Orban obtient de Trump une exemption des sanctions liées au pétrole russe
Donald Trump a accepté d’accorder à la Hongrie une dérogation aux sanctions américaines liées au pétrole russe, lors d’une rencontre vendredi avec le Premier ministre Viktor Orban, dont il a loué de manière appuyée la politique anti-immigration.”Les Etats-Unis ont accordé à la Hongrie une exemption illimitée des sanctions sur le pétrole et le gaz russes. Nous …
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Le budget de la Sécu et son débat sur les retraites suspendus au vote sur les “recettes”
Le budget de la Sécurité sociale va-t-il poursuivre son chemin à l’Assemblée? Les députés doivent se prononcer, potentiellement samedi, sur sa partie “recettes” largement remaniée, et dont le rejet interromprait les débats avant même l’article-phare suspendant la réforme des retraites.Signe de l’importance du moment, le ministère des Relations avec le Parlement a appelé les députés à adopter cette partie du texte pour que le débat “se poursuive” sur les dépenses, avant un vote sur l’ensemble du texte prévu mercredi, plutôt que d’envoyer dès ce week-end tout le projet de loi initial au Sénat. Laconique, et s’exprimant depuis le Mexique, Emmanuel Macron a tout de même répété ses vœux de “stabilité” pour le pays, en misant sur “la responsabilité de chacun” dans l’examen de ce budget.La partie “dépenses” contient des “sujets de santé, de prévention, d’hôpital” et “la suspension de la réforme des retraites”, rappelle le ministère.Un message nécessairement adressé aux oppositions, mais qui peut aussi se lire comme un appel à la mobilisation de son propre camp, échaudé par certaines concessions à la gauche. “On est loyal à un gouvernement qui fait n’importe quoi”, s’est emporté anonymement cette semaine un député Renaissance.L’opportunité d’aborder tous les sujets pèse à gauche: “on ne votera pas contre la partie recettes, ne serait-ce que parce qu’on veut qu’il y ait le débat sur la réforme des retraites”, a expliqué à l’AFP Stéphane Peu, patron du groupe communiste, qui devrait s’abstenir.Renaud Labaye, secrétaire général du groupe RN, pense que tous les groupes ont “intérêt à ce qu’on aborde les dépenses” car “ce n’est pas bon de laisser entendre aux Français que quand on parle de budget on ne parle que de fiscalité”. Mais la décision sera actée par la patronne Marine Le Pen.Le gouvernement espérera nécessairement une abstention des socialistes plutôt qu’un vote contre, alors que le PS, qui a obtenu sous la menace d’une censure l’annonce d’une suspension de la réforme des retraites, a un intérêt objectif à ce que les débats aillent jusqu’à cet article crucial.- Quel déficit? -Les oppositions, mais aussi une partie du camp gouvernemental, peuvent aussi se targuer d’avoir largement réécrit la partie recettes: exit la surtaxe sur les mutuelles, la cotisation patronale sur les tickets-restaurants ou la fin d’une exonération sur les salaires des apprentis.Et la gauche a aussi fait adopter des amendements PS, LFI et communiste pour une hausse de CSG sur les revenus du patrimoine, et dégager 2,8 milliards de recettes en 2026. Le tout avec un avis favorable, quoique très froid, du gouvernement, qui n’a pas approuvé le dispositif mais veut qu’il reste sur la table pour la suite de la navette parlementaire.”C’est la seule chose, pour l’instant, qu’ils ont cédée. Si les choses ne changent pas (…) ce sera un vote contre”, estimait vendredi après-midi Hendrik Davi, du groupe écologiste, qui décidera samedi de sa position.”J’aurais bien aimé qu’il y ait un petit peu plus de recettes”, pointait aussi Jérôme Guedj (PS) vendredi, déçu du manque de soutien à certaines réductions d’exonérations patronales. “Il faut qu’on voit à la fin ce qu’il y a.”Plus d’impôts, moins de dépenses… Tous les groupes s’inquiètent à leur manière de la façon dont sera réduit le déficit de la Sécu. La copie du gouvernement prévoyait 17,5 milliards d’euros de déficit en 2026 (contre 23 milliards en 2025).Mais le feu nourri des parlementaires contre plusieurs mesures-phares, comme le gel des retraites et des minima sociaux auquel le gouvernement entend renoncer, éloigne l’objectif.”Il faudra nous assurer que, de manière absolue, le déficit de la sécurité sociale ne soit pas supérieur à 20 milliards d’euros”, a insisté mercredi la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Une alerte perçue comme une marge de manœuvre par certains à gauche, qui considèrent que le gouvernement de Sébastien Lecornu est effectivement prêt à renoncer à certaines mesures d’économies.sac-parl/la/jmt/abl/jnd
Le budget de la Sécu et son débat sur les retraites suspendus au vote sur les “recettes”
Le budget de la Sécurité sociale va-t-il poursuivre son chemin à l’Assemblée? Les députés doivent se prononcer, potentiellement samedi, sur sa partie “recettes” largement remaniée, et dont le rejet interromprait les débats avant même l’article-phare suspendant la réforme des retraites.Signe de l’importance du moment, le ministère des Relations avec le Parlement a appelé les députés à adopter cette partie du texte pour que le débat “se poursuive” sur les dépenses, avant un vote sur l’ensemble du texte prévu mercredi, plutôt que d’envoyer dès ce week-end tout le projet de loi initial au Sénat. Laconique, et s’exprimant depuis le Mexique, Emmanuel Macron a tout de même répété ses vœux de “stabilité” pour le pays, en misant sur “la responsabilité de chacun” dans l’examen de ce budget.La partie “dépenses” contient des “sujets de santé, de prévention, d’hôpital” et “la suspension de la réforme des retraites”, rappelle le ministère.Un message nécessairement adressé aux oppositions, mais qui peut aussi se lire comme un appel à la mobilisation de son propre camp, échaudé par certaines concessions à la gauche. “On est loyal à un gouvernement qui fait n’importe quoi”, s’est emporté anonymement cette semaine un député Renaissance.L’opportunité d’aborder tous les sujets pèse à gauche: “on ne votera pas contre la partie recettes, ne serait-ce que parce qu’on veut qu’il y ait le débat sur la réforme des retraites”, a expliqué à l’AFP Stéphane Peu, patron du groupe communiste, qui devrait s’abstenir.Renaud Labaye, secrétaire général du groupe RN, pense que tous les groupes ont “intérêt à ce qu’on aborde les dépenses” car “ce n’est pas bon de laisser entendre aux Français que quand on parle de budget on ne parle que de fiscalité”. Mais la décision sera actée par la patronne Marine Le Pen.Le gouvernement espérera nécessairement une abstention des socialistes plutôt qu’un vote contre, alors que le PS, qui a obtenu sous la menace d’une censure l’annonce d’une suspension de la réforme des retraites, a un intérêt objectif à ce que les débats aillent jusqu’à cet article crucial.- Quel déficit? -Les oppositions, mais aussi une partie du camp gouvernemental, peuvent aussi se targuer d’avoir largement réécrit la partie recettes: exit la surtaxe sur les mutuelles, la cotisation patronale sur les tickets-restaurants ou la fin d’une exonération sur les salaires des apprentis.Et la gauche a aussi fait adopter des amendements PS, LFI et communiste pour une hausse de CSG sur les revenus du patrimoine, et dégager 2,8 milliards de recettes en 2026. Le tout avec un avis favorable, quoique très froid, du gouvernement, qui n’a pas approuvé le dispositif mais veut qu’il reste sur la table pour la suite de la navette parlementaire.”C’est la seule chose, pour l’instant, qu’ils ont cédée. Si les choses ne changent pas (…) ce sera un vote contre”, estimait vendredi après-midi Hendrik Davi, du groupe écologiste, qui décidera samedi de sa position.”J’aurais bien aimé qu’il y ait un petit peu plus de recettes”, pointait aussi Jérôme Guedj (PS) vendredi, déçu du manque de soutien à certaines réductions d’exonérations patronales. “Il faut qu’on voit à la fin ce qu’il y a.”Plus d’impôts, moins de dépenses… Tous les groupes s’inquiètent à leur manière de la façon dont sera réduit le déficit de la Sécu. La copie du gouvernement prévoyait 17,5 milliards d’euros de déficit en 2026 (contre 23 milliards en 2025).Mais le feu nourri des parlementaires contre plusieurs mesures-phares, comme le gel des retraites et des minima sociaux auquel le gouvernement entend renoncer, éloigne l’objectif.”Il faudra nous assurer que, de manière absolue, le déficit de la sécurité sociale ne soit pas supérieur à 20 milliards d’euros”, a insisté mercredi la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Une alerte perçue comme une marge de manœuvre par certains à gauche, qui considèrent que le gouvernement de Sébastien Lecornu est effectivement prêt à renoncer à certaines mesures d’économies.sac-parl/la/jmt/abl/jnd
Orban obtient de Trump une exemption des sanctions liées au pétrole russe
Donald Trump a accepté d’accorder à la Hongrie une dérogation aux sanctions américaines liées au pétrole russe, lors d’une rencontre vendredi avec le Premier ministre Viktor Orban, dont il a loué de manière appuyée la politique anti-immigration.”Les Etats-Unis ont accordé à la Hongrie une exemption illimitée des sanctions sur le pétrole et le gaz russes. Nous sommes reconnaissants de cette décision qui garantit la sécurité énergétique de la Hongrie”, a écrit sur X le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto.Le mois dernier, les Etats-Unis ont imposé des sanctions aux deux plus grands producteurs de pétrole russes – Rosneft et Lukoil – face au refus de la Russie de mettre fin à la guerre en Ukraine. Et ils ont réclamé aux pays comme la Hongrie de se “sevrer” des sources d’énergie russes.Or ce pays d’Europe centrale dépend fortement du pétrole russe.La dérogation accordée sera valable un an, a précisé un responsable de la Maison Blanche à l’AFP sous couvert d’anonymat, ajoutant que Budapest s’était engagée en contrepartie à acheter pour environ 600 millions de dollars de gaz naturel liquéfié américain.Le président américain avait dit “étudier” cette option, “parce qu’il est très difficile pour (Viktor Orban) d’obtenir le pétrole et le gaz d’autres régions. Comme vous le savez, il ne bénéficie pas d’un accès à la mer”.Rare dirigeant européen proche à la fois du président américain et du président russe, Viktor Orban n’a pas cherché à diversifier massivement ses importations depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.Les sanctions américaines le fragilisaient à quelques mois de la tenue d’élections législatives, que le leader nationaliste, au pouvoir depuis 2010, n’est pas sûr de remporter, selon les sondages. – “Respecter” Orban -Le dirigeant hongrois avait rendu visite trois fois l’année dernière à Donald Trump, à chaque fois dans sa résidence Mar-a-Lago, en Floride, dont deux fois avant la réélection du milliardaire.Les deux hommes ont à nouveau exposé leurs affinités idéologiques vendredi.Donald Trump a exhorté l’Union européenne à “respecter” la Hongrie et son Premier ministre, qui s’est plaint des sanctions financières imposées par l’UE sur Budapest pour ses politiques migratoires: “Il a eu raison sur l’immigration”, a insisté le républicain, jugeant que les Européens pourraient “s’inspirer” de son invité.Le président américain a lui-même mis en place une brutale politique anti-immigration depuis son retour à la Maison Blanche en janvier.Hostile à l’immigration et aux droits des personnes LGBT+, Viktor Orban affronte régulièrement les instances européennes sur des questions de respect de l’État de droit notamment.Il a appelé à lancer un “âge d’or” pour la relation entre les Etats-Unis et la Hongrie, reprenant l’une des expressions préférées de Donald Trump.”Nous sommes le seul gouvernement en Europe qui se considère comme un gouvernement chrétien moderne. Tous les autres sont progressistes, gauchistes”, selon lui.Il a aussi critiqué la politique de l’UE face à la guerre en Ukraine, assurant que “les seuls gouvernements favorables à la paix étaient les Etats-Unis et la petite Hongrie.”Viktor Orban a refusé d’envoyer une aide militaire à l’Ukraine et il s’est opposé, à l’Otan et à l’Union européenne, à une action plus ferme contre la Russie après son invasion militaire de l’Ukraine.L’administration américaine s’est par ailleurs engagée à fermer un média en langue hongroise financé par les États-Unis afin de soutenir le Premier ministre nationaliste.Donald Trump “a déjà prouvé qu’il était prêt à aider ses alliés idéologiques”, en particulier à l’approche d’élections, rappelle à l’AFP Daniel Hegedus, expert de l’Europe centrale et orientale auprès du German Marshall Fund.Washington a par exemple volé au secours financièrement du président argentin Javier Milei, un autre ardent partisan de Donald Trump.
Trump gives Hungary’s Orban one-year Russia oil sanctions reprieve
US President Donald Trump handed Hungarian Prime Minister Viktor Orban a one-year exemption from sanctions for buying Russian oil and gas after the close right-wing allies held a chummy White House meeting on Friday.Trump slapped sanctions on Moscow’s two largest oil companies in October after losing patience with Russian President Vladimir Putin over his refusal to end the nearly four-year-old invasion of Ukraine.But while Trump has pushed other European countries to stop buying oil that he says funds Moscow’s war machine, Orban used his first trip to the White House since Trump’s return to power to push for special treatment. As they heaped praise on each other, Trump said he was considering an exemption because landlocked Hungary had to rely on pipelines that made it dependent on Russian oil and gas.”As you know they don’t have the advantage of having sea,” Trump told reporters.Hungarian Foreign Minister Peter Szijjarto said after the meeting that Washington had granted a “full and unlimited exemption from sanctions on oil and gas.”But a White House official told AFP that Hungary’s exemption was only for one year. Hungary had meanwhile committed to purchasing US liquified natural gas worth around $600 million, the official said.- ‘Miracle’ -The Hungarian prime minister has maintained close ties with both Moscow and Washington, while often bucking the rest of the EU on pressuring Russia over its invasion of Ukraine.Orban offered to host a summit in Budapest between Trump and Putin, although the US leader called it off in October and hit Moscow with sanctions for the first time in his presidency.At the White House, Orban pressed his case that Russian energy was vital for Hungary.”Pipeline is not an ideological or political issue. It’s a physical reality because we don’t have port(s),” Orban said.Washington has given firms who work with Russian oil giants Rosneft and Lukoil one month to cut ties or face secondary sanctions, which would deny them access to US banks, traders, shippers and insurers.Orban also said it would take a “miracle” for Ukraine to beat Moscow, underscoring the gulf between him and other European leaders on the war.- ‘Respect Hungary’ -Trump meanwhile wholeheartedly backed Orban on the touchstone issue of migration, saying that the Hungarian’s European Union counterparts should show him more respect.Orban has long thumbed his nose at the EU over migration. He has also refused to send military aid to Ukraine and opposes Kyiv’s EU bid, and has had frequent run-ins with Brussels on the rule of law and other issues.”I think they should respect Hungary and respect this leader very, very strongly because he’s been right on immigration,” Trump told reporters.Trump, who has carried out a sweeping crackdown on immigration at home, again alleged a link between migrants and crime, which is not backed up by statistics in the United States.Orban visited his “dear friend” Trump at his Mar-a-Lago residence in Florida three times last year, but the US president’s return to power has had a mixed effect on Hungary.Washington has withdrawn sanctions against top Orban aide Antal Rogan and restored the country’s status in a visa waiver scheme.But Trump’s tariffs against the European Union have hit Hungary’s export-oriented car industry hard, contributing to an already weak economy.Experts said the meeting with the US president was expected to give at least a “symbolic” win to Orban, who faces an unprecedented challenge to his 15-year rule ahead of elections next spring amid economic stagnation.




