Les violences lors du tournage d’un clip près de Lyon dénoncées par le ministre de la Ville

Les tirs de mortier lors du tournage d’un clip de rap, qui ont déclenché un incendie samedi dans la banlieue de Lyon, sont des faits “d’une gravité exceptionnelle”, a dénoncé lundi le ministre de la Ville Vincent Jeanbrun en visite sur les lieux.”Ceux qui ont mis le feu à ce bâtiment ne sont en rien les porte-parole de nos quartiers. Ils ont été les incendiaires et ils auraient pu, sans l’intervention des forces de l’ordre, être des meurtriers”, a-t-il déploré devant l’immeuble incendié à Rillieux-la-Pape.”On ne cèdera pas à la violence et nous allons continuer avec encore plus de vigueur et de force à rénover les quartiers”, a-t-il ajouté, en promettant également une réponse judiciaire ferme.A ce stade, aucune interpellation n’a eu lieu, selon plusieurs sources.Samedi après-midi, un groupe de 20 à 30 personnes, certaines vêtues d’une combinaison blanche, d’autres le visage masqué, se sont regroupées pour tourner, sans autorisation, un clip avec un rappeur local de 18 ans, connu sous le nom de BFK.16, qui a déjà plusieurs interpellations à son actif, a indiqué une source policière.Dans le cadre du clip, le groupe a tiré des mortiers d’artifice. Un équipage de police stationné à proximité a voulu intervenir mais a été pris pour cible par les protagonistes du clip, selon cette source.Alors que les policiers s’abritaient au pignon d’un immeuble, l’un des mortiers tirés en leur direction a atterri sur le balcon qui s’est embrasé, a précisé cette source. Le feu s’est propagé et cinq appartements ont été sinistrés, d’après la préfecture. Quelque 70 pompiers ont dû être déployés mais ont été visés par des projectiles, comme les policiers, et il a fallu un moment pour que le calme ne revienne.Une quarantaine de personnes ont dû être évacuées et sont relogées temporairement dans un centre de loisirs de la ville. “Ces familles ont tout perdu et n’avaient absolument rien demandé”, a commenté le maire Alexandre Vincendet (Horizons).Pour lui, “une guerre territoriale” est en cours dans le quartier parce qu’une poignée de “délinquants” s’oppose à un projet de rénovation urbaine qui implique de détruire un bâtiment abritant un point de deal.Bus brûlé, cocktail molotov contre le commissariat, rodéos…: la ville de Rillieux-la-Pape (32.000 habitants), au nord-est de Lyon, est fréquemment en proie à des violences urbaines.Le parquet de Lyon a annoncé avoir ouvert une enquête pour violences avec armes en réunion sur dépositaires de l’autorité publique et destruction par moyen dangereux.

L’annulation d’un colloque sur la Palestine au Collège de France suscite des remous

L’annulation d’un colloque sur la Palestine par le prestigieux Collège de France a suscité des remous académiques et politiques lundi, France Universités exprimant son “incompréhension” et sa “vive inquiétude” face à une décision qui “porte atteinte à la liberté académique”, selon elle.France Universités “a découvert avec stupeur l’annulation du colloque scientifique +La Palestine et l’Europe: poids du passé et dynamiques contemporaines+”, a souligné dans un communiqué cette association, qui regroupe les dirigeants d’universités.Le Collège de France avait annulé dimanche ce colloque qui devait se tenir de jeudi à vendredi, co-organisé par l’historien Henry Laurens et le Centre arabe de recherches et d’études politiques de Paris (Carep Paris), “en réaction à la polémique entourant la tenue” de l’événement.Le colloque avait été qualifié d’événement “propalestinien” par plusieurs personnalités. “Rien n’allait dans ce colloque”, avait notamment réagi sur X Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), avait, elle, dénoncé une “foire antisioniste”, et évoqué le “dévoiement d’une institution prestigieuse”. L’association avait annoncé vendredi saisir le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptise. Ce dernier a qualifié dimanche sur X l’annulation de “responsable”. “Défendre la liberté académique, c’est défendre un débat libre, respectueux et pluriel”, a-t-il souligné. Lundi, France Universités a exprimé son incompréhension et une vive inquiétude par rapport à cette décision”. “Les universités doivent pouvoir continuer, à l’abri de toutes formes de pressions extérieures, à promouvoir des débats éclairés par des travaux de recherche scientifique”.Dans une lettre adressée à l’administrateur du Collège de France Thomas Römer, rendue publique lundi, le sociologue et démographie François Héran, professeur honoraire au Collège de France, a protesté contre cette décision. “Je découvre que, loin d’être l’apanage du wokisme, la cancel culture peut aussi inspirer l’administration du Collège”, a-t-il ironisé.Le principal syndicat de l’enseignement supérieur, le Snesup, a, lui, estimé dans un communiqué que ce colloque devait “impérativement se tenir”. “Faisant l’objet de pressions pour obtenir son annulation, le ministre de l’Enseignement supérieur (…) a choisi de céder”, a-t-il déploré.À gauche, plusieurs élus LFI ont critiqué cette annulation, et la cheffe de ses députés Mathilde Panot a écrit lundi une lettre à l’administrateur du Collège de France pour lui proposer “d’organiser ce colloque dans l’enceinte de l’Assemblée nationale”. Le premier secrétaire du PS Olivier Faure avait estimé dimanche “inadmissible” cette annulation “après intervention du ministre de l’Enseignement supérieur”.Le Grand rabbin de France Haïm Korsia a jugé lundi sur X ce colloque “scandaleusement biaisé”. 

Trump threatens air traffic controllers over shutdown absences

US President Donald Trump threatened Monday to dock pay of air traffic controllers he accused of shirking their “patriotic” duty, while their union decried being used as “political pawns” during the government shutdown.The statements highlighted the mounting strains on the aviation industry as the record-long shutdown hits day 41, though a compromise bill advancing in Congress was raising hopes of an imminent resolution.Thousands more trips involving US airports were canceled or delayed Monday after nearly 3,000 were cut a day earlier, according to tracking website FlightAware.The Trump administration last week ordered 10-percent reductions in flights at dozens of airports, including some of the nation’s busiest, due to concerns that staffing strains could threaten safety.Air traffic controllers, who are already in shortage in the United States, have been working without pay in the shutdown, leading some to call in sick.Trump took to social media on Monday to slam the absenteeism as un-patriotic, threatening that those who do not return to work “will be substantially ‘docked.'””All Air Traffic Controllers must get back to work, NOW!!!” he demanded on his Truth Social platform.Trump said he was recommending a bonus of $10,000 to the “GREAT PATRIOTS” who did not take time off during the shutdown.His statement was posted just as a press conference was concluding with the National Air Traffic Controllers Association (NATCA), organized to mark the second consecutive zero-dollar paycheck for its members.”Enough is enough,” said NATCA president Nick Daniels. He called an emerging deal in Congress a “right step in the right direction.””Air traffic controllers should not be the political pawn during a government shutdown,” said Daniels, who has spoken in increasingly dire terms since federal funding first lapsed on October 1.NATCA did not immediately respond to a request for comment on Trump’s remarks.Democratic congressman Rick Larsen called Trump’s comments “nuts.””The women and men working long hours in air traffic control towers to keep the aviation system running deserve our thanks and appreciation, not unhinged attacks on their patriotism,” said the Washington representative.- Working two jobs -The prospects for a potential resolution to the longest shutdown in US history looked brighter on Monday, after enough Democrats in the US Senate crossed sides to advance a bill to fund the government through January.However, Daniels noted that it took two and a half months after a lengthy shutdown in 2019 for all controllers to receive back pay.Meanwhile, “January 30 will loom around the corner,” he added.Daniels was joined at the event by Amy Lark, who works at an air traffic facility in Virginia.Her family is having to make due without two paychecks because Lark’s husband also works for the agency.”Yesterday, my kids asked me how long we could stay in our house. Having to answer that question was heartbreaking,” said Lark.She also described increased stress at work because of colleagues who have been up late working as an Uber driver or another job, while others face trouble paying for childcare.The cutbacks in the system are forcing travelers to adapt.”It’s a little crazy this morning. You’ve got to check and make sure you know you haven’t got your flight changes,” said Jack Nicks at Miami International Airport.”I have other friends that are flying today. They’ve already had three flight changes. So it’s a little rough.”

Entre aveu et discours confus au procès du Saoudien jugé pour l’attentat de Magdebourg

Un Saoudien islamophobe a reconnu lundi avoir conduit la voiture bélier sur un marché de Noël de Magdebourg (est de l’Allemagne) en décembre 2024, tuant six personnes, avançant des considérations politiques et religieuses confuses, au premier jour de son procès.”Je suis celui qui a conduit la voiture”, a affirmé Taleb Jawad al-Abdulmohsen, inculpé des meurtres, …

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L’envoyé américain Kushner discute avec Netanyahu de la deuxième phase de la trêve à Gaza

L’envoyé américain pour le Proche-Orient Jared Kushner s’est entretenu lundi à Jérusalem avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à propos de la deuxième phase du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza, à l’heure où Washington cherche à s’assurer du maintien de la trêve.Entrée en vigueur le 10 octobre sous pression américaine, le …

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Six morts dans de nouvelles frappes américaines contre de présumés narcotraficants

Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir tué six narcotrafiquants présumés lors de nouvelles frappes contre des embarcations dans le Pacifique, portant à au moins 76 morts le bilan d’une campagne militaire pointée du doigt par le chef des droits de l’homme de l’ONU et de nombreux pays.”Ces navires étaient connus par nos services de renseignement …

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La Chine suspend ses droits portuaires “spéciaux” sur les navires américains

La Chine a annoncé lundi suspendre ses redevances spéciales sur les bateaux américains entrant dans ses ports, le jour de l’entrée en vigueur d’autres mesures d’apaisement dans la guerre commerciale entre Pékin et Washington.Les deux puissances sont engagées depuis plusieurs mois dans un conflit commercial aux multiples rebondissements et aux répercussions significatives sur l’économie mondiale. …

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Au Mali, l’exode silencieux des habitants de Léré, étranglés par le blocus jihadiste

Devant le poste frontalier de Fassala, sur cette terre désertique qui sépare le Mali de la Mauritanie, quelques dizaines de personnes attendent, assises dans le sable à l’ombre d’un mur ocre.Ils fuient le blocus imposé sur leur ville de Léré par les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à …

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Trump reçoit le président syrien, une rencontre historique et discrète

Pas de drapeaux ni de caméras, mais une visite néanmoins historique: Donald Trump a reçu lundi Ahmad al-Chareh, une première pour un chef d’Etat syrien et une consécration pour l’ancien jihadiste.Le président syrien est arrivé à 11h37 locale (16h37 GMT), a annoncé la Maison Blanche, sans passer par le portail principal et sans le protocole habituellement réservé aux chefs d’Etat et de gouvernement étrangers, que le président américain vient presque toujours accueillir en personne sur le perron.Les journalistes n’ont pas non plus été conviés dans le Bureau ovale au début de l’entretien, comme c’est généralement le cas lors de visites officielles.- “Très bon travail” -Jeudi dernier Donald Trump, qui se voit en grand pacificateur du Moyen-Orient, avait estimé que son invité faisait “un très bon travail” en Syrie. “C’est un gars dur. Mais je me suis très bien entendu avec lui” lors d’une entrevue en Arabie saoudite en mai, avait-il ajouté.A l’époque, le milliardaire de 79 ans avait jugé son homologue de 43 ans “fort” et “séduisant”.Le président intérimaire syrien, dont la coalition islamiste a renversé le dirigeant de longue date Bachar al-Assad en décembre 2024, était arrivé à Washington samedi.Lors de cette visite historique, Damas devrait signer un accord pour rejoindre la coalition internationale antijihadiste menée par les Etats-Unis, selon l’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack. Les Etats-Unis, eux, prévoient d’établir une base militaire près de Damas, “pour coordonner l’aide humanitaire et observer les développements entre la Syrie et Israël”, selon une autre source diplomatique en Syrie.- “Nouveau chapitre” -Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, qui accompagne le président à Washington, a mis en ligne samedi une vidéo tournée avant le voyage illustrant le réchauffement des relations avec les Etats-Unis.On y voit les deux hommes jouant au basket-ball avec le commandant des forces américaines au Moyen-Orient, Brad Cooper, ainsi qu’avec le chef de la coalition internationale antijihadistes, Kevin Lambert.La rencontre de lundi “ouvre un nouveau chapitre dans la politique américaine au Moyen-Orient”, estime l’analyste Nick Heras, du New Lines Institute for Strategy and Policy.Vendredi, les Etats-Unis ont retiré le dirigeant syrien de la liste noire des terroristes. Depuis 2017 et jusqu’à décembre dernier, le FBI offrait une récompense de 10 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation du leader de l’ancienne branche locale d’Al-Qaïda, le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS).Jeudi, le Conseil de sécurité de l’ONU avait aussi levé les sanctions contre Ahmad al-Chareh, à l’initiative des Etats-Unis.- Israël -Dès sa prise de pouvoir, le dirigeant syrien a rompu avec son passé, multipliant les ouvertures vers l’Occident et les Etats de la région, dont Israël avec lequel son pays est théoriquement en guerre.Il a toutefois aussi promis de “redéfinir” la relation de son pays avec la Russie de Vladimir Poutine, allié-clé de Bachar al-Assad, qu’il a rencontré à Moscou il y a moins d’un mois. “Trump amène Chareh à la Maison Blanche pour dire qu’il n’est plus un terroriste (…) mais un dirigeant pragmatique et, surtout, flexible qui, sous la direction américaine et saoudienne, fera de la Syrie un pilier régional stratégique”, explique Nick Heras.Les présidents américain et syrien devraient également évoquer les négociations entamées par les autorités syriennes avec Israël pour un accord de sécurité en vertu duquel l’Etat hébreu se retirerait des zones du sud du pays occupées après la chute de Bachar al-Assad.En mai, Donald Trump avait pressé son homologue syrien de rejoindre les accords d’Abraham, qui ont vu plusieurs pays arabes reconnaître Israël en 2020.