Ligue des champions: le Real Madrid à Athènes pour éviter une tragédie grecque

Sous pression après trois matches consécutifs sans victoire, l’entraîneur du Real Madrid Xabi Alonso joue peut-être déjà son avenir, mercredi à Athènes face à l’Olympiakos, où un mauvais résultat pourrait précipiter sa chute. L’ex-milieu de terrain et stratège madrilène connaissait à la fois l’ampleur de sa tâche, et le contexte si particulier qui l’accompagnait, mieux que tous les autres coachs du marché. Mais le technicien basque, dont les méthodes avaient fait leurs preuves au Bayer Leverkusen, se retrouve déjà dans les cordes, au moment de s’envoler vers Le Pirée, le principal port d’Athènes, pour ce qui aurait dû être une simple formalité sur la route vers les huitièmes de finale face à l’Olympiakos (31e).Un quatrième match sans victoire pourrait mettre fin à son projet collectif ambitieux, à l’arrêt depuis trois semaines.C’est la dure loi de la Maison Blanche, où deux défaites peuvent pousser un entraîneur vers la sortie, peu importe sa position au classement, et où les polémiques sont comme les têtes de l’Hydre de Lerne: à chacune coupée, deux autres repoussent.- “Lâché par ses joueurs” -La presse espagnole, emballée par les principes de jeu de Xabi Alonso il y a à peine un mois après le Clasico remporté face au Barça (2-1), affirme ainsi que ses jours sur le banc merengue “sont comptés” et qu’une réaction immédiate est attendue pour éviter le fiasco.”La meilleure version du Real Madrid a disparu après le Clasico. Le manque de connexion entre les joueurs et le staff technique inquiète, tout comme les attitudes observées lors des matches”, écrit le quotidien AS, pointant notamment le manque d’implication de certains cadres à Elche dimanche (2-2).Certaines émissions de radio, très écoutées en Espagne, vont plus loin, en affirmant que l’ex-milieu du Real et du Bayern a été “lâché par ses joueurs”, mécontents de la “méritocratie” installée par leur coach et de ses exigences tactiques, notamment au pressing.Malgré un début de saison très encourageant, Alonso se retrouve ainsi dans la même impasse que son prédécesseur Carlo Ancelotti, dans l’incapacité de gérer une armada de stars aux égos démesurés, peut-être mal habitués à la méthode douce et le rapport père-fils qu’ils avaient avec le tacticien italien.C’est particulièrement le cas des Brésiliens Vinicius Junior, en froid avec son coach depuis sa crise de nerfs lors du Clasico et sur le banc dimanche, et Rodrygo, qui n’a plus marqué depuis plus de huit mois.”La gestion du vestiaire est aussi importante que l’idée de jeu, le travail tactique et physique”, a concédé Xabi Alonso en conférence de presse. “Gérer les différentes personnalités et faire en sorte que les joueurs se sentent le mieux possible est un processus sinueux, et il faut négocier les virages au mieux”.La légende merengue Iker Casillas, interrogée lundi lors d’un gala organisé par Marca, a pris la défense de son ex-coéquipier et appelé à la mesure:”Je ne comprends pas cette manière de critiquer constamment l’équipe et Xabi. Le Real Madrid est premier en Liga. Imaginez ce que ce serait si nous étions quatrième ou cinquième!”, a estimé l’ex-gardien espagnol. “En Ligue des champions nous sommes parmi les huit premiers, les choses se déroulent bien. Je connais l’exigence du Real, mais c’est un processus, les devoirs se font maintenant et les notes se donnent en juin”, a-t-il ajouté. Pas sûr que les dirigeants madrilènes patientent jusque-là.

Ligue des champions: le PSG reçoit Tottenham pour effacer les mauvais souvenirs du Bayern

Sans Achraf Hakimi ni Désiré Doué mais probablement avec Ousmane Dembélé, le PSG reçoit Tottenham mercredi en Ligue des champions pour oublier son cuisant revers face au Bayern Munich et se maintenir en bonne position pour une qualification directe pour les 8e de finale.La dernière soirée européenne au Parc des Princes, le 5 novembre, a ressemblé peu ou prou à un cauchemar pour les champions en titre avec une première défaite en C1 (2-1) mais surtout les blessures de trois joueurs cadres: Achraf Hakimi (entorse sévère d’une cheville), Nuno Mendes (entorse genou) et Ousmane Dembélé (mollet).Mais les Parisiens ont déjà récupéré le latéral gauche portugais, qui a joué à la surprise générale 90 minutes samedi contre Le Havre en Ligue 1 (3-0), après seulement deux semaines d’indisponibilité.Et une autre bonne nouvelle pourrait survenir mercredi avec le retour de Dembélé. Remis de ses soucis physiques, le Ballon d’Or sera convoqué pour la réception des Spurs après avoir participé à la séance collective mardi matin au Campus PSG à Poissy, a annoncé le coach parisien.L’attaquant de l’équipe de France, qui avait auparavant pris part à une partie de l’entrainement vendredi, a effectué mardi le traditionnel “toro” avant le début de la séance sans gêne apparente, sous les yeux du conseiller sportif Luis Campos et de Nasser al-Khelaïfi, président du PSG.- “Plus attentif que d’habitude” -“Bien sûr, chaque fois qu’il y a un retour d’un joueur blessé, c’est difficile de gérer cela. Si on parle d’Ousmane, on sera plus attentif que d’habitude”, a insisté Luis Enrique.Malgré ses bonnes sensations, Dembélé ne devrait donc pas être aligné au sein du onze de départ pour ne pas prendre de risques, mais pourrait entrer en jeu.Quel que soit le temps de jeu de “Dembouz”, le club de la capitale doit profiter de la venue de Tottenham pour se rassurer dans le jeu et continuer à faire la course parmi les huit premiers de la phase de ligue pour accéder directement aux 8e de finale.Conquérants en Ligue des champions jusqu’à la défaite face aux Bavarois, les Parisiens, obligés de s’adapter perpétuellement aux blessures de leurs joueurs majeurs, pâtissent en effet des absences et sont moins dominants et impressionnants dans le jeu ou le pressing que la saison dernière.Cela avait été le cas dès le mois d’août lors de la Supercoupe, déjà face à Tottenham mais les Parisiens avaient soulevé le trophée grâce à deux buts en fin de match (victoire 2-2, tab 4-3).”C’était un match dans des conditions particulières. Un bon souvenir parce que ça s’était bien fini mais un mauvais souvenir si je repense aux 60 premières minutes où on avait été en difficulté. On est plus prêt pour être une équipe dominante et pour gagner le match”, a estimé mardi Luis Enrique.- Londoniens aux deux visages -Vendredi, il avait été plus circonspect sur le niveau de jeu de son équipe: “Pour l’instant, par rapport aux circonstances qui ont été les nôtres, la victoire, c’est suffisant”, avait concédé l’entraîneur, qui a opéré un large turn-over samedi après la trêve internationale: Marquinhos, qui devrait fêter mercredi sa 500e apparition sous les couleurs parisiennes, et Willian Pacho sont restés sur le banc et Khvicha Kvaratskhelia, Bradley Barcola et Fabian Ruiz ont joué seulement quelques minutes.Mais malgré les soubresauts de ce début saison, Paris partira tout de même largement favori contre des Londoniens aux deux visages. Après deux victoires et deux matches nuls, les Londoniens se trouvent en bien meilleure position en Ligue des champions qu’en Premier League, où l’équipe de Thomas Frank enchaîne les déceptions, surtout face aux gros poissons.La dernière en date est incontestablement la plus terrible: une correction 4-1 sur le terrain de l’ennemi londonien Arsenal, dimanche, avec en prime un triplé d’Eberechi Eze, celui-là même qui a failli signer chez eux cet été, avant de rejoindre les Gunners.Les joueurs au maillot blanc ont subi les vagues, incapables de se rebeller. Et les entrants n’ont rien apporté, que ce soit Xavi Simons ou Randal Kolo-Muani, deux visages bien connus du Parc des Princes.

Après le grand incendie de l’été dans l’Aude, des milliers de tonnes de bois à exploiter

Sur les collines des Corbières ravagées par le plus grand incendie survenu en France depuis un demi-siècle, des centaines d’arbres calcinés se dressent sous le soleil d’automne: un paysage désolé mais une ressource qui, en dépit du sinistre, reste exploitable.Stéphane Villarubias, directeur territorial de l’Office national des forêts (ONF), se penche sur un arbre à l’écorce noircie par le feu que ses équipes viennent de couper pour sécuriser une piste.Malgré la couche carbonisée, à l’intérieur “le bois est sain, on voit même encore un petit peu de résine qui coule, un petit peu de sève, donc, ça veut dire que la matière est totalement utilisable à ce stade”, note-t-il.En août dernier, un total de quelque 16.000 hectares répartis sur 17 communes a été parcouru par les flammes, ce qui correspond à une surface de végétation effectivement brûlée de 11.133 hectares, selon le décompte réalisé par l’ONF une fois le feu éteint.C’est le “mordor”, résume M. Villarubias, dans une allusion au pays noir, royaume de Sauron le maléfique, dans le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien.”On n’a jamais eu des volumes aussi conséquents, sauf dans les Landes avec l’incendie autour de la dune du Pilat”, souligne le patron de l’Office pour l’Aude, l’Ariège et les Pyrénées-Orientales, qui évalue a minima “entre 60 et 80.000 m3” la masse de bois à traiter.- Prêt à l’emploi -Sur son domaine d’intervention, à savoir les forêts domaniales, propriétés de l’Etat, et les forêts communales à la demande des collectivités, l’ONF cherche à “valoriser au mieux” cette ressource qui garde une valeur marchande.Elle est “transformable en plaquettes forestières (copeaux broyés) à destination de chaudières” ou “quand le bois est droit, il peut être scié pour faire des planches destinées à la fabrication de palettes”, détaille M. Villarubias.L’entreprise gardoise Environnement Bois Energie (EBE) s’est peu à peu spécialisée dans ce matériau ingrat, dont ne veulent pas les scieries ou les papeteries. “Depuis quinze ans, tous les grands incendies, de La Clape (un des massifs de l’Aude, NDLR) à Carcassonne, c’est nous qui les avons traités”, explique à l’AFP son directeur Bernard Philip.”Ce matin, précise-t-il, on avait deux camions à Toulouse chez Airbus”, où les plaquettes vont être brûlées dans les chaudières du géant aéronautique. Ainsi réutilisé le bois issu des incendies possède un avantage non négligeable: il est déjà sec et prêt à l’emploi, ce qui évite un stockage coûteux. D’ailleurs, rappelle M. Philip, le prix du bois énergie “varie selon le taux d’humidité. Les bois brûlés ont un taux d’humidité plus bas, donc on les vend mieux”, autour 60 à 70 euros la tonne.- “Energie verte” -Dans le cas du grand feu des Corbières, EBE n’a pas acheté de bois via l’ONF, mais l’entreprise intervient déjà depuis plusieurs semaines dans des forêts de propriétaires privés, là où le sinistre estival a été le plus important avec pour conséquence des “dizaines de milliers de tonnes de bois” touchées, selon M. Philip.”Ils m’enlèvent tous les bois brûlés de mon exploitation (…) je n’ai pas à faire le travail, et en contrepartie, ils récupèrent le bois pour pouvoir l’exploiter”, indique Laurent Lignère, viticulteur à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, qui y voit “un réel partenariat”. Et surtout, dit-il à l’AFP, “c’est une démarche vertueuse, on va brûler du bois qui était voué à la destruction, il allait pourrir sur place”. “C’est quelque part de l’énergie verte”, estime l’exploitant, dans l’une des communes les plus touchées par le feu.Côté ONF, l’opération de valorisation se poursuit également, même si, compte tenu de la physionomie du terrain, toutes les surfaces brûlées ne seront pas exploitables. Après avoir cartographié et localisé les volumes à commercialiser, une première mise aux enchères a eu lieu, permettant de vendre environ 13.000 m3 de bois.Deux autres vont suivre prochainement. A terme, les ressources générées retomberont pour partie dans l’escarcelle des communes sinistrées “pour des investissements, soit en forêt, soit sur la voirie”, selon M. Villarubias, pour des aménagements ou l’achat de citernes, permettant de mieux lutter contre les incendies.

Après le grand incendie de l’été dans l’Aude, des milliers de tonnes de bois à exploiter

Sur les collines des Corbières ravagées par le plus grand incendie survenu en France depuis un demi-siècle, des centaines d’arbres calcinés se dressent sous le soleil d’automne: un paysage désolé mais une ressource qui, en dépit du sinistre, reste exploitable.Stéphane Villarubias, directeur territorial de l’Office national des forêts (ONF), se penche sur un arbre à l’écorce noircie par le feu que ses équipes viennent de couper pour sécuriser une piste.Malgré la couche carbonisée, à l’intérieur “le bois est sain, on voit même encore un petit peu de résine qui coule, un petit peu de sève, donc, ça veut dire que la matière est totalement utilisable à ce stade”, note-t-il.En août dernier, un total de quelque 16.000 hectares répartis sur 17 communes a été parcouru par les flammes, ce qui correspond à une surface de végétation effectivement brûlée de 11.133 hectares, selon le décompte réalisé par l’ONF une fois le feu éteint.C’est le “mordor”, résume M. Villarubias, dans une allusion au pays noir, royaume de Sauron le maléfique, dans le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien.”On n’a jamais eu des volumes aussi conséquents, sauf dans les Landes avec l’incendie autour de la dune du Pilat”, souligne le patron de l’Office pour l’Aude, l’Ariège et les Pyrénées-Orientales, qui évalue a minima “entre 60 et 80.000 m3” la masse de bois à traiter.- Prêt à l’emploi -Sur son domaine d’intervention, à savoir les forêts domaniales, propriétés de l’Etat, et les forêts communales à la demande des collectivités, l’ONF cherche à “valoriser au mieux” cette ressource qui garde une valeur marchande.Elle est “transformable en plaquettes forestières (copeaux broyés) à destination de chaudières” ou “quand le bois est droit, il peut être scié pour faire des planches destinées à la fabrication de palettes”, détaille M. Villarubias.L’entreprise gardoise Environnement Bois Energie (EBE) s’est peu à peu spécialisée dans ce matériau ingrat, dont ne veulent pas les scieries ou les papeteries. “Depuis quinze ans, tous les grands incendies, de La Clape (un des massifs de l’Aude, NDLR) à Carcassonne, c’est nous qui les avons traités”, explique à l’AFP son directeur Bernard Philip.”Ce matin, précise-t-il, on avait deux camions à Toulouse chez Airbus”, où les plaquettes vont être brûlées dans les chaudières du géant aéronautique. Ainsi réutilisé le bois issu des incendies possède un avantage non négligeable: il est déjà sec et prêt à l’emploi, ce qui évite un stockage coûteux. D’ailleurs, rappelle M. Philip, le prix du bois énergie “varie selon le taux d’humidité. Les bois brûlés ont un taux d’humidité plus bas, donc on les vend mieux”, autour 60 à 70 euros la tonne.- “Energie verte” -Dans le cas du grand feu des Corbières, EBE n’a pas acheté de bois via l’ONF, mais l’entreprise intervient déjà depuis plusieurs semaines dans des forêts de propriétaires privés, là où le sinistre estival a été le plus important avec pour conséquence des “dizaines de milliers de tonnes de bois” touchées, selon M. Philip.”Ils m’enlèvent tous les bois brûlés de mon exploitation (…) je n’ai pas à faire le travail, et en contrepartie, ils récupèrent le bois pour pouvoir l’exploiter”, indique Laurent Lignère, viticulteur à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, qui y voit “un réel partenariat”. Et surtout, dit-il à l’AFP, “c’est une démarche vertueuse, on va brûler du bois qui était voué à la destruction, il allait pourrir sur place”. “C’est quelque part de l’énergie verte”, estime l’exploitant, dans l’une des communes les plus touchées par le feu.Côté ONF, l’opération de valorisation se poursuit également, même si, compte tenu de la physionomie du terrain, toutes les surfaces brûlées ne seront pas exploitables. Après avoir cartographié et localisé les volumes à commercialiser, une première mise aux enchères a eu lieu, permettant de vendre environ 13.000 m3 de bois.Deux autres vont suivre prochainement. A terme, les ressources générées retomberont pour partie dans l’escarcelle des communes sinistrées “pour des investissements, soit en forêt, soit sur la voirie”, selon M. Villarubias, pour des aménagements ou l’achat de citernes, permettant de mieux lutter contre les incendies.

Après le grand incendie de l’été dans l’Aude, des milliers de tonnes de bois à exploiter

Sur les collines des Corbières ravagées par le plus grand incendie survenu en France depuis un demi-siècle, des centaines d’arbres calcinés se dressent sous le soleil d’automne: un paysage désolé mais une ressource qui, en dépit du sinistre, reste exploitable.Stéphane Villarubias, directeur territorial de l’Office national des forêts (ONF), se penche sur un arbre à l’écorce noircie par le feu que ses équipes viennent de couper pour sécuriser une piste.Malgré la couche carbonisée, à l’intérieur “le bois est sain, on voit même encore un petit peu de résine qui coule, un petit peu de sève, donc, ça veut dire que la matière est totalement utilisable à ce stade”, note-t-il.En août dernier, un total de quelque 16.000 hectares répartis sur 17 communes a été parcouru par les flammes, ce qui correspond à une surface de végétation effectivement brûlée de 11.133 hectares, selon le décompte réalisé par l’ONF une fois le feu éteint.C’est le “mordor”, résume M. Villarubias, dans une allusion au pays noir, royaume de Sauron le maléfique, dans le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien.”On n’a jamais eu des volumes aussi conséquents, sauf dans les Landes avec l’incendie autour de la dune du Pilat”, souligne le patron de l’Office pour l’Aude, l’Ariège et les Pyrénées-Orientales, qui évalue a minima “entre 60 et 80.000 m3” la masse de bois à traiter.- Prêt à l’emploi -Sur son domaine d’intervention, à savoir les forêts domaniales, propriétés de l’Etat, et les forêts communales à la demande des collectivités, l’ONF cherche à “valoriser au mieux” cette ressource qui garde une valeur marchande.Elle est “transformable en plaquettes forestières (copeaux broyés) à destination de chaudières” ou “quand le bois est droit, il peut être scié pour faire des planches destinées à la fabrication de palettes”, détaille M. Villarubias.L’entreprise gardoise Environnement Bois Energie (EBE) s’est peu à peu spécialisée dans ce matériau ingrat, dont ne veulent pas les scieries ou les papeteries. “Depuis quinze ans, tous les grands incendies, de La Clape (un des massifs de l’Aude, NDLR) à Carcassonne, c’est nous qui les avons traités”, explique à l’AFP son directeur Bernard Philip.”Ce matin, précise-t-il, on avait deux camions à Toulouse chez Airbus”, où les plaquettes vont être brûlées dans les chaudières du géant aéronautique. Ainsi réutilisé le bois issu des incendies possède un avantage non négligeable: il est déjà sec et prêt à l’emploi, ce qui évite un stockage coûteux. D’ailleurs, rappelle M. Philip, le prix du bois énergie “varie selon le taux d’humidité. Les bois brûlés ont un taux d’humidité plus bas, donc on les vend mieux”, autour 60 à 70 euros la tonne.- “Energie verte” -Dans le cas du grand feu des Corbières, EBE n’a pas acheté de bois via l’ONF, mais l’entreprise intervient déjà depuis plusieurs semaines dans des forêts de propriétaires privés, là où le sinistre estival a été le plus important avec pour conséquence des “dizaines de milliers de tonnes de bois” touchées, selon M. Philip.”Ils m’enlèvent tous les bois brûlés de mon exploitation (…) je n’ai pas à faire le travail, et en contrepartie, ils récupèrent le bois pour pouvoir l’exploiter”, indique Laurent Lignère, viticulteur à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, qui y voit “un réel partenariat”. Et surtout, dit-il à l’AFP, “c’est une démarche vertueuse, on va brûler du bois qui était voué à la destruction, il allait pourrir sur place”. “C’est quelque part de l’énergie verte”, estime l’exploitant, dans l’une des communes les plus touchées par le feu.Côté ONF, l’opération de valorisation se poursuit également, même si, compte tenu de la physionomie du terrain, toutes les surfaces brûlées ne seront pas exploitables. Après avoir cartographié et localisé les volumes à commercialiser, une première mise aux enchères a eu lieu, permettant de vendre environ 13.000 m3 de bois.Deux autres vont suivre prochainement. A terme, les ressources générées retomberont pour partie dans l’escarcelle des communes sinistrées “pour des investissements, soit en forêt, soit sur la voirie”, selon M. Villarubias, pour des aménagements ou l’achat de citernes, permettant de mieux lutter contre les incendies.

Espionnage et ingérence au profit de la Russie: trois personnes écrouées à Paris

Trois personnes ont été mises en examen et écrouées à Paris dans le cadre d’une double affaire d’espionnage économique au profit de Moscou et d’ingérence après la découverte d’affiches prorusses sur l’Arc de triomphe.L’un des mis en examen, Vyacheslav P., un Russe de 40 ans, a été reconnu par vidéosurveillance en train de coller début septembre ces affiches à la gloire de la Russie, a précisé le parquet, interrogé sur des informations dévoilées par Le Parisien et Intelligence Online.Il en aurait ensuite rendu compte au téléphone à la fondatrice de l’association SOS Donbass, une Franco-Russe de 40 ans soupçonnée d’avoir approché des cadres d’entreprises françaises pour obtenir des renseignements économiques.Cette dernière, Anna Novikova, née en Sibérie, était depuis au moins le début de l’année dans le radar de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Le contre-espionnage avait détecté “des agissements susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation”, ce qui avait conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire. Un juge d’instruction a ensuite été désigné, en mars, enquêtant notamment pour “intelligence avec une puissance étrangère”, un délit puni de 10 ans d’emprisonnement. La troisième personne écrouée est un homme de 63 ans né en Seine-Saint-Denis, Vincent P.Un quatrième mis en examen, Bernard F., 58 ans, né à Paris, a pu pour sa part échapper à la détention provisoire.Mais il a été placé sous un strict contrôle judiciaire, qui l’oblige à pointer une fois par semaine au commissariat et remettre ses papiers d’identité, mais lui interdit aussi toute activité associative en lien avec “la politique internationale de la France, la politique de la Russie ou l’aide aux personnes en raison du conflit armé russo-ukrainien”.- Affiches et collectes -L’association, qui servait selon les soupçons de la DGSI de couverture à ces activités d’espionnage et de déstabilisation, baptisée SOS Donbass pour “Sud Ouest solidarité Donbass”, avait été déclarée en septembre 2022 auprès de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.Elle se présente comme une organisation d’aide humanitaire, qui organise des collectes de fonds pour des convois d’aide aux civils de cette région de l’Est de l’Ukraine déchirée par la guerre. Son site internet fournit également des affiches prêtes à imprimer avec le slogan “La Russie n’est pas mon ennemie”.Les affaires de possible ingérence étrangère se sont multipliées ces derniers mois en France, depuis les mains rouges sur le Mur des Justes au Mémorial de la Shoah et des cercueils au pied de la tour Eiffel en 2024.Fin avril, le Mémorial de la Shoah avait été visé, ainsi que trois synagogues, par des jets de peinture. Trois Serbes avaient été mis en examen et écroués à Paris, suspectés d’avoir dégradé ces lieux “dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère”, possiblement la Russie.En septembre, des têtes de porc, animal considéré comme impur par l’islam, avaient été déposées devant des mosquées, à Paris et en région parisienne, “par des personnes de nationalité étrangère qui ont aussitôt quitté le territoire”, selon le parquet. Le ministère public avait dénoncé “une volonté manifeste de provoquer le trouble au sein de la nation”.En octobre, quatre hommes avaient par ailleurs été écroués, soupçonnés d’être impliqués dans un projet d’action à l’encontre d’un opposant russe réfugié politique en France.

Espionnage et ingérence au profit de la Russie: trois personnes écrouées à Paris

Trois personnes ont été mises en examen et écrouées à Paris dans le cadre d’une double affaire d’espionnage économique au profit de Moscou et d’ingérence après la découverte d’affiches prorusses sur l’Arc de triomphe.L’un des mis en examen, Vyacheslav P., un Russe de 40 ans, a été reconnu par vidéosurveillance en train de coller début septembre ces affiches à la gloire de la Russie, a précisé le parquet, interrogé sur des informations dévoilées par Le Parisien et Intelligence Online.Il en aurait ensuite rendu compte au téléphone à la fondatrice de l’association SOS Donbass, une Franco-Russe de 40 ans soupçonnée d’avoir approché des cadres d’entreprises françaises pour obtenir des renseignements économiques.Cette dernière, Anna Novikova, née en Sibérie, était depuis au moins le début de l’année dans le radar de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Le contre-espionnage avait détecté “des agissements susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation”, ce qui avait conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire. Un juge d’instruction a ensuite été désigné, en mars, enquêtant notamment pour “intelligence avec une puissance étrangère”, un délit puni de 10 ans d’emprisonnement. La troisième personne écrouée est un homme de 63 ans né en Seine-Saint-Denis, Vincent P.Un quatrième mis en examen, Bernard F., 58 ans, né à Paris, a pu pour sa part échapper à la détention provisoire.Mais il a été placé sous un strict contrôle judiciaire, qui l’oblige à pointer une fois par semaine au commissariat et remettre ses papiers d’identité, mais lui interdit aussi toute activité associative en lien avec “la politique internationale de la France, la politique de la Russie ou l’aide aux personnes en raison du conflit armé russo-ukrainien”.- Affiches et collectes -L’association, qui servait selon les soupçons de la DGSI de couverture à ces activités d’espionnage et de déstabilisation, baptisée SOS Donbass pour “Sud Ouest solidarité Donbass”, avait été déclarée en septembre 2022 auprès de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.Elle se présente comme une organisation d’aide humanitaire, qui organise des collectes de fonds pour des convois d’aide aux civils de cette région de l’Est de l’Ukraine déchirée par la guerre. Son site internet fournit également des affiches prêtes à imprimer avec le slogan “La Russie n’est pas mon ennemie”.Les affaires de possible ingérence étrangère se sont multipliées ces derniers mois en France, depuis les mains rouges sur le Mur des Justes au Mémorial de la Shoah et des cercueils au pied de la tour Eiffel en 2024.Fin avril, le Mémorial de la Shoah avait été visé, ainsi que trois synagogues, par des jets de peinture. Trois Serbes avaient été mis en examen et écroués à Paris, suspectés d’avoir dégradé ces lieux “dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère”, possiblement la Russie.En septembre, des têtes de porc, animal considéré comme impur par l’islam, avaient été déposées devant des mosquées, à Paris et en région parisienne, “par des personnes de nationalité étrangère qui ont aussitôt quitté le territoire”, selon le parquet. Le ministère public avait dénoncé “une volonté manifeste de provoquer le trouble au sein de la nation”.En octobre, quatre hommes avaient par ailleurs été écroués, soupçonnés d’être impliqués dans un projet d’action à l’encontre d’un opposant russe réfugié politique en France.

Trump sends Witkoff to Moscow in hopes of finalizing Ukraine deal

Donald Trump said Tuesday he is sending his envoy Steve Witkoff to meet with Russian leader Vladimir Putin in Moscow next week as the US president seeks to close out a deal to end the war in Ukraine.Trump posted on his Truth Social platform that there were “only a few remaining points of disagreement” — but European leaders were skeptical, and Russian missiles continued to strike Ukraine.He also expressed hope to meet “soon” with Putin and Ukrainian President Volodymyr Zelensky, “but ONLY when the deal to end this War is FINAL or, in its final stages.”Trump later told journalists aboard Air Force One that his son-in-law Jared Kushner may join Witkoff in Moscow.Washington’s 28-point proposal to end the war may have originated in a call between Witkoff and Putin’s foreign policy advisor, according to a transcription of their conversation Bloomberg reported it had obtained. According to the transcript, Witkoff advised the creation of a 20-point peace plan for Ukraine “just like we did in Gaza,” and urged that Putin bring it up with Trump.The 28-point plan, backed by Trump and widely seen as favoring Moscow, has been replaced by another taking in more of Kyiv’s interests.An official familiar with the amended version told AFP it was “significantly better.”Witkoff will soon discuss that version with Putin in Moscow, though French President Emmanuel Macron has thrown cold water on the idea of a rapid solution.Speaking after a call between the so-called coalition of the willing, which supports Kyiv, Macron warned on Tuesday that there is “clearly no Russian willingness” for a ceasefire or the new, more Ukraine-friendly proposal.Yet US negotiator Dan Driscoll emerged upbeat from meeting with Russian counterparts, with his spokesman saying: “The talks are going well and we remain optimistic.”The White House cited “tremendous progress,” while cautioning “there are a few delicate but not insurmountable details that must be sorted out.”But the war, which began with Russia’s full-scale invasion of Ukraine in 2022, continued unabated.On Tuesday night, Russia launched a series of strikes on Zaporizhzhia that wounded 18 people and damaged 31 apartment blocks, the head of the regional military administration said.The night before, powerful explosions rocked Kyiv beginning around 1:00 am as Russian drones and missiles rained down, setting fires in apartment buildings. City officials said seven people were killed.Thick smoke, turning red and orange in the blizzard of Ukrainian air defense fire, rose over the capital as residents fled underground into metro stations, according to AFP reporters.- ‘Tough road ahead’  -Trump, who long boasted he could negotiate an end to the Ukraine war within 24 hours, announced last week that he wanted his proposal approved by Kyiv by this Thursday — the US Thanksgiving holiday.But the initial plan, pushing numerous Russian war aims, sparked alarm in Ukraine and Europe. Among its points were prohibitions on Ukraine ever joining NATO and the surrender of swaths of new territory to Russia.The updated plan clearly pleases Kyiv more. The official familiar with the text told AFP that one key improvement was raising a proposed cap on the country’s future military forces from 600,000 to 800,000 members.Ukrainian negotiator Rustem Umerov said Tuesday there was “common understanding on the core” of the deal between Ukraine and the United States.However, remaining details should be hammered out in direct talks “at the earliest suitable date,” he said.British Prime Minister Keir Starmer warned: “There’s still a long way to go and a tough road ahead.”Russia’s military occupies around a fifth of Ukraine, much of it ravaged by fighting. Tens of thousands of civilians and military personnel have been killed and millions have fled the east of the country.Ukrainian army Sergeant Ivan Zadontsev said negotiating was “healthy.””We also are getting tired of war. We need a break,” he told AFP.But the proposals by both Washington and the European Union “do not serve Ukraine’s national interests,” he said.burs-sms/lb/tc