La Cour de cassation confirme l’inéligibilité du maire de Roubaix

La Cour de cassation a confirmé mecredi la peine d’inéligibilité du maire divers droite de Roubaix (Nord) Guillaume Delbar, condamné pour un système frauduleux de défiscalisation via des micros-partis.La Cour a annulé sa condamnation pour recel d’abus de confiance, considérant que la période de prévention retenue par la Cour d’appel de Douai concernant ces faits était incorrecte, selon un arrêt dont l’AFP a eu copie. Elle a en revanche confirmé le reste de sa condamnation. Toutes les peines sont maintenues, a précisé une source judiciaire.Le maire de Roubaix a été condamné en mai 2024 en appel à Douai à six mois d’emprisonnement avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour escroquerie en bande organisée.Son pourvoi en cassation avait suspendu l’exécution de sa peine, lui permettant de demeurer jusqu’à présent maire de Roubaix.Une fois la peine d’inéligibilité définitive, il revient à la préfecture de prononcer la démission d’office du maire, qui peut également démissionner de lui-même.La décision tombe à quelques mois des municipales, alors que M. Delbar, élu depuis 2014, n’a pas encore annoncé être candidat à sa réélection dans cette ville de 100.000 habitants parmi les plus pauvres de France. A gauche, le député LFI David Guiraud est en campagne depuis un an pour conquérir la ville, face notamment au chef de file de l’opposition municipale, Karim Amrouni, qui mène une liste commmune de gauche.M. Delbar avait été jugé avec son ex-premier adjoint et leurs proches pour escroquerie en bande organisée, pour un système frauduleux de défiscalisation via des micro-partis.Lors de son procès en appel, Guillaume Delbar avait assuré “ne pas avoir connaissance” de ce système.Mis en place à deux reprises, via les partis “Vivement demain” puis “Vivre autrement localement”, le système avait perduré de 2015 à 2020, faisant transiter des dizaines de milliers d’euros entre ces micro-partis censés financer des campagnes électorales et des associations fictives.Les donateurs pouvaient bénéficier d’une réduction d’impôts de 66% des sommes, mais récupéraient en plus, via des chèques de ces associations “coquilles vides”, au moins 50% des montants initialement versés.L’administration fiscale a estimé son préjudice à près de 40.000 euros.amd-cnp-kau-ldf/cnp/swi

Iran says to carry out French prisoner ‘exchange’ in ‘next two months’

Iran will allow two French citizens held by the Islamic republic for over three years to return home in “exchange” for France freeing an Iranian citizen “in the next two months”, Tehran’s foreign minister said on Wednesday.In an interview with TV channel France 24 after talks in Paris with his French counterpart Jean-Noel Barrot, Abbas Araghchi said “an exchange was negotiated between us and France”.French citizens Cecile Kohler and Jacques Paris, who were arrested in May 2022, were freed from prison earlier this month but are still at Paris’s embassy in Tehran waiting for permission to leave Iran.Iranian Mahdieh Esfandiari was meanwhile arrested in France in February on charges of promoting “terrorism” on social media, according to French authorities. She is to go on trial in Paris from January 13 but was last month released on bail by the French judicial authorities and is now at the Iranian embassy in Paris.”There has been an agreement and indeed, we are waiting for the entire legal and judicial process to take place in both countries,” Araghchi said.”I hope, I think, that in the next two months… it will be completed and the exchange will take place,” the Iranian minister said.France has neither confirmed nor denied the existence of such an exchange deal.France has described Kohler and Paris as “state hostages” taken by Tehran in a bid to extract concessions. They were convicted on espionage charges their families have always condemned as fabricated.Dozens of Europeans, north Americans and other Western citizens have been arrested in the last few years in similar circumstances.Iran has previously carried out exchanges of Westerners for Iranians held by the West but insists foreigners are convicted fully in line with the law.”The verdict has been issued (against Kohler and Paris), but based on Iranian law, prisoners can be exchanged in the interest of national security, and the exchange process is decided within the framework of Iran’s Supreme National Security Council,” said Araghchi. 

Trump s’en prend au New York Times pour un article sur son âge

Donald Trump s’en est pris mercredi au New York Times, qualifié d’”ennemi du peuple”, et à une journaliste du quotidien qu’il a attaquée sur son apparence, après un article sur son âge.”Ce TORCHON bon marché est vraiment un ENNEMI DU PEUPLE. Katie Rogers (…) est une journaliste de seconde zone qui est laide extérieurement comme …

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RSF accuse CNews de “tricher” sur le pluralisme politique et va saisir l’Arcom

La gauche la nuit, l’extrême droite le jour: l’organisation Reporters sans frontières (RSF) “va saisir” l’Arcom pour dénoncer une “triche” de la chaîne d’information de la galaxie Bolloré, CNews, pour contourner le respect de l’obligation de pluralisme dans les temps de parole, a-t-elle annoncé mercredi.Dans une enquête rendue publique mercredi, RSF assure avoir passé au …

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Russie: le Français Laurent Vinatier pourrait être jugé fin février pour espionnage

Le chercheur français Laurent Vinatier, détenu en Russie depuis un an et demi, pourrait connaître un nouveau procès fin février, cette fois pour espionnage, selon son avocat français, sur fond de tensions entre Moscou et Paris et de tentatives de déstabilisation en France.Une audience, initialement annoncée pour ce jeudi, a “eu lieu le 21 novembre, …

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La Russie évoque un “processus sérieux” en cours pour mettre fin à la guerre en Ukraine

Le Kremlin a qualifié mercredi de “processus sérieux” les efforts diplomatiques en cours autour du plan américain pour mettre fin à la guerre en Ukraine, avant une visite prévue la semaine prochaine à Moscou de l’émissaire américain Steve Witkoff.Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a estimé mercredi qu’il n’y avait “à l’heure actuelle probablement rien …

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Royaume-Uni: l’interdiction critiquée d’un groupe propalestinien devant la justice

La justice britannique a commencé à examiner mercredi le recours contre la décision du gouvernement d’interdire l’organisation Palestine Action, classée terroriste en juillet, une mesure qui a conduit à l’arrestation de plus de 2.000 personnes ayant manifesté leur soutien au groupe propalestinien.La décision d’interdire ce mouvement a été jugée “disproportionnée” par le Haut-commissaire aux droits …

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Procès de l’ex-rebelle Lumbala en France: des pygmées racontent les viols de guerre en RDC

Un chef coutumier pygmée a raconté avoir été forcé à assister au viol de sa soeur par des soldats en République démocratique du Congo, témoignant mercredi devant la cour d’assises de Paris qui juge l’ex-rebelle congolais Roger Lumbala, plus de 20 ans après.Sa soeur ne viendra pas témoigner à Paris: elle “a rendu l’âme après avoir perdu beaucoup de sang”, trois jours après son viol par trois soldats alors qu’elle était enceinte de son septième enfant, dans une hutte, a raconté son frère, dont les propos en swahili étaient traduits en français.Pillages, passages à tabac, travail forcé, viols: des membres de la communauté pygmée ont quitté leur forêt de la région d’Epulu, dans le nord-est de la RDC, pour raconter le calvaire des bambuti en 2002-2003. Cette communauté vivant de chasse, de cueillette et d’agriculture, forte d’environ 2.000 personnes dispersées dans une vingtaine de villages selon ce notable, s’efforçait pourtant de rester à l’écart des guerres entre factions qui, depuis près de trente ans, ont fait des millions de morts et de déplacés dans l’est de la RDC.Tous accusent les “Effacés” ou “Effaceurs”, ainsi que se désignaient des rebelles d’un groupe soutenu par l’Ouganda, le RCD-N, dirigé par Roger Lumbala. Arrêté en décembre 2020 à Paris, celui-ci rejette toute responsabilité et refuse d’assister à son procès, déniant toute légitimité à la justice française. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité de crimes contre l’humanité, accusé d’avoir laissé agir ces hommes placés sous son autorité.Son groupe avait engagé une offensive militaire contre une faction progouvernementale, avec notamment pour but la captation des richesses naturelles et minières de la région (diamants, or, coltan, etc.). Les atrocités de cette opération baptisée “Effacer le tableau” ont été dénoncées en 2010 dans le rapport Mapping de l’ONU: des viols auraient notamment été commis “de façon systématique et généralisée” et “les femmes pygmées”, dont la communauté était faussement accusée de collaborer avec l’ennemi, “ont payé un lourd tribut”. Plusieurs ont fait des milliers de kilomètres pour témoigner à huis clos à Paris de leur supplice.Comme celle-ci, mercredi, qui a raconté pendant l’enquête comment adolescente, elle avait été violée avec sa mère, devant les hommes de la famille. Jeudi, ce sera une fille, sa mère et sa tante, qui ont porté des accusations similaires, l’une d’elles racontant comment elle avait été emmenée de force pour servir d’esclave sexuelle. – “Arme de guerre” – Dans son ouvrage “La Force des femmes”, le médecin Nobel de la Paix Denis Mukwege, qui soigne les femmes congolaises violées, explique comment le viol “est planifié” par les belligérants en RDC, utilisé “comme arme de guerre” et “moyen de terroriser la population”, “peu coûteux, facile à organiser et malheureusement très efficace”. En début de procès, Brigid Inder, conseillère auprès de la Cour pénale internationale, a expliqué comment il détruisait les communautés. “Certaines femmes victimes de ces viols ont perdu leur union conjugale”, dit le chef coutumier.Il raconte aussi comment les assaillants ont détruit les filets traditionnels de chasse, “source de revenus pour la survie de la communauté”. Depuis leur disparition, “nous vivons dans une extrême pauvreté”, poursuit le notable selon qui les bambuti “ne participent jamais aux guerres”. Un autre, qui a porté plainte après avoir été contraint au travail forcé et passé à tabac, demande à la justice française qu’elle “rétablisse dans (leurs) droits” les bambuti. Du doigt, le chef coutumier désigne le box déserté par l’accusé: “J’aurais voulu que Lumbala soit là pour écouter” les actions de ses hommes “hors de contrôle”. Mais, selon lui, l’ex-rebelle est absent car il “a peur pour son sort”: “Il sait ce qui va lui arriver à l’issue de ce procès”, le 19 décembre.

US farmers, firms flag higher costs even as Trump touts affordability

As biting prices weigh on families heading into the US holiday season, farmers and business owners say President Donald Trump’s tariffs have driven up production costs on everything from turkeys to vegetables.Grocery prices rose 2.7 percent from a year ago in September, recent government data showed, while a Politico poll found that groceries were the most challenging category for Americans to afford.But appeals against Trump’s tariffs and households’ cost-of-living worries contrast against the administration’s messaging — as officials work to convince Americans of the strength of the world’s biggest economy.”While my great work on the Economy has not yet been fully appreciated, it will be! Things are really Rockin’,” Trump wrote on his Truth Social platform over the weekend.He stressed that prices were “coming sharply down.”The White House has pointed to cheaper Thanksgiving meals offered by retailers this year, although some observers caution this could be due to a different mix of products available.Even as the country has not seen a broad inflation surge from tariffs, economists, policymakers and business owners note that the levies have added to costs.North Carolina-based farmer Mary Carroll Dodd told reporters this week that “because of increases in our cost, mostly due to tariffs, we’ve had to raise the price of some of our vegetables” like collards and kale.Even before new tariffs, input costs like fertilizer, seed, chemicals, equipment and fuel were already at all-time highs, added Nick Levendofsky, executive director of the Kansas Farmers Union.”With tariffs, they are going up even more,” he added. “Corn and soybeans make up much of the feed for turkeys and other livestock. When those crops cost more to grow, the price per pound of turkey goes up.”Already, wholesale turkey prices are about 40 percent higher due to supply challenges fueled by avian illnesses, the American Farm Bureau Federation said recently.This signals that price pressures will likely persist, even if retail prices fell this year as stores featured Thanksgiving deals to draw in consumers.- Business challenges -The Farm Bureau’s recent survey noted that prices of fresh vegetables have jumped, with a “continued shortage of farmworkers” and fast-growing wages adding to costs.”Almost certainly some of that labor shortage is due to the crackdown on both legal and illegal immigration,” said Jeremy Horpedahl of the libertarian Cato Institute.But proponents of Trump’s trade strategy argue that tariffs are not a direct driver of price hikes in key sectors like housing, food or health care.US beef prices for example have been boosted by a drought in recent years and a shrinking cattle herd, said economist Jeff Ferry at the Coalition for a Prosperous America, a group that supports Trump’s tariffs.”The supply chain, including manufacturers and the importers, are absorbing most of the tariff while holding consumer price increases in check,” he said.But the picture ahead remains complicated.In a nod to farmers’ challenges, the government is considering aid for the sector hit by low crop prices and a trade row with Beijing this year.Levendofsky, however, said: “Farmers don’t want a bailout. They want trade, not aid.”Some small business owners say they struggle to survive, even as the year-end shopping season approaches.Jared Hendricks, who owns Village Lighting Co in Utah, told reporters that his company is “approaching a million dollars in tariffs this year” that were not originally in his forecast.His company specializes in holiday decorations and solutions, placing orders a year in advance with much of the sales tied up in agreements with customers.”We’ve sold a lot of that good to them directly at a loss,” he said. “At this point, we’ve kind of transitioned from working for profits to working for tariffs.””We are just in business to pay off our tariff debt,” Hendricks said.

Au procès Lafarge pour financement du terrorisme, l’acceptation du “racket” des groupes jihadistes

“On avait le choix entre deux solutions, la pire et la moins pire”. Au procès de Lafarge, d’anciens cadres se sont expliqués sur les raisons pour lesquelles le cimentier était resté en Syrie jusqu’en 2014, moyennant des paiements à des groupes classés comme “terroristes”.Le tribunal correctionnel de Paris, qui juge le groupe et huit ex-responsables pour financement du terrorisme et violation d’embargo, a commencé mardi à se pencher sur le volet, central, des flux financiers entre la filiale syrienne de la multinationale, Lafarge Cement Syria (LCS), et des groupes rebelles, parmi lesquels figurent le groupe État islamique (EI) et Jabhat al-Nosra.Lafarge est soupçonné de leur avoir versé en 2013 et 2014 plusieurs millions d’euros — cinq millions selon l’accusation — afin de maintenir l’activité d’une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie, alors que les autres multinationales avaient quitté le pays dès 2012.En juillet de cette année-là, les expatriés de LCS sont eux aussi évacués de Syrie et l’usine mise à l’arrêt. Pourtant, quelques semaines plus tard, cette dernière redémarre, avec les employés locaux restés sur place.”Il y avait une volonté des employés de montrer qu’ils étaient capables, sans le retour des expatriés, de redémarrer l’usine”, explique Bruno Pescheux, l’ancien directeur général de la branche syrienne.Ils prenaient pourtant de “gros risques”, notamment en passant les barrages, observe la magistrate. “Il a été mis en place par notre actionnaire syrien un système qu’on peut appeler une assurance que des passages aux +checkpoints+ des salariés Lafarge se passeraient bien”, répond-il.L’actionnaire minoritaire syrien, Firas Tlass, est au centre du dossier, ayant servi d’intermédiaire entre LCS et les groupes armés. Lui aussi renvoyé en procès par la justice française, il est toutefois absent aux débats et donc jugé par défaut. “Ce système particulier avait été accepté par Lafarge avec l’idée aussi que ça n’allait pas durer longtemps”, avance Bruno Pescheux.Ce système prévoyait le versement d’argent pour d’une part financer l’acquisition d’intrants destinés à la production de ciment, tels que les hydrocarbures ou la pouzzolane, et d’autre part à assurer des “paiements de sécurité” et permettre aux employés de la cimenterie et aux marchandises de passer les “checkpoints”.Décortiquant méticuleusement tous les courriels et comptes rendus échangés entre les différents protagonistes, la présidente du tribunal Isabelle Prévost-Desprez appelle successivement, dans une espèce de valse continue, les prévenus à la barre pour les interroger sur tel ou tel point, puis les fait rasseoir avant de leur demander de revenir.- “Racket” -“Soit on se faisait taxer — c’était pas nouveau, ce système est généralisé au niveau de la Syrie — soit on fermait”, déclare de son côté Christian Herrault, ancien directeur général adjoint de Lafarge, qui évoque un système de “racket”. Un terme qui fait souvent tiquer la présidente, plusieurs messages faisant plutôt état de “négociations” ou d'”accords”.En octobre 2013, des camions de LCS sont bloqués à un checkpoint et un mois plus tard, le groupe EI apparaît dans la liste des bénéficiaires des “donations” de LCS.”On peut se laver les mains et partir, mais que seraient devenus les salariés de l’usine si nous étions partis ?”, demande M. Herrault. “On avait le choix entre deux mauvaises solutions, la pire et la moins pire”, ajoute-t-il. “Si on était partis”, les groupes jihadistes “auraient démembré l’usine, vendu ou fait tourner l’usine”, estime-t-il.En juillet 2014, alors que l’EI a proclamé son califat, la situation devient plus violente et l’usine est une nouvelle fois à l’arrêt. Pour autant, l’objectif est de trouver un accord pour la “redémarrer, pour vider les silos” et éviter que la production ne tombe aux mains des jihadistes, ce qui leur aurait rapporté “dix fois plus que les donations”, explique-t-il.Selon M. Herrault, le PDG d’alors, Bruno Lafont, qui figure aussi parmi les prévenus, était parfaitement au courant de ces versements.”Je n’ai jamais entendu, compris ou suspecté des paiements à des groupes terroristes jusqu’au 27 août 2014″, dément le principal intéressé. La cimenterie, finalement évacuée, tombera aux mains de l’EI mi-septembre 2014.