Violences conjugales: une aide d’urgence très sollicitée

Deux ans après son lancement, l’aide universelle aux victimes de violences conjugales connaît un succès notable, mais reste souvent insuffisante pour réussir à quitter son conjoint sans accompagnement social.Aux yeux des autres, la vie d’Armelle, gérante d’une entreprise familiale et mère de trois enfants, semblait ordinaire. “Tout se passait derrière les murs de la maison, où mon mari avait installé des caméras pour nous surveiller. Il avait placé des trackers sur ma voiture”, explique cette femme de 57 ans, qui ne souhaite pas donner son nom de famille.Elle se sépare de lui en 2024. “Je n’avais pas d’économies car je payais toutes les dépenses de la famille”, dit-elle. Orientée au tribunal vers une association, elle obtient l’aide universelle pour les victimes de violences conjugales, qui lui permet de payer “la nourriture, les factures”.Créée par une loi de février 2023 portée par la sénatrice centriste Valérie Létard, cette “aide universelle d’urgence” vise à couvrir les premières dépenses d’une femme fuyant son conjoint violent. Elle est versée sous trois jours en moyenne, selon la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf).Fin septembre, près de 60.000 personnes en avaient bénéficié depuis son lancement en décembre 2023, pour un montant moyen de près de 900 euros, soit un budget total de 53 millions d’euros sur deux ans.- Conditionnée à une plainte -La quasi-totalité des bénéficiaires sont des femmes (290 hommes y ont eu recours) et 643 personnes ont touché cette aide deux fois, selon la Cnaf qui la verse.”L’aide a été rapidement sollicitée et semble bien connue, avec un flux mensuel régulier de demandes”, relève Gaëlle Choquer-Marchand, directrice générale déléguée chargée des politiques familiales et sociales de la Cnaf.Elle est conditionnée à un dépôt de plainte, une ordonnance de protection ou un signalement au procureur datant de moins d’un an. L’aide prend la forme d’une aide ou d’un prêt (remboursable par l’auteur des violences) pour un montant de 250 à 1.400 euros, selon les ressources et le nombre d’enfants. Dans la quasi-totalité des cas, elle a pris la forme d’aide non remboursable, relève un rapport du Sénat de juillet.Elle sert “souvent à payer un déménagement ou des frais d’avocat, des dépenses du quotidien, rembourser des dettes. Certaines mettent cet argent de côté pour un départ futur”, explique Laurine Vialle, intervenante sociale du Centre d’information sur les droits des femmes (CIDFF).”Je ne travaillais pas, je me suis retrouvée sans rien. Cette aide m’a permis de payer les factures le temps d’obtenir le RSA”, explique Valérie B., 57 ans, dont le mari a été arrêté en juin pour violences.- “Complètement détruites” -“Ce n’est pas la somme qui va faire la différence, mais l’accès à une assistante sociale qui va mettre à jour leurs droits” (RSA, allocation logement…), souligne Ernestine Ronai, qui dirigeait jusqu’à l’été l’Observatoire départemental des violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis.Car l’aide seule ne suffit pas à déclencher un départ, selon les associations. “Elle peut payer quelques nuits d’hôtel, mais ce n’est pas ça qui permet le départ. C’est bien plus complexe et plus global qu’une aide financière”, souligne Mme Vialle.”Ces femmes sont complètement détruites. Leur conjoint les a humiliées, elles n’ont plus aucune confiance en elles. Souvent leur partenaire gérait tout et les démarches administratives sont devenues complexes pour elles”, explique-t-elle.Le logement est le principal problème: “les hébergements d’urgence sont saturés avec des conditions de vie très difficiles pour les femmes”, ajoute-t-elle.Pour se reconstruire, elles ont besoin d’être accompagnées par des travailleurs sociaux, de soins psychologiques et de trouver du travail.”Il importe que l’aide universelle d’urgence ne demeure pas une solution isolée mais s’intègre dans un continuum de solutions”, concluait le rapport du Sénat.Le ministère de l’Egalité hommes femmes reconnaît que l’aide doit s’articuler avec d’autres initiatives: priorité aux femmes dans les hébergements d’urgence, soutien psychologique. Le ministère expérimente ainsi dans douze départements un “pack nouveau départ”: un référent coordonne autour de la femme des professionnels de France Travail, Action logement, associations…

S&P pourrait actualiser la note française vendredi… ou pas

Plus d’un mois après avoir inopinément abaissé la note de la France, S&P Global Ratings pourrait à nouveau se prononcer vendredi soir sur la solvabilité du pays, confronté à de difficiles débats budgétaires à l’issue incertaine.L’agence de notation américaine peut décider vendredi, en vertu du calendrier officiel de publication, de confirmer ou modifier la note de la France, de maintenir ou revoir la perspective dont celle-ci est assortie.  A l’inverse, elle peut aussi décider de ne pas prendre d’action de notation formelle et de publier, lundi soir, une analyse de la situation en France, a-t-elle indiqué à l’AFP.Cette nouvelle publication interviendrait dans un contexte budgétaire tendu, avec des doutes importants sur la capacité du Parlement à adopter avant la fin de l’année un budget 2026 susceptible de réduire nettement le lourd déficit public. Le 17 octobre, en avance sur le calendrier, S&P Global Ratings avait adressé un avertissement au gouvernement de Sébastien Lecornu en abaissant la note de la dette française de AA- à A+, l’accompagnant d’une perspective stable. Il s’agissait de la deuxième dégradation de la note française par S&P en un an et demi. L’agence avait pointé “l’instabilité politique” conduisant à une incertitude “élevée” sur les finances publiques, quelques jours à peine après la présentation par le gouvernement de son projet de budget pour 2026 visant à réduire le déficit public de 5,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2025 à 4,7% en 2026.- Comme l’Espagne et le Portugal -“Il est évidemment presque certain que S&P va maintenir la note A+ avec perspective stable, ou alors communiquer une simple appréciation de la situation sans que ce soit une action de notation formelle”, commente Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management. “Il y a en effet peu d’informations nouvelles, depuis le 17 octobre qui pourraient conduire l’agence à abaisser la perspective à négative, et encore moins à dégrader la note à A”, ajoute-t-il dans une note. La situation budgétaire reste tout aussi incertaine qu’en octobre, et “il serait donc logique que S&P attende que la situation s’éclaircisse avant de reconsidérer la note”. S&P place la France au même niveau que l’Espagne et le Portugal, dont la note a été relevée à la fin de l’été et qui empruntent moins cher à dix ans sur les marchés. En octobre, le ministre de l’Economie Roland Lescure avait dit prendre “acte” de la dégradation de la note française, rappelant la volonté du gouvernement de ramener le déficit sous 3% du PIB en 2029.Le Sénat a commencé jeudi à examiner le projet de budget de l’Etat pour 2026, sans certitude sur la possibilité de parvenir à un compromis. Quant au budget de la Sécurité sociale, il repart à l’Assemblée nationale, après l’échec d’une commission de députés et sénateurs à trouver un terrain d’entente sur son contenu. Mardi, la Commission européenne a estimé que la France respectait les engagements qu’elle avait pris pour réduire son déficit public, tout en notant l'”incertitude considérable” entourant le projet de budget.

S&P pourrait actualiser la note française vendredi… ou pas

Plus d’un mois après avoir inopinément abaissé la note de la France, S&P Global Ratings pourrait à nouveau se prononcer vendredi soir sur la solvabilité du pays, confronté à de difficiles débats budgétaires à l’issue incertaine.L’agence de notation américaine peut décider vendredi, en vertu du calendrier officiel de publication, de confirmer ou modifier la note de la France, de maintenir ou revoir la perspective dont celle-ci est assortie.  A l’inverse, elle peut aussi décider de ne pas prendre d’action de notation formelle et de publier, lundi soir, une analyse de la situation en France, a-t-elle indiqué à l’AFP.Cette nouvelle publication interviendrait dans un contexte budgétaire tendu, avec des doutes importants sur la capacité du Parlement à adopter avant la fin de l’année un budget 2026 susceptible de réduire nettement le lourd déficit public. Le 17 octobre, en avance sur le calendrier, S&P Global Ratings avait adressé un avertissement au gouvernement de Sébastien Lecornu en abaissant la note de la dette française de AA- à A+, l’accompagnant d’une perspective stable. Il s’agissait de la deuxième dégradation de la note française par S&P en un an et demi. L’agence avait pointé “l’instabilité politique” conduisant à une incertitude “élevée” sur les finances publiques, quelques jours à peine après la présentation par le gouvernement de son projet de budget pour 2026 visant à réduire le déficit public de 5,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2025 à 4,7% en 2026.- Comme l’Espagne et le Portugal -“Il est évidemment presque certain que S&P va maintenir la note A+ avec perspective stable, ou alors communiquer une simple appréciation de la situation sans que ce soit une action de notation formelle”, commente Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management. “Il y a en effet peu d’informations nouvelles, depuis le 17 octobre qui pourraient conduire l’agence à abaisser la perspective à négative, et encore moins à dégrader la note à A”, ajoute-t-il dans une note. La situation budgétaire reste tout aussi incertaine qu’en octobre, et “il serait donc logique que S&P attende que la situation s’éclaircisse avant de reconsidérer la note”. S&P place la France au même niveau que l’Espagne et le Portugal, dont la note a été relevée à la fin de l’été et qui empruntent moins cher à dix ans sur les marchés. En octobre, le ministre de l’Economie Roland Lescure avait dit prendre “acte” de la dégradation de la note française, rappelant la volonté du gouvernement de ramener le déficit sous 3% du PIB en 2029.Le Sénat a commencé jeudi à examiner le projet de budget de l’Etat pour 2026, sans certitude sur la possibilité de parvenir à un compromis. Quant au budget de la Sécurité sociale, il repart à l’Assemblée nationale, après l’échec d’une commission de députés et sénateurs à trouver un terrain d’entente sur son contenu. Mardi, la Commission européenne a estimé que la France respectait les engagements qu’elle avait pris pour réduire son déficit public, tout en notant l'”incertitude considérable” entourant le projet de budget.

Turkey not ‘hostile’ to Christians, Constantinople patriarch says

Muslim-majority Turkey, which is hosting Pope Leo XIV on his first overseas trip as pontiff, is not “a hostile environment” for Christians, the Ecumenical Patriarch of Constantinople told AFP in an interview.”It is simplistic to see adversaries everywhere and to imagine the pope’s visit as taking sides in a hostile environment,” said Patriarch Bartholomew I, leader of the world’s 260 million Orthodox Christians.On Friday, Bartholomew joins Leo for celebrations in Iznik, around two hours from Istanbul, to mark 1,700 years since the First Council of Nicaea, a key early Church gathering that resulted in a statement of faith still central to Christianity.After arriving in Ankara on Thursday and meeting President Recep Tayyip Erdogan, whom critics have accused of wanting to Islamise society, the pope described Turkey as a “crossroads of sensibilities” that was richer for its “internal diversity”.Turkey has a population of 86 million but only about 100,000 Christians.Numbers were hit by the Armenian genocide — a term denied by Ankara — during the Ottoman Empire, and the population exchanges and pogroms that saw many Greek Orthodox leave in the early 20th century.- ‘Blessing in disguise’ -But Bartholomew said living in a Muslim country had its advantages.”Living in a predominantly Muslim country is a blessing in disguise because it sustains and strengthens the essential feature of the Ecumenical Patriarchate… open and honest dialogue with all people in all places, irrespective of race and religion,” he said.The timing of Leo’s visit, coming at a moment of conflict, was significant, he said.”This year, when the world is troubled and divided by conflict and antagonism, our meeting with Pope Leo XIV is especially significant,” he said.”It reminds our faithful that we are more powerful and more credible when we are united in our witness and response to the challenges of the contemporary world.”The Eastern Orthodox Church sustained a major blow in 2018 when the Moscow Patriarchate broke ties with the Ecumenical Patriarchate after it recognised the Ukrainian Orthodox Church’s independence from Russia.But Bartholomew insisted “the door of dialogue is always open”.The patriarch, who in March 2022 said he had become “a target of Moscow”, refuses to budge in his stance against the Ukraine war, urging the Moscow Patriarchate to break away from the Kremlin.”The spiritual leaders in Russia cannot follow blindly the inhumane interests and barbarous policies of its political leaders. Nor can they indiscriminately condone and even bless the bloodshed in Ukraine,” he said.

Ligue des nations féminine: pour les Bleues, finir l’année sur du positif

Après un énième échec en demi-finale, l’équipe de France féminine de football a envie de terminer l’année 2025 face à la Suède sur une note enfin positive en finissant à la 3e place de la Ligue des nations.Pour terminer sur le podium après leur revers d’octobre face à l’Allemagne (défaite 1-0 à l’aller, 2-2 au retour), les Bleues vont affronter la troisième nation mondiale en match aller-retour, vendredi (21h10) à Reims puis mardi (19h00) à StockholmElles évolueront sans Marie-Antoinette Katoto et Selma Bacha, toutes deux touchées à l’ischio-jambier, qui ont déclaré forfait.L’idée pour les 24 joueuses de Laurent Bonadei est d’éviter de sombrer totalement car les déceptions s’accumulent cette année avec l’élimination en quart de finale de l’Euro cet été en Suisse et en demi-finale de la Ligue des nations le mois dernier. A chaque fois contre le même adversaire, l’Allemagne. Conséquence, la France n’a pas remporté un seul de ses trois derniers matches, une première depuis 2018. Mais Laurent Bonadei – sous contrat jusqu’en 2027 et confirmé à son poste – et ses joueuses restent positifs et voient toujours le verre à moitié plein.Tous retiennent la qualité de jeu, l’orgueil et la jeunesse.”Je vois beaucoup de signaux positifs dans la progression, notamment des jeunes, et l’état d’esprit”, expliquait le mois dernier le technicien de 55 ans, tourné dès le début de sa prise de fonction vers la Coupe du monde 2027.”Mais peut-être qu’il faut être réaliste, lucide, et se dire qu’on est à notre niveau. Nous ne sommes que 6e du classement Fifa, derrière l’Allemagne et l’Espagne, notamment”, ajoutait-il.- “être exemplaire” -Pour ce rassemblement, le sélectionneur a appelé plus ou moins le même groupe qu’en octobre, mais avec une nouvelle, Anaële Le Moguédec, la milieu du Paris FC de 23 ans, et une revenante, Perle Morroni, 28 ans (San Diego) à la place de Lou Bogaert, redescendue en U23. Pour éviter de rester cantonnées à un statut de sélection moyenne, les Tricolores vont devoir rebondir dès vendredi contre les Suédoises, avant de se tourner pleinement en début d’année prochaine vers les éliminatoires à la Coupe du monde. L’objectif est clair: “C’est la troisième place de la Ligue des nations. On y va étape par étape. On veut surtout démarrer comme on a fini à Caen contre l’Allemagne (2-2) : avec intensité, impact, engouement et un jeu offensif. C’est un projet de jeu qui nous correspond”, a souligné jeudi dernier le coach.”L’équipe de France a l’ambition de gagner tous ses matches. On aurait préféré la finale… mais l’adversaire est de haut niveau”, a souligné jeudi à Reims devant les médias Laurent Bonadei, “on doit être exemplaire dans nos attitudes, montrer le potentiel de notre équipe et offrir du spectacle aux spectateurs. On va tout donner. Je pense que les joueuses ont digéré l’élimination en demies”.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Au moins 90 morts en Indonésie dans des inondations qui frappent l’Asie du Sud-Est

Le bilan des inondations qui frappent l’Asie du Sud-Est s’est encore alourdi vendredi, avec au moins 90 morts en Indonésie et 55 en Thaïlande où la principale morgue recevant les victimes est saturée.Dans le vaste archipel indonésien ainsi qu’en Malaisie voisine et en Thaïlande, les mêmes images de villes inondées, de populations prises au piège des eaux et de glissements de terrain provoqués par le déluge qui s’est abattu depuis plusieurs jours.Sur l’île indonésienne de Sumatra (ouest), les inondations et les glissements de terrain ont fait au moins 90 morts et des dizaines de disparus, selon les derniers bilans officiels.”Notre priorité reste l’évacuation et l’assistance. Nous espérons que le temps va s’améliorer afin que nous puissions envoyer un hélicoptère sur place”, a indiqué Ferry Walintukan, porte-parole de la police de Sumatra nord, alors que de nombreux accès routiers sont coupés.À Medan, dans le nord de Sumatra, un photographe de l’AFP a constaté que les eaux de crue, d’un brun trouble, lui arrivaient à hauteur de hanche, et que les habitants demandaient aux automobilistes passant devant leurs maisons inondées de rouler lentement pour éviter de les éclabousser.- De l’eau à la poitrine -A Sumatra ouest, Misniati, âgée de 53 ans et qui comme beaucoup d’Indonésiens ne port qu’un nom, a raconté une lutte terrifiante contre la montée des eaux pour rejoindre son mari à la maison, au retour des prières du matin à la mosquée.”J’ai vu que la rue était inondée. J’ai essayé de revenir jusque chez moi pour prévenir mon mari, mais l’eau m’arrivait déjà à la taille”, a-t-elle confié à l’AFP.Elle a dû lutter contre le courant qui menaçait de la faire tomber et est arrivée chez elle alors que l’eau lui arrivait désormais à la poitrine.”Nous n’avons pas fermé l’œil de la nuit, nous avons juste surveillé (le niveau de) l’eau”, a-t-elle ajouté. L’Indonésie et les autres pays d’Asie du Sud-Est sont sujets aux inondations et aux glissements de terrain pendant la saison des pluies, généralement de novembre à avril. Mais les pluies de mousson ont été aggravées par une tempête tropicale qui a balayé la région.Le changement climatique a également accru l’intensité des tempêtes, accompagnées de précipitations plus abondantes, de crues soudaines et de rafales plus violentes.Un climat plus chaud retient davantage d’humidité, engendrant des épisodes de pluie plus intenses, tandis que des océans plus chauds peuvent amplifier considérablement la force des systèmes orageux.- 55 morts en Thaïlande -Parmi les zones les plus durement touchées figure le sud de la Thaïlande, où les inondations ont contraint les habitants de Hat Yai à s’agriper aux toits en attendant d’être secourus par bateau.Au moins 55 personnes ont trouvé la mort dans la province de Songkhla où la principale morgue recevant les corps des victimes des inondations dans le sud du royaume est saturée, a déclaré vendredi un représentant de l’hôpital local.”La morgue a dépassé sa capacité, nous avons donc besoin de plus”, a déclaré  à l’AFP Charn, un responsable de la morgue qui n’a donné que son prénom.Des images filmées par un journaliste de l’AFP montrent des camions frigorifiques blancs garés devant le bâtiment principal de l’hôpital.Jeudi, des habitants ont décrit une montée rapide des eaux. “L’eau est montée jusqu’au plafond du deuxième étage”, a ainsi témoigné Kamban Wongpanya, 67 ans, secourue par bateau.Chayaphol Promkleng, un commerçant, pensait au départ que sa boutique serait épargnée car l’eau n’arrivait “qu’aux chevilles”.Mais le lendemain, l’eau était montée “à la taille. Je ne pouvais rien faire. Je me suis enfui du magasin pour avoir la vie sauve”.Le gouvernement a annoncé vendredi la suspension du chef du district de Hat Yai, accusé d’avoir échoué à répondre de façon adéquate aux inondations.En Malaisie, les inondations qui ont submergé de vastes zones du nord de l’État de Perlis ont fait deux morts.Le même système météorologique qui a traversé l’Indonésie, désormais rétrogradé de tempête tropicale à dépression, a touché terre tôt vendredi, déversant de nouvelles pluies sur une région déjà saturée.

Ligue 1: le PSG à Monaco, Lens et l’OM en chasse, Lille sous pression

Dans un haut de classement toujours aussi serré, le PSG, leader, joue à Monaco samedi (17h00) pour le choc de la 14e journée de Ligue 1, avant les matches de ses poursuivants, Marseille contre Toulouse (21h05) et Lens à Angers dimanche (17h15).. Le Paris SG sur sa lancéeTrois jours après avoir repris sa marche en avant en Ligue des champions en dominant Tottenham (5-3), le Paris Saint-Germain se rend samedi en Principauté pour y défier un autre participant à la C1, l’AS Monaco (8e). Portés par un Vitinha étincelant, auteur d’un triplé en milieu de semaine, les Parisiens espèrent continuer à engranger des points en championnat, où ils restent sur une série de neuf matches consécutifs sans défaite. Leur dernier revers remonte à fin septembre à Marseille (1-0).Face à eux, la formation monégasque est en difficulté après avoir subi une troisième défaite de rang à Rennes (4-1) et concédé un nul frustrant contre Pafos (2-2) en C1. La Principauté, qui s’enlise semaine après semaine au classement, récupère toutefois Folarin Balogun, de retour de suspension, buteur à Chypre et attendu pour relancer une attaque en panne d’inspiration.. L’OM et Lens en embuscadeDerrière le PSG, l’Olympique de Marseille (2e) et le RC Lens (3e) pointent à deux longueurs. Les deux formations, qui restent sur trois succès consécutifs en Ligue 1, continuent de mettre la pression sur le leader parisien à l’approche de la trêve hivernale.À Marseille, Mason Greenwood s’est imposé comme l’un des moteurs de l’attaque olympienne, actuellement la plus prolifique du championnat (33 buts). Portés par une confiance retrouvée et un jeu offensif de plus en plus maîtrisé, les hommes de Roberto De Zerbi abordent la réception de Toulouse (10e), samedi soir (21h05), avec le plein de confiance.Le Téfécé de son côté traverse une mauvaise série, les Violets n’ont pris que deux points en cinq matches.En déplacement à Angers (11e), le RC Lens cherchera lui aussi à engranger des points après avoir dépassé Strasbourg au classement et retrouvé une solidité longtemps recherchée, avec un seul but encaissé en trois matches.. Bataille pour l’EuropeDerrière le trio de tête, la lutte pour les places européennes se poursuit avec quatre équipes regroupées en deux points de la 4e (Lille) à la 7e place (Lyon).Le LOSC, deuxième meilleure attaque du championnat (27 buts), tentera de confirmer sa réputation de spécialiste des fins de match – 15 buts inscrits dans le dernier quart d’heure – face au Havre, dimanche (17h15). Les Dogues ont tiré la langue ces dernières semaines, défaits à quatre reprises lors de leurs six derniers matches toutes compétitions confondues, et doivent impérativement retrouver de la constance pour préserver leur 4e place.À leurs trousses, Strasbourg (5e), Rennes (6e) et Lyon (7e) espèrent se rapprocher des places européennes. Les Strasbourgeois reçoivent Brest (14e) dimanche, Rennes se déplace à Metz (17e) vendredi, tandis que Lyon accueille Nantes (15e) samedi.. Rebond attendu pour le Paris FCSur une série de deux défaites de rang, le promu parisien reçoit samedi la lanterne rouge du championnat, Auxerre (19h00).Tombé au 12e rang et désormais à portée du premier relégable Metz, le PFC doit impérativement se relancer pour éviter de glisser dans une zone rouge qui se resserre.Lorient (16e) tentera pour sa part de prendre un peu d’air en recevant Nice (9e) dimanche, deux équipes en quête de stabilité après un début de saison irrégulier.

L1: Rongier fait l’unanimité à Rennes

Cible d’une défiance virulente d’une frange des supporters rennais à son arrivée, Valentin Rongier fait désormais l’unanimité comme joueur et comme capitaine au moment d’aller défier Metz vendredi (20h45) pour la 14e journée de Ligue 1.”Aucune légitimité pour porter nos couleurs”, “ce recrutement serait pour nous un affront s’il aboutit et nous ne pourrons l’accepter”: le Roazhon Celtic Kop (RCK), principal groupe de supporters rennais n’avait pas eu de mots assez durs contre l’ancien Nantais avant même qu’il officialise son arrivée à Rennes.”Ils feront ce qu’ils feront (…) en tout cas, (pour) moi, ça ne changera rien. L’idée que j’ai, c’est d’aider le club et de me donner chaque match, chaque entraînement à 200%”, avait-il rétorqué lors de sa présentation, mi-août.Et si son premier match à domicile – contre son autre ancien club, Marseille – avait été marqué par deux banderoles hostiles et quelques sifflets, cet accueil glacial n’a pas échaudé le milieu de terrain au cuir durci lors de six saisons sur la Canebière.Un peu plus de quatre mois après le communiqué incendiaire du RCK, difficile de trouver quiconque pour contester ni son recrutement, ni le brassard auquel il a fait honneur.- “Capitaine dans l’âme” -“C’est quelqu’un qui dégage une sérénité déjà de base. Il est arrivé ici en toute humilité”, a souligné mercredi Lilian Brassier, formé dès l’âge de 14 ans à Rennes mais qui a côtoyé le milieu de terrain à l’OM. “C’est un capitaine dans l’âme qui est là pour tout le monde”, a-t-il assuré.Lorsque le colère a grondé au Roazhon Park, après une défaite contre Nice (2-1) fin octobre, alors que les Rouge et Noir étaient au creux de la vague, Rongier ne s’est pas dérobé, allant dialoguer après le match en face à face avec les supporters du kop.”On sait très bien votre frustration, et on la partage. Croyez-nous, nous aussi, ça nous fait chier de finir les matches et ne pas gagner. On est conscient de ça (…) Je vous promets que les choses vont changer et que ça va tourner en notre faveur”, leur avait-il promis.Promesse tenue: depuis, Rennes a pris 10 points sur 12 possibles et pointe à la 6e place de la Ligue 1, devant Lyon et Monaco et à un point de Strasbourg.”C’était une prise de parole d’un capitaine affirmé”, a commenté mercredi le coach Habib Beye.- “Il répond toujours présent” -Si les médias mettent en avant l’éclosion d’un Abdelhamid Aït-Boudlal, la maturité d’un Jérémie Jacquet en défense, la montée en puissance de Mahdi Camara au milieu ou le réalisme du trio d’attaque composé d’Esteban Lepaul, Breel Embolo et Kader Meïté, le basculement de la saison rennaise doit beaucoup à “sa montée en puissance personnelle”, a souligné Beye.”Il a pris ses marques (…) Aujourd’hui, il est parfaitement acclimaté à son nouveau club, à son environnement”, a relevé le coach qui a trouvé un relais idéal sur le terrain.”On a des retours vidéos hebdomadaires après chaque match avec Valentin, en individuel, parce que c’est important aussi que, de temps en temps, on rectifie certaines choses et (…) il répond parfaitement à ça”, a poursuivi Beye.Après le succès spectaculaire contre Monaco dimanche dernier lors de la 13e journée(4-1), Rongier a été le premier à pointer du doigt que si Rennes voulait “vraiment être l’équipe que nous souhaitons devenir, nous ne devons pas encaisser ce dernier but, car c’est la seule fausse note de la soirée”.Mais Rongier a surtout su trouver l’équilibre entre assumer pleinement son rôle sans tirer la couverture à lui, dans un groupe où d’autres joueurs ont de fortes personnalités.”On connaît le statut de Valentin Rongier. On sait qui il est (mais) c’est vraiment un noyau. Il y a des joueurs qui sont autour. C’est un bon capitaine qui est un peu dans l’ombre, on va dire, à certains moments. Mais il est toujours là. Il répond toujours présent”, a assuré Brassier.

Putsch en Guinée-Bissau: le président démis réfugié au Sénégal, un général le remplace

La junte qui a pris le pouvoir en Guinée-Bissau a nommé jeudi un général, Horta N’Tam, comme président de transition tandis que le chef d’Etat destitué Umaro Sissoco Embalo a quitté le pays pour le Sénégal.”Je viens d’être investi pour assurer la direction du Haut commandement” militaire pour la restauration de l’ordre (HCM), a déclaré …

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