – Parcours semé d’embûches -L’examen s’annonce désormais beaucoup plus incertain au Palais Bourbon, à partir du 31 mars. La gauche et le Rassemblement national devraient s’opposer au texte, tandis que beaucoup d’élus s’attendent à de “l’obstruction” des députés Insoumis.Les parlementaires socialistes – qui détiennent une grande partie des clés de l’avenir du texte – restent extrêmement réservés et Corinne Narassiguin a prévenu que si la navette parlementaire se poursuivait comme prévu, les députés socialistes voteraient contre ce projet de loi constitutionnelle. “Le gouvernement a substitué sa contrainte de calendrier à la recherche patiente d’un compromis”, a critiqué le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner, déplorant un “manque de méthode et de continuité” de l’État dans le dossier calédonien.

Nouvelle-Calédonie: le Sénat adopte une réforme constitutionnelle au parcours très incertain

Le Sénat a adopté mardi la réforme constitutionnelle sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, un texte décrié que le gouvernement défend comme le seul chemin vers une “stabilité” retrouvée pour l’archipel français du Pacifique mais dont la suite du parcours parlementaire s’annonce très incertaine.Dominés par une alliance entre droite et centristes, les sénateurs ont voté à 215 voix contre 41 ce projet de loi constitutionnelle. Le texte est désormais transmis à l’Assemblée nationale.”Le statu quo n’est pas une option viable” mais reviendrait à abandonner “les idéaux républicains, le progrès social et la construction renouvelée de la paix sur le territoire”, avait déclaré Sébastien Lecornu en ouverture des débats. Défendant un texte qui serait “un chemin de sortie politique durable”, le Premier ministre avait averti les sénateurs que s’il était rejeté, ce serait “la première fois que le Parlement refuserait d’être le notaire d’un accord conclu entre les parties calédoniennes”.Le projet de loi retranscrit deux accords conclus avec la majorité des forces politiques calédoniennes: celui de Bougival (juillet 2025) et celui de l’Élysée-Oudinot, signé en janvier 2026 sous l’égide d’Emmanuel Macron.Concrètement, son premier article prévoit d’organiser avant le 26 juillet 2026 un référendum local, lors duquel les électeurs calédoniens seraient appelés à approuver ou rejeter l’accord de Bougival.Son deuxième article, plus structurel, vise à inscrire dans la Constitution française la création d’un “État de la Nouvelle-Calédonie”, appartenant à l’ensemble national, doté d’une nationalité propre et pouvant être reconnue sur la scène internationale.Les sénateurs ont par ailleurs adopté un amendement fixant au 20 décembre 2026 au plus tard la tenue des élections provinciales, scrutin crucial dont dépend la composition du gouvernement local et qui a déjà été reporté à trois reprises depuis 2024.- Pas “d’alternative” ? -“Donnons une chance à ces accords, parce qu’en Nouvelle-Calédonie, l’alternative à un processus politique ouvert n’est jamais l’attente tranquille: c’est l’incertitude”, a lancé la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou aux sénateurs.Dominé par une alliance entre droite et centristes, le Sénat a majoritairement partagé le point de vue du gouvernement. “La voie de la raison, c’est d’accompagner la volonté d’une majorité de partenaires, négociée à Bougival”, assume la sénatrice Agnès Canayer (Les Républicains), chargée de piloter l’examen du texte.Mais l’opposition des indépendantistes du FLNKS à ces accords, qu’ils jugent incompatibles avec la pleine souveraineté du territoire, complique sérieusement la donne. L’absence de consensus local fait craindre à de nombreux parlementaires un “passage en force” aux conséquences potentiellement néfastes à Nouméa.”Ne répétons pas les erreurs du passé”, a alerté dans l’hémicycle le sénateur indépendantiste calédonien Robert Xowie, faisant référence aux émeutes meurtrières de mai 2024 en opposition à une précédente réforme constitutionnelle et expliquant que “la Kanaky-Nouvelle-Calédonie a payé cher l’entêtement du gouvernement”.L’autre sénateur calédonien Georges Naturel, pourtant non-indépendantiste, a dit savoir “au fond de (lui) que cette révision constitutionnelle n’apportera malheureusement pas la solution politique stable et de long terme dont la Nouvelle-Calédonie a tant besoin”, résumant les doutes qui persistent jusque dans le camp loyaliste.Il a rappelé que les indépendantistes de l’Union nationale pour l’indépendance (UNI), signataires de Bougival-Elysée-Oudinot, sont désormais fragilisés par l’opposition aux accords exprimée lundi par l’un des leaders historiques du mouvement, Paul Néaoutyne.Les socialistes ont finalement choisi de s’abstenir. “Nous faisons un pas de côté”, a expliqué la sénatrice PS Corinne Narassiguin, disant vouloir donner au gouvernement l’opportunité de “suspendre l’examen du projet de loi constitutionnelle pour convoquer les élections provinciales au printemps”, comme prévu, avant d’ouvrir un nouveau cycle de discussions. – Parcours semé d’embûches -L’examen s’annonce désormais beaucoup plus incertain au Palais Bourbon, à partir du 31 mars. La gauche et le Rassemblement national devraient s’opposer au texte, tandis que beaucoup d’élus s’attendent à de “l’obstruction” des députés Insoumis.Les parlementaires socialistes – qui détiennent une grande partie des clés de l’avenir du texte – restent extrêmement réservés et Corinne Narassiguin a prévenu que si la navette parlementaire se poursuivait comme prévu, les députés socialistes voteraient contre ce projet de loi constitutionnelle. “Le gouvernement a substitué sa contrainte de calendrier à la recherche patiente d’un compromis”, a critiqué le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner, déplorant un “manque de méthode et de continuité” de l’État dans le dossier calédonien.

Paris says US envoy pledges not to ‘interfere’ in France affairs

The United States and France on Tuesday sought to smooth over a diplomatic row after Washington’s ambassador failed to turn up for a dressing down from France’s foreign minister over comments about the killing of a young far-right activist.Charles Kushner had been summoned to meet Jean-Noel Barrot on Monday in the wake of the US administration denouncing what it called “terrorism” and left-wing violence in France after the fatal beating of Quentin Deranque.When he did not turn up, France blocked the ambassador — whose son Jared is married to Donald Trump’s daughter Ivanka — from having access to government ministers until he explained himself.But on Tuesday, both sides said a call between the pair had now taken place.A member of Barrot’s team told AFP the minister “reiterated the reasons that had led to the summons: France cannot accept any form of interference or manipulation of its national public debate by the authorities of a third country”.”The ambassador took note, expressed his willingness not to interfere in our public debate, and recalled the friendship that binds France and the United States.”A US Embassy spokesperson said Kushner made the call, describing it as “frank and amicable”.France has repeatedly said it will not tolerate attempts to intervene in its domestic affairs and use tragedy for political purposes.Barrot earlier on Tuesday said Kushner would only be able to resume his duties after he provided an explanation over his failure to respect “the most basic customs of diplomacy”. He urged him to explain himself “so that he can resume the normal exercise of his duties as ambassador”.”It’s the basics,” a visibly irritated Barrot told broadcaster France Info, calling Kushner’s no-show a “surprise”.Kushner, 71, a multimillionaire real estate developer and former attorney who spent time in prison for tax evasion and other crimes before being pardoned by Trump in 2020, is not a professional diplomat.He was previously summoned to the French ministry last year but skipped that meeting as well, sending an official instead. – ‘Creating difficulties’ -“He is creating difficulties for himself, because for an ambassador to be able to do his job, he needs to have access to members of the government,” Barrot said earlier Tuesday.”Once explanations have been provided, the US ambassador to France will naturally regain access to the French government.” A diplomatic source had told AFP the ambassador cited “personal commitments” and sent a senior embassy official instead.Barrot stressed that the incident would not affect the Franco-US relationship on the whole.But he reiterated: “We do not accept that foreign countries can come and interfere in, then insert themselves into, our national political debate, whatever the circumstances.”I believe all French people share the same feeling.”Deranque, 23, died from head injuries following clashes between radical-left and far-right supporters on the sidelines of a protest against a politician from the hard-left France Unbowed (LFI) party in Lyon on February 12. His death has sparked tensions in France.Barrot said Paris also wished to raise the issue of US sanctions against several European figures, including former European commissioner Thierry Breton.Kushner’s behaviour raised eyebrows even among US diplomats.”One of the basic rules is that when you are summoned by the host country’s foreign minister, you show up. On time,” Charles Shapiro, a former US ambassador to Venezuela, said on X. “It’s not optional.”In December 2024, Trump defended the choice of Kushner as France’s envoy.”It’s a great thing because he’s in our family,” Trump told the French magazine Paris Match.

Le gouvernement britannique prêt à publier des archives sur l’ex-prince Andrew

Le gouvernement britannique s’est dit prêt mardi, devant le Parlement, à publier des documents concernant la nomination du prince désormais déchu Andrew comme envoyé spécial au Commerce en 2001, quelques heures après l’arrestation de l’ex-ambassadeur Peter Mandelson, également en lien avec l’affaire Epstein.A quatre jours d’intervalle, ces deux personnalités britanniques mises en cause dans cette affaire tentaculaire ont été arrêtées et placées en garde à vue par la police, soupçonnées d’avoir transmis des informations économiques sensibles au financier et criminel sexuel américain Jeffrey Epstein.Le gouvernement a apporté son soutien à une motion déposée mardi par le parti libéral-démocrate (centriste), réclamant la publication de documents relatifs à la nomination d’Andrew comme représentant spécial du Royaume-Uni pour le Commerce international, poste qu’il a occupé entre 2001 et 2011.Le texte a été adopté sans vote à la chambre des Communes, du fait de ce soutien de l’exécutif.”C’est bien le minimum que nous devons aux victimes de ces atrocités, commises par Epstein et d’autres”, a déclaré Chris Bryant, secrétaire d’Etat au Commerce, devant les députés. Il a toutefois prévenu que le gouvernement devrait travailler avec la police pour veiller à ne pas “compromettre l’enquête”.M. Bryant a décrit le frère cadet du roi, déchu de tous ses titres et chassé de sa demeure royale par Charles III en octobre, comme un “homme grossier, arrogant, imbu de ses privilèges et incapable de distinguer l’intérêt public de son propre intérêt privé”.Une attaque contre un membre de la famille royale impensable au Parlement jusqu’à récemment.- Documents sensibles -Même si elle a des répercussions “mondiales”, l’affaire Epstein est aussi “un scandale profondément britannique qui atteint les plus hautes sphères de l’establishment”, a fustigé Ed Davey, chef de file des libéraux-démocrates, disant vouloir “faire éclater la vérité sur le rôle” d’Andrew.Il avait auparavant appelé dans un communiqué à “mettre fin à l’ère de l’impunité”.Le gouvernement s’est déjà engagé début février, après l’adoption au Parlement d’une motion déposée par les conservateurs, à publier des documents sur la nomination de l’ex-figure du parti travailliste Peter Mandelson au poste d’ambassadeur à Washington fin 2024.La ministre de l’Education Bridget Phillipson a confirmé mardi sur la chaîne Sky News qu’une première série de doctuments serait publiée début mars, ajoutant là aussi qu’il fallait s’assurer que rien “ne puisse compromettre l’enquête”.Une partie des documents, potentiellement sensibles pour la sécurité nationale, sont préalablement filtrés par une commission parlementaire.Peter Mandelson, ancien ministre et commissaire européen, a été laissé en liberté sous caution dans la nuit de lundi à mardi, après plusieurs heures en garde à vue dans un commissariat londonien. Il est soupçonné de manquements à ses devoirs dans l’exercice de ses fonctions publiques lorsqu’il était ministre au sein du gouvernement de Gordon Brown de 2008 à 2010.Dans un communiqué, le cabinet d’avocats Mishcon de Reya, qui le représente, a indiqué que son arrestation était liée à la crainte “infondée” qu’il présente un risque de fuite. Il n’y a selon lui “absolument aucun fondement” à l’allégation selon laquelle il “prévoyait de quitter le pays pour s’installer définitivement à l’étranger”, ajoutant que sa priorité était de coopérer avec la police et de “blanchir son nom”.- “Tache” -Comme pour Andrew Mountbatten-Windsor, les liens de M. Mandelson avec Jeffrey Epstein étaient connus. Mais ces deux arrestations font suite à de nouvelles révélations issues d’une nouvelle salve de documents des dossiers Epstein publiés fin janvier par le ministère américain de la Justice.Ni Peter Mandelson ni Andrew n’ont été inculpés d’aucune infraction.Ed Davey a déploré que Peter Mandelson et Andrew Mountbatten-Windsor aient jusque-là “échappé” à la justice, estimant que cela constituait une “tache” sur la réputation du Royaume-Uni.Même si les deux enquêtes sont distinctes, le journal The Telegraph a exhumé des propos tenus devant le Parlement en 2001 par Peter Mandelson qui jugeait le frère cadet de Charles III “tout à fait qualifié” pour le rôle d’envoyé spécial.Andrew Lownie, ex-journaliste à la BBC et biographe du prince déchu, a déclaré à l’AFP que Peter Mandelson et Tony Blair, Premier ministre en 2001, avaient “imposé la nomination” d’Andrew.Les révélations sur les liens de Peter Mandelson avec le criminel sexuel américain ont mis sous pression le Premier ministre Keir Starmer, accusé de l’avoir nommé alors même qu’il savait que l’ex-ministre était resté proche d’Epstein après la condamnation de ce dernier pour crimes sexuels.Keir Starmer, qui avait rappelé Peter Mandelson des Etats-Unis en septembre 2025 après de nouvelles informations le liant à Jeffrey Epstein, a depuis présenté ses excuses, notamment aux victimes, et son chef de cabinet comme son directeur de la communication ont démissionné.

Iran says deal ‘within reach’ ahead of US talks

Iran’s foreign minister declared Tuesday that a deal to avoid a military clash with the United States was within reach, two days before talks between the foes were due to resume in Geneva.Abbas Araghchi’s appeal came as Iran issued a muted warning to student protesters maintaining pressure on the government, against the backdrop of mounting US threats of action to halt Tehran’s nuclear programme.”We have a historic opportunity to strike an unprecedented agreement that addresses mutual concerns and achieves mutual interests,” Araghchi said in a social media post. The minister added that a deal was “within reach, but only if diplomacy is given priority.”Tehran and Washington are due to hold a third round of negotiations on Thursday in Geneva, the latest since talks resumed earlier this month.The talks will be held following a heavy US military deployment in the region in recent weeks and threats by President Donald Trump of a strike on Iran if no deal is reached. Iran has repeatedly said it would respond firmly to any attack and on Monday the foreign ministry warned that any strike, even limited, “would be regarded as an act of aggression”. In his post on Tuesday, Araghchi vowed Iran will “under no circumstances ever develop a nuclear weapon,” but insisted on the country’s right to “harness dividends of peaceful nuclear technology”. “We have proven that we will stop at nothing to guard our sovereignty with courage,” he added. Iran and the US held five rounds of nuclear talks last year but those negotiations were brought to an end with Israel’s unprecedented attack on Iran which triggered a 12-day war. – ‘Red lines’ protest warning -Meanwhile, university students in Tehran kicked off a new semester with gatherings in which they revived slogans from nationwide protests against the country’s clerical leadership.On Tuesday, the fourth consecutive day of the campus protests, videos verified by AFP showed two groups facing off in a large hall at a Tehran university before scuffles break out.The day before, students had burned the flag that was adopted by Iran’s Islamic republic after the 1979 revolution that toppled the monarchy, according to verified videos.Iranian government spokeswoman Fatemeh Mohajerani, giving the first official reaction to the rallies, said that while students had a right to protest, they must “understand the red lines”.The flag, she added, was one “of these red lines that we must protect and not cross or deviate from, even at the height of anger”.- US military build-up -The initial wave of protests began in December, sparked by economic woes in the sanctions-hit country, but soon grew into nationwide demonstrations that crested on January 8 and 9, posing one of the largest challenges to Iran’s leaders in years.The unrest prompted a violent government crackdown that killed thousands of people.The US-based Human Rights Activists News Agency (HRANA) has recorded more than 7,000 deaths, while warning the full toll is likely far higher. Iranian officials acknowledge more than 3,000 deaths, but say the violence was caused by “terrorist acts” fuelled by the United States and Israel.The crackdown in January prompted Trump to threaten to intervene militarily on the protesters’ behalf, though the focus of his threats soon shifted to Iran’s nuclear programme, which the West believes is aimed at building an atomic bomb but Tehran insists is peaceful.Since then, the US has carried out a massive military build-up in the Middle East aimed at pressuring Tehran into cutting a deal, even as the two sides pursue indirect negotiations.Washington deployed the aircraft carrier USS Abraham Lincoln to the Arabian Sea, and another, the USS Gerald R. Ford, has arrived at a US base in Crete en route to the region.  

Amazon retire de la vente un livre de “dark romance” mis en cause pour pédocriminalité

Amazon a annoncé mardi le retrait de sa plateforme d’un livre de “dark romance” accusé de faire l’apologie de la pédocriminalité et signalé à la justice.Interrogé par l’AFP au sujet de la vente en ligne de l’ouvrage autoédité “Corps à coeur”, un porte-parole d’Amazon a indiqué que la plateforme retirait “le titre en question”, à la suite de ses “investigations”. Le géant du e-commerce avait signalé précédemment procéder “à l’examen urgent du titre”.Plus tôt dans la journée, la Haute commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry avait annoncé avoir saisi la justice pour réclamer le retrait du livre après le lancement d’une pétition contre l’ouvrage, ayant recueilli plus de 60.000 signatures.”On ne peut pas tout écrire au nom de la +dark romance+”, a déclaré Sarah El Haïry sur X. “Certains extraits relèvent de l’apologie de la pédophilie et pédocriminalité. Face à ces dérives à des fins +récréatives+ ou +lucratives+, nous avons le devoir d’agir. J’ai saisi la plateforme Pharos et la justice”, a-t-elle ajouté.Le député LFI Antoine Léaument avait également indiqué sur X avoir saisi la justice après avoir découvert “avec la nausée” des extraits présentant des “scènes explicitement pédocriminelles en les +romançant+”.La pétition lancée sur Change.org après une série de messages postés sur la communauté #BookTok estime que “l’ouvrage +Corps à cœur+ franchit une ligne rouge éthique et légale qui nécessite une intervention immédiate”.Pour Solène Podevin-Favre, présidente de l’association Face à l’inceste, le livre s’inscrit dans la lignée des “poupées pédocriminelles vendues par Shein” et pose “l’inceste comme un objet de fantasme, livre le corps d’enfants fictifs à des scènes de viols et de torture dont la lecture est difficilement soutenable”. “Corps à coeur” est un livre autopublié, dont le premier tome est sorti en 2023 et le second un an plus tard. Il entre dans la catégorie de la “dark romance” (“sombre romance”), sous-genre littéraire apparu dans les années 2010 qui a connu un succès croissant. Ces romans mettent en scène des relations impossibles qui peuvent être basées sur des violences sexuelles ou psychologiques.Dans un récent message sur les réseaux sociaux, l’autrice Jessie Auryann a dénoncé “une campagne de dénigrement” visant son “travail d’auteure” et sa “personne”. Elle affirme que son roman “comporte des avertissements clairs” dès les premières pages.Amazon a affirmé disposer “de règles strictes en matière de contenu” et exiger “que tous les livres vendus” sur sa plateforme “respectent la réglementation en vigueur”. “Nous enquêtons immédiatement sur tout signalement et retirons les livres non conformes”, selon son porte-parole.Le livre est “affiché comme +réservé à un public averti et majeur+ mais aucun dispositif de vérification d’âge n’est prévu” par Amazon pour le commander, observe dans un communiqué Face à l’Inceste, qui s’étonne qu’il ait obtenu un numéro ISBN de l’agence francophone pour la numérotation internationale du livre (AFNIL).bur-jri-vac-cac/alu/frd/

Accusé d’interférence, l’ambassadeur américain à Paris calme le jeu avec la France

Après avoir ignoré une convocation de la France, l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris, Charles Kushner, a eu un geste d’apaisement mardi en appelant le chef de la diplomatie française, et en se disant disposé “à ne pas interférer” dans le débat public national, comme cela lui était reproché.”L’ambassadeur des États Unis en France a appelé le ministre” mardi midi, a indiqué à l’AFP l’entourage de Jean-Noël Barrot.Ce dernier lui a rappelé les raisons qui avaient conduit à sa convocation au Quai d’Orsay: “la France ne peut accepter quelque forme d’ingérence ou d’instrumentalisation de son débat public national par les autorités d’un État tiers”.Charles Kushner “a pris acte, exprimé sa volonté de ne pas interférer dans notre débat public et rappelé l’amitié qui lie la France et les États-Unis”, a indiqué la même source.Charles Kushner, a eu un appel “franc et amical” avec Jean-Noël Barrot, a indiqué pour sa part l’ambassade américaine, apaisant une dispute diplomatique autour du meurtre d’un militant d’extrême droite à Lyon.Le ministère français des Affaires étrangères avait décidé lundi soir de hausser le ton, révoquant l’accès direct au gouvernement français de l’ambassadeur américain.Charles Kushner, qui n’est pas un diplomate de carrière et dont le fils Jared est le gendre du président américain Donald Trump et son proche conseiller, avait été convoqué au Quai en raison de la republication par l’ambassade américaine d’une réaction de l’administration Trump au décès à 23 ans du militant d’extrême droite Quentin Deranque, battu à mort par des membres de l’ultragauche à Lyon, dans le centre-est de la France.L’ambassade avait relayé un message évoquant des informations qui “devraient tous nous préoccuper”.Mardi matin, Jean-Noël Barrot, interrogé sur France Info, avait alors estimé qu’une explication s’imposait de la part de Charles Kushner qui s’était fait représenter à la convocation par un responsable de l’ambassade, invoquant des engagements personnels.En fonctions depuis l’été dernier, il avait déjà été convoqué fin août après des critiques jugées inacceptables par Paris sur “l’absence d’action suffisante” d’Emmanuel Macron contre l’antisémitisme. Il s’était déjà fait représenter, faute cette fois d’être physiquement à Paris.”Quand on a l’honneur de représenter son pays, les Etats-Unis d’Amérique en France, comme ambassadeur, on respecte les usages les plus élémentaires de la diplomatie et on répond aux convocations du ministère des Affaires étrangères”, avait lancé mardi matin Jean-Noël Barrot sur France Info.Lundi soir, le Quai avait souligné l'”apparente incompréhension des attendus élémentaires de la mission d’ambassadeur”. Par conséquent, celui-ci ne pouvait plus “accéder directement aux membres du gouvernement français”.Sollicité à plusieurs reprises par l’AFP, l’ambassade des Etats-Unis n’a pas donné suite aux demandes. Jean-Noël Barrot avait estimé que cet incident relevait de la “responsabilité personnelle” de l’ambassadeur mais qu’elle n’affecterait “en rien la relation entre la France et les États-Unis” qui fêtent cette année le 250ᵉ anniversaire.- Clore l’incident -Dans un souhait apparent de clore définitivement l’incident, le ministre et l’ambassadeur sont convenus “de se rencontrer dans les jours à venir afin de poursuivre le travail au service d’une relation bilatérale dense”, a indiqué l’entourage de Jean-Noël Barrot. Ils évoqueront probablement un autre contentieux: les sanctions américaines à l’encontre de plusieurs citoyens européens, dont l’ancien commissaire européen Thierry Breton et le juge Nicolas Guillou.Le président américain Emmanuel Macron a récemment écrit à son homologue américain Donald Trump pour plaider la levée des “sanctions injustement imposées” contre les deux Français.Concernant la mort de Quentin Deranque, “nous refusons toute instrumentalisation de ce drame (…) à des fins politiques”, avait souligné dimanche Jean-Noël Barrot, estimant que la France n’avait “aucune leçon s’agissant de la violence, en particulier, à recevoir de l’internationale réactionnaire”.La Première ministre italienne Giorgia Meloni avait également commenté la mort du militant d’extrême droite, provoquant une passe d’armes avec Emmanuel Macron qui l’a priée d’arrêter de “commenter ce qui se passe chez les autres”.Emmanuel Macron, qui avait affirmé quelques jours plus tôt qu’il n’y avait “pas de place pour les milices d’où qu’elles viennent”, a réuni mardi des responsables gouvernementaux pour se pencher sur la lutte contre les “groupes violents ultras ou extrêmes”.La mort de l’étudiant a provoqué une tempête politique et médiatique en France, le parti de gauche radicale France insoumise (LFI) étant sous le feu des critiques.Un suspect, mis en examen pour “complicité de meurtre”, était, à ce moment-là, collaborateur parlementaire d’un député LFI.

Accusé d’interférence, l’ambassadeur américain à Paris calme le jeu avec la France

Après avoir ignoré une convocation de la France, l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris, Charles Kushner, a eu un geste d’apaisement mardi en appelant le chef de la diplomatie française, et en se disant disposé “à ne pas interférer” dans le débat public national, comme cela lui était reproché.”L’ambassadeur des États Unis en France a appelé le ministre” mardi midi, a indiqué à l’AFP l’entourage de Jean-Noël Barrot.Ce dernier lui a rappelé les raisons qui avaient conduit à sa convocation au Quai d’Orsay: “la France ne peut accepter quelque forme d’ingérence ou d’instrumentalisation de son débat public national par les autorités d’un État tiers”.Charles Kushner “a pris acte, exprimé sa volonté de ne pas interférer dans notre débat public et rappelé l’amitié qui lie la France et les États-Unis”, a indiqué la même source.Charles Kushner, a eu un appel “franc et amical” avec Jean-Noël Barrot, a indiqué pour sa part l’ambassade américaine, apaisant une dispute diplomatique autour du meurtre d’un militant d’extrême droite à Lyon.Le ministère français des Affaires étrangères avait décidé lundi soir de hausser le ton, révoquant l’accès direct au gouvernement français de l’ambassadeur américain.Charles Kushner, qui n’est pas un diplomate de carrière et dont le fils Jared est le gendre du président américain Donald Trump et son proche conseiller, avait été convoqué au Quai en raison de la republication par l’ambassade américaine d’une réaction de l’administration Trump au décès à 23 ans du militant d’extrême droite Quentin Deranque, battu à mort par des membres de l’ultragauche à Lyon, dans le centre-est de la France.L’ambassade avait relayé un message évoquant des informations qui “devraient tous nous préoccuper”.Mardi matin, Jean-Noël Barrot, interrogé sur France Info, avait alors estimé qu’une explication s’imposait de la part de Charles Kushner qui s’était fait représenter à la convocation par un responsable de l’ambassade, invoquant des engagements personnels.En fonctions depuis l’été dernier, il avait déjà été convoqué fin août après des critiques jugées inacceptables par Paris sur “l’absence d’action suffisante” d’Emmanuel Macron contre l’antisémitisme. Il s’était déjà fait représenter, faute cette fois d’être physiquement à Paris.”Quand on a l’honneur de représenter son pays, les Etats-Unis d’Amérique en France, comme ambassadeur, on respecte les usages les plus élémentaires de la diplomatie et on répond aux convocations du ministère des Affaires étrangères”, avait lancé mardi matin Jean-Noël Barrot sur France Info.Lundi soir, le Quai avait souligné l'”apparente incompréhension des attendus élémentaires de la mission d’ambassadeur”. Par conséquent, celui-ci ne pouvait plus “accéder directement aux membres du gouvernement français”.Sollicité à plusieurs reprises par l’AFP, l’ambassade des Etats-Unis n’a pas donné suite aux demandes. Jean-Noël Barrot avait estimé que cet incident relevait de la “responsabilité personnelle” de l’ambassadeur mais qu’elle n’affecterait “en rien la relation entre la France et les États-Unis” qui fêtent cette année le 250ᵉ anniversaire.- Clore l’incident -Dans un souhait apparent de clore définitivement l’incident, le ministre et l’ambassadeur sont convenus “de se rencontrer dans les jours à venir afin de poursuivre le travail au service d’une relation bilatérale dense”, a indiqué l’entourage de Jean-Noël Barrot. Ils évoqueront probablement un autre contentieux: les sanctions américaines à l’encontre de plusieurs citoyens européens, dont l’ancien commissaire européen Thierry Breton et le juge Nicolas Guillou.Le président américain Emmanuel Macron a récemment écrit à son homologue américain Donald Trump pour plaider la levée des “sanctions injustement imposées” contre les deux Français.Concernant la mort de Quentin Deranque, “nous refusons toute instrumentalisation de ce drame (…) à des fins politiques”, avait souligné dimanche Jean-Noël Barrot, estimant que la France n’avait “aucune leçon s’agissant de la violence, en particulier, à recevoir de l’internationale réactionnaire”.La Première ministre italienne Giorgia Meloni avait également commenté la mort du militant d’extrême droite, provoquant une passe d’armes avec Emmanuel Macron qui l’a priée d’arrêter de “commenter ce qui se passe chez les autres”.Emmanuel Macron, qui avait affirmé quelques jours plus tôt qu’il n’y avait “pas de place pour les milices d’où qu’elles viennent”, a réuni mardi des responsables gouvernementaux pour se pencher sur la lutte contre les “groupes violents ultras ou extrêmes”.La mort de l’étudiant a provoqué une tempête politique et médiatique en France, le parti de gauche radicale France insoumise (LFI) étant sous le feu des critiques.Un suspect, mis en examen pour “complicité de meurtre”, était, à ce moment-là, collaborateur parlementaire d’un député LFI.